• Manuel Valls et les religions :
    Veut-il battre Nicolas Sarkozy dans le maniement du Goupillon ?

    jeudi 23 avril 2015 par  federation nationale

     

    A l’occasion de l’arrestation de quelqu’un qui préparait visiblement un attentat en France, Le Premier ministre Manuel Valls s’est cru autorisé, en violation des principes laïques de la République, à faire une déclaration cléricale.

    Dans l’après-midi, le Premier ministre s’est rendu à Villejuif, où il a confirmé que deux églises étaient visées. Il a tenu à faire un signe fort en direction des Eglises : ’Je veux au nom du gouvernement porter un message de solidarité et de soutien aux chrétiens. Chrétiens qui sont éprouvés dans le monde, au proche et au Moyen-Orient, et encore ces derniers jours en Ethiopie avec des massacres épouvantables’.

    Le Premier ministre a été plus loin encore, soulignant le patrimoine chrétien ’exceptionnel’ de la France. Un patrimoine qui doit rester ’ouvert’. ’Vouloir s’en prendre à une église, c’est s’en prendre à un symbole de la France. C’est l’essence même de la France qu’on a voulu viser, comme les synagogues, les mosquées, les cimetières. Comme Charlie-Hebdo, ce sont des symboles de liberté et de diversité de notre pays qui ont été ciblés’. (Source France-Info.fr)

    On peut admettre, au vu de l’Histoire, que les édifices cultuels fassent partie du patrimoine de notre pays, mais de là à dire que les églises catholiques sont « l’essence de la France », il y a un pas inadmissible qui a été franchi. L’essence de la France, c’est d’abord le mouvement des Lumières, la Révolution française, la République, la démocratie, la laïcité et la Séparation des Eglises et de l’Etat. Mais de cela, dans toute sa génuflexion permanente devant les autels, le Premier ministre n’a cure.

    Une fois de plus, comme avec Nicolas Sarkozy, les libres penseurs, les athées, les partisans de la laïcité, sans parler des croyants des autres religions que celles citées, sont considérés comme des citoyens de seconde zone par Manuel Valls. La référence à Charlie-Hebdo n’est qu’une précaution d’usage. Tout le monde aura compris que l’objectif était l’hommage au culte catholique romain.

    Des « laïques » comme Manuel Valls, il y en a plein au Vatican.

    La Fédération nationale de la Libre Pensée a bien fait de lui décerner le second Prix Clericalis 2015 « pour l’ensemble de son œuvre ». Visiblement, il aspire à recevoir le Premier Prix pour 2016.

    Paris, le 23 avril 2015
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  • L’Association internationale de la Libre Pensée interpelle monsieur Jorge Mario Bergoglio dit le pape François

    L’Association internationale de la Libre Pensée interpelle monsieur Jorge Mario Bergoglio

    dit le pape François

     

    Monsieur l’Evêque de Rome,

     

    Vous êtes par cette dénomination de votre fonction  le chef de tous les catholiques dans le monde et vous avez sous votre responsabilité l’ensemble des épiscopats catholiques et des congrégations religieuses relevant de votre obédience religieuse.

     

    Vous n’ignorez pas le drame épouvantable du couvent de Tuam en Irlande où le monde entier a appris que des squelettes d’enfants et de nouveau-nés ont été découverts dans une cuve en béton, à côté d'un ancien couvent catholique dans le comté de Galway. Entre 1925 et 1961, ce lieu, le Centre Sean Ross, a accueilli des jeunes mères célibataires tombées enceintes hors mariage. L'historienne Catherine Corless, en réalisant des recherches sur les archives a découvert que 796 enfants avaient été enterrés sans cercueil ni pierre tombale, secrètement par les sœurs du couvent de Bon-Secours.

     

    La responsabilité de la congrégation catholique du Bon Secours, dont le couvent de Tuam dépendait et dont le siège est à Paris, est totalement engagée. L’épiscopat catholique d’Irlande a déclaré vouloir apporter sa totale participation à l’établissement de la vérité en apportant son concours à la Justice.

     

    La Fédération nationale de la Libre Pensée française  avec le soutien de centaines de personnalités françaises a interpellé la Congrégation du Bon Secours à Paris pour qu’elle ouvre toutes ses archives à la justice. L’accusé de réception en recommandé  fait foi que cette demande a été bien reçue par son destinataire. Mais cette congrégation garde le silence depuis.

     

    La Libre Pensée française, devant ce silence inadmissible, a publié et envoyé une lettre ouverte à l’Archevêque Georges Pontier, Président de la Conférence des Evêques de France pour lui demander d’exiger auprès de cette Congrégation l’ouverture de ses archives. Nous avons aussi l’accusé de réception en recommandé de cette demande.

     

    Par l’intermédiaire du journal catholique La Croix en date du 26 février 2015, la Conférence des Evêques de France a répondu à la Libre Pensée : « La congrégation des Sœurs du Bon Secours de Notre-Dame Auxiliatrice de Paris est une congrégation de droit pontifical fondée à Paris en 1824. Elle n’est donc dépendante, en droit ecclésiastique, ni de l’évêque de Paris, ni du Président de la Conférence des évêques de France. » 

     

    En clair, la responsabilité émane directement de vos services au Vatican. L’Eglise catholique fonctionnant sur le principe hiérarchique d’autorité, l’Association internationale de la Libre Pensée vous demande d’ordonner à la Congrégation du Bon Secours d’ouvrir ses archives pour aider la Justice à faire toute la lumière sur les véritables responsables de cette tragédie.

     

    Recevez l’expression de notre profond attachement à l’établissement de la Justice humaine.

