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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

Tous le 1er mai 2019 à 9H30 Avec les Unions régionales d’Ile-de-France de FO, CGT, FSU Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Pour la défense des revendications !

Pour la défense du droit de manifester !

Pour la Démocratie et la laïcité !

 Clic!

\/

Télécharger « 1er mai 2019.pdf »

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

Tous le 1er mai 2019 à 9H30

Avec les Unions régionales d’Ile-de-France

de FO, CGT, FSU

Au Mur des Fédérés du Père Lachaise

(rendez-vous à la Porte des Rondeaux)

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée sera présente aux cotés des syndicats qui défendent les intérêts des salariés pour célébrer le prolétariat qui est monté à l’assaut du ciel en 1871.

 

Le Mur  des Fédérés appartient au Mouvement ouvrier 

 

La Commune de Paris s’acheva au Père Lachaise, lors de la Semaine sanglante, au Mur des Fédérés où les Communards furent assassinés par la barbarie versaillaise. Le mouvement ouvrier a toujours été avec la Commune de Paris et son héritage, quand tant d’autres étaient à Versailles au nom de la « concorde nationale ».

 

La Commune de Paris a dressé l’ébauche prometteuse de mesures sociales qui se sont concrétisées plus tard dans le Code du Travail. Etre fidèle au combat des Communards, c’est être aux côtés de tous ceux qui, salariés, lycéens, étudiants, jeunes, refusent que l’on détruise ce qui a été construit par nos ainés pour un monde meilleur et plus éclairé.

 

Quand la bourgeoisie a peur :

elle réprime avec férocité et sans limite

 

Pendant la Commune de Paris, quand la Bourgeoisie et l’Eglise coalisées ont pris peur du prolétariat  parisien, la répression fut féroce. Le bilan est lourd : une centaine de milliers d’arrestations, des déportations en masse dans les bagnes, 20 000 assassinats de communards pendant la Semaine sanglante.

 

Pendant la Guerre de 1914-1918, pour empêcher les fraternisations et les mutineries, l’Etat-Major militaire, au service du capitalisme et des banquiers, fit passer devant les Conseils de guerre des dizaines de milliers de soldats et d’officiers. Bilan : 2 500 condamnations à mort et 650 Fusillés pour l’exemple et des milliers mourront dans les bagnes.

 

Pendant la guerre d’Algérie, pour défendre les intérêts des colonialistes, les arrestations, les emprisonnements, les massacres se comptèrent à la pelle.

 

En 1955 : 703 condamnations

■ En 1956 : 1 980 condamnations

■ En 1958 : 5 145 condamnations. C’est l’année la plus terrible, celle de la venue au pouvoir du Général de Gaulle et du plan Challe d’éradication militaire des indépendantistes algériens.

■ En 1959 : 2 778 condamnations

 

Le 17 Octobre 1961 :

« Ici, on noie des algériens »

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

(Inscription peinte devant la Préfecture de police de Paris)

 

■ 25 000 algériens manifestent à Paris contre le couvre-feu et l’interdiction des manifestations

■ 14 094 algériens arrêtés, auxquels il faut ajouter 1 000 femmes et 500 enfants

■ 8 800 personnes en garde à vue (rétention à l’époque) à Coubertin et à Vincennes

Tout cet arsenal, toute cette répression n’ont pu empêcher le mouvement du peuple algérien vers l’indépendance.

 

AUJOURD’HUI pour réprimer le mouvement des Gilets jaunes et le mouvement syndical, le gouvernement Macron/Philippe frappe et réprime sans aucune retenue : 9 000 gardes à vue et 2 000 condamnations. Le 13 avril 2019, poussant le ridicule aussi loin que la férocité, le ministre de l’Intérieur annonce 1 300 manifestants à Paris et 10 000 fouilles préventives. Les manifestants ont-ils été fouillés 8 fois chacun ? Le bobard va toujours de pair avec la répression, cela s’appelle la propagande.

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

 

Mais rien ne pourra étouffer la colère du peuple !

Les manifestations du 13 avril 2019 l’ont montré avec force

Pour la défense des revendications !

Pour la défense du droit de manifester !

Pour la Démocratie et la laïcité !

Tous au Mur des Fédérés, le 1er mai 2019 !

 

Vive la Commune de Paris !

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

Tardi "Le cri du peuple"

Paris, le  22 avril 2019

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Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914 – 1918

Monsieur le maire,
Mon cher Marcel, camarade et ami,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Chers camarades,

En tant que Secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, je tiens à remercier chaleureusement les organisateurs, et particulièrement la Libre Pensée avec qui nous entretenons depuis toujours de bonnes et solides relations, de nous avoir invités aujourd’hui.

Le syndicalisme ouvrier, le syndicalisme aujourd’hui comme hier, est par essence pacifique parce qu’internationaliste.

Dès ses origines, le mouvement syndical s’est organisé au niveau international. Les fédérations syndicales internationales ont le même âge très souvent que les confédérations nationales.

Deux slogans, deux mots d’ordre ont fondé nombre d’engagements militants, dont le mien qui m’a conduit à la fonction de secrétaire général.

