Réécouter sur France Inter avec Danièle Sallenave, académicienne, auteur de «dieu.com»
Au moment où l'école de la république est accusée de tous les maux, où tend à s'y instaurer une véritable "chasse aux sorcières", pour "délit de Je ne suis pas Charlie", où un premier ministre tient un discours de guerre devant des lycéens, "où le "fait religieux" devrait se substituer à l'enseignement de l'histoire, de la philosophie... où "l'union sacrée des religions" est institutionnalisée sous l'égide de préfets...
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Allocution radio France Culture Juillet 2004
La Libre Pensée reçoit Danielle Sallenave
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Le 29 juin 2014 aux Mées: Fête de la Libre Pensée du Sud -Est: journée mémorable pour la liberté de conscience universelle!
Discours prononcés en présence de Madame Maryse Bonzi, Maire ajointe à la culture et au patrimoine.
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Madame,
Nous sommes heureux et fiers de nous rassembler dans votre commune des Mées, à l'occasion de la fête annuelle de la Libre Pensée du Sud-Est.
Pour des raisons historiques: En effet, la Libre Pensée était présente aux Mées en septembre 1913 lors de l'inauguration de la fontaine aux insurgés républicains de 1851. (voir le Réveil provençal communiqué par M. Alain Robert, de l'association des amis des Mées.)
Et puis en septembre 2013, pour les cérémonies du centenaire de la fontaine, vous nous avez permis de nous inscrire dans les manifestations et festivités que vous avez organisées pendant trois jours mémorables.
Je tiens tout particulièrement à vous remercier pour les facilités que vous nous offrez toute l'année pour nous réunir et tenir nos travaux, assemblées générales, conférences...
Aussi, je propose à notre assemblée de lever un toast en l'honneur de la municipalité des Mées.
_Marc Pouyet, président Libre Pensée 04_
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Madame,
C’est en tant que membre de la Commission Administrative Nationale (CAN) de la FNLP que je vous adresse, ainsi qu’à monsieur le maire que vous représentez et à l’ensemble du conseil municipal, nos remerciement pour l’attachement républicain que vous apportez à la liberté de conscience et d’expression.
Depuis maintenant quelques années nous avons reconstitué la fédération départementale de la Libre Pensée et nous avons toujours pu bénéficier de l’attribution d’une salle de réunion aux Mées, soyez en remerciés.
La libre pensée est une association fondée sur la Laïcité et la République, à ce titre nous félicitons la Commune des Mées qui a entretenu et magnifié la fontaine devant laquelle nous étions rassemblés tout à l’heure, qui commémore le soulèvement républicain de 1851, ainsi que le nom de la rue adjacente "RUE DE LA LIBERTE ET DES INSURGES".
Pour les libres penseurs et les républicains votre commune possède un véritable “capital” touristique et historique. Je m’engage donc à en informer les plus de 200 délégués venus de toute la France pour participer à notre prochain congrès à Nancy.
Nul doute que beaucoup auront à cœur de venir visiter dans les prochaines années ce lieu hautement symbolique. Encore une fois merci Madame Bonzi et merci à Monsieur le Maire, Monsieur Gérard Paul.
_Henri Huille, de la CAN de la FNLP_
Le 04 septembre 1913, la Libre Pensée (de Manosque) participait aux cérémonies organisées par la municipalité des Mées pour l’érection de la Fontaine aux insurgés républicains contre le coup d’État de Louis Napoléon. (Badinguet, Napoléon le petit).
Les 07 et 08 septembre 2013, la fédération de la Libre Pensée-04 marquait sa fidélité à la mémoire des républicains bas-alpins “qui se sont levés pour la République”, en participant aux manifestations organisées par la municipalité de Mées, "Les Amis des Mées" et l’association "1851".
Dans le cadre de la commémoration du Centenaire de l'érection de la Fontaine, par la municipalité des Mées, Jean-Marc Schiappa, président de l'IRELP, a donné une conférence sur la constitution de 1793.
Rappelons ce que disait un des chefs de l’insurrection, Escoffier s’adressant au sous-préfet : - Citoyen, dit-il, la Constitution est violée; l’insurrection est un devoir sacré pour tous, et vos pouvoirs sont finis…
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1851 : Sur les vingt et un départements français où se manifesta l’opposition des républicains, au coup d’État, treize se situaient en pays d’Oc, dont le Lot, le Lot et Garonne, le Gers, les Pyrénées orientales, l’Hérault, le Gard, l’Ardèche et la Drôme.
En Provence la protestation prit souvent l’ampleur et la vigueur d’une véritable insurrection.
Dans les Basses-Alpes on assista à une quasi-mobilisation générale.
Après l’écrasement de cette « Révolution nouvelle », le Procureur général d’Aix en fit – sans plaisir ! – le constat dans son rapport de janvier 1852.
On peut y lire : « Dans ce département pas une commune n’a manqué. Dans certaines tous les hommes et les jeunes valides ont pris les armes. »
Dans le Var, 87 communes furent engagées dans l’insurrection.
Échauffourées, combats dans le Vaucluse voisin, mouvements dans les Hautes-Alpes, manifestations durement réprimées à Marseille et Toulon, etc... mais, plus encore, on vit se dérouler trois véritables batailles rangées mobilisant plusieurs dizaines de milliers d’hommes en armes.
A Crest (Drôme), les républicains, « mitraillés à canon » lancèrent des assauts successifs, malgré de lourdes pertes, contre les troupes de « Badinguet » très supérieurement armés.
