Controverse Libre Pensée vs Eglise du 13 février à (ré)écouter sur Fréquence Mistral 92.8FM


Controverse 3 :
Controverse 4 :
Controverse suite:
Controverse FIN :


A LA UNE, le 14 février :
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SUR LE SITE FNLP:
A propos du mariage pour tous, un débat entre un prêtre et la Libre Pensée
Vous avez aimé le premier round sur canal 23 (souvenez vous : non Jésus-Christ n'a pas existé), vous allez adorer le second sur fréquence Mistral.
Au lendemain du vote des députés français, le journal La Marseillaise et Fréquence Mistral ont invité le vicaire général du Diocèse de Digne, Christophe (...)
Lire la suite de l'article
QUELQUES REACTIONS
J’ai écouté l’émission ce matin en direct sur Fréquence Mistral.
Débat de très haute tenue, très intéressant, la pertinence des propos de Henri Huille fut fort utile.
Noël
...bravo pour la réussite de ce débat ! Un court moment j'ai cru qu'Henri allait placer une carte de la LP à l'évêque ! Mais nous ne croyons pas aux miracles : dommage ! Salut fraternel.
Michel
Cordialement,
Xavier
Article de Morgan Termeulen dans La Marseillaise
POINT DE VUE DE RUFO sur France Inter
l'émission du jeudi 25 avril 2013
Enfants élevés par des couples homosexuels : une réponse de clinicien
Votre étrange silence sur l'expansion radicale de l'islam en France ?
Votre étrange silence sur l'expansion radicale de l'islam en France est assez troublant.
Et pourtant, la laïcité s'applique à TOUTES les religions
Athéisme, utopie ou réalité ?
Athéisme, utopie ou réalité ?
David Gozlan, secrétaire général de la fédération nationale de la Libre Pensée a participé à un débat sur ce thème à Lyon, dans le cadre d’un Forum Veritas organisé par les Groupes Bibliques Universitaires.
Athéisme, utopie ou réalité ? par (...)
Lire la suite de l'article (voir la video)
Echange courriers LP04/ Monsieur Daniel Spagnou, Maire de Sisteron et sa réponse
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Fédération des Alpes de Haute Provence
librepensee04@orange.fr ___________________________________________________________________
Objet : Lettre ouverte à Monsieur Daniel Spagnou, Maire de Sisteron
Monsieur le Maire,
Des citoyens de votre commune et environs nous ont informés de votre réception très officielle en mairie du nouvel évêque de Digne, le 19 avril 2015.
L'information est d'ailleurs répercutée sur le site officiel de votre commune : http://www.sisteron.fr/pages/vie_sisteron/index.php?pg=info_actualites_suite&sm=infos&rub=VAS&id=3187&Tab=&GPStart=0
Monsieur le maire, ignorez-vous que les religions relèvent de la sphère privée ?
La loi de séparation des Églises et de l'État qui a assuré un siècle de paix civile dans notre pays prévoit en effet que:
Article 2: La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Pour un élu de la République, recevoir es qualité, officiellement, le représentant d'une religion, fût-il évêque, imam, rabbin, pasteur, pope...n’est-ce pas reconnaître un culte, ceci en contradiction avec la loi de séparation des Églises et de l'Etat ?
De plus, nous nous inquiétons pour le respect de la liberté de conscience des citoyens de votre commune, se reconnaissant dans tout autre culte ou ne se reconnaissant dans aucun. En effet, l'article 1 de la même loi de séparation des Eglises et de l'Etat est tout aussi explicite :
Article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Monsieur le Maire, les citoyens de votre commune ne sont-ils pas en droit d'attendre du Premier Magistrat que vous êtes la neutralité envers les cultes, dans l'exercice de votre fonction de maire ?
Le maire ne doit-il pas montrer l'exemple en la matière?
Monsieur le Maire, nous souhaitons vous rencontrer pour en discuter.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos salutations laïques et républicaines.
la Libre Pensée des Alpes de Haute Provence,
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Réponse du Maire:
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REPONSE LP04
Manuel Valls et les religions : Veut-il battre Nicolas Sarkozy dans le maniement du Goupillon ?
Veut-il battre Nicolas Sarkozy dans le maniement du Goupillon ?

A l’occasion de l’arrestation de quelqu’un qui préparait visiblement un attentat en France, Le Premier ministre Manuel Valls s’est cru autorisé, en violation des principes laïques de la République, à faire une déclaration cléricale.
