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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

Communiqués Pour le Droit de mourir dans la Dignité Inacceptable !

30 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

30 octobre 2015
Communiqués
Pour le Droit de mourir dans la Dignité
Inacceptable !

M. Jean Mercier condamné pour avoir soulagé celle qu’il aimait

Le 27 octobre 2015, un peu plus d’un mois après l’audience publique du 22 septembre précédent, le Tribunal correctionnel de Saint-Etienne a condamné M. Jean Mercier, âgé de 87 ans, à une peine de prison d’un an, assortie du sursis, pour avoir aidé à mourir, le 10 novembre 2011, son épouse atteinte d’une maladie invalidante particulièrement douloureuse.  Cette juridiction n’a certes pas suivi les réquisitions du Parquet tendant à une condamnation ferme de M. Jean Mercier à trois ans d’incarcération, mais elle a voulu jeter l’opprobre sur un homme seulement coupable d’avoir tenu la promesse qu’il avait faite à celle qu’il aimait de l’aider à quitter ce monde en cas de souffrance intolérable. Cette décision est inacceptable parce qu’elle frappe un homme qui a agi sous la contrainte de la nécessité, à défaut de loi de progrès autorisant l’aide à mourir.

M. Vincent Lambert demeure en état de coma irréversible

Après une longue procédure judiciaire, M. Vincent Lambert, victime d’un grave accident de la route, demeure toujours plongé dans un coma irréversible, en dépit de la reconnaissance par les plus hautes juridictions du droit de son épouse et d’un neveu, exprimant sa volonté et animés d’un sentiment de compassion envers lui, d’obtenir un arrêt des traitements dans les conditions prévues par la loi du 22 avril 2005. Le 11 janvier 2014, après avoir respecté la procédure prévue par ce texte, un médecin du centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims décide de cesser l’alimentation artificielle de M. Vincent Lambert. Le 16 janvier, le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule cette décision à la demande de sa mère, aveuglée par ses convictions religieuses. Après des mois d’expertise, le 24 juin 2014, l’assemblée du contentieux du Conseil d’Etat rend un arrêt par lequel il annule le jugement initial. Pratiquement un an plus tard, saisie par la mère de M. Vincent Lambert, la Cour européenne des droits de l’Homme déboute celle-ci, le 5 juin 2015. Pour autant, les médecins du CHU de Reims ne veulent plus accéder aujourd’hui à la demande d’interruption des traitements maintenant M. Vincent Lambert artificiellement en vie.

Le docteur Nicolas Bonnemaison condamné en appel  pour avoir aidé des patients à ne plus souffrir

Le 24 octobre 2015, la cour d’assises du Maine-et-Loire, statuant en appel, a condamné à deux ans de prison avec sursis le docteur Nicolas Bonnemaison qui avait été poursuivi du chef d’empoisonnement pour avoir apporté une aide médicale à mourir à sept patients en fin de vie, éprouvant des souffrances insupportables.  En première instance, en juin 2014, la cour d’assises des Pyrénées Atlantique l’avait acquitté tandis que l’ordre des médecins le radiait bien qu’il fût alors déclaré innocent.

Toutefois, la cour du Maine-et-Loire avoue implicitement son immense gène. Elle n’a retenu à l’encontre du docteur Nicolas Bonnemaison qu’un seul empoisonnement sur sept. De surcroît, elle l’a condamné à une peine trop lourde, parce que l’acquittement dont il avait bénéficié en première instance était la seule solution raisonnable, mais sans rapport avec celle prévue par le code pénal : jusqu’à trente ans de réclusion.

 

Un cadre juridique inadapté voué à un replâtrage indécent

Ces deux drames du prolongement déraisonnable de l’existence et de la fin de vie des personnes atteintes de maladies incurables provoquant des souffrances psychiques ou physiques insupportables mettent en évidence le caractère inadapté de la loi du 22 juin 2005. Elle se révèle soit inapplicable soit, lorsqu’elle est mise en œuvre, parfois inhumaine. L’arrêt des traitements entraîne quelquefois des agonies terribles.

Censée satisfaire le vingt-et-unième des soixante engagements pour la France pris par François Hollande avant son élection à la Présidence de la République, la proposition de loi sur la fin de vie actuellement en discussion au Parlement, qui est examinée aujourd’hui même en seconde lecture en séance publique au Sénat, ne répond pas au souhait de plus de huit citoyens sur dix. Pour l’essentiel, elle se borne à reprendre la loi du 22 avril 2005 en y introduisant une disposition autorisant « une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu'au décès, associée à une analgésie et à l'arrêt de l'ensemble des traitements de maintien en vie, est mise en œuvre dans les cas suivants : / 1° Lorsque le patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire au traitement ; / 2° Lorsque la décision du patient atteint d'une affection grave et incurable d'arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme. » Il ne s’agit en aucun cas d’une aide médicale à mourir.

La Libre Pensée préconise d’abandonner la voie du replâtrage de la loi du 22 avril 2005 et de reprendre la discussion de la proposition de loi qui prévoyait « une assistance médicalisée permettant par un acte délibéré une mort rapide et sans douleur » dans sa version adoptée le 18 janvier 2011 par un très vaste rassemblement des forces politiques représentées à la commission des affaires sociales du Sénat et largement inspirée de la loi belge de 2002. « La mort n’est rien » disait Epicure dans sa lettre à Ménécée. Ce qui la précède est l’essentiel. Que le législateur donne aux malades le droit à une mort douce.

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée assure l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité et son Président Jean-Luc Romero de sa totale solidarité dans leurs actions de justice humaine.

 

Paris, le 30 octobre 2015

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Savoir ou croire, il faut choisir! La loi de 1905 ne reconnaît le magistère d'aucune religion dans la sphère publique

28 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

?Savoir ou croire, il faut choisir!?

S.J. GOULD

Principe de Noma (Non empiètement des magistères de la science et de la religion)

La loi de 1905 ne reconnaît le magistère d'aucune religion dans la sphère publique donc dans l'Ecole laïque également.

D'ailleurs le manifeste des instituteurs syndicalistes de 1905 annonçait la couleur:

'' Ce n'est pas au nom du gouvernement, même républicain, ni même au nom du Peuple français que l'instituteur confère son enseignement : c'est au nom de la vérité. Les rapports mathématiques, les règles de grammaire, non plus que les faits d'ordre scientifique, historique, moral, qui le constituent, ne sauraient dès lors être soumis aux fluctuations d'une majorité....''

Le grand paléontologue Stephen Jay Gould dont la contribution à la science, à l'histoire des sciences et à la philosophie dans ses nombreux ouvrages revigorants est immense, s'est hélas engouffré peu de temps avant de disparaître dans ce principe iréniste (NOMA) de son invention, que semblent reprendre les initiateurs de la charte de la laïcité, avec beaucoup moins de talent c'est sûr!

G.Bruno

 

 

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Charte de la laïcité

"Refondation de l'école"

Savoir ou croire, il faut choisir!

. éviter la confrontation ou la comparaison du discours religieux et du savoir scientifique.

Dans les disciplines scientifiques (SVT, physique-chimie, etc) il est essentiel de refuser d'établir une supériorité de l'un sur l'autre comme de les mettre à égalité.

A propos de cet article du Point:

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-quand-la-charte-de-la-laicite-veut-epargner-la-supersitition-28-10-2015-1977431_1886.php

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A : "Michele S" Copie à : Objet : re: Crêches Madame, Ignorante que vous êtes, vous ne savez pas que la Libre Pensée ne demande pas l'interdiction des crèches (catholiques)..."> Réponse à un courrier: Crèches

27 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

Réponse à un courrier: Crèches

أنا مسرور    Réponse à un courrier: Crèches

Message du 23/10/15 19:56
 De : "librepensee04" <librepensee04@orange.fr>
 A : "Michele S"
 Copie à :
 Objet : re: Crêches
 

 Madame,


Ignorante que vous êtes, vous ne savez pas que la Libre Pensée ne demande pas l'interdiction des crèches (catholiques) en France, encore moins des sapins, boules, guirlandes de noël, symboles païens, par excellence.
Elle demande seulement que la loi de 1905 soit respectée dans la sphère publique (collectivités territoriales, services publics, écoles publiques). La Loi, toute la loi, rien que la loi!


Pour les places de village, de ville... par exemple, selon l'article 28, toute exposition religieuse ( quelle que soit la religion, doit se faire à l'intérieur d'un lieu spécifique, strictement religieux ( salle d'exposition réservée à cet effet, église, temple, mosquée, synagogue...). Dans ma commune, où les santons sont une tradition, une crèche est exposée chaque année dans l'église romane. Par contre, es sapins et illuminations quant à elles, s'étalent dans les rues et sur la placette centrale. 
 

Des amis catholiques se réclamant de la laïcité en France le conçoivent sans problème, par respect des convictions des autres, la liberté de conscience garantie par l'article 1 de la loi.

 Pour le reste (magasins, fabriques de santons et autres objets religieux, cela ne pose aucun problème.)

 Que diriez-vous, Madame,  si votre maire exposait un symbole musulman, juif, bouddhiste, libre penseur, athée...) dans la mairie, lieu  qui ne distingue aucun citoyen d'un autre, puisque devant la République nous sommes tous des citoyens égaux en droits, indépendamment de nos options et convictions religieuses, philosophiques, politiques...?
La République n'est ni catholique ni musulmane ni juive ni athée ni libre penseuse...elle est simplement séparée des cultes.

Où avez-vous appris l'histoire de France? 

La France a des origines gréco-romaines. Le catholicisme a passé son temps à effacer leurs traces par le bûchers, les persécutions, l'intolérance, l'interdit et a remplacé le tout par ses légendes tout aussi sanglantes. 

Au lieu de promouvoir la paix, vous attisez les différences, méconnaissant  la loi de 1905 votée également par les catholiques libéraux à la Chambre, qui a assuré la paix pendant plus d'un siècle dans notre pays.

Je ne vous salue pas comme je ne salue pas les Torquemada, Bellarmin, et autres Bernard Gui, inquisiteurs assassins de peuples, et souhaite que vous ravaliez votre xénophobie sur fond d'intolérance religieuse. 

 
 G. Bruno, pour la Libre Pensée

 

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 Message du 23/10/15 12:36
 De : "Michele S"
 A : librepensee04@orange.fr
 Copie à :
 Objet : Crêches

Monsieur
Je suis en complet desaccord avec votre attitude en ce qui concerne les creches en france.
 Il s'agit, ne vous en deplaise, d'une tradition culturelle française.
 Les santons de provence, le calendrier de l'avant, les sapins de noel, etc....
 Nombre de citoyens, cathos ou pas suivent ces traditions.
 Il est quand même surprenant que ce sujet fasse polémique depuis l'année dernière seulement......
 Ne serait-ce pas lié à l'appartenance politique du maire de Béziers ? Parti dont je n'approuve pas la politique mais ne vous en déplaise nous sommes en démocratie du moins pour le moment.
 Je n'entends pas laisser la France à la merci d'idéologues en quête de  notoriété que ce soit sur ce sujet, l'éducation ou la justice....
 Nous sommes de plus en plus confrontés dans nos communes et villes à des femmes voilées et à des hommes barbus........
 Ceci me semble plus dangereux pour la laicite et notre avenir que la présence de crêches sur les places publiques ou dans les différents lieux de la république !!!!
 Nous n'allons pas abandonner tout ce qui fait notre histoire depuis des siècles pour une "bande" d'idéologues en quête de notoriété et de désir d'existence.
 Personne ne vous oblige a penser autrement alors laissez la majorité des français tranquille....

 Michèle

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Dura lex, sed lex! Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !

22 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

HPI 16 octobre 2015 Manosque


_____________________________________________________________________________
ART. 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public…

 
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Dura lex, sed lex

Dura lex, sed lex! Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !


Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !
C’est la loi et c’est tant mieux !


L’obsession cléricale : Comment contourner la loi de 1905 qui relègue les religions à la sphère privée, pour (re)introduire la « liberté religieuse » à la place du simple « libre exercice des cultes » garanti par l’article 1.
 

Sinedo

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Dura lex, sed lex! Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !

22 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

HPI 16 octobre 2015 Manosque


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ART. 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public…

 
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Dura lex, sed lex

Dura lex, sed lex! Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !


Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !
C’est la loi et c’est tant mieux !


L’obsession cléricale : Comment contourner la loi de 1905 qui relègue les religions à la sphère privée, pour (re)introduire la « liberté religieuse » à la place du simple « libre exercice des cultes » garanti par l’article 1.
 

Sinedo

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Dura lex, sed lex! Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !

22 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

HPI 16 octobre 2015 Manosque


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ART. 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public…

 
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Dura lex, sed lex

Dura lex, sed lex! Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !


Oui, la « liberté religieuse » se heurte aux limites de l’ordre public !
C’est la loi et c’est tant mieux !


L’obsession cléricale : Comment contourner la loi de 1905 qui relègue les religions à la sphère privée, pour (re)introduire la « liberté religieuse » à la place du simple « libre exercice des cultes » garanti par l’article 1.
 

Sinedo

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La guerre des crèches va-t-elle être relancée ?

16 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

-Communiqué FNLP-
La guerre des crèches va-t-elle être relancée ?

 

C’est à y perdre son latin. Le Tribunal Administratif de Melun a considéré la crèche chrétienne de Noël mise dans l’Hôtel de ville comme non-religieux. La Cour d’Appel Administrative de Paris, l’a interdite et a invalidé ce jugement parce que c’est un symbole religieux, comme le prescrit l’Article 28 de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905.

Dans le même temps (que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite ?), le Tribunal Administratif de Nantes proscrit la crèche chrétienne de Noël au Conseil général de Vendée, car elle est un symbole religieux. La Cour Administrative de Nantes casse le jugement déclarant que ce n’est pas un symbole religieux.

 

Crèches de noël : les errances du juge administratif

 

Et pourtant, l’article 28 de la loi concernant la Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 est parfaitement clair : « Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. » Néanmoins son interprétation par le juge administratif rencontre de grandes difficultés, lorsque celui-ci est appelé à statuer sur des recours pour excès de pouvoir dirigés contre des décisions d’autorités locales d’installer des crèches de Noël dans des bâtiments publics ou sur le domaine public.

En première instance, les tribunaux administratifs ont rendu des jugements contradictoires à l’issue d’instances initiées par la Libre Pensée, qui a demandé l’annulation des décisions administratives d’installer ces emblèmes religieux sur le domaine public lors du solstice d’hiver de 2014. Celui de Nantes a estimé illégale la présence d’une crèche de Noël dans les locaux du département de la Vendée, tandis que celui de Melun jugeait légale celle installée sous le porche donnant accès à la cour d’honneur de la maison commune de cette ville. Quant au tribunal administratif d’Amiens, il a fait preuve d’inconséquence. En 2010, il avait annulé la décision du maire de la commune de Montiers d’édifier une crèche de Noël sur la place du village. Or il a considéré que le même objet, présentant les mêmes caractéristiques, pouvait légalement décorer la place Jeanne Hachette de Beauvais, fin 2014.

Même s’il reste un juge du fond, le juge d’appel a un rôle régulateur. Or, il n’a pas davantage réussi que les premiers juges à dégager la seule jurisprudence qui vaille : la présence d’une crèche de Noël, emblème religieux par excellence, dans un édifice public ou sur le domaine public ne saurait être acceptée au regard des dispositions de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905. Deux cours administratives d’Appel, sur le fondement des mêmes textes, viennent de statuer en sens contraire.

En application des dispositions combinées des articles 1er de la Constitution du 4 octobre 1958, aux termes duquel « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », 1er de la loi du 9 décembre 1905, qui « assure la liberté de conscience » et « garantit le libre exercice des cultes », et 28 de celle-ci, dont les termes ont été rappelés plus haut, celle de Nantes a considéré que la crèche installée dans les locaux du département de la Vendée n’était pas illégale aux motifs, d’une part, qu’elle était « de faible taille » et se trouvait dans une « situation non ostentatoire » en « l’absence de tout autre élément religieux », d’autre part, qu’elle s’inscrivait dans la « tradition relative à la préparation de la fête familiale de Noël ».

Sur le fondement des mêmes textes, la Cour administrative d’appel de Paris a estimé illégale la crèche dressée sous le porche d’accès à la cour d’honneur de la mairie de Melun au motif que, en quelque sorte par nature et quelles que puissent être ses dimensions, « une crèche de Noël, dont l’objet est de représenter la naissance de Jésus, installée au moment où les chrétiens célèbrent cette naissance, doit être regardée comme ayant le caractère d’un emblème religieux […] ». 

