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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

DISCOURS DE LA LIBRE PENSEE POUR LE RASSEMBLEMENT VIRTUEL DU 1er MAI 2020

28 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

DISCOURS DE LA LIBRE PENSEE POUR LE RASSEMBLEMENT VIRTUEL DU 1er MAI 2020

 

https://www.fnlp.fr/2020/04/30/discours-virtuel-pour-un-1er-mai-militant/ 

DISCOURS DE LA LIBRE PENSEE DU RASSEMBLEMENT VIRTUEL DU 1er MAI 2020Clic!

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https://youtu.be/7GO-orhnhgs

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DISCOURS DE LA LIBRE PENSEE POUR LE RASSEMBLEMENT VIRTUEL DU 1er MAI 2020

Louise Michel, libre penseuse

DISCOURS DE LA LIBRE PENSEE POUR LE RASSEMBLEMENT VIRTUEL DU 1er MAI 2020

“Le travail ne peut être une loi sans être un droit.”

 “Si la nature s'appelle providence, la société doit s'appeler prévoyance.”

V. HUGO

 


– Discours F.N.L.P symbolique pour un 1er mai Militant 

 

La Commune de Paris

appartient au Mouvement ouvrier et démocratique

Le Mur des Fédérés

est la propriété des travailleurs

  

  

Cette année 2020 est bien particulière, le traditionnel rassemblement devant le Mur des Fédérés au Père Lachaise n’aura lieu que virtuellement, avec la CGT-FO, la CGT, la FSU, l’UNEF et la Libre Pensée.

  

La Fédération nationale de la Libre Pensée rend donc publique cette déclaration à l’occasion du 1er Mai 2020. Elle salue les héroïques combattants de la Commune de Paris.

  

▲ ▲ ▲

  

Amis, Citoyens, Compagnons et camarades,

  

Il y a 149 ans, le prolétariat parisien montait à l’assaut du ciel contre la réaction, le cléricalisme et le Vieux-monde. Pendant deux mois, une semaine et quelques jours, la classe ouvrière dressait le programme révolutionnaire enfin d’un véritable gouvernement ouvrier du peuple, pour le peuple, par le peuple, c’était « la forme enfin trouvée » du gouvernement du prolétariat (Marx)

  

La Commune de Paris interdisait le travail de nuit, luttait contre l’exploitation capitaliste, fondait l’Ecole laïque et décrétait, pour la deuxième fois dans l’histoire du pays, la Séparation des Eglises et de l’Etat. Son œuvre fut immense et a ouvert le chemin aux peuples du monde.

  

Le Mur  des Fédérés appartient au Mouvement ouvrier

  

La Commune de Paris s’acheva au Père Lachaise, lors de la Semaine sanglante, au Mur des Fédérés où les Communards furent assassinés par la barbarie versaillaise. Le mouvement ouvrier a toujours été avec la Commune de Paris et son héritage, quand tant d’autres étaient à Versailles au nom de la « concorde nationale ».

  

Alexandre Dumas disait qu’« il était permis de violer l’Histoire, à condition de lui faire de beaux enfants », la réécriture de l’Histoire par certains ralliés tardifs, voire très tardifs, a produit un bâtard issu de la copulation contre nature de la réaction versaillaise et d’un certain « Humanisme ».

  

Rappelons que les aïeux de ces « écrivains » de la réécriture de l’Histoire étaient tous à Versailles en 1871 et qu’ils condamnaient ceux des leurs qui avaient eu le courage et l’audace de se joindre aux Communards.

  

Hier, comme aujourd’hui

  

Les tenants du Vieux-monde, de l’Eglise et du capitalisme veulent faire tourner la roue de l’Histoire à l’envers. Ils entendent détruire tous les acquis sociaux sur l’autel des intérêts du patronat. Comment ne pas voir que les libertés démocratiques  disparaissent sous tous les prétextes possibles et que le seul avenir qui est offert à la jeunesse est l’embrigadement par le SNU ?

  

Comment ne pas être indignés et saisis d’effroi quand on voit les manifestations de superstition de l’Eglise catholique à travers le pays, souvent en présence d’Elus de la République qui foulent aux pieds la Séparation des Eglises et de l’Etat, et qui processionnent, s’agenouillent et communient devant des emblèmes tout droit sortis des sacristies et des tabernacles du Moyen-Âge ? La superstition et la réaction sont de nouveau unies contre la science et le progrès humain.

  

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Limoges - L'évêque de Limoges a exceptionnellement sorti en ostension dimanche le crâne de saint Martial, saint patron de la ville, relique dont l'invocation aurait miraculeusement guéri des malades d'une épidémie au Xe siècle, pour contrer le Covid-19 par des "moyens surnaturels".

Utilisant la pandémie du Covid 19 qu’ils sont incapables de juguler et d’en protéger la population, car ils ont liquidé depuis des années des pans entiers du service public hospitalier, le gouvernement s’en prend aux acquis sociaux de salariés pour satisfaire au mieux les intérêts du patronat. A tel point, que la Fédération FO de l’enseignement a été obligée de rappeler que l’Ecole publique n’avait pas pour vocation d’être la garderie du MEDEF.

  

Outre le scandale du non-renouvellement des masques, si le nombre de lits à disposition n'était pas passé de 450 000 à 250 000 de 2006 à 2020, avec en parallèle une baisse du nombre de lits en réanimation et des dizaines de milliers de personnels soignants en moins, nous serions dans une autre situation.

  

Pour masquer cet assassinat délibéré du service public, le Président de la République en appelle à « l’Union nationale » autour de sa personne. Et ils sont nombreux à se presser pour faire « don de leur personne » à l’Elysée. Il est loin d’être sûr que cela soit purement philanthropique et philosophique.

  

Par deux fois, la Présidence de la République (le 23 mars 2020 et le 21 avril 2020) a sollicité la Libre Pensée pour faire « la convergence des forces spirituelles » autour de sa politique par l’intermédiaire d’audioconférences avec les cultes. Par deux fois, la Libre Pensée a dit Non.

  

Ces audioconférences élyséennes sont donc la tentative de faire vivre cette « transcendance » de manière institutionnelle dans la République française, à l’instar de ce qu’ils font dans l’Union européenne. C’est là sans doute, la manière élyséenne de « réparer le lien entre l’État et l’Église » en tentant d’impliquer la Libre Pensée comme caution  dans l’opération.

  

Mais avant de parler au petit peuple des clercs, des Obédiences maçonniques et des « laïcs », le Président de la République a eu un contact direct avec le pape, car selon l’adage, il vaut toujours mieux parler au bon dieu qu’à ses saints. Une fois qu’Emmanuel Macron fut oint et ayant eu l’autorisation papiste de parler, il s’est adressé « comme un roi en ses Conseils », comme au bon vieux temps de la Monarchie. On n’est pas proto-chanoine d’honneur du Latran pour rien.

  

La Libre Pensée n’entend pas aliéner son indépendance, sa « liberté de comportement » comme le disait notre regretté Président Marc Blondel, en se liant au char d’une Union sacrée de triste renommée.

