L'idée libre n°308 - mars 2015, en défense de la science: l'édito du président de la FNLP
Idée Libre n°308 - mars 2015 - Main basse sur l'université est disponible
Universités, Recherche, Science : vers la frontière du trou noir ?
Les astrophysiciens admettent qu'en bordure des trous noirs, il existe une frontière à l'intérieur de laquelle nulle matière ne peut s'échapper. Ainsi ces puits cosmiques singuliers avaleraient-ils tous les objets qui s'en approchent, y (...)
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Dominique Dattola vous invite à l’évènement de Les 3 Vies du Chevalier PROJECTION DEBAT AU VOX DE FREJUS vendredi 17 avril
Dominique Dattola vous invite à l’évènement de "Les 3 Vies du Chevalier"
PROJECTION DEBAT AU VOX DE FREJUS
vendredi 17 avril à 20:30
3 Place Agricola, 83600 Fréjus, France
Projection suivie d'un débat avec le réalisateur
Renseignements : 04 94 51 15 11
Tarif : 5,00 euros
Site web : www.les3viesduchevalier.org
Bande Annonce : https://www.youtube.com/watch?v=DMig4s168q8 N...
Bonjour,
Le film " Les 3 Vies du Chevalier " sera projeté à Fréjus au Vox le 17 Avril prochain à 20:30. Il s'agit d'un évènement important. Merci d'avance d'agiter vos réseaux sur la Côte d'Azur. Je vous rappelle l'argument du film :
Documentaire de Création. Au fil de son récit, Dominique Dattola éclaire l’évolution de la liberté de penser en France depuis l’Ancien Régime jusqu’à aujourd’hui en suivant les rebondissements d’une affaire emblématique : l’Affaire n°23 dite « La Barre » ; un procès pour blasphème instruit en France au siècle des Lumières et qui continue de défrayer la chronique depuis plus de 250 ans. Une histoire racontée au fil du procès du Chevalier de la Barre et de la lutte de ses défenseurs pour sa réhabilitation. Un récit éclairé par de nombreux chercheurs dans une fresque où se mêlent sculpture et politique au rythme d’une musique originale interprétée à l’image par l’Orchestre de Picardie. Le film a reçu le prix de l’Initiative Laïque aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur le site : www.les3viesduchevalier.org (dossier de presse, livret pédagogique, affiche, pack photos, etc...)
Page Facebook du film : https://www.facebook.com/les3viesduchevalier
Bien cordialement,
Dominique Dattola
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AZOTH Studio - Compagnie Cinématographique de Provence & de Partout
Siège social : M.D.A. - BAL n°74 - 15, passage Ramey 75018 Paris France
Tél : 00 33 (0)9 82 20 31 87 - Courriel : azoth.studio@free.fr
www.les3viesduchevalier.org
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"1905 – 1995 – 2005 – 2015" Christian Eyschen
FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS – Tél : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84
libre.pensee@wanadoo.fr – http://www.fnlp.fr
1905 – 1995 – 2005 – 2015
Le 9 décembre 1905, était votée la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Publiée au Journal officiel le 11 décembre, elle était applicable dès le 1er janvier 1906. Elle sera suivie par la mise en œuvre des inventaires pour recenser ce qui appartenait à la République et qui fut payé par les contributions du peuple, le plus souvent de manière forcée, contre des remises de peine pour l’au-delà.
C’est par l’effort conjoint des républicains, des laïques, des libres penseurs, des Francs-maçons, des radicaux et des socialistes que l’adoption de cette loi de liberté put voir le jour. Une intense mobilisation dans le pays républicain dut être mise en œuvre pour aboutir. Incontestablement, la Libre Pensée fut l’aile marchante de ce mouvement.
La Libre Pensée constitua la fraction la plus résolue dans ce combat pour « rendre la République à son sentiment de dignité » selon la belle formule de Jean Jaurès. Et c’est tout naturellement que les leaders de la Libre Pensée s’illustrèrent dans le débat parlementaire, parfois sur des positions différentes, voire opposées. Mais tous les Députés et Sénateurs libres penseurs votèrent la loi.
La Libre Pensée suppose, en effet, de penser et d’être libre. Et donc d’avoir parfois des approches différentes, ce qui est le fondement de la démocratie et de l’action. Des critiques y verront sans doute une contradiction, mais c’est souvent la contradiction qui est féconde.
L’Assemblée nationale, qui était à l’époque vraiment assemblée (délibérante) et nationale (représentant la Nation), résonna des propos cultivés et éclairés de Jaurès, Briand, Allard, Buisson. Et dans une alliance féconde, Jaurès, Briand et Buisson accomplirent le Grand œuvre de la laïcité. Une loi de liberté vit ainsi le jour.
1995 : la Libre Pensée renoue avec son histoire
