• ACCUEIL LP04

     ACCUEIL LP04              La Libre Pensée est laïque, démocratique et sociale, c'est à dire qu'elle rejette, au nom de la dignité de la personne humaine, ce triple joug: le pouvoir abusif de l'autorité en matière religieuse, du privilège en matière politique et du capital en matière économique.
               
    - Congrès international de Rome de la libre pensée 1904 -
    (sous la présidence de Ferdinand Buisson) 
     
    ________________________________________________________
        
    ARISTIDE BRIAND, LIBRE-PENSEUR, RAPPORTEUR DE LA LOI DE 1905 A LA CHAMBRE

    ACCUEIL LP04              « Ce que veulent les Libres Penseurs, c’est que vous arrachiez à l’Église, le bouclier officiel derrière lequel elle peut s’abriter contre les efforts de la Pensée Libre ; ce qu’ils ont seulement le droit d’exiger, c’est que l’État les mette face à face avec l’Église pour lutter à armes égales pour pouvoir opposer enfin en combat loyal, la force de la Raison aux brutalités du dogme. » 

    ACCUEIL LP04              ___________________________________________________________________________________________________________

    « Il n'est point de vérité sacrée, c'est à dire interdite à la libre investigation de l'homme ; [...] seule compte la liberté souveraine de l'esprit ».          

      Jean Jaurès, libre penseur                            _____________________________________________________________________________________ACCUEIL LP04

    "L’État s'arrête où  commence la conscience"

    Francis de Pressensé

    __________________________________________                                                                                                  ACCUEIL LP04
    -Loi du 9 décembre 1905-
    concernant la séparation des Églises et de l’État.
    Article 1: La République assure la liberté de conscience.Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. 
    Article 2: La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.  

    ___________________________________________________                                                             

    MEETING LAÏQUE Ste-TULLE

     Citoyennes, citoyens, TOUS A PARIS LE 5 DECEMBRE 2015! INSCRIVEZ-VOUS!

    REECOUTER LES INTERVENANTS: Meeting laïque 2013 à Sainte-Tulle

    ________________________________________________________________

     APPEL DES LAÏQUES Pour le respect de la laïcité

    L’Appel des laïques, lancé pour le 9 décembre 2016 à l’occasion du 111e anniversaire de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, n’a pas vocation à s’arrêter  ce jour-là. Il entend poursuivre le regroupement des partisans de la laïcité autour de principes  essentiels. C’est pourquoi, nous vous appelons à le contresigner et à le faire circuler largement pour recueillir de nouvelles signatures. Il faut amplifier la mobilisation laïque. Les initiateurs de cet Appel proposeront, bien sûr, des suites à cette initiative qui ne peut rester sans lendemain.

     Pour soutenir cet Appel des Laïques, 

    nous vous appelons à la contresigner massivement :  Pour le respect de la laïcité!  9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat   

           ACCUEIL LP04                   ici: SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE

    Télécharger « APPEL des LAIQUES DECEMBRE2016.pdf »

    ________________________________________________________

    ...la guerre est un crime!   Monument pacifiste  Victorin Maurel - Château-Arnoux (04)   

    ACCUEIL LP04              ACCUEIL LP04              ACCUEIL LP04                                           

  •  Jean-Luc Roméro à Peyruis, le 21 avril 18: Invitation de l'ADMD 04

     

    MESSAGE D’INVITATION de  Mme M.BOUCHARD, déléguée ADMD04

      Jean-Luc Roméro à Peyruis, le 21 avril 18: Invitation de l'ADMD 04Peyruis, le 10 Avril 2018

                          Madame, Monsieur,

                      Le 21 Avril 2018, Le Président de l’association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Mr Jean Luc Romero animera une réunion publique à Peyruis.

                   Cette réunion se tiendra dans la salle des fêtes, rue du grand cabaret et débutera à 10h00   

    Alors que la loi du 2 Février 2016 ne permet toujours pas d’éviter les drames de la fin de vie, alors que la fin de vie reste une préoccupation majeure pour nos concitoyens qui constatent que l’on meurt mal en France, alors que le taux d’adhésion des Français en faveur de la légalisation d’une aide active à mourir, selon tous les sondages, est de plus de 90%.

     Les adhérents des Alpes-de-Haute-Provence et nos sympathisants, ainsi que le Président et la Déléguée serions heureux et honorés de votre présence à cette réunion.

    Nous vous prions de croire à l’assurance de nos sincères salutations.

     

    Pour le Président : Mme Bouchard Marianick déléguée du 04

    _________________________________________________________

    PS:

    Mme Bouchard Marianick Aux adhérents et sympathisants
    Déléguée 04                                                                           de l’association  A.D.M.D.

    Objet : la réunion publique du 21 Avril
    Chers Amis,
    Par ce courrier, je vous informe que la réunion se terminant à 12h30, après le verre de l’amitié,
    Nous  vous proposons  pour ceux et celles qui le souhaitent, un repas partagé dans la salle des fêtes ; ce sera plus agréable que d’aller au restaurant, nous pourrons ainsi continuer à  échanger de manière plus  conviviale.
    Chacun apporte un mets salé ou sucré et / ou une boisson à partager.
    Dans l’espoir que cette proposition nous permettra de faire mieux  connaissance, sachant que  chacun est libre de rester ou pas. 
    Bien amicalement : M Bouchard

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  • ''Dulce bellum inexpertis'' Erasme

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    – COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP –   En direct avec Pascal Boniface

    Pascal Boniface, un géopolitologue français, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques

    – COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

    En direct avec Pascal Boniface

     

    Il est des intellectuels qui ont droit de cité partout, car leurs « pensées » s’inscrivent pleinement dans l’air du temps et surtout elles sont totalement conformes à la pensée unique. En clair, non seulement elles ne dérangent personne dans les cercles des pouvoirs économiques, politiques, religieux et militaires ; mais de plus, elles apportent de l’eau au moulin à la fabrique d’idioties permanentes qui légitiment la théorie de « l’axe du bien et du mal ». Celle qui permet d’aller bombarder tranquillement les peuples et les pays, à qui « on » va piller, la conscience tranquille, les richesses naturelles. Toute peine mérite salaire.

     

    Mais il y a d’autres intellectuels qui, la plume à la main, essaient de raison garder et de trouver la réalité des faits derrière le masque du mensonge des mots. Il y en a bien plus que certains médias aux ordres le disent. La Libre Pensée a rencontré Pascal Boniface qui répond à nos questions.

     

    LIRE L'ARTICLE:

    Télécharger « En direct avec Pascal Boniface.pdf »

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  • FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

    Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)

    10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS    Tél. : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84

           libre.pensee@wanadoo.frhttps://www.fnlp.fr 


     

    Avant, la République,

    c’était la Séparation des Eglises et de l’Etat

     

    Avec Emmanuel Macron,

     

    C’est la Réparation

    de l’Eglise par l’Etat

      

      

    Il aura suffi d’une lettre, un R à la place d’un S, et la grande loi qui a garanti plus de 100 ans de paix civile, la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, est menacée dans son fondement même : assurer la liberté de conscience de tous, sans que l’Etat se mêle de ce que pensent les citoyens. Francis de Pressensé avait dit en 1905, pour résumer la grande loi laïque : « L’Etat s’arrête où commence la conscience ».

      

    En déclarant que la République devait « réparer » son lien avec l’Eglise catholique, Emmanuel Macron a contredit tout l’édifice établi depuis des siècles à partir du Concordat de Bologne de 1516, de l’Edit de Nantes, du rejet des Jésuites hors de France, des Lumières, de l’Edit de Tolérance, de la Révolution française, des trois séparation des Églises et de l‘Etat (1795, 1871, 1905), de tout l’édifice républicain et laïque institué par la IIIe République. Voici nos références historiques, elles viennent du vieux pays des Lumières; celles d’Emmanuel Macron sont tirées de l’obscurité des sacristies.

      

    Un calotin aux Bernardins

      

    Il n’y a rien à réparer, car il n’y a rien de cassé. La République a divorcé de l’Eglise catholique définitivement en 1905. Chacun a repris ce qui lui appartenait. L’Etat a repris ce que le peuple avait payé avec sa sueur, ses larmes et son sang. L’Eglise est revenue à la solitude de la prière qu’elle n’aurait jamais dû quitter (Marx).

      

    Pas plus qu’hier, la République n’acceptera les mariages forcés. La Séparation, ce n’est pas la turpitude obligatoire. La Laïcité, c’est la liberté, la liberté de conscience, la liberté de penser comme on veut.

    Il est désormais clair qu’un mauvais coup se prépare contre la Loi de 1905. Le mérite du discours des Bernardins aura été de mettre le mouvement laïque en alerte. Ne réveillez pas ce géant, il va balayer à nouveau le cléricalisme. Nous appelons les laïques à se préparer à l’action pour défendre la loi de 1905.

    Avant, la République,  c’était la Séparation des Eglises et de l’Etat  Avec Emmanuel Macron,  C’est la Réparation  de l’Eglise par l’Etat

    Télécharger « LA REMISE EN CAUSE DE LA LOI DE SÉPARATION DES ÉGLISES ET DE L’ÉTAT.pdf »

     

      

     

    Soutenez la Libre Pensée

    -        En y adhérant ou en versant un don pour préparer l’action

    À ceux qui dorment

    Victor Hugo (1802-1885) – Libre Penseur spiritualiste

    dans Les châtiments (1853)

    Réveillez-vous, assez de honte !
    Bravez boulets et biscayens.
    Il est temps qu'enfin le flot monte.
    Assez de honte, citoyens !
    Troussez les manches de la blouse.
    Les hommes de quatre-vingt-douze
    Affrontaient vingt rois combattants.
    Brisez vos fers, forcez vos geôles !
    Quoi ! vous avez peur de ces drôles !
    Vos pères bravaient les titans !

    Levez-vous ! foudroyez et la horde et le maître !
    Vous avez Dieu pour vous et contre vous le prêtre
    Dieu seul est souverain.
    Devant lui nul n'est fort et tous sont périssables.
    Il chasse comme un chien le grand tigre des sables
    Et le dragon marin ;
    Rien qu'en soufflant dessus, comme un oiseau d'un arbre,
    Il peut faire envoler de leur temple de marbre
    Les idoles d'airain.

    Vous n'êtes pas armés ? qu'importe !
    Prends ta fourche, prends ton marteau !
    Arrache le gond de ta porte,
    Emplis de pierres ton manteau !
    Et poussez le cri d'espérance !
    Redevenez la grande France !
    Redevenez le grand Paris !
    Délivrez, frémissants de rage,
    Votre pays de l'esclavage,
    Votre mémoire du mépris !

    Quoi ! faut-il vous citer les royalistes même ?
    On était grand aux jours de la lutte suprême.
    Alors, que voyait-on ?
    La bravoure, ajoutant à l'homme une coudée,
    Etait dans les deux camps. N'est-il pas vrai, Vendée,
    Ô dur pays breton ?
    Pour vaincre un bastion, pour rompre une muraille,
    Pour prendre cent canons vomissant la mitraille.
    Il suffit d'un bâton !

    Si dans ce cloaque ou demeure,
    Si cela dure encore un jour,
    Si cela dure encore une heure,
    Je brise clairon et tambour,
    Je flétris ces pusillanimes,
    Ô vieux peuple des jours sublimes,
    Géants à qui nous les mêlions,
    Je les laisse trembler leurs fièvres,
    Et je déclare que ces lièvres
    Ne sont pas vos fils, ô lions !

    Jersey, le 15 janvier 1853.

    Chèque à l’ordre de la Libre Pensée, à envoyer à : Libre Pensée 10/12 rue des Fossés-saint-Jacques – 75005 Paris. Ou par paiement électronique : Il faut aller sur la page d'accueil du site national : https://www.fnlp.fr et cliquez sur le lien "faire un don à la LP" situé en haut à droite. 