La Cour administrative d’appel de Paris a raison : pour édicter son interdiction de la présence de signes religieux sur les édifices ou le domaine publics, le législateur de 1905 n’a pas retenu des critères sujets à des discussions byzantines, tels que la taille de l’objet, son caractère discret ou ostentatoire ou son rattachement à une tradition.

 

 

La Libre Pensée saisit le Conseil d’Etat

 

Il faut espérer que le Conseil d’État, que la Libre Pensée va saisir, clarifiera une situation juridique confuse en donnant le dernier mot à la loi qui interdit manifestement l’installation de crèches chrétiennes, emblèmes religieux incontestables, dans les locaux ou sur le domaine public des Collectivités publiques.   

Les errances des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire conduisent à une cacophonie de jurisprudences et de pratiques : ceux-là mêmes  qui  veulent  interdire le foulard islamique partout (en public comme en privé) se prononcent pour la présence des crèches chrétiennes dans les  bâtiments publics...Un symbole religieux est un symbole religieux, quelle que soit la religion en cause. Il n’a pas sa place dans les Institutions de la République.

 

Personne, aucune juridiction ne pourra se dérober : La République est-elle laïque ou concordataire ? Sommes-nous sous la juridiction de l’Etat républicain ou encore sous la coupe des lois du Régime de Vichy ? La quasi-totalité des lois de l’ex-maréchal Pétain contre la laïcité ont, en effet, été maintenues à la Libération. Il faut les abroger.

 

La Libre Pensée en appelle à l’opinion publique laïque :
Il faut défendre la loi de 1905 !
Participez-tous à la Manifestation nationale laïque
Le 5 décembre 2015
à 15H Place de la République à Paris !

 

Paris, le 15 octobre 2015

 

Télécharger « Guerre des crèches 15 oct 2015.pdf »

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Communiqué : Non, monsieur Cazeneuve, la laïcité ce n’est pas le dialogue entre les religions !

9 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

 

 

 Communiqué de La Fédération de la Libre Pensée du Bas-Rhin

Non, monsieur Cazeneuve, la  laïcité ce n’est pas le dialogue entre les religions !

 

« Dès la rentrée 2016 pourrait être expérimenté dans plusieurs collèges ou lycées d’Alsace des modules d’« éducation au dialogue interculturel et interreligieux » (EDII). Les cultes statutaires d’Alsace-Moselle (catholique, protestants, juif) y réfléchissent : cet EDII – forme particulière de l’Éveil culturel et religieux que permet le statut scolaire local – associerait les autres religions, notamment l’islam. « Il s’agirait, à côté des cours traditionnels, d’accueillir des classes complètes », a indiqué Christian Krieger, président de l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine (EPRAL). »DNA du 03/10/2015

Alors que le public des cours de religion baisse considérablement depuis plusieurs années, alors que les églises sont aussi vides que dans le reste du pays, que la crise de recrutement touche le clergé en Alsace Moselle comme ailleurs, malgré l’assurance d’un salaire payé par l’Etat, les représentants des cultes s’accrochent bec et ongles à l’obligation des cours de religion.

Au mois de mai, ils se sont opposés à la proposition, pourtant fort modérée, de l’Observatoire de la laïcité qui consisterait à maintenir ces cours sous forme d’option.  Ils inventent même de nouvelles formules qui seraient imposés à tous les élèves sous couvert d’ « éducation » et de « dialogue interreligieux ».

Ils ont compris que, pour sauver leurs privilèges,  il fallait monter un front uni et s’ouvrir à d’autres religions, en essayant de tourner la législation. Ils utilisent leurs méthodes traditionnelles, employées depuis toujours : le lobbying auprès des représentants des pouvoirs en place.

Rien d’étonnant qu’ils aient le soutien du très clérical  président de la région Philippe Richert, pour qui  « la religion ne peut être confinée à la sphère privée. » Ils ont aussi celui du Président de l’Observatoire de la Laïcité Jean Louis Bianco, qui estime que « le Concordat est compatible avec la laïcité » et que  « s’il ne peut être transposé ailleurs, il faut s’inspirer du dialogue interreligieux, de l’enrichissement mutuel, de la fraternité que vous tentez ici. »

Mais ils ont surtout celui du Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a violé la séparation de l’Eglise et de l’Etat en participant aux Assises du Christianisme et en faisant  un  discours dans la cathédrale de Strasbourg.

