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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

Non à l’intégration des facultés catholiques et des établissements privés dans les COMUE (Communautés d'Universités et d'Établissements)

16 Novembre 2014 , Rédigé par librepensee04

Non à l’intégration des facultés catholiques et des établissements privés dans les COMUE (Communautés d'Universités et d'Établissements)

Non à l’intégration des facultés catholiques et des établissements privés dans les COMUE (Communautés d'Universités et d'Établissements)

Depuis la création, par la Loi du n°2013-660 du 22 juillet 2013 (loi Fioraso), des Communautés d'Universités et d'Établissements (COMUE), les universités sont engagées dans une course folle aux regroupements, qui génère une forte concurrence, contraire à la notion même de service public. La création de (...)

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Le Code du Travail est-il soluble dans la « laïcité » ?

14 Novembre 2014 , Rédigé par librepensee04

Le Code du Travail est-il soluble dans la « laïcité » ?

Le Code du Travail est-il soluble dans la « laïcité » ?

Les attaques contre le Code du travail pleuvent de toutes parts : de Gattaz en Kessler, on hurle partout aux excès de réglementation qui entraveraient l'économie. En réalité, le Code du Travail régit les relations individuelles et collectives de travail et n'est guère plus épais que le Code de (...)

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Réécouter Philippe Forget sur France Culture

14 Novembre 2014 , Rédigé par librepensee04

 

http://www.franceculture.fr/emission-divers-aspects-de-la-pensee-contemporaine-divers-aspects-de-la-pensee-contemporaine-2014-30

France-culture
La Libre Pensée sur France Culture - dimanche 11 décembre 2016

 

Emission animée par David Gozlan, Secrétaire Général de la Fédération nationale de la Libre Pensée, qui reçoit aujourd’hui Philippe Forget, directeur de la revue « L’art du Comprendre ».

 

D.G. : Avant de commencer cette émission et de revenir sur l’ouvrage que vient d’écrire Philippe Forget, « L’obsession identitaire. Politique de soumission ou politique de liberté ? » (éditions Berg international), j’attire l’attention des auditrices et auditeurs sur un appel qui est sorti à l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. Appel pour le respect de la laïcité qui a été signé par énormément de laïques. Plus de mille à l’heure où nous enregistrons l’émission, ont signé sur le site internet « Pétition publique ». Vous avez des représentants nationaux de syndicats, d’associations pacifistes, d’associations philosophiques et Philippe Forget, entre autres, qui est mon invité aujourd’hui.

Philippe, tu vas sortir chez Berg, début 2017, un ouvrage qui s’intitule « L’obsession identitaire. Politique de soumission ou politique de liberté ? » Quand on ouvre ce livre, on tombe sur deux citations dont une qui a attiré mon attention. C’est une citation de Cioran qui dit : « S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu ». 
Philippe, qu’as-tu voulu dire par là ? Pourquoi cette citation ?


Ph.F. : J’ai voulu utiliser ce jugement incisif de Cioran en exergue, parce qu’à mon avis cette citation illustre à merveille le fondement de mon propos. A savoir que la personnalité d’un individu, d’un peuple, est toujours relative à sa manière de faire, voire à son génie créateur. Je préfère parler de personnalité car l’identité peut être insipide. Par exemple, la personnalité du dieu chrétien, sa grandeur momentanée, a été notamment redevable à l’art, et par exemple, à la puissance créatrice de Bach, comme le souligne Cioran. En outre, comme les dieux s’usent, les caractères identitaires s’usent ; ceux-ci ne se perpétuent donc qu’à la mesure de la créativité humaine, à la mesure des forces productives qui jaillissent de la main et de l’esprit et qui travaillent le monde.
Une identité, une personnalité, ce n’est donc pas une origine à laquelle toute sorte de cléricaux veulent nous assigner, nous aliéner ; c’est une manière de faire, un mode original de production de soi et d’un monde où habiter. Dans cette perspective, l’art de l’artiste, la méthode du savant, bref la manière de faire des bâtisseurs, précèdent toujours le fait religieux. C’est le propre d’un faire qui engendre l’identité et conditionne l’existence sociale de la religion. Forger, cultiver et relier les mots, les gestes et les façons d’où naîtra une culture, voilà la magie des poètes-fondateurs ! Je pense à Homère, Virgile, Rabelais, Goethe… Il n’est pas d’identité sans poéticité. Les créateurs ou architectes des langues, des cités et des temples, agissent bien en amont du pouvoir religieux. C’est pourquoi, les grands textes religieux peuvent avoir une valeur littéraire, et il ne faut pas les laisser à l’interprétation théologique du prêtre.
Je tiens à souligner ici que c’est l’action humaine de se cultiver qui est fondatrice, et non pas la croyance religieuse. Que cesse le génie créateur, et la religion devient une « croyance inerte », pour reprendre Ortega y Gasset, laquelle ne peut aucunement prétendre à être une culture. Elle subsistera alors seulement comme sous-culture, instrument idéologique de domination politique et morale, d’imagerie médiatique. Depuis l’émergence de la modernité, de la raison réflexive, il est évident que la productivité humaine ne peut plus s’exprimer dans un cadre religieux. Il n’y a pas de science chrétienne ou musulmane, il n’y a plus d’art et de Lettres essentiellement chrétiennes ou islamiques. L’impuissance à créer caractérise aujourd’hui ces religions qui ne savent plus « faire monde ». 
L’identité, c’est l’original, non pas l’originel. Je préfère la métaphore des fruits à celle des racines, qui est trompeuse et régressive. Un arbre d’ailleurs ne pousse pas depuis ses racines, il pousse en entier, avec son tronc, ses branches et ses fruits, en s’alimentant aux énergies du monde. Un arbre se reconnaît, est identifié par ses feuilles ou ses fruits, et non par ses racines. On les exhumerait qu’il en mourrait. On ne peut que se perdre dans la nuit des origines, se nécroser dans la fixité hallucinée de l’origine. Gardons-nous de confondre la puissance à l’originalité avec la nostalgie régressive de l’originel.
C’est pourtant à cette régression morale et politique que nous convient les idéologues de l’identitarisme et du retour au religieux. Ils s’imaginent pouvoir restaurer des formes de vie usées, usées par l’expérience de l’histoire et dépassées par l’intelligence créatrice. Comment peut-on encore se soumettre aux affabulations cléricales alors que le jeu créateur du monde et la productivité des choses n’ont cessé de les excéder sous l’impulsion humaine ?
L’assignation identitaire à l’origine, tout autant que son pendant, le culte oblatif de l’Autre, est le symptôme d’une crise de la volonté créatrice, d’une impuissance à s’inventer autrement. L’obsession identitaire comme l’obnubilation « altéritaire » constituent deux vecteurs du nihilisme.

