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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

Paris, Lyon, Strasbourg : A propos des cultes et des spiritualités : Comme un petit air de macronisme concordataire !

20 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

Paris, Lyon, Strasbourg : A propos des cultes et des spiritualités : Comme un petit air de macronisme concordataire !

Les élections municipales viennent d’avoir lieu, avec en métropole, un taux d’abstentions record. La République en Marche a subi un revers cinglant et pourtant… Il semble que les anciens et nouveaux Élus empruntent largement à l’arsenal du macronisme.

Pendant la crise aiguë du Covid19, Emmanuel Macron a tenté de réaliser une union sacrée autour de sa personne sur le thème de « la convergence des spiritualités ». La Fédération nationale de la Libre Pensée a refusé de participer à cette mascarade néo-concordataire, qui a été un échec réel.

Et pourtant…. L’Esprit semble souffler où il veut !

On connaît la définition théologique du « Saint-Esprit »  par Blaise Pascal : sa circonférence est nulle part, son noyau est partout, l’Esprit souffle où il veut. Il semble donc que le Saint-Esprit a soufflé à la mairie de Paris, de Strasbourg et aussi de Lyon.

Ainsi à Lyon, la nouvelle municipalité « verte-gauche» a nommé une adjointe chargée, entre autres choses, de « Droits et égalités, mémoire, culte et spiritualité ».

Ainsi à Paris, l’ancienne et nouvelle municipalité « socialiste-gauche-écologiste » a nommé une adjointe « en charge du patrimoine, de l’histoire de Paris et des relations avec les cultes ».

Ainsi à Strasbourg, la nouvelle municipalité « verte » a nommé une adjointe en charge de « la Tranquillité publique, police municipale, prévention, médiation, gestion des crises, aide aux victimes, relation avec les cultes ». Cette mission n’existait pas auparavant et n’est donc pas le produit du statut d’exception cléricale d’Alsace-Moselle.

Et au même moment, le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en sortant d’une synagogue, se présente comme « Le ministre des Cultes », poste qui a été supprimé depuis l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. Même Pétain n’avait pas osé entre 1940 et 1944.

Et pourtant Gérald Darmanin ose, il parait que c’est même à cela qu’on le reconnaît. Sur le site du ministère de l’Intérieur, il peut s’appuyer sur cette curieuse définition qui date de 2016 (sous François Hollande donc), on peut lire :

« Le ministère de l’Intérieur, ministère des cultes

Le Bureau central des cultes est chargé des relations avec les autorités représentatives des religions présentes en France et de l’application de la loi de 1905 en matière de police des cultes.

L’Etat, depuis la loi de 1905, ne reconnaît aucun culte mais il n’en ignore plus aucun. La non-reconnaissance des cultes ne signifie pas que l’Etat cesse d’entretenir des relations avec les institutions religieuses. L’article 4 de la loi de 1905 prévoit que l’Etat prend en compte l’organisation interne de chacun des cultes dans la mesure où cette organisation n’entre pas en contradiction avec les règles républicaines.

C’est le ministère de l’Intérieur qui est en charge des cultes. Au sein de la sous-direction des libertés publiques, le Bureau central des cultes est chargé des relations avec les autorités représentatives des religions présentes en France et de l’application de la loi de 1905 en matière de police des cultes.

En ne reconnaissant aucun culte, l’Etat traite, en principe, toutes les confessions religieuses de façon égale. L’Etat est neutre vis-à-vis de tous les cultes et aucun texte ne définit ce qu’est une religion ou ce qu’est une secte. »

Chacun pourra apprécier la formule « en principe ». En pratique, Lionel Jospin quand il était Premier ministre avait mis en place une instance de dialogue permanent avec l’épiscopat catholique (cela dure toujours). Les autres cultes n’avaient pas eu la même faveur.
Comme tous les antilaïques, le ministère de l’Intérieur joue sur les mots « reconnaître » et « connaître » pour abuser le chaland. « Reconnaître », c’est ouvrir des droits, comme pour un enfant. « Connaître » relève de la civilité. Si la consonance des mots est proche, le contenu est totalement différent.

La Libre Pensée alerte les militants laïques

Tout ceci ne peut être le produit du hasard. Sous couvert de « spiritualités », on est en train de nous concocter un nouveau concordat « néo-spirituel », qui risque de n’être guère réjouissant pour la laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

La Libre Pensée renouvelle sa proposition au mouvement laïque : Si le gouvernement Macron II persiste dans sa volonté de réviser la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, notamment par le biais de la loi contre le « séparatisme » qu’il annonce, alors il faut organiser une manifestation nationale à Paris.
Ne touchez pas à la loi de 1905 !

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IRELP: ENTRETIEN AVEC PASCAL BONIFACE, DIRECTEUR DE L'IRIS

9 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

Irelp

  Gestionnaire de la Bibliothèque d'Entraide et Solidarité 

204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris 

 e-mail : irelp@lBonjour,


Sur la Chaine YouTube de l'IRELP, vous pouvez prendre connaissance de l’entretien de l’IRELP avec Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS  (Institut de relations internationales et stratégiques)
 

 

Amitiés.