A Aups (Var) une colonne d’insurgés – 6 000 hommes – venus de tout le dépar-tement fut encerclée alors qu’elle tentait de rejoindre les Bas-Alpins. Émile Zola a fait dans La fortune des Rougon le récit de ce véritable massacre. (On peut voir à Aups un monument à la mémoire des victimes de la répression).
Aux Mées (Basses-Alpes), les troupes du colonel Parson durent reculer jusqu’à Vinon (Var) sous la pression de quelque 4 000 bas-alpins résolus, dirigés par le Garde général des forêts Ailhaud, de Volx.
Parallèlement un « gouvernement provisoire » était instauré à Digne où il légiféra.
Victoire éphémère. Dans tout le reste de la France, à commencer par Paris, Louis-Napoléon l’emportait.
La répression qui suivit allait être « féroce ». Outre les exécutions sur place et le suicide de plusieurs chefs insurgés, des milliers de condamnations furent prononcées : prison, confiscation des biens, bannissement, « transportation » à Cayenne et en Algérie...
Si l’on ajoute à cela tous ceux qui réussirent à se réfugier au Piémont et dans le comté de Nice, alors sarde, la Provence dut subir un autre désastre : «Dans le Var et les Basses-Alpes, il sera impossible de faire labours ou récoltes faute d’hommes. »
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Trois monuments sont consacrés à cette insurrection : Aups et Barjols, dans le Var et Les Mées pour les Basses-alpes.
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Au printemps 1911 s'était constitué un comité composé de nombreuses personnalités politiques du département, afin d'ériger « un monument commémoratif de la résistance des Républicains des Basses-Alpes au coup d'État de décembre 1851 ». Ce comité était présidé par le député Joseph REINACH (un des fondateurs de la LDH), et avait lancé un appel aux communes « qui peuvent avoir des titres à voir s'élever sur leur terroir le monument ». Deux communes se portent candidates : Manosque et Les Mées. Elles justifient leur démarche par un court mémoire rédigé par leur maire.
Manosque fait valoir qu'elle est la ville qui a eu le plus de personnes condamnées et souligne : « l'action vigoureuse des manosquins (…). Sans méconnaître, ni vouloir diminuer en rien la part glorieuse qui dans ce dévouement à la cause du droit, revient à différentes cités de notre département, nous espérons qu'il vous plaira de reconnaître, avec nous le rôle exceptionnel qui appartient à notre ville. Aussi sollicitons-nous, pour l'érection d'un monument commémoratif votre préférence en faveur de Manosque, car elle imprima à la lutte de décembre 1851 un élan aussi énergique qu'indiscuté ».
Les Mées met en avant, que le 9 décembre 1851 : « ce jour-là, les républicains eurent raison des troupes du dictateur (...) Les Mées a fourni son large contingent de victimes. (...) Pour ces raisons, la ville des Mées croit avoir le droit de revendiquer l'honneur de voir élever dans son sein le monument que vous vous proposez d'ériger ».
Le monument serait en grande partie financé par une souscription publique et le sous-secrétaire d'État aux Beaux-arts s'était engagé auprès de Joseph REINACH de faire don d'un buste de la République. Le comité avait demandé à ses membres de choisir par vote entre Manosque et Les Mées. Dans la séance du comité du 18 septembre 1911, le dépouillement donne 56 voix à la ville des Mées contre 17 à celle de Manosque. Le Conseil Municipal des Mées « adresse ses plus vifs remerciements à Messieurs les membres du comité qui ont su reconnaître les droits de la ville des Mées ».
Inauguration
Le 27 août 1913 le Conseil Municipal décide que la Place Neuve prendra le nom de place de la République. La date d'inauguration du monument est fixée au jeudi 4 septembre 1913. Date symbole, le 4 septembre est l'anniversaire de la capitulation de Napoléon III à Sedan et la fin du Second Empire (1870). Toutes les personnalités politiques et administratives du département sont conviées à cette fête. Est aussi convié François BARBARIN, âgé de 83 ans, un des derniers insurgés condamnés encore en vie et valide, qui malgré son âge, « se fait un devoir d'être présent à cette belle fête républicaine ».
Lors de la guerre de 1939 - 1945, le buste en bronze de la République est enlevé dans le cadre de la récupération des métaux non-ferreux.
Pendant de nombreuses années la fontaine restera amputée de sa tête.
En février 1948 un nouveau buste de la République est proposé gracieusement par la direction des arts et des lettres.
En 2013, la municipalité a restauré le monument qui fut, pour cette occasion, ré inauguré. C’est à cette manifestation que s’associa la LP 04.
Bernard Roger
La défense d'une République pour et par le peuple
Les Mées. La Libre pensée des Alpes de Haute-Provence accueillait hier les militants de toute la région pour sa fête annuelle. " À la mémoire des républicains bas-alpins qui se sont levés p...
http://www.lamarseillaise.fr/alpes/politique/29634-la-defense-d-une-republique-pour-et-par-le-peuple
Lettre à Madame le Maire de Digne et compte-rendu de délégation du 04 06 15 reçue par le chef de cabinet
Télécharger « Lettre à Mme le Maire de Digne Laïcité.pdf »
et
LIBRE PENSEE 04 Droits & Liberté
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à
Madame le Maire de Digne les Bains
Objet : Présence es qualité de la première magistrate de la commune de Digne les Bains à la cérémonie religieuse de nomination du nouvel évêque du diocèse et respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Madame le Maire,
La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence et Droits & Libertés ont pris l’initiative de ce courrier suite à la relation dans la presse départementale de la cérémonie de nomination du nouvel évêque du diocèse le 17 janvier dernier où « De nombreux élus, personnalités civiles, et militaires, et religieuses bien sûr, étaient présentes, dont le préfet Patricia Willaert, et le maire de Digne, Patricia Granet Brunello. » [HPI du 18 janvier 2015]
Notre étonnement prend un relief particulier après la tenue à Digne du meeting laïque départemental à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en présence de Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, à l’occasion duquel vous déclariez à très juste titre que la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité ».