  

Comment ne pas voir que l’opération « Tous derrière mon panache blanc élyséen » vise à camoufler l’énorme responsabilité des gouvernements successifs dans les ravages de cette pandémie ? On ne cesse de nous parler du « jour d’après », mais les jours qui nous intéressent sont ceux d’aujourd’hui, et comme « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », on nous permettra de regarder tout cela de loin avec une certaine ironie.

  

La Libre Pensée ne saurait donc cautionner une opération de camouflage des responsabilités gouvernementales.

  

En s’en prenant ouvertement aux acquis ouvriers, sociaux, démocratiques, laïques  et à la jeunesse, le gouvernement entend imposer un monde d’exploitation et d’obscurantisme, tout dévoué au patronat et à l’Eglise catholique.

  

Quand on ressort les vieilles lunes du corporatisme

et du bonapartisme sénile

  

La presse vient de faire état d’une « information » qui rappelle de vieux souvenirs : pour Patrick Bernasconi, Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), « Dans l’après-crise, il faudra davantage s’appuyer sur les corps intermédiaires, les territoires et la démocratie participative. »

Dans un long entretien avec Acteurs publics,  il  salue la solidarité qui s’exprime aujourd’hui face aux conséquences de la crise sanitaire. Elle témoigne, dit-il, de la volonté des citoyens d’être davantage partie prenante de la décision publique. Mais cette citoyenneté doit être “structurée et organisée”, estime Patrick Bernasconi, qui souligne le rôle que pourra jouer le CESE dans l’après-crise. Il estime nécessaire, “le moment venu”, le retour de la révision constitutionnelle pour “donner un élan et une force” à cette instance. »

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Transformer le Conseil Economique et Social en « chambre des corporations, des métiers et des compétences », façon « Charte du Travail » relookée, et pour cela faire une réforme constitutionnelle, cela avait été le choix du général de Gaulle en 1969. On sait comment cela s’est terminé. On sait aussi que quand l’Histoire bégaie et repasse les mêmes plats, la deuxième fois, on sombre dans le grotesque.

▲ ▲ ▲ ▲

  

La Commune de Paris a dressé l’ébauche prometteuse de mesures sociales qui se sont concrétisées plus tard dans le Code du Travail. Etre fidèle au combat des Communards, c’est être aux côtés de tous ceux qui, salariés, lycéens, étudiants, jeunes, refusent que l’on détruise ce qui a été construit par nos ainés pour un monde meilleur et plus éclairé.

  

Être fidèle à la Commune de Paris, c’est refuser « l’union sacrée » et défendre les acquis sociaux, syndicaux, démocratiques et laïques.

  

Tel est le combat de la Libre Pensée

Ni dieu, ni maître ! A bas la Calotte et vive la Sociale !

  

Christian Eyschen, Secrétaire général de la Libre Pensée

  

  

 Arrière-petit fils d’Alfred Eyschen, Membre du 34ème Bataillon de la Garde fédérée de la Commune de Paris (Clichy-Batignolles). Arrêté le 26 juin 1871. Arrivé au dépôt de Versailles le 28 juin. Incarcéré le 6 juillet sur l'Iphigénie (N°154). Transféré le 12 octobre au Château d'Oléron (N°519). Dirigé le 21 janvier 1872 sur la prison militaire de ST-Germain en Laye

  

Source : L'internement des prévenus de la Commune au bagne de Rochefort (1871-1872) par Louis Bretonnière et Roger Pérennes. Edité par le Conseil Général de la Charente-Maritime et l'Université Inter-Ages de Nantes. (Editions de 1995).

  

Mur des Fédérés, le 1er mai 2020

  

DISCOURS DE LA LIBRE PENSEE POUR LE RASSEMBLEMENT VIRTUEL DU 1er MAI 2020

  

Dessin de TARDI

  

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Observatoire de la laïcité, audition en différé de la Libre Pensée

27 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

Observatoire de la laïcité, audition en différé de la Libre Pensée

La Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP) a toujours trouvé dans les avis de l’Observatoire de la laïcité (ODL) une confirmation des positions qu’elle développe en toute indépendance. En particulier, l’Observatoire et notre association partagent une analyse commune des principes fondamentaux énoncés par la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État, sur lesquels reposent les relations entre la puissance publique, les cultes et les individus dans la République : ce texte de liberté donne une assise pratique aux articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789. Nous avons pu mesurer concrètement cette convergence à l’occasion de la remise du prix de la laïcité au cours de la Journée des territoires vivants de la laïcité du 22 janvier 2020. La FNLP ne doute pas que cette situation se poursuivra et permettra d’affronter dans les meilleures conditions les problèmes actuels et ceux qui s’annoncent.

Par ailleurs, avant d’entrer dans le vif du sujet, la FNLP entend rappeler que cette compréhension commune de la laïcité sert également de ciment, au-delà des différences d’appréciation qui les distinguent, entre les trois grandes associations laïques historiques : la FNLP qui œuvre en faveur de la pleine liberté de conscience de chacun depuis 1848 ; la Ligue de l’enseignement qui s’emploie à défendre l’instruction publique comme levier d’émancipation des individus depuis 1866 ; la Ligue des droits de l’Homme et du citoyen qui agit pour la sauvegarde des libertés et droits fondamentaux depuis 1898.

À ce stade et sous réserve des conséquences de la pandémie sur le calendrier des réformes gouvernementales, la FNLP considère que la relance du projet de révision du cadre laïque, en général, et de la loi de 1905, en particulier, même réduit dans ses ambitions par rapport à ce qu’elles étaient en janvier 2019, paraît en décalage avec les enseignements tirés de l’enquête annuelle conduite par l’ODL. Par ailleurs, notre association souhaite mettre en évidence des contradictions dans la conception de la laïcité par les collectivités publiques. À cet effet, elle considère que le guide intitulé Expliquer la laïcité française : une pédagogie pour l’exemple de la « laïcité militaire » marque une avancée tandis que certaines chartes locales de la laïcité constituent des instruments de contrainte peu compatibles avec la cadre juridique républicain.

*

LES RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE ANNUELLE : LA LAÏCITÉ EST ASSIMILÉE

La Libre Pensée a examiné attentivement les résultats de l’enquête commandée par l’ODL à VIAVOICE et en a tiré le constat que le régime actuel de séparation des Églises et de l’État reçoit globalement l’assentiment des Français. Elle regrette simplement qu’un recueil de leur opinion à propos de l’enseignement catholique sous contrat n’ait pas été effectué.

Une pratique religieuse en fort recul

Six Français sur dix disent ne pratiquer aucune religion. Moins de cinq sur dix affirment avoir un lien tenu avec le catholicisme, ce qui vide de tout contenu l’expression selon laquelle la France serait la « fille aînée de l’Église ». Cela confirme le constat d’Emmanuel Todd dans son dernier livre Les Luttes de classe en France au XXIe siècle : l’opposition entre la France catholique périphérique, même « zombie », et la France centrale déchristianisée, notamment celle du grand Bassin parisien, a perdu toute pertinence dans les dernières années. Ce qu’Emmanuel Todd regardait encore comme opératoire pour expliquer les ressorts profonds de la société française dans son essai Qui est Charlie ?, de mai 2015, n’aurait plus de réalité, même cachée, cinq ans plus tard.