     

     

    Christian Eyschen, pour l’AILP 

    Télécharger « Interpellation François Irlande.pdf »

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  • L’histoire de la Libre Pensée en France

    mercredi 5 janvier 2000 par  federation nationale

     

    La commission Histoire de la Fédération Nationale de la Libre Pensée a publié deux cahiers portant pour le premier sur la période 1847-1938 et pour le second sur la période 1939-1980

    Plusieurs jeunes chercheurs travaillent aujourd’hui sur l’Histoire des Libres Penseurs en France

    Histoire de la Libre Pensée (1847 - 1980)

    1847 : Fondation de la revue " La Liberté de penser "qui va défendre jusqu’en novembre 1851 les principes de la Libre Pensée et de la philosophie laïque. C’est elle qui lança l’expression de " parti clérical " pour désigner le clergé et ses alliés . Elle critiqua les dogmes, dénonça les actes d’intolérance et fit une guerre acharnée au ministre Falloux. Ses fondateurs sont Jules Simon et Amédée Jacques.

    1848 : Apparition de la " société démocratique des libres penseurs ". Elle était présidée par Jules Simon et son vice - président était Jules Barni. 1848 . L’action du libre penseur Victor Schoelcher fait supprimer l’esclavage des noirs dans toutes les colonies françaises. A la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851, les meilleures militants de Paris et de la province furent dispersés de par le monde.

    Réfugiés en Belgique, à Londres, à Jersey, en Suisse, en Amérique, ils devaient continuer en terre d’exil leur propagande démocratique. Ils furent les pionniers des premiers cercles de Libre Pensée de Belgique et ailleurs, des adversaires déterminés de l’Eglise.

    1860 à 1862 : Parution d’un hebdomadaire " Le libre penseur du XIXème siècle. Journal des idées nouvelles ".

    1863 : Fondation à Bruxelles de La Libre Pensée, association pour l’émancipation des consciences par l’instruction et l’organisation des enterrements civils.

    1864 : Les libres penseurs de France et particulièrement les proscrits du 2 décembre 1851 jouent un rôle de premier plan dans la création à Londres de l’A.I.T. (Association internationale des travailleurs), plus connue sous le nom de Première Internationale, en compagnie de Karl Marx, Bakounine, Engels, etc.

    1866 : Parution de La Libre Pensée, hebdomadaire parisien dont le gérant est Emile Eudes, qui sera général de la Commune. Le journal a été lancé par les blanquistes. Ainsi fut lancé, non seulement un journal, mais un mot qui devait servir d’enseigne à tout le mouvement anticlérical et antireligieux.

    Les enterrements civils, sous Napoléon III, étaient une occasion de manifestations où de retrouvaient ouvriers et étudiants. Il va sans dire qu’en dehors des enterrements civils, les libres penseurs se réunissaient pour faire de la politique active et parler de la révolution. Parmi eux Louise Michel, la future " vierge rouge ".

    Les libres penseurs de France et des autres pays se rencontrèrent à la fin de l’Empire à Genève, au Congrès de la Libre Pensée et au Congrès de la Paix. Victor Hugo, Louis Blanc, Clémenceau, Ledru - Rollin assistèrent à ces congrès et collaborèrent à leurs travaux. En Italie, lors du Concile Vatican I en 1870, s’est tenu à Naples un anti- concile international au cours duquel on développa les principes de la Libre Pensée et du rationalisme et on critiqua ardemment la politique de la Papauté.

    1871 : La Commune de Paris. Les libres penseurs se retrouvent parmi les républicains les plus énergiques et les révolutionnaires les plus décidés. Le décret du 2 avril prononce à la fois la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression du budget des cultes ; les biens, dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles ou immeubles, sont déclarés propriétés nationales.

    1880 : Fondation de l’Internationale de la Libre Pensée, qui tint à Bruxelles son premier congrès la même année. Parmi les fondateurs de l’Internationale libre penseuse, on relève les noms de Louis Buchner, le grand savant matérialiste allemand (auteur du célèbre " Force et matière "), Wilhem Liebknecht, le seul député allemand qui eut le courage, avec Bebel, de protester au Reichstag en 1871 contre l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine ; Herbert Spencer, le grand sociologue, Charles Bradlaugh Bonner, le premier député anglais qui osa refuser de prêter serment sur la Bible et qui fut, pour cela, expulsé de la Chambre des Communes ; César de Paepe, un des fondateurs du Parti ouvrier belge, Charles Renouvier, illustre philosophe français, Clémence Royer, Vogt (Suisse) et Moleschott (Italie) physiologistes, Eugène Hins et Désirée Brismée, Belges qui avaient fait partie de la Première Internationale.Suite à l’amnistie des communards, le mouvement libre penseur se structure.

    1881 : Le congrès international de Paris définit la Libre Pensée comme une " société rationaliste et athéistique ".

    Septembre 1889 : Congrès universel à Paris de la Libre Pensée qui affirme " La libre pensée a été, est et sera la véritable émancipation de l’humanité ". Lorsqu’elle aura accompli son œuvre " nous pourrons voir notre idéal se réaliser, c’est - à - dire voir :

    1. la paix internationale,
    2. la paix intérieure,
    3. l’outil à l’ouvrier, la terre au laboureur, enfin la fortune publique à tous,
    4. la Liberté, l’Egalité , la Fraternité ne plus être de vains mots, et la République être triomphante ".

    1890 : Création de la Fédération française de la Libre Pensée.

    Novembre 1902 : A l’initiative de Victor Charbonnel, directeur de l’Hebdomadaire anticlérical La Raison formation d’une Association nationale des libres penseurs de France qui " agira parallèlement à la fédération française ". Dans la Commission exécutive :

    - des dreyfusards comme Alphonse Aulard
    - des radicaux comme Ferdinand Buisson
    - des socialistes comme Jean Allemane, Aristide Briand, Marcel Sembat,
    - des anarchistes comme Sébastien Faure.

    Janvier 1903 : Marcelin Berthelot, rejoint un peu plus tard par Anatole France, acceptait la présidence d’honneur du mouvement. A cette époque La Raison tirait à 37.000 exemplaires et évaluait le nombre de ses lecteurs à 150.000. La Raison faisait campagne contre les infiltrations cléricales dans l’Université, soutenait sans défaillance la politique de Combes. L’Association nationale contribua largement, sous la direction de Ferdinand Buisson, à créer l’atmosphère et à propager l’état d’esprit d’où devait sortir la séparation.

