• Ce n'est qu'un début! Au moins 88 initiatives et rassemblements auprès des préfectures. Non à la révision de la loi de 1905! Délégation 04 reçue à la préfecture Digne les Bains

    NON A LA RÉVISION DE LA LOI DE 1905!

    Ce n'est qu'un début! Au moins 88 initiatives et rassemblements auprès des préfectures. Non à la révision de la loi de 1905! Délégation 04 reçue à la préfecture Digne les Bains

    Au moins 88 initiatives et rassemblements unitaires auprès des préfectures

    à l'occasion du 113 ème anniversaire de la loi de 1905!

    Ce n'est qu'un début!

    Quand on remet en cause la loi de 1905, les laïques se mobilisent! 

     photos Claude, Serge

    Ce n'est qu'un début! Au moins 88 initiatives et rassemblements auprès des préfectures. Non à la révision de la loi de 1905! Délégation 04 reçue à la préfecture Digne les Bains 

    Ce n'est qu'un début! Au moins 88 initiatives et rassemblements auprès des préfectures. Non à la révision de la loi de 1905! Délégation 04 reçue à la préfecture Digne les Bains

    Ce n'est qu'un début! Au moins 88 initiatives et rassemblements auprès des préfectures. Non à la révision de la loi de 1905! Délégation 04 reçue à la préfecture Digne les Bains

    Ce n'est qu'un début! Au moins 88 initiatives et rassemblements auprès des préfectures. Non à la révision de la loi de 1905! Délégation 04 reçue à la préfecture Digne les Bains

    LP04, FDDEN04, FCPE04, FO04, FGR04, ADMD04, "Gilets jaunes", partis politiques attachés traditionnellement à la laÏcité  institutionnelle se sont retrouvés devant la préfecture à 18h pour entendre le compte-rendu de la délégation.

     

    La délégation composée de:

             -Libre Pensée 04, Marc Pouyet

             -Fédération 04 des Délégués Départementaux de l'Education Nationale (DDEN), Dominique Guffroy

             -Fédération des comité de parents d'élèves FCPE, François Thouzet

            - Un Élu municipal, ancien Maire de Montlaux, Jean Péméant

             -Libre Pensée 04, Bernard Roger

    a été reçue par M. Christophe Cousin, directeur du cabinet du préfet.

    Après les remerciements d'usage, la délégation a déploré cependant l'avancement à 16h00 au lieu de 18h00 de l'audience qui n'a pas permis à la CGT, la FSU, la LDH, FGR...,notamment, de participer à la délégation.  

    La délégation a fait état de l'inquiétude des défenseurs des la laïcité institutionnelle, suite à la déclaration du chef de l'Etat aux Bernardins à l'invitation des évêques de France, à son absence de réponse à la demande de la Libre pensée de le rencontrer ainsi qu'aux informations alarmantes qui ont filtré dans plusieurs médias nationaux (Le Quotidien, Le Journal du dimanche, Le Monde, Le Figaro, La Croix ... )

    • La seule véritable modification de la loi de 1905 (qui s’apparente au projet actuel du gouvernement), c’est la loi du 25 décembre 1942 *.  Est-ce le modèle mis en œuvre aujourd’hui ? Telles sont nos craintes.  
    • En « labellisant les associations cultuelles», on entre dans une logique concordataire de reconnaissance des cultes. En leur permettant des avantages fiscaux et de posséder des immeubles de rapport, c’est un financement déguisé des religions reconnues. Or, cela est totalement contraire aux deux premiers articles de la loi de 1905. Le gouvernement peut dire qu’il n’y touchera pas, mais en modifiant un tiers de la loi de Séparation sur ces aspects,  il vide la loi de son contenu, ce que n’avait pas osé faire le Régime de Vichy.
    • Le gouvernement indique que ces modifications visent à permettre l’organisation du culte musulman. Or, ce n’est pas à la République d’organiser les cultes. Les cultes appartiennent aux croyants qui doivent s’organiser librement, s’ils le souhaitent, sans ingérence de l’Etat. C’est cela laïcité.