Par ailleurs, trois Français sur cent seulement se déclarent musulmans, ce qui met indirectement en évidence la surestimation du présumé problème de la compatibilité de l’Islam et de la République. Emmanuel Todd fournit d’ailleurs une réponse à cette question sans objet en rappelant qu’un mariage sur quatre est mixte.

Ce puissant recul de la pratique religieuse a pour effet de pousser certains à grossir avec une loupe les phénomènes de réaction fondamentaliste, qui touchent d’ailleurs tous les cultes et pas seulement les musulmans, et à s’emparer de la laïcité pour conduire une croisade xénophobe. Or, une lecture littéraliste des textes sacrés non seulement n’entraîne pas nécessairement des conduites politiques à risque mais surtout la puissance publique n’est pas fondée à la qualifier pour telle ou à exercer, tant que l’ordre public n’est pas menacé, une contrainte sur ceux qui la pratiquent et, au-delà d’eux, à jeter le soupçon sur une partie de la population.

Une laïcité globalement bien comprise sous réserve de quelques zones d’ombre

Globalement, trois Français sur quatre manifestent un fort attachement à la laïcité qu’ils regardent comme un élément essentiel du socle républicain. Au surplus, huit sur dix en comprennent la nature profonde : à leurs yeux, elle ne saurait être une manière de promouvoir l’athéisme mais constitue un système institutionnel garantissant la liberté de conscience des citoyens. En particulier, une grande majorité d’entre eux considère que la laïcité de l’État n’interdit pas le port de signes religieux dans la rue ni n’impose une obligation de neutralité aux usagers du service public.

Pour autant, ils ne sont pas dupes. Ils mesurent aussi l’écart qui s’est creusé entre l’idéal laïque et la réalité.

Cette compréhension globalement juste entraîne deux conséquences. D’une part, les Français condamnent l’instrumentalisation de la laïcité à des fins politique. À juste titre, huit sur dix considèrent que la mise à distance des cultes de l’État ne saurait constituer un sujet de polémique entre les partis, derrière lequel se dissimulent d’autres intentions. D’autre part, un sur deux au moins est convaincu qu’il faut maintenir en l’état la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État.

Pour autant, les campagnes récentes menées au nom de la laïcité pour en pervertir la nature et pousser en avant un esprit de xénophobie ont eu quelques résultats. Ainsi, la revendication d’une neutralité du salarié dans l’entreprise progresse dans la population. D’ailleurs, la modification des dispositions du code du travail relatives au règlement intérieur par la loi du 8 août 2016 n’était pas au centre des préoccupations de ceux qui ont manifesté contre ce texte. À cet égard, il sera intéressant de suivre les décisions des juridictions compétentes qui auront à concilier une possible interdiction générale de port de signes religieux par le règlement intérieur de l’entreprise et le principe selon lequel « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. »1 D’autre part, la conviction erronée que l’interdiction du voile intégral relève de la laïcité et non du maintien de l’ordre public se répand également. Enfin, celle que les communes sont fondées à interdire des repas adaptés aux croyances de certains enfants et surtout de leurs parents se diffuse aussi à tort.

*

LE PROJET DE RÉFORME DU CADRE LAÏQUE PARAÎT EN DÉCALAGE2

En décalage par rapport à l’état d’esprit des Français sur cette question, le gouvernement relance son projet de réforme du cadre juridique de la laïcité plus d’un an après avoir suspendu le précédent. Il le reprend dans le sillage du discours du président de la République sur le « séparatisme »3 – qui ne serait suivi d’aucune prise de position sur la laïcité en général -, et la réunion des associations d’éducation populaire à l’Élysée en vue de les associer à la « la stratégie de lutte contre le séparatisme islamiste »4.

Toutefois, le gouvernement a renoncé à certaines de ses ambitions. D’une part, il n’entend plus modifier l’article 19 de la loi du 9 décembre 1905 en vue d’étendre l’objet des associations cultuelles à la gestion d’un patrimoine immobilier de rapport, qu’il comptait autoriser en 2019 en dépit du rejet de par la représentation nationale des termes de l’article 38 du projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, définitivement adopté le 10 août 2018, ni élargir le champ des aides publiques aux cultes en ajoutant à celles consacrées aux « réparations » depuis 1942 des contributions destinées à la « rénovation énergétique » des bâtiments où se rassemblent les fidèles. D’autre part, il n’est plus question de renforcer les pouvoirs de leurs assemblées générales ni de les contraindre à « respecter non seulement l’ordre public mais aussi les droits et libertés garantis par la Constitution. » 

Trois aspects de ce projet plus limité dans ses ambitions préoccupent néanmoins la FNLP : la refonte du titre V de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État ; l’évolution du droit applicable aux associations ; l’organisation et la surveillance du culte musulman.

La réforme dans un sens répressif du titre V de la loi du 9 décembre 1905

Les modifications aujourd’hui envisagées du titre V relatif à la police des cultes de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État auraient pour seul objet de transformer en délits passibles du tribunal correctionnel les actuelles contraventions sanctionnées par de simples peines de police (articles 25 à 33). Serait particulièrement visée par la réforme l’infraction décrite à l’article 31 (pressions, menaces, voies de fait contre les individus). Toutefois, le gouvernement semble renoncer à instituer une peine correctionnelle spéciale (un an d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende) réprimant les « propos appelant à la haine […] tenus dans un lieu de culte »5. Il faut rappeler que, proférés dans un lieu de culte ou non, l’injure publique, l’incitation à la haine raciale et l’apologie du terrorisme sont déjà des délits. De plus, s’en tenir à la catégorie générique de haine, sans autre qualification, paraît si large que le champ des poursuites serait trop étendu au regard des libertés individuelles.

En dépit de ces abandons, la loi de 1905 étant une loi de liberté, il paraît à la FNLP excessif de correctionnaliser les infractions du titre V, même celles prévues à l’article 31, susceptibles d’être poursuivies sur le fondement du code pénal (contravention de quatrième classe pour violences légères et de cinquième classe avec ITT inférieure ou égale à huit jours, aggravation en délit si ces violences s’appliquent à des mineurs, des personnes vulnérables, ou à raison de l’orientation sexuelle ou religieuse des victimes).

Les atteintes envisagées à la liberté d’association

Le gouvernement projette d’imposer aux associations relevant de la loi du 1er juillet 1901 ayant en tout ou partie un objet cultuel, conformément à la loi du 2 janvier 1907, les obligations pesant sur les associations cultuelles régies par la loi du 9 décembre 1905 sans qu’elles puissent bénéficier en retour des avantages consentis à ces dernières. Cela reviendrait à créer une sorte de troisième catégorie d’associations, qui supporteraient les contraintes imposées aux cultuelles au détriment du droit commun issu de la loi du 1er juillet 1901. Dans la pratique, seraient victimes de cette forme de discrimination les associations musulmanes ayant souvent un double objet cultuel et culturel.

Plus grave encore, le gouvernement envisage de donner à l’administration le pouvoir de dissoudre une association au motif que l’un de ses membres ou de ses dirigeants, actuellement seul susceptible de faire l’objet de poursuites judiciaires de ce chef, prononcerait des propos incitant à la haine. Il s’agirait en quelque sorte d’étendre aux associations « ordinaires », dont un membre tiendrait un discours regardé comme hostile à la société, le régime de dissolution administrative des groupements armés et des milices privées, prévu par l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure issu de la loi du 10 janvier 1936, ainsi que des groupes de hooligans, en application de l’article L. 212-2 du même code. En dehors du cas des groupements armés et des bandes de hooligans, seule l’autorité judiciaire, garante des libertés individuelles aux termes de l’article 66 de la Constitution du 4 octobre 1958, doit pouvoir dissoudre une association.

La FNLP tient à faire part de son inquiétude devant ce volet de la réforme envisagée. Celui-ci ne pose pas seulement un problème au regard de la laïcité mais constitue une menace contre les libertés publiques et individuelles, notamment de la liberté d’association qui revêt un caractère constitutionnel (Cf. décision n° 71-44 DC du 16 juillet 1971 du Conseil constitutionnel)

L’organisation et la surveillance du culte musulman

Le gouvernement renoue également avec la tentation concordataire dans l’un de ses aspects : l’implication, indirecte mais effective, de l’État dans l’organisation du culte musulman, projet d’ailleurs un peu chimérique s’il n’est pas autoritaire, s’agissant d’une religion par nature multiforme. Ce projet comporterait trois volets. D’une part, leurs bénéficiaires seraient tenus de déclarer les aides financières venues de l’étranger, ce qui implique une modification du code monétaire et financier. D’autre part, les conseils régionaux du culte musulman, qui sont les principaux destinataires de ces financements venus de l’étranger, seraient marginalisés au profit de conseils départementaux, plus ou moins à la main des préfets, auxquels reviendrait le produit d’une contribution prélevée par le culte sur la vente de viande hallal et les voyages à La Mecque. Bien sûr, il ne s’agirait pas d’une taxe fixée par la loi de finances, sous peine de violation de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905, mais d’un prélèvement communautaire fortement suggéré par l’État. Enfin, serait favorisée la formation des imams en France tandis que diminuerait progressivement le contingent des trois cents imams turcs détachés.

Par avance, la FNLP dénonce l’implication, sous quelque forme que ce soit, de l’État dans l’organisation d’un culte, notamment pour des motifs d’ordre public. En ce qui concerne la déclaration des aides financières, elle souligne qu’elle constituera une forme d’intrusion dans leur fonctionnement et concernera, si elle est instituée, non seulement le culte musulman mais aussi l’Église catholique et les autres cultes minoritaires.

*

LES TIRAILLEMENTS AUTOUR DE LA LAÏCITÉ DANS LA SPHÈRE PUBLIQUE :
DES GUIDES ET DES CHARTES

En dernier lieu, en s’appuyant sur deux exemples, la FNLP souhaite mettre en évidence les tensions qui se manifestent autour de la laïcité au sein même de la sphère publique. D’un côté, alors même qu’il dispose des aumôneries militaires, le ministère des armées a éprouvé le besoin d’élaborer un guide de la laïcité qui pourrait servir d’exemple à bien d’autres départements ministériels. De l’autre, plusieurs collectivités territoriales ont adopté des chartes de la laïcité qui visent non pas à informer le public mais à conditionner l’attribution des subventions attribuées aux associations en leur imposant des contraintes difficiles à concilier avec le droit positif applicable à leur endroit.

Le guide de la laïcité du ministère des armées

D’abord, la FNLP a apprécié que le ministère des armées la consulte avant de rendre publique la seconde version du guide intitulé Expliquer la laïcité française : une pédagogie pour l’exemple de la « laïcité militaire », dont l’exemple mériterait d’être généralisé dans tous les départements ministériels. Notre association a fait une analyse critique de ce document de qualité en soulignant deux aspects.

D’une part, paradoxalement, la loi du 8 juillet 1880 sur les aumôneries militaires, en tant qu’elle en réserve la création au cas des garnisons importantes et éloignées d’un lieu de culte6, paraît plus conforme à la dérogation au principe d’interdiction du financement des cultes prévue l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 que l’article R. 141-47 du code de l’éducation autorisant les aumôneries scolaires dans les établissements publics dépourvus d’internat, issu du décret du 22 avril 1960 pris dans la foulée de la loi du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés.

D’autre part, a contrario, la FNLP a regretté que le guide ne cite par l’article L. 4121-2 du code de la défense relatif à l’obligation de neutralité pesant sur les personnels aux termes duquel « Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. / Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire. Cette règle s’applique à tous les moyens d’expression. Elle ne fait pas obstacle au libre exercice des cultes dans les enceintes militaires et à bord des bâtiments de la flotte. » Cette omission ne procède pas du hasard. Pour ce qui est le plus visible, se tiennent chaque année, en de nombreux endroits de France, des cérémonies religieuses catholiques en l’honneur de Geneviève8 auxquelles participent, en tenue d’apparat, pendant les heures de services et quelquefois en présence des préfets, les militaires des groupements de gendarmerie. À cet égard, la Libre Pensée a décidé, fin 2018, de saisir le juge administratif à propos des cérémonies officielles de la Sainte-Geneviève (groupements départementaux de gendarmerie des Alpes-Maritimes et du Gard)

Les chartes de la laïcité

La FNLP a étudié sept chartes des valeurs républicaines et de la laïcité adoptées au cours des années récentes par diverses collectivités territoriales (deux régions : Hauts-de-France et Île-de-France ; deux départements : Alpes-Maritimes et Essonne ; trois communes : Angers, Cannes et Saint-Nazaire). Outre le fait qu’existent par ailleurs deux chartes nationales9 ayant pour finalité d’informer les citoyens sur les normes juridiques applicables en matière de laïcité, la Fédération nationale a fait trois constats principaux à leur propos, qui appellent sans doute des mesures de régulation.

En premier lieu, dépourvues de caractère règlementaire mais donnant lieu à un engagement des associations contraintes de les signer, les chartes locales de la laïcité examinées10 comportent des formulations présentées comme allant de soi mais constituant en réalité une interprétation tendancieuse des normes juridiques applicables en matière de laïcité, voire de liberté d’association ou de droit du travail ou de la fonction publique11. Elles tendent, en particulier et en dernière analyse, à faire peser sur les usagers et les associations des obligations de neutralité du service public opposables aux seules collectivités publiques et à leurs agents ainsi qu’à exiger des groupements – souvent – de contribuer à mettre en œuvre les mesures garantissant cette neutralité, au prix – parfois – de leur engagement à dénoncer les comportements jugés déviants.