Après quelques décennies, où notre Libre Pensée périclitait pour des raisons internes et aussi pour des causes extérieures, par un effort de jeunes et de moins jeunes militants, qui ne voulaient pas voir la « vieille maison » disparaître (ce que voulaient les grands du « monde laïque » tout embourbés qu’ils étaient dans leur allégeance au pouvoir), il fut décidé de rebattre le pavé pour la défense de la Séparation des Eglises et de l’Etat.
Le pari était fou et un peu risqué, mais il fut tenu avec succès. En 1995, la Libre Pensée, avec bien d‘autres laïques, décida de constituer le Comité de Liaison et d’Initiative Laïque (CLIL). Militants politiques, militants syndicaux, membres d’associations philosophiques diverses, laïques et libres penseurs firent front commun pour exiger le rétablissement de la loi de 1905 et l’abrogation du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle.
L’anecdote retiendra que c’est dans un banquet de la Libre Pensé du vendredi-dit-saint à la Mutualité, qui en avait vu bien d‘autres, que des centaines de laïques unis dans leurs diversité, décidèrent de lancer l’appel à la manifestation du 9 décembre 1995.
Nous fûmes ainsi 10 000 environ à manifester en direction de l’Assemblée nationale. Stupeur dans le monde médiatique et bienpensant, la manifestation fut un vrai succès. Le chroniqueur religieux du Monde devait constater dans les colonnes du quotidien qui sort à l’heure des vêpres : « 10 000 libres penseurs dans la rue, reprenant les mots d’ordre traditionnels du mouvement laïque ».
René Remond, la réaction faite plumitif clérical, écumait de rage dans les pages d’une revue jésuite. Lui qui avait proclamé, urbi et orbi, la mort de l’anticléricalisme devait reconnaître que nous étions toujours là et bien vivants. Avec le sûr instinct de la bête blessée, il analysait que cette manifestation avait autant d’importance sur le plan politique que la manifestation du 16 janvier 1994 contre la modification de la loi Falloux qui avait vu une masse considérable de manifestants descendre dans la rue.
Plus que le nombre, ce qui est en soi important, c’est la méthode de la Libre Pensée qui fut déterminante. En réunissant des militants et responsables que d’autres engagements séparaient, en étant véritablement le centre de l’union laïque, elle avait semé des graines qui ne feront que germer davantage.
Elle accomplissait, 11 ans après l’Appel aux citoyens du Congrès national de la Libre Pensée de Chauny, un pas déterminant vers la reconstruction du mouvement laïque. L’esprit devenait matière. Le mouvement était véritablement lancé.
Quand la manifestation se tint, le pays était encore partiellement paralysé par les mouvements de grève contre la loi Juppé de destruction de la Sécurité sociale. A la tête des manifestations, le libre penseur Marc Blondel qui joua un rôle considérable sur le plan social. La laïcité et le syndicalisme ouvrier étaient intrinsèquement liés. A bas la Calotte et vive la Sociale !
2005, la Libre Pensée organise le 100e anniversaire de la loi
Sur la base de ces avancées, la Libre Pensée est alors en pointe pour les 100 ans de la Séparation. Le progrès est tel, qu’il n’est nul besoin de mettre en œuvre une structure particulière comme le CLIL. La Libre Pensée, en tant que telle, existe avec force et vigueur. Elle rend public dès janvier, lors de la réunion traditionnelle de sa Commission Administrative Nationale, un Manifeste pour la défense de la loi de 1905.
Elle y décline tous les aspects nécessaires dans la logique de Ferdinand Buisson : « La Séparation des Eglises et de l’Etat n’est pas le dernier mot de la Révolution sociale, mais elle en constitue indéniablement le premier ». Les Fédérations départementales préparent activement la montée à Paris.
Régulièrement, la Raison publie des appels nominatifs de militants syndicaux, politiques, enseignants, artistes, universitaires, associatifs, personnalités qui appellent à la manifestation du 10 décembre 2005. La chair se reconstitue autour des os. La Libre Pensée associe, agrège autour d’elle militants et associations.
Le 10 décembre 2005, plus de 12 000 personnes manifestent avec la Libre Pensée. En tête, le Grand Orient de France, que la Libre Pensée, par courtoisie, a accepté de voir défiler pour ouvrir le passage à son cortège de loin, très loin, le plus nombreux. Devant les drapeaux rouges, noirs et rouge et noir, une centaine de signataires des appels initiés par la Libre Pensée forment un carré significatif de personnalités.
Marc Blondel, membre de la CAN de la Libre Pensée conduira le cortège et battra le pavé parisien comme en 1995 avec Claude Jenet, lui aussi libre penseur. Et ils en serreront des mains, pas toutes aussi célèbres que celle de 1995, mais quand même. Encore et toujours : « A bas la Calotte et vive la Sociale ! »
Derrière, se pressent aussi les éternels ralliés de la dernière heure. Toutes les tentatives d’opposition et de diversion seront balayées comme un fétu de paille. Pour certains, la haine électronique fera office de cortège et de défouloir de leur dépit désappointé.
Un meeting se tiendra à la fin, où le Grand Orient de France, la Libre Pensée, l’IHEU (Association internationale à laquelle adhère à ce moment-là la FNLP) prendront la parole. Cela restera un moment historique où des milliers de poumons crieront d’une seule voix, souvent pour la première fois : « A bas la Calotte ! ». Bien creusé, vieille Taupe !
A la demande de la Libre Pensée, dès le retour dans leurs terres, les libres penseurs vont établir minutieusement la carte des subventions publiques pour les cultes. Les budgets de l’Etat et des collectivités territoriales seront passés au peigne fin de l’analyse laïque. Le résultat sera rendu public dans les inventaires laïques en décembre 2006, lors d’une séance présidée par Marc Blondel, où il indiquera que plus de 10 milliards d’euros de fonds publics sont détournés chaque année au profit de l’Eglise catholique et de ses œuvres.
Dans la grande salle Ambroise Croizat de la Bourse du Travail, unissant à nouveau le mouvement laïque et le mouvement ouvrier, seront détaillés et égrenés le détail des détournements. Ce chiffre de 10 milliards ne sera jamais contesté et, même, deviendra la référence en la matière.
2015, plus haut, plus vite, plus fort
En janvier 2015 à nouveau, la CAN de la Libre Pensée décide de lancer un appel pour la tenue d’une manifestation nationale le 5 décembre à Paris pour le 110e anniversaire de la loi de Séparation. La période a changé. On ne parle plus que de la laïcité, après l’avoir tant ignorée. Même si les Libres penseurs ne sont pas dupes, il y a là en quelque sorte un hommage du vice à la vertu.
La Libre Pensée a toujours pensé que l’art de la politique, c’est de rendre possible ce qui est nécessaire. A l’inverse, beaucoup pense exactement le contraire, et encore : les jours de fête ! Pour eux, tout dépend du bon vouloir du prince qui nous gouverne. Certains prennent les Bastille, d’autres montent la garde pour les protéger. Et que dire des relents de xénophobie anti-arabe qui ponctuent et qui polluent bien des discours pseudo-laïques.
La Libre Pensée considère que le principe de Séparation des Eglises et de l’Etat repose sur deux principes :
- La Séparation de la sphère publique et la sphère privée.
- Le non-financement des cultes, directement ou indirectement.
C’est pourquoi l’appel de la Libre Pensée met au centre de la manifestation la question de l’abrogation de la loi Debré, qui est la mère de toutes les lois antilaïques. C’est par la loi Debré que l’Eglise catholique et ses œuvres sont massivement financées sur les fonds publics. C’est le cœur atomique du combat laïque.
Comme par un curieux hasard, tous ceux qui ne voient la laïcité que par le prisme antimusulman, se refusent à mener toute action pour l’abrogation de la loi Debré. Dis-moi qui tu critiques, je te dirai quels intérêts tu défends.
La laïcité est au cœur des questions de société. C’est une défaite de l’Eglise catholique et de toutes les religions. L’opiniâtre travail de la Libre Pensée a permis que les associations historiques de la laïcité se rencontrent, se retrouvent et agissent de concert. Sans que personne ne renie quoique ce soit, une analyse commune s’est fait jour sur la question de la Séparation public/privé et pour la défense des libertés démocratiques.
Le mouvement laïque se reconstruit sur un nouvel axe. Une excellente entente, basée sur une compréhension commune des problèmes, existe entre la Ligue de l’Enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union rationaliste et la Libre Pensée.
Chacun a fait un bout du chemin et a compris que la laïcité, ce n’est pas l’interdit, c’est au contraire la possibilité de dire oui à sa conscience. Comme en 1905, la liberté de conscience a de nouveau rendez-vous avec son histoire. La Libre Pensée a toute sa place dans cette action et cela se verra le 5 décembre 2015.
Christian Eyschen
COLLOQUE – DÉBAT à FRANCHESSE ( Allier )
COLLOQUE – DÉBAT à FRANCHESSE ( Allier )
SAMEDI 27 JUIN 2015
de 9 h 00 à 18 h 00 (salle de la Mairie
La résistance à la Guerre de 14-18 :
dans les partis socialistes et au plan international ;
dans les syndicats et au Parlement en France ;
dans la pensée et le vécu des poilus eux-mêmes
Télécharger « Invitation Colloque.pdf »
Plein succès du colloque sur « Laïcité et libertés publiques »
popularité : 100%
Dans une salle de la Bourse du Travail dans laquelle il a fallu rajouter des chaises pour pouvoir accueillir tous les participants, la Fédération nationale de la Libre Pensée, la Ligue de l’Enseignement, l’Union rationaliste et la Ligue des Droits de l’Homme et divers intervenants ont pu échanger sur le thème de la Laïcité et des libertés publiques.