     

      

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  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE  FNLP

      

    Emmanuel Macron aux Bernardins :  Le vice clérical aux bras du crime antilaïque ? Communiqué de presse FNLP

     

    Emmanuel Macron

    aux Bernardins :

    Le vice clérical aux bras

    du crime antilaïque ?

      

     

     

    Le Président de la République a donc été reçu par la Conférence des Evêques de France au Collège des Bernardins. C’était la première fois qu’un Président de la République répondait favorablement à une telle invitation. C’est indéniablement une entorse flagrante au principe de Séparation des Eglises et de l’Etat (Loi du 9 décembre 1905).

     

    Cette « reconnaissance » d’une religion a été confirmée par le Président des Evêques : « Votre présence nous honore et manifeste les relations anciennes et renouvelées entre l’État et l’Église Catholique. » Rappelons que c’est Lionel Jospin, alors Premier ministre qui avait institué une structure de dialogue permanent avec l’Eglise catholique en 2002.

     

    LIRE L'ARTICLE:

    Emmanuel Macron aux Bernardins :  Le vice clérical aux bras du crime antilaïque ? Communiqué de presse FNLP

    Télécharger « Emmanuel Macron aux Bernardins.pdf »

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    le discours d'E.Macron

    http://www.elysee.fr/declarations/article/transcription-du-discours-du-president-de-la-republique-devant-les-eveques-de-france/

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  •  

    Succès du meeting laïque unitaire du 7 avril à Montpellier

    Samedi 7 avril, le meeting convoqué par la Fédération unie de l’Hérault de la Libre Pensée « Défendre la loi de 1905. Pourquoi, comment ? Débattons-en ensemble », a connu un véritable succès.

    Etaient à la tribune, présidée par Jean Paul Cros, Président de la Fédération de l’Hérault de la Libre Pensée, ont pris la parole successivement :

     

    Gilbert Fouilhé (Secrétaire départemental de l’UD-FO), Sophie Mazas (Responsable de la Ligue des Droits de l’Homme - 34), Michel Miaille (Président de la Ligue de l’enseignement - 34), Isabelle Lacombe (FCPE de l’Hérault) et Christian Eyschen (Membre de la CAN de la FNLP).

     

    LIRE LE COMMUNIQUE FNLP

    Succès du meeting laïque unitaire du 7 avril à Montpellier

    Télécharger « Communiqué de presse 7 avril Succès Meeting Montpellier.pdf »

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    Succès du meeting laïque unitaire du 7 avril à Montpellier

    Succès du meeting laïque unitaire du 7 avril à Montpellier

    Succès du meeting laïque unitaire du 7 avril à Montpellier

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  •  Depuis notre bonne attablée,
     
     
    le banquet libre penseur du samedi 31 mars 2018 
     
     
     
     
     
     
     
     
    se place
     
     
    sous
    les auspices 
     
     
     
     du “printemps
     
     
    des peuples”
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    qui vient...
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    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!" 

     

     

     
     
     
     
     
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    > >  Pour le droit élémentaire de disposer de son corps, de sa vie et de sa mort...

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

      Madame Marie-Annick Bouchard, déléguée départementale de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), nous a annoncé la venue de Jean-Luc Romero à Peyruis (04), le 21 avril prochain.
     
    La LP04 appellera à participer à cette manifestation. 
     
    Un échange riche et passionnant a permis d'approfondir la question, au moment où s’ouvrent les débats sur le renouvellement des lois bioéthiques en France.

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

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    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

     
     
    > > Germain nous a gratifié de la lecture  extraite du discours toujours si actuel de Victor Hugo (bientôt républicain et bientôt membre de la Libre Pensée) à la Chambre, en 1850, contre le projet de loi du comte Falloux qui consacrait le magistère de l’Eglise romaine sur tous les aspects de la vie quotidienne des citoyens. Ce dont rêvent nos faux laïques de droite et de “gauche” partisan de la copulation contre nature de l’Eglise et de la République. 

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

    Télécharger « education_v_hugo.pdf »

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    Pèlerinage d’élus de la République à Rome

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

     

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!" 

     

     

    VERSUS    

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

    Télécharger le manifeste de la LibrePensée

    Pour la science 

     

     

      > > Dominique nous a transmis (en pj)  pour lecture publique son échange personnel, au titre de citoyen du 04 et DDEN 04, avec Madame la députée Delphine Baghary qui s’est expliquée sur sa présence au Vatican à l’invitation des évêques PACA...

    A l'heure où les atteintes pleuvent de droite comme de "gauche"  pour enterrer la loi de 1905, ce voyage relève d'une offensive délibérée pour tenter de rétablir le magistère de l'Eglise catholique sur la République.



      _______________________________________________________________________________
    > > Féminismes et féminisme, l’affaire de l’Humanité  ... Morgan nous livre en pièce jointe son texte “brut de décoffrage”:
    “Emma Bovary et Alexandra Kollontaï : la révoltée et la révolutionnaire. Qu'en reste-t-il ?
     
     
     

    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"

     

     
    Banquet libre penseur du 31 mars 2018 à Château-Arnoux "Contre les interdits religieux!"
     
     
     
    Déjà en 1789, la Révolution ne s’envisageait pas sans les 2 sexes unis face au “vieux monde féodal”!
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    sa conclusion:
     

    De nos jours, « l'infâme » dont parlait Voltaire est à l'affût de nouvelles occasions pour imposer son magistère aux corps et aux âmes.

    De nos jours, l'émancipation des femmes ne peut être que l'œuvre des femmes elles-mêmes. Mais elle concerne l'humanité tout entière, qui ne peut plus marcher sur le sentier du progrès sur une seule jambe !

    De nos jours, le vieux mot d'ordre des militantes féministes, « Mon corps m'appartient », ne relève plus du seul apanage des femmes : il concerne le genre humain tout entier.