D.G. : L’identité nationale, on en parle beaucoup, n’est-ce pas un concept nouveau ou une nouvelle norme qui serait imposée au champ du politique ?

Ph.F. : Effectivement, voir cette notion d’identité nationale envahir le discours politique ne laisse pas d’étonner. Spartacus était-il obsédé par son identité ? Non, il luttait pour sa liberté. Quand la patrie est envahie, les citoyens doivent-ils lutter pour leur identité ? Non, ils se dressent farouchement pour affirmer leur souveraineté. D’ailleurs, les constitutions politiques des Républiques n’établissent aucun principe d’identité, elles établissent les fondations de l’exercice de la liberté collective. Ce serait une atteinte totalitaire à la liberté que de définir constitutionnellement l’identité collective, que de l’objectiver, la réifier, sous forme d’identité canonique.
Il est donc anormal de parler politiquement d’identité, alors qu’on devrait parler de liberté, d’égalité ou alors de culture. Car une nation manifeste son faire propre dans ses Lettres, Arts, Techniques et Sciences. C’est dans ces pratiques que réside son patrimoine culturel, bien plus que dans d’étroites traditions religieuses. Le créateur, l’ingénieur, l’entrepreneur, l’enseignant, le savant, perpétuent activement notre forme de vie nationale. La personnalité d’une nation s’origine dans le déploiement et la transmission d’une vie ouvrière, spécifique et indépendante, mais dont l’expression ne peut être arrêtée a priori. 
Dès lors, il faut soupçonner ce que signifie cette intrusion de l’identitarisme national dans le discours politique. J’y vois là la volonté de la caste dominante d’imposer à la nation des travailleurs une identité canonique, de sorte qu’elle s’y conforme et lui obéisse. D’une certaine manière, l’obsession identitaire trahit la profonde morbidité de l’élite politique autoproclamée qui craint par-dessus tout le jeu éruptif de la liberté créatrice. En fait, cette obnubilation idéologique ne fait que voiler la perte consentie de notre productivité spirituelle et matérielle.

D.G. : Aujourd’hui on nous dit « Les racines de la France sont chrétiennes », tu as répondu sur la question des racines. Tu as bien expliqué que le politique a essayé d’imposer cette question de l’identité nationale, mais n’y a-t-il pas une confusion orchestrée entre identité nationale et identité religieuse ?

Ph.F. : Bien sûr, nous avons affaire ici à un mélange de stratégie idéologique et de paresse journalistique. En réalité, le pouvoir oligarchique ne peut proposer au citoyen aucun idéal d’élévation humaine, aucune visée historique d’un progrès moral et matériel. C’est pourquoi les taraudeurs de l’identité s’acharnent à focaliser les esprits sur des appartenances sectaires, quasiment tribales.
D’où toutes les facilités que l’Etat oligarchique accorde à l’église et à la mosquée militantes. Dans le monde, usé et usant, de la course aux taux de profit, l’horizon de toute volonté générale est oublié. Sidéré par le consumérisme, désorienté par le mondialisme, l’individu cherche des critères de sens et de jugement. Et hélas, plus il sera ignorant et inéduqué, plus il se réfugiera dans les préjugés simplistes et s’en remettra à des pasteurs parasitaires.
Quoi de mieux en effet pour la caste du calcul, que d’assigner la nation à une origine religieuse, que d’ourdir l’obéissance du peuple par le fétichisme de l’imagerie religieuse. Ce sont bien des Tartuffes de la nation ceux qui stimulent un cléricalisme de plus en plus envahissant, pendant qu’ils ne cessent de détruire l’instruction publique. Et ainsi en privant les individus de l’accès aux savoirs, du coup ils leur interdisent de perpétuer activement le dynamisme unitaire d’une culture tout à la fois formatrice et novatrice.

D.G. : On a vraiment l’impression qu’il y a un carcan qui se crée autour de ce concept d’identité nationale et cela tu l’expliques bien dans ton ouvrage. Dans ton livre, tu dis aussi qu’il faut quand même une sortie et tu écris la chose suivante : « Un peuple n’exprime jamais tant sa personnalité que lorsqu’il rayonne de liberté créatrice. » Est-ce que cette liberté créatrice serait menacée ?

Ph.F. : Oui c’est la liberté créatrice du peuple, c’est cette liberté des producteurs, qui maintient la personnalité d’un pays et lui permet de se renouveler historiquement. 
Et je tiens absolument à insister sur le point suivant. Il faut que cesse la tromperie idéologique selon laquelle le caractère d’une nation s’enracinerait dans sa tradition religieuse. Depuis l’antiquité gréco-romaine et à part l’époque médiévale, ce sont bien les traditions beaucoup plus productives, et durement maintenues, de la liberté de la pensée, de la liberté de l’art, de la liberté des sciences et des techniques, qui ont forgé la civilisation occidentale ; et encore plus : qui ont forgé les nations modernes. 
Aujourd’hui, quels fruits portent les religions ? Sinon des morales de faiblesse, de sensiblerie, ou de brute soumission.

Tu m’as posé la question de savoir si cette liberté était menacée.

Effectivement, avec ce discours « réificateur », mortifère, qui veut absolument river les gens à une identité assignée, une menace mortelle pèse sur la liberté créatrice du peuple et des citoyens. 
Plus précisément, je pense même qu’aujourd’hui, naît un nouveau type de régime politique alliant la dissolution de la nation par le tribalisme des crédulités, avec la surveillance générale et l’arbitraire financier. Exaltation des préjugés, essentialisation des appartenances, vertige du commandement, prédation du travail et quadrillage sécuritaire : nous discernons là tout un dispositif de domination dont les ressorts relèvent d’une anthropologie politique d’extrême-droite. J’invite les auditeurs à s’interroger : l’oligarchie européenne n’accouche-t-elle pas d’un despotisme inédit, qu’il faut oser désigner comme le despotisme d’une nouvelle extrême-droite, mondialiste et globalitaire ?
Il faut y échapper bien entendu. Et notamment en restaurant l’autorité publique du peuple sur l’Etat clientéliste, grâce à la laïcité.

D.G. : Sur cette porte de sortie il faut réfléchir à comment les citoyens et citoyennes peuvent se regrouper et résister à cela. 
Tout à l’heure tu nous as parlé de l’enracinement religieux que l’on essayait de nous imposer. Je rappelle que nous sommes autour du 9 décembre qui est la journée anniversaire de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Vous avez la possibilité de retrouver la pétition pour la défense de la laïcité sur notre site fnlp.fr.

Pour revenir à ton ouvrage Philippe, et je te remercie d’être venu dans cette émission, il sera disponible à la librairie de la Libre Pensée dès le début de l’année. 
Un dernier mot pour les auditrices et auditeurs ?


Ph. F. : Oui en définitive, la laïcité lutte pour la raison créatrice des travailleurs et la libération des forces productives de la nation.

 

http://www.fnlp.fr/spip.php?article1153

Réécouter Philippe Forget sur France Culture

REECOUTEZ EGALEMENT CI-DESSOUS:

DEBUT A:

FIN B :

 

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11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

12 Novembre 2014 , Rédigé par librepensee04

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 nov 2014, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

 

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

Au monument pacifiste Victorin Maurel

11 nov 2014, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 nov 2014, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple! 

Dans son communiqué du 24/10/2014, le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Kader Arif, de fait, reconnaît le bien-fondé du combat pour la réhabilitation, en comptabilisant 639 fusillés "pour désobéissance militaire", les séparant , à juste titre, des fusillés "pour "espionnage" ou "condamnation de "droit commun", ce que nous avions toujours réclamé contre le "cas par cas", prétexte fallacieux à la non-réhabilitation!
Alors il n'y a plus aucun obstacle à la réhabilitation par la république !
NOUS RÉHABILITERONS LES 639 FUSILLES POUR L’EXEMPLE 1914-1918 !

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Les pacifistes rassemblés ce 11 novembre 2014 ont adopté à l'unanimité

le texte d'une adresse à M.le Député-Maire de Forcalquier proposé par l'un d'eux:

MONSIEUR LE DEPUTE-MAIRE DE FORCALQUIER,

"NOUS, REUNIS, EN CE JOUR DE MEMOIRE ET DE COMMEMORATION DE LA BOUCHERIE DE 1914/1918, A CHÂTEAU-ARNOUX LE 11/11/2014, VOUS DEMANDONS LA REHABILITATION DE LOUIS TOURNIAIRE (DE FORCALQUIER) ET DES 639 "FUSILLES POUR L'EXEMPLE".

adopté à l'unanimité

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11 nov 2014, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

 

 Récital André Bizot

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DE SERGE

ALBUM PHOTO EN LIGNE

DIAPORAMA EN LIGNE

et photos de Jean-Pierre Pommier et mp:

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

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11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

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REMERCIEMENTS:

<> à Mr le Maire de Château-Arnoux qui nous permet chaque année de nous réunir à la Bourse du Travail et de prendre la parole au monument pacifiste Victorin Maurel.

<> à Mr le Maire de Vachères qui nous prête chaque année le drapeau (daté de 1900)de la

"Libre Pensée de Vachères"

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

<>à Mr Jean Claude Barbier de la rédaction de la Revue VERDONS qui nous a remis un exemplaire du N°43 ''14-18 traces"

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

 http://verdons.com/revue.htm

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 PRESSE:

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

http://www.lamarseillaise.fr/alpes/societe/33134-une-simple-question-de-justice

Téléchargez l'article:

Télécharger « La Marseillaise 11 novembre Château-Arnoux 12-11-2014.pdf »

Merci à Morgan Termeulen pour sa page consacrée à notre journée!

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-Prises de parole au monument-

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

Lecture d'un extrait du Discours à la jeunesse de Jean Jaurès

" ... Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."

Discours intégral:

11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

Télécharger « JAURES.doc »

 

http://icanfrance.org/lettre-ouverte-francois-hollande/

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 11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

Communiqué LDH Manosque / 11 novembre 2014


Plus que les années précédentes, la Ligue des Droits de l’Homme devrait-elle se réjouir de la publicité faite autour du 11 novembre ?
Cela paraît difficile tant la commémoration de cette date donne aujourd’hui l’apparence d’un grand spectacle médiatique très loin de la gravité avec laquelle nous devrions nous recueillir, très loin du combat résolu que les institutions républicaines devraient mener pour réhabiliter collectivement les 650 fusillés pour l’exemple de 1914-1918, morts sous les balles de chefs militaires indignes.
A l’occasion du centenaire, le tintamarre déclenché par la presse et les chaînes de télévision a sans doute pour objectif de faire passer au second plan des festivités organisées avec cynisme la juste revendication qui est la nôtre, de passer sous silence une honte d’Etat supplémentaire.
Il est hors de question d’abandonner les victimes de cette in-justice d’exception et singulièrement leurs familles. Il faudra bien rétablir ces hommes et leurs familles dans leur honneur et leur droit.

Merci de nous excuser pour notre absence, mais de nous compter parmi ceux qui réclament une réhabilitation.
Amicalement
Christian CHARLES-FOUILLOUX
Pour la LDH de Manosque

Téléchargez:

Télécharger « LDH message.doc »

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11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

Nous réhabiliterons les 639 Fusillés
pour l’exemple de 1914-1918 !
11 novembre 2014

Amis, Citoyens, Compagnons, Camarades,

Je vous apporte le salut fraternel de la Fédération nationale de la Libre Pensée et de la Fédération nationale Laïque des Associations des Amis des Monuments aux morts pacifistes.

Plus de130 rassemblements et initiatives autour du 11 novembre

devant les monuments pacifistes

Une nouvelle fois, avec chaque année plus de force encore, la Libre Pensée est à l’initiative de plus de 130 rassemblements et initiatives autour du 11 novembre devant les monuments pacifistes.Nous en découvrons d’ailleurs régulièrement de nouveaux. ( Pierre Roy expliquait samedi dernier à Septème (13) que 35 nouveaux monuments à caractère pacifistes étaient recensés par la FNLAAMMP). C’est tout un pan de l’histoire du mouvement ouvrier, pacifiste et internationaliste qui a été occulté par les bellicistes de droite comme de gauche, que la Libre Pensée fait remonter à la surface de la conscience collective des citoyennes et des citoyens de ce pays.

Depuis des décennies, la Libre Pensée combat avec énergie pour que justice et honneur soient rendus aux Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale. Sur ce chemin de liberté, nous avons rencontré beaucoup d’appuis, ce qui en dit bien long sur le pays réel. Malgré le fait que beaucoup de médias aux ordres veulent taire l’action de la Libre Pensée, force est de constater que ne cessent de passer sur les écrans de télévisons les documentaires et les films sur cette tragédie. Depuis un an, la presse locale ne cesse d’écrire sur les Fusillés, sur ces enfants des villes et des campagnes assassinés PAR des balles françaises.

Nous avons gagné la bataille de l’opinion.

Nous avons réussi notre engagement : personne ne peut évoquer le centenaire de la Grande boucherie impérialiste sans mentionner les Fusillés pour l’exemple.  Nous avons gagné la bataille de l’opinion. Et ce n’est pas une mince affaire.

Et ce,
contre le Président de la République qui s’est renié,
contre le Sénat qui pour une fois dans son histoire aurait pu être utile à quelque chose et qui s’est fourvoyé une nouvelle fois en refusant de rendre leur honneur aux soldats français tombés sous les balles françaises,
contre l’Assemblée nationale, assemblée croupion de la Ve République, qui refuse d’entendre la voix du peuple alors qu’elle est censée le représenter.

Le gouvernement français fait la guerre en différentes contrées du monde. Quand on bombarde, quand on tue, quand on occupe un territoire qui n’est pas le sien, comme au bon vieux temps de la coloniale et de l’Empire ; alors bien sûr, on ne peut réhabiliter ceux qui ont su dire non à la barbarie et à la guerre. Quand le sang coule partout sur tous les continents, alors il faut l’Union sacrée. « L’Etat a une longue histoire, elle est pleine de sang » disait Clémenceau, un connaisseur.

L’Union sacrée s’est toujours faite, hier comme aujourd’hui,

avec les généraux, avec les fusilleurs, avec les patrons et avec les curés.

L’Union sacrée s’est toujours faite, hier comme aujourd’hui, avec les généraux, avec les fusilleurs, avec les patrons et avec les curés. Ce monde inquiet sent toujours la poudre et l’eau bénite. Quand on fait l’Union sacrée, pas question pour ceux qui nous gouvernent de fâcher leur sainte-mère-l’Eglise. Il faut que les milliards tombent toujours dans son escarcelle au nom de la loi Debré et des lois de Vichy qui n’ont jamais été abrogées.

Il faut la bénédiction des prélats, pasteurs, rabbins et imams pour lutter contre « l’axe du mal » au nom de « l’axe du bien » et « pour une guerre juste » si cher à Georges W. Bush, à Barack Obama et au complexe militaro-industriel des Etats-Unis. Comme en 1914-1918, pendant les guerres, les affaires continuent.

Ces dépenses sont 2,60% du Produit National Brut mondial.

Avec moins de 1%, on supprimerait à tout jamais la misère sur la planète.

Les dépenses d’armement dans le monde se montent à 3,5 milliards de dollars par jour, soit 1 464 milliards d’euros par an. Les dépenses militaires ont augmenté de 50% entre 2001 et 2010. Celles des Etats-Unis représentent 43% du total mondial. Et vous vous demandez pourquoi il y a la guerre ? Parce que cela rapporte et beaucoup aux capitalistes. Ces dépenses sont 2,60% du Produit National Brut mondial. Avec moins de 1%, on supprimerait à tout jamais la misère sur la planète.

Mais il faut l’Union sacrée avec les patrons pour tout sacrifier à la recherche du sacro-saint profit capitaliste et financier. Il faut satisfaire aux exigences du CAC-40, des agences de notation, de la Banque mondiale, du FMI et de l’Union européenne. Et pour cela, il faut détruire les acquis sociaux, les emplois dans les usines, les postes dans les administrations. Il faut faire table rase de la Sécurité sociale et des conquêtes sociales.

Alors, réhabiliter ceux qui ont dit non à tout cela, « vous n’y pensez quand même pas ». On doit exalter le « sacrifice » pour le bien de la Nation, confondu allégrement avec celui des capitalistes et des gouvernants. Les Grands de ce monde sont toujours prêts à sacrifier la dernière goutte du sang des autres et le dernier acquis social des salariés pour leurs intérêts. La devise du libéralisme a toujours été : « Pourquoi faire payer les riches, quand les pauvres sont si nombreux ? ».

le 11 novembre, à l’origine, était celui des anciens combattants

qui refusaient la guerre. « Plus jamais cela ! »

Le 11 novembre auquel nous participons n’est pas celui des galonnés, des mitrés et des ministricules qui vantent les mérites de ceux qui sont morts à leur place, alors qu’eux sont bien vivants et vivent bien de leurs rentes de situation. Leur 11 novembre est celui des défilés militaristes qui glorifient la guerre, alors que le 11 novembre, à l’origine, était celui des anciens combattants qui refusaient la guerre. « Plus jamais cela ! » proclamaient-ils. Et maudite soit la guerre, maudites soient toutes les guerres !

La démonstration a été faite : il n’y a rien à attendre de ce gouvernement et des Assemblées aux ordres, pour obtenir que la Justice soit rendue aux Fusillés pour l’exemple. Rien à attendre d’un Ministre aux Anciens combattants, Kader Arif qui confond visiblement son rôle de Ministre et celui de comique troupier. Il a tout dit et son contraire, il a tout promis et tout abjuré. Jacques Prévert avait raison : »Quand la guerre vient, toute l’intelligence est dans le clairon ».

La Libre Pensée propose que soit érigé sur la ligne de front,

un monument en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple.

C’est pourquoi, à compter de ce jour, commence une nouvelle ère. La Libre Pensée propose que soit érigé sur la ligne de front, un monument en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple. Nous allons donc lancer une grande souscription pour cela. Nous en appelons à tous, car nous sommes aussi la République ! Et la République réhabilitera les Fusillés pour l’exemple avec tous ceux qui se reconnaissent dans ce combat de justice.

Contre ce combat pour rendre leur honneur aux soldats fusillés et à leur famille qui ont subi l’opprobre et la honte, les faux arguments l’ont disputé aux fausses promesses. On nous a dit que l’on ne pouvait réhabiliter collectivement les soldats fauchés par les pelotons d’exécution, car il y avait des droits communs parmi eux.

Cet argument n’a jamais prévalu pour la Libre Pensée, car, avec Voltaire, elle proclame « qu’il vaut mieux un coupable en liberté qu’un innocent en prison ». Mais même le Ministère des Anciens combattants a fait litière de l’argument des droits communs. Il a, par un communiqué du 24 octobre 2014, dû reconnaitre la véracité de la position de la Libre Pensée. Selon le ministère, il y aurait eu 639 Fusillés pour l’exemple pour « désobéissance militaire » et 369 fusillés pour « actes de droit commun, trahison, espionnage, motifs inconnus ». Ce qui ferait un total de 1 008 selon Kader Arif, encore un chiffre différent que celui de 918 donné aux sénateurs le 19 juin 2014. Laissons au ministère la responsabilité de sa valse-hésitation sur les chiffres !

Mais force est de constater que, désormais, il n’y a plus de possibilité d’embrouiller les choses : le gouvernement établit la très nette distinction entre les Fusillés pour l’exemple et les autres fusillés. Il rend compte ainsi – et c’est là l’essentiel - de la situation précise formulée par la Libre Pensée. Dès lors, il n’y a plus aucun obstacle de clarté et de connaissance de la vérité pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple !

Pour les combattants de la justice qui œuvrent à la réhabilitation collective, il faut bannir à tout jamais la peine de mort. Il ne saurait y avoir de bonnes ou de mauvaises peines de mort. On ne peut tergiverser. On ne règle par les problèmes de la société en tuant son voisin. Tous ceux qui refusent la réhabilitation collective sont-ils pour « le cas par cas » quand il s’agit de la peine de mort ? La peine de mort, on est pour ou on est contre. C’est une question de principe.

La guerre est la première des religions. Elle vient de la nuit des temps. Toutes les religions ont participé, peu ou prou, aux massacres collectifs. Il faut sortir l’Humanité de la nuit noire de la barbarie. Les libres penseurs ne sont responsables d’aucune guerre, si ce n’est de celle que le cléricalisme leur fait en permanence.

 

...les 13 et 14 décembre 2014 à Soissons

le procès des généraux fusilleurs et assassins. 

Le sens de notre combat pour que justice et honneur soient rendus aux 639 Fusillés pour l’exemple est qu’il faut faire reconnaitre le droit à la désobéissance, le droit de refuser de tuer des êtres humains. C’est aussi pourquoi, nous ferons les 13 et 14 décembre 2014 à Soissons, dans l’Aisne sur les lieux mêmes des tranchées du front, le procès des généraux fusilleurs et assassins. Nous établirons leur responsabilité dans cette horrible tragédie. Nous les déclarerons coupables de crimes devant la conscience de l’Humanité.

Et c’est aussi pourquoi, en décembre 2015, à Saint-Nazaire, nous ferons un colloque en hommage aux combattants de la liberté sur le thème : «Déserteurs, mutins, pacifistes, antimilitaristes de tous les pays et de toutes les guerres, unissez-vous»

 

Amis, citoyens, compagnons, camarades,

Nous voulons aujourd’hui, une nouvelle fois, remercier encore le Mouvement de la Paix, l’Association Républicaine des Anciens Combattants, l’Union Pacifiste de France, l’ANACR, Droits & Liberté et les très nombreuses sections de la Ligue des Droits de l’Homme qui combattent à nos côtés pour que Justice soit rendue.

Merci encore aux syndicats de la CGT et de la CGT-Force Ouvrière qui, au nom et en mémoire de tous les militants et syndiqués de la CGT originelle qui ont subi ces injustices et cette barbarie, exigent la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple.

Merci aux 30 Conseils généraux, aux 3 Conseils régionaux, au millier de Conseils municipaux à travers tout le pays qui exigent, d’une voix de plus en plus forte, cette réhabilitation de justice.

Merci au CG04, aux CM de Pierrevert, La Palud sur Verdon, Thoard et Thorame-Basse qui ont pris une délibération dans ce sens.

Merci à ceux qui continuent de prendre position, indiquant clairement que la République, c’est aussi eux, la République c’est aussi nous !


Merci enfin à vous tous, d’horizons divers, connus ou inconnus, qui vous êtes mobilisés depuis tant d’années pour cette noble et juste cause.

Ni dieu, ni maître !
A bas la Calotte et vive la Sociale !


Je vous remercie.

MP pour la Libre Pensée 04

 

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11 nov 2014, Château-Arnoux, c'était notre centenaire 14-18, pour la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l'exemple!

11 novembre 2014, pour une réhabilitation des fantômes de la république.

Cette année, 2014 entre en résonance avec ces événements que sont les centenaires de l’assassinat de Jaurès et de la guerre de 14, pour nous rappeler la mort du pacifisme, ou du moins sa fracture, théorisé en 1868 par l'Association Internationale des Travailleurs.

Dès le début du conflit de 1914, la situation d'une « victoire en déchantant » a conduit à l'adoption de mesures d'exception extrêmement sévères, occultées par les militaires. Le Parlement, quant à lui, se livrait à des manipulations législatives jusqu'au printemps 1916. Pour les tenants du pouvoir, cette « guerre totale » excluait toute indulgence, toute faiblesse, pour des hommes qui n'auraient pas eu la force nécessaire pour se battre.

Aussi fut mis en place, secrètement, le dispositif de justice militaire initié à la suite des troubles populaires de 1848 et durci après la défaite de 1870. L'ennemi était alors le peuple, classe socialement dangereuse !

Dans l'immense charnier du front, sous les obus et la mitraille, des hommes ont eu peur, ils souffraient et doutaient. Certains ont refusé de partir à l’assaut, de tuer. D'autres ont eu le courage de s'opposer à des ordres injustes, arbitraires et inhumains.

Durant le seul mois d'octobre 1914, une soixantaine de soldats ont été fusillés. Souvent genoux à terre, ils ont eu une mort infamante, délivrée par leurs camarades au nom du peuple français.

Depuis mon arrivée dans les Alpes de Haute Provence (2004), je participe à ce rassemblement pacifiste (de Château-Arnoux) pour réaffirmer un engagement sur un travail collectif de vérité et de justice. Car la justice n'est impartiale que par la vérité.

Pour ceux qui luttent pour la défense des droits de l'homme (personne n'en a le monopole), la justice n'est pas seulement une catégorie morale (une vertu), mais également et surtout une référence permanente.

Seule la vérité fait sens. Face à l’effroyable injustice des décisions prises par les conseils de guerre ou isolément par des officiers, elle nous commande de réhabiliter collectivement les « fusillés pour l'exemple », même si ce terme englobe des situations et des faits différents.

En effet, il existe au moins deux catégories de morts « par » la France. Ceux qui ont été fusillés après jugement d'un tribunal militaire, ou ceux « éliminés » dans leurs unités par des officiers assassins. En ne réhabilitant que les victimes des tribunaux, nous justifions par là- même les crimes des bouchers qui réapparaitront dans les ligues fascistes en 1934, ainsi que dans les troupes vichystes de Pétain (qui lui aussi fut responsable d'exécutions, lors de la révolte des tranchées en 1917).

Parce que notre république est celle des petits pas, commençons donc, symboliquement, par cette réhabilitation collective des fantômes de cette république. Elle n'exclut aucune autre action.

 

Daniel Adam
Philosophe
membre de l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice
et de l'Association Européenne de Défense des Droits de l'Homme.

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FNLP

-COMMUNIQUE DE PRESSE –

11 novembre 2014 :
Plus de 9 000 pacifistes internationalistes
avec la Libre Pensée dans les rassemblements pour exiger :
Réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple !

 Le 11 novembre 2014 et autour de cette date, avec la Libre Pensée, l’Association Républicaine des Anciens combattants, l’Union Pacifiste de France, le Mouvement de la Paix, de nombreuses sections de la Ligue des Droits de l’Homme, des Unions régionales ou départementales de la CGT et de la CGT-Force Ouvrière, des Maires et Conseillers municipaux, des Députés, des Conseillers régionaux ; ce sont plus de 9 000 participants qui se sont réunis, notamment autour des monuments pacifistes, pour exiger que Justice soit rendue aux 639 soldats tombés sous les balles françaises durant la Guerre de 1914-1918....

Téléchargez le communiqué complet

Télécharger « 11 NOVEMBRE 2014 COMMUNIQUE.pdf »

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 Humeur messages

 

Thérèse Dumont

(asso. Basses-Alpes 39-45, une mémoire vivante - Histoire & Mémoire " Résistance & Déportation Association), nous transmet ce message de Charles Biancheri:

"Bonjour et merci pour cette invitation mais hélas mes difficultés pour me déplacer feront que je ne serai pas parmi vous. Je le regrette d’autant plus que je suis un fils non pas de fusillé mon papa qui a participé aux mutineries sur le front italo-autrichien en 1917 ( Caporetto fut le pendant italien des révoltes des soldats qui sur tous les fronts avaient compris qu’il ne se battaient pas pour la patrie mais pour les capitalistes). Que les massacres de leurs frères d’en face les révoltaient et ils se sont mutinés Il y a eu les fusillés bien sûr mais aussi tous les emprisonnés tous ceux qui ont été envoyés au devant de l’adversaire à une mort inéluctable tous ceux qui ont été punis cruellement comme mon papa qui a été banni sans plus jamais avoir revu aucun membre de sa famille et sa famille n’a vu le petit fils que j’étais quand j’avais 27 ans et moi je n’ai connu qu’une infime partie de ma famille. J’ai fait des démarches pour tenter d’obtenir sa réhabilitation mais je n’ai jamais reçu la moindre réponse de qui que se soit.

            Si j’avais pu venir j’aurais insisté sur le développement des campagnes pour la réhabilitation des fusillés mais aussi, de tous les autres mutins car ils ont sauvé l’honneur de tous ceux qui se battent partout pour arriver un jour à ce que les humains aient le droit de vivre dignement après s’être débarrassé du capitalisme criminel."

                                                                       Amicalement à tous Charles

Xavier Lainé

"Hier ils allaient la fleur au fusil. Ils y retourneront aujourd'hui tant on leur dit que le danger c'est l'autre, celui qu'est pas comme toi, qui croit pas comme toi, qui vit pas comme toi et qui parle une autre langue. Ainsi vont les siècles qu'ils ne nous apprennent rien si nous ne voulons apprendre. Comme on vous dira qu'ils étaient heureux de la faire, cette der des ders, qui ne fut qu'un épisode du long cortège des violences fomentées en haut lieu pour préserver les dividendes versés en paradis fiscaux, vous croirez cette leçon d'histoire officielle. Car on ne vous parlera pas, ni aujourd'hui, ni demain de ceux qui furent fusillés pour avoir contesté le bien-fondé des boucheries. Ainsi va l'homme qu'au lieu de chercher à se faire homme il s'en détourne et se fait bête pire que toutes. Et regardez bien comme ils y retourneraient aujourd'hui, avec promesse de solde à la fin du mois et de médaille aux couleurs de la nation ! Pardonnez-moi mes mots qui ne savent marcher au pas cadencé d'une histoire scélérate, et qui n'ont pour toute médaille que celles de la passion : ma plume se trempe à l'encre sanglante des pauvres morts pour rien, pour rien qui vaille aux bouches affamées, tandis qu'ailleurs, on compte !" (Xavier Lainé)

 

Thierry R.

Et dire que  les fusillés de 17 et tant d'autres ne sont pas encore réhabilités après 100 ans  et qu'on porte aux nues ce boucher de Joffre et toutes ces canailles d'officiers de l'état major honte sur eux!

Thierry

 

Henri Huille

Chers amis et camarades, pour info. 
 Paru dans l'Huma:
 
Exclusif : ce qu'Emma n'a pas pu dire devant François Hollande

Laurence Mauriaucourt  Lundi, 10 Novembre, 2014 

"En déplacement dans le Pas-de-Calais pour commémorer l'’armistice du 11 novembre 1918, François Hollande n'’aura pas entendu la parole vraie d'’Emma, mais un discours imposé à la lycéenne.