Le premier, non pas chronologiquement, « Pain – Paix – Liberté ». Il est celui du Front populaire mais il fut aussi celui de la CISL, la Confédération internationale des syndicats libres, à sa fondation en 1949.

D’une certaine façon il était continuateur de l’affirmation du préambule de la constitution de l’OIT, l’Organisation internationale du travail – dont on célèbre le centenaire cette année – qui affirmait : « attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

L’OIT s’est assignée l’objectif d’établir des normes internationales du travail visant justement à établir le progrès vers la justice sociale.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on trouve Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la vielle CGT, à l’origine de l’OIT. Léon Jouhaux qui, devenu président de Force Ouvrière en 1947, recevra en 1951 le prix Nobel de la Paix.

Et Jaurès, bien sûr, qui, jusqu’à son dernier souffle – et c’est pour cela « qu’ils l’ont tué » – voulait la Paix, éviter la guerre.

Malheureusement ils n’y parvinrent pas.

Léon Jouhaux et son homologue des syndicats ouvriers allemands s’étaient encore rencontrés dans les derniers moments, en vain !

La masse de la classe ouvrière et paysanne a été envoyée au front, trompée par la propagande.

Cette guerre fut terrible, les uns et les autres, avant moi, l’ont rappelé.

Pour qui désormais n’en entendra plus parler par ses arrière-grands-parents ou grands-parents, il faut impérativement l’apprendre, lire « Ceux de 14 », « A l’ouest rien de nouveau », Apollinaire et ses « poèmes à Lou », « Le feu » …

Henri Barbusse nous dit : « Attention ! Par terre, à droite, quelque chose s’étend. C’est une rangée de morts. Instinctivement, en passant, le pied l’évite et l’œil y fouille. On perçoit des semelles dressées, des gorges tendues, le creux de vagues faces, des mains à demi crispées en l’air, au-dessus du fouillis noir. »

Alors, oui ! Ils avaient peur, ils ne voulaient pas mourir, ils voulaient revenir, revoir père, mère, femme, l’enfant qu’il n’avaient pas vu naître…

Ceux-là ont refusé.

Ils n’étaient pas moins courageux que leurs camarades qui – à plus d’un million – « aux ordres de quelques sabreurs sont allés ouvrir au champ d’horreur leurs vingt ans qui n’avaient pu naître » chantait Jacques Brel.

Ceux, militants, qui ont voulu, par leur geste, réveiller les consciences, s’engager pour mettre fin à l’horreur, méritent autant, à nos yeux, la reconnaissance.

J’en viens justement aux militants, aussi fusillés pour l’exemple, ceux de la CGT d’alors, massivement fichés à travers le carnet et me réfère à ce que m’a appris Christian Eyshen .

Le Carnet B, de sinistre mémoire, était l’instrument de surveillance des suspects, français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il a été créé en 1886 pour lutter contre les activités d’espionnage et fut étendu à tous les individus susceptibles de troubler l’ordre public ou antimilitaristes.

A partir de 1907 ce fichier fut aussi utilisé pour surveiller les anarchistes et antimilitaristes et, en 1909, furent ajoutés les Français soupçonnés d’entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l’ordre public ou gêner la mobilisation.
Le Carnet B ne fut pas utilisé officiellement en 1914-1918, mais il était sans doute dans la tête et dans les fichiers de l’armée. Quand dès décembre 1914, les premières fraternisations apparurent dans les tranchées, il fallait trouver des « meneurs ». On alla donc chercher dans les archives de police. Dès le début de la guerre, on fusilla des poilus qui refusaient de mourir pour rien. On chercha encore des « meneurs ».

Quand les mutineries éclatèrent en 1917, surtout après l’échec sanglant du bourreau Nivelle, un régiment sur deux se mutina. Ils mettaient « crosses en l’air », ce qui signifiait que les soldats ne refusaient pas de défendre, mais qu’ils refusaient de monter à l’assaut pour gagner quelques mètres, aussitôt reperdus.

Parmi tous les fusillés pour l’exemple, 639 ont été recensés par les services officiels pour « désobéissance ».

Sur les 639 fusillés pour l’exemple, une quarantaine furent réhabilités entre les deux guerres. Il en reste donc 600 à qui justice doit être rendue.

C’est le sens de notre présence ici aujourd’hui.

Ce combat pour la réhabilitation collective est l’un des derniers combats de mon camarade Marc Blondel. Il fut, comme chacun le sait, un de mes prédécesseurs comme Secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière. Il fut aussi, comme Léon Jouhaux, membre du Conseil d‘administration de l’Organisation internationale du travail, au sein duquel je siège comme vice-président travailleurs du Comité de la liberté syndicale.

Marc Blondel continua son combat militant comme Président de la Libre Pensée. Et ce monument érigé et inauguré aujourd’hui lui doit beaucoup.

Combattre l’injustice est dans l’ADN, comme on dit aujourd’hui, de Force Ouvrière. Contre l’injustice sur tous les terrains où les droits de l’Homme, du travailleur sont bafoués et où leur dignité n’est pas respectée.

C’est donc tout naturellement que la Confédération Force Ouvrière est présente à vos côtés aujourd’hui.

Nous voulons que l’inauguration de ce monument, par ses souscripteurs, soit la marque d’une nouvelle étape pour que justice soit rendue aux 600 fusillés pour l’exemple qui n’ont pas été encore réhabilités.

Vive la Paix !

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple!

Yves Veyrier,

secrétaire général de la CGT Force Ouvrière

A propos de cet article

 

 
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Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914 – 1918

Monsieur le maire,
Mon cher Marcel, camarade et ami,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Chers camarades,

En tant que Secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, je tiens à remercier chaleureusement les organisateurs, et particulièrement la Libre Pensée avec qui nous entretenons depuis toujours de bonnes et solides relations, de nous avoir invités aujourd’hui.

Le syndicalisme ouvrier, le syndicalisme aujourd’hui comme hier, est par essence pacifique parce qu’internationaliste.

Dès ses origines, le mouvement syndical s’est organisé au niveau international. Les fédérations syndicales internationales ont le même âge très souvent que les confédérations nationales.

Deux slogans, deux mots d’ordre ont fondé nombre d’engagements militants, dont le mien qui m’a conduit à la fonction de secrétaire général.

Le premier, non pas chronologiquement, « Pain – Paix – Liberté ». Il est celui du Front populaire mais il fut aussi celui de la CISL, la Confédération internationale des syndicats libres, à sa fondation en 1949.

D’une certaine façon il était continuateur de l’affirmation du préambule de la constitution de l’OIT, l’Organisation internationale du travail – dont on célèbre le centenaire cette année – qui affirmait : « attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

L’OIT s’est assignée l’objectif d’établir des normes internationales du travail visant justement à établir le progrès vers la justice sociale.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on trouve Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la vielle CGT, à l’origine de l’OIT. Léon Jouhaux qui, devenu président de Force Ouvrière en 1947, recevra en 1951 le prix Nobel de la Paix.

Et Jaurès, bien sûr, qui, jusqu’à son dernier souffle – et c’est pour cela « qu’ils l’ont tué » – voulait la Paix, éviter la guerre.

Malheureusement ils n’y parvinrent pas.

Léon Jouhaux et son homologue des syndicats ouvriers allemands s’étaient encore rencontrés dans les derniers moments, en vain !

La masse de la classe ouvrière et paysanne a été envoyée au front, trompée par la propagande.

Cette guerre fut terrible, les uns et les autres, avant moi, l’ont rappelé.

Pour qui désormais n’en entendra plus parler par ses arrière-grands-parents ou grands-parents, il faut impérativement l’apprendre, lire « Ceux de 14 », « A l’ouest rien de nouveau », Apollinaire et ses « poèmes à Lou », « Le feu » …

Henri Barbusse nous dit : « Attention ! Par terre, à droite, quelque chose s’étend. C’est une rangée de morts. Instinctivement, en passant, le pied l’évite et l’œil y fouille. On perçoit des semelles dressées, des gorges tendues, le creux de vagues faces, des mains à demi crispées en l’air, au-dessus du fouillis noir. »

Alors, oui ! Ils avaient peur, ils ne voulaient pas mourir, ils voulaient revenir, revoir père, mère, femme, l’enfant qu’il n’avaient pas vu naître…

Ceux-là ont refusé.

Ils n’étaient pas moins courageux que leurs camarades qui – à plus d’un million – « aux ordres de quelques sabreurs sont allés ouvrir au champ d’horreur leurs vingt ans qui n’avaient pu naître » chantait Jacques Brel.

Ceux, militants, qui ont voulu, par leur geste, réveiller les consciences, s’engager pour mettre fin à l’horreur, méritent autant, à nos yeux, la reconnaissance.

J’en viens justement aux militants, aussi fusillés pour l’exemple, ceux de la CGT d’alors, massivement fichés à travers le carnet et me réfère à ce que m’a appris Christian Eyshen .

Le Carnet B, de sinistre mémoire, était l’instrument de surveillance des suspects, français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il a été créé en 1886 pour lutter contre les activités d’espionnage et fut étendu à tous les individus susceptibles de troubler l’ordre public ou antimilitaristes.

A partir de 1907 ce fichier fut aussi utilisé pour surveiller les anarchistes et antimilitaristes et, en 1909, furent ajoutés les Français soupçonnés d’entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l’ordre public ou gêner la mobilisation.
Le Carnet B ne fut pas utilisé officiellement en 1914-1918, mais il était sans doute dans la tête et dans les fichiers de l’armée. Quand dès décembre 1914, les premières fraternisations apparurent dans les tranchées, il fallait trouver des « meneurs ». On alla donc chercher dans les archives de police. Dès le début de la guerre, on fusilla des poilus qui refusaient de mourir pour rien. On chercha encore des « meneurs ».

Quand les mutineries éclatèrent en 1917, surtout après l’échec sanglant du bourreau Nivelle, un régiment sur deux se mutina. Ils mettaient « crosses en l’air », ce qui signifiait que les soldats ne refusaient pas de défendre, mais qu’ils refusaient de monter à l’assaut pour gagner quelques mètres, aussitôt reperdus.