     

    Télécharger « Conférence La révoltée, la révolutionnaire, la réactionnaire.doc »

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  •  

    Communiqué de l'Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée : Scolarité obligatoire à 3 ans ? Au bénéfice de qui ?ANELALP

    Association Nationale des élus locaux

    Amis de la Libre Pensée

    10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

     ___________________________________________________________________

     

    Communiqué

    Lundi 2 avril 2018                                                    

     

    Scolarité obligatoire à 3 ans ? Au bénéfice de qui ?

    L’Association Nationale des élus locaux Amis de la Libre Pensée a pris connaissance de la déclaration du Président de la République : «J’ai décidé de rendre obligatoire l’école maternelle et d’abaisser de 6 à 3 ans en France l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019»

    L’ANELALP constate que cette annonce n’aura en pratique aucune conséquence sur la scolarisation des enfants de trois ans, puisqu’aujourd’hui, 97,6 % (et quasiment 100 % des enfants de 4 et 5 ans) vont déjà à l’école maternelle, et que rien n’obligera les parents des 26000 enfants concernés à les mettre à l’école (instruction à la maison).

    L’ANELALP rappelle qu’à l’inverse, depuis des décennies, la multiplication de mesures contre l’école maternelle, et en particulier la chasse aux postes, entrainant la non prise en compte par l’éducation Nationale des enfants de deux ans dans les opérations de carte scolaire (sauf dans les zones dites « prioritaires » ) a fait chuter le taux de scolarisation de cette tranche d’âge de 35% en 1999 à moins de 11 % aujourd’hui.

    Orientation confirmée il y quelques semaines par le ministre Blanquer, qui remettait en cause la scolarisation des enfants de deux ans.

    Quels desseins cache cette éventuelle « scolarité obligatoire »

    dès trois ans?

    A qui servirait cette mesure ?

    La réponse est simple : à l’école privée confessionnelle.

    La loi Debré de 1959 prévoit que les municipalités participent dans les mêmes proportions aux frais de scolarité pour les enfants de leurs communes, qu’ils soient dans des écoles publiques ou privées sous contrat. Mais cette disposition ne concerne que les enfants des écoles élémentaires, à partir du Cours préparatoire (la scolarité obligatoire). Pour qu’une commune supporte les dépenses de fonctionnement des classes maternelles et enfantines privées elle doit avoir donné son accord à la mise sous contrat d'association de ces classes et peut s’en retirer sur simple décision du Conseil municipal (circulaire n° 2012-025 du 15-2-2012).

    Avec une scolarité rendue obligatoire à partir de 3 ans, nos communes devraient supporter les dépenses imposées par la loi Debré, dépenses de scolarité, dépenses de personnel (ATSEM)…

    Au moment où nous voyons baisser les dotations de l’état ! Au moment où la suppression de la taxe d’habitation nous inquiète pour la pérennité de nos budgets !

    L’état, de son côté, va payer les salaires des enseignants des écoles maternelles privées, dépenses qui s’ajouteront aux 7 milliards et demi d’euros versés annuellement sur le budget de la nation aux établissements privés, à 95% catholiques.

    L’ANELALP se prononce contre cette nouvelle attaque contre la laïcité et contre nos communes, se prononce pour le retrait de ce dispositif supplémentaire en faveur des établissements privés, au mépris des principes républicains, au mépris des lois de séparation des églises et de l’état.

    L’ANELALP réaffirme sa volonté, avec la Fédération Nationale de la Libre Pensée, avec tous les laïques de ce pays, de voir abroger la loi Debré, mère de toutes les lois antilaïques.

    Au nom du Bureau national de l’ANELALP

    Le président

    Christian Baqué

    06 75 01 17 81

     

    Télécharger « Maternelles et Macron.pdf »

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  • Voyage d'élus au Vatican/ Réponse de Monsieur le préfet des Alpes de haute Provence à LP04

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Premières remarques de la  Libre Pensée 04

     

    > > Ce sont les évêques de la région PACA et Mr Pontier, Pdt de la commission épiscopale des évêques de France, archevêque de Marseille, qui ont invité les élus, et non le Pape.

    Que  Monsieur le Préfet sollicite son service du renseignement intérieur (ex-RG) et il le lui confirmera.

    > > Pourquoi la réponse n'est-elle pas adressée à la Libre Pensée 04, association 19 01, reconnue d'intérêt public?

    > > La Libre Pensée estime que sa lettre n'a employé aucun "terme discourtois", bien au contraire.

    Interroger le représentant de l'Etat dans le département est pour nous un devoir de citoyenneté élémentaire.  

     

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  •  En direct avec Valentine Zuber – COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP – – COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

    En direct avec Valentine Zuber

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des Inquisiteurs, en mal de bûchers, font souvent le procès des sociologues et d’historiens, dont les points de vue ne correspondent pas à leurs visées totalitaires. Ils confondent les militants et les associations (au cœur des évènements de tous les jours) et ceux dont le métier et de jeter un regard prospectif sur les évènements d’hier et d‘aujourd’hui avec l’outil du microscope.

     

    C’est ainsi qu’un procès, à « la Torquemada » a été fait à Jean Baubérot sur son ouvrage « Les 7 laïcités ». L’auteur analyse et découpe les choses  avec les outils du sociologue qu’il est. Aussitôt, les totalitaires hurlent « Il n’y a pas 7 laïcités, il n’y en qu’une »… la leur, bien sûr. Or, Jean Baubérot n’a fait qu’analyser avec raison, qu’il y avait différentes conceptions de la laïcité. Il a même eu le mérite de n’en voir que 7, alors qu’on pourrait dire qu’il y a autant de conceptions qu’il n’y a de gens qui en parlent … souvent à tort et à travers.

     

    Rien que dans la Libre Pensée, il y a eu des conceptions différentes sur la Séparation des Eglises et de l’Etat (c’est-à-dire l’outil de la laïcité) entre Jean Jaurès, Aristide Briand, et Ferdinand Buisson, et encore entre Maurice Allard et Clémenceau. C’est un fait historique. Vouloir le nier, c’est faire preuve de révisionnisme. Et on sait que le révisionnisme sur les faits d’hier, sont faits pour falsifier aujourd’hui et tenter de couvrir de biens sales besognes.