    1904 : Congrès de Rome, avec grand défilé à la Porta Pia au chant des hymnes révolutionnaires. Son succès fut éclatant par le nombre et la valeur des personnalités qui participèrent à ses travaux. Le Congrès de Rome marque une date mémorable dans l’histoire de la Libre Pensée mondiale.

    La Libre Pensée détermine sa position à partir des trois grands principes définis par le charte qui fut adoptée à l’unanimité au Congrès international de Rome (22 septembre 1904).

    " La Libre Pensée est démocratique, laïque et sociale. Au nom de la dignité humaine, elle rejette le triple joug :

    • du dogmatisme dans tous les domaines et en particulier, en matière religieuse et morale,
    • du privilège en matière politique
    • du profit en matière économique ".

    1905 : Congrès mondial à Paris au palais du Trocadéro, auquel assiste André Lorulot, marqué par une solennelle réception des congressistes à l’Hôtel de Ville et par l’inauguration, le 3 septembre, face au Sacré - Coeur, de la statue du chevalier de la Barre. Le Congrès se montre favorable à l’adhésion des libres penseurs aux sociétés pacifistes, au désarmement général, à l’arbitrage international imposé et adopte la devise " Guerre à la guerre ". A l’occasion du congrès la Fédération française de la Libre Pensée devient la Fédération nationale de la Libre pensée.

    9 décembre 1905 : La loi de séparation des Eglises et de l’Etat est promulguée. La Libre Pensée triomphe.

    Octobre 1912 : Constitution à la Rochelle de l’Union fédérative de la Libre Pensée de France et des colonies.

    1921 : Nouvelle scission. Création de la Fédération National de la Libre Pensée et d’Action Sociale, sous la direction d’un animateur qui tiendra désormais une place de premier plan dans le monde libre penseur : André Lorulot.

    1925 : réunification. Naissance de la Fédération Nationale des libres penseurs de France et des colonies. La charte dénonçait " l’esprit de caste, l’appétit des oligarchies et les provocations nationalistes aussi néfastes que l’obscurantisme religieux " et fixait comme but à la Libre Pensée "l’instauration d’une société libre, sans exploitation ni tyrannie d’aucune sorte ". Elle précisait : " Indépendante de tous les partis, la Libre Pensée fait appel à tous les hommes d’avant - garde sans exception : républicains, radicaux, socialistes, communistes, libertaires ".

    1925 : La même année, scission internationale avec l’apparition de la Fédération internationale de la Libre Pensée prolétarienne plus connue sous le nom d’Organisation des Travailleurs sans Dieu. La nouvelle Fédération Nationale continua à faire partie de l’ancienne internationale toujours installée à Bruxelles.

    16 août 1935 : La nouvelle Fédération nationale adhère au Front populaire et à la Commission du plan de la C.G.T.

    29 décembre 1935 : A la mutualité, à l’appel de la Libre Pensée, constitution du Front laïque qui groupait, aux côtés des organisations laïques et rationalistes, tous les partis du Front populaire et qui reprenait le programme traditionnel de la Fédération nationale :

    - suppression de l’ambassade au Vatican,
    - suppression de toutes les subventions aux oeuvres de caractère confessionnel,
    - suppression des émissions de caractère religieux aux postes radiophoniques de l’Etat,
    - fermeture des écoles congréganistes illégalement ouvertes,
    - abrogation des derniers vestiges de la loi Falloux et du statut scolaire spécial de l’Alsace - Moselle.

    1936 : Congrès mondial à Prague. Réunification de deux internationales. Ce résultat fut obtenu en grande partie grâce à la ténacité de la section française.

    13 au 15 août 1936 : Congrès national d’unification avec les Travailleurs sans Dieu. les 3.918 membres de Sans - Dieu vinrent rejoindre les 24.300 membres de la Fédération nationale.

    1938 : Congrès de Londres. Modification du titre de l’Internationale qui porte depuis lors, le nom d’Union Mondiale des Libres Penseurs.

    1939 : La Libre Pensée, réunie en congrès à Clermont - Ferrand, se prononce pour le maintien des testaments des libres penseurs et l’interrogation des candidats lors des élections. Le congrès dénonce un projet de loi en préparation par Daladier qui autoriserait le retour des congrégations religieuses. En Septembre, la Libre Pensée, journal de la Fédération Nationale parait sur 4 pages en titrant à la une : " La Libre Pensée continue ! " et publie l’appel du Bureau National pour le maintien de l’Association. le journal " La Vague " remplace provisoirement La Calotte.

    1940 : En Janvier, André Lorulot condamne l’agression soviétique contre la Finlande et appelle " au maintien des tendances de gauche et d’extrême - gauche au sein de la Libre Pensée ".La Libre Pensée édite des tracts et des médailles pour les soldats au front afin qu’il fasse respecter leur désir de funérailles civiles.

    1940 - 1944 : L’Idée Libre cesse de paraître après son ultime numéro de Juin 1940. Elle reparaîtra en Mars 1945. En octobre 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain interdit la Libre Pensée, mais par le biais de la solidarité, une action clandestine perdure cependant. Pendant la guerre, l’abbé Bergey de la Gironde demande l’arrestation de Lorulot.

    1945 : Le gouvernement provisoire refuse la parution du journal La Libre Pensée et que l’association parle à la radio. En Avril, parution de la Libre Pensée N°1 qui titre : " L’Ecole laïque en danger " et dénonce les catholiques infiltrés dans la Résistance pour protéger le clergé collaborationniste. André Lorulot dénonce l’Union nationale imposée qui interdit l’allocution radio de la Libre Pensée. Il rend hommage aux libres penseurs disparus pendant la guerre : Joseph Turmel et Sébastien Faure, notamment. En Novembre, la Libre Pensée titre : " Le M.R.P., voilà l’ennemi ! " Jean Cotereau propose la reconstitution du Front Laïque.