Parmi tous les fusillés pour l’exemple, 639 ont été recensés par les services officiels pour « désobéissance ».

Sur les 639 fusillés pour l’exemple, une quarantaine furent réhabilités entre les deux guerres. Il en reste donc 600 à qui justice doit être rendue.

C’est le sens de notre présence ici aujourd’hui.

Ce combat pour la réhabilitation collective est l’un des derniers combats de mon camarade Marc Blondel. Il fut, comme chacun le sait, un de mes prédécesseurs comme Secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière. Il fut aussi, comme Léon Jouhaux, membre du Conseil d‘administration de l’Organisation internationale du travail, au sein duquel je siège comme vice-président travailleurs du Comité de la liberté syndicale.

Marc Blondel continua son combat militant comme Président de la Libre Pensée. Et ce monument érigé et inauguré aujourd’hui lui doit beaucoup.

Combattre l’injustice est dans l’ADN, comme on dit aujourd’hui, de Force Ouvrière. Contre l’injustice sur tous les terrains où les droits de l’Homme, du travailleur sont bafoués et où leur dignité n’est pas respectée.

C’est donc tout naturellement que la Confédération Force Ouvrière est présente à vos côtés aujourd’hui.

Nous voulons que l’inauguration de ce monument, par ses souscripteurs, soit la marque d’une nouvelle étape pour que justice soit rendue aux 600 fusillés pour l’exemple qui n’ont pas été encore réhabilités.

Vive la Paix !

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple!

Yves Veyrier,

secrétaire général de la CGT Force Ouvrière

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Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914 – 1918

Monsieur le maire,
Mon cher Marcel, camarade et ami,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Chers camarades,

En tant que Secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, je tiens à remercier chaleureusement les organisateurs, et particulièrement la Libre Pensée avec qui nous entretenons depuis toujours de bonnes et solides relations, de nous avoir invités aujourd’hui.

Le syndicalisme ouvrier, le syndicalisme aujourd’hui comme hier, est par essence pacifique parce qu’internationaliste.

Dès ses origines, le mouvement syndical s’est organisé au niveau international. Les fédérations syndicales internationales ont le même âge très souvent que les confédérations nationales.

Deux slogans, deux mots d’ordre ont fondé nombre d’engagements militants, dont le mien qui m’a conduit à la fonction de secrétaire général.

Le premier, non pas chronologiquement, « Pain – Paix – Liberté ». Il est celui du Front populaire mais il fut aussi celui de la CISL, la Confédération internationale des syndicats libres, à sa fondation en 1949.

D’une certaine façon il était continuateur de l’affirmation du préambule de la constitution de l’OIT, l’Organisation internationale du travail – dont on célèbre le centenaire cette année – qui affirmait : « attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

L’OIT s’est assignée l’objectif d’établir des normes internationales du travail visant justement à établir le progrès vers la justice sociale.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on trouve Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la vielle CGT, à l’origine de l’OIT. Léon Jouhaux qui, devenu président de Force Ouvrière en 1947, recevra en 1951 le prix Nobel de la Paix.

Et Jaurès, bien sûr, qui, jusqu’à son dernier souffle – et c’est pour cela « qu’ils l’ont tué » – voulait la Paix, éviter la guerre.

Malheureusement ils n’y parvinrent pas.

Léon Jouhaux et son homologue des syndicats ouvriers allemands s’étaient encore rencontrés dans les derniers moments, en vain !

La masse de la classe ouvrière et paysanne a été envoyée au front, trompée par la propagande.

Cette guerre fut terrible, les uns et les autres, avant moi, l’ont rappelé.

Pour qui désormais n’en entendra plus parler par ses arrière-grands-parents ou grands-parents, il faut impérativement l’apprendre, lire « Ceux de 14 », « A l’ouest rien de nouveau », Apollinaire et ses « poèmes à Lou », « Le feu » …

Henri Barbusse nous dit : « Attention ! Par terre, à droite, quelque chose s’étend. C’est une rangée de morts. Instinctivement, en passant, le pied l’évite et l’œil y fouille. On perçoit des semelles dressées, des gorges tendues, le creux de vagues faces, des mains à demi crispées en l’air, au-dessus du fouillis noir. »

Alors, oui ! Ils avaient peur, ils ne voulaient pas mourir, ils voulaient revenir, revoir père, mère, femme, l’enfant qu’il n’avaient pas vu naître…

Ceux-là ont refusé.

Ils n’étaient pas moins courageux que leurs camarades qui – à plus d’un million – « aux ordres de quelques sabreurs sont allés ouvrir au champ d’horreur leurs vingt ans qui n’avaient pu naître » chantait Jacques Brel.

Ceux, militants, qui ont voulu, par leur geste, réveiller les consciences, s’engager pour mettre fin à l’horreur, méritent autant, à nos yeux, la reconnaissance.

J’en viens justement aux militants, aussi fusillés pour l’exemple, ceux de la CGT d’alors, massivement fichés à travers le carnet et me réfère à ce que m’a appris Christian Eyshen .