Vous ajoutiez :
« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Madame le Maire, le respect de nos principes républicains n’inclut-il point le respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat notamment dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
Madame le Maire, si la laïcité n’est pas négociable dans vos paroles, le serait-elle dans vos actes par votre participation à cette cérémonie d’un culte au titre de maire de la commune de Digne ?
Comment comprendre ?
Aujourd’hui, il est de bon ton de se dire laïque.
Mais la laïcité est défigurée dans de nombreux médias et discours politiques peu au fait de la loi et des principes de la république, présentée par certains même comme un principe liberticide, bafouée de plus en plus souvent au nom de la « liberté religieuse » prenant le pas sur la liberté de conscience, excluant de la Cité les citoyens qui n’ont aucune religion ou qui ont une religion différente.
Madame le Maire, nous faisons volontiers nôtres vos paroles : « La laïcité n’est pas négociable ».
La loi de 1905 doit être respectée.
Mais qui, sinon les élus de la république se doivent, les premiers, de montrer l’exemple en la matière ?
Madame le Maire, nous souhaiterions en discuter avec vous.
Veuillez agréer, Madame le Maire, nos salutations laïques.
Le 25 janvier 2015
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Comte-rendu de la délégation reçue
par le chef de cabinet de la mairie de Digne le 04 juin 201
La délégation a remercié le chef de cabinet de recevoir notre délégation composée de Pascale, Christian, Anne-Marie, Hervé et Marc.
Mais elle a déploré à plusieurs reprises de ne pouvoir s'entretenir avec la maire en personne.
La délégation a présenté la Libre Pensée, à l'origine de la loi de 1905 avec le radical socialiste Ferdinand Buisson, les socialistes Briand et Jaurès, ce dernier à la chambre expliquant que c’est une loi de liberté et de paix!
La délégation a rappelé l'objet de sa demande: participation du maire es-qualité à la cérémonie religieuse d'intronisation du nouvel évêque en infraction avec les articles 1 et 2 de la loi de 1905. Autant la Libre Pensée a approuvé les propos de la maire au meeting Ligue de l’Enseignement –Bianco : la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité »…« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Propos conformes à la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée.
Autant dans la pratique, la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est enfreinte par la maire dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit, elle ne doit donc reconnaître aucun culte, sinon il y a discrimination contre l’égalité de traitement de tous. La maire en se rendant à une cérémonie religieuse reconnaît un culte et engage tous les citoyens qu’elle représente de par sa fonction, contre la liberté de conscience de tous.
Le directeur de cabinet a répondu que :
-La maire trouvait normal de répondre à une invitation d'un culte et le ferait d'ailleurs pour tous les cultes. Il précise cependant que sa présence à la messe ne remettait pas en cause ses convictions précédemment exposées.
-Après les évènements de janvier, la maire a rencontré, à leur demande des représentants de la communauté musulmane qui exprimaient leur peur et cherchaient un soutien auprès du Maire.
-Il y a un ministre de l’intérieur et des cultes...dont acte pour la mairie...
La délégation a répondu que :
-rencontrer des citoyens, quand bien même membres d'un culte particulier, en demande de sécurité, était une chose bien normale pour le maire chargé de la sécurité de tous les citoyens de sa commune. Mais pour autant, cela n'avait rien à voir avec la participation officielle à une cérémonie religieuse.
Quant au ministère …des cultes, il avait été supprimé en ce qui concerne les cultes par la loi de 1905. De tous les représentants de la République, le ministre de l’intérieur et des cultes est le seul à avoir cette prérogative. Un maire ne l’a pas.
Le chef de cabinet a cru bon de prendre l’exemple de la « chapelle ardente » après le crash de l'A220: la maire était sur les lieux et les différents cultes étaient représentés, y compris pour les japonais…Un culte cependant a été plus démonstratif que les autres...(inutile de préciser de quel culte il s'agit!)
La délégation : Et les athées et autres ?
Le chef de cabinet :
-Idem.
-La maire a fait une avancée par rapport à la pratique précédente: les messes sont enlevées du déroulé des commémorations nationales relayées par la municipalité.
La délégation : Ce n'est pas parce que les gouvernants piétinent allègrement la loi de 1905 (Vals au Vatican, Hollande à la synagogue avec Netanyahou, dans la foulée de Sarkozy … que tout le monde doit les suivre. Au contraire, si les communes avec leurs maires, sensés garantir les principes de la République, en tête, montraient l'exemple du respect de la laïcité institutionnelle, ils trouveraient l'assentiment général des citoyens. Les rassemblements spontanés de janvier ont montré cette aspiration…
La délégation a exprimé ses craintes de l’instauration du communautarisme en France impulsé volontairement par tous les gouvernements depuis de nombreuses années, dont le maintien de la loi Debré est un exemple... elle doit être abrogée !
C’est aussi ce qui conduit aux conflits interreligieux dans la société civile du type observé en banlieue parisienne dans des établissements scolaires où des communautés reproduisaient le conflit israélo-palestinien par exemple .
Tout le monde se dit laïque :
D. Spagnou, Sisteron: ''La république est laïque mais la France est judéo-chrétienne par tradition''
L’ex Évêque de Digne déplorait une laïcité qui relègue l'Eglise à la sphère privée.
