• Bernard Mezzadri : relaxé !

    RELAXE!

     

    Bernard Mezzadri : relaxé !

     

    Le Président de l’Université : débouté et condamné moralement

     

    La Justice est passée !

     

    La Fédération nationale de la Libre Pensée a soutenu Bernard Mezzadri de l'Université d'Avignon dans le procès intenté pour « racisme » suite à un message qu'il avait adressé à ses collègues, message dans lequel il reprenait ironiquement des propos nauséabonds de Manuel Valls, lorsque ce dernier était maire d'Evry.

     

    L'audience s'est tenue le 26 janvier et le Tribunal d'Avignon a rendu son verdict le 10 février : relaxe de Bernard Mezzadri et nullité de la constitution de partie civile par le Président de l'Université.

     

    C'est un échec retentissant pour ceux qui, à l'instar de l'Inquisition remettant au bras séculier ceux qu'elle avait jugés hérétiques, avaient fait un signalement au Procureur de la République ; puis s'étaient portés partie civile à la veille du procès pour tenter de se présenter grotesquement en victime, parce qu'il leur fallait bien en trouver une à fournir au Tribunal.

     

    Le Président a ainsi violé les traditions pluri-séculaires des Franchises universitaires (codifiées par la loi de 1880, mais remontant à 1282)  qui garantissent la libre expression des universitaires et des étudiants dans l’enceinte des Universités, et celle du « jugement par les pairs » des universitaires, inscrites dans leurs statuts

     

    La procédure disciplinaire normale eût été de convoquer d’abord  les instances paritaires de la faculté avant même toute saisine de la juridiction civile ou pénale. La procédure utilisée par le Président de l’Université s’apparente à un véritable  coup de force contre le droit disciplinaire.

     

    Pas plus aujourd'hui qu'hier, il ne saurait être toléré que s'instaurent des directeurs de conscience qui prétendent régenter les convictions des citoyens et leur expression pas plus qu'il ne saurait être accepté que la séculaire liberté de parole au sein de l'Université soit bafouée.

     

    C'est la grande portée de ce jugement qui fait honneur à la Justice.

     

    Hier comme aujourd’hui : Respect des Franchises universitaires !

     Non à l’Inquisition ! Non aux procès en sorcellerie !

     Respect de la liberté d’opinion et d’expression !

    Paris, le 14 février 2016

    ___________________________________________________

    http://www.ledauphine.com/vaucluse/2016/02/10/ironie-sur-les-blancos-de-valls-le-prof-de-fac

     

    ___________________________________________________________________

    21 janvier 2016

    Communiqués

    Retour de l’Inquisition dans la cité des papes ?

    La Libre Pensée a pris connaissance de la citation à comparaître devant le Tribunal correctionnel d’Avignon de Bernard Mezzadri, Maître de Conférences à l’Université d’Avignon et des pays de Vaucluse.

    Le motif est qu’il aurait « provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

    Ce qui vaut à Bernard Mezzadri d’être ainsi mis en cause, c’est sa réponse ironique, le 27 mai dernier, à un message dithyrambique du Président de l’Université annonçant à une liste de diffusion interne [uapv-débats] la signature du Contrat de Plan État-Région en présence du Premier ministre.

    Rappelons qu’en 2008, lors de la visite d’une brocante à Évry, ville dont il était alors maire, Manuel Valls, après avoir dit « Belle image, belle image de la ville d’Évry », avait demandé à un membre de son équipe de rajouter « quelques blancs, quelques whites, quelques blancos » devant la caméra de Direct 8 qui filmait pour l’émission « Politiquement parlant ».

    Dans sa réaction critique en interne au message du Président de l’Université, paraphrasant pour les stigmatiser les propos de Manuel Valls, Bernard Mezzadri a notamment « espéré qu’en cette grande occasion » de la signature du contrat de plan État-Région que la délégation de l’Université « compte suffisamment de “blancos” (et pas trop de basanés) afin de ne pas donner une trop mauvaise image de notre établissement ».

    Pour le Président de l’Université, ces propos  « semblaient tomber sous le coup de l’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » et il en a donc fait un signalement au Procureur de la République et au Recteur, sans d’ailleurs que Bernard Mezzadri en connaisse à ce jour le contenu.

    Et d’une présomption d’outrage là où il n’y avait qu’un propos à prendre au 2e degré, Bernard Mezzadri se retrouve aujourd’hui accusé de provocation à la haine raciale. la Libre Pensée dénonce le choix du chef d’inculpation, délibérément infamant, puisqu’il attribue calomnieusement au prévenu des idées et intentions contraires à ce qu’il a toujours défendu.

    Tous les citoyens attachés à la liberté de conscience ne peuvent qu’être extrêmement inquiets face à la mise en cause de la liberté d’expression à l’Université d’Avignon. L’imprimatur ou le tribunal correctionnel ? Exit le libre débat, la confrontation des points de vue ?

    Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, Bernard Mezzadri doit être relaxé.

    Paris, le 21 Janvier 2016

    « obsèques civiles: réponse commune de CastellaneLe retour de l’Inquisition du Moyen-Âge »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :