• ACCUEIL LP04

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    ACCUEIL LP04              La Libre Pensée est laïque, démocratique et sociale, c'est à dire qu'elle rejette, au nom de la dignité de la personne humaine, ce triple joug: le pouvoir abusif de l'autorité en matière religieuse, du privilège en matière politique et du capital en matière économique.
     
               
    - Congrès international de Rome de la libre pensée 1904 -
    (sous la présidence de Ferdinand Buisson
     
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    ''L'Etat chez lui. L'Eglise chez elle"ACCUEIL LP04
     
    Victor Hugo, libre penseur
     
     
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    ARISTIDE BRIAND, LIBRE-PENSEUR, RAPPORTEUR DE LA LOI DE 1905 A LA CHAMBRE ACCUEIL LP04

     « Ce que veulent les Libres Penseurs, c’est que vous arrachiez à l’Église, le bouclier officiel derrière lequel elle peut s’abriter contre les efforts de la Pensée Libre ; ce qu’ils ont seulement le droit d’exiger, c’est que l’État les mette face à face avec l’Église pour lutter à armes égales pour pouvoir opposer enfin en combat loyal, la force de la Raison aux brutalités du dogme. »  

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    ACCUEIL LP04               « Il n'est point de vérité sacrée, c'est à dire interdite à la libre investigation de l'homme ; [...] seule compte la liberté souveraine de l'esprit ».          

       Jean Jaurès, libre penseur                           

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    "L’État s'arrête où  commence la conscience"ACCUEIL LP04

    Francis de Pressensé

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    ACCUEIL LP04

     
    -Loi du 9 décembre 1905-
    concernant la séparation des Églises et de l’État.
    Article 1: La République assure la liberté de conscience.Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. 
     
    Article 2: La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. 
     

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    MEETING LAÏQUE Ste-TULLE

     Citoyennes, citoyens, TOUS A PARIS LE 5 DECEMBRE 2015! INSCRIVEZ-VOUS!

    REECOUTER LES INTERVENANTS: Meeting laïque 2013 à Sainte-Tulle

     

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  • Un été meurtrier ? La Libre Pensée informe

    Lettre ouverte à Gérard Larcher, Président du Sénat par André Bellon, Ancien Président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale

    Paris, le 17/08/2019

    Monsieur le Président,

     

    Vous comprendrez cette interpellation publique dont le seul but est de favoriser le débat le plus large possible sur les évènements inquiétants qui affectent notre vie collective.

     

    Vous avez-vous-même d’ailleurs largement contribué à ce débat à plusieurs reprises. Le 20 juin 2019, vous avez déclaré à propos de la pétition pour demander un référendum sur la privatisation d’ADP : « Très clairement, c’est un détournement de démocratie représentative ». Vous avez condamné, par ailleurs et non sans raison, le 30 juillet, les violences qui se développent, en particulier contre les élus : « Chaque fois qu’on s’attaque à des Elus, physiquement ou via leurs permanences, quelle que soit leur couleur politique, c’est la démocratie qu’on veut affaiblir ». Votre collègue Jean-Pierre Raffarin a abondé dans le même sens, considérant que « La politique a justement été inventée pour se substituer à la violence. La démocratie c’est aussi le respect ».

     

    De telles déclarations apparaissent, en elles-mêmes, conformes aux principes républicains qui doivent sans cesse être rappelés, le Président du Sénat étant d’ailleurs tout à fait dans son rôle en s’exprimant sur ces questions. Elles sont néanmoins critiquables par ce qu’elles ne disent pas. Car elles font l’impasse sur la crise actuelle de la représentation qui plonge le citoyen dans le désarroi en le privant des pouvoirs de contrôle qui sont les siens sur les décisions qui s’appliquent à lui. Par ailleurs, elles occultent le contexte de violences policières qui ont conduit à des dizaines de mutilation à vie, violences dont se sont publiquement inquiétés le défenseur des droits Jacques Toubon et le président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme Jean-Marie Delarue.

     

    La nécessaire protection des Elus, le refus de la violence, ne sauraient se faire dans l’oubli des interrogations aujourd’hui nécessaires sur la nature et le fonctionnement de la représentation nationale. Elles ne sauraient non plus passer sous silence, s’agissant des Elus, les initiatives et les questionnements de nombreux maires ruraux qui cherchent à donner leur réponse à la grave crise de la démocratie.

     

    Nous sommes dans une période de grande incertitude quant aux rapports entre les citoyens et les Elus. Certes, les élections de 2017 ont désigné des représentants, mais considère-t-on que la question est close lorsque les députés sont élus par moins de 40% des inscrits ? Une première dans l’histoire démocratique de la France. Considère-t-on comme normal que le Président de la République dispose des pouvoirs que lui octroie la constitution alors même que le fractionnement inédit des votes du premier tour, éclatés en 4 blocs autour de 20%, voire cinq si on ajoute un bloc votes blancs/abstentions, laissait entendre que les électeurs n’étaient réellement convaincus par personne et que leur vote était, sur un fond de confusion, un mélange d’interrogation et de rejet ? Le score de 43% des inscrits seulement au deuxième tour ne pose-t-il aucun problème ? A partir de quand la question de la légitimité se pose-t-elle ?

     

    La confiance diminue dans un système qui est de moins en moins perçu comme permettant une représentation juste des citoyens dans leur diversité de pensées et d’opinions. Cette fragilisation atteint tous les élus où qu’ils se trouvent sur l’échiquier politique. Chacun d’entre eux doit en avoir conscience sous peine de cautionner un autoritarisme rampant déjà manifesté d’ailleurs depuis le non-respect du vote des Français exprimé le 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen.

     

    Il ne s’agit pas, Monsieur le Président, de savoir si la démocratie représentative tend à être renversée par une démocratie dite participative (quelle est-elle d’ailleurs ?). Il s’agit de savoir si les citoyens se sentent représentés, s’ils le sont réellement et, si ce n’est pas le cas comme on peut raisonnablement le penser, d’accepter enfin le débat nécessaire sur le bon fonctionnement des institutions. L’exigence du respect doit s’appliquer à tous, représentants et représentés. C’est cela aussi, les principes démocratiques et républicains.

     

    Rappelons que, suivant l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, d’ailleurs inscrite dans le préambule de notre constitution, « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. » et que, suivant son article 16, « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution ».

     

    Il est à craindre que nous ne soyons qu’au début d’un cycle d’affrontements et de violences dont la solution ne peut se trouver que dans un lien renoué entre les citoyens et leurs institutions.

     

    Il est urgent de remettre à plat notre vie publique. Compte tenu de la profondeur de la crise et des menaces qui pèsent sur notre démocratie, la réforme institutionnelle ne saurait se limiter à quelques cénacles. Elle doit émaner de l’ensemble des citoyens. Tout particulièrement, la démocratie communale peut représenter un ancrage fructueux pour la reconstruction du corps politique. L’enchainement des évènements et le déséquilibre des pouvoirs vous confèrent, de ce fait, une place particulière.