Sarkozy: laïcité « positive », comme Adolphe Thiers : le curé et le pasteur (qui croient) sont supérieurs à l'instituteur laïque (qui ne croit pas)...
C.Castaner: loi de 1905 bouffeuse de curés, « laïcarde », ayatollah etc...
Le chef de cabinet :
Il a regardé le documentaire de Caroline Fourest qui a justement parlé des 11 milliards de fonds publics détournés vers le privé, hier à la TV... « Eternel débat… » conclut-il.
Le chef de cabinet qui a noté nos interventions sur son bloc-notes s'est engagé à les transmettre au maire de façon exhaustive...
POUR LA DELEGATION:
La date éloignée de l'audience concédée, l'abstention de Mme le Maire quant à sa présence à l'entretien et sa non réponse ultérieure trahissent de sa part un malaise de l'élue quant à son positionnement par rapport à la loi de 1905, la loi, rien que la loi.
A suivre donc...
Lettre à Madame le Maire de Digne et compte-rendu de délégation du 04 06 15 reçue par le chef de cabinet
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LIBRE PENSEE 04 Droits & Liberté
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à
Madame le Maire de Digne les Bains
Objet : Présence es qualité de la première magistrate de la commune de Digne les Bains à la cérémonie religieuse de nomination du nouvel évêque du diocèse et respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Madame le Maire,
La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence et Droits & Libertés ont pris l’initiative de ce courrier suite à la relation dans la presse départementale de la cérémonie de nomination du nouvel évêque du diocèse le 17 janvier dernier où « De nombreux élus, personnalités civiles, et militaires, et religieuses bien sûr, étaient présentes, dont le préfet Patricia Willaert, et le maire de Digne, Patricia Granet Brunello. » [HPI du 18 janvier 2015]
Notre étonnement prend un relief particulier après la tenue à Digne du meeting laïque départemental à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en présence de Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, à l’occasion duquel vous déclariez à très juste titre que la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité ».
Vous ajoutiez :
« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Madame le Maire, le respect de nos principes républicains n’inclut-il point le respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat notamment dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
Madame le Maire, si la laïcité n’est pas négociable dans vos paroles, le serait-elle dans vos actes par votre participation à cette cérémonie d’un culte au titre de maire de la commune de Digne ?
Comment comprendre ?
Aujourd’hui, il est de bon ton de se dire laïque.
Mais la laïcité est défigurée dans de nombreux médias et discours politiques peu au fait de la loi et des principes de la république, présentée par certains même comme un principe liberticide, bafouée de plus en plus souvent au nom de la « liberté religieuse » prenant le pas sur la liberté de conscience, excluant de la Cité les citoyens qui n’ont aucune religion ou qui ont une religion différente.
Madame le Maire, nous faisons volontiers nôtres vos paroles : « La laïcité n’est pas négociable ».
La loi de 1905 doit être respectée.
Mais qui, sinon les élus de la république se doivent, les premiers, de montrer l’exemple en la matière ?
Madame le Maire, nous souhaiterions en discuter avec vous.
Veuillez agréer, Madame le Maire, nos salutations laïques.
Le 25 janvier 2015
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Comte-rendu de la délégation reçue
par le chef de cabinet de la mairie de Digne le 04 juin 201
La délégation a remercié le chef de cabinet de recevoir notre délégation composée de Pascale, Christian, Anne-Marie, Hervé et Marc.
Mais elle a déploré à plusieurs reprises de ne pouvoir s'entretenir avec la maire en personne.
La délégation a présenté la Libre Pensée, à l'origine de la loi de 1905 avec le radical socialiste Ferdinand Buisson, les socialistes Briand et Jaurès, ce dernier à la chambre expliquant que c’est une loi de liberté et de paix!
La délégation a rappelé l'objet de sa demande: participation du maire es-qualité à la cérémonie religieuse d'intronisation du nouvel évêque en infraction avec les articles 1 et 2 de la loi de 1905. Autant la Libre Pensée a approuvé les propos de la maire au meeting Ligue de l’Enseignement –Bianco : la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité »…« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Propos conformes à la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée.
Autant dans la pratique, la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est enfreinte par la maire dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit, elle ne doit donc reconnaître aucun culte, sinon il y a discrimination contre l’égalité de traitement de tous. La maire en se rendant à une cérémonie religieuse reconnaît un culte et engage tous les citoyens qu’elle représente de par sa fonction, contre la liberté de conscience de tous.
Le directeur de cabinet a répondu que :
-La maire trouvait normal de répondre à une invitation d'un culte et le ferait d'ailleurs pour tous les cultes. Il précise cependant que sa présence à la messe ne remettait pas en cause ses convictions précédemment exposées.
-Après les évènements de janvier, la maire a rencontré, à leur demande des représentants de la communauté musulmane qui exprimaient leur peur et cherchaient un soutien auprès du Maire.
-Il y a un ministre de l’intérieur et des cultes...dont acte pour la mairie...
La délégation a répondu que :
-rencontrer des citoyens, quand bien même membres d'un culte particulier, en demande de sécurité, était une chose bien normale pour le maire chargé de la sécurité de tous les citoyens de sa commune. Mais pour autant, cela n'avait rien à voir avec la participation officielle à une cérémonie religieuse.
Quant au ministère …des cultes, il avait été supprimé en ce qui concerne les cultes par la loi de 1905. De tous les représentants de la République, le ministre de l’intérieur et des cultes est le seul à avoir cette prérogative. Un maire ne l’a pas.
Le chef de cabinet a cru bon de prendre l’exemple de la « chapelle ardente » après le crash de l'A220: la maire était sur les lieux et les différents cultes étaient représentés, y compris pour les japonais…Un culte cependant a été plus démonstratif que les autres...(inutile de préciser de quel culte il s'agit!)