Le Carnet B, de sinistre mémoire, était l’instrument de surveillance des suspects, français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il a été créé en 1886 pour lutter contre les activités d’espionnage et fut étendu à tous les individus susceptibles de troubler l’ordre public ou antimilitaristes.

A partir de 1907 ce fichier fut aussi utilisé pour surveiller les anarchistes et antimilitaristes et, en 1909, furent ajoutés les Français soupçonnés d’entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l’ordre public ou gêner la mobilisation.
Le Carnet B ne fut pas utilisé officiellement en 1914-1918, mais il était sans doute dans la tête et dans les fichiers de l’armée. Quand dès décembre 1914, les premières fraternisations apparurent dans les tranchées, il fallait trouver des « meneurs ». On alla donc chercher dans les archives de police. Dès le début de la guerre, on fusilla des poilus qui refusaient de mourir pour rien. On chercha encore des « meneurs ».

Quand les mutineries éclatèrent en 1917, surtout après l’échec sanglant du bourreau Nivelle, un régiment sur deux se mutina. Ils mettaient « crosses en l’air », ce qui signifiait que les soldats ne refusaient pas de défendre, mais qu’ils refusaient de monter à l’assaut pour gagner quelques mètres, aussitôt reperdus.

Parmi tous les fusillés pour l’exemple, 639 ont été recensés par les services officiels pour « désobéissance ».

Sur les 639 fusillés pour l’exemple, une quarantaine furent réhabilités entre les deux guerres. Il en reste donc 600 à qui justice doit être rendue.

C’est le sens de notre présence ici aujourd’hui.

Ce combat pour la réhabilitation collective est l’un des derniers combats de mon camarade Marc Blondel. Il fut, comme chacun le sait, un de mes prédécesseurs comme Secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière. Il fut aussi, comme Léon Jouhaux, membre du Conseil d‘administration de l’Organisation internationale du travail, au sein duquel je siège comme vice-président travailleurs du Comité de la liberté syndicale.

Marc Blondel continua son combat militant comme Président de la Libre Pensée. Et ce monument érigé et inauguré aujourd’hui lui doit beaucoup.

Combattre l’injustice est dans l’ADN, comme on dit aujourd’hui, de Force Ouvrière. Contre l’injustice sur tous les terrains où les droits de l’Homme, du travailleur sont bafoués et où leur dignité n’est pas respectée.

C’est donc tout naturellement que la Confédération Force Ouvrière est présente à vos côtés aujourd’hui.

Nous voulons que l’inauguration de ce monument, par ses souscripteurs, soit la marque d’une nouvelle étape pour que justice soit rendue aux 600 fusillés pour l’exemple qui n’ont pas été encore réhabilités.

Vive la Paix !

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple!

Yves Veyrier,

secrétaire général de la CGT Force Ouvrière

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A bas l’Etat policier ! Liberté de manifester! Halte à la répression!

17 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

16 avril 2019    Communiqués  A bas l’Etat policier ! Liberté de manifester!

Clic!

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Télécharger « 20190414 communiqué LP31.pdf »

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée informe l’opinion publique laïque, démocratique et syndicale du communiqué de sa Fédération de Haute-Garonne sur les graves événements survenus le 13 avril 2019 à Toulouse.

A bas l’Etat policier ! Liberté de manifester !

Dans toute la France et à Paris, la Libre Pensée a été présente dans les manifestations pour la défense de la liberté de manifestation et avec les Gilets jaunes.

La Libre Pensée exige l’abrogation de la loi anticasseurs.

 

 

HALTE A LA REPRESSION !

Pour la défense de la liberté de manifestation

Pour le retrait de toutes les mesures liberticides

SAMEDI 13 AVRIL à TOULOUSE

La répression policière a été organisée pour interdire la manifestation !

 

COMMUNIQUE

La Fédération de la Libre Pensée de la Haute-Garonne condamne résolument les actes commis par les forces de police à Toulouse, samedi 13 avril, lors de la manifestation (déclarée en Préfecture) appelée par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et soutenue par 50 organisations (associations et syndicats) dont la Libre Pensée, qui était présente à 13h30, place Jeanne d’Arc, point de départ du cortège. Alors que le rassemblement se déroulait dans le calme, les manifestants ont été littéralement noyés sous un nuage de gaz lacrymogène provoqué notamment par les tirs de grenades d’une brigade mobile constituée de trois motos et six policiers camouflés. Les manifestants n’ont eu pour recours contre l’asphyxie que d’évacuer par les rues latérales, aidés par des Street-medics très efficaces… pour retrouver la même brigade qui se livrait à une chasse particulièrement déterminée. La volonté des donneurs d’ordre était claire : empêcher coûte que coûte la constitution des cortèges, la jonction des associations, des Gilets Jaunes venus de tout le pays et des syndicats.

9000 gardes à vue et 2000 condamnations par la justice.Triste record, triste bilan.

Le gouvernement Macron/Philippe affiche comme un tableau de chasse son bilan de matraquages, d’arrestations et de condamnations contre le mouvement des Gilets jaunes :

Le gouvernement Macron/Philippe est visiblement en guerre contre les Gilets jaunes, les pauvres, les salariés, les fonctionnaires, les laïques, les jeunes, la population. Il y a 60 ans, nos aînés manifestaient au cri de «Paix en Algérie» : faudra-t-il manifester aujourd’hui au cri de «Paix en France» ?