     

    Veuillez croire, monsieur le Président, à l’assurance de ma considération distinguée.

     

    André Bellon

     

    ***

     

    Monsieur Saurel : Qu'êtes-vous allé faire dans cette galère?

     

    Les fêtes de la Saint-Roch des 15 et 16 août viennent de se terminer, et comme nous pouvions le craindre, c'est à nouveau un spectacle pitoyable auquel nous avons assisté : Philippe Saurel, maire de Montpellier en écharpe, piétinant la laïcité au milieu des catholiques traditionalistes, pour tenter de séduire des parts d'électorat en vue des élections municipales de 2020.

    En effet, d'un côté, la municipalité et l'association internationale "Saint-Roch" ont clamé que le religieux et le festif étaient bien dissociés pour cette édition 2019 ; de l'autre, on a assisté à une débauche de processions et de messes où les habits ecclésiastiques côtoient les écharpes tricolores. Personne pour le moment n'a osé dire ; "rien à voir avec la religion, c'est juste une fête".

    Pendant deux jours, le maire de Montpellier n'aura pas ménagé sa peine, sous les yeux attentifs de "Monseigneur" Carrén archevêque de Montpellier, en rejouant une fois de plus la musique de la "réalité historique" de "Saint-Roch" (chose sur laquelle nous nous sommes déjà expliqués [1]) et en tentant d'affirmer que tout cela était conforme à la laïcité.

    Sans le reconnaître ouvertement, c'est aux arguments de la Libre Pensée que M. Saurel a tenté laborieusement d'apporter une réponse

    Comme pour se rattraper d'avoir dû éliminer les messes et les références trop ouvertement religieuses du programme, cette année, la débauche de symboles religieux a même fait tousser quelques participants. Ainsi, comme le relève la presse locale comme le Midi Libre du 17/08 (page 5), cette année, la manifestation religieuse s'est "radicalisée", ce que d'autres ont appelé un "retour aux traditions".

    Philippe Saurel espère ainsi, vraisemblablement, rafler quelques voix, chères en ces temps de défiance envers la macronie et ses alliés. Pour être explicite, l'actuel maire de Montpellier a carrément déclaré : "Si le ciel, qu'on y croît ou pas, pouvait nous donner un peu de temps pour travailler avec la ville" Mais contrairement aux pains, les voix catholiques ne se multiplient pas, et il est pet peut être hasardeux de se contornionner au milieu des scteurs les plus traditionnalistes des catholiques de Montpellier pour chercher à remporter les prochaines élections municipales. Dans ces conditions, on peut comprendre les invocations en direction du ciel. Il faut en effet croire aux miracles ou envisager un pélerinage à Lourdes pour tenir une telle position.

    La Libre Pensée estime qu'il est grand temps d'arrêter ce bateau ivre, cette galère dans laquelle s'est enformé le Maire actuel. Montpellier n'a pas de saint, réel ou inventé. Montpellier est dans la République, Montpellier est laïque, et la laïcité, c'est la séparation des institutions de l'Etat d'avec les religions, qu'elle ne reconnaît ni ne promeut (loi de 1905, article 2).

    Montpellier, le 17 août 2019

     

    [1] https://lemouvement.info/2019/01/29/communique-de-presse-debat-contradictoire-mais-ou-etaient-donc-les-historiens-de-la-mairie-et-de-lassociation-saint-roch-ou-les-absents-ont-toujours-tort-une-fois-de-plus/

     

    ***

     

    Conférence pour la réhabilitation des Fusillés de 1914-1918

     

     

     

     

     

    Source : Corse Matin île - vendredi 16 août 2019 :

    Conférence de Jean-Marc Schiappa, Président de l'IRELP, l'Institut de recherches de la Libre-Pensée (et par ailleurs père de la Secrétaire d'État Marlène Schiappa). Son intervention à Aullène portait sur les fusillés de 14-18. À ses côtés à la tribune, outre le maire d'Aullène, et Jackie Poggioli, le député Paul-André Colombani et Dominique Bucchini, ancien Président de l’Assemblée de Corse.

    C’est une nouvelle étape dans la mobilisation pour réhabiliter les Fusillés de 14-18 qui a été enclenchée à Aullène le 9 août, à l’initiative de la municipalité et de Jackie Poggioli, journaliste à ViaStella et réalisatrice d’un documentaire sur ce sujet.

    Cette journée a eu lieu à l’occasion de la restauration du monument aux morts du village, le seul de l’île et de l’Hexagone à être à l’effigie d’un soldat passé par les armes : Joseph Tomasini.

     

     

    La cérémonie s’est déroulée en présence d’une très nombreuse assistance, parmi laquelle se trouvaient plusieurs maires de l’Alta Rocca, le député nationaliste de la seconde circonscription de Corse-du-Sud Paul-André Colombani, le sénateur Jean-Jacques Panunzi, Dominique Bucchini, ancien Président de l’Assemblée de Corse, et Jacques Rocca Serra, ancien sénateur des Bouches-du-Rhône. Une délégation de la Libre-Pensée accompagnait par ailleurs Jean-Marc Schiappa, historien appartenant à cette association et invité à Aullène pour une conférence sur les fusillés.

    Outre ce chercheur et Pierre Castellani, le maire du village, une allocution a été prononcée par Santa Lucchini, descendante du capitaine Lucchini, maître d’œuvre du monument dont la statue restaurée a été dévoilée par Ghjulianu Poggioli, arrière-petit-fils de cet officier du 173e R.I. C’est ensuite le propre descendant du fusillé, Paul Mazières-Tomasini, 20 ans, qui a fait une intervention, avant que Davia Benedettin’interprète la célèbre Chanson de Craonne, traduite pour la première fois en corse parPaulu Desanti, à la demande des organisateurs de la cérémonie.

    Lors de la conférence qui a suivi devant une salle comble, on notait au coude-à-coude à la tribune, avec Jean-Marc Schiappa et Jackie Poggioli, la présence de Dominique Bucchini et Paul-André Colombani. C’est d’une même voix, concernant les Fusillés, que tous se sont exprimés

    Demande pour la réhabilitation des Fusillés

    Forts de l’ample consensus qui s’est fait jour depuis des années dans l’île sur le sujet, dans tout le champ politique, les organisateurs de la Journée d’Aullène, appuyés par une majorité de leurs concitoyens, ont demandé aux représentants de la Collectivité de Corse qu’elle promulgue solennellement la réhabilitation des Fusillés insulaires pour l’exemple : cette revendication avait de fait été votée à l’unanimité par l’Assemblée de Corse en 2011 et n’avait reçu aucune réponse de l’État.