La délégation : Et les athées et autres ?
Le chef de cabinet :
-Idem.
-La maire a fait une avancée par rapport à la pratique précédente: les messes sont enlevées du déroulé des commémorations nationales relayées par la municipalité.
La délégation : Ce n'est pas parce que les gouvernants piétinent allègrement la loi de 1905 (Vals au Vatican, Hollande à la synagogue avec Netanyahou, dans la foulée de Sarkozy … que tout le monde doit les suivre. Au contraire, si les communes avec leurs maires, sensés garantir les principes de la République, en tête, montraient l'exemple du respect de la laïcité institutionnelle, ils trouveraient l'assentiment général des citoyens. Les rassemblements spontanés de janvier ont montré cette aspiration…
La délégation a exprimé ses craintes de l’instauration du communautarisme en France impulsé volontairement par tous les gouvernements depuis de nombreuses années, dont le maintien de la loi Debré est un exemple... elle doit être abrogée !
C’est aussi ce qui conduit aux conflits interreligieux dans la société civile du type observé en banlieue parisienne dans des établissements scolaires où des communautés reproduisaient le conflit israélo-palestinien par exemple .
Tout le monde se dit laïque :
D. Spagnou, Sisteron: ''La république est laïque mais la France est judéo-chrétienne par tradition''
L’ex Évêque de Digne déplorait une laïcité qui relègue l'Eglise à la sphère privée.
Sarkozy: laïcité « positive », comme Adolphe Thiers : le curé et le pasteur (qui croient) sont supérieurs à l'instituteur laïque (qui ne croit pas)...
C.Castaner: loi de 1905 bouffeuse de curés, « laïcarde », ayatollah etc...
Le chef de cabinet :
Il a regardé le documentaire de Caroline Fourest qui a justement parlé des 11 milliards de fonds publics détournés vers le privé, hier à la TV... « Eternel débat… » conclut-il.
Le chef de cabinet qui a noté nos interventions sur son bloc-notes s'est engagé à les transmettre au maire de façon exhaustive...
POUR LA DELEGATION:
La date éloignée de l'audience concédée, l'abstention de Mme le Maire quant à sa présence à l'entretien et sa non réponse ultérieure trahissent de sa part un malaise de l'élue quant à son positionnement par rapport à la loi de 1905, la loi, rien que la loi.
A suivre donc...
Lettre à Madame le Maire de Digne et compte-rendu de délégation du 04 06 15 reçue par le chef de cabinet
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LIBRE PENSEE 04 Droits & Liberté
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Madame le Maire de Digne les Bains
Objet : Présence es qualité de la première magistrate de la commune de Digne les Bains à la cérémonie religieuse de nomination du nouvel évêque du diocèse et respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Madame le Maire,
La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence et Droits & Libertés ont pris l’initiative de ce courrier suite à la relation dans la presse départementale de la cérémonie de nomination du nouvel évêque du diocèse le 17 janvier dernier où « De nombreux élus, personnalités civiles, et militaires, et religieuses bien sûr, étaient présentes, dont le préfet Patricia Willaert, et le maire de Digne, Patricia Granet Brunello. » [HPI du 18 janvier 2015]
Notre étonnement prend un relief particulier après la tenue à Digne du meeting laïque départemental à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en présence de Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, à l’occasion duquel vous déclariez à très juste titre que la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité ».
Vous ajoutiez :
« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Madame le Maire, le respect de nos principes républicains n’inclut-il point le respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat notamment dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
Madame le Maire, si la laïcité n’est pas négociable dans vos paroles, le serait-elle dans vos actes par votre participation à cette cérémonie d’un culte au titre de maire de la commune de Digne ?
Comment comprendre ?
Aujourd’hui, il est de bon ton de se dire laïque.
Mais la laïcité est défigurée dans de nombreux médias et discours politiques peu au fait de la loi et des principes de la république, présentée par certains même comme un principe liberticide, bafouée de plus en plus souvent au nom de la « liberté religieuse » prenant le pas sur la liberté de conscience, excluant de la Cité les citoyens qui n’ont aucune religion ou qui ont une religion différente.
Madame le Maire, nous faisons volontiers nôtres vos paroles : « La laïcité n’est pas négociable ».
La loi de 1905 doit être respectée.
Mais qui, sinon les élus de la république se doivent, les premiers, de montrer l’exemple en la matière ?
Madame le Maire, nous souhaiterions en discuter avec vous.
Veuillez agréer, Madame le Maire, nos salutations laïques.
Le 25 janvier 2015
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Comte-rendu de la délégation reçue
par le chef de cabinet de la mairie de Digne le 04 juin 201
La délégation a remercié le chef de cabinet de recevoir notre délégation composée de Pascale, Christian, Anne-Marie, Hervé et Marc.
Mais elle a déploré à plusieurs reprises de ne pouvoir s'entretenir avec la maire en personne.
La délégation a présenté la Libre Pensée, à l'origine de la loi de 1905 avec le radical socialiste Ferdinand Buisson, les socialistes Briand et Jaurès, ce dernier à la chambre expliquant que c’est une loi de liberté et de paix!
La délégation a rappelé l'objet de sa demande: participation du maire es-qualité à la cérémonie religieuse d'intronisation du nouvel évêque en infraction avec les articles 1 et 2 de la loi de 1905. Autant la Libre Pensée a approuvé les propos de la maire au meeting Ligue de l’Enseignement –Bianco : la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité »…« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Propos conformes à la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée.