Dans l’après-midi, le Premier ministre s’est rendu à Villejuif, où il a confirmé que deux églises étaient visées. Il a tenu à faire un signe fort en direction des Eglises : ’Je veux au nom du gouvernement porter un message de solidarité et de soutien aux chrétiens. Chrétiens qui sont éprouvés dans le monde, au proche et au Moyen-Orient, et encore ces derniers jours en Ethiopie avec des massacres épouvantables’.
Le Premier ministre a été plus loin encore, soulignant le patrimoine chrétien ’exceptionnel’ de la France. Un patrimoine qui doit rester ’ouvert’. ’Vouloir s’en prendre à une église, c’est s’en prendre à un symbole de la France. C’est l’essence même de la France qu’on a voulu viser, comme les synagogues, les mosquées, les cimetières. Comme Charlie-Hebdo, ce sont des symboles de liberté et de diversité de notre pays qui ont été ciblés’. (Source France-Info.fr)
On peut admettre, au vu de l’Histoire, que les édifices cultuels fassent partie du patrimoine de notre pays, mais de là à dire que les églises catholiques sont « l’essence de la France », il y a un pas inadmissible qui a été franchi. L’essence de la France, c’est d’abord le mouvement des Lumières, la Révolution française, la République, la démocratie, la laïcité et la Séparation des Eglises et de l’Etat. Mais de cela, dans toute sa génuflexion permanente devant les autels, le Premier ministre n’a cure.
Une fois de plus, comme avec Nicolas Sarkozy, les libres penseurs, les athées, les partisans de la laïcité, sans parler des croyants des autres religions que celles citées, sont considérés comme des citoyens de seconde zone par Manuel Valls. La référence à Charlie-Hebdo n’est qu’une précaution d’usage. Tout le monde aura compris que l’objectif était l’hommage au culte catholique romain.

Des « laïques » comme Manuel Valls, il y en a plein au Vatican.La Fédération nationale de la Libre Pensée a bien fait de lui décerner le second Prix Clericalis 2015 « pour l’ensemble de son œuvre ». Visiblement, il aspire à recevoir le Premier Prix pour 2016.
Tous au Mur des Fédérés le 1er Mai 2015 Vive La Commune de Paris !
Tous au Mur des Fédérés le 1er Mai 2015
Vive La Commune de Paris !
Il y a 144 ans, les prolétaires parisiens montaient à l’assaut du ciel pour changer enfin la vie. En moins de 3 mois, des révolutionnaires de toutes tendances mettaient au point un programme qui devait changer la face du monde. Après la Commune de Paris, rien ne sera plus comme avant, son action sera de référence.
La liberté absolue de conscience allait désormais être liée à jamais à la revendication de la Séparation des Églises et de l’État et à l’émancipation de la classe ouvrière. Le principe de la laïcité institutionnelle allait s’inscrire de manière universelle dans le marbre de la conscience humaine.
Aujourd’hui, comme hier, la réaction du Capital unie au cléricalisme, tente de faire tourner la roue de l’histoire à l’envers. Mais les peuples en révolte se mettent en mouvement chaque jour davantage pour défendre la Démocratie et les libertés.
Dans toute l’Europe : l’austérité et la réaction sociale !
Il n’y a pas un pays, de la Grèce à la France, qui ne subisse le talon de fer de l’austérité de la Troïka (FMI, Banque mondiale, Union européenne) et qui met les peuples en coupe réglée. C’est tout l’édifice social construit par des décennies de luttes du mouvement ouvrier et démocratique qui est menacé d’être détruit.
Ici, cela s’appelle la loi Macron, ailleurs cela s’appelle la dette auprès des banques. Mais partout, c’est la même chose : la régression sociale, le chômage de masse, les acquis sociaux détruits pour la plus grande fortune des possédants. C’est contre cela déjà que les Communards montaient à l’assaut du ciel.
Et comme toujours, hier comme aujourd’hui, il se trouve des Versaillais pour leur prêter la main. La Commune de Paris nous a appris qu’une barricade, cela n’avait que deux côtés : les Communards ou les Versaillais. Il faudra toujours choisir.
Déjà en 2011, Marc Blondel le disait :
« Citoyens, citoyennes, camarades, Frères et amis, il ne s’agit pas aujourd’hui de pleurer sur le destin de ces hommes et femmes courageux, il ne s’agit même pas de commémorer leur martyre, il s’agit, si nous voulons être fidèles à leurs engagements, de perpétuer leur existence.
La société a évolué, elle est devenue productive, la richesse s’étale et cependant il reste des citoyens qui ne peuvent manger, sans aide, à leur faim. Il reste des salariés qui aspirent au travail et à la dignité. Il reste que la France, terre d’accueil, se renferme sur elle-même et a peur de l’étranger. Il reste, et c’est peut-être le plus grave, que les jeunes manquent d’espérance dans leur avenir.
Alors, aujourd’hui, 1er mai, à l’exemple des Communards fervents défenseurs de la liberté et de la dignité, battons-nous pour une société démocratique, libre, laïque et fraternelle. »
Avec la Commune de Paris
Les libres penseurs étaient avec la Commune, dans la Commune, pour la Commune. S’affranchissant de leurs fers, de l’exploitation, de l’agiotage et du cléricalisme, les Communards bâtissaient un monde nouveau en faisant œuvre de révolution sociale.
La Fédération nationale de la Libre Pensée leur rendra hommage comme elle l’a toujours fait depuis plus d’un siècle. Elle continuera sur le chemin tracé.
A l’heure où ce gouvernement, comme tous les gouvernements successifs, main dans la main avec le patronat, entend détruire tous les acquis sociaux que des générations de travailleurs et de militants ont bâtis de leurs mains, à l’heure où les plus graves menaces pèsent sur la Sécurité sociale, sur les droits ouvriers et l’Ecole laïque ; la Fédération nationale de la Libre Pensée rendra hommage aux combattants de la classe ouvrière et de la laïcité.
Rendez-vous à 10H30 à la porte du Père Lachaise
(rue des Rondeaux – Métro : Gambetta)
Défilé jusqu’au Mur des Fédérés
Prises de parole :
de la Fédération nationale de la Libre Pensée
et de la CGT-Force Ouvrière
Télécharger « 1er mai 2015.pdf »
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Le monument pacifiste "Victorin Maurel" à Château-Arnoux
CONFERENCE NOCTURNE DE PIERRE ROY:
CONFERENCE NOCTURNE DE PIERRE ROY AOÛT 2012 CHÂTEAU-ARNOUX
Télécharger « Conference-nocturne-de-Pierre-Roy-aout-2012.pdf »
Danielle Roy est présidente de l’Association laïque des Amis du Monument Pacifiste de Saint-Martin-d’Estreaux et trésorière de la Fédération Nationale Laïque des Associations des Amis des Monuments pacifistes, républicains et anti-cléricaux,
Pierre Roy est président de la Fédération départementale de la Libre Pensée de la Loire, président de la Fédération Nationale Laïque des Associations des Amis des Monuments pacifistes, républicains et anti-cléricaux
Le 16 mai 10h, à Digne il y avait conférence de Pierre Roy sur Pierre Brizon, banquet champêtre
EXTRAIT:
Pierre Brizon, participant et rédacteur du manifeste de Kienthal:
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Télécharger « LM 18 05 2015 MT.pdf »
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DOCUMENT
Hommage à Brizon
Troisième Congrès National de la Fédération Nationale de Libre Pensée et d’Action sociale, tenu à Lens les 13 et 154 août 1923.
[Compte-rendu des Séances – Texte des Rapports, Ordres du jour etc., p. 27]
Mort de Pierre Brizon
(Vœu présenté par Julia Bertrand au nom de la Ligue d’Action Anticatholique)
« Le Congrès de Lens de la Fédération de Libre Pensée et d’Action Sociale ressent très douloureusement la perte faite par la Libre Pensée mondiale en la personne de Pierre Brizon, de qui la vie universitaire fut constamment brimée à cause de ses opinions d’avant-garde. Les libres penseurs adressent un souvenir ému et reconnaissant à celui qui se porta courageusement à Kienthal, pour l’œuvre de paix pendant la guerre, aux côtés de ses collègues parlementaires Alexandre Blanc et Raffin-Dugens et qui, non moins courageusement, refusa avec ceux-ci de voter les crédits de guerre ; qui, dans le lumineux journal « La Vague », s’efforça, avec d’utiles et précieuses collaborations, de réconforter les malheureux en les défendant contre l’injustice, qui, après la guerre, fut de plus en plus le vaillant anticlérical d’action sociale, l’antimilitariste, le pacifiste ne voulant point que la guerre fût oubliée si vite, mais que l’on en tirât l’affreuse leçon pour servir au sauvetage des générations présentes et futures.
