• Défense de la loi de 1905

    de Séparation des Églises et de l’Etat !
    Abrogation de la loi Debré !

    jeudi 9 avril 2015  par  federation nationale

     

    Non à la division ! Non à la diversion !

    Début janvier 2015, la Fédération nationale de la Libre Pensée lançait un appel public à l’ensemble des laïques informant qu’elle organisait

    Le 5 décembre 2015 à 15H,

    place de la République à Paris,

    à l’occasion du 110e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905,

    une manifestation nationale pour l’abrogation de la loi Debré !

    La loi de 1905, et particulièrement son article 2, interdit tout financement public des cultes. Or, la Libre Pensée a établi, sans qu’aucune contestation n’ait pu être émise, que chaque année

    Ce sont 10 milliards d’euros de fonds publics qui sont détournés au profit de l’Église catholique et de ses œuvres.

    Ceux qui ne cessent de nous parler de « laïcité » à tout propos sur l’Islam n’ont pas un mot pour dénoncer une telle rupture du principe de Séparation des Églises et de l’État. Les mêmes qui n’ont de cesse de dénoncer les musulmans, et qui veulent constituer contre nos concitoyens une juridiction d’exception communautariste, n’ont pas un mot pour remettre en cause cette violation flagrante de la laïcité institutionnelle au profit de l’Église catholique.

    Comme pour eux, il faut empêcher à tout prix la remise en cause de la loi Debré du 31 décembre 1959 qui organise de tels détournements de fonds publics au profit de l’enseignement catholique, il leur faut tenter misérablement de faire une diversion pour diviser le mouvement laïque qui entend rester fidèle au Serment de Vincennes de juin 1960.

    C’est ainsi qu’un « collectif laïque » basé dans le Var lance, le 3 avril 2015 (3 mois après l’Appel de la Libre Pensée) un appel pour une « manifestation le 13 juin 2015 », pour tenter de dresser un barrage à la proposition de la Libre Pensée.

    Un dénommé Patrice Decorte, ose ainsi écrire : « Depuis plusieurs années, les attaques contre la loi de 1905 se succèdent de la part de responsables religieux, qui voudraient retrouver une place reconnue dans les affaires publiques, encouragés par des responsables politiques qui soutiennent cette démarche… Dans l’affaire des crèches de Noël au dernier trimestre 2014, c’est la simple application de la loi, de l’article 28 de la loi de 1905 qui a été remise en cause de façon provocatrice par des dirigeants politiques, de l’UMP au FN ! »

    Quel mensonge par omission !

    Ainsi donc, il n’y aurait que l’UMP de Nicolas Sarkozy et le Front national de Marine Le Pen qui auraient condamné l’action de la Libre Pensée contre la présence des crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République, maison commune de tous les citoyens ?

    Comment Monsieur Decorte peut-il tenter de cacher que Manuels Valls, Jean Glavany, Julien Dray, Jean-Christophe Cambadélis ont exprimé la même position que l’UMP et le FN ?

    Cela a été l’union nationale antilaïque de l’extrême-droite au PS en passant par l’UDI

    On voit donc clairement le but de la manœuvre de son appel pour le 13 juin :

    Diviser le camp laïque, faire une diversion au profit du gouvernement !

    Dans cet « appel » de Monsieur Decorte, il n’est pas question une seule fois de lutter « sans trêve ni relâche » pour l’abrogation de la loi Debré comme l’exigeait le Serment de Vincennes. Il s’agit, uniquement de refuser simplement son extension aux écoles privées musulmanes.

    Non à la division ! Non à la diversion !

    La Fédération nationale de la Libre Pensée organise la manifestation nationale laïque le 5 décembre 2015 à 15H place de la République à Paris.

    Elle n’entend pas imposer son point de vue à quiconque. Chaque militant laïque, chaque association laïque pourra venir manifester avec la Libre Pensée le 5 décembre 2015 sans pour autant partager tous les points de vue de la Libre Pensée.

    Mais la Fédération nationale de la Libre Pensée n’entend pas laisser faire impunément les diviseurs du camp laïque. Elle saura prendre toutes les mesures pour que le 110e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 voit un véritable rassemblement des laïques et des libres penseurs et non, qu’à cette occasion, une opération, une de plus, d’enfumage soit faite au profit du gouvernement qui a les yeux de Chimène pour les patrons, les généraux et les curés.

    Que chacun se le tienne pour dit !

    Paris, le 9 avril 2015
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  • COMMUNIQUE DE LA FNLP: « Les prêtres », l'évêque et le Premier ministre. 

    -Communiqué-
    « Les prêtres », l'évêque et le Premier ministre.

    Un démêlé entre la RATP et l' évêque catholique romain Di Falco Leandri à propos d'un désaccord sur l'énoncé d'une publicité fait l'objet d'un buzz médiatique qui débouche étrangement sur un débat politique.

     

    Ainsi, un boy's band propulsé par un évêque producteur rompu au marketing s'affiche donc dans les couloirs du métro et agrémente sa communication d'une référence aux chrétiens d'Orient et voici que la confusion s'empare de nouveau des media et que le Premier ministre tranche en une phrase, alors qu'un tribunal civil est appelé à juger en référé.

    La laïcité n'est nullement en cause, la RATP est une régie exploitée sous la forme d'établissement public industriel et commercial, c'est-à-dire une entreprise qui, comme bien d'autres, a ses propres pratiques en matière de contrats publicitaires, c'est d'ailleurs ce que le tribunal s'apprête à juger.

    Mais la confusion existe bel et bien et elle a un sens celle de ramener les communautés religieuses au centre des débats publics et de faire du Premier ministre, qui se met facilement dans la peau du Premier consul du concordat de 1801, devenant l'arbitre des bonnes pratiques religieuses, tandis que l'évêque Di Falco promeut son petit commerce en utilisant les faits de guerre dramatiques qui se déroulent en Irak et en Syrie.

    De nombreuses minorités religieuses : catholiques, orthodoxes, nestoriens, alevis, yezidis , bektachis… sont victimes de crimes de masse et d'exactions dans les conflits qui ravagent la Syrie et l'Irak depuis vingt-cinq ans, alors même que les individus y sont plus que jamais assignés à une identité communautaire. Le fait pour l'évêque Di Falco de soutenir l'une d'elle relève de sa décision politique, en cohérence avec celle du Pape, cela confirme le retour de l’Église catholique sur la scène politique, ce qui est son droit.

    Mais qu'un Premier ministre de la République s'engage dans cette polémique au côté de l'évêque, cela confirme l'appréciation de la Libre Pensée : quand la « laïcité » est partout, elle n'est nulle part ! Cette confusion entretenue est lourde de tous les dangers. La Libre Pensée invite citoyennes et citoyens à conforter à ses côtés la loi de Séparation des Eglises et de l’État en préparant la manifestation nationale organisée le 5 décembre 2015 à Paris à l'occasion de son 110e anniversaire.

    Paris le 06 avril 2015

    Télécharger « Communiqué RATP DI FALCO.pdf »

     

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  • Interdire la communication des données personnelles par l'Église catholique La Libre Pensée soutient l'exigence légitime des expatriés.

    Interdire la communication des données personnelles par l'Église catholique

     

    La Libre Pensée soutient l'exigence légitime des expatriés.



    Thomas Bores, jeune travailleur français expatrié, a, comme d'autres citoyens, été surpris de voir l'administration prélever sur son salaire plusieurs centaines d'euros au profit du diocèse catholique de Berlin. La Libre Pensée (France) et la Ligue internationale des athées et sans confession (IBKA- (...)

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  •  FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

     

    Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)

     

    10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS – Tél  : 01 46 34 21 50 – Fax  : 01 46 34 21 84

    libre.pensee@wanadoo.frhttp://www.fnlp.fr

     
      "1905 – 1995 – 2005 – 2015" Christian Eyschen  

    1905 – 1995 – 2005 – 2015

     

    Le 9 décembre 1905, était votée la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Publiée au Journal officiel le 11 décembre, elle était applicable dès le 1er janvier 1906. Elle sera suivie par la mise en œuvre des inventaires pour recenser ce qui appartenait à la République et qui fut payé par les contributions du peuple, le plus souvent de manière forcée, contre des remises de peine pour l’au-delà.

     

    C’est par l’effort conjoint des républicains, des laïques, des libres penseurs, des Francs-maçons, des radicaux et des socialistes que l’adoption de cette loi de liberté put voir le jour. Une intense mobilisation dans le pays républicain dut être mise en œuvre pour aboutir. Incontestablement, la Libre Pensée fut l’aile marchante de ce mouvement.

     

    La Libre Pensée constitua la fraction la plus résolue dans ce combat pour « rendre la République à son sentiment de dignité » selon la belle formule de Jean Jaurès. Et c’est tout naturellement que les leaders de la Libre Pensée s’illustrèrent dans le débat parlementaire, parfois sur des positions différentes, voire opposées. Mais tous les Députés et Sénateurs libres penseurs votèrent la loi.

     

    La Libre Pensée suppose, en effet, de penser et d’être libre. Et donc d’avoir parfois des approches différentes, ce qui est le fondement de la démocratie et de l’action. Des critiques y verront sans doute une contradiction, mais c’est souvent la contradiction qui est féconde.

     

    L’Assemblée nationale, qui était à l’époque vraiment assemblée (délibérante) et nationale (représentant la Nation), résonna des propos cultivés et éclairés de Jaurès, Briand, Allard, Buisson. Et dans une alliance féconde, Jaurès, Briand et Buisson accomplirent le Grand œuvre de la laïcité. Une loi de liberté vit ainsi le jour.

     

     

    1995 : la Libre Pensée renoue avec son histoire

     

    Après quelques décennies, où notre Libre Pensée périclitait pour des raisons internes et aussi pour des causes extérieures, par un effort de jeunes et de moins jeunes militants, qui ne voulaient pas voir la « vieille maison » disparaître (ce que voulaient les grands du « monde laïque » tout embourbés qu’ils étaient dans leur allégeance au pouvoir), il fut décidé de rebattre le pavé pour la défense de la Séparation des Eglises et de l’Etat.

     

    Le pari était fou et un peu risqué, mais il fut tenu avec succès. En 1995, la Libre Pensée, avec bien d‘autres laïques, décida de constituer le Comité de Liaison et d’Initiative Laïque (CLIL). Militants politiques, militants syndicaux, membres d’associations philosophiques diverses, laïques et libres penseurs firent front commun pour exiger le rétablissement de la loi de 1905 et l’abrogation du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle.