 

Jean-Marc Schiappa

 

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

6 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

Je vous souhaite bonne lecture et un bel été ensoleillé, dans les meilleures conditions possibles.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

6 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

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Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

6 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

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En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

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Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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En hommage au Chevalier de la Barre

5 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

En hommage au Chevalier de la Barre

Le 1er juillet 2020, jour anniversaire de l’exécution du Chevalier de la Barre, perpétrée le 1er juillet 1766, la Ligue des Droits de l’Homme et la Libre Pensée ont organisé un rassemblement devant le Monument à Abbeville, érigé par le Prolétariat à l’Émancipation intégrale de la Pensée humaine

Le combat pour la liberté de conscience et les libertés démocratiques a été au cœur des discours prononcés, reliant le passé et le présent pour forger l’avenir

Le combat pour la liberté humaine est loin d‘être fini, notamment pour que l’Eglise réponde de ses crimes.

La Libre Pensée

Discours de la Section d’Abbeville de la Ligue des Droits de l’Homme

Nous sommes réunis devant le monument érigé en hommage au Chevalier la Barre qui a été injustement condamné, torturé, exécuté le 1er juillet 1766. Il n’avait que 20 ans, et il fut poursuivi pour n’avoir pas ôté son chapeau devant une procession. C’était là un prétexte pour une vengeance personnelle, l’instruction fut faite à charge, en recueillant des témoignages peu vérifiables. Il fut aussi jugé sur le fait qu’il détenait chez lui le dictionnaire philosophique de Voltaire.

Le Chevalier la Barre fut victime de l’intolérance religieuse et sociale d’une France dont la monarchie, fondée sur l’alliance avec l’Église catholique, vacillait déjà sous l’effet du développement d’une pensée libre, celle des « lumières » dont nous nous voulons les héritiers. (…)

 

 
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Discours de la Fédération nationale de la Libre Pensée

Citoyennes, citoyens, chers amis, chers camarades,

Je vous apporte le salut fraternel de la fédération nationale de la Libre Pensée.

Comme chaque année, nous voici réunis devant le monument afin de rendre hommage au Chevalier de La Barre, et de défendre la liberté de conscience. Nous nous félicitons d’être ici avec la Ligue des Droits de l’Homme et la C.G.T.

2020 est une année bien particulière.

Jusqu’à ces dernières semaines notre hommage risquait d’être virtuel et la pandémie aurait pu offrir l’occasion au pouvoir d’empêcher notre rassemblement.

C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire de défendre les libertés et en particulier la liberté de conscience. La crise sanitaire avec sa loi d’urgence vient de nous le démontrer.

Manque de lits d’hôpitaux puisqu’on en a fermé 72 000 en 15 ans et que l’on en poursuit la fermeture, manque de personnels soignants puisqu’on réduit encore le numerus clausus, manque de masques puisqu’on a préféré en détruire les réserves, manque de respirateurs manque de tests, manque de gel hydroalcoolique… Pour faire oublier son incurie, son imprévoyance, ses incohérences, le gouvernement n’a pas trouvé de moyen plus efficace que de priver de libertés toute la population, en la confinant pendant deux mois. Et pour parfaire cette méthode moyenâgeuse, le président de la République a appelé, fin mars, à « l’union des forces spirituelles ».

Cette curieuse proposition mérite quelques précisions. Le 21 mars à 21 H, le Palais de l’Elysée téléphone à Christian Eyschen, secrétaire général de la Libre Pensée, pour lui demander de participer à une audio conférence le lundi 23 mars.

Prenant contact avec les responsables de la Ligue des Droits de l’Homme et de la Ligue de l’Enseignement, C.Eyschen apprend que ces deux associations ne sont pas invitées. Il est surprenant que la LDH et la LDE, associations qui forment avec la L.P. le bloc historique à l’origine de la loi de 1905, soient ainsi ignorées ; c’est pourquoi la Libre.Pensée décide de ne pas se dissocier d’elles et refuse de participer à l’audio conférence, – contrairement à ce qu’a annoncé une dépêche de l’A.F.P.

Quel était le contenu réel de cette audio conférence ?

Il s’agit pour le pouvoir de réaliser une « union nationale  spirituelle », comme l’a recommandé le Conseil prétendument « scientifique » qui ose écrire, au moment où les soignants manquent de tout équipement sanitaire et où les morts se comptent par milliers : « Le Conseil scientifique recommande de soutenir l’initiative des principaux représentants des communautés religieuses pour la création d’une permanence téléphonique nationale »[…] qui prendrait la forme d’accompagnement spirituel et bénéficierait d’écoutants sélectionnés, proposés et pris en charge par chacun des cultes. »

Et, en effet, est mis en service un numéro vert national pour 6 cultes : orthodoxe, protestant, catholique, juif, musulman, bouddhiste.