En second lieu, en les contraignant à signer une charte de la laïcité, les collectivités qui en sont dotées imposent, probablement à tort, des exigences supplémentaires à celles prévues par les articles 9-1 et 10, alinéa 3, loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l’administration aux organismes sollicitant une subvention, alors même qu’elles sont parfaitement libres de refuser leurs demandes sans motiver leur décision. En effet, pour les subventions de plus de 23 000 euros, le législateur a rendu obligatoire la signature d’une convention entre la partie versante et le bénéficiaire fixant le montant et les modalités de paiement de l’aide, son objet ainsi les conditions d’utilisation de la somme allouée. Est-il nécessaire d’aller plus loin ? S’agit-il de décourager des associations ?

Le Président,                                                                               Le vice-Président,

Jean-Sébastien PIERRE                                                            Dominique GOUSSOT

______________

1 Article L. 1121-1 du code du travail.

2 Document de janvier 2019 du ministère de l’Intérieur.

3 Emmanuel Macron, président de la République, Discours de Bourtzwiller sur le « séparatisme islamiste », 18 février 2020.

4 Réunion du 25 février 2020 au Palais de l’Élysée.

5 Document de janvier 2019 du ministère de l’Intérieur.

6 Son article 2 dispose : « Il sera attaché des ministres des différents cultes aux camps, forts détachés et aux garnisons placés hors de l’enceinte des villes, contenant un rassemblement de deux mille hommes au moins et éloignées des églises paroissiales et des temples de plus de trois kilomètres […] »

7 Article R. 141-4 du code de l’éducation : « Les lycées, collèges, et généralement tous établissements publics d’enseignement du niveau du second degré ne recevant pas d’internes et non encore pourvus d’un service d’aumônerie peuvent en être dotés, à la demande de parents d’élèves. »

8 Geneviève serait la sainte patronne des gendarmes selon un bref du pape Paul VI de 1962.

9 Voir circulaire PM n° 5209/SG du 13 avril 2007 et Charte de la laïcité à l’École de septembre 2013

10 Celle de la commune de Saint-Nazaire échappe entièrement à ces critiques générales.

11Dans un avis du 27 mars 2017 portant sur la charte de la laïcité d’Île-de-France, l’ODL met bien en évidence les inconvénients de ce type de document : la charte « occulte les libertés pour se concentrer uniquement sur les interdits »

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L’IMPUNITE DES ECCLESIASTIQUES FRANCAIS DEVANT LA LOI

27 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

L’IMPUNITE DES ECCLESIASTIQUES FRANCAIS DEVANT LA LOI

Keith Porteous Wood

UN BLOG DE KEITH PORTEOUS WOOD*

Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ?

Au mois de mars, un tribunal de Lyon a libéré Bernard Preynat bien que l’ancien prêtre ait été reconnu coupable de violences sexuelles à grande échelle sur des mineurs pendant des décennies. Preynat avait été condamné à cinq ans de prison mais n’a pas été incarcéré, en attente d’un appel.

85 victimes ont témoigné au cours du procès. Preynat lui-même a admis avoir agressé et abusé sexuellement d’enfants depuis les années 1960 ; on pense que ceux-ci sont au nombre de 2 000. Malheureusement, la plupart de ces crimes tombent sous le coup du délai de prescription étonnamment court en France. Néanmoins, la peine équivaut à un seul jour de prison pour chacune de ses victimes.

La peine était inférieure au minimum de huit ans recommandé par le procureur. Même huit ans semblent une peine légère pour un pédophile à une telle échelle qui n’a montré aucun remord pour ses crimes. La plupart des victimes étaient des scouts.

En plus d’abuser de la confiance que l’institution religieuse lui accordait en tant que prêtre, Preynat a abusé de la confiance qu’on lui accordait en tant que chef scout. Il avait des amis haut placés. Il a été protégé par cinq cardinaux archevêques de Lyon successifs : Renard, Decourtray, Balland, Billé et Barbarin.

L’affaire Preynat est devenue célèbre lorsque le cardinal Barbarin a été reconnu coupable de ne pas avoir signalé aux autorités les sévices infligés aux enfants par le prêtre, à l’encontre des lois françaises sur l’obligation de signalement.

Preynat a déclaré au tribunal qu’il avait reconnu ses crimes devant Barbarin en 2010 et 2014. Cependant, Preynat n’a été défroqué qu’en 2019, plus d’un demi-siècle après que l’Église ait appris qu’il abusait sexuellement d’enfants. Le cardinal Barbarin est impénitent sur ce point et sur ses propres échecs à dénoncer Preynat, se considérant comme une victime parce que ses manquements ont détruit sa réputation.

Le ministère public avait refusé de traduire Preynat en justice, obligeant ses victimes à engager des poursuites privées qui ont abouti à un verdict de culpabilité. La condamnation de Barbarin a été annulée en appel, mais les victimes de Preynat font appel de cette décision devant la plus haute juridiction française.

Le puissant film documentaire sur la lutte des plaignants pour la justice, “Grâce à Dieu”, a provoqué une tempête en France. Le titre est tiré de la remarque de Barbarin aux journalistes choqués : « Par la grâce de Dieu, la plupart des délits sont couverts par la prescription« .

De nombreux Français et les victimes elles-mêmes se sentent totalement abandonnées par le système judiciaire français. Certains experts estiment que Preynat, qui a 74 ans, pourrait arriver au bout de sa vie sans avoir purgé une seule journée de prison. La remise en liberté d’un prédateur pédophile aussi dangereux dans l’attente de son appel, qui pourrait prendre des années, est une insulte supplémentaire aux victimes et aux citoyens concernés.

Barbarin au moment du verdict

L’affaire Preynat-Barbarin n’est qu’une facette d’un énorme problème. Une enquête de la télévision française a révélé que 25 évêques catholiques ont protégé 32 religieux ayant abusé d’enfants en France au cours du dernier demi-siècle. Certains d’entre eux ont été déplacés dans d’autres paroisses ou même à l’étranger, une stratégie Classique de l’Église catholique.

Quatre de ces évêques sont toujours en fonction et Barbarin n’a démissionné que récemment face à la pression de l’opinion publique et des médias. Aucun d’entre eux n’a été inculpé, et encore moins emprisonné pour avoir bafoué les lois sur l’obligation de signalement par un système judiciaire qui semble ne voir aucun problème à remettre en liberté un prédateur condamné aussi dangereux que Preynat.

L’actuel évêque de Bayeux et ses deux prédécesseurs n’ont pas dénoncé le prêtre Roger Matassoli, accusé de multiples crimes sexuels contre des enfants sur six décennies. Des sources au sein de la police française ont affirmé que Matassoli avait été protégé.

La liste des 25 évêques n’est pas complète ; elle exclut, par exemple, l’évêque de Bayeux. Et son absence de signalement n’a été révélée qu’en raison de la publicité faite autour du meurtre de Matassoli à la fin de l’année 2019. Le meurtrier présumé affirme que Matassoli a abusé de lui et de son père avant lui et que son grand-père s’est suicidé en apprenant cela. Le suspect a été décrit comme ayant des problèmes mentaux et est actuellement détenu dans un hôpital de la prison.

Si les évêques avaient obéi aux lois sur le signalement obligatoire, les victimes de Matassoli auraient peut-être été épargnées, deux personnes ne seraient pas mortes et un jeune homme ne serait pas confronté à la perspective de vivre dans un asile de prisonniers. Certains observateurs affirment que sa santé mentale n’est peut-être même pas en cause.