     

    L’anecdote retiendra que c’est dans un banquet de la Libre Pensé du vendredi-dit-saint à la Mutualité, qui en avait vu bien d‘autres, que des centaines de laïques unis dans leurs diversité, décidèrent de lancer l’appel à la manifestation du 9 décembre 1995.

     

    Nous fûmes ainsi 10 000 environ à manifester en direction de l’Assemblée nationale. Stupeur dans le monde médiatique et bienpensant, la manifestation fut un vrai succès. Le chroniqueur religieux du Monde devait constater dans les colonnes du quotidien qui sort à l’heure des vêpres : « 10 000 libres penseurs dans la rue, reprenant les mots d’ordre traditionnels du mouvement laïque ».

     

    René Remond, la réaction faite plumitif clérical,  écumait de rage dans les pages d’une revue jésuite. Lui qui avait proclamé, urbi et orbi, la mort de l’anticléricalisme devait reconnaître que nous étions toujours là et bien vivants. Avec le sûr instinct de la bête blessée, il analysait que cette manifestation avait autant d’importance sur le plan politique que la manifestation du 16 janvier 1994 contre la modification de la loi Falloux qui avait vu une masse considérable de manifestants descendre dans la rue.

     

    Plus que le nombre, ce qui est en soi important, c’est la méthode de la Libre Pensée qui fut déterminante. En réunissant des militants et responsables que d’autres engagements séparaient, en étant véritablement le centre de l’union laïque, elle avait semé des graines qui ne feront  que germer davantage.

     

    Elle accomplissait, 11 ans après l’Appel aux citoyens du Congrès national de la Libre Pensée de Chauny, un pas déterminant vers la reconstruction du mouvement laïque. L’esprit devenait matière. Le mouvement était véritablement lancé.

     

    Quand la manifestation se tint, le pays était encore partiellement paralysé par les mouvements de grève contre la loi Juppé de destruction de la Sécurité sociale. A la tête des manifestations, le libre penseur Marc Blondel qui joua un rôle considérable sur le plan social. La laïcité et le syndicalisme ouvrier étaient intrinsèquement liés. A bas la Calotte et vive la Sociale !

     

     

    2005, la Libre Pensée organise le 100e anniversaire de la loi

     

    Sur la base de ces avancées, la Libre Pensée est alors en pointe pour les 100 ans de la Séparation. Le progrès est tel, qu’il n’est nul besoin de mettre en œuvre une structure particulière comme le CLIL. La Libre Pensée, en tant que telle, existe avec force et vigueur. Elle rend public dès janvier, lors de la réunion traditionnelle de sa Commission Administrative Nationale, un Manifeste pour la défense de la loi de 1905.

     

    Elle y décline tous les aspects nécessaires dans la logique de Ferdinand Buisson : « La Séparation des Eglises et de l’Etat n’est pas le dernier mot de la Révolution sociale, mais elle en constitue indéniablement le premier ». Les Fédérations départementales préparent activement la montée à Paris.

     

    Régulièrement, la Raison publie des appels nominatifs de militants syndicaux, politiques, enseignants, artistes, universitaires, associatifs, personnalités qui appellent à la manifestation du 10 décembre 2005. La chair se reconstitue autour des os. La Libre Pensée associe, agrège autour d’elle militants et associations.

     

    Le 10 décembre 2005, plus de 12 000 personnes manifestent avec la Libre Pensée. En tête, le Grand Orient de France, que la Libre Pensée, par courtoisie, a accepté de voir défiler pour ouvrir le passage à son cortège de loin, très loin, le plus nombreux. Devant les drapeaux rouges, noirs et rouge et noir, une centaine de signataires des appels initiés par la Libre Pensée forment un carré significatif de personnalités.

     

    Marc Blondel, membre de la CAN de la Libre Pensée conduira le cortège et battra le pavé parisien comme en 1995 avec Claude Jenet, lui aussi libre penseur. Et ils en serreront des mains, pas toutes aussi célèbres que celle de 1995, mais quand même. Encore et toujours : « A bas la Calotte et vive la Sociale ! »

     

    Derrière, se pressent aussi les éternels ralliés de la dernière heure. Toutes les tentatives d’opposition et de diversion seront balayées comme un fétu de paille. Pour certains, la haine électronique fera office de cortège et de défouloir de leur dépit désappointé.

     

    Un meeting se tiendra à la fin, où le Grand Orient de France, la Libre Pensée, l’IHEU (Association internationale à laquelle adhère à ce moment-là la FNLP) prendront la parole. Cela restera un moment historique où des milliers de poumons crieront d’une seule voix, souvent pour la première fois : « A bas la Calotte ! ». Bien creusé, vieille Taupe !

     

    A la demande de la Libre Pensée, dès le retour dans leurs terres, les libres penseurs vont établir minutieusement la carte des subventions publiques pour les cultes. Les budgets de l’Etat et des collectivités territoriales seront passés au peigne fin de l’analyse laïque. Le résultat sera rendu public dans les inventaires laïques en décembre 2006, lors d’une séance présidée par Marc Blondel, où il indiquera que plus de 10 milliards d’euros de fonds publics sont détournés chaque année au profit de l’Eglise catholique et de ses œuvres.

     

    Dans la grande salle Ambroise Croizat de la Bourse du Travail, unissant à nouveau le mouvement laïque et le mouvement ouvrier, seront détaillés et égrenés le détail des détournements. Ce chiffre de 10 milliards ne sera jamais contesté et, même, deviendra la référence en la matière.

     

     

    2015, plus haut, plus vite, plus fort

     

    En janvier 2015 à nouveau, la CAN de la Libre Pensée décide de lancer un appel pour la tenue d’une manifestation nationale le 5 décembre à Paris pour le 110e anniversaire de la loi de Séparation. La période a changé. On ne parle plus que de la laïcité, après l’avoir tant ignorée. Même si les Libres penseurs ne sont pas dupes, il y a là en quelque sorte un hommage du vice à la vertu. 

     

    La Libre Pensée a toujours pensé que l’art de la politique, c’est de rendre possible ce qui est nécessaire. A l’inverse, beaucoup pense exactement le contraire, et encore : les jours de fête ! Pour eux, tout dépend du bon vouloir du prince qui nous gouverne. Certains prennent les Bastille, d’autres montent la garde pour les protéger. Et que dire des relents de xénophobie anti-arabe qui ponctuent et qui polluent bien des discours pseudo-laïques.

     

    La Libre Pensée considère que le principe de Séparation des Eglises et de l’Etat repose sur deux principes :

    -        La Séparation de la sphère publique et la sphère privée.

    -    Le non-financement des cultes, directement ou indirectement.

     

    C’est pourquoi l’appel de la Libre Pensée met au centre de la manifestation la question de l’abrogation de la loi Debré, qui est la mère de toutes les lois antilaïques. C’est par la loi Debré que l’Eglise catholique et ses œuvres sont massivement financées sur les fonds publics. C’est le cœur atomique du combat laïque.

     

    Comme par un curieux hasard, tous ceux qui ne voient la laïcité que par le prisme antimusulman, se refusent à mener toute action pour l’abrogation de la loi Debré. Dis-moi qui tu critiques, je te dirai quels intérêts tu défends.

     

    La laïcité est au cœur des questions de société. C’est une défaite de l’Eglise catholique et de toutes les religions. L’opiniâtre travail de la Libre Pensée a permis que les associations historiques de la laïcité se rencontrent, se retrouvent et agissent de concert.  Sans que personne ne renie quoique ce soit, une analyse commune s’est fait jour sur la question de la Séparation public/privé et pour la défense des libertés démocratiques.

     

    Le mouvement laïque se reconstruit sur un nouvel axe. Une excellente entente, basée sur une compréhension commune des problèmes, existe entre la Ligue de l’Enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union rationaliste et la Libre Pensée.

     

    Chacun a fait un bout du chemin et a compris que la laïcité, ce n’est pas l’interdit, c’est au contraire la possibilité de dire oui à sa conscience. Comme en 1905, la liberté de conscience a de nouveau rendez-vous avec son histoire. La Libre Pensée a toute sa place dans cette action et cela se verra le 5 décembre 2015.

     

    Christian Eyschen

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  • Plein succès du colloque sur « Laïcité et libertés publiques »

    samedi 21 mars 2015  par  federation nationale
    popularité : 100%
     
     

    Dans une salle de la Bourse du Travail dans laquelle il a fallu rajouter des chaises pour pouvoir accueillir tous les participants, la Fédération nationale de la Libre Pensée, la Ligue de l’Enseignement, l’Union rationaliste et la Ligue des Droits de l’Homme et divers intervenants ont pu échanger sur le thème de la Laïcité et des libertés publiques.

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    la tribune de la matinée

    Sous la présidence de Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée, ont pris la parole :

     

    • Michel Godicheau : Commission « Droit e t Laïcité » de la Libre Pensée 

       
    • Jean Baubérot : Sociologue des religions  

     

     

    • Jean-Michel Ducomte : Président de la Ligue de l’Enseignement

       

    • Mohammed Moussaoui : Président de l’Union des Mosquées, Président d’honneur du Conseil Français du Culte Musulman 

     

    • Philippe Portier : Directeur d’études  à l’Ecole pratique des hautes études   

     

    • Claire Serre-Combe : Porte-parole d’Osez le Féminisme  

     

    Sous la présidence de Pierre Tournemire, vice-Président de la Ligue de l’Enseignement :

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    la tribune de l’après-midi
    • Christophe Habbas du Grand Orient de France, représentant le Grand Maître Daniel Keller
    • Françoise Olivier-Utard de l’Union rationaliste
    • Patrice Rolland : Professeur agrégé de droit public (GSRL)
    • Michel Tubiana : Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme
    • Jean-Louis Bianco : Président de l’Observatoire de la laïcité
    • Un débat avec la salle a eu lieu à la fin auquel les différents intervenants ont pu répondre.
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                                                              la salle        

    Notre ami Henri Pena-Ruiz a été empêché de venir au dernier moment pour des raisons personnelles.