     

    C’est ainsi que Valentine Zuber doit subir aujourd’hui la hargne hystérique de l’Inquisiteur en chef Arambourou, formé à l’école stalinienne des procès de Moscou. Si le « personnage » n’a aucun intérêt en lui-même, il convient cependant de ne pas accepter l’inacceptable. Même s’il est des condamnations qui sont des décorations, tellement les gens qui les professent sont méprisables ; il y a quand même des limites à ne pas dépasser.

     

    Estimant qu’elles l’ont été, la Libre Pensée a rencontré Valentine Zuber pour qu’elle réponde à nos questions.

    * * *

     

    La Raison : Bonjour, pourriez-vous  vous présenter à nos lecteurs ?

     

    Valentine Zuber : Oui bien entendu. Je suis historienne de formation. Après avoir été professeure agrégée d’histoire-géographie dans un collège de la région parisienne, j’ai suivi le cursus normal d’un enseignant-chercheur, comme assistante, puis maître de conférences et enfin professeure à l’université. Je suis actuellement directrice d’études à l’École pratique des hautes études (PSL Research University) titulaire de la chaire de « religions et relations internationales » à la Sorbonne. Par ailleurs, je suis personnalité qualifiée à la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, l’organisme indépendant français de veille sur les droits de l’Homme créé par René Cassin dès 1947.

     

    Dans mon travail de recherche, je me suis d’abord intéressée à l’histoire de la tolérance civile et religieuse et à l’avènement du pluralisme religieux et convictionnel en France et en Europe de l’époque moderne à l’époque contemporaine. J’ai donc été amenée à étudier attentivement les différentes formes prises par le concept de laïcité, en France, mais aussi dans le reste du monde. Je m’intéresse actuellement aux rapports historiques entretenus entre les religions et les droits de l’Homme, entre méfiance et adhésion critique. Je travaille enfin plus particulièrement sur les mécanismes mis en place au niveau international dans la défense de la liberté de religion et de conviction pour tous.

     

    LR : Quelle est votre méthode de travail pour analyser les faits, évènements et positions des uns et des autres à travers le temps ?

     

    VZ : J’ai été formée à la vieille école de l’université française, celle qualifié d’historico-critique. Je m’efforce, dans tous les aspects de ma recherche d’en revenir d’abord aux sources, à savoir les écrits des hommes et des femmes du temps passés ou du présent proche, la mise à jour des archives des débats et disputes historiques, les plans et les documents finalement produits. En ce qui concerne les problèmes de coexistence religieuse ou philosophiques dans les différentes sociétés que j’étudie, je m’applique à rendre compte des termes des débats du passé en en restituant le contexte propre. En prenant au sérieux les archives, en démêlant ce qui relève du vœu, de l’idéologie et du rôle des forces politiques en présence, j’essaye de restituer aussi fidèlement que possible une réalité historique toujours particulière, en essayant de la rendre compréhensible par nos contemporains. Mon rôle est de montrer que nous sommes tributaires de nos devanciers et que nos combats actuels s’enracinent dans une histoire contrastée, faite d’avancées et de reculs, mais toujours imaginative et créatrice.

     

    LR : Comment, selon vous, on doit travailler sur les questions de la Laïcité pour en dégager quelque chose d’utile pour la société aujourd’hui ?

     

    VZ : Le débat sur la laïcité a toujours été un terrain sensible, en particulier en France. Cela résulte d’une histoire nationale marquée par la confrontation précoce et continue entre deux institutions à prétention hégémonique, l’Église catholique et l’État. C’est la Révolution française, qui, par l’intermédiaire du beau texte de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, a proclamé la liberté et l’égalité des individus et la citoyenneté de tous les hommes, quelles que soient leurs convictions particulières. Dans un État profondément marqué par l’absolutisme monarchique ou seul le catholicisme, professé par la majorité des Français, était considéré comme la seule religion vraie et légitime, la lutte des minorités religieuses juives et protestantes épaulées par les philosophes des Lumières a été décisive. Mais le combat pour l’émancipation des individus n’a pas cessé pour autant au lendemain de la Révolution française.

     

    Et face aux prétentions politico-cléricales qui ont subsisté tout au long du XIXe siècle, la lutte pour l’égalité de tous et la liberté d’expression a continué d’être politiquement nécessaire. Ce combat a été mené par des intellectuels, des juristes, des républicains se réclamant des idées de liberté et d’égalité introduites par la Révolution, mais aussi par des groupements militants pour la garantie de la liberté d’expression et la préservation d’un véritable pluralisme démocratique, comme la Libre Pensée. Le défi a d’abord été d’intégrer toutes les composantes de la Nation dans une société égalitaire et sociale. Puis il s’est agi de faire place aussi à l’expression d’une une pensée non religieuse, dans l’effort conjoint de tous les citoyens en vue du bien commun. Ce combat pour la liberté de conscience a abouti à la forme séparatiste -très française- de la loi de 1905 dont les principes à la fois libéraux et fermes sont résumés dans les deux premiers articles de principe.

     

    LR : Si vous aviez une définition de la laïcité, quelles serait-elle ?

     

    VZ : Un État laïque a pour premier objectif de garantir à tous ses citoyens, une complète liberté d’expression individuelle et collective, y compris, mais pas seulement, religieuse. La laïcité n’est ni une exception française, ni une exception occidentale qui serait uniquement l’apanage des pays d’origine culturelle judéo-chrétienne. Elle est désormais une réalité partagée dans plusieurs pays dans le monde, essentiellement cependant dans les États de droit.