Il faut en effet remonter à la guerre d’Algérie, de sinistre mémoire, pour retrouver une telle répression en France.  Alors, avec la Libre Pensée, les associations démocratiques, les syndicats, les partis, nous affirmons :

HALTE A LE REPRESSION !
RESPECT DU DROIT DE MANIFESTER :

Toulouse, le 15 avril 2019

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Le pape a dit : Les crèches catholiques doivent être dans les mairies ! Les complices des crimes de pédophilie doivent rester dans l’Eglise !

15 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Le pape a dit :

Les crèches catholiques doivent être dans les mairies !

Les complices des crimes de pédophilie doivent rester dans l’Eglise !

 

 

Après ces propos stupéfiants, la Libre Pensée vous livre ce communiqué qui comprend l’émission passée ce matin sur France culture. Nous y avons reçu l’association La Parole libérée. C’est aussi éclairant sur les positions de l’Eglise.

 

 

Clic!

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L’AILP, AAI, l’IHEU la FHE exigent : La relaxe immédiate de Nasrin Sotoudeh ! L’abandon de toutes les poursuites à son égard !

10 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Déclaration des associations internationales

Association internationale de la Libre Pensée (AILP) – Alliance Athée internationale (AAI)- Humanists international (IHEU) – Fédération Humaniste Européenne (FHE)

 

L’AILP, AAI, l’IHEU la FHE exigent :  La relaxe immédiate de Nasrin Sotoudeh !  L’abandon de toutes les poursuites à son égard !

Télécharger « AILP AAI IHEU FHE Nasrin Sotoudeh.pdf »

index.jpgEn Iran, le 11 mars 2019

Nasrin Sotoudeh une nouvelle fois condamnée :

38 années de prison !

Avocate âgée de 55 ans, interdite par le pouvoir d’exercer, très engagée dans la défense de la liberté des femmes iraniennes et contre la peine de mort, elle est enfermée depuis juin 2018 à la maison d’arrêt d’Evin, près de Téhéran.

 

Selon l’agence de presse officielle Isna, qui cite le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, c’est « pour conspiration contre le système » qu’elle a été condamnée à cinq années d’emprisonnement, auxquelles s’ajoutent deux années « pour avoir insulté le Guide » de la révolution islamique Ali Khamenei

 

Mais si l’on fait le compte des autres chefs d’accusation, c’est en réalité 33 années que l’avocate devra passer en prison. Il faut y ajouter cinq autres années provenant d’une condamnation antérieure, prononcée là encore à huis clos, et qui, jusqu’à son arrestation, ne lui avait pas été signifiée. Si toutes ces condamnations sont maintenues en appel, ce sont 38 années que l’avocate devra passer derrière les barreaux. Elle a aussi été condamnée à 148 coups de fouet.

 

C’est son action en faveur de plusieurs femmes détenues pour s’être dévoilées en public qui a déchaîné la colère des autorités contre elle : « incitation à la corruption et à la prostitution » et avoir « commis ouvertement un péché [...] en se présentant en public sans hijab » !

 

 

L’AILP, AAI, l’IHEU la FHE exigent :

La relaxe immédiate de Nasrin Sotoudeh !

L’abandon de toutes les poursuites à son égard !

 

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A Paris et dans tout le pays Pour la défense de la liberté de manifestation Pour le retrait de toutes les mesures liberticides MANIFESTATIONS LE 13 AVRIL 2019

9 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

COMMUNIQUE FNLP

 Télécharger « appel deux 13 avril 2019.pdf »

A Paris et dans tout le pays

Pour la défense de la liberté de manifestation

Pour le retrait de toutes les mesures liberticides

MANIFESTATIONS LE 13 AVRIL 2019

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée est partie prenante de la mobilisation initiée par la Ligue des Droits de l’Homme et soutenu d’un côté par 40 organisations (associations et syndicats) et rejoint  de l’autre par le Groupe parlementaire de la France insoumise regroupant une quarantaine d’organisations principalement politiques.

 

Communiqué commun signé par plus de 40 organisations, dont la LDH 

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi nous appelons à manifester partout en France le samedi 13 avril 2019.

Une conférence de presse se tiendra au siège de la Ligue des droits de l’Homme (138 rue Marcadet 75018 Paris) le jeudi 11 avril à 11h.

 

Paris, le 8 avril 2019

 

Signataires : Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) ; Amnesty international France ; Association des Tunisiens en France (ATF) ; Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) ; Agir ensemble pour les droits de l’Homme ; Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Attac ; Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) ; Confédération générale du travail (CGT) ; Confédération nationale du logement (CNL) ; Droit solidarité ; Emmaüs France ; EuroMed Droits ; Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération française des motards en colère (FFMC) ; Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ; Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ; Fédération nationale de la Libre pensée ; Fédération nationale des Francas ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Femmes Egalité ; France Nature Environnement (FNE) ; Gilets jaunes de Commercy ; Greenpeace ; La Cimade ; La Quadrature du Net (LQDN) ; Le Planning familial ; Les Amis de la Terre France ; Les Effronté-e-s ; Ligue de l’enseignement ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Mouvement national lycéen (MNL) ; Mouvement pour une alternative non-violente Ile-de-France (MAN) ; Oxfam France ; Pas sans nous ! ; Réseau Euro-Maghrébin citoyenneté et culture (REMCC) ; SOS Racisme ; Syndicat de la magistrature (SM) ; Syndicat des avocats de France (SAF) ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des personnels de l’éducation et du social (SNPES PJJ/FSU) ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Union nationale lycéenne (UNL) ;  Union des Tunisiens pour l’action citoyenne (UTAC).

 

Une répression féroce et accrue contre les manifestants

 

Le gouvernement Macron/Philippe affiche comme un tableau de chasse son bilan de matraquages, d’arrestations et de condamnations contre le mouvement des Gilets jaunes : 9 000 gardes à vue et 2 000 condamnations par la Justice. Triste record, triste bilan.

 

Il faut arrêter la répression !

Il faut défendre le droit de manifester !

 

Avec la Libre Pensée, les associations démocratiques les syndicats, les partis :

A Paris et dans tout le pays

MANIFESTATIONS LE 13 AVRIL 2019

 

Pour la manifestation parisienne :

Rendez-vous pour la Libre Pensée à 13h :

Angle place de la République et Boulevard du Temple

(en face des marches qui mènent à la brasserie Chez Jenny)

 

 

Paris, le 29 mars 2019

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Inauguration du monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple de 1914-1918 à Chauny : Près d’un millier de participants aux deux cérémonies réunies Une nouvelle étape franchie pour la J

9 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

8 avril 2019
Editorial
Chauny 6 avril 2019

 

Inauguration du monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple de 1914-1918 à Chauny :

Près d’un millier de participants aux deux cérémonies réunies

Une nouvelle étape franchie pour la Justice !

 

 

Le 6 avril 2019 a eu lieu l’inauguration du Monument en Hommage aux Fusillés pour l’exemple à Chauny dans l’Aisne, sur la ligne de Front. Cette date avait été choisie, car elle était celle du 100e anniversaire de la grande manifestation du 6 avril 1919 où 300 000 personnes manifestèrent à l’appel de la Vieille CGT pour protester contre l’acquittement scandaleux de l’assassin de Jean Jaurès, première victime de la guerre de 1914-1918.

 

Venus de toute la France et même de Belgique, près d’un millier de personnes ont assisté aux deux cérémonies du matin et de l’après-midi. De nombreux Elus, dont des Députés, y ont participé. Plus de 300 personnes ont participé aux banquets du midi, où il fut lu un discours international du Président de la Libre Pensée Jean-Sébastien Pierre.

 

Ce fut un grand moment d’émotion de solennité. Entre la cérémonie du matin, en présence des « corps constitués » selon la formule officielle, le maire de Chauny, Marcel Lalonde (que la Libre Pensée remercie chaleureusement, ainsi qu’Emmanuel Liévin – Directeur de cabinet- et tout le personnel municipal) a prononcé un discours qui restera dans les mémoires et dont nombre de participants ont souhaité qu’un jour leurs édiles fassent le même.

 

Marcel Lalonde a notamment déclaré « Contrairement à beaucoup de villes, Chauny n’a pas hésité à se porter candidate pour l’accueil de ce monument. C’est une volonté de notre part. C’est un choix. Mais c’est avant tout une immense fierté…

 

Pour Jean-Paul Sartre, la seule chose qui permet à l’homme de vivre, c’est l’acte ! Nous avons donc agi. Nous avons agi pour ne pas oublier. Nous avons agi pour honorer. Nous avons agi pour ne pas oublier. Nous avons agi pour honorer. Nous avons agi pour une mémoire « juste » qui se souvienne de tous ses morts….

 

Ces Fusillés étaient-ils complétement responsables ? Etaient-ils fautifs d’avoir la volonté de vivre ? Qu’aurions-nous fait à leur place ? Aurions-nous obéi à des ordres qui nous mèneraient vers une mort certaine ? Peut-on condamner ces hommes épuisés à qui le commandement avait déjà tant demandé ?...

 

La Constitution de 1793 a proclamé que « lorsque les Gouvernants violent les droits du peuple, l’insurrection n’est pas simplement un droit, mais un devoir. » Ces hommes ont réagi en humain…

 

 

« Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles » a dit Jean Cocteau. Disons le haut et fort, nos soldats de 14-18 ont été audacieux. Leur désobéissance a été un acte courageux. Ils voulaient faire comprendre à leurs chefs que leur mort sur le Front était inutile. Ils ont donc choisi de la rendre utile en se sacrifiant. »

 

L’après-midi fut consacrée à un hommage militant

 

Sous la présidence de Nicole Aurigny pour l’Association pour l’Erection du monument des Fusillés, prirent ensuite la parole :

 

  • Pierre Roy,Président de laFédération nationale laïque de Monuments pacifistes

  • Maurice Montet pour l’Union Pacifiste de France (UPF)