En ce 11 novembre 2014, le Président de la République est présent au Mémorial Notre Dame de Lorette à Vimy Lorette dans le Pas-de-Calais pour commémorer l'’armistice qui a mis fin à la Première Guerre Mondiale. La cérémonie se veut émaillée de prises de parole, dont celle d'’Emma Muyssen, qui aura dix-sept ans en décembre prochain, élève de Terminale ES du lycée Fénelon de Lille. L'’adolescente ne sait pas sur quels critères elle a été choisie pour représenter la jeunesse. Dans les jours qui ont précédé ce rendez-vous, retransmis en direct à la télévision, elle rencontre l’'historien Damien Baldin, connu sur ses recherches sur les animaux domestiques et surtout nommé Conseiller pour l'action territoriale dans le cadre de la Mission du Centenaire 14-18.

Mais, quelle n'’est pas la déception d'’Emma lorsqu'’elle découvre qu'’il ne lui est pas permis de contribuer à la rédaction du discours qu'’elle sera chargée de prononcer devant le Président et nombre de personnalités. La lycéenne a confié ce message à l’'Humanité :  

 « Je suis émue à l’'idée d’être là pour rendre hommage à tous ces soldats, même si  j'aurais aimé faire plus partager mon émotion à travers un texte auquel j’aurais pu contribuer en y ajoutant ne serait-ce que quelques mots sur des choses me semblant importantes. J'’aurais ainsi pu faire ressentir l'horreur de ce charnier dans lequel avaient été envoyés des millions d’hommes pour des raisons qui bien souvent les dépassaient, ne pouvant même pas percevoir l’'avancée en termes militaires. 

Les États menant la guerre avaient le droit de vie ou de mort sur ces hommes. Aucun responsable ne fut jamais jugé pour ce « crime contre l'’humanité ». 

Pourtant 18,6 millions d’êtres humains furent broyés par les mâchoires d’acier de la guerre, autant d’'individus ont souffert du froid, de la saleté, de la faim, des bruits continus des obus, traumatisés par la vision de l'’horreur, des corps déchirés et de cette mort de masse inhumaine. 

Des centaines d’'entre eux seront fusillés, coincés entre les balles ennemies et celles de leur propre pays, pour avoir dit non à ce charnier, pour avoir tenu à leur humanité, pour avoir voulu voir l’'ennemi comme un être humain, pour avoir voulu vivre. »

Emma évoque ici, les fusillés pour l’'exemple, dont ceux des mutineries de 1917. Mais, l'’historien, Damien Baldin a été formel : si elle veut changer le texte prévu il faudra obtenir l’'aval de l’'Élisée et selon lui, c’était inutile d'’essayer, un tel contenu ne passerait pas… 

La lycéenne a pensé un temps, attendre le jour J, que le micro s'’allume en direct pour s’exprimer avec sincérité, sans s'’en tenir au discours officiel « bourré de fautes d’orthographe » qu’elle trouve décidément « trop convenu ». Elle l'’a cependant prononcé tel quel pour ne pas mettre son établissement scolaire dans l'’embarras. Un établissement qui vient déjà d'’être sous les feux de l’'actualité suite à la tentative de suicide par défenestration d'’un de ses élèves de Seconde. Mais, Emma a eu à cœur de porter seule ces faits de censure à la connaissance de tous en écrivant ses lignes. Des lignes de front pour la justice et la liberté. 

Jean Jaurès en 1903, dans son célèbre discours à la jeunesse soulignait que, « la République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace ». Comment ne pas songer qu’'Emma s’est retrouvée en ce 11 novembre 2014 devant une République dominée par la défiance et la lâcheté. Devant une République « qui n’est pas prête à regarder son Histoire en face », comme elle dit.

 

Message de Eric Viot

Bonjour,

 

Il y a eu beaucoup de rassemblements pour demander la réhabilitation des fusillés. Il ne faut surtout pas lâcher et continuer à sortir les fusillés de l'oubli dans les différents départements tout en continuant à militer pour une réhabilitation collective.

Il faut expliquer qui étaient ces hommes et pourquoi on les a exécutés. Il n' y a aujourd'hui plus qu'une poignée d'individus qui refusent cette réhabilitation ...

J'ai animé plusieurs conférences sur les fusillés afin de présenter ces hommes ainsi que ma position pour la réhabilitation collective.
Les français sont largement favorables à une réhabilitation des fusillés et beaucoup encore ne s'expriment pas car ils ne connaissent pas bien l'histoire de ces hommes.
C'est pour cette raison que je me déplace, afin de présenter les résultats de mes recherches sur ce sujet.
 

N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez organiser une conférence sur ce sujet. Les déplacements dans les différents départements permettent aussi de présenter les fusillés de ces départements.

Bien cordialement

Eric Viot

Tél : 06 86 46 34 25

Je vous invite à visiter mon blog : http://les-blessures-de-l-ame.over-blog.com/

 

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Le Film documentaire

"On croit mourir pour la patrie,

on meurt pour des industriels"

-Anatole France-

de Michel Collon & Denise Vindevogel. (Belgique, 2014) 

à voir sur le site:

 http://vimeo.com/99236165


 

 

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