     

    La laïcité d’un État se mesure en effet moins à son organisation socio-religieuse ou à sa forme politique qu’au respect des critères constitutifs des droits de l’homme. Dans ce cadre, la neutralité de l’État interdit à ce dernier d’interférer en quoi que ce soit dans l’élaboration ou le contenu des doctrines religieuses ou philosophiques, mais aussi de s’ingérer dans l’organisation interne des groupes religieux ou convictionnels. Il doit aussi assurer l’égalité civile de tous les individus, indépendamment de leur éventuelle appartenance religieuse ou philosophique. Le principe de laïcité de l’État séculier oblige enfin ce dernier à assurer l’indépendance absolue des instances et décisions politiques vis-à-vis des normes religieuses. Inversement, les organisations religieuses doivent s’abstenir de contester ce qui relève du domaine de l’État et sont dans l’obligation de reconnaitre la supériorité des lois civiles sur les lois religieuses.   

     

    LR : Que pensez-vous du débat actuel sur la place de l’Islam dans notre Pays ?

     

    VZ : Le débat sur l’Islam, toujours érigé en « problème » dans les débats publics depuis une trentaine d’années, est fondamentalement biaisé. En caricaturant la foi de millions de nos concitoyens, en prétendant   vouloir se défendre contre une religion soi-disant étrangère à notre histoire et à notre culture, ce discours alarmiste en dit plus sur nos peurs que sur l’Islam proprement dit. La focalisation des débats sur des pratiques religieuses visibles qui « dérangent » prouve surtout notre difficulté à accepter l’expression d’un réel pluralisme culturel et religieux dans notre société bousculée par la globalisation.  Plus qu’une incapacité supposée des Français croyants musulmans à partager notre mode de vie, ces débats, au racisme toujours plus décomplexé que l’on entend à droite comme à gauche, révèlent nos frilosités et notre fermeture au monde. En instaurant un clivage dangereux entre « eux » et « nous STLS», il met surtout en danger la nécessaire coexistence sociale dans l’élaboration d’un avenir commun.

     

    Il faut le rappeler, l’Islam est incroyablement divers, traversé par les mêmes contradictions que toutes les autres expressions culturelles ou religieuse humaines. On y trouve, comme dans toutes les autres religions, des tenants d’une approche fondamentaliste, comme des partisans d’une adaptation aux principes libéraux du monde moderne. Réduire l’Islam à sa frange politique et terroriste, ne le penser que dans les catégories de la violence et de l’intolérance, est le signe d’une véritable malhonnêteté intellectuelle.

     

    LR : Doit-on traiter les religions de manière différente ?

     

    VZ : Il n’y a pas de raisons objectives à traiter de manière différenciée les religions présentes sur notre territoire. Pratiquées -intensément ou non- par nos concitoyens, elles sont un fait social incontournable, car elles engagent ceux qui les professent bien au-delà de toute rationalité instrumentale. Ce sont les religions vues  par leurs adeptes comme des identités exclusives qui sont dangereuses pour la société et qu’il s’agit de bien recadrer. C’est pourquoi, l’indépendance et la neutralité de l’État, garantie par une pratique juridique non-discriminatoire du principe de laïcité, nous permet de tout de même de continuer à vivre ensemble et même de nous projeter au-delà du seul présent.

     

    LR : Vous avez été insultée (comme la Libre Pensée) par un triste sire, Charles Arambourou de l’UFAL. Que pensez-vous de ses propos ? Votre droit de réponse en quelque sorte.

     

    VZ : On a  l’impression que lorsque l’on étudie  objectivement les formes prises par la laïcité dans l’histoire, lorsque l’on pointe aussi les paradoxes inévitables de sa mise en œuvre en France, on touche parfois aux limites d’un « sacré proprement laïc ». Toute relativisation est alors interprétée comme une mise en cause insupportable qui heurterait une croyance particulière. Cette dernière autorise certains à proférer des propos plus dogmatiques que véritablement réflexifs.

     

    Mon travail se veut, au contraire, plus distancié que militant. Je regrette que l’exigence académique fondée sur la mise ne lumière minutieuse et scrupuleuse de la complexité des faits, la production d’arguments scientifiquement étayés à l’appui des thèses proposées, soit ainsi vulgairement déformée et ravalée à une simple opinion parmi d’autres.

     

    Ce ne sont pas tant les désaccords ponctuels entre nous qui me touchent que la forme véhémente qu’ils ont pris sous la plume de ce monsieur. Les conflits d’interprétation doivent pouvoir s’exprimer si l’on souhaite un véritable débat démocratique, mais il ne me paraît pas nécessaire de faire de ceux-ci des armes de combat, seulement voués à disqualifier l’adversaire.

     

    Le débat est constructif, mais la polémique est stérile. Si l’on ne prend pas au sérieux la parole de l’autre, on se condamne à de vaines incantations.

     

    Propos recueillis par Christian Eyschen et David Gozlan

     

     

     

    Ce monde inquiet les rend fous

    Dans le Figaro du 20 mars a été rendu public un « appel de 100 intellectuels » qui dénoncent l’Islam qui « serait séparatiste ». On a du mal à comprendre. Un jour, on dénonce l’Islam qui veut dire « soumission » comme était une conception unique et totale, donc un totalitarisme où tout le monde devrait se soumettre. Le jour suivant, on dénonce que les « islamistes » (entendez : tout musulman potentiel) veulent un monde séparé des autres, c’est-à-dire ignorer les non-musulmans, donc ne pas les soumettre à une oppression commune. Il faudrait s’entendre.

    Tout le gratin de l’extrême-droite à une certaine « gauche » (entendez les réseaux de Manuel Valls qui sont à la laïcité et à la tolérance ce que la syphilis est à l’amour) a signé ce texte. Pour organiser les nouvelles ratonnades, on ne regarde pas, on ne lésine pas. Ainsi, ceux qui poussaient hier des cris d’orfraies (justifiés) contre Charles Million qui avait du son élection aux voix du Front National pour la présidence du Conseil régional de Rhône-Alpes, se retrouvent sans piper mot à côtés de Chantal Delsol, compagne et soutien du même Charles Million.

    Quand on déteste, on ne compte pas, il est vrai. Rien de ce qui est réactionnaire ne leur est étranger.

    On a connu naguère la chanson de Didier Bénureau qui faisait rire « Chanson pour Morales », aujourd’hui, on assiste, sans rire, à une « Chanson pour Aussaresses ». Figaro ci, Figaro là.  Triste époque.