    Une telle officialisation, d’ordre symbolique, actée à l’échelle de l’île, permettrait selon les initiateurs de cette démarche de faire bouger les lignes concernant, au-delà de la Corse, une réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple de toute la France, qui n’est toujours pas entérinée par la République, malgré de multiples demandes de la société civile.

     

    L’île ferait ainsi office de pionnière, par rapport à l’Hexagone, pour une mesure démocratique que d’autres pays, comme le Canada et le Royaume-Uni, ont adopté depuis des années.

    Pour les organisateurs de la Journée d’Aullène, cette initiative de la CdC serait une occasion historique de faire entendre "la voix de la Corse, parlant en son nom propre et demandant justice pour ses fils victimes des conseils de guerre spéciaux, dont les condamnations arbitraires ont été dénoncées même par des officiers supérieurs". La balle est à présent dans le camp de la Collectivité de Corse. Une affaire à suivre.

     

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  • 9 août 2019 Communiqués   FNLP 

    Le ridicule ne tue plus….

     

    Quand la matraque de la main gauche, ignore ce que fait la matraque de la main droite
    La France est un pays de plus en plus condamné par des instances internationales, du fait de la violence d’Etat, commise contre les manifestants. Ce qui n’exclut pas un certain cynisme. Ainsi, le gouvernement français vient de condamner (avec l’Allemagne) la répression contre les manifestants à Moscou.
    On peut ainsi lire dans Marianne.fr du 7/8/2019 l’information suivante : «Une fois n’est pas coutume, Paris et Berlin, qui ont œuvré au retour de la Russie au sein du Conseil de l’Europe, le mois dernier, ont dénoncé dimanche les arrestations de manifestants de l'opposition à Moscou, et appellent à la libération des personnes détenues. Dans un communiqué, Paris "condamne les interpellations, ainsi que l'usage manifestement excessif de la force qui les a entourées″, et "rappelle son attachement à la liberté d'expression dans toutes ses composantes, y compris celle de manifester pacifiquement et de participer à des élections libres et transparentes ».La France appelle à « libérer sans délai les personnes incarcérées ces derniers jours et à se conformer aux engagements auxquels elle a souscrit en tant que membre de l'OSCE et du Conseil de l'Europe ». Même message de Berlin, qui condamne « les ingérences répétées dans le droit garanti aux rassemblements pacifiques et à la liberté d'expression », qui «violent les obligations internationales de la Russie et remettent fortement en question le droit à des élections libres et équitables».
     
     
    Quand on sait ce que font les forces de répression d’Emmanuel Macron contre les Gilets jaunes, on se pince pour y croire. On ne peut être que pour la liberté de manifestation et contre la répression, mais une telle affirmation venant du gouvernement Macron/Philippe ne peut que nous laisser sans voix. Voici quelques exemples pris sur internet :
    Source MPI « Bilan de la répression policière depuis 2 mois contre les #GiletsJaunes : 6 000 interpellations, 2 000 blessés, des yeux crevés, des mains arrachées, des mâchoires explosées, des jeunes gens défigurés, des français gazés et matraqués. »
    Source TV-Libertes.com : « Selon les chiffres recensés par le groupe militant « Desarmons-les », au moins 154 personnes ont été grièvement blessées par l’utilisation par la police d’armes non létales lors des différentes manifestations des Gilets jaunes. Parmi ces blessés, 22 manifestants ont perdu l’usage d’un œil à cause des LBD-40, et cinq autres se sont fait arracher les mains par des grenades de type GLI-F4»
    Source Agora-vox : « Depuis le début des événements, 1 796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1 422 personnes sont encore en attente de jugement. Plus de 1 300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt (Édouard Philippe). »
    Quant à l’Allemagne, Philippe Capon de l'UNSA-Police répond dans le Point du 7/8/2019 : « Quant à l'Allemagne, elle n'utilise pas les gaz, mais ratique le corps-à-corps et manie allègrement la matraque. Au dernier sommet du G7 organisé dans ce pays (2015), il y a eu tout de même plus de mille blessés. »
    Il y a vraiment de quoi donner des leçons de démocratie à la Russie de Vladimir Poutine, régime détestable indéniablement. On est en pleine parabole de la paille et de la poutre …sauf qu’il n’y a que des poutres dedans.
     
     
    Un curieux précédent de strabisme totalitaire
    Dans l’excellent téléfilm sur « La guerre des Ondes (Radio-Londres) » qui passe actuellement sur la chaine Toute l’Histoire, on voit une séquence où Pierre Dac (joué remarquablement par Jean-Yves Lafesse) « retourne » un discours de Philippe Henriot, Secrétaire d’Etat à l’information et à la propagande (au moins, c’était plus franc qu’aujourd’hui) du gouvernement Pétain/Laval.
    Philippe Henriot dénonçait en 1944 « la menace bolchéviste » qui allait envahir la France et dénonçait « les collabos et les mouchards moscoutaires ». Pierre Dac lui demandait alors : « Monsieur Henriot, vous êtes sûr que vous ne confondez pas avec l’Allemagne hitlérienne qui a, elle, bien envahi la France ? »
    Karl Marx disait déjà à son époque : « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »
    Quand c’est Pierre Dac qui, à 75 ans de distance, fait la leçon sur le sujet à Emmanuel Macron, on se dit qu’il y a bien « quelque chose de pourri au Royaume de France ».
    La Bastille, le 9 août 2019
    Pour lire le compte-rendu de la réunion publique de la Libre Pensée à Paris avec les Gilets Jaunes pour la présentation de l’ouvrage collectif « Les Giles jaunes, un nouvel horizon social » : https://www.fnlp.fr/news/688/23/300-avec-la-Libre-Pensee-et-les-Gilets-jaunes/d,lp_detail.html

     

     

     

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  •  

    Manosque 02/08/2019 –permanence de Mme Fontaine Domeizel, députée]

    La délégation pacifiste a demandé à Mme la députée

        _ de se prononcer pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l’exemple 14-18 par la République.

    -          _ de bien vouloir déposer un projet de loi à l’Assemblée nationale pour que la représentation nationale puisse rendre justice à ces morts « par la France », condamnés et fusillés « au nom du peuple français. », en les réhabilitant collectivement.