    Le directeur de cabinet n'a pas démenti qu'une révision de la loi de 1905 était projetée par le président de la république. Il a même tenté d'en justifier la nécessité et d'en convaincre les présents.

    En effet, à notre rappel de la déclaration  d'E.Macron devant les évêques de France, au couvent des Bernardins, se proposant de "réparer le lien abîmé entre l'État et l'Eglise" ..., le directeur a nié qu'il s'agissait de la part du chef de l'État de la reconnaissance d'un culte, en infraction à l'article 2 de la loi de 1905, expliquant qu'il s'agissait de l'instauration d'un "dialogue" devenu nécessaire aujourd'hui.

    Le directeur a expliqué que l'Etat, ne serait-ce qu'au niveau des préfectures a besoin de dialoguer avec les cultes.

    Car, quand il s'agit du culte catholique (évêché), juif (consistoire)...on a une adresse ...mais concernant d'autres cultes, en l'occurrence, le culte musulman, nous n'avons pas d'interlocuteurs. De plus les financements de ce culte doivent être contrôlées quant à ses origines étrangères (Algérie, Egypte, Arabie saoudite...)

    La délégation a opposé  les articles 1 et 2, l'esprit et la lettre de la loi de 1905, qui interdisent à l'Etat d'organiser les cultes.  En ce qui concerne le culte musulman, il n'est pas nouveau en France, il n'est pas demandeur d'une modification de la loi de 1905 permettant l'ingérence de l'Etat. Le culte bouddhiste (un million de fidèles, 4 millions de sympathisants) s’est organisé librement en France en s’insérant dans la loi de 1905 et les associations cultuelles. Les pagodes ont été construites sans qu’un euro de fonds publics n’ait été versé pour cela. La loi de 1905 est totalement adaptée pour insérer le culte musulman dans les associations cultuelles, sans qu’il n’y ait besoin de modifier la loi de Séparation. 

    Le directeur ayant avec justesse rappelé les cent ans de paix civile et religieuses dues à la loi de 1905,la délégation a approuvé, évoquant cependant les graves atteintes que constituent notamment la loi Debré de 1959 dont elle réclame plus que jamais l'abrogation (plus de 10 milliards de fonds publics détournés au profit principal de l'école privée catholique), le maintien du concordat religieux napoléonien de 1801 dans les département d'Alsace Moselle qui serait généralisé à tout le territoire par la révision-Macron de la loi de 1905, le nouveau cadeau à l'enseignement privé par l'obligation scolaire dès la maternelle à 3 ans, grevant le budget des communes . La délégation a rappelé que si les cultes ont le droit d'avoir des écoles, elles doivent les financer avec leurs fonds privés et non avec des fonds publics (Etat, département, commune)! 

    La délégation a rappelé que pour les organisations laïques et syndicales, la loi de 1905 se suffit à elle-même pour régler la laïcité en France, qu'il fallait simplement mais absolument l'appliquer!

    La délégation a précisé que ce n'était qu'un début et que si le président de la république persistait dans sa volonté de toucher à la loi de 1905, il trouverait les défenseurs de la laïcité avec leurs organisations en travers de son chemin.

    Le directeur de cabinet à qui la délégation a remis un dossier a déclaré qu'il transmettrait nos questions et doléances au chef de l'Etat.

     

    -Loi du 9 décembre 1905-
    concernant la séparation des Églises et de l’État.
    Article 1: La République assure la liberté de conscience.Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. 
     Article 2: La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. 

    **  Télécharger « Loi Pétain 25 12 1942.doc »

     
    « 07/12/2018: Non à la révision de la loi de 1905- RASSEMBLEMENT 18h00 devant la préfecture- délégation reçue à 16h00 – COMMUNIQUÉ DE PRESSE – En direct avec la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme et la Ligue de l’Enseignement : France Culture – 9 décembre 2018 NE TOUCHEZ PAS A LA LOI DE 1905 »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :