• Congrès national de la Libre Pensée à Ste-Tulle (19-23/08/12)

    Congrès national de la Libre Pensée à Ste-Tulle (19-23/08/12)

    Publié le 25 août 2012 par LIBRE PENSEE 04

          <<LE LEVAIN PHILOSOPHIQUE DE LA CLASSE OUVRIERE>>

    Morgan Termeulen in La Marseillaise
     

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    affiches réalisées par
    Kasijan KOLODIJ
    &  
    Fabien BELMONTE
     
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    Marc Blondel, président de la FNLP 
    ouvre le congrès 2012
     
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    Au dire des quelques 250 congressistes, amis, invités qui y sont passés pendant ces 5 jours, ce congrès fut une réussite.
    La haute qualité a fait oublier les conditions climatiques plutôt dures mais pas si exceptionnelles pour le sud-est en été.
    Les échanges et les travaux réalisés par les délégations venues de toute la France et d’autres pays ont pu faire dire qu’on assistait là à une véritable “veillée d’arme”.
     
    Les résolutions adoptées seront accessibles sur le blog: http://librepensee04.over-blog.com 
     
    Elles seront également publiées dans le bulletin n°2 de la RAISON spéciale.


    TOUS LES ALBUMS DE PHOTOS
     A CONSULTER SUR:
     
     
    - prises de vues Serge Bouvet
    - mise en page Bernard Roger

    SEANCE INAUGURALE DU 20/08/2012
    Prises de paroles des invités
     
     
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    LEO ROUSSIN pour la CGT
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    STEPHANE GAVELLE pour FORCE OUVRIERE
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          CLAUDIE NEVIERE, pour le MOUVEMENT de la PAIX 04

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          DANIELLE DUFRAISSE pour l'ADMD

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    GERARD GONTHIER pour l'ARAC 04

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    JEAN-LOUIS PIN pour le Parti de Gauche

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    JEAN-PAUL CROUZET pour le POI (Parti Ouvrier Indépendant)


    MESSAGES 04

    reçus de:

    J.L. BIANCO, Président du CG04

    R.MASSETTE, CG04

    Gilbert SAUVAN député Maire de Castellane 04

    Yannick PHILIPPONEAU, Conseiller Général 04 (Ste Tulle)

    Serge GLOAGUEN, Maire de Digne-les-Bains

    Daniel ADAM, pour la FA 04

    LDH Manosque 

    Association "1851"

     


    MESSAGE DE "1851"

     

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    Télécharger « CONGRES FNLP STE TULLE RESOLUTIONS.pdf »

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    LA PRESSE: 

    Télécharger « revue de presse.doc »

    Télécharger « revue de presse.doc »

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    LA PROVENCE

     http://www.laprovence.com/article/manosque/marc-blondel-ancien-syndicaliste-et-libre-penseur

     

     

    LE DAUPHINE LIBERE

     

     

     

    HAUTE PROVENCE INFO

     

    http://www.hauteprovenceinfo.com/20082012Sainte-Tulle--Marc-Blondel-en-congres-jusqu39au-jeudi-23-aout.media?a=903

     

     

    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120823.AFP6537/la-libre-pensee-demande-a-hollande-d-abroger-la-loi-debre-de-1959.html

    La Libre Pensée demande à Hollande d'abroger la loi Debré de 1959

    Publié le 23-08-2012 à 18h31

    La Fédération de la Libre Pensée a demandé jeudi, dans une lettre ouverte au Président de la République, l'abrogation de la loi Debré du 31 décembre 1959 sur l'enseignement privé et le rétablissement du "principe républicain fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée".