    Les Actes de ce colloque seront publiés prochainement. Les personnes désireuses de les commander peuvent s’adresser à la Librairie de la Libre Pensée « marina.librairielp@wanadoo.fr »

    Paris, le 21 mars 2015
     
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  • Laïcité : Universités, Entreprises, Islam Que cherche le Gouvernement ?

    Laïcité : Universités, Entreprises, Islam
    Que cherche le Gouvernement ?

     

    Il n’y a guère de jour où le Gouvernement ne fait pas d’annonces tonitruantes par rapport à la laïcité. Toutes ont un même contenu : remettre en cause la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 et les fondements de la laïcité.


    L’université républicaine est menacée

    Laïcité : Universités, Entreprises, Islam Que cherche le Gouvernement ?Une campagne savamment orchestrée dans les allées du pouvoir, avec l’aide des supplétifs subsidiaires et souvent subsidiés, remet au-devant de la scène la question du foulard islamique dans les facultés. Ceci a pour objet de s’inscrire dans la politique anti-terroriste qui voudrait voir des islamistes armés partout.

    Rappelons les grands principes de la démocratie, de la République et de la laïcité. L’Université a conquis de hautes luttes son indépendance contre les ingérences du pouvoir et du clergé. Enseignants et étudiants ont conquis les franchises universitaires qui font des facultés publiques des lieux de savoir et de liberté dans la recherche.

    Cette liberté semble insupportable aujourd’hui à bien des gens. Ainsi, l’inévitable Eric Ciotti, député UMP, écrit dans le Monde du 7 mars 2015 pour exiger que la loi de 2004, interdisant le voile islamique à l’Ecole (car sous couvert de signes religieux ostentatoires, il ne s’agit que de viser une certaine catégorie de la population), soit étendue à l’université.

    Il s’agit clairement de soumettre l’université à la pensée unique et aux exigences du gouvernement qui obéit à l’Union européenne. Il s’agit de mettre à bas les franchises universitaires qui sont garantes des libertés démocratiques. Rappelons aussi que le même Ciotti trouvait tout à fait normale la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République. Sa « laïcité », comme pour tant d‘autres, est à géométrie variable selon qu’il s’agisse de l’Islam ou de l’Eglise catholique.

    Dans la foulée, est mis en exergue un rapport sur l’IUT de Seine-saint-Denis où, sur la seule consonance de noms et d’appartenance supposée, on jette en pâture des syndicalistes enseignants. Contrairement à tout usage, ce rapport circule sans que les principaux intéressés aient pu faire valoir leurs réponses aux accusations. Il s’agit d’un procès à charge. Et c’est toujours la même cible : l’Islam et les musulmans.

    Instrumentalisations de l’Islam à des fins inavouables

    Rappelons aussi que l’affirmation fausse et mensongère que l’Islam n’était pas présent sur le territoire de la République en 1905 ne repose que sur une lecture révisionniste de l’Histoire. En 1905, il y avait 3 départements français en Algérie qui regroupaient 10 millions de musulmans, soit le double d’aujourd’hui en France.

    La loi de 1905 avait prévu d’être appliquée en Algérie. Les nationalistes et indépendantistes algériens n’ont cessé de réclamer son application. Mais les tenants du colonialisme voulaient tenir les imams pour tenir les indigènes. C’est aujourd’hui le même scénario qu’on veut nous rejouer : tenir les imams pour tenir la couche la plus défavorisée de la classe ouvrière et imposer le talon de fer du Capital sur le Travail.

    Quand ce gouvernement propose que l’université forme les imams et délivre des diplômes religieux, il s’agit d’une violation de la loi de 1905. L’Etat n’a pas à s’ingérer dans la gestion des cultes et à former les religieux. Ce n’est pas la République qui forme les prêtres dans les séminaires.

    Le gouvernement Hollande/Valls s’inscrit dans les pas du gouvernement Sarkozy/Fillon qui, par les accords Kouchner/Vatican, voulait que les établissements religieux puissent délivrer des diplômes ecclésiastiques au nom du processus de Bologne de l’Union européenne et que la République les reconnaisse à égalité avec les diplômes délivrés par l’université. C’est la remise en cause du principe du monopole de la collation des grades qui a fondé l’université républicaine en 1880.

    La présence de l’Islam en France ne justifie en rien une quelconque modification de la loi de 1905, car c’est une loi de Séparation DES Eglises et de l’Etat. Ses principes s’appliquent donc à toutes les religions. Le bouddhisme, qui compte 600 000 adeptes en France, a parfaitement pu s’intégrer dans les associations cultuelles prévues par la loi de 1905 sans qu’il y ait besoin de modifier ou de suspendre la loi de 1905. Ce qui est valable pour le bouddhisme est valable pour l’Islam. Prétendre autre chose ne procède que d’une volonté de remettre en cause la Séparation des Eglises et de l’Etat.