- la tribune de la matinée
Sous la présidence de Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée, ont pris la parole :
- Michel Godicheau : Commission « Droit e t Laïcité » de la Libre Pensée

- Jean Baubérot : Sociologue des religions
- Jean-Michel Ducomte : Président de la Ligue de l’Enseignement

- Mohammed Moussaoui : Président de l’Union des Mosquées, Président d’honneur du Conseil Français du Culte Musulman

- Philippe Portier : Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
- Claire Serre-Combe : Porte-parole d’Osez le Féminisme
Sous la présidence de Pierre Tournemire, vice-Président de la Ligue de l’Enseignement :

- la tribune de l’après-midi
- Christophe Habbas du Grand Orient de France, représentant le Grand Maître Daniel Keller

- Françoise Olivier-Utard de l’Union rationaliste
-

- Patrice Rolland : Professeur agrégé de droit public (GSRL)
-

- Michel Tubiana : Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme
-

- Jean-Louis Bianco : Président de l’Observatoire de la laïcité
-

- Un débat avec la salle a eu lieu à la fin auquel les différents intervenants ont pu répondre.

- la salle
Notre ami Henri Pena-Ruiz a été empêché de venir au dernier moment pour des raisons personnelles.
Les Actes de ce colloque seront publiés prochainement. Les personnes désireuses de les commander peuvent s’adresser à la Librairie de la Libre Pensée « marina.librairielp@wanadoo.fr »
Pune, Kuala Lumpur, Delhi, Paris, Riyad, Kolhâpur, Copenhague, Dacca …
Pune, Kuala Lumpur, Delhi, Paris, Riyad, Kolhâpur, Copenhague, Dacca …
L'Association internationale de la Libre Pensée défend sur tous les continents la liberté de conscience et d'expression. Elle manifeste sa profonde solidarité avec toutes les victimes de la répression religieuse. Elle appelle les opinions publiques de tous les pays à se mobiliser pour la défense de la (...)
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Pour Jean Calas, victime de l’injustice royale, victime de l’obscurantisme religieux, victime « d’un climat d’obsession de haine ».
Pour Jean Calas,
victime de l’injustice royale,
victime de l’obscurantisme religieux,
victime « d’un climat d’obsession de haine ».
253 ans après, La fédération départementale de la Haute-Garonne a participé à la journée d’hommage à la mémoire de Jean Calas, victime de la barbarie royale, victime de la folie religieuse. En présence de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, des conseillers municipaux de la ville, des représentants de la communauté d’agglomération, d’une descendante de Jean Calas, de l’association « Jean Calas, L’Europe nous regarde », des représentants du Grand Orient de France, prenant la parole devant des dizaines de Toulousains, David Gozlan, secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre Pensée, a rappelé que notre organisation, fille des Lumières, est au cœur de tous les combats contre l’obscurantisme, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Nous vous livrons son discours.
Citoyennes, citoyens,
Chers amis,
Monsieur le maire, mesdames et messieurs les élus,
Jean Calas. Jean Calas où la mort d’un chaînon de l’humanité. Quand la liberté de conscience n’est pas inscrite dans la constitution, notre propre conscience est assassinée. Et au nom de quoi ?
La justice royale, justice d’exception où les instructeurs condamnent avant d’instruire, où les charges s’appuient sur la rumeur et les clameurs, où les témoins directs sont coupables de ne pas pratiquer la religion d’Etat. La justice royale n’est alors que le bras armé de la religion catholique qui de la Saint Barthélémy à Vanini, étend son message d’amour au fil de l’épée et à l’ardeur des bûchers. Il ne s’agit pas simplement des erreurs judiciaires mais de la graine de la discorde, du rejet, de l’excommunication contenue dans le dogme. La justice est le produit des conditions politiques, et lorsque le pouvoir spirituel domine le pouvoir temporel, le fanatisme s’empare alors des hommes, de leur destin, de leur vie.
Calas à Toulouse, Servet à Genève, Le Chevalier De la Barre à Abbeville, Giordano Bruno à Rome, Dolet à Paris, victimes des Eglises, victimes de l’intolérance. Ceux sont les noms connus mais combien de femmes, d’hommes, victimes d’une justice royale qui n’avait de justice que le nom.
Voilà pourquoi ici à Toulouse, depuis maintenant plus de dix ans la fédération départementale de la Libre Pensée de Haute-Garonne rend un hommage appuyé à Calas mais aussi à Cesare Vanini. Toulouse libérée du dogme fait par ce rassemblement écho aux mots de Voltaire : « Cet écrit sur la tolérance est une requête que l'humanité présente très humblement au pouvoir et à la prudence. Je sème un grain qui pourra un jour produire une moisson. Attendons tout du temps, de la bonté du roi, de la sagesse de ses ministres, et de l'esprit de raison qui commence à répandre partout sa lumière. »