    02/08/2019, La LP04 et le Mouvement de la Paix étaient reçus par Madame E.Fontaine-Domeizel, députée 04

    Télécharger « 02 08 19 délégation députée 04.pdf »

    CHAUNY 02 

    SUR LA LIGNE DE FRONT

    02/08/2019, La LP04 et le Mouvement de la Paix étaient reçus par Madame E.Fontaine-Domeizel, députée 04

    02/08/2019, La LP04 et le Mouvement de la Paix étaient reçus par Madame E.Fontaine-Domeizel, députée 04

    Quelques liens non exhaustifs

    LETTRE DE DESCENDANTS DE FAMILLES DE FUSILLES

    Télécharger « Appel à la République avec sig.pdf »

     

    https://www.fnlp.fr/news/330/17/La-Libre-Pensee-sur-France-Culture-Dimanche-13-novembre-2016.html

     

    https://www.fnlp.fr/news/488/17/Fusilles-pour-l-exemple-de-1914-1918.html

     

    https://www.youtube.com/watch?v=17-sPmJnB9o

    ________________________________________________________________________________

    demande d'audience:

    Télécharger « LP04 à Mme E Fontaine Domeizel.pdf »

     

    2 videos :

    >Général André Bach

    https://www.youtube.com/watch?v=WDRm3VHXTdw

    >Fusillés pour l'exemple - documentaire (Histoire 1 ière guerre mondiale) de Patrick Cabouat (2003) avec le Gl André Bach 

     

    https://www.youtube.com/watch?v=H7tKbXaiFBc

    ___________________________________________________________________________________

    Films

     « Les sentiers de la gloire » (extrait)

    https://www.youtube.com/watch?v=Z7CSkxGdcgE

    Le Pantalon d'Yves Boisset

    https://www.youtube.com/watch?v=-Vt0XLsSTwg

    « Blanche Maupas » (bande annonce)

    https://www.youtube.com/watch?v=FYNURdRafQo

     

    _______________________________________________________________________________

    Presse :

    Le Parisien

    http://www.leparisien.fr/societe/aisne-le-premier-monument-dedie-aux-soldats-fusilles-pour-l-exemple-06-04-2019-8047740.php

    FR3

    https://www.youtube.com/watch?v=fVvq4k6vzKA

    la 2

    https://www.youtube.com/watch?v=2Rqfv5PlWU4 

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  • ll dénoncera à la Chambre les fusillades pour l'exemple

    3 députés

    3 députés

    Paul Meunier

    3 députés Radical socialiste.

    Les élections du 26 avril 1914 le ramènent une dernière fois à son siège par 5.221 voix sur 9.681 votants. Membre de la commission de la réforme judiciaire et de législation civile et criminelle, ainsi que de la commission chargée d'examiner s'il y a lieu de mettre en accusation un ancien ministre de l'Intérieur, son activité se déplace et s'oriente, en ce temps de guerre, vers des problèmes d'actualité : réforme du code d'instruction criminelle et de justice militaire ; il interpelle le gouvernement sur le fonctionnement de la justice militaire. 

     

    Son intervention contre l'arbitraire des cours martiales et conseils de guerre limitera le nombre de poilus fusillés pour l'exemple dès 1916! 

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  • Déclaration commune des Fédérations de la Ligue de l’Enseignement, de la  Libre Pensée et de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Isére        Tenue de bain en piscine : respecter la loi

    Déclaration commune des Fédérations de la Ligue de l’Enseignement, de la  Libre Pensée et de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Isére 

     

     

    Tenue de bain en piscine : respecter la loi

     

    Depuis plusieurs semaines, la question des tenues de bains dans les piscines de Grenoble fait régulièrement la « une » de l’actualité. Les initiatives d’actions d’intrusion de femmes dans plusieurs piscines, revendiquant de pouvoir de s’y baigner en tenue couvrante, mettent à mal le règlement actuel des piscines et en difficultés leurs personnels. Ces formes d’actions ne  peuvent que choquer.

     

    Parmi les commentaires exprimés dans les médias par certains responsables politiques et mouvements de pensée, trop nombreux sont ceux qui hystérisent le débat local, se trompent de sujet et trompent nos concitoyens.

     

    Les  Fédérations de l’Isère  de la Ligue de l’Enseignement, de la Libre Pensée et de  la Ligue des droits de l’Homme tiennent à rappeler que ce sujet mérite mieux que des approximations et l’instrumentalisation.

    LIRE L'ARTICLE

    Déclaration commune des Fédérations de la Ligue de l’Enseignement, de la  Libre Pensée et de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Isére        Tenue de bain en piscine : respecter la loi

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  • 6 juillet 2019   Communiqué

    Rassemblement unitaire à Abbeville

     

    Le 1er juillet 2019 à Abbeville

    Rassemblement unitaire Ligue des Droits de l’Homme et de la Libre Pensée pour rendre hommage au Chevalier de La Barre

    Le 1er juillet 1766, à Abbeville, le Chevalier de La Barre fut torturé, puis exécuté, à 20 ans, pour n’avoir pas salué une procession.

    Défendre la liberté de conscience : tel est le sens de la commémoration du martyre du Chevalier.

    La Libre Pensée se félicite que  plusieurs dizaines de personnes se soient rassemblées à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme devant le monument La Barre. C’est un premier pas unitaire qui en appellera d’autres à l’avenir.

    Combattant l’intolérance religieuse, la Ligue des Droits de l’Homme a réaffirmé son « attachement au principe de laïcité, aux valeurs qu’elle porte depuis sa création, en 1898, pour défendre un innocent, le capitaine Dreyfus. » Elle lutte « pour le respect de la liberté de penser, pour la liberté d’expression et de création. » (cf. les exemples dans le texte joint)

    Elle s’oppose au projet qui consisterait à « étendre la neutralité de l’Etat à l’ensemble des citoyens et à renvoyer la liberté de conscience au for intérieur. » En mars 2019, un  sondage de l’I.F.O.P. pour la fondation Jean Jaurès, confirme l’attachement de la population française à la laïcité, puisque 71% déclarent qu’il faut garder la loi de 1905 telle qu’elle est.

    Cela ne peut que renforcer la détermination de la L.D.H. et de la Libre Pensée, qui, avec plus de 40 associations, disent : « Non à la révision de la loi de 1905 » et en rappellent les deux premiers articles :

    La République assure la liberté de conscience.

    La République de reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

    La Libre Pensée a rappelé ses interventions multiples, mais vaines, pour obtenir une réponse claire du gouvernement sur la loi de 1905. Plus que jamais la vigilance est nécessaire.

    Le danger est réel : il nous faut mobiliser dans l’unité pour la défense de la liberté de conscience.  C’est pourquoi la Libre Pensée va proposer, lors de son congrès, que soit organisée par l’ensemble du mouvement laïque, une marche vers l’Assemblée nationale pour dire :

    « Ne touchez pas à la loi de 1905 ! »

    Se félicitant de la présence d’un responsable de la CGT, le rassemblement s’est conclu par la décision de contacter associations et syndicats attachés à la laïcité afin de mobiliser largement pour la défense de la liberté de conscience  et d’amplifier, en 2020, l’hommage au Chevalier de La Barre.

    Abbeville, le 6 juillet 2019

     

    Discours de la Ligue des Droits de l’Homme

    C’est le 1er juillet 1766 que le chevalier la Barre, âgé de 20 ans, fut décapité, son corps jeté au bûcher en place publique à Abbeville après avoir été supplicié pour impiétés et blasphème. Ce qui a aggravé sa condamnation, c’est que 3 livres interdits, dont le Dictionnaire Philosophique de Voltaire, aient été retrouvés chez lui. Ce Dictionnaire philosophique sera brûlé avec lui.

    La LDH tient chaque année à commémorer l’exécution du chevalier La Barre, victime de l’intolérance religieuse et de l’institution judiciaire, instrumentalisée par le pouvoir public.

    Par cette commémoration, elle tient à réaffirmer son attachement au principe de laïcité, aux valeurs qu’elle porte depuis sa création, en 1898, pour défendre un innocent, le capitaine Dreyfus. Depuis plus de 120 ans, la LDH lutte pour le respect de la liberté de penser, pour la liberté d’expression et de création.

    Censurer la création, c’est porter atteinte à la faculté de chacun de pouvoir jouir des arts et des œuvres, et porter atteinte au débat et à la faculté critique. Le respect de la liberté de création est essentiel pour la démocratie. Or les formes de censures ou de restrictions imposées aux œuvres et aux artistes ne cessent de se multiplier.

    Une représentation d'une pièce de théâtre Les Suppliantes d’Eschyle devait avoir lieu lundi 25 mars à la Sorbonne. Elle a été rendue impossible par une protestation d’organisations défendant les « Noirs » et une organisation étudiante, demandant l’annulation au nom de la lutte contre le racisme.

    Si le blackface est une pratique condamnable, en ce qu’il a pour objet d’humilier les « Noirs », en l’espèce, les motivations de la compagnie ne relèvent ni de ce projet ni de cette pratique.

    Personne ne peut s’ériger ainsi en censeur autoproclamé. Si certains considèrent que la pièce est raciste, le recours légal, ce sont les tribunaux, lesquels n’ont pas été saisis.
    Mardi 21 mai, la représentation s’est faite uniquement sur invitations.

    En guise de préambule, Yann Migoubert, responsable du service culturel de la faculté des lettres de la Sorbonne, a tenu à souligner le contresens de la polémique et l’importance de «faire face à la censure. "Nous sommes là pour conjuguer fraternité et vigilance, pour faire revivre cette tragédie d’Eschyle plus jeune et brûlante que jamais».

    Les Suppliantes d’Eschyle constitue la première tragédie de la Tétralogie des Danaïdes. Une tragédie où sont défendues les valeurs de l’hospitalité et de l’accueil de l’étranger.

    De même, Hervé di Rosa, artiste sétois a été accusé de racisme. Début avril, une pétition en ligne demande le retrait de sa fresque à l’Assemblée nationale diffusée par Mame-Fatou Niang, réalisatrice, et Julien Suaudeau, écrivain dénonçant "la banalisation du racisme."

    L’objet de leur colère est une large toile de l’artiste, accrochée au Palais-Bourbon depuis 1991, qui illustre l’abolition de l’esclavage de 1794 par le pouvoir législatif français. On y voit les visages de deux esclaves noirs sur fond de chaînes brisées.

    Cette œuvre est entourée d’autres œuvres du même artiste qu’il suffit de regarder pour voir que les traits reprochés, notamment la bouche surdimensionnée, se retrouvent dans tous les personnages de Di Rosa, quelle que soit la couleur de leur peau.

    Il est symptomatique qu’à l’appui de l’accusation de racisme émise contre l’œuvre les signataires de cette tribune recourent (comme tous les censeurs) à des arguments qui relèvent à l’évidence de la subjectivité.

    L’Observatoire de la liberté de création a donc réaffirmé ce que la Cour européenne des droits de l’Homme rappelle tout au long de sa jurisprudence : les œuvres sont libres, y compris libres de choquer, elles sont polysémiques et donc offertes au débat quant à leur interprétation. Dès lors qu’elles ne sont pas fondées sur un projet intentionnellement et explicitement discriminatoire (ce qui constituerait une limite légitime à la liberté de création, comme l’ont jugé les tribunaux à propos de Dieudonné par exemple), elles ne peuvent être censurées.

    Si certains pensent le contraire, qu’ils saisissent les tribunaux, auxquels la pétition de quelques-uns ne saurait se substituer.

    Autre liberté menacée en France : la liberté de la Presse.

    Après l’invraisemblable tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart, le procureur de la République multiplie les actes d’intimidation à l’égard de journalistes.

    Si, comme l’a rappelé la porte-parole du gouvernement, les journalistes ne sont pas au-dessus des lois, la protection de leurs sources et leur déontologie impliquent qu’ils gardent le silence sur l’origine de leurs informations.

    Dès lors, en convoquant à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour audition libre ces journalistes en raison des informations qu’ils ont publiées, le procureur de la République de Paris ne peut ignorer l’inutilité de cette démarche sauf à la qualifier pour ce qu’elle est, une tentative d’intimidation.
    En ajoutant à ces manœuvres, la convocation du président du directoire du Monde, le procureur de la République s’essaie à une autre forme d’intimidation en s’en prenant au responsable du journal lui-même.

    La LDH dénonce ces manœuvres du gouvernement et d’un procureur de la République qui lui doit sa nomination. Elle appelle à la vigilance face aux pressions que subissent les médias. De leur liberté dépend, en effet, la nôtre. Elle assure les journalistes et les médias concernés de sa solidarité et de son soutien.

    Chaque année, à la même date, nous faisons malheureusement le constat accablant que partout dans le monde, la question de la laïcité fait l’objet de vifs débats, qu'elle peut être instrumentalisée.

    Des partis politiques, longtemps hostiles à l'idée de laïcité, ont su s'emparer des avancées juridiques opérées en son nom pour les utiliser comme instrument qui leur permet, après les avoir entretenues, d'exorciser les peurs que suscitent les évolutions de la société. C'est ainsi, comme le dit Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l'Enseignement que « la laïcité acquiert pour certains, une fonction épurative, éradicatrice, exactement à rebours de la conception qu'en avaient les rédacteurs de la loi de 1905 ».

    En France, le débat sur le port de signes religieux lors des sorties scolaires s’est invité récemment au Sénat. Les sénateurs républicains relancent donc une affaire de voile. D’affaires de voile en affaires de voile, le projet est explicitement d’étendre la neutralité de l’Etat à l’ensemble des citoyens et de renvoyer la liberté de conscience au for intérieur. Comme de plus c’est en fait une seule catégorie de signes religieux qui est visée, ce projet est explicitement discriminatoire.

    Autre exemple en France : la Ville d’Orange vient d’ériger le Mémorial de la Terreur, officiellement pour qu’Orange n’oublie pas son histoire en voulant rendre hommage aux victimes et plus particulièrement aux religieuses guillotinées sur décision du comité de salut public en 1794 pendant la Révolution Française. En réalité, l’initiative du Maire d’Orange est une insulte à la République, d’abord parce que celui qui ne cesse de déclarer en conseil municipal que seul Dieu est parfait ne cesse de piétiner la laïcité, ensuite parce que les propos du Maire d’Orange contre la Révolution Française sont monstrueux.

    Jacques Bompard qui avait demandé à l’assemblée nationale que la République Française fasse ses excuses aux Rois de France pour le saccage de leurs sépultures pendant la Révolution Française a dévoilé le fond de sa pensée le 30 mai 2017 sur le site « le rouge et le noir » quand il a dit « L’éducation nationale masque les horreurs de la Terreur. L’historiographie est pourtant claire : les jacobins et les radicaux voulurent expurger la France du catholicisme et créer un homme nouveau. Leurs héritiers nazis ne firent pas autre chose… » Une telle affirmation et comparaison est immonde

    Nous pouvons nous alarmer aussi de ce qui se passe ailleurs dans le monde, où des chefs d'états d'extrême droite remettent en cause les libertés publiques. Les dernières élections au Brésil ont vu l'accession au pouvoir du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, populiste, provocateur, ultralibéral et antisystème. Le nouveau président d’extrême-droite qui se voit comme un « Trump tropical » a articulé sa campagne sur la lutte contre l’insécurité. Il compte réformer l'éducation grâce aux valeurs chrétiennes. Il tient des propos homophobes. Il a par ailleurs déclaré –manifestement sans mesurer l'énormité de son propos– que l'on pouvait « pardonner, mais pas oublier la Shoah »

    En Italie, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a réuni à Milan, samedi 18 mai, ses alliés souverainistes européens. À la fin de son discours, il a cité la Vierge Marie, chapelet à la main, pour souhaiter la victoire lors des élections européennes. Un geste qui n’a pas plu à l’Église catholique. L’invocation de la Vierge a fait suite à une succession de discours anti-islam et antimigrants de plusieurs leaders souverainistes, louant la politique du vice- président du Conseil. “Notre politique de solidarité basée sur le mérite a fait baisser le nombre de noyés au fond de la mer Méditerranée. Nous sauvons des vies”, s’est enorgueilli Matteo Salvini.

    Et c'est lui qui samedi dernier a fait arrêter Carola Rackete, la jeune capitaine du navire humanitaire le Sea-Watch 3 qui a secouru des dizaines de migrants en Méditéranée début juin. Le navire a accosté de force tôt samedi dernier dans le port de Lampedusa en Italie, malgré la présence d’une vedette de police chargée de l’en empêcher. Au bord du navire battant pavillon néerlandais, 42 migrants attendaient depuis 17 jours d’être débarqués. Elle a osé défier le ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite, Matteo Salvini, qui parle «d’acte de guerre», alors qu'elle et son équipage agissait dans un but humanitaire.

    C’est cet esprit de fraternité qu’il nous faut partager.

    Nos concitoyens nous le demandent, ils l'ont affirmé dans un récent sondage réalisé par l'IFOP en mars 2019 pour la Fondation Jean Jaurès et qui concernait « l’état des lieux de la laïcité en France ». Les résultats de ce sondage confirment l’attachement de la population française à la laïcité (71 % des répondants déclarent qu'il faut garder la loi de 1905 telle qu'elle est et 24 % estiment qu'il faudrait assouplir certains aspects de cette loi). Il y a tout de même 74 % des Français qui estiment que la laïcité est en danger en France.

    Après que le gouvernement ait envisagé fin 2018, un projet de réforme de la loi de 1905, M Macron a précisé quelques mois plus tard «la laïcité c'est "la loi de 1905, rien que la loi de 1905". «La laïcité est une passion française qui soulève énormément de craintes et de fantasmes, admet un conseiller de l’Elysée. On croit que le Président veut réformer la loi de 1905 à tout prix. Ce n’est pas l’objectif. Le chemin passera peut-être par une réforme, mais ce n’est qu’un moyen.» L’objectif, c'est la transparence du financement des cultes et la lutte contre l’intégrisme religieux. Comme disent les ministres embarrassés, la réflexion se poursuit.

    La LDH reste vigilante, elle sera présente pour dénoncer les idées fausses qui se répandent, les théories du complot, la théorie du grand remplacement qui cherchent à entretenir la xénophobie, l'antisémitisme.

    Le mot « Juden », à la peinture jaune sur la devanture d’une boulangerie juive, des croix gammées appliquées sur le visage de Simone Veil, les arbres plantés en hommage à Ilan Halimi tranchés, des quenelles soigneusement mises en scènes à destination des médias,

    Aucun de ces actes ne peut être banalisé. Tous doivent être réprimés pour ce qu’ils sont. Qu’ils s’expriment sur les murs, dans les rues ou sur les réseaux, la haine et l’encouragement à passer à l’acte sont intolérables car le danger est réel : laisser faire, banaliser, c’est accepter que chacun d’entre nous puisse être menacé, insulté, agressé en raison de sa religion, de ce qu’il est, ce qu’il est supposé être…

    Agir contre tous les préjugés, les révisionnismes, les fantasmes complotistes, éviter les replis communautaires obscurantistes passe donc par un effort significatif en termes de vigilance, d’interventions en milieu scolaire, de promotion de la mémoire et de sensibilisation partout, pour toutes et tous. La responsabilité des éditeurs et des diffuseurs est également à interpeller. Parce que cette mobilisation générale que la LDH appelle de ses vœux est une mobilisation pour la liberté de tous et de chacun, elle exclut toute instrumentalisation au service de telle ou telle considération de tactique politicienne, d’une quelconque volonté de limitation des libertés publiques.

    La LDH poursuivra inlassablement son action dans ce sens. C’est le combat commun de toutes celles et tous ceux qui s’attachent à faire vivre au quotidien l’idéal républicain de la fraternité, de l’égalité et de la liberté.

    Je vous propose maintenant de respecter une minute de silence en mémoire du Chevalier La Barre et des victimes de l'injustice dans le monde.

     

     

     

    Discours de la Libre Pensée

    Chers amis, chers camarades,

    Le 1er juillet 1766 , dès 5H du matin, le Chevalier de La Barre est soumis à un interrogatoire ; il subit la question ordinaire et extraordinaire, comme on le voit sur le monument, avant d’être conduit sur la place d’Abbeville où il est exécuté. En même temps que sa dépouille, on brûle le Dictionnaire philosophique de Voltaire.