    Dans ce document, adopté à l'issue de son congrès annuel à Sainte-Tulle (Alpes de Haute-Provence) et adressé à l'AFP, la Libre Pensée interpelle M. Hollande en tant que "garant de la laïcité de l'Etat et de l'Ecole", pour qu'il "inverse le cours de la politique anti-laïque menée depuis des décennies" et restaure "dans sa plénitude la loi du 9 décembre 1905" de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

    Estimant que la loi Debré constitue "une tumeur maligne dans le corps de la laïcité de l'Ecole" et de l'Etat, l'association qui a reconduit à sa présidence l'ancien secrétaire général de Force Ouvrière, Marc Blondel, demande son abrogation ainsi que celle de "toutes les dispositions législatives et réglementaires anti-laïques" qui en découlent.

    "Si la liberté d'ouvrir des établissements privés d'enseignement doit être garantie, néanmoins la Nation a pour unique devoir d'assurer les conditions de la formation de citoyens libres et éclairés dans la République. A cette fin, il faut donc rétablir les responsabilités de l'Etat en matière scolaire sur la base des principes constitutifs de la République (...) et donc rétablir dans sa plénitude le monopole de la définition des programmes et des diplômes", assure le document.

    "En conséquence, tous les financements publics doivent être réservés aux établissements publics d'enseignement, les seuls qui garantissent aux jeunes consciences d'apprendre à l'abri de tous les dogmes", ajoute-t-il, soulignant qu'il "en coûte huit milliards d'euros à l'Etat et environ un milliard et demi aux collectivités territoriales".

    La Libre Pensée, créée en 1848, se dit également opposée au projet du chef de l'Etat d'inclure dans la Constitution les dispositions des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905, sans que des "mesures concrètes" ne viennent effacer "les dispositions législatives ou règlementaires contraires à la loi de séparation" et dissuader "les auteurs de ses violations actuelles multiples".

    Education

     

    BRIGHTS FRANCE:

    http://www.brightsfrance.org/forum/viewtopic.php?f=35&t=2688&sid=6daccce2a4ab6a63e6bf8606eba9d613

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    TOUS NOS REMERCIEMENTS à M. CHARPY, MAIRE DE STE-TULLE et à SON CONSEIL MUNICIPAL!

    POUR SON AIDE MATERIELLE ET MORALE, UN ENCOURAGEMENT QUI NOUS VA DROIT AU COEUR!

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    MM. Rémy Charpy, Hugo Estrella et Michel Godicheau

    M.Charpy

    à la tribune mardi 21 août


    Réception du congrès à la salle des fêtes de Ste-Tulle

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    M.Charpy, Maire de Sainte-Tulle a présenté un historique de sa commune et les ambitieuses perspectives d'avenir pour celle-ci.

    Nos deux anciens syndicalistes ont retrouvé immédiatement le langage et le tutoiement fraternels d’usage entre camarades et militants bien qu’appartenant à des Confédérations Ouvrières différentes, mais partageant la même origine: la "Grande CGT" de 1895.

    A la libre Pensée, « Nous sommes au-dessus des syndicats », a pu dire Marc Blondel, signifiant par-là que le regard critique, l’examen raisonné, avec un certain recul, des enjeux, à la lumière des principes de la première République, démocratique, sociale, une, indivisible et laïque, anime en permanence le libre penseur quelles que soient ses appartenance politiques, syndicales et philosophiques.

     


    LA PAROLE A GERMAIN, NOTRE DELEGUE POUR LA FDGLP04:

     

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     << Ce n’était pas mon premier congrès national, mais mon dixième, toutes organisations confondues. Cet état de fait m’a permis d’établir un certain nombre de comparaisons, au bénéfice de la Libre Pensée.

     

      Le ton sérieux et incisif fut donné dès le début par le discours d’ouverture de Marc Blondel, suivi par l’allocution de bienvenue de notre ‘’notre Marc’’.

     

      J’ai apprécié ensuite les interventions d’une quinzaine d’organisations politiques, syndicales, philosophiques, pacifistes etc, ce qui prouve que la Libre Pensée n’est pas un courant replié sur lui-même. Les orateurs s’exprimèrent avec passion et conscience mais sans mettre en évidence les quelques points de divergences inévitables lorsque l’on est aussi nombreux.