    Tout cela porte un nom : le retour du Concordat

    Depuis les attentats de janvier 2015, le gouvernement ne cesse d’instrumentaliser les religions pour ses objectifs car, pour lui, les responsables des cultes représentent tous ceux qui sont censés, à tort ou à raison, en être membres. C’est la pleine logique communautariste. En instrumentalisant l’Islam et les musulmans réels ou supposés, c’est le contrôle de l’Etat sur les religions qui revient, contrôle qui avait été aboli par la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

    En prétendant, comme Nicolas Sarkozy, désigner les « dirigeants » du culte musulman, c’est le retour au statut de l’indigénat qui réapparait. L’Etat tient les imams qui tiennent eux-mêmes les « musulmans ». C’est la tentation néocoloniale et impérialiste qui fait son grand retour. Mais il faut tenter de casser le lien qui unit les citoyens entre eux quelle que soit leur appartenance religieuse supposée, comme il faut casser le lien entre les salariés pour les opposer entre eux au nom de leur appartenance « communautaire ».

    C’est ainsi que des apprentis-sorciers et les idiots utiles du patronat veulent introduire la problématique de la laïcité dans le Code du Travail qui garantit la liberté d’opinion des salariés dans les entreprises privées au nom de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789.

    Ainsi est mise en avant, avec force publicité, la « charte » du Groupe Paprec qui entend interdire toute « expression religieuse ET politique » dans les entreprises. Et demain, les libertés syndicales seront-elles vouées aux gémonies ? Les libres penseurs et les syndicalistes ouvriers ne laisseront pas faire cette ignominie.

    Bas les pattes devant le Code du Travail !

    Il s’agit d’une remise en cause de la séparation de la sphère publique et de la sphère privée qui est le fondement de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. Quand la laïcité est partout, elle n’est nulle part. Les mêmes, qui ne cessent de nous parler de laïcité, refusent obstinément d’exiger l’abrogation de la loi Debré du 31 décembre 1959 qui organise le détournement chaque année de plus de 10 milliards d’euros de fonds publics pour les écoles catholiques.

    La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous les laïques authentiques à participer à la grande manifestation nationale qu’elle organise

    Le samedi 5 décembre 2015
    15H place de la République à Paris

    La République ne reconnaît, ne subventionne, ni ne salarie aucun culte
    (Article 2 de la loi du 9 décembre 1905)

    Pour la défense de la loi de 1905 :
    Abrogation de la loi Debré !


    Paris, le 11 mars 2015

     

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  • REECOUTER sur RTL: David Gozlan défend la loi de 1905  face à Benoist Apparu

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    REECOUTER sur RTL: David Gozlan défend la loi de 1905  face à Benoist Apparu

    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/laicite-peut-on-faire-evoluer-la-loi-de-1905-7776733044

     

      Ecoute 1

     

       Ecoute suite et fin

     _______________________________________________________________________________________________

    ABROGATION DE LA LOI DEBRE ET DE TOUTES LES LOIS ANTILAÏQUES!

    NON A LA MULTIPLICATION DES CONCORDATS!

    NON AU COMMUNAUTARISME!

    ABROGATION DU CONCORDAT D'ALSACE MOSELLE!

    RESPECT DE LA LOI DE 1905!

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  • LOI DE1905 : Soutien à l’action de monsieur Alain Tien-Liong, Président du Conseil général de Guyane

    SIGNEZ LA PETITION:

    Télécharger « culte en guyane.pdf »

    ________________________________________

    La Fédération nationale de la Libre Pensée soutien monsieur Alain Tien-Liong, Président du Conseil général de Guyane qui mène un combat résolu pour que les fonds publics cessent de servir à payer les salaires des 26 prêtres et de l’Evêque de Guyane.

     

    La Libre Pensée appelle les laïques à contresigner

    cette pétition de soutien à son action.

     

    Nous, citoyennes et citoyens laïques, apportons tout notre soutien à l’action de monsieur Alain Tien-Liong, Président du Conseil général de Guyane dans son action pour que les fonds publics de son département ne servent pas à payer les salaires des 26 prêtres et de l’Evêque.

     

    Nous exigeons le respect de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat en Guyane comme sur tout le territoire de la République.

     

    Nom :                                                                                   Prénom :        

     

    Adresse :

     

    Association :                                                                           Signature :

     

     

    A retourner à : Conseil général de Guyane – Place Léopold Héder – BP 5021 – 97397 Cayenne Cedex

     

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  • Metz, Nancy, Rennes : La tentative concordataire du Gouvernement Hollande/Valls

    Metz, Nancy, Rennes : La tentative concordataire du Gouvernement Hollande/Valls

       
    Il semble évident que le Gouvernement a donné des consignes claires aux Préfets et à ses partisans pour sur-jouer « l'unité nationale » et utiliser un sens dévoyé de la journée du 11 janvier 2015 afin d'institutionnaliser les religions comme représentants officiels des citoyens. C'est la tentative (...)

    Lire la suite de l'article

    ____________________________________________________________________________

    Lettre de la Libre Pensée à madame Nathalie Appéré, Maire de Rennes :

    Nous ne participerons pas à votre concordat !  

    Madame La Maire,

     

    Nous avons bien reçu votre courrier en date du 29 janvier 2015 nous invitant à participer au Comité Consultatif pour la Laïcité. Nous avons cependant le regret de décliner cette offre.

    Autant la Libre Pensée est disponible pour donner son avis sur la laïcité, autant elle refuse d'en débattre avec les représentants des cultes invités es-qualité. La loi de 1905 indique que la République « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Nous ne voyons pas en quoi les dramatiques événements, auxquels vous faites référence, pourraient changer cette donnée fondamentale. Instituer un collectif, même consultatif, associant les religions es qualité pour élaborer des recommandations applicables à tous, nous semble profondément contraire à la laïcité, mais bien au contraire relevant d'un esprit de concordat. « L'État chez lui, l'Église chez elle » disait Victor Hugo.

     

    La légitime indignation des citoyens devant les attentats de janvier dernier ne justifie en rien la mise en place d'opérations concordataires. Les relations entre l'Etat et les cultes sont parfaitement définies par la loi de 1905. Nous sommes partisans du respect de la Séparation des Églises et de l'État. Nous sommes également partisans de la Séparation de la sphère publique et de la sphère privée.

     

    Permettez-nous d'avoir par ailleurs une nuance d'appréciation quant à ces terribles événements : ce n'est pas la laïcité qui a été mise en cause par l'attentat à Charlie-Hebdo, c'est beaucoup plus fondamentalement la liberté d'expression et la sécurité des citoyens, valeurs républicaines antérieures mêmes à l'instauration de la laïcité.

     

    Permettez-nous de penser que la meilleure des situations pour la laïcité serait d'abord que l'Etat et les institutions de la République la respectent. Nous ne nous lasserons pas de protester contre la totale indécence de la présence du Premier ministre à la canonisation de deux papes à Castelgandolfo.

     

    Il nous semble inconcevable que la municipalité de Rennes, lors des mandats précédent le vôtre, ait pu financer la construction de deux mosquées, d'une synagogue et d'un centre bouddhiste sur fonds publics, au prétexte très répandu de leur inclusion dans des «centres culturels». Il nous semble inconcevable que ni le concordat d'Alsace-Moselle, ni la scandaleuse loi Debré de 1959 n'aient jamais été, et ne soient toujours pas, remis en cause par l'État.

     

    La défense de la laïcité est d'abord pour nous l'abrogation des lois antilaïques édictées par la Vème République. Elles se sont établies de la loi Debré jusqu’à la loi Carle, mais la première est la mère et la condition de toutes les autres. Nous appelons les laïques à une manifestation nationale le 5 décembre 2015, pour l'abrogation de cette loi, à l'occasion du 110ème anniversaire de la loi de 1905.

     

    Veuillez agréer, Madame la Maire, nos meilleures salutations laïques et républicaines.

     

    Pour la Libre Pensée d'Ille-et-Vilaine

    Le Président, Jean-Sébastien Pierre


     
     Le Rheu, le 5 février 2015

    _____________________________________________________________________

                                                                                                              téléchargez:

    Metz, Nancy, Rennes : La tentative concordataire du Gouvernement Hollande/Valls

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  • - COMMUNIQUE DE PRESSE FNLP –

    Les religions demandent l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle : Bizarre, bizarre ? … Vous avez dit bizarre ?….

    Les religions demandent l’abrogation
    du délit de blasphème en Alsace-Moselle :
    Bizarre, bizarre ? … Vous avez dit bizarre ?….

    Est-ce l’Epiphanie qui fait son effet et les rois mages chargés de cadeaux et d’épices qui ont convaincu les représentants des cultes reconnus et aussi ceux de l’Islam de réclamer, le 6 janvier 2015, l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle parce qu’il serait « obsolète » ?

    Rassurez-vous, il n’est pas demandé de l’abroger dans la plupart des pays de l’Union européenne où ce délit moyenâgeux s’applique encore comme, par exemple, en Allemagne, Autriche, Italie, Espagne et dans certains pays du Nord.

    Il n’est pas question non plus d’abroger le statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle où les ministres des cultes reconnus sont des fonctionnaires payés sur les fonds publics pour un budget annuel de 59 millions d’euros, pensions comprises.

    Pas question non plus de soutenir le Conseil général de la Guyane qui a décidé de ne plus rétribuer les 26 prêtres et l’Évêque sur les fonds publics pour un montant annuel de 800 000€.

    La Fédération nationale de la Libre Pensée est pour l’abrogation du délit de blasphème partout où il sévit et pour que la Loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat s’applique sur tout le territoire de la République.

    Mais de quoi s’agit-il au juste dans cette affaire ?

    Il ne faut pas être grand clerc pour voir la manœuvre qui se dessine derrière cette demande d’abrogation. Sans doute la crainte de voir l’Observatoire de la laïcité demander la fin de cette anomalie antirépublicaine et antilaïque et aussi celle de l’action renforcée de la Libre Pensée pour la défense de la loi de 1905, ne sont pas étrangères à cette curieuse proposition émanant des religions.

    Il s’agit de supprimer d’un côté le délit de blasphème pour mieux garder de l’autre l’essentiel :
    - Le concordat bonapartiste de 1801 et les Actes organiques
    - L’intégralité de la loi Falloux de 1850
    - Les lois allemandes du temps de l’annexion qui sont favorables aux cultes.

    En vertu du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, l’enseignement des religions est obligatoire (sauf dispense à demander) dans l’Ecole publique qui n’est pas laïque. La loi Falloux de 1850 s’applique intégralement. Celle loi qui faisait dire au grand Libre Penseur Victor Hugo : « C’est l’œuvre du parti clérical qui a mis un jésuite partout où il n’y avait pas un gendarme. »

    Il n’y a quasiment pas d’écoles privées catholiques en Alsace-Moselle, car c’est l’Ecole publique qui fait office d’école religieuse. Demander l’abrogation du délit de blasphème ne coûte pas grand-chose quand la jurisprudence l’a rendu quasiment inexistant, même si ce délit a une très grande force symbolique que l’on ne peut nier.

    Certains utilisent l’émotion légitime qui s’est exprimée contre les massacres de 17 victimes de la barbarie la plus sauvage pour tenter de remettre les religions en selle au nom de « la tolérance et du respect ». Et ceci au moment même où le pape vient, dans deux déclarations, de condamner le blasphème et l’offense aux religions et d’en justifier la répression.

    N’est-ce pas le sens de l’union sacrée des religions avec le gouvernement qui s’est manifestée dans le cortège de tête de la manifestation du 11 janvier 2015 à Paris ?

    Au nom de « la connaissance de l’autre » et du « vivre ensemble », on identifie la cohabitation des citoyens dans leur diversité et dans leur commun attachement à la République, avec la mise en valeur des communautés, notamment religieuses. Dans cette affirmation le citoyen « d’origine musulmane » est attaché à vie à sa religion d’origine, ses « racines » diront certains. Il est musulman et il doit le rester. Et cela s’applique à toutes les « communautés « réelles ou supposées, communautés que l’on cherche à institutionnaliser dans ce pays.

    On ne peut s’extraire de ce contexte pour comprendre réellement les choses dans cette affaire de délit de blasphème

    En effet, la présence de chefs religieux et de responsables politiques dans le cortège de tête constitue une opération politique étrangère à l’objectif initial de la manifestation. Cette opération vise à substituer à terme le dialogue interreligieux, le communautarisme à la laïcité, à la Séparation des Eglises et de l’Etat !

    Il s’agit visiblement de préserver le concordat et de l’étendre à l’Islam. Sinon, comment comprendre que l’Islam a été associé à cette demande, alors que cette religion n’est pas reconnue en Alsace-Moselle ?

    Des voix s’élèvent, ici ou là, pour présenter le Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, non comme une exception, une anomalie, mais comme un modèle à exporter dans toute la France. D’ailleurs, l’Acte III de la décentralisation au nom du « droit à l’expérimentation » permettra cela.

    C’est le modèle de l’Union européenne et de son Traité constitutionnel qui, par son Article 17-C, reconnaît les religions comme des partenaires officiels et institutionnels des institutions européennes et qui en fait ainsi des co-législateurs.

    Il y a fort à parier que cette manœuvre politico-religieuse n’est en rien une sortie du concordat, mais, bien au contraire, le moyen de le maintenir.

    La Fédération nationale de la Libre Pensée
    ne participera pas à cette opération d’enfumage

    Elle exige l’abrogation totale
    du Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle !

    Paris, le 19 janvier 2015

    Les religions demandent l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle : Bizarre, bizarre ? … Vous avez dit bizarre ?….

    Télécharger « Délit de blapshème.pdf »

     

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  • Que faisaient-ils là? Application stricte de la loi de 1905 de séparation des cultes et de l'Etat!

    LU SUR

    H.P.I.

    Que faisaient-ils là? Application stricte de la loi de 1905 de séparation des cultes et de l'Etat!


    http://www.hauteprovenceinfo.com/article/18/01/2015/trois-mille-personnes-pour-accueillir-monseigneur-nault-eveque-de-digne/5597

    Au moment où on nous rebat les oreilles avec le déficit de république, de laïcité, d’instruction civique dans l’enseignement, des élus du département et les représentants de l’État montrent l’exemple, à Digne, une fois n'est pas coutume!

    "Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère?"

    (Molière paraphrasé)

     

    Que faisaient-ils là? Application stricte de la loi de 1905 de séparation des cultes et de l'Etat!

    Manifestation nationale pour le 110ème anniversaire

    Loi du 9 décembre 1905

    concernant la séparation des Eglises et de l'Etat.

    Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.

    Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

     

    Wu Shen

    _________________________________________________

    Prénom L.
    Loi de 1905 CHERCHEZ L'ERREUR!
    | 18/01/2015 | 19:54
     
    Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
    - See more at: http://www.hauteprovenceinfo.com/article/18/01/2015/trois-mille-personnes-pour-accueillir-monseigneur-nault-eveque-de-digne/5597#sthash.G0Z0r1rZ.dpuf
    Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. - See more at: http://www.hauteprovenceinfo.com/article/18/01/2015/trois-mille-personnes-pour-accueillir-monseigneur-nault-eveque-de-digne/5597#sthash.G0Z0r1rZ.dpuf
    Prénom L.
    Loi de 1905 CHERCHEZ L'ERREUR!
    | 18/01/2015 | 19:54
     
    Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
    - See more at: http://www.hauteprovenceinfo.com/article/18/01/2015/trois-mille-personnes-pour-accueillir-monseigneur-nault-eveque-de-digne/5597#sthash.G0Z0r1rZ.dpuf
    Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. - See more at: http://www.hauteprovenceinfo.com/article/18/01/2015/trois-mille-personnes-pour-accueillir-monseigneur-nault-eveque-de-digne/5597#sthash.G0Z0r1rZ.dpuf
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