    Qu’a-t-il fait ? On lui reproche d’avoir chanté des chansons licencieuses et de n’avoir pas salué une procession.  « Des enfantillages » selon ses défenseurs. Mais pour l’avocat général, il faut condamner et détruire la « liberté de penser », car elle menace  « d’ébranler le trône » et de  « renverser les autels. »

    Quelques années plus tard, en 1791, le Pape condamne la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ». Impossible pour lui d’admettre « cette liberté absolue qui non seulement assure le droit de n’être point inquiété sur ses opinions religieuses, mais qui accorde cette licence de penser, de dire, d’écrire […] tout ce que peut suggérer l’imagination la plus déréglée. »

    En cette année 2019, la défense de la liberté de conscience prend un relief tout particulier. Commémorer le supplice du Chevalier de La Barre, c’est défendre avec force la Séparation des Eglises et de l’Etat, c’est défendre la loi de 1905, objet des attaques du gouvernement.

    Après ses propos inquiétants devant les évêques de France, lorsqu’il déclarait qu’il fallait « réparer » le lien entre la République et l’Eglise, Emmanuel Macron a annoncé à l’automne qu’il entendait transformer au début 2019 la loi de 1905 sur des aspects financiers et de labellisation de cultes « reconnus ».

    Unies, plus de quarante organisations dont la L.D.E., la L.D.H., la Libre Pensée ont dit alors

    « NON à la révision de la loi de 1905 »

    et en ont rappelé les points essentiels :

    « La République assure la liberté de conscience »

    « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

    Autour du 9 décembre, des dizaines de délégations, conduites par la Libre Pensée, se rendaient auprès des préfets, avec une seule exigence :

    « Ne touchez pas à la loi de 1905 ».

    Depuis, sans répondre aux demandes de la Libre Pensée qui voulait connaître ses intentions, le Président de la République a multiplié les déclarations apaisantes : « Je ne souhaite pas qu’on change la loi de 1905. Je veux que chacun puisse croire ou ne pas croire librement. » disait-il en mars.

    La Libre Pensée s’est adressée le 19 mars 2019 à Emmanuel Macron pour lui demander les garanties écrites et signées que le gouvernement ne toucherait pas à la loi de 1905 ; le Président de la République n’a pas daigné, une fois de plus,  répondre à cette lettre.

    Dès lors, on est en droit de penser que ces « belles déclarations » ne servaient qu’à masquer la préparation de « pistes législatives et réglementaires », à l’insu de la plupart des associations laïques.

    Le danger est bien réel. Contre les « négociations » secrètes, il est temps de s’unir pour défendre la liberté de conscience.

    Je voudrais tout particulièrement saluer la LDH et la LDE et l’unité où nous nous trouvons aujourd’hui.

    En effet, dans ce pays, même si elles n’en sont pas les seules dépositaires, trois associations incarnent l’héritage inestimable de la Révolution française et de la République : la Libre Pensée, née en 1848, entièrement tournée vers la défense de la liberté de conscience de chacun ; la Ligue de l’Enseignement, fondée en 1866 par Jean Macé, pour promouvoir et défendre l’instruction publique laïque, la Ligue des Droits de l’Homme , constituée en 1898 pour défendre le capitaine Dreyfus injustement condamné par les« généraux de jésuitière » comme disait Jaurès.

    La Libre Pensée va proposer à l’ensemble du mouvement laïque, lors de son congrès national de fin août 2019, de mettre en œuvre la préparation d’une marche nationale dans l’unité vers l’Assemblée nationale pour exiger qu’il n’y ait aucune modification de la loi de 1905.

    Tous unis, tous ensemble :

    Pour défendre la loi de Séparation de 1905 !

    Nicole Aurigny, vice-Présidente de la Libre Pensée

     

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  • La Raison n°643 bientôt chez nos abonnés

     

    L'éditorial du Président :

    Varia sed magna (divers mais importants) (Titre)

    Je souhaite de bonnes vacances à nos lecteurs, qu’ils les prennent en Messidor, mois des moissons ou en Thermidor, mois des chaleurs. La règle commune des éditoriaux est de se saisir du sujet le plus brûlant de la revue et d’y consacrer l’essentiel de la page, mais dans ce numéro double, plusieurs thèmes d’importance méritent d’être relevés.

    Tout d’abord, la préoccupation centrale qui fut la nôtre, des rumeurs, des démentis et autres assurances non tenues autour d’une possible révision de la loi de Séparation des Eglises et de l’État. Nos lecteurs se souviennent de la réunion tenue par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, au cours de laquelle il avait affirmé que nul projet de loi n’était en cours. Il avait assuré les participants que si un tel projet devait voir le jour chacun d’entre eux en serait avisé. Quelques semaines après, nous apprenions qu’un tel projet avait été remis aux représentants des cultes, puis aux obédiences maçonniques, et pas aux organisations laïques, la Libre Pensée en particulier, pourtant présentes place Beauvau. D’où notre protestation en direction du ministère de l’Intérieur et du gouvernement. Vous verrez la réponse du ministre Castaner en page 26 de ce numéro. Ce dernier se « justifie » en affirmant avoir fait preuve de transparence, puisqu’il a fourni le document… à tous ceux avec qui il lui a plu d’en discuter ! Cependant, nous avons pu en prendre connaissance, et il n’est pas de nature à dissiper nos inquiétudes, comme vous pourrez le constater dans nos pages consacrées à la loi de 1905. Quant au gouvernement et à sa présidence, leur boîte aux lettres est un puits sans fond. Même en tendant l’oreille vous n’entendrez jamais l’impact de votre missive au bas du conduit.

    A côté de cela, mais pas indépendamment, nous revenons sur l’escroquerie lourde de conséquences de la « laïcité dans l’entreprise ». L’aveu, dont il est question en page 22, n’est pas celui d’Artur London, mais celui, non extorqué, de Monsieur Petithuguenin, PDG de Paprec, représenté par son directeur des relations institutionnelles Monsieur Fanartzis, dans un colloque du Centre d'étude du fait religieux contemporain, auquel la Libre Pensée était invitée. On sait le rôle joué par Petithuguenin auteur de la restrictive « charte de la laïcité dans l’entreprise » dans l’élaboration de la loi El Khomri. On se souvient de ses consignes de vote, ou plutôt de non vote pour Mme Le Pen lors des dernières présidentielles. Comme l’écrit David Gozlan dans nos colonnes « donner des consignes de vote à ses salariés, c’est retourner au XIXe siècle où le patron emmenait ses salariés à la messe. Il s’agit ni plus ni moins de la confiscation de la liberté d’expression, de la négation de la liberté de conscience ». Et Monsieur Fanarzis avoue. Mieux, il confirme ! Au passage, il « balance » également : l’article liberticide de la loi Travail résulte d’un long travail d’élaboration avec le sénateur Glavany, la sénatrice Laborde, et des organisations « laïques » choisies : l’UFAL, EGALE... mais je ne vais pas déflorer outre mesure notre article précis et détaillé sur cette intéressante journée.