     

      Les compléments aux divers rapports moral, d’activité, administratif, financier international, etc montrèrent toute la compétence et le dévouement dont font preuve les responsables de la CAN. Après un émouvant hommage aux Libres Penseurs disparus depuis le dernier congrès, Les 32 intervenants de la salle donnèrent une image très positive de l’action quotidienne de la base dans tout l’hexagone.

     

      La rencontre entre Marc Blondel et Rémy Charpy, maire de Ste Tulle, dépassa largement le cadre de la simple courtoisie habituelle et incontournable affichée dans tous les congrès. Les deux camarades aux conceptions politique et syndicale différentes, dialoguèrent comme de vieux amis.

     

      Les réponses des responsables ne purent que donner satisfaction aux délégués passés à la tribune. En ce qui concerne le travail en commissions, je ne peux évidemment parler que de celle sur la laïcité. Les rapports et discussions furent de grande qualité et toujours aussi passionnés.

     

      Les diverses résolutions, générale, laïque, problèmes nationaux et internationaux donnèrent lieu à d’intéressants débats ponctués d’amendements très pertinents.

     

      La nouvelle CAN fut élue à l’unanimité. Il en fut de même (ou presque) au niveau des votes relatifs aux différents rapports, résolutions, motions, ce qui prouve que le courant passe sans coupure entre la CAN et la base.

     

      Bourg-en-Bresse accueillera le congrès en 2013. Les organisateurs du 04 furent salués par un tonnerre d’applaudissements, les délégués ayant apprécié leur entier dévouement. Ils avaient oublié la canicule dont il était difficile de nous tenir responsables.

     

      Dans son allocution de clôture, Marc Blondel fut égal à lui-même et une vibrante internationale mit un terme à un congrès qui, bien que tenu dans un simple village, devrait rester dans la mémoire des libres penseurs, ainsi que Ste Tulle et les Alpes de Haute Provence.

     

    PS : Je laisse volontairement de côté la restauration et l’hébergement car on entre là dans le domaine du subjectif.>>

     

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    NOCTURNE:

    AU MONUMENT PACIFISTE DE CHÂTEAU-ARNOUX

    AVEC PIERRE & DANIELLE ROY

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    Allocution de Pierre Roy:

     

    Chers camarades

     

    Nous sommes donc devant ce monument aux morts de Château-Arnoux qui vous frappe probablement par son unité, la cohérence de sa facture. Ce monument, dans toutes ses composantes, ne comporte aucune dissonance, ce qui n’est pas toujours le cas.

    Je veux dire par là qu’on peut avoir une statuaire traditionnelle, plutôt patriotique, et un texte pacifiste. D’où, dans certains cas, un équilibre difficile.

    Rien de tel ici.

    Ici, c’est unité complète, cohérence totale, entre la statuaire et les parties écrites : nous avons de plus un poème qui dénonce la guerre, sonnet anti-guerre écrit par l’instituteur, Victorin Maurel, homme lettré, qui est la père de ce monument en tant que maire.

     

    Comme le jour baisse, - malgré l’éclairage c’est un peu difficile pour déchiffrer -, je vous lis ce sonnet :

     

    Pax … Vox populi !...

     

    Passant, incline-toi devant ce monument !...

    Vois cette femme en deuil, montrant les hécatombes :

    Ses yeux taris de pleurs, scrutent au loin les tombes

    Où dorment tans de preux, victimes du moment !...

     

    Ils firent ces héros le solennel serment

    De fermer à jamais les noires catacombes.

    Arrière, dirent-ils, les obus et les bombes,

    Et soit bénie, Ô Paix, sœur du désarmement !...

     

    Passant, incline-toi ! Regarde cette mère !...

    Elle clame à son fils : « La Gloire est bien amère.