    Christian Eyschen

     

     

    Ouvrages de Valentine Zuber :

    - L’origine religieuse des droits de l’homme. Le christianisme face aux liberté modernes, Genève, Labor et Fides, 2017.

    - La laïcité en débat. Au-delà des idées reçues, Paris, Le Cavalier bleu, 2017.

    - La Laïcité en France et dans le monde, Paris, La Documentation photographique, n°8119, 2017.

    Le Culte des droits de l’homme, Paris, Gallimard, 2014.

    - Les Conflits de la tolérance, Michel Servet entre mémoire et histoire (XIXe- XXe s.), Paris, Honoré Champion, 2004.

    - avec Jean Bauberot, Une haine oubliée. L'antiprotestantisme avant le pacte laïque (1870-1905), Paris, Albin Michel, 2000 (prix Eugène Colas de l’Académie française, 2000).

     

     

     En direct avec Valentine Zuber – COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP –

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  •  LIRE L'ARTICLE:

    Lu dans "Marsactu" du 24 03 2018

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  • 25 mars 2018

    Communiqués

    En direct avec Denis Sieffert de Politis

     

    L’hebdomadaire Politis du 16 novembre 2017 a consacré une part importante de son numéro à aborder la question de l’Islam. Les analyses et propos qui y sont contenus rejoignent très largement les préoccupations de la Libre Pensée. C’est pourquoi, la Libre Pensée a rencontré Denis Siffert qui en est le directeur. Il répond à nos questions.

    * * *

     

    La Raison : Pouvez-vous présenter ?

    Denis Sieffert : Je suis journaliste et pour une semaine encore directeur de l’hebdomadaire Politis, dont j’assure toujours l’éditorial. J’ai beaucoup travaillé, et travaille encore sur le Proche-Orient. J’ai écrit sur cette région et sur les conflits qui l’enflamment quatre ou cinq ouvrages, ainsi que de très nombreux articles dans Politis, bien sûr, mais aussi dans des revues.

    LR : Quelle est L‘histoire de Politis ?

    DS :Politis est né en 1988 — nous venons de fêter ses trente ans — de l’initiative d’une poignée de journalistes qui constataient le glissement libéral de journaux de gauche. Autour de Bernard Langlois, ils ont eu l’intuition que l’écologie et le social allaient se croiser, et qu’il ne serait plus possible à l’avenir de défendre l’un sans l’autre. L’engagement anticolonialiste est aussi un des marqueurs forts de Politis. Quelle que forme que prenne le colonialisme, y compris économique, via les firmes transnationales. Et je dirais, l’antilibéralisme économique. J’ajoute que nous avons, à Politis, l’obsession de l’indépendance financière et politique. Notre actionnaire majoritaire est une association qui comprend des lecteurs et les salariés du journal.

    LR : Nous assistons aujourd’hui à une grande campagne de dénonciation unilatérale des dangers que représenteraient les présupposés « musulmans ». Quelle est votre analyse ?

    DS : Le monde change. Notre pays est, comme d’autres, le lieu d’un brassage de populations et donc de cultures qu’il s’agit de gérer le mieux possible. C’est un fait irréversible. Il est aussi vain que peu souhaitable de vouloir y résister par des formes d’exclusion. Les musulmans pieux ont contre eux le double handicap du nombre et de la visibilité, ce qui fait d’eux des cibles particulières pour la discrimination. Une discrimination culturelle qui se superpose très souvent à des difficultés sociales. Ce qui suscite beaucoup de confusions. J’ajoute que le contexte international, les crises au Moyen-Orient notamment, n’arrange pas les choses. Si bien que l’on a affaire à ce que les sociologues appellent des « prophéties auto-réalisatrices ». Plus une population est montrée du doigt pour sa singularité et plus cela renforce son affirmation identitaire. Pour résumer, on ferait donc bien de faire un peu moins de Unes de journaux sur l’Islam.

    LR : La laïcité, comment la définiriez-vous ?

    DS : C’est évidemment la séparation des Eglises et de l’Etat. Et c’est à l’origine un principe de liberté. La loi de 1905 commence par assurer la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. Il est paradoxal qu’elle retentisse aujourd’hui aux oreilles de beaucoup comme une loi d’interdits. Je crois surtout qu’invoquer la laïcité comme un Graal pour régler tous les problèmes de la société est contre-productif et disqualifie un principe qu’il faut au contraire chérir.

    LR : Le combat pour la défense de la laïcité, selon vous, sur quoi devrait-il porter et comment le mener aujourd’hui ?

    DS : Avec tact ! Et avec compréhension que la laïcité, qui est une belle idée, s’identifie pour certains de nos concitoyens, musulmans notamment, à l’histoire coloniale. Un texte magistral existe, la loi de 1905. Point besoin d’en rajouter ou de demander en permanence que l’on en rajoute.

    LR :Que pensez-vous de l’hystérisation du débat actuellement, menée par Manuel Valls et ses réseaux ?

    DS : J’en pense le plus grand mal. Et je pense surtout que la laïcité mérite mieux que d’être réduite au rang d’instrument politique par un personnage que menace l’oubli.

    LR : Voulez-vous rajouter quelque chose à l’attention des libres penseurs ?

    DS : Je leur dit que, pour ma part, j’essaie de penser librement en toutes choses, et que je suis bien conscient que cela n’a rien de naturel. C’est un combat qui n’est jamais gagné, y compris contre soi-même. Mais je le conçois comme individuel, autant que faire se peut (c’est-à-dire en étant attentif aux influences que l’on subit), même s’il s‘agit de défendre des valeurs évidemment collectives.

    Propos recueillis par David Gozlan

     

    Rappel :

    Pour débattre rationnellement de l’Islam, la Libre Pensée vous offre gracieusement la consultation d’Arguments N°4 :

     

    A consommer sans modération

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  • Nous publions le mail de réponse de Mme la députée


     

     Bonjour,

     

    Nous avons bien reçu votre message ci-dessous.