C’est ainsi que le président de la République bafoue la loi de 1905, la séparation des Eglises et de l’Etat. Il choisit ses interlocuteurs ; pour lui, 6 religions « méritent » un «  label officiel ». En voulant réaliser la « convergence des forces spirituelles », il sort de son domaine dans le but de régenter les esprits. Il faut qualifier cette initiative : c’est une tentative concordataire pour embrigader les consciences.

Si nous sommes ici pour honorer le Chevalier de La Barre, c’est justement parce que nous ne voulons pas revenir en arrière. Nous ne voulons pas d’une société où la pensée serait muselée, une société comme celle d’Ancien régime où le pouvoir recourait à la force et à la violence pour enrégimenter les esprits.

Défendant le Chevalier de La Barre, Voltaire a multiplié les écrits où il ne cesse de dénoncer la superstition. A ceux qui, au XVIIIè siècle, soutiennent que la France n’est plus superstitieuse, Voltaire répond en les ridiculisant : « Que de sacristies où vous trouvez encore des pièces de la robe de la Vierge, des roquilles de son lait, des rognures de ses cheveux ! Et n’avez-vous pas encore dans l’église du Puy en Velay le prépuce de son fils conservé précieusement ? »

Si Voltaire condamne avec vigueur la superstition, c’est parce qu’elle conduit au fanatisme et aux pires cruautés.
« En quoi était-il nécessaire qu’on coupât la main et la langue au chevalier de La Barre ? écrit-il à l’article Superstition dans le Dictionnaire philosophique qu’on l’appliquât à la torture ordinaire et extraordinaire, et qu’on le brûlât tout vif ? […] De quoi s’agissait-il ? avait-il assassiné son père et sa mère ? craignait-on qu’il ne mît le feu à la ville ? On l’accusait de quelques irrévérences, si secrètes que la sentence même ne les articula pas. Il avait, dit-on, chanté une vieille chanson que personne ne connaît ; il avait vu passer de loin une procession de capucins sans la saluer. »

« Le sommeil de la Raison produit des monstres » nous prévient Goya.

Nous le constatons aujourd’hui. Si l’Eglise n’a pas osé affirmer que la pandémie nous était envoyée en punition de nos péchés, nous avons cependant vu de bien curieuses cérémonies.

Au Panama, le cardinal Ulloa bénit la ville à partir d’un hélicoptère de l’armée. Belle alliance du sabre et du goupillon !

A Detroit, un prêtre innove avec une bénédiction-drive : il bénit les fidèles qui passent en automobile avec un pistolet à eau.

Plus près de nous, à Paris, dans Notre Dame vide, l’évêque organise la vénération de « la » couronne d’épines.

Et plus près encore, à Amiens, le 26 avril, l’évêque Leborgne (c’est son nom !) répète les gestes traditionnels de procession dans la cathédrale ; il exhibe la relique du prétendu crâne de (St) jean Baptiste , il promène cet ossement dans l’église et le vénère, le priant d’ intercéder pour obtenir la fin de la pandémie. Il prend soin de préciser : « Ce n’est pas de la magie ».

Il a fallu bien peu de temps pour que reviennent ces pratiques que l’on pensait d’un autre âge, pratiques de sottise et d’abrutissement qui ne peuvent que souligner l’urgence qu’il y a à défendre la séparation des Eglises et de l’Etat, la laïcité de l’Etat et de l’Ecole.

On le voit : sous couvert d’état d’urgence sanitaire contre le Covid 19, il s’agit d’un état d’urgence politique contre les acquis, les libertés démocratiques et la laïcité.

Chaque jour, les médias, les associations, les syndicats nous apprennent que des citoyens ont été réprimés dans des rassemblements et réunions publiques, pourtant convoqués régulièrement Perquisitions, gardes à vue, défèrements au tribunal : tout un arsenal est mis en place pour intimider et interdire toute contestation.

La Libre pensée exige que soit mis fin à l’état d’urgence dit « sanitaire » et à toute forme d’interdiction arbitraire.

Visiblement, le gouvernement n’a pas renoncé à ses contre-réformes réactionnaires ; il n’a pas renoncé à dénaturer la loi de 1905 qui assure la liberté de conscience car elle garantit la séparation des Eglises et de l’Etat.

La F.N.L.P. s’adresse à l’ensemble du mouvement démocratique, laïque, syndical, ouvrier, aux élus, aux partis, à tous ceux qui sont attachés à la défense des libertés pour agir ensemble pour défendre la Démocratie.

N’est-il pas temps de dire, tous ensemble et clairement : si le gouvernement persiste dans sa volonté de réviser la loi de 1905, alors nous organiserons une grande marche nationale à Paris pour la défense de la laïcité ! 

La Libre Pensée. y est prête.

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

5 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

Je vous souhaite bonne lecture et un bel été ensoleillé, dans les meilleures conditions possibles.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

5 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

Je vous souhaite bonne lecture et un bel été ensoleillé, dans les meilleures conditions possibles.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

Je vous souhaite bonne lecture et un bel été ensoleillé, dans les meilleures conditions possibles.

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