    La Gloire, Ô mon enfant, est là, chez nos grands Morts.

     

    Mais sache désormais, que la Guerre est un Crime,

    Qu’elle laisse après elle, à de cuisants remords,

    Ceux qui firent tomber les peuples dans l’abîme ! »

     

     

    C’est un monument d’une rare expressivité dans sa simplicité, j’allais dire sa modestie. Pas de choses grandiloquentes, pas de prétention à la monumentalité.

    Cette sobriété est d’une grande force.

    On m’a fait remarquer la charrue visible à l’arrière du jeune homme brisant l’épée. C’est clairement l’opposition entre l’oeuvre de mort qu’est la guerre et l’oeuvre de vie qu’est le travail des champs.

     

    Dans le livre que nous avons écrit, Danielle et moi, nous l’avons inséré dans un chapitre que nous avons appelé « monuments aux morts à intention antimilitariste ».

     

    Le thème de l’épée brisée est ce qui nous a incités à le placer dans cette catégorie. C’est un thème que l’on trouve aussi à Levallois-Perret. Un jeune homme, ici et là-bas, casse une épée sur sa cuisse. Symbole très clair du refus de la guerre. De plus ici, nous avons le chagrin de la mère qui se cache le visage pour dissimuler ses larmes, le tout se déploie en deux mouvements très complémentaires sur le plan de la signification et de la statuaire.

     

     Le sculpteur a su rendre, dans le dynamisme différencié des deux personnages, dynamisme inscrit dans la pierre, cette double réaction : chagrin d’une mère et rejet par son fils de ce qui en a été la cause, la mort du père à la guerre.

     

    Ce monument a été déplacé à la fin des années 80 du siècle dernier pour que les rassemblements du 11 novembre et du 8 mai, et éventuellement à d’autres dates, puissent se tenir à l’écart du bruit du trafic routier.

     

    Vous pouvez voir que la colonne où est inscrite la sobre mention À nos morts porte à son sommet la représentation d’un globe terrestre. Probable allusion à la nécessité mondiale de la Paix. N’oublions pas que ce monument est relativement  tardif. La plupart des monuments aux morts datent du début des années 20. Celui-ci date de 1928, c’est-à-dire d’une époque où Briand a préparé ou déjà signé le pacte avec l’homme d’Etat américain Kellogg, pacte signé en août de cette année 1928 et destiné à assurer la Paix à l’échelle du globe. On peut supposer, ce serait à vérifier mais les présomptions sont fortes en ce sens, que les initiateurs de ce monument ont trouvé dans ce pacte un encouragement à lui donner le caractère pacifiste qui est le sien.

     

    Cette émotion que nous ressentons du fait de la présence de cette mère et de ce fils, nous la ressentirions très probablement avec la même intensité à Strasbourg, où du fait de la situation particulière de l’Alsace dans le conflit, le sculpteur a représenté une sorte de Pieta laïque : une mère tient sur ses genoux deux corps de jeunes hommes gisants, la tête tournée, pour l’un, vers la France et pour l’autre, vers l’Allemagne. Vous trouverez ce monument si particulier lui aussi  dans notre livre Autour de monuments aux morts pacifistes en France. On aurait une émotion du même type à Equeurdreville dans la Manche où l’on voit une veuve, un petit enfant dans les bras, un autre serré contre ses jupes, au-dessus de l’inscription Que maudite soit la guerre.

     

    À une question qui m’a été posée, sur nos sources, je réponds simplement : nos sources, nos enquêteurs, ce sont les  libres penseurs et les amis pacifistes qui, au cours de leurs voyages en France, repèrent des monuments et nous les signalent en nous envoyant des photos, et parfois même des références, voire des délibérations de conseil municipal. Evidemment, nos propres déplacements, forcément inférieurs aux 36 000 communes, ne nous auraient pas permis de repérer un aussi grand nombre de monuments aux morts pacifistes que ceux que nous avons répertoriés.

     

    Donc, chers camarades, vous voyez ce qu’il vous reste à faire.

     

    Beaucoup me disent que tout comme moi, ils ont été longtemps indifférents aux monuments aux morts des villages qu’ils traversaient. Maintenant c’est différent. Ce qui ne veut pas dire qu’à chaque fois, on tombe sur quelque chose d’intéressant, mais c’est le propre de la recherche, y compris en ce domaine ! Ne pas oublier que out doit être pris en compte, la statuaire et le texte en particulier qui dédie le monument. Ici c’est À nos morts. Beaucoup de monuments aux morts pacifistes expriment ainsi leur pacifisme en refusant les inscriptions hyperboliques du genre À la mémoire glorieuse de nos enfants morts héroïquement pour la patrie. Ou tout aussi mensongèrement, Morts pour la France. Car nous le savons, ils sont morts « par » la France et non « pour ». « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » disait Anatole France.

     

    Autre préoccupation pour Danielle et moi, dans ce travail, outre l’absence d’accessoires militaires offensifs, il est décisif qu’il n’y ait  pas d’allusion ou de  connotation religieuse. L’Église catholique, après la loi de Séparation, pour en quelque sorte se réinstaller dans le paysage quotidien, avait déjà réoccupé une place importante durant la guerre de14-18, à la faveur de la mort en masse (messes pour les soldats, médailles religieuses, présence auprès des blessés, des agonisants, etc.) et à la faveur aussi de la protection spéciale, vu les circonstances, des autorités civiles et militaires. La guerre finie, l’Eglise catholique, en France, n’a pas hésité à faire surmonter certains monuments aux morts d’une croix. Il ne s’agit pas d’une simple croix tombale qui, quelque part dans un ensemble sculpté, peut symboliser, sans plus, la mort d’un soldat, mais d’une véritable mainmise idéologique sur un monument aux morts.

     

    Croix de ce type et inscriptions patriotiques disqualifient pour nous de tels monuments à se prétendre vraiment pacifistes, car la captation d’un monument aux morts par l’Eglise est antirépublicaine, et les mentions patriotiques ou revanchardes sont étrangères, voire contradictoires, avec l’idéal de paix. Je laisse de côté le cas alsacien-lorrain qui a échappé à la loi de séparation y compris en ce domaine. Mais quelque émouvante que soit la vieille paysanne de Termignon en Savoie, le Morts pour la France qui figure sur son socle fait que nous ne l’avons pas retenue. Ce sont nos choix non revanchards.

     

    Encore une précision répondant à une de vos interrogations.

     

    Beaucoup de paramètres sont intervenus dans la conception et la réalisation des monuments aux morts.

    Une commission préfectorale avait été mise en place dans chaque département pour donner l’autorisation de construire. On subordonnait l’octroi d’une subvention d’Etat à la conformité du monument aux critères définis par la commission qui pouvait refuser un projet jugé non-conforme.

    Cela s’est produit. Pour ne rien vous cacher, quand nous avons travaillé sur le monument aux morts de Saint-Martin d’Estreaux dans la Loire, le monument au très justement célèbre manifeste anti-guerre gravé dans la pierre, nous avons trouvé dans le journal paroissial une diatribe du curé contre le monument, réclamant du préfet un action énergique identique à celle que le préfet des Landes avait menée à Tarnos, en ordonnant que les inscriptions pacifistes du monument de cette localité soient effacées, ce qui a entraîné la démission du maire - ou peut-être même sa destitution.

    On a eu le même cas de figure à Saint-Junien dans la Haute-Vienne. D’ailleurs nos camarades libres penseurs du département - avec l’accord des élus locaux - ont entrepris une démarche pour que les inscriptions initiales soient restituées. Comme il y a le monument de Gentioux dans la Creuse qui est assez proche, le plus célèbre des monuments pacifistes que nous honorons, avec l’écolier en blouse brandissant le poing sous la liste des morts et désignant l’inscription Maudite soit la guerre, nous aurions – si l’on y ajoute ce qui va se passer à La Courtine le 15 septembre- un véritable circuit pacifiste internationaliste dans cette région limousine.

     

    Permettez-moi de signaler au passage que notre combat pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple s’articule parfaitement avec cet aspect de notre rapport général aux monuments aux morts. C’est ainsi qu’à Saint-Martin d’Estreaux  nous avons dans le texte les deux membres de phrases suivants :

    Des innocents au poteau d’exécution

    Des coupables aux honneurs

     

    Cela nous renvoie clairement aux fusillés et à notre exigence de réhabilitation globale.

     

    Je précise qu’il est arrivé assez souvent que les municipalités passent outre à la barrière des crédits d’Etat en recourant à la souscription et s’en contentant, pour rester fidèle à leurs intentions. Il est arrivé aussi que les commissions aient renoncé à poursuivre les contrevenants. Mais les monuments - en quelque sorte dissidents - n’ont la plupart du temps pas été inaugurés. Sachez que lorsque nous avons entrepris notre travail sur Saint-Martin d’Estreaux dans la Loire, nous avons consulté un ouvrage universitaire écrit sur les monuments aux morts du département. On suppose que le professeur qui dirigeait les étudiants investis dans cette étude que le professeur en question a signée de son nom, donc qu’elle a faite sienne, les a envoyés aux archives de la préfecture et comme Saint-Martin d’Estreaux n’a pas été inauguré, dans le travail en question il ne figure pas !

     

    Un dernier mot.

    Les monuments aux morts sont souvent conformistes mais ce que retient la population c’est plus un message de Jamais plus qu’un message de revanche, quels qu’aient été les efforts de certains pour affirmer une dominante cocardière ou revancharde.

    Ce qui prouve que les monuments aux morts pacifistes sont des monuments non seulement selon notre cœur à nous libres penseurs mais aussi selon le cœur du peuple en général..

     

    C’est ainsi que ce fut un enjeu. Un de plus. De caractère politique, laïque, esthétique parfois.

     

    Pour ce monument de Château-Arnoux qui nous rassemble, le contexte politique ayant changé, il est probable qu’il n’a pas été soumis aux mêmes contraintes, d’où cette parfaite réussite.

     

    Bref, vous constatez  que ce sujet des monuments aux morts pacifistes laïques est un sujet vaste et passionnant.

     

    Un grand merci à la Fédération 04 de la Libre pensée pour nous avoir permis de voir celui-ci qui est vraiment un des plus aboutis.

     

    Pierre Roy

    Le 23 août 2012

     

    Le pacte Briand-Kellogg, ou pacte de Paris, est un traité qui fut signé le 27 août 1928 à Paris et entra en vigueur le 24 juillet 1929, par lequel les soixante-trois pays signataires « condamnent le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux et y renoncent en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles ». Le ministre des Affaires étrangères français, Aristide Briand, dans un message du 6 avril 1927 adressé au peuple américain pour célébrer le 10e anniversaire de l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, propose au secrétaire d'État des États-Unis, Frank Billings Kellogg, un pacte mettant la guerre « hors-la-loi ». Les deux gouvernements vont ensuite le soumettre aux autres pays. Parmi les soixante-trois pays signataires, on compte l’Allemagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne, la Tchécoslovaquie. L'Allemagne s'appuya sur cet élément nouveau pour obtenir du gouvernement Poincaré l'évacuation de la Rhénanie. Comme ce traité n'a certainement pas fait cesser les conflits, on peut ironiser sur sa crédibilité ; cependant il a servi de base au procès de Nuremberg pour l'accusation de crime contre la paix. Ce pacte permit à Frank Billings Kellogg de remporter le prix Nobel de la paix en 1929.

     

     


    LES RESOLUTIONS ADOPTEES

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