     

    Nous souhaitons vous répondre en vous présentant ci-joints les communiqués de presse que nous avons envoyés aux médias au sujet du séjour à Rome.

     

    Dans une volonté de totale transparence, nous avons prévenu la presse, avant le départ et pendant le séjour, comme vous pourrez le constater grâce aux dates des pièces jointes.

     

    Egalement, nous avons communiqué sur les réseaux sociaux de la députée.

     

    Vous souhaitant bonne lecture.

     

    Salutations

    Chantal MARC

    Collaboratrice d’Emmanuelle Fontaine Domeizel

    Députée des Alpes-de-Haute-Provence

     


     2 pièces jointes 

    Télécharger « 20180309 CP Rome.pdf »

    Télécharger « 20180313 pendant séjour Rome.pdf »

    __________________________________________

    Fondation Sant'Egidio  Andrea Riccardi

     

    _____________________________________________________________________________


     

    Nous publions notre réponse adressée ce jour à Mme la députée

    Remarques LP04 adressées ce jour à Mme la députée suite à sa réponse du 21 03 2018 (en pj et ci-après):

     


     

     

    Voyage d'élus au vatican: Réponse de Madame la députée à la Libre Pensée 04 et remarques de la LP04 en retourLibre Pensée

    Fédération des Alpes de Haute Provence

    Siège social: Mairie Les Mées

    Adresse postale : 8, rue des chevriers 04230 Cruis

    Tél : 04 92 71 09 53    e-mail : wlmailhtml:librepensee04@orange.fr 

    ____________________________________________

     

    à  Madame Emmanuelle Fontaine-Domeizel, députée des Alpes de Haute Provence

     

    objet : Respect de la laïcité institutionnelle par les élus de la République.

             Remarques suite à votre réponse à notre courriel du 10 mars 2018.

                 

         

          Madame la députée,

     

                   Au nom de la Libre Pensée, je vous remercie pour votre réponse documentée par vos deux communiqués de presse.

     

                   Cependant, l'examen des documents adressés à la presse dont vous nous joignez copies, nous inspirent les remarques suivantes :

     

                   Madame la députée, avec consternation nous constatons, pour reprendre vos propos, que c'est  « dans une totale volonté de transparence » que vous enfreignez la Loi de Séparation des Eglises et de l'Etat de 1905 qui fonde la laïcité en France et  dont vous ignorez effrontément l'existence dans vos communiqués à la presse.

     

                   Madame la députée, nous sommes désolés de devoir vous rappeler que la République n'est ni religieuse ni agnostique ni athée.

                   La République est laïque.

                   Et en tant qu'élue de la République vous représentez tous les citoyens de votre circonscription et la laïcité vous contraint à la neutralité absolue en matière de culte.

                    C'est la République qui est laïque et vous vous devez de respecter l'esprit et la lettre de ses lois. A ce titre, vos opinions et convictions personnelles (religieuses ou non, laïques ou antilaïques, républicaines ou antirépublicaines...) exprimées publiquement par voie de presse sont superfétatoires et ne peuvent en aucun cas justifier le non respect de la loi. 

                   « Pleinement laïque » ou non, catholique ou non, vous vous deviez, en tant qu'élue de la République, de décliner cette invitation à participer  à une manifestation  d'un culte, quel qu'il soit.

                    Plus encore, vous vous deviez de dénoncer le mépris  affiché par les évêques de la Région pour  la séparation des Eglises et de l'Etat, dans cette opération de séduction auprès d’élus de la Nation, négation éhontée des lois fondamentales de la République une, indivisible et laïque par l'Eglise catholique.

                   Bien évidemment, la liberté de conscience que la République garantit à tout citoyen, (article 1 de la Loi de 1905 ) ne vous interdisait nullement de vous rendre au Vatican à titre personnel, dans la discrétion de rigueur et à vos frais.

                   Par contre la publicité délibérée accordée à ce viol de la loi républicaine par de nombreux élus constitue une tentative de plus de nier pour la détruire cette loi qui a apporté près d'un siècle de paix civile et religieuse dans notre pays.

                   Vous déclarez dans votre communiqué, de façon énigmatique :« le contraire de la paix, ce n'est pas la guerre, mais bien l'égoïsme ». 

                   Madame la députée, qu'est ce voyage d'élus au Vatican à l'invitation du représentant d'un culte sinon une déclaration de guerre ouverte à la liberté de conscience de tous les citoyens de notre pays?

                   Peut-il exister un « vivre ensemble » auquel vous semblez aspirer, sans  cette liberté élémentaire, la liberté de conscience, dont la recherche et la conquête passionnées ont nourri toute notre histoire jusqu'à la plus récente avec nos grands  Voltaire, Condorcet, Grégoire, Hugo, Ferdinand Buisson, Jean Jaurès, Jean Zay...?

                   La République, c'est le respect égoïste (!) des droits individuels et égaux de tous les citoyens. Cela vaut pour la laïcité qui garantit et défend la liberté de conscience (égoïste par définition) de chacun que nous envient de nombreux peuples déchirés par les communautarismes religieux qui enrolent de force et prennent en otage  des fractions de populations pour les dresser les unes contre les autres au nom de dogmes imposés et à nos portes.

                   A l'heure où des hommes et des femmes politiques de tous bords, sans vergogne, cherchent à dresser les citoyens français les uns contre les autres, pour des raisons inavouées de basse politique et de pouvoir, en instrumentalisant les religions et la laïcité institutionnelle, nous réaffirmons que nous ne nous tairons pas sur cette infamie.

                   Veuillez  agréer, Madame la députée, l’expression de notre attachement à la laïcité institutionnelle. 

          Le 23/03/2018 à Cruis, pour la Libre Pensée des Alpes de Haute Provence, 

                                        Marc Pouyet

     

     Nota  : Le Vatican n'est pas un Etat, le Pape est un chef religieux et non un chef d'Etat, il n'y a pas de citoyens du Vatican mais des employés, « fonctionnaires » de l'Eglise catholique à Rome.

     

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