  • Liliane Rehby pour l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC)

  • Michele Marchioli pour leMouvement de la Paix (MDP)

  • Gilles Manceron pour la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

  • Yves Veyrier , Secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière

  • Pierre Outteryck de l'Institut d’Histoire Sociale de la CGT du Nord Pas de Calais

  • Christian Eyschen, vice-Président de laLibre Pensée

 

Les descendants des Fusillés étaient aussi là

 

 

Nicole Aurigny, organisatrice inlassable et infatigable de cet hommage dira dans son discours d’ouverture : « En 2014, quand la Libre Pensée a pris la décision d’ériger un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple, nous ne connaissions pas de sculpteur, nous ne connaissions pas de commune susceptible d’accueillir le monument, nous n’avions pas le premier euro. Mais nous avons osé, car nous connaissions l’attachement des citoyens à la cause des Fusillés pour l’exemple : personne ne peut accepter l’injustice criante dont ils ont été victimes.

 

Aujourd’hui, nous, citoyens de la République, nous réhabilitons solennellement et moralement tous les Fusillés pour l’exemple. Ce monument, qui inscrit dans la pierre leur drame, va rester, pour nous tous, un appel à lutter jusqu’à leur réhabilitation officielle. »

 

 

Pierre Roy, de la Fédération nationale laïque des Monuments pacifistes dira : « Salut à vous, militants de la paix et de la vérité ! Salut à ce beau monument qui portera sur la place publique, sur le forum et l’agora de nos lointains aînés, la protestation inapaisée de tous les partisans de la justice ! En avant vers la réhabilitation collective ! »

 

Plusieurs intervenants de la CGT-Force Ouvrière, de la Ligue des Droits de l’Hommeet de la Libre Pensée ont rappelé le rôle irremplaçable de Marc Blondel dans l’aventure de ce monument pour les Fusillés.

 

Une symbolique émouvante au service de la Justice humaine

 

Le sculpteur Frédéric Thibault a créé un monument original, à ras-de-terre et sans socle, pour montrer la profonde égalité qu’il y a entre les Fusillés, gens ordinaires du peuple et militants syndicalistes, et l’Humanité vivante. Tout le monde estau même niveau.

 

Les visages des Fusillés sont poignants de vérité et de douleur. Ils symbolisent les quatre étapes : l’horreur, le refus, la colère et la mort. Il y a un soldat revêtu d’un uniforme colonial, mais dont les traits ne sont pas « indigènès » pour montrer que tous sommes tous les opprimés du même monde.

 

 

 

Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée dira dans son discours de clôture : « On peut y voir une représentation d’un soldat des colonies pour nous rappeler que là aussi, le prix du sang ne s’est pas traduit par la justice. Durant la Première guerre mondiale, il y eut 25 711 Algériens morts dans les tranchées, soit 15% des mobilisés dans les trois départements d’Afrique-du-Nord, 72 035 furent blessés et 12,20% de ces blessés furent invalides à 100%. Blessés à jamais dans leur chair, pour toujours. Blessés ou tués, mais jamais honorés, jamais récompensés, jamais à égalité. »

 

Et maintenant, la bataille continue !

 

Nous allons maintenant procéder à la troisième étape du combat pour la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple. Nous demandons à toutes les Fédérations départementales de la Libre Pensée, dans l’union avec tous ceux qui le voudront, de voir tous les députés de leur département, sans aucune exception, pour leur demander de se prononcer pour la réhabilitation collective des Fusillés en déposant une proposition de loi pour cela et de tout faire pour qu’elle soit soumise au vote de l’Assemblée nationale.

 

 

 

Nous dresserons le tableau exact de ceux qui prendront position ou pas. Et nous saurons nous rappeler au bon souvenir de tous lors des prochaines échéances électorales. Puisque l’Exécutif s’est déshonoré publiquement, nous nous adressons au Législatif qui est censé représenter la volonté du peuple. Nous verrons donc ce qu’il en est réellement. Il y a les mots et il y aura les faits.

 

Nous ne cèderons pas sur cette exigence, car ce que nous voulons en obtenant la réhabilitation collective, c’est la reconnaissance du droit de dire NON à la mort, NON à la guerre, NON à la barbarie militariste.

 

En rendant justice aux morts du passé, nous voulons sauver les vivants d’aujourd’hui et de demain. Ce monument inauguré aujourd’hui sera le vivant témoignage de notre combat, il sera un outil pour avancer vers notre objectif.

 

Plus jamais la guerre ni la barbarie !

 

 

Le monument de Chauny est un cri de révolte et un cri d’espoir : Réhabilitation !

Paris, le 8 avril 2019

 

 

Un ouvrage sera bientôt édité publiant les discours prononcés avec un reportage photos conséquent. Vous pouvez le réserver déjà en écrivant à la Libre Pensée. Cette journée restera dans les mémoires !

 

Vous pouvez aussi vous procurer un ouvrage exceptionnel « De Gentioux à Chauny » qui fait la recension et la description de tous les monuments pacifistes et antimilitaristes en France.

 

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