Autant dans la pratique, la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est enfreinte par la maire dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit, elle ne doit donc reconnaître aucun culte, sinon il y a discrimination contre l’égalité de traitement de tous. La maire en se rendant à une cérémonie religieuse reconnaît un culte et engage tous les citoyens qu’elle représente de par sa fonction, contre la liberté de conscience de tous.
Le directeur de cabinet a répondu que :
-La maire trouvait normal de répondre à une invitation d'un culte et le ferait d'ailleurs pour tous les cultes. Il précise cependant que sa présence à la messe ne remettait pas en cause ses convictions précédemment exposées.
-Après les évènements de janvier, la maire a rencontré, à leur demande des représentants de la communauté musulmane qui exprimaient leur peur et cherchaient un soutien auprès du Maire.
-Il y a un ministre de l’intérieur et des cultes...dont acte pour la mairie...
La délégation a répondu que :
-rencontrer des citoyens, quand bien même membres d'un culte particulier, en demande de sécurité, était une chose bien normale pour le maire chargé de la sécurité de tous les citoyens de sa commune. Mais pour autant, cela n'avait rien à voir avec la participation officielle à une cérémonie religieuse.
Quant au ministère …des cultes, il avait été supprimé en ce qui concerne les cultes par la loi de 1905. De tous les représentants de la République, le ministre de l’intérieur et des cultes est le seul à avoir cette prérogative. Un maire ne l’a pas.
Le chef de cabinet a cru bon de prendre l’exemple de la « chapelle ardente » après le crash de l'A220: la maire était sur les lieux et les différents cultes étaient représentés, y compris pour les japonais…Un culte cependant a été plus démonstratif que les autres...(inutile de préciser de quel culte il s'agit!)
La délégation : Et les athées et autres ?
Le chef de cabinet :
-Idem.
-La maire a fait une avancée par rapport à la pratique précédente: les messes sont enlevées du déroulé des commémorations nationales relayées par la municipalité.
La délégation : Ce n'est pas parce que les gouvernants piétinent allègrement la loi de 1905 (Vals au Vatican, Hollande à la synagogue avec Netanyahou, dans la foulée de Sarkozy … que tout le monde doit les suivre. Au contraire, si les communes avec leurs maires, sensés garantir les principes de la République, en tête, montraient l'exemple du respect de la laïcité institutionnelle, ils trouveraient l'assentiment général des citoyens. Les rassemblements spontanés de janvier ont montré cette aspiration…
La délégation a exprimé ses craintes de l’instauration du communautarisme en France impulsé volontairement par tous les gouvernements depuis de nombreuses années, dont le maintien de la loi Debré est un exemple... elle doit être abrogée !
C’est aussi ce qui conduit aux conflits interreligieux dans la société civile du type observé en banlieue parisienne dans des établissements scolaires où des communautés reproduisaient le conflit israélo-palestinien par exemple .
Tout le monde se dit laïque :
D. Spagnou, Sisteron: ''La république est laïque mais la France est judéo-chrétienne par tradition''
L’ex Évêque de Digne déplorait une laïcité qui relègue l'Eglise à la sphère privée.
Sarkozy: laïcité « positive », comme Adolphe Thiers : le curé et le pasteur (qui croient) sont supérieurs à l'instituteur laïque (qui ne croit pas)...
C.Castaner: loi de 1905 bouffeuse de curés, « laïcarde », ayatollah etc...
Le chef de cabinet :
Il a regardé le documentaire de Caroline Fourest qui a justement parlé des 11 milliards de fonds publics détournés vers le privé, hier à la TV... « Eternel débat… » conclut-il.
Le chef de cabinet qui a noté nos interventions sur son bloc-notes s'est engagé à les transmettre au maire de façon exhaustive...
POUR LA DELEGATION:
La date éloignée de l'audience concédée, l'abstention de Mme le Maire quant à sa présence à l'entretien et sa non réponse ultérieure trahissent de sa part un malaise de l'élue quant à son positionnement par rapport à la loi de 1905, la loi, rien que la loi.
A suivre donc...
A propos de la création du Comité Interreligieux de Moselle-Communiqué FNLP-
Communique de la Libre Pensée de Moselle
A propos de la création du Comité Interreligieux de Moselle
Depuis 1905, la République française est laïque !

L’article 1er de la loi de 1905 stipule : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public »
L’article 2 affirme solennellement : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».
C’est pourquoi la Fédération de la Libre Pensée de la Moselle proteste vigoureusement contre l’initiative prise par le préfet de Moselle, M. Nacer Meddah, de créer un « Comité interreligieux de Moselle » avec les représentants des cultes reconnus et non reconnus de Moselle.
Le Préfet a pour rôle de faire respecter les lois, il est le garant de l’Etat et des valeurs de la République dont la laïcité, la neutralité s’impose à sa fonction. En apparaissant ainsi aux côtés des autorités religieuses, paré de ses habits de haut fonctionnaire, M. Nacer Meddah indique implicitement que la politique de l’Etat vis à vis des citoyens serait de les encourager à modifier leurs attitudes vis à vis de ces communautés religieuses, « vivre ensemble » et attentats terroristes obligent… Monsieur le Préfet se croit sans doute revenu sous le Consulat et sous Bonaparte.
C’est une image forte qui ne peut que marquer les esprits de la multitude des citoyens qui composent la société en Moselle. Ainsi, chacun d’entre nous est donc invité pour le moins à se reconnaître ou à se sentir représenté par un des chefs de communautés membres du comité interreligieux, et pour le plus à s’incorporer dans l’une ou l’autre des options religieuses présentée comme conforme au « vivre ensemble ».
Cela fait écho au discours ambiant après les meurtres odieux de janvier. Les citoyens sont appelés à rester dans leur communauté d’appartenance religieuse réelle ou supposée. Les chefs religieux deviennent ainsi les représentants légitimes des citoyens. C’est le concordat généralisé à la République. Que deviennent alors les athées, les agnostiques et les libres penseurs dans un tel système ? Des citoyens de seconde zone ?
L’initiative est d’autant plus condamnable qu’elle vise à permettre aux religions de remettre les pieds dans des lieux comme la Préfecture, représentant le pouvoir républicain, séparé des Eglises depuis 1905. Le rôle de M. le Préfet, représentant de la République, est de veiller à ce que le libre exercice des cultes ne trouble pas l’ordre public, et non pas de s’ériger en médiateur des communautés religieuses et en promoteur du communautarisme.
Le communautarisme, addition d’intérêts religieux particuliers, est la négation de la concorde civile entre citoyens libres et égaux en droits voulue par la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.
Le préfet doit veiller au respect de l’égalité des droits entre citoyens, pas à la promotion des cultes sur la place publique et dans la presse. La politique interreligieuse ne lui appartient pas. Elle relève des seules religions elles-mêmes. L’Etat chez lui, les religions chez elles.
Ainsi, sous couvert de « vivre ensemble » les représentants des cultes seraient autorisés par Monsieur Le Préfet à intervenir en milieu « scolaire, carcéral, hospitalier … » en vue de « changer les regards sur les religions » !
De quel droit le préfet patronne-t-il une opération cléricale qui vise à manipuler et modifier les consciences citoyennes en vue de ’relancer un printemps des religions », en vue d’enrayer l’inexorable sécularisation rationnelle qui affecte les croyances religieuses, les dogmes et les cultes ? « Printemps » terme particulièrement chargé de sens depuis qu’il a été utilisé pour nommer le mouvement des peuples qui sont venus à bout de Ben Ali et autres Moubarak, dirigeants tyranniques. La République laïque, dénoncée comme « laïcarde » par des élus d’un large éventail politique devrait-elle subir le même sort ?
Le Préfet bafoue officiellement le principe de neutralité et de Séparation de l’Etat en vigueur depuis plus d’un siècle. Il le fait pour les cultes aujourd’hui, demain dictera-t-il aux agnostiques et non-croyants les principes de morale qu’ils devraient adopter pour un meilleur « vivre ensemble » ? Les non-croyants, les athées, les agnostiques, les libres penseurs, les citoyens qui ne se reconnaissent pas dans ces cultes devraient-ils quitter la Moselle pour se sentir chez eux au risque de passer pour des adversaires d’un « vivre ensemble » bien particulier préconisé par M. Le Préfet !!!
Dès lors, la proposition des cultes « d’abandonner le délit de blasphème » apparaît sous un tout autre jour, il ne s’agit en fait que d’épouser l’émotion ambiante pour mieux réaffirmer une situation concordataire élargie des cultes catholique, protestants, juif, aux cultes musulman et orthodoxe, en attendant une généralisation, qui n’en doutons pas, aura une prétention beaucoup plus importante sur un plan politique et géographique.
On ne cesse de nous parler de laïcité, mais ce que le Préfet de Moselle fait, c’est non seulement le maintien du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, mais c’est son renforcement et son extension aux religions orthodoxes et à l’Islam. C’est-à-dire la négation même de la laïcité garantie par la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat.
Les victimes des attentats terroristes de Paris subissent aujourd’hui la double peine : eux qui ont toujours défendu la République laïque, sont non seulement les victimes de leur liberté de conscience et d’expression, mais sont utilisés post-mortem au service de manipulations inter-cléricales initiées, menées et coordonnées par un préfet de la République ! Dans un pays laïque, le préfet ne peut être un organisateur du dialogue inter-religieux ni un promoteur des cultes. Il doit agit au compte de tous les citoyens.
La Fédération nationale de la Libre Pensée ne laissera pas faire. Elle a décidé de saisir le Ministre de l’Intérieur et l’Observatoire de la laïcité afin qu’elle rappelle à l’ordre les responsables publics afin que soit mis un terme à ces violations de la liberté de conscience des citoyens et de la laïcité.[/Metz le 23/01/2015
La Fédération nationale de la Libre Pensée répond par avance « aux bonnes âmes » qui ne manqueront pas de dire que cela se passe en terre concordataire. L’Est républicain informe en date du 23 janvier 2015, que le Préfet de Meurthe-et-Moselle a pris une initiative similaire à Nancy, qui n’est pas en terre concordataire. Il s’agit bien d’une offensive généralisée du cléricalisme contre la loi de 1905 en utilisant odieusement et indignement les victimes des barbares attentats de janvier 2015.
"Deux visions de la laïcité s’opposent. La première veut que la religion reste une affaire privée.
Pour la seconde, la neutralité de l’Etat n’est pas la neutralisation des individus dans l’espace public."
http://www.lille.catholique.fr/les-religions-au-secours-de-la-republique-actualite-1685.htm
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Publié le Vendredi 06 Février 2015 | Par 

Les religions au secours de la république ?
Partager nos expériences pour vivre ensemble
Du vendredi 6 février, 20h au samedi 7 février, 19h
Centre spirituel du Haumont
Les faits divers et les revendications liés aux religions se multiplient. Dans un moment de crise, certains crient à l’étiolement des valeurs républicaines…
Deux visions de la laïcité s’opposent. La première veut que la religion reste une affaire privée.
Pour la seconde, la neutralité de l’Etat n’est pas la neutralisation des individus dans l’espace public.