    1946 : Le Groupe d’Abbeville réorganise la manifestation La Barre le premier dimanche de Juillet. Il existe alors diverses associations de libres penseurs qui fusionnent le plus souvent sous l’égide de la Fédération Nationale. Le Front Laïque reconstitué s’appelle désormais le Cartel d’Action Laïque. Le congrès national se tient à Dijon et propose de créer un journal de propagande " La Raison militante ", qui sort en Décembre et dont le Rédacteur en chef est Jean Cotereau. La Libre Pensée se prononce pour la laïcisation de l’Alsace - Moselle, pour la nationalisation des pompes funèbres et exige la ré - érection de la statue du chevalier de La Barre à Montmartre. Jean Cotereau devient délégué permanent à la Propagande.

    1947 : La Libre Pensée rend hommage au professeur Langevin qui vient de disparaître. Elle condamne les interventions militaires en Indochine et propose la reconstitution d’un inter - groupe parlementaire des libres - penseurs.

    1948 : La liste de tous les préfets et Elus, bafouant la laïcité en allant à des cérémonies religieuses, est publiée. En Mars, la Libre Pensée dénonce les subventions publiques aux écoles privées, et André Lorulot conclut son éditorial : " La bataille va donc s’engager à fond : pour ou contre les subventions aux écoles catholiques, c’est - à - dire pour ou contre l’Ecole laïque.

    1949 : Après le Congrès Mondial de 1938 à Londres, se réunit pour la première fois depuis le Congrès de l’Union Mondiale à Rome, sous le patronage de Jean Rostand, Becquerel, Albert Bayet, Couchoud, Prosper Alfaric et Joliot - Curie.

    1950 : En Mai, il titre son éditorial : Les Munichois contre la laïcité et écrit : " Et l’on voit d’excellents laïques (et même des " révolutionnaires " intrépides) considérer les libres penseurs comme des maniaques de l’anticléricalisme et des " bouffeurs de curés " sans idéal ".

    1951 : A l’occasion des élections, la Libre Pensée interroge les candidats sur le subventionnement public des écoles privées. Il se tient un camp international de la Libre Pensée en Angleterre. André Lorulot dénonce la collusion de la gauche et du M.R.P.

    1952 : André Lorulot dénonce " Le Nouvel Ordre Moral " et rend hommage à Ferdinand Buisson pour le 20ème anniversaire de sa disparition. La Libre Pensée écrit au gouvernement pour dénoncer les pèlerinages militaires à Lourdes. Pour la première fois, la Libre Pensée tient son congrès à Nantes et condamne le fait que l’on retire le socle de la statue d’Etienne Dolet, place Maubert après que les nazis en aient retiré la statue. Lorulot écrit à Edouard Herriot, Président de l’Assemblée Nationale, à ce sujet. En août, se tient le XXXème Congrès International de la Libre Pensée à Bruxelles.

    1953 : La Libre Pensée dénonce Eisenhower qui a déclaré que " la France est décadente parce que la moitié des Français sont athées ". Le Parisien Libéré justifie la disparition du socle de la statue d’Etienne Dolet pour des problèmes de circulation. La Libre Pensée émet une virulente protestation. La CAN condamne le versement de primes données par le gouvernement pour la reconstruction des presbytères. En Mars, le Bureau National prend position en faveur des enfants Finaly que l’Eglise catholique refuse de rendre à leur famille.

    1954 :
    La Libre Pensée dénonce " Gerlier le fasciste ", toujours Primat des Gaules. En Avril, la Libre Pensée titre : " Des prêtres - ouvriers aux prêtres - chiffonniers, laïques, méfiez - vous ! ". Le 27 Juin se tient une manifestation à la Butte Montmartre pour exiger la ré - érection de la statue du Chevalier de la Barre. Le congrès se tient à Niort, salué par le camarade Gaillard et honore Colette qui vient de disparaître. André Lorulot adresse son salut à Messali Hadj, leader nationaliste algérien. Le congrès exige la fin de sa résidence forcée. Une délégation officielle de la Libre Pensée (avec Lorulot et Cotereau, notamment) lui rend visite. Jean Cotereau appelle à l’union de toutes les forces laïques. Congrès de l’Union Mondiale au Luxembourg.

    1955 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce " le mensonge de la prétendue démocratie - chrétienne " et condamne le déplacement forcé de Messali Hadj en Vendée. La CAN adresse un texte aux organisations laïques pour créer " un front commun pour l’action anticléricale ". En Juin, le congrès se tient à Marseille et sur proposition du Groupe de Lorient, il adopte un voeu pour la constitution d’un Front Laïque.

    La section d’Alger se prononce pour l’égalité des droits entre tous les habitants de l’Algérie, pour des élections libres dans un collège unique, pour la séparation des Eglises et de l’Etat. En Décembre, le monument d’Etienne Dolet à Orléans est inauguré grâce à une souscription nationale de la Libre Pensée.

    1956 : La Libre Pensée s’adresse aux partis de gauche qui viennent de remporter les élections : " Abrogez la loi Barangé ! ". En Mai, André Lorulot dénonce l’abandon de la laïcité par la gauche au pouvoir au nom du slogan " Ne réveillez pas la guerre scolaire " et conclut : " Aucune subvention ne doit être accordée à des établissements privés ! ".

    1957 : Dans un texte paru en début d’année, intitulé " Qu’est - ce que la Libre Pensée ? " , on peut lire : " Les libres penseurs demandant l’abrogation de toutes les lois antilaïques...Les fonds publics ne doivent aller qu’aux écoles publiques ".

    1958 : En Mars, la Libre Pensée dénonce le silence organisé autour du scandale du curé d’Uruffe. Jean Cotereau dénonce le coup de force du 13 Mai 1958. La Libre Pensée participe à la manifestation du 28 Mai, de la Nation à la République " Pour la défense des libertés républicaines et démocratiques menacées ". La Libre Pensée condamne le référendum gaulliste.

    Elle appelle à voter pour les candidats qui se prononcent pour :

    - l’abrogation de la loi Barrangé.
    - l’abrogation du Statut d’Alsace - Moselle.
    - le respect de la loi de Séparation.