Devant l’Archevêque, il a vanté la tradition « chrétienne de la France »,  dans un discours truffé de citations de deux saints, trois papes et deux archevêques,  pour conclure : « la République laïque, si elle n’a pas à connaître des débats théologiques entre les croyants, s’intéresse au dialogue inter-religieux en tant qu’il favorise la concorde et la paix civile.»

Non seulement le statut clérical d’exception d’Alsace Moselle (Concordat et enseignement de la religion) est maintenu, mais des extensions sont projetées et il sert de Cheval de Troie à la remise en cause de la Loi de 1905 dans l’ensemble du pays.

La Libre Pensée du Bas-Rhin appelle tous les laïques à se mobiliser pour la défense de la loi de 1905, et pour son extension à l’Alsace Moselle en manifestant à Paris  le 5 décembre 2015.

 

 

Strasbourg le 06/10/2015

 

 

 

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Communiqué : Non, monsieur Cazeneuve, la laïcité ce n’est pas le dialogue entre les religions !

9 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

 

 

 Communiqué de La Fédération de la Libre Pensée du Bas-Rhin

Non, monsieur Cazeneuve, la  laïcité ce n’est pas le dialogue entre les religions !

 

« Dès la rentrée 2016 pourrait être expérimenté dans plusieurs collèges ou lycées d’Alsace des modules d’« éducation au dialogue interculturel et interreligieux » (EDII). Les cultes statutaires d’Alsace-Moselle (catholique, protestants, juif) y réfléchissent : cet EDII – forme particulière de l’Éveil culturel et religieux que permet le statut scolaire local – associerait les autres religions, notamment l’islam. « Il s’agirait, à côté des cours traditionnels, d’accueillir des classes complètes », a indiqué Christian Krieger, président de l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine (EPRAL). »DNA du 03/10/2015

Alors que le public des cours de religion baisse considérablement depuis plusieurs années, alors que les églises sont aussi vides que dans le reste du pays, que la crise de recrutement touche le clergé en Alsace Moselle comme ailleurs, malgré l’assurance d’un salaire payé par l’Etat, les représentants des cultes s’accrochent bec et ongles à l’obligation des cours de religion.

Au mois de mai, ils se sont opposés à la proposition, pourtant fort modérée, de l’Observatoire de la laïcité qui consisterait à maintenir ces cours sous forme d’option.  Ils inventent même de nouvelles formules qui seraient imposés à tous les élèves sous couvert d’ « éducation » et de « dialogue interreligieux ».

Ils ont compris que, pour sauver leurs privilèges,  il fallait monter un front uni et s’ouvrir à d’autres religions, en essayant de tourner la législation. Ils utilisent leurs méthodes traditionnelles, employées depuis toujours : le lobbying auprès des représentants des pouvoirs en place.

Rien d’étonnant qu’ils aient le soutien du très clérical  président de la région Philippe Richert, pour qui  « la religion ne peut être confinée à la sphère privée. » Ils ont aussi celui du Président de l’Observatoire de la Laïcité Jean Louis Bianco, qui estime que « le Concordat est compatible avec la laïcité » et que  « s’il ne peut être transposé ailleurs, il faut s’inspirer du dialogue interreligieux, de l’enrichissement mutuel, de la fraternité que vous tentez ici. »

Mais ils ont surtout celui du Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a violé la séparation de l’Eglise et de l’Etat en participant aux Assises du Christianisme et en faisant  un  discours dans la cathédrale de Strasbourg.

Devant l’Archevêque, il a vanté la tradition « chrétienne de la France »,  dans un discours truffé de citations de deux saints, trois papes et deux archevêques,  pour conclure : « la République laïque, si elle n’a pas à connaître des débats théologiques entre les croyants, s’intéresse au dialogue inter-religieux en tant qu’il favorise la concorde et la paix civile.»

Non seulement le statut clérical d’exception d’Alsace Moselle (Concordat et enseignement de la religion) est maintenu, mais des extensions sont projetées et il sert de Cheval de Troie à la remise en cause de la Loi de 1905 dans l’ensemble du pays.

La Libre Pensée du Bas-Rhin appelle tous les laïques à se mobiliser pour la défense de la loi de 1905, et pour son extension à l’Alsace Moselle en manifestant à Paris  le 5 décembre 2015.

 

 

Strasbourg le 06/10/2015

 

 

 

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