Et aujourd’hui, à l’heure où les Droits de l’Homme devraient éclairer les gouvernants, qui sont les nouveaux Calas ? Raif Badawi torturé et emprisonné par une théocratie pour délit de Blasphème. Délit moyenâgeux. Ne pouvons-nous pas espérer une intervention forte de nos gouvernants auprès de l’Arabie Saoudite pour abandonner les charges retenues contre Raif, pour obtenir sa libération ? L’Association Internationale de la Libre Pensée dont fait partie la Libre Pensée présente dans plus de quarante pays interpelle les gouvernements. Il ne peut y avoir d’autre Jean Calas, Libérez Raif badawi !
Chers amis, citoyennes, citoyens,
La semaine dernière lors d’une émission sur France Culture, Robert Badinter déclare à propos du contexte de l’affaire Calas: « Nous sommes dans un climat d’obsession de haine envers les Protestants. (…) Cette haine des catholiques envers les protestants n’a jamais cessé, elle est toujours vivace.»
Plus de 250 ans plus tard, à l’aune de l’affaire Calas, chaque citoyen peut s’interroger ? Qui sont les Calas de 2015 ? Contre qui est développé, ici en France, un « climat d’obsession de haine » ?
Qui est visé ? Celui que l’on désigne comme musulman avant de le reconnaître comme citoyen, celui que l’on somme de s’expliquer, de s’excuser, d’expier pour des actes qu’il n’a pas commis. Le lynchage médiatique, initié par des experts auto désignés, entretenu par certains politiques, cible une catégorie de la population la livrant à la vindicte populaire. Que cherchent-ils ?
C’est bien contre les citoyens de confession musulmane qu’un système de pensée, étranger à la République et à la démocratie se dresse. Combien faudra-t-il de générations pour que ces enfants des cités ouvrières soient considérés comme des citoyens à part entière ?
Citoyennes, citoyens, chers amis,
Il n’y a pas d’ennemi intérieur. L’ennemi c’est le cléricalisme qui vit dans un passé révolu, l’ennemi ce sont les affidés de Pétain, Maurras, Doriot et Déat qui par opportunisme, bêtise construisent une France des Provinces, des terroirs, l’ennemi sont les praticiens du choc des civilisations qui instrumentalisent les religions pour en faire des communautés. La République, ce n’est pas le communautarisme, ce n’est pas le droit à la différence mais l’égalité des droits.
Voilà pourquoi, la loi de 1905 garantissant la liberté de conscience,
• permettant à chacun de croire ou ne pas croire,
• permettant aux religions de ne pas voir l’Etat s’insinuer dans leurs affaires d’argent, de formation, de dogme,
• permettant à l’Etat de ne pas voir les religions l’infiltrer, le ronger, saper l’autorité des représentants de la République.
Doit être appliquée.
Les pourfendeurs de la Loi de 1905 avance l’argument qu’il y aurait une nouvelle religion en France, l’Islam, donc une nouvelle donne. Quelle méconnaissance ou quelle tromperie ! En 1905, il y avait trois départements français majoritairement musulmans avec pas moins de 10 millions musulmans. Autant dire qu’il y en avait plus qu’aujourd’hui. Les nationalistes algériens étaient d’ailleurs pour l’application de cette loi.
Pour notre part, la Fédération nationale de la Libre Pensée, initiatrice et architecte de la Loi de 1905, nous considérons que le respect et la promotion de cette loi permet la concorde. Nous le dirons haut et fort le samedi 5 décembre 2015 dans les rues de Paris.
Alors, Oui cette loi, 253 ans après le martyr de Jean Calas, 110 ans après 1905, cette loi doit non seulement être promue, défendue mais elle doit aussi être appliqué. Le sens de l’Histoire est d’aller vers le Progrès, l’émancipation des Hommes, sans que nous fixions le supplicié de la Place Saint-Georges comme une perspective.
La Laïcité ne constitue pas ni la nouvelle religion, ni la nouvelle spiritualité du XXIème siècle, mais une garantie de la Liberté de conscience, d’expression, un rempart contre les fanatismes. Sachons la préserver, comme nous préservons la mémoire du martyr de Jean Calas, victime de l’intolérance, du dogme, d’être un étranger dans son propre pays.
Ecrasons l’infâme, à bas la calotte et vive la sociale !
Je vous remercie.
Discours de JP Chevènement 23 11 1997 à Strasbourg
Télécharger « Discours de JP Chevènement le 23 11 1997 à Strasbourg.doc »
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DOIT-ON ASSIGNER DES LIMITES A LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE ?
DOIT-ON ASSIGNER DES LIMITES A LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE ?
par