    1959 : Dans un éditorial intitulé "Et maintenant ? " , la Libre Pensée dénonce le projet de l’Eglise : " Mettre sur le même plan, l’école confessionnelle et l’école officielle ". En Mars, la Libre Pensée s’inquiète des projets du Ministre Boulloche (SFIO) en matière scolaire et s’interroge : " Est - ce la fin de l’Ecole laïque ? " En Mai, est publiée une lettre ouverte à Michel Debré (Président du Conseil) et à M.Michelet (Garde des Sceaux) contre l’obligation annoncée des jurés de prêter serment " devant Dieu et devant les hommes ". Cette disposition ne sera abrogée qu’en 1972. André Lorulot salue l’élection de Jean Rostand à l’Académie Française.

    1960 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce la loi Debré. Jean Cotereau écrit : " Fille aînée, fille soumise ". Il critique " cet étranglement dans la nuit ". En Février, la Libre Pensée s’associe à la pétition du CNAL pour l’abrogation de la loi Debré et appelle tous les groupements affiliés à la faire signer massivement.

    La Raison annonce qu’au 20 Mars, la pétition du CNAL a recueilli 5.900.000 signatures. René Labrégère représente la CAN au grand rassemblement laïque du 19 Juin 1960 où sont rassemblées les 10.813.697 signatures contre la loi Debré et où voté le serment de Vincennes.

    1961 : En Avril, la Libre Pensée réclame l’abrogation des lois Debré et Marie - Barangé. Elle condamne le putsch des généraux d’Alger

    1962 : Le 13 février, la Libre Pensée participe à la manifestation contre les assassinats de Charonne. En Juin, elle soutient la grève de la faim de Louis Lecoin. La Libre Pensée se prononce pour le NON au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel.

    1963 : En Mars, mort d’André Lorulot, Président de la Libre Pensée.

    1967 : La Libre Pensée s’oppose à la circulaire du 27 Décembre sur les aumôneries.

    1970 : La Libre Pensée proteste contre le procès de Burgos.

    1971 : Le 20 Février, la Libre Pensée soutient le lycéen Gilles Guyot. Elle participe le 14 Mars au Centenaire de la Commune de Paris.

    1973 : En Septembre, la Libre Pensée condamne le coup d’Etat du général Pinochet et salue la mémoire du Président Allende.

    1974 : En Mars, la Libre Pensée condamne la réforme Haby. Le 7 Juin, la Libre Pensée emménage au 10/12 rue des Fossés - Saint - Jacques, à l’endroit de l’ancien hôtel des mousquetaires du Roi.

    1976 : les 15 et 16 Mai, la Libre Pensée rend hommage à la mémoire de Prosper Alfaric.

    1977 : En Septembre, disparaît Jean Rostand, Président d’Honneur de la Libre Pensée. La Fédération Nationale proteste contre la récupération par l’Eglise du grand libre penseur qu’il fût. En Décembre, après le vote de la loi Guermeur, la Libre Pensée " se situe en situation d’insurrection laïque ".

    1978 - 1979 : La Libre Pensée participe aux campagnes pour le droit à l’avortement.

    1980 : A l’occasion du voyage du pape en France, est inaugurée la plaque sur le siège national en hommage à Ferdinand Buisson et à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905. En Octobre, la Libre Pensée condamne le lâche attentat de la rue Copernic.

    Télécharger « L-histoire-de-la-Libre-Pense-en_a4.pdf »

     

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  • Ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à ManosqueEn ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à Manosque

    En ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à ManosqueEn ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à ManosqueEn ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à ManosqueEn ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à Manosque

     

    En ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à Manosque

    Photos Serge Bouvet

     EXTRAITS A REECOUTER:

    extrait 1

     

    extrait 2

    En ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à Manosque

    lire l'article

    Télécharger « art LM Manosque.doc »

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    Télécharger « Le Monde 1er mars 15 réserve citoyenne.doc »

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    Michel Barbe, sur le symposium de Louvain 24 04 2011

    http://librepensee04.eklablog.com/il-y-avait-conference-a-vacheres-et-banquet-gras-a-reillanne-ce-23-avr-a117220802

     

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    BANQUET GRAS LIBRE-PENSEUR!

    Ce samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à ManosqueCe samedi malsain(t), il y avait Conférence avec Michel Barbe à Manosque

     Photos Serge Bouvet

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  • 1 avril 2015

    France-culture

    Dimanche 8 février 2015 - La Libre Pensée reçoit la LDH

     

    Auditrices, auditeurs, bonjour, 
    Au micro, David Gozlan, Secrétaire général de la Libre Pensée. J’ai l’honneur et la joie de recevoir Michel Tubiana, représentant la Ligue des Droits de l’Homme.
    Pour commencer Michel, peux-tu te présenter et présenter les activités de la LDH d’une manière générale ?

    Michel Tubiana : Je suis un ancien président de la Ligue, pas tout à fait rangé des cadres, c’est pourquoi je suis là. 
    La Ligue, depuis 1898, n’a cessé de parfaire son champ d’activités et elle est loin encore de tout ce qu’elle pourrait et devrait faire : libertés publiques, libertés individuelles, défense du droit des étrangers, des droits économiques et sociaux, bien entendu de la laïcité, etc. Aucun des champs des droits ne nous est étranger, tout cela nous concerne.

    D.G. : L’invitation d’aujourd’hui est liée au fait que nous préparons ensemble, LDH, FNLP mais aussi la Ligue de l’Enseignement et l’Union Rationaliste, un colloque le samedi 21 mars. Ce colloque est intitulé « Laïcité et libertés publiques ».
    Pourquoi la LDH pense qu’il est essentiel de faire ce type de colloque ?

    M.T. : Tout d’abord parce que cela permet d’éclaircir un peu les choses en ce qui concerne la laïcité elle-même. Il ne t’aura pas échappé qu’aujourd’hui tout le monde est laïque ! Même ceux qui par le passé n’ont jamais cessé de combattre la laïcité se découvrent tout à coup un amour immodéré de la laïcité, souvent, il faut bien le reconnaître, parce que ce qui les anime avant tout c’est d’être anti musulmans. La laïcité devient une espèce de glaive porté contre les musulmans. 
    Donc c’est déjà une manière de dire ce qu’est la laïcité, c’est-à-dire un dispositif institutionnel qui sépare l’Église et l’État mais qui ne prohibe pas les religions, qui ne les empêche pas de vivre. Mais qui en revanche nous garantit à tous notre liberté de conscience, car derrière la laïcité c’est ce concept fondamental pour l’humanité c’est-à-dire avoir sa liberté de conscience en terme individuel et collectif.
    Trop souvent aujourd’hui la laïcité a été entendue comme étant une forme d’atteinte aux libertés publiques pour certains. J’ai toujours pensé que la laïcité n’avait pas besoin d’adjectif, elle se suffit à elle-même. Elle n’a pas besoin d’être « nouvelle »« ouverte » ou ce que l’on veut, elle est la laïcité telle qu’elle est instituée dans l’expérience française. Il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas beaucoup de pays qui pratiquent la laïcité, dans le sens de la Séparation des Églises et de l’État. Il y en a peut-être un ou deux autres mais pas plus. 
    La laïcité, à partir de là, et les libertés publiques, c’est l’affirmation que la laïcité est émancipatrice. Elle est émancipatrice individuellement mais elle est aussi un des concepts du dispositif institutionnel qui permet de protéger les libertés publiques, la liberté de conscience mais aussi la liberté individuelle de croire, de ne pas croire, d’être ce que l’on veut, y compris d’être sans discrimination selon ses orientations sexuelles, selon ceci ou cela, tout en organisant un vivre ensemble, une communauté de vie qui permet d’accepter les autres. 
    Or, pour des raisons ultimes que nous n’aurons pas le temps d’évoquer ici, certains pensent que la laïcité c’est la bonne méthode pour restreindre les libertés publiques. Et bien c’est là aussi un contresens majeur, c’est détourner la réalité de ce qu’a été l’histoire de la laïcité dans ce pays, qui a toujours accompagné les libertés et qui n’a jamais été une contrainte.

    D.G. : On voit bien quelle est la philosophie, partagée par la Libre Pensée, de l’organisation de ce colloque. Auditrices, auditeurs, pour bien vous faire comprendre l’importance du colloque et la portée qu’il va avoir – je le pense et je l’espère – je vais vous indiquer les intervenants : les 4 organisations citées,Jean Baubérot (Sociologue des religions), Henri Pena-Ruiz (Philosophe), Philippe PortierClaire Serre-Combe (Porte-parole d’Osez le Féminisme), Mohammed Moussaoui (Pdt de l’Union des Mosquées et Pdt d’honneur du Conseil Français du Culte Musulman), Patrice Rolland (Juriste) et Jean-Louis Bianco (Pdt de l’Observatoire de la laïcité). 
    Vous voyez qu’à travers ce panel il y a une diversité des orateurs. Des actes sortiront de ce colloque que nous espérons fructueux.

    Michel, pour revenir à la question des libertés, dans un de vos récents communiqués la LDH écrit la chose suivante : « Privilégier la dénonciation et la mise à l’écart, c’est au contraire engendrer des situations insupportables au regard des droits élémentaires des personnes visées, alimenter amertume et contentieux, donner finalement le sentiment d’une République essentiellement répressive. »
    Quelles sont pour toi les atteintes aux libertés publiques et les dangers qui en découlent ?

    M.T.  : Dans cette période de grand unanimisme national, il faut bien reconnaître que le danger qui nous guette,- c’est vrai aujourd’hui de manière démultipliée car il y a eu ces événements terribles mais c’est une vieille tendance qui ne date pas d’aujourd’hui - , c’est de vouloir un peu plus enfermer les gens dans un peu moins de libertés au nom d’un processus sécuritaire et au nom de leur sécurité. Cela a toujours été pour l’État « donnez-moi de vos libertés et je vous garantis votre sécurité. » 
    On sait que c’est un marché de dupe parce que personne n’est en état de garantir absolument la sécurité, le risque zéro n’existe pas. Non seulement il n’existe pas mais si il existait cela voudrait dire que l’on se trouverait dans une société parfaitement totalitaire et donc irrespirable. Dans ces cas-là d’ailleurs, le risque c’est toujours l’autre, celui qui pense mal, celui qui pense librement qui est souvent visé. 
    Et puis on voit bien qu’après chaque attentat, les gouvernements se font un devoir d’essayer de prendre un peu plus de mesures de contrôle de la population, un peu plus de mesures dites « anti-terroriste », un peu plus de pouvoir donné aux policiers, un peu plus de justice d’exception etc. etc.

    D.G. : Tu as des exemples par rapport à cette justice d’exception ?

    M.T. : Une mesure passée au mois de novembre, contre laquelle nous avons protesté, était de transférer la répression de l’apologie du terrorisme, - qui était dans le cadre de la loi de la presse- , au code pénal. On a bien vu tout de suite ce que cela a donné : cette espèce d’hystérie où l’ivrognerie de quiconque à l’égard d’un policier, sans même de publicité, sans même de médias, mais dans le cadre classique d’un policier qui essaie de le raisonner – un mot sur le terrorisme et c’est trois ans de prison. Etc. 
    Un gamin de 8 ans qui est parfaitement incapable d’expliquer ce que c’est que le terrorisme, se retrouve interrogé par des policiers.

    Nous avions souligné les dangers de cela. Double danger : d’abord les attaques manifestes aux libertés des gens, et aussi une forme de dévalorisation de l’apologie réelle du terrorisme que l’on a du mal à poursuivre sur le net, sur lequel on a aussi pris des mesures d’exceptions. 
    Il y a aussi le projet du gouvernement qui est cette fois-ci de passer la lutte contre le racisme, la répression du racisme, la provocation à la haine etc., de la loi sur la presse au code pénal normal. Alors là on reste un peu saisi car il faut bien percevoir ce que cela veut dire. D’une part cela va être une régression fantastique du débat en général, mais d’autre part concrètement cela veut dire quoi ? Cela veut dire que le procès des caricatures de Charlie Hebdo sera jugé dans une chambre de tout venant entre deux accidents de la route, trois chèques sans provisions, quatre junkies et autres affaires du même genre ! 
    Le débat profond, intéressant qui a lieu parce que la loi de la presse s’appliquait dans le cadre de la 17ème Chambre correctionnelle à propos des caricatures de Charlie, va se trouver transformer en délit avec n’importe quoi au bout de chemin, mais une réelle atteinte à la liberté de la presse. Et si ce n’est pas une atteinte directe à la liberté de la presse cela le sera indirectement par les phénomènes d’auto censure que cela engendrera.

    Voilà deux exemples qui ne sont pas les pires. 
    Une idée : la France a vécue 5 ans sans juridiction d’exception. 5 ans dans ces trente dernières années.
    81 : Abolition de la Cour de sureté de l’Etat
    86 : Création des juridictions et procédures anti-terroristes.
    Depuis 86, 15 lois sont intervenues pour durcir la chose et comme nous l’avions dit, comme nous l’avions prévu, malheureusement la procédure anti-terroriste a fait des petits et maintenant il y a la procédure dite« en criminalité organisée » qui rejoint quasi à l’identique la procédure anti-terroriste. C’est-à-dire que ce qui était censé être une exception est pratiquement devenu le doit commun au niveau de la procédure pénale.

    D.G. : Cela va être difficile pour un libre penseur de se mettre dans cette peau là, mais je vais me faire l’avocat du diable. Dans le climat délétère que tu as décrit, certains médias et surtout certains instituts de sondages justifient la situation et affirment notamment que les Français sont prêts à abandonner une part de leur liberté. Faut-il abandonner une part de nos libertés pour justement se protéger de phénomènes qui semblent nous dépasser ? On pourrait revenir après sur l’origine de ces phénomènes, on a un point de vue là-dessus.

    M.T. : C’est une idée ancienne. Surfer sur la peur, l’émotion pour essayer de faire passer des choses, le gouvernement précédent avait atteint si je puis dire, le niveau du reflex de Pavlov. A chaque événement de droit commun ou autre on nous faisait une nouvelle loi en matière pénale !
    Le pouvoir actuel le fait avec un peu plus de modération et un peu plus de temps, je lui en donne acte, ce qui n’enlève rien à la nocivité de fond de ces mesures. Quant aux fonds des choses, il n’y a pas de meilleure réponse que celle que Benjamin Franklin a donnée : « Ceux qui pensent qu’en abandonnant un peu de liberté ils auront un peu plus de sécurité, n’auront au bout de chemin ni sécurité ni liberté. »

    D.G. : Là-dessus on est vraiment d’accord. Aujourd’hui il y a un débat sur « comment fairepour réintroduire la notion de laïcité dans la société ? ». C’est vrai que c’est complexe. Est-ce que la Ligue des Droits de l’Homme a une idée sur la remise en place de ces questions de laïcité ? 
    Nous, je te le dis, comme cela on est dans le débat, nous considérons que c’est le politique tout d’abord qui doit donner l’exemple. Qu’est-ce que vous en pensez ?

    M.T. : Bien évidemment que c’est le politique qui doit donner l’exemple et respecter le caractère laïque des institutions sous tous ces aspects. En même temps, faire de la laïcité une espèce d’alpha et oméga de la résolution d’une crise qui a bien d’autres composantes que l’aspect laïque, c’est comme penser que l’école va résoudre tous les problèmes. C’est faire supporter à l’Éducation Nationale des enjeux sociétaux qui dépassent et de loin, la place de la seule école !
    Problèmes sociaux, mais aussi il faut le dire très clairement, cette espèce de culture post-coloniale qui a imposé un mode de vie ghettoïsant, stigmatisant, dévalorisant, à toute une partie de la population, ceux que l’on qualifie encore aujourd’hui d’immigrés de la 2ème et 3ème génération qui ont une carte nationale d’identité française, mais on continue de les qualifier d’abord d’immigrés. Je ne sais pas à quelle génération on finira par enlever cette terminologie mais il faut espérer que ce soit le plus rapidement possible car ça n’a déjà que trop tardé ! Cela illustre bien ce type de problème d’ostracisme et autre. Ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on devient criminel, ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on devient djihadiste ou fondamentaliste.
    Avant de se préoccuper d’un certain nombre de problèmes symboliques, faudrait-il que les symboles de la République soient respectés. 
    Et les symboles de la République ce sont, certes la laïcité, mais aussi l’égalité, l’égalité sociale, le fait qu’il n’y ait pas de discrimination, le fait de pouvoir vivre de son travail, et le fait que l’Éducation nationale soit autre chose qu’une machine à reproduire des échecs dans un certain nombre de quartiers. 
    Voilà ce que je peux dire.

    D.G. : Je te remercie. Je rappelle que ce colloque aura lieu le 21 mars. « Laïcité et libertés publiques » avec la LDH, la Ligue de l’Enseignement, l’U.R. et la FNLP.

     
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  • INVITATION CONFERENCE-DEBAT 04 AVRIL 2015  à MANOSQUEINVITATION CONFERENCE-DEBAT 04 AVRIL 2015  à MANOSQUE

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour ceux qui bafouent tous les jours la loi de 1905, il y aurait "un avant et un après 11 janvier 2015" pour la laïcité?

    NON!

    La république n'est ni catholique, ni juive, ni musulmane, ni athée, ni libre penseuse! Elle est laïque! L’État et les cultes sont séparés!

    APPLICATION STRICTE DE LA LOI:

     
    Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat.
     
    Article 1
    La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.

    Article 2

    La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

     Article 19

    Elles [Les associations cultuelles ] ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l’État, des départements et des communes.

    Respect de la laïcité scolaire!

    Abrogation de la loi Debré qui finance l'enseignement privé confessionnel (>10 milliards par an, soit 20% de l'impôt sur le revenu)

    Fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée!