    Il n’empêche que la loi El Khomri, avec son article soutenant la « neutralité » dans l’entreprise subit échecs sur échecs au plan juridique national et international. C’est donc tout naturellement que vous pourrez poursuivre votre lecture avec notre page 30 intitulée « une nouvelle torpille ». Fruit de la xénophobie antimusulmane, chacune de ses applications discriminatoires tombe sous le coup d’articles plus fondamentaux du Droit. Nous n’allons pas nous en plaindre.

    Je termine cet éditorial par une nouvelle irlandaise. L’horrible affaire du couvent de Tuam fait l’objet de nouvelles révélations comme vous le verrez dans notre rubrique « Ainsi va le monde ». Le rapport intermédiaire de la Commission d’Enquête sur les orphelinats catholiques vient d’être publié par le ministre de l’Enfance de la république d’Irlande. Il est terrifiant. Au passage, la Libre Pensée a découvert une autre boîte aux lettres sans fond : celle du Vatican qui n’a jamais répondu à aucune des interrogations sur sa responsabilité quant à la gestion de ce couvent de l’horreur. Notre rubrique sciences donnera peut-être un jour la parole à quelque géologue compétent pour expliquer la multiplication de ces gouffres insondables.

    Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

     

    La Couverture

     

     

    Le Sommaire

     

     

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  • 30 juin Fête LP Sud' Est

    30 juin Fête LP Sud' Est

    30 juin Fête LP Sud' Est30 juin Fête LP Sud' Est

    30 juin Fête LP Sud' Est à Vitrolles

    30 juin Fête LP Sud' Est à Vitrolles30 juin Fête LP Sud' Est à Vitrolles

    A l'ordre du jour:

    30 juin Fête LP Sud' Est à Vitrolles

    Préparation de la manifestation nationale unie des laïques avec leurs organisations 

    CONTRE LA REVISION DE LA LOI DE 1905!

     

     

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  • Déclaration de l’AILP à l'occasion du 100e anniversaire de l'OIT + Samedi 6 juillet au cimetière de La Courtine

    Déclaration de l’AILP à l'occasion du 100e anniversaire de l'OIT

    Déclaration de l’AILP à l'occasion du 100e anniversaire de l'OIT

    à l‘occasion du 100ème anniversaire de la Fondation de l’OIT
    Intervention de Michel Godicheau
    Association Internationale de la Libre Pensée (AILP/IAFT)
    à l’occasion du Centième anniversaire de l’OIT
     
    Madame, Monsieur le Président
    Mesdames et Messieurs les délégués,
    L’Association internationale de la Libre Pensée, attachée à la concorde civile, ne peut que saluer les 100 ans d’existence d’une structure internationale inédite où les syndicats, les Etats et les organisations patronales se réunissent pour établir des règles sociales de progrès (...)
    Nos amis de la Fédération de la Creuse de la Libre Pensée proposent un rassemblement à la Courtine, le samedi 6 juillet 2019 à 11H au cimetière de la Courtine pour rendre hommage aux soldats Russes mutinés au camp militaire, où ils avaient été internés fin juin 1917. Refusant de poursuivre les combats sur le front français, ces hommes exigeaient leur rapatriement immédiat en Russie révolutionnaire.
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  • 24 juin 2019

    Communiqués

    Samedi 6 juillet au cimetière de La Courtine

     

    Chers(es) camarades, chers(es) amis(es),

    Nos amis de la Fédération de la Creuse de la Libre Pensée proposent un rassemblement à la Courtine,

     

     

     

    le samedi 6 juillet 2019 à 11H

    Au cimetière de la Courtine

     

    pour rendre hommage aux soldats Russes mutinés au camp militaire, où ils avaient été internés fin juin 1917. Refusant de poursuivre les combats sur le front français, ces hommes exigeaient leur rapatriement immédiat en Russie révolutionnaire.

    Le rassemblement s'opérera autour de la stèle commémorative érigée dans l'enceinte du cimetière de la Courtine. Les prises de paroles débuteront à 11 heures.

    Vous l'aurez compris il ne s'agit pas uniquement de commémorer un événement du passé mais, ce faisant, de dénoncer la militarisation toujours plus grande du monde, le lucratif commerce des armes et toutes les guerres en cours comme celles qui menacent, je pense notamment à la situation en Iran.

    Il sera possible de déjeuner ensemble au restaurant « le Petit Breuil » route de Felletin. Ceux qui sont intéressés par cette alléchante perspective, voudront bien s'inscrire auprès de moi le pus tôt possible.

    Bien fraternellement,

    Régis PARAYRE

    Président du Comité de Gentioux

     

    Pour visiter le site du Monument pacifiste de Gentioux :

     

     

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  • – COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

     

     

    Avec

    la Ligue des Droits de l’Homme,

    la Ligue de l’Enseignement

    la Libre Pensée

    Hommage au Chevalier de la Barre,

    exécuté pour n’avoir pas salué une procession

    Le 1er juillet à 18H30  devant le monument La Barre

    -      Abbeville dans la Somme -

    Rue Jean Jaurès, au bord du canal, près du pont de la gare

     

    Pour la défense de la liberté de conscience !

    Pour la défense de la laïcité !

    Pour la défense de la loi de 1905 !

     

    En cette année 2019, la défense de la liberté de conscience prend un relief tout particulier. Commémorer le supplice du Chevalier de La Barre, c’est défendre avec force la Séparation des Eglises et de l’Etat, c’est défendre la loi de 1905, objet des attaques du gouvernement.

    ... LIRE LA SUITE: 

    – COMMUNIQUÉ DE PRESSE –        Avec  la Ligue des Droits de l’Homme,  la Ligue de l’Enseignement  la Libre Pensée  Hommage au Chevalier de la Barre,  exécuté pour n’avoir pas salué une procession  Le

    Télécharger « Le 1er juillet 2019 Abbeville Chevalier de la Barre.pdf »

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  • La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle aux rassemblements pour la libération de Louisa Hanoune

    LIBERTE IMMEDIATE POUR LOUISA HANOUNE!

    Que l'on soit d'accord ou pas avec ses positions politiques, rien ne peut justifier sa mise en détention.

    NOUS DEMANDONS SA LIBERATION IMMEDIATE 

    https://www.fnlp.fr/news/690/17/La-Federation-nationale-de-la-Libre-Pensee-appelle-aux-rassemblements-pour-la-liberation-de-Louisa-Hanoune/d,lp_detail.htmlLa Fédération nationale de la Libre Pensée appelle aux rassemblements pour la libération de Louisa Hanoune

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