SAMEDI 18 AVRIL - de 10 h 00 à 18 h 00CAMON Salle Gilbert Capron(15, rue Lucie Aubrac)
Participation : 20, 00€
10, 00 € pour les étudiants et les demandeurs d’emploi)}inscription préalable obligatoire
DOIT-ON ASSIGNER DES LIMITES A LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE ?
Avec :
Pierre CHARTIER - Professeur de lettres à l’Université Diderot Paris 6 « La science et les lumières »
Jean Louis FISCHER - Membre de l’Académie Internationale de l’Histoire des Sciences « Des limites à la recherche scientifique et médicale »
Catherine DRAPERI - Professeur de philosophie, UPJV - « Des fondements théologiques de la bioéthique à sa sécularisation »
Jean Sébastien Pierre - Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée - Quelles sont les entraves à la liberté de la recherche ?
INSCRIPTION OBLIGATOIRE (à adresser à : Libre Pensée 80 231, rue Lemerchier 80000 AMIENS)
Nom, prénom, commune de résidence, département :
………………………………………………..………………………………………………..………………………………………………..
Mail : ………………………………………………..@.............................. tél : ………………………………………………..
Frais de participation au colloque du 18 avril 2015 : 20,00 € par personne (10,00 € pour les demandeurs d’emploi et les étudiants) comprenant la participation, le buffet, le dossier de présentation.
Chèque(s) à joindre à l’ordre de Fédération de la Libre Pensée de la Somme. Une confirmation d’inscription vous sera adressée. Pour toute information complémentaire : 06 10 58 58 99
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