Quel rôle peuvent jouer les croyants de religions différentes dans la construction d’une société plus libre, plus égalitaire, plus fraternelle ?
Une proposition du Centre spirituel du Hautmont, conçue par Anne-Laure & Frédéric Pascal, du projet Faithbook, tour du monde du dialogue interreligieux.
Ce 24 01 2015, il y avait Conférence par Henri Huille (Can FNLP) à La Brillanne suivie du banquet "tête de veau"
LP04 : 24 JANVIER 2015 LA BRILLANNE 04 CONFERENCE-DEBAT
AVEC HENRI HUILLE (CAN FNLP)
« Le doctrine sociale de l’Eglise à l’œuvre dans les conflits sociaux »
SUIVI DU TRADITIONNEL BANQUET REPUBLICAIN « TÊTE DE VEAU »
en commémoration de la décollation de Louis Capet (21 janvier 1791)
photos Serge
(Notes brèves participant:)
Henri a dans un premier temps rappelé ce qu’est la Libre Pensée. Sa définition formulée au congrès de Rome de 1904* comme méthode, la liberté étant toujours celle des autres (Rosa Luxemburg).
Il a rappelé que la loi de 1905 est une loi qui autorise, qui n’interdit rien, une loi libertaire et républicaine qui contraint l’Etat qui a bien d’autres choses à s’occuper (construire des routes, des hôpitaux etc) que de se faire « police des consciences » , sans restriction du pouvoir des citoyens dont est assurée la Liberté de conscience contre tous les dogmes.
La « doctrine sociale de l’Eglise »
Faits et textes à l’appui, conformément à la méthode de la Libre Pensée, Henri a rappelé que la « d.s.E » n’est pas une invention polémique des libres penseurs, puisque c’est l’Eglise elle-même qui la revendique (depuis Thomas D'aquin), l’ayant affirmée (encyclique rerum novarum de Léon XIII 1891, quadragesimo anno 1931), et la réaffirmant régulièrement dans de multiples encycliques, textes universitaires, à l’usage des élites et des entreprises, comme modèles de management. (Philippe Pradine etc…)
DOCUMENT Henri Huille:
Télécharger « Philippe PRADINES.pdf »
NOTES:
Télécharger « 24 janvier notes conférence.pdf »
REMERCIEMENTS
à Monsieur le Maire de La Brillanne pour l'accueil dans sa commune.
Remerciements à la presse.
MANIFESTE POUR LA SCIENCE (FNLP)
La Fédération Nationale de la Libre Pensée informe : « L’Etat chez lui, les religions chez elles » Victor Hugo
- COMMUNIQUE DE PRESSE –
La Fédération Nationale de la Libre Pensée informe :
« L’Etat chez lui, les religions chez elles » Victor Hugo
La Fédération Ardéchoise et Drômoise de la Libre Pensée et le Groupe d’Annonay viennent de prendre connaissance de la déclaration de l’Association culturelle des musulmans d’Annonay qui considère que la Une du journal Charlie-Hebdo « porte atteinte à la communauté musulmane de France » et s’insurge contre « ces représentations imagées du prophète » jugées « insultantes par plus de 5 millions de citoyens en France » et demande « aux autorités de mettre leurs compétences au service de la nation pour faire interdire de telles représentations ». (Dauphiné Libéré du 18 janvier en pages régionales)
Cette déclaration s’ajoute à celle du pape de retour des Philippines (15 janvier 2015) : «Le pape François, faisant allusion notamment à l'attaque du siège de Charlie-Hebdo le 7 janvier, a défendu la liberté d'expression tout en estimant qu'il n'était pas bon de provoquer les autres en insultant leur foi, faute de quoi une réaction est à attendre”.
“Vous ne pouvez pas provoquer, vous ne pouvez pas insulter la foi des autres, vous ne pouvez pas vous moquer de la foi”, a t-il dit jeudi aux journalistes à bord de l'avion qui le conduisait du Sri Lanka aux Philippines, seconde étape de sa tournée en Asie. (…) “Il ne faut pas jouer avec la religion des autres. Ces personnes provoquent et ensuite (quelque chose peut arriver). La liberté d'expression a des limites”. (…) » (Agence Reuters le 15 janvier 2015)
Le délit de blasphème a été aboli par la Révolution française.
Veut-on nous faire revenir à l’Ancien-Régime ?
Ces propos des responsables des religions ne réclament rien d’autre que de réintroduire le délit de blasphème en France et ce faisant de violer la laïcité, or il ne peut y avoir de délit de blasphème, au pays de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Que les religions décident d’exclure les adhérents qui contestent ou enfreignent leur dogme : c’est leur problème. Le blasphème n’a de sens qu'à l'intérieur d'un système religieux. C’est une affaire privée.
Demander à l’Etat de sanctionner tout citoyen allant à l’encontre d’une règle valable pour les seuls adeptes d’une communauté religieuse, c’est demander à l’Etat de s’ingérer dans les religions et dans ce cas il n’y a plus de Séparation des Eglises et de l’Etat.
Si un gouvernement favorise une religion, ou même plusieurs, c’est la fin de la République constituée de citoyens égaux en droits, libres de croire ou de ne pas croire, libres de penser, de s’exprimer. C’est la porte ouverte à un Etat communautariste porteur d’affrontements inter-ethniques ou intercommunautaires...
La Libre Pensée dénonce l’union sacrée des religions contre la liberté d’expression et la liberté de conscience.
Elle exige le respect de la loi de 1905 !
Annonay, le 20 janvier 2015
Télécharger « L'Etat chez lui, les religions chez elles.pdf »
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