Les libres penseurs d’action sociale rendent hommage à Pierre Brizon qui n’est plus mais restera. »
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Télécharger « INVITATION 16 mai Digne.pdf »
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Biographie de Pierre Roy - Editions CREER
« Pierre Roy se penche dans cette biographie sur un personnage du mouvement socialiste, le député Pierre Brizon. Ce dernier a joué un rôle fondamental dans l'évolution du socialisme français au moment de la première guerre mondiale. En effet, avec quelques rares autres, il a participé à la seconde conférence du courant internationaliste en Suisse à Kienthal. Député socialiste, il a mis en œuvre ses promesses, à savoir le refus de vote du budget de guerre, avec une constance et un courage rare. De ce point de vue, sa biographie constitue un apport précieux. Du fait de l'absence d'archives privées, Pierre Roy appuie ses recherches à partir du journal dont Pierre Brizon fut l'éditeur, la Vague, mais également sur le mémoire de maîtrise de Sylvie Digonnat. Si l'ouvrage ne comporte pas de bibliographie finale, il offre néanmoins en annexes presque 50 pages d'écrits de Pierre Brizon ... »
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Danielle et Pierre Roy sont auteurs de:
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L’histoire de la Libre Pensée en France

La commission Histoire de la Fédération Nationale de la Libre Pensée a publié deux cahiers portant pour le premier sur la période 1847-1938 et pour le second sur la période 1939-1980
Plusieurs jeunes chercheurs travaillent aujourd’hui sur l’Histoire des Libres Penseurs en France
1847 : Fondation de la revue " La Liberté de penser "qui va défendre jusqu’en novembre 1851 les principes de la Libre Pensée et de la philosophie laïque. C’est elle qui lança l’expression de " parti clérical " pour désigner le clergé et ses alliés . Elle critiqua les dogmes, dénonça les actes d’intolérance et fit une guerre acharnée au ministre Falloux. Ses fondateurs sont Jules Simon et Amédée Jacques.
1848 : Apparition de la " société démocratique des libres penseurs ". Elle était présidée par Jules Simon et son vice - président était Jules Barni. 1848 . L’action du libre penseur Victor Schoelcher fait supprimer l’esclavage des noirs dans toutes les colonies françaises. A la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851, les meilleures militants de Paris et de la province furent dispersés de par le monde.
Réfugiés en Belgique, à Londres, à Jersey, en Suisse, en Amérique, ils devaient continuer en terre d’exil leur propagande démocratique. Ils furent les pionniers des premiers cercles de Libre Pensée de Belgique et ailleurs, des adversaires déterminés de l’Eglise.
1860 à 1862 : Parution d’un hebdomadaire " Le libre penseur du XIXème siècle. Journal des idées nouvelles ".
1863 : Fondation à Bruxelles de La Libre Pensée, association pour l’émancipation des consciences par l’instruction et l’organisation des enterrements civils.
1864 : Les libres penseurs de France et particulièrement les proscrits du 2 décembre 1851 jouent un rôle de premier plan dans la création à Londres de l’A.I.T. (Association internationale des travailleurs), plus connue sous le nom de Première Internationale, en compagnie de Karl Marx, Bakounine, Engels, etc.
1866 : Parution de La Libre Pensée, hebdomadaire parisien dont le gérant est Emile Eudes, qui sera général de la Commune. Le journal a été lancé par les blanquistes. Ainsi fut lancé, non seulement un journal, mais un mot qui devait servir d’enseigne à tout le mouvement anticlérical et antireligieux.
Les enterrements civils, sous Napoléon III, étaient une occasion de manifestations où de retrouvaient ouvriers et étudiants. Il va sans dire qu’en dehors des enterrements civils, les libres penseurs se réunissaient pour faire de la politique active et parler de la révolution. Parmi eux Louise Michel, la future " vierge rouge ".
Les libres penseurs de France et des autres pays se rencontrèrent à la fin de l’Empire à Genève, au Congrès de la Libre Pensée et au Congrès de la Paix. Victor Hugo, Louis Blanc, Clémenceau, Ledru - Rollin assistèrent à ces congrès et collaborèrent à leurs travaux. En Italie, lors du Concile Vatican I en 1870, s’est tenu à Naples un anti- concile international au cours duquel on développa les principes de la Libre Pensée et du rationalisme et on critiqua ardemment la politique de la Papauté.
1871 : La Commune de Paris. Les libres penseurs se retrouvent parmi les républicains les plus énergiques et les révolutionnaires les plus décidés. Le décret du 2 avril prononce à la fois la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression du budget des cultes ; les biens, dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles ou immeubles, sont déclarés propriétés nationales.
1880 : Fondation de l’Internationale de la Libre Pensée, qui tint à Bruxelles son premier congrès la même année. Parmi les fondateurs de l’Internationale libre penseuse, on relève les noms de Louis Buchner, le grand savant matérialiste allemand (auteur du célèbre " Force et matière "), Wilhem Liebknecht, le seul député allemand qui eut le courage, avec Bebel, de protester au Reichstag en 1871 contre l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine ; Herbert Spencer, le grand sociologue, Charles Bradlaugh Bonner, le premier député anglais qui osa refuser de prêter serment sur la Bible et qui fut, pour cela, expulsé de la Chambre des Communes ; César de Paepe, un des fondateurs du Parti ouvrier belge, Charles Renouvier, illustre philosophe français, Clémence Royer, Vogt (Suisse) et Moleschott (Italie) physiologistes, Eugène Hins et Désirée Brismée, Belges qui avaient fait partie de la Première Internationale.Suite à l’amnistie des communards, le mouvement libre penseur se structure.
1881 : Le congrès international de Paris définit la Libre Pensée comme une " société rationaliste et athéistique ".
Septembre 1889 : Congrès universel à Paris de la Libre Pensée qui affirme " La libre pensée a été, est et sera la véritable émancipation de l’humanité ". Lorsqu’elle aura accompli son œuvre " nous pourrons voir notre idéal se réaliser, c’est - à - dire voir :
- la paix internationale,
- la paix intérieure,
- l’outil à l’ouvrier, la terre au laboureur, enfin la fortune publique à tous,
- la Liberté, l’Egalité , la Fraternité ne plus être de vains mots, et la République être triomphante ".
1890 : Création de la Fédération française de la Libre Pensée.
Novembre 1902 : A l’initiative de Victor Charbonnel, directeur de l’Hebdomadaire anticlérical La Raison formation d’une Association nationale des libres penseurs de France qui " agira parallèlement à la fédération française ". Dans la Commission exécutive :
des dreyfusards comme Alphonse Aulard
des radicaux comme Ferdinand Buisson
des socialistes comme Jean Allemane, Aristide Briand, Marcel Sembat,
des anarchistes comme Sébastien Faure.
Janvier 1903 : Marcelin Berthelot, rejoint un peu plus tard par Anatole France, acceptait la présidence d’honneur du mouvement. A cette époque La Raison tirait à 37.000 exemplaires et évaluait le nombre de ses lecteurs à 150.000. La Raison faisait campagne contre les infiltrations cléricales dans l’Université, soutenait sans défaillance la politique de Combes. L’Association nationale contribua largement, sous la direction de Ferdinand Buisson, à créer l’atmosphère et à propager l’état d’esprit d’où devait sortir la séparation.
1904 : Congrès de Rome, avec grand défilé à la Porta Pia au chant des hymnes révolutionnaires. Son succès fut éclatant par le nombre et la valeur des personnalités qui participèrent à ses travaux. Le Congrès de Rome marque une date mémorable dans l’histoire de la Libre Pensée mondiale.
La Libre Pensée détermine sa position à partir des trois grands principes définis par le charte qui fut adoptée à l’unanimité au Congrès international de Rome (22 septembre 1904).
" La Libre Pensée est démocratique, laïque et sociale. Au nom de la dignité humaine, elle rejette le triple joug :
- du dogmatisme dans tous les domaines et en particulier, en matière religieuse et morale,
- du privilège en matière politique
- du profit en matière économique ".
1905 : Congrès mondial à Paris au palais du Trocadéro, auquel assiste André Lorulot, marqué par une solennelle réception des congressistes à l’Hôtel de Ville et par l’inauguration, le 3 septembre, face au Sacré - Coeur, de la statue du chevalier de la Barre. Le Congrès se montre favorable à l’adhésion des libres penseurs aux sociétés pacifistes, au désarmement général, à l’arbitrage international imposé et adopte la devise " Guerre à la guerre ". A l’occasion du congrès la Fédération française de la Libre Pensée devient la Fédération nationale de la Libre pensée.
9 décembre 1905 : La loi de séparation des Eglises et de l’Etat est promulguée. La Libre Pensée triomphe.
Octobre 1912 : Constitution à la Rochelle de l’Union fédérative de la Libre Pensée de France et des colonies.
1921 : Nouvelle scission. Création de la Fédération National de la Libre Pensée et d’Action Sociale, sous la direction d’un animateur qui tiendra désormais une place de premier plan dans le monde libre penseur : André Lorulot.