    Abrogation du statut clérical d'Alsace-Moselle!

    Application de la loi de 1905 en Guyane, département d'Outre-mer!

    Application de la circulaire Jean Zay! (Télécharger « Jean Zay Circulaires de 1936 37.doc » )

    Abrogation de l'art 10 de la loi Jospin de 1989!( Télécharger « loi jospin artjuillet 1989 10.doc » )

    Abrogation de toutes les lois antilaïques!

    ________________________________________________________

     

    INVITATION CONFERENCE-DEBAT 25 04 2015 MANOSQUE

    Télécharger « Invitation 4 Avril 2015 Manosque.pdf »

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  • La Raison n°599 (mars 2015) est disponible. De la guerre à l'extérieur à la guerre à l'intérieur

    La Raison n°599 (mars 2015) est disponible

    Extrait de l'éditorial de Jean-Sébastien Pierre, président de la FNLP

     

    De la guerre à l'extérieur à la guerre à l'intérieur

    De la guerre à l’extérieur à la guerre à l’intérieur

    N’oublions pas les mots de Jean Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Force est de constater que la guerre sévit ou affleure dans bien des régions du monde. A la faveur des terribles événements de janvier, l’assassinat des journalistes de Charlie-Hebdo et la prise d’otage de Vincennes, les commentateurs "avisés" nous déclarent que : « nous serions entrés dans l’ère du « choc des civilisations ». En bref, Jaurès avait tort, ce ne sont plus les intérêts mercantiles du Capital, mais les incompatibilités culturelles et, en particulier religieuses, qui fonderaient les conflits. Dans ce cas, bien entendu, il faudrait choisir son camp, et la défense de l’Occident chrétien s’identifierait avec celle de la démocratie et des valeurs républicaines. C’est gonflé, c’est énorme, il fallait le trouver, mais c’est le propre de l’idéologie que de surfer sur les apparences. J’invite nos lecteurs à se pencher sur l’article de David Gozlan dans le présent numéro.
    C’est une toute autre analyse qu’il nous propose.(...)



    Lire la suite de l'article


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  •  

    Le principal journal catholique La Croix  accuse réception de la demande de la Libre Pensée pour que la vérité soit faite sur les cadavres de centaines d’enfants découverts au Couvent de Tuam en Irlande. Confirmation est faite, sur le fond, de  la nécessité de la démarche de la Libre Pensée. Puisque que « canoniquement » la Congrégation est « de droit pontifical » et ne dépend pas de la Conférence des Evêques de France, l’Association Internationale de la Libre Pensée va prochainement interpeler le Pape François directement au Vatican. La Justice et la Vérité doivent être faites. 

     

    Télécharger « Couvent de Tuam La Croix.pdf »

     

    L'interpellation par la FNLP:

    http://librepensee04.eklablog.com/lettre-ouverte-a-monsieur-l-archeveque-georges-pontier-president-de-la-a114768854

     

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  • Lettre à la rédaction de La Marseillaise

    Lettre à la rédaction de La Marseillaise

     

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  • LISTE DES LOIS ANTILAÏQUES A ABROGER, LE PLUS TÔT SERA LE MIEUX!

    LISTE DES LOIS ANTILAÏQUES A ABROGER, LE PLUS TÔT SERA LE MIEUX!

    LISTE DES LOIS ANTILAÏQUES A ABROGER, LE PLUS TÔT SERA LE MIEUX!

     

                                                                              Jean Zay

     A COMMENCER PAR LA LOI DEBRE (1959)!

    Télécharger « LOIS ANTI LAÏQUES.pdf »

     

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  • Lettre ouverte du Bureau de la Fédération Ardéchoise et Drômoise à M. Jean Jacques Queyranne, Président du Conseil Régional, à Valérie Malavieille et à Olivier Dussopt, Député-Maire d'Anno

    Lettre ouverte du Bureau de la Fédération Ardéchoise et Drômoise à M. Jean Jacques Queyranne, Président du Conseil Régional, à Valérie Malavieille et à Olivier Dussopt, Député-Maire d'Annonay
    La Libre Pensée informe de la lettre ouverte de sa Fédération de la Drôme-Ardèche adressée au Président du Conseil Régional sur une question de financement public de l’enseignement privé.


    Le lycée privé catholique St-Denis vient d'inaugurer son nouveau pôle scientifique. A cette inauguration, Mme Valérie (...)

    Télécharger « Lettre ouverte à Jean Jacques Queyranne.pdf »

     

     

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  • La Libre Pensée classée comme nouvelle maladie mentale : Ils sont fous ces Romains !

    Source : Esprit Sciences Métaphysiques : Est-ce que la non-conformité et la Libre Pensée sont une maladie mentale ? Selon la dernière édition du DSM-IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), oui.
    Ce manuel identifie une nouvelle maladie mentale appelée « trouble oppositionnel (...)

    Lire la suite de l'article

                                                                                    Téléchargez l'article FNLP :

    Télécharger « La Libre Pensée une maladie mentale.pdf »

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    http://www.espritsciencemetaphysiques.com/la-non-conformite-et-la-libre-pensee-considerees-comme-maladies-mentales.html

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    Un "malade mental" assis? Et les autres, tous sains d'esprit?

    La Libre Pensée classée comme nouvelle maladie mentale : Ils sont fous ces Romains !

    "The Mortal Storm"(1940)

    Film de Frank Borzage

    {The Mortal Storm est un film admirable,l'un des plus lucides et des plus réalistes dans un contexte historique immédiat. On y voit un autodafé de livres et la première représentation cinématographique d'un camp de concentration où disparaissent les opposants allemands au régime nazi. Nous sommes en 1940.}

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    Sigmund, reviens! Ils sont devenus fous!

    La Libre Pensée classée comme nouvelle maladie mentale : Ils sont fous ces Romains !

    Télécharger « Sigmund Freud l'avenir d'une illusion.doc »

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    Lire cet article du Monde:

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/05/13/dsm-5-le-manuel-qui-rend-fou_3176452_1650684.html

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