Cela m’amène à la complicité du Saint-Siège (Vatican) au plus haut niveau. Le Comité des droits de l’enfant a vivement critiqué le Saint-Siège en 2014 à propos des « prêtres qui ont été félicités pour avoir refusé de dénoncer les abuseurs d’enfants« , en référence à une lettre de 2001 accréditée par le Pape Jean-Paul II.

Des fonctionnaires et des organismes haut placés du Vatican ont activement encouragé la désobéissance aux lois françaises exigeant, entre autres, le signalement des abuseurs présumés.

En 2015, le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi du Saint-Siège a conseillé au Cardinal Barbarin « d’éviter le scandale« , au mépris des lois françaises sur le signalement obligatoire, conseil que Barbarin semble avoir suivi avec enthousiasme.

Le fait de ne pas signaler un cas de maltraitance d’enfant n’est pas un crime sans victime. Comme le montrent de nombreux documents, de tels manquements ont permis d’autres abus, souvent sur plusieurs décennies, ruinant d’innombrables vies avec un coût énorme pour la société à différents niveaux.

Les citoyens français ont peut-être besoin d’ouvrir un débat sur le maintien du pouvoir de l’Église catholique en France malgré la prétendue laïcité républicaine que de nombreux politiciens invoquent lorsqu’ils veulent se permettre d’interdire le voile du visage et les prières publiques pour les musulmans. La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil.

Tout le monde devrait être égal devant la loi et j’encourage tout le monde, y compris les médias, à attirer l’attention sur tout favoritisme et exceptionnalisme qui profite aux sectes religieuses et leur permet d’agir en dehors de la loi.

Je demande instamment une réforme majeure de la législation sur le signalement obligatoire en France afin de renforcer les sanctions en cas de non signalement des abus commis sur des enfants dans des institutions, y compris les écoles religieuses, les unités de scoutisme et d’autres organismes, et, en attendant, la pression publique sur les autorités pour qu’elles appliquent et fassent respecter les lois existantes.

Les lois de prescription de ces crimes doivent être révisées pour tenir compte du fait qu’il faut en moyenne 33 ans aux victimes d’abus pour se manifester et parler de ce qu’elles ont enduré dans leur enfance. La protection de ceux qui dénoncent ces crimes est également essentielle. Toutes ces réformes sont recommandées par le groupe de pression MandateNow* !

L’application et l’exécution des lois existantes et la réforme de ces lois sont nécessaires pour assurer la conformité de la loi française avec l’article 19 de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, qui vise à « … protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, y compris les abus sexuels« .

  • Keith Porteous Wood président de la National Secular Society (NSS) de Grande Bretagne, est l’un des porte-parole de l’Association Internationale de la Libre Pensée, en charge de la campagne contre les crimes sexuels des Eglises.

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Publié depuis Eklablog

15 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

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La Libre Pensée informe

15 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

Pour tout contact avec la FFC, laisser un message sur le site ou appeler :

  • Frédérique Plaisant, présidente (06 60 78 10 61)
  • ou Jo Le Lamer, vice-président, délégué Communication (06 86 61 42 98)

La Libre Pensée informe

A L’APPROCHE DE PÂQUES, NE NOUS PRENEZ PAS POUR DES CLOCHES ! URGENT Epidémie COVID- 19 : PAS LE DROIT DE JOUER AVEC LE CHAGRIN DES FAMILLES ET LA PEUR ! Plusieurs actions réalisées ces derniers jours, dans le domaine du funéraire, nous interpellent et nous choquent, alors que nous traversons une crise sanitaire exceptionnelle. Lire plus …

 

La Fédération Française de Crémation dénonce et fait connaître ses positions vis-à-vis de pratiques mises en œuvre par certains professionnels du funéraire (avec quelques alliés ?) au préjudice des familles déjà affaiblies par la perte d’un être cher et des difficultés à pouvoir participer à des funérailles décentes.

1- « L’affaire » de l’entrepôt de Rungis !

On ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants de ce dossier : un entrepôt réfrigéré qui a été réquisitionné par la Préfecture de Paris, agissant dans le cadre du décret n° 20- 384 du 1er avril 2020, son aménagement et sa gestion ayant été « confiés » à un groupe funéraire dominant sur le marché et appliquant aux familles des tarifs à sa guise. A titre d’exemple : facturation à 55 euros de la mise à disposition, pendant une heure, d’un espace permettant à la famille de se recueillir devant le cercueil de leur défunt ! (Nous tenons les tarifs à votre disposition)

A qui profite cette affaire ? Qui a donné les autorisations ? Il a fallu de nombreuses protestations, dont la nôtre (nous avons saisi les autorités pour connaître le fondement de cette décision qui nous semblait illégale), pour que le ministère de l’Intérieur, après une enquête diligente, décrète hier 9 avril « la gratuité pour les familles » des prestations de dépôt provisoire d’un cercueil dans cet entrepôt !

Cela illustre bien la « face cachée », les réseaux souterrains d’influence, plus ou moins grande (« selon que vous serez puissant ou misérable ») qui minent notre société depuis longtemps.

Nous maintenons notre demande d’explications et de transparence totale sur ce dossier.

2- L’absence d’égalité des familles vis-à-vis des cérémonies dans certains crématoriums !

La majorité des crématoriums gérés en délégation de service public par des groupes funéraires ont d’autorité décidé, depuis la mi- mars, de ne plus réaliser de cérémonie au crématorium, parfois en prévenant la famille devant la porte d’entrée ! Ces procédés ne sont pas admissibles. Pourquoi un traitement différent avec l’inhumation où l’on autorise une cérémonie de 20 personnes !

On peut très bien organiser une cérémonie pour 10 personnes avec respect des gestes barrières ! Les familles peuvent le comprendre.

Certains autres gestionnaires de crématorium le font bien ! Pourquoi pas tous ?

Nous demandons à l’Etat, ainsi qu’aux élus locaux qui ont délégué ce service public, d’user de leur pouvoir, en réagissant vivement et rapidement, pour faire revoir par les délégataires, les décisions abusives qu’ils ont prises, par respect dû au défunt et à ses proches, lesquels, compte tenu des circonstances, n’ont déjà pu accompagner celui-ci lors du décès.

Un peu plus d’humanité s’il vous plaît ! Et de vigilance sur la réalisation effective du service public !

3- Des services opportunistes tendancieux et déguisés !

Comme lors de toute catastrophe, certains cherchent à en retirer profit ! Nous avons été alertés sur la mise en route d’une plate-forme numérique dédiée à aider les endeuillés pour faire face à la crise sanitaire. Belle initiative a priori, mais est- ce bien si désintéressé ?

Après recherches et contact avec des associations partenaires de la FFC, nous avons tout lieu de croire que cette manœuvre est un leurre !