1925 : réunification. Naissance de la Fédération Nationale des libres penseurs de France et des colonies. La charte dénonçait " l’esprit de caste, l’appétit des oligarchies et les provocations nationalistes aussi néfastes que l’obscurantisme religieux " et fixait comme but à la Libre Pensée "l’instauration d’une société libre, sans exploitation ni tyrannie d’aucune sorte ". Elle précisait : " Indépendante de tous les partis, la Libre Pensée fait appel à tous les hommes d’avant - garde sans exception : républicains, radicaux, socialistes, communistes, libertaires ".
1925 : La même année, scission internationale avec l’apparition de la Fédération internationale de la Libre Pensée prolétarienne plus connue sous le nom d’Organisation des Travailleurs sans Dieu. La nouvelle Fédération Nationale continua à faire partie de l’ancienne internationale toujours installée à Bruxelles.
16 août 1935 : La nouvelle Fédération nationale adhère au Front populaire et à la Commission du plan de la C.G.T.
29 décembre 1935 : A la mutualité, à l’appel de la Libre Pensée, constitution du Front laïque qui groupait, aux côtés des organisations laïques et rationalistes, tous les partis du Front populaire et qui reprenait le programme traditionnel de la Fédération nationale :
suppression de l’ambassade au Vatican,
suppression de toutes les subventions aux oeuvres de caractère confessionnel,
suppression des émissions de caractère religieux aux postes radiophoniques de l’Etat,
fermeture des écoles congréganistes illégalement ouvertes,
abrogation des derniers vestiges de la loi Falloux et du statut scolaire spécial de l’Alsace - Moselle.
1936 : Congrès mondial à Prague. Réunification de deux internationales. Ce résultat fut obtenu en grande partie grâce à la ténacité de la section française.
13 au 15 août 1936 : Congrès national d’unification avec les Travailleurs sans Dieu. les 3.918 membres de Sans - Dieu vinrent rejoindre les 24.300 membres de la Fédération nationale.
1938 : Congrès de Londres. Modification du titre de l’Internationale qui porte depuis lors, le nom d’Union Mondiale des Libres Penseurs.
1939 : La Libre Pensée, réunie en congrès à Clermont - Ferrand, se prononce pour le maintien des testaments des libres penseurs et l’interrogation des candidats lors des élections. Le congrès dénonce un projet de loi en préparation par Daladier qui autoriserait le retour des congrégations religieuses. En Septembre, la Libre Pensée, journal de la Fédération Nationale parait sur 4 pages en titrant à la une : " La Libre Pensée continue ! " et publie l’appel du Bureau National pour le maintien de l’Association. le journal " La Vague " remplace provisoirement La Calotte.
1940 : En Janvier, André Lorulot condamne l’agression soviétique contre la Finlande et appelle " au maintien des tendances de gauche et d’extrême - gauche au sein de la Libre Pensée ".La Libre Pensée édite des tracts et des médailles pour les soldats au front afin qu’il fasse respecter leur désir de funérailles civiles.
1940 - 1944 : L’Idée Libre cesse de paraître après son ultime numéro de Juin 1940. Elle reparaîtra en Mars 1945. En octobre 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain interdit la Libre Pensée, mais par le biais de la solidarité, une action clandestine perdure cependant. Pendant la guerre, l’abbé Bergey de la Gironde demande l’arrestation de Lorulot.
1945 : Le gouvernement provisoire refuse la parution du journal La Libre Pensée et que l’association parle à la radio. En Avril, parution de la Libre Pensée N°1 qui titre : " L’Ecole laïque en danger " et dénonce les catholiques infiltrés dans la Résistance pour protéger le clergé collaborationniste. André Lorulot dénonce l’Union nationale imposée qui interdit l’allocution radio de la Libre Pensée. Il rend hommage aux libres penseurs disparus pendant la guerre : Joseph Turmel et Sébastien Faure, notamment. En Novembre, la Libre Pensée titre : " Le M.R.P., voilà l’ennemi ! " Jean Cotereau propose la reconstitution du Front Laïque.
1946 : Le Groupe d’Abbeville réorganise la manifestation La Barre le premier dimanche de Juillet. Il existe alors diverses associations de libres penseurs qui fusionnent le plus souvent sous l’égide de la Fédération Nationale. Le Front Laïque reconstitué s’appelle désormais le Cartel d’Action Laïque. Le congrès national se tient à Dijon et propose de créer un journal de propagande " La Raison militante ", qui sort en Décembre et dont le Rédacteur en chef est Jean Cotereau. La Libre Pensée se prononce pour la laïcisation de l’Alsace - Moselle, pour la nationalisation des pompes funèbres et exige la ré - érection de la statue du chevalier de La Barre à Montmartre. Jean Cotereau devient délégué permanent à la Propagande.
1947 : La Libre Pensée rend hommage au professeur Langevin qui vient de disparaître. Elle condamne les interventions militaires en Indochine et propose la reconstitution d’un inter - groupe parlementaire des libres - penseurs.
1948 : La liste de tous les préfets et Elus, bafouant la laïcité en allant à des cérémonies religieuses, est publiée. En Mars, la Libre Pensée dénonce les subventions publiques aux écoles privées, et André Lorulot conclut son éditorial : " La bataille va donc s’engager à fond : pour ou contre les subventions aux écoles catholiques, c’est - à - dire pour ou contre l’Ecole laïque.
1949 : Après le Congrès Mondial de 1938 à Londres, se réunit pour la première fois depuis le Congrès de l’Union Mondiale à Rome, sous le patronage de Jean Rostand, Becquerel, Albert Bayet, Couchoud, Prosper Alfaric et Joliot - Curie.
1950 : En Mai, il titre son éditorial : Les Munichois contre la laïcité et écrit : " Et l’on voit d’excellents laïques (et même des " révolutionnaires " intrépides) considérer les libres penseurs comme des maniaques de l’anticléricalisme et des " bouffeurs de curés " sans idéal ".
1951 : A l’occasion des élections, la Libre Pensée interroge les candidats sur le subventionnement public des écoles privées. Il se tient un camp international de la Libre Pensée en Angleterre. André Lorulot dénonce la collusion de la gauche et du M.R.P.
1952 : André Lorulot dénonce " Le Nouvel Ordre Moral " et rend hommage à Ferdinand Buisson pour le 20ème anniversaire de sa disparition. La Libre Pensée écrit au gouvernement pour dénoncer les pèlerinages militaires à Lourdes. Pour la première fois, la Libre Pensée tient son congrès à Nantes et condamne le fait que l’on retire le socle de la statue d’Etienne Dolet, place Maubert après que les nazis en aient retiré la statue. Lorulot écrit à Edouard Herriot, Président de l’Assemblée Nationale, à ce sujet. En août, se tient le XXXème Congrès International de la Libre Pensée à Bruxelles.
1953 : La Libre Pensée dénonce Eisenhower qui a déclaré que " la France est décadente parce que la moitié des Français sont athées ". Le Parisien Libéré justifie la disparition du socle de la statue d’Etienne Dolet pour des problèmes de circulation. La Libre Pensée émet une virulente protestation. La CAN condamne le versement de primes données par le gouvernement pour la reconstruction des presbytères. En Mars, le Bureau National prend position en faveur des enfants Finaly que l’Eglise catholique refuse de rendre à leur famille.
1954 : La Libre Pensée dénonce " Gerlier le fasciste ", toujours Primat des Gaules. En Avril, la Libre Pensée titre : " Des prêtres - ouvriers aux prêtres - chiffonniers, laïques, méfiez - vous ! ". Le 27 Juin se tient une manifestation à la Butte Montmartre pour exiger la ré - érection de la statue du Chevalier de la Barre. Le congrès se tient à Niort, salué par le camarade Gaillard et honore Colette qui vient de disparaître. André Lorulot adresse son salut à Messali Hadj, leader nationaliste algérien. Le congrès exige la fin de sa résidence forcée. Une délégation officielle de la Libre Pensée (avec Lorulot et Cotereau, notamment) lui rend visite. Jean Cotereau appelle à l’union de toutes les forces laïques. Congrès de l’Union Mondiale au Luxembourg.
1955 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce " le mensonge de la prétendue démocratie - chrétienne " et condamne le déplacement forcé de Messali Hadj en Vendée. La CAN adresse un texte aux organisations laïques pour créer " un front commun pour l’action anticléricale ". En Juin, le congrès se tient à Marseille et sur proposition du Groupe de Lorient, il adopte un voeu pour la constitution d’un Front Laïque.
La section d’Alger se prononce pour l’égalité des droits entre tous les habitants de l’Algérie, pour des élections libres dans un collège unique, pour la séparation des Eglises et de l’Etat. En Décembre, le monument d’Etienne Dolet à Orléans est inauguré grâce à une souscription nationale de la Libre Pensée.
1956 : La Libre Pensée s’adresse aux partis de gauche qui viennent de remporter les élections : " Abrogez la loi Barangé ! ". En Mai, André Lorulot dénonce l’abandon de la laïcité par la gauche au pouvoir au nom du slogan " Ne réveillez pas la guerre scolaire " et conclut : " Aucune subvention ne doit être accordée à des établissements privés ! ".
1957 : Dans un texte paru en début d’année, intitulé " Qu’est - ce que la Libre Pensée ? " , on peut lire : " Les libres penseurs demandant l’abrogation de toutes les lois antilaïques...Les fonds publics ne doivent aller qu’aux écoles publiques ".
1958 : En Mars, la Libre Pensée dénonce le silence organisé autour du scandale du curé d’Uruffe. Jean Cotereau dénonce le coup de force du 13 Mai 1958. La Libre Pensée participe à la manifestation du 28 Mai, de la Nation à la République " Pour la défense des libertés républicaines et démocratiques menacées ". La Libre Pensée condamne le référendum gaulliste.
Elle appelle à voter pour les candidats qui se prononcent pour :
l’abrogation de la loi Barrangé.
l’abrogation du Statut d’Alsace - Moselle.
le respect de la loi de Séparation.
1959 : Dans un éditorial intitulé "Et maintenant ? " , la Libre Pensée dénonce le projet de l’Eglise : " Mettre sur le même plan, l’école confessionnelle et l’école officielle ". En Mars, la Libre Pensée s’inquiète des projets du Ministre Boulloche (SFIO) en matière scolaire et s’interroge : " Est - ce la fin de l’Ecole laïque ? " En Mai, est publiée une lettre ouverte à Michel Debré (Président du Conseil) et à M.Michelet (Garde des Sceaux) contre l’obligation annoncée des jurés de prêter serment " devant Dieu et devant les hommes ". Cette disposition ne sera abrogée qu’en 1972. André Lorulot salue l’élection de Jean Rostand à l’Académie Française.
1960 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce la loi Debré. Jean Cotereau écrit : " Fille aînée, fille soumise ". Il critique " cet étranglement dans la nuit ". En Février, la Libre Pensée s’associe à la pétition du CNAL pour l’abrogation de la loi Debré et appelle tous les groupements affiliés à la faire signer massivement.
La Raison annonce qu’au 20 Mars, la pétition du CNAL a recueilli 5.900.000 signatures. René Labrégère représente la CAN au grand rassemblement laïque du 19 Juin 1960 où sont rassemblées les 10.813.697 signatures contre la loi Debré et où voté le serment de Vincennes.
1961 : En Avril, la Libre Pensée réclame l’abrogation des lois Debré et Marie - Barangé. Elle condamne le putsch des généraux d’Alger
1962 : Le 13 février, la Libre Pensée participe à la manifestation contre les assassinats de Charonne. En Juin, elle soutient la grève de la faim de Louis Lecoin. La Libre Pensée se prononce pour le NON au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel.
1963 : En Mars, mort d’André Lorulot, Président de la Libre Pensée.
1967 : La Libre Pensée s’oppose à la circulaire du 27 Décembre sur les aumôneries.
1970 : La Libre Pensée proteste contre le procès de Burgos.
1971 : Le 20 Février, la Libre Pensée soutient le lycéen Gilles Guyot. Elle participe le 14 Mars au Centenaire de la Commune de Paris.
1973 : En Septembre, la Libre Pensée condamne le coup d’Etat du général Pinochet et salue la mémoire du Président Allende.
1974 : En Mars, la Libre Pensée condamne la réforme Haby. Le 7 Juin, la Libre Pensée emménage au 10/12 rue des Fossés - Saint - Jacques, à l’endroit de l’ancien hôtel des mousquetaires du Roi.
1976 : les 15 et 16 Mai, la Libre Pensée rend hommage à la mémoire de Prosper Alfaric.
1977 : En Septembre, disparaît Jean Rostand, Président d’Honneur de la Libre Pensée. La Fédération Nationale proteste contre la récupération par l’Eglise du grand libre penseur qu’il fût. En Décembre, après le vote de la loi Guermeur, la Libre Pensée " se situe en situation d’insurrection laïque ".
1978 - 1979 : La Libre Pensée participe aux campagnes pour le droit à l’avortement.
1980 : A l’occasion du voyage du pape en France, est inaugurée la plaque sur le siège national en hommage à Ferdinand Buisson et à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905. En Octobre, la Libre Pensée condamne le lâche attentat de la rue Copernic.
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Communiqué par ADMD 04
Danielle Dufraisse
DELEGUEE ADMD 04
09-82/25/52/97
06-99-93-17-74
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