Cette structure est soutenue par la fondation d’un groupe funéraire dominant sur le marché, animée par un psychiatre lui-même parrain de cette fondation.
Aujourd’hui, ces « pros » de la communication surfent sur la vague de l’épidémie pour faire un appel public aux dons, en annonçant des chiffres effarants (110 000 !) de décès à venir. Il faut oser ! Et ne pas hésiter à utiliser les mécanismes « de la peur collective » !
Ah ! Un « détail » a attiré notre attention ! Dans les prestations proposées par cette plateforme, certaines sont gratuites, tandis que d’autres sont payantes.
Devinette : au profit de qui ?

Nous n’oublions pas que de nombreux bénévoles sont déjà à l’œuvre dans bien des associations qui existent depuis longtemps et il faut les saluer. Car elles sont toujours présentes pour des missions d’écoute et de conseils et cela sans attendre une épidémie.
Ne soyons pas dupes, restons vigilants, dénonçons sans relâche l’hypocrisie de telles démarches dont la finalité masquée est encore la recherche du profit aux dépens, en période de crise, des plus vulnérables, des plus fragiles !

On ne joue pas avec la misère humaine, ni avec la peur !

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2 Communiqués: FNLP et AILP

10 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04


 

 
Selon que vous serez riches ou misérables….
…Selon que vous serez du côté du manche ou que vous subissiez le goupillon

La presse a annoncé que le Président de la République ferait un message aux religions à l’occasion des fêtes pascales.

Selon nos informations, tous ceux qui ne sont pas des agenoullistes n’auraient pas droit à l’empathie pascale et présidentielle.

C’est sans doute ce que l’Elysée appelle « le besoin pastoral » et que « Le Conseil scientifique souhaite attirer l’attention sur la nécessité d’accompagner les initiatives actuelles notamment de création d’une permanence téléphonique nationale d’accompagnement spirituel inter-cultes. »

A propos du confinement, tout le monde ne semble pas loger à la même enseigne.

L’Union départementale de la CGT de Paris vient de rendre public que la cathédrale Notre-Dame serait ouverte demain pour une célébration religieuse par l’archevêque de Paris.

Pourtant si l’on en croit le nombre de morts de prêtres, évêques, jésuites de par le monde, la foi catholique ne protège pas du COVID19.

La question se pose alors : pourquoi une telle dérogation est permise ?

Parce qu’elle tend à favoriser « l’union des forces spirituelles », complément obligé de « l’union sacrée et nationale » de sinistre mémoire, dans laquelle la Libre Pensée a refusé et refusera toujours de participer  ?

Poser la question, c’est sans doute y répondre.

La Libre Pensée

________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse, 7 avril 2020

Notre Dame de Paris

Rompant le confinement auquel tous les français sont contraints sauf activités rigoureusement réglementées, l’archevêque de Paris est autorisé à organiser, le 10 avril 2020, une célébration religieuse à l’intérieur de la cathédrale

Nous, collectif « plomb à Notre-Dame », nous tenons à exprimer notre étonnement, notre incompréhension et notre indignation face à une telle initiative.

Notre étonnement : alors que les amendes pleuvent sur la tête des citoyens pour la moindre virgule manquant à l’attestation de déplacement dérogatoire ou le fait de s’asseoir cinq minutes sur un banc au soleil, l’archevêque de Paris est autorisé à rompre, non seulement son propre confinement, mais celui d’une dizaine de personnes avec lui, voire plus !

Notre incompréhension : Comment est-il possible, de la part du gouvernement, d’accorder une telle faveur à l’archevêque de Paris par rapport à l’épidémie en cours, alors que nombreux sont ceux qui depuis le début du confinement se sont vus dans l’impossibilité d’un dernier adieu à des proches décédés ? Outre les risques de contamination au COVID19, quel est le sens de cette autorisation, alors que l’édifice est toujours fortement contaminé au plomb ?

Notre indignation : Alors que depuis un an, nous luttons pour la prise en compte par l’État des dangers de la contamination au plomb, dans une perspective de prévention pour la santé des travailleurs intervenant sur le site ou autour de Notre-Dame, mais aussi pour l’ensemble de la population exposée, nous ne pouvons que nous indigner de la volonté affichée par les autorités de banalisation des risques que constitue le fait d’autoriser un office religieux à Notre Dame, en pleine épidémie de COVID19 et alors que la décontamination du plomb, si nécessaire à la prévention des risques encourus par les travailleurs, n’a toujours pas été réalisée à l’intérieur de l’édifice.

Alors que Notre Dame n’est plus en ce moment un lieu de culte parce qu’interdite au public, il s’agit d’un très mauvais signal envoyé à l’opinion publique, et ceci à double titre :

  • La période de confinement qui appelle à un comportement exemplaire de tous, y compris des responsables ecclésiastiques, et cela même si la réglementation, propre au confinement, prévoit que des célébrations religieuses puissent réunir 20 personnes,
  • La lutte contre le saturnisme qui doit être considérée comme une priorité en matière de santé publique et qui justifie, à elle seule, que cette cérémonie ne se tienne pas dans un lieu fortement contaminé par le plomb.

Nous demandons que cette autorisation donnée à l’archevêque de Paris lui soit retirée.

Contacts :

  • Association Henri Pézerat, Annie Thébaud-Mony : 06 76 41 83 46
  • Union départementale CGT, Benoît Martin : 06 07 99 46 38
  • Association des Familles Victimes du Saturnisme, Mathé Toullier : 06 62 78 59 75

 

 

 

Déclaration de l’ailp-iaft à propos de la libération du cardinal G. Pell

Le cardinal George Pell a été libéré par la plus haute cour d’Australie qui a annulé à l’unanimité sa condamnation pour agression sexuelle de deux garçons il y a vingt ans dans une cathédrale. Il purgeait une peine de six ans. Le jury avait unanimement cru son accusateur, l’un des garçons. Le procureur a déclaré à propos des preuves : “C’était absolument convaincant. …. Il n’était manifestement pas un menteur. Ce n’était pas un fantasque. C’était un témoin de la vérité.” Sa victime présumée était morte d’une overdose, sans avoir toutefois révélé l’allégation d’abus à sa famille.

D’autre part, lors d’un procès antérieur, le jury n’avait pas réussi à rendre un verdict. Le cardinal Pell a nié les accusations d’agression des garçons dans la cathédrale. Lui et d’autres personnes ont soutenu qu’il n’aurait pas pu avoir le temps ni la possibilité de commettre l’agression. La Haute Cour a conclu à l’unanimité que les doutes soulevés quant au temps et à l’opportunité étaient suffisants pour annuler le verdict.

Le cardinal Pell a répété : “J’ai toujours maintenu mon innocence tout en souffrant d’une grave injustice”.

Néanmoins, le cardinal Pell a reconnu “qu’il y a certainement assez de douleur et d’amertume” déclarant : “Je ne veux pas que mon acquittement ajoute à la douleur et à l’amertume que beaucoup ressentent”. Il a ensuite ajouté : “Cependant, mon procès n’était pas un référendum sur l’Église catholique; ni un référendum sur la façon dont les autorités de l’Église en Australie ont traité le crime de pédophilie dans l’Église”.

Selon un rapport du Daily Mail : “Alors que le cardinal Pell est sorti de son cauchemar carcéral… sa carrière en tant qu’un des hommes les plus puissants de l’Eglise catholique devrait rester en lambeaux malgré le soutien public du pape jusqu’à la fin… La question de savoir si l’affaire se poursuivra devant les tribunaux civils va se jouer dans les semaines, les mois et peut-être les années à venir”.

Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP, en charge de la campagne contre les crimes sexuels des Eglises a déclaré : “Au moins, le cardinal Pell a reconnu l’amertume ressentie par beaucoup. Il parle des “autorités ecclésiastiques en Australie” comme s’il s’agissait d’une bureaucratie éloignée, mais personne n’a travaillé plus dur que lui pendant des décennies pour minimiser l’indemnisation des victimes.

Pour le cardinal Pell, la situation n’est pas forcément simple. Le fardeau de la preuve pour les poursuites au civil est moins lourd, donc il est plus probable qu’elles aboutissent. Il est toujours possible que d’autres affaires pénales soient engagées. Par ailleurs, certaines parties du rapport final de la commission australienne sur les abus sexuels de 2017 ont été rédigées afin de ne pas nuire aux poursuites pour abus sexuels sur enfants engagées contre le cardinal Pell. Elles seront probablement publiées et leur lecture risque d’être désagréable. ”


Londres, le 7 avril 2020

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Un message reçu de Stéphane Gavelle, Secrétaire général de l’Union départementale Force Ouvrière des Alpes de Haute Provence.

5 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

 

Un message reçu de Stéphane Gavelle, Secrétaire général de l’Union départementale Force Ouvrière des Alpes de Haute Provence.

BRAVO LA LP ! 

BRAVO POUR VOTRE REFUS D’INTÉGRER UN DISPOSITIF GOUVERNEMENTAL (INTER RELIGIEUX !) SOUS PRÉTEXTE DE LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE COVID 19 !

 

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET DE REVENDICATION NE DOIT PAS ÊTRE SOLUBLE DANS L’UNION SACRÉE !

PLUS QUE JAMAIS , LES ORGANISATIONS LIBRES ET INDÉPENDANTES DOIVENT DÉNONCER LE RÉSULTAT DU SACCAGE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DEPUIS LE PLAN JUPPÉ/CFDT DE 1995 JUSQU’AU « VIRAGE AMBULATOIRE » DE MADAME BUZIN , LAQUELLE A JUSTE OUBLIÉ DE S’OCCUPER DE LA RÉSERVE STRATÉGIQUE SANITAIRE: MATERIEL DE PROTECTION, CAPACITE DES LABORATOIRES D’ANALYSE À PRODUIRE DES TESTS, CAPACITÉ DE PRODUCTION DE MÉDICAMENTS SUR LE TERRITOIRE NATIONAL ETC...IL FAUT DIRE QUE DEPUIS DÉCEMBRE ,ELLE AVAIT MIEUX À FAIRE: DÉFENDRE LA RETRAITE PAR POINTS DANS LES MÉDIAS SOUS L’AUTORITÉ DU PREMIER MINISTRE.

 

AUJOURDH’HUI , COMME LE DIT LE CHEF DE SERVICE DES URGENCES DE L’HÔPITAL GEORGES POMPIDOU SUR FRANCE INFO  :« le problème est avant tout logistique: on l’a vu avec les masques,on le voit avec les tests , on le verra demain peut-être avec le plaquénil ( Chloroquine). »

 

LE VIRUS MORTEL C’EST UNE RÉALITÉ MAIS LE SERVICE PUBLIC DE SANTÉ QUI N’EST PLUS DIMENSIONNÉ POUR FAIRE FACE AUX RISQUES MAJEURS C’EST AUSSI UNE RÉALITÉ. SI C’EST UNE GUERRE ET QU’IL FAUT DONC SE BATTRE , BATTONS NOUS D’ABORD POUR DIRE LA VÉRITÉ!  SI NOUS NE POUSSONS PAS MAINTENANT UN CRI DE COLÈRE , SI NOUS NOUS TAISONS POUR ENTRER DANS LEUR « union sacrée » , ALORS ,DES LE LENDEMAIN DE LA CRISE, ILS REPRENDRONT LEUR POLITIQUE DE LIQUIDATION DES SERVICES  PUBLICS,DE LIQUIDATION DES DROITS DES SALARIÉS .

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE PARLE  DE CRISE ÉQUIVALENTE à 1929 : NOUS SAVONS ,NOUS , QUI L’A PAYÉE !

ALORS, C’EST URGENT :REFUSONS DE NOUS TAIRE, REVENDIQUONS PLUS QUE JAMAIS ET REGROUPONS , ORGANISONS TOUTES CELLES ET CEUX QUI VEULENT QUE CA CHANGE. POUR GAGNER  ,VRAIMENT ,CETTE « GUERRE »ET  TOUTES CELLES A VENIR!

 

Fait à Digne Le 24 Mars,

 

Le secrétaire général de l’Union départementale Force Ouvrière des Alpes de Haute Provence.

 

Stéphane Gavelle

 

 

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La Libre Pensée informe : communiqué commun d’associations laïques du Rhône Posté le4 avril 2020Auteuradmin

4 Avril 2020 , Rédigé par librepensee04

La Libre Pensée informe : communiqué commun d’associations laïques du Rhône

Les représentants des associations :

Fédération des Œuvres Laïques (union Régionale), Cercle Edouard Herriot, fédérations du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme et de Libre Pensée ont échangé par audioconférence sur la situation de la laïcité et la défense de la loi de 1905.

Elles se retrouvent sur une position commune claire :

DÉFENSE DE LA LOI DE 1905 !

MAIS LA LOI DUMENT APPLIQUÉE, TOUTE LA LOI, RIEN QUE LA LOI !

La loi de 1905 est une loi de liberté qui, si elle est correctement appliquée, se suffit à elle-même.

Cela signifie aujourd’hui :

  • Que dans la situation sanitaire difficile où se trouve le pays, la liberté de conscience de chaque patient doit être garantie, en particulier dans les établissements hospitaliers et dans les EHPAD, sans pression d’une « autorité spirituelle » auto-désignée, ou pseudo-officielle, quelle qu’elle soit,

  • Que pour toute consultation, c’est la démocratie républicaine qui doit prévaloir, sans privilège accordé aux représentants des cultes au nom d’une prétendue « transcendance »

  • Que le budget de la nation doit être consacré strictement à l’intérêt commun, dans le respect de l’intérêt général et conformément au principe de séparation des Eglises et de l’Etat.

LES PARTICIPANTS A L’AUDIOCONFERENCE S’ACCORDENT POUR APPELER A LA PLUS GRANDE VIGILANCE POUR DÉFENDRE LES PRINCIPES DE LA LOI

DE 1905, EN APPELLENT A L’UNITE DE TOUS LES LAÏQUES ET CONSIDÈRENT QU’UNE INITIATIVE NATIONALE DOIT ÊTRE ENVISAGÉE DES QUE LA SITUATION DU PAYS LE PERMETTRA.

Lyon, jeudi 2 avril 2020 – Contact : LibrePensee69@orange.fr

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