Une victoire en trompe- l’œil !
Rien n’est réglé, tout est encore devant nous !
LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
La plus ancienne association laïque de ce pays: - Absolue liberté de conscience! NI DIEU NI MAÏTRE !VIVE LA SOCIALE!
<<Juridiquement improbable, économiquement déraisonnable, politiquement inacceptable, le SNU ne peut qu’appeler une entière réprobation de notre part.
C’est pourquoi nous disons et dirons inlassablement
« Non au SNU ».
|
FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Pour modifier votre abonnement, cliquez ici. |
Irelp
Gestionnaire de la Bibliothèque d'Entraide et Solidarité
204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris
e-mail : irelp@laposte.net
Communiqué
La Libre Pensée et la Guerre d’Algérie
Charles Maurras parlait de « divine surprise » quand Pétain prit le pouvoir, grâce à l’abdication de la IIIe République.
Faut-il parler de «divine surprise » à nouveau quand de sombres manœuvres électorales ont permis la constitution d’un groupe parlementaire puissant du Rassemblement national ?
Surprise qui, à défaut d’être divine, ne manquera pas d’embarrasser nombre de ses acteurs et de ses complices.
Avant les élections, il était prévu un rassemblement à la gloire de l’Algérie française dans la ville de Perpignan. Jusque-là, rien d’époustouflant.
Mais l’actualité parlementaire donne un relief nouveau à ce rassemblement.
Il y a et il y aura beaucoup à dire. Contentons-nous de quelques rappels.
L’Algérie française commence par des massacres dès 1830 et par un parjure. Alors que la convention de capitulation du 5 juillet 1830 garantit « aucune atteinte » aux activités de la population, moins de deux mois après, l’arrêté du 8 septembre 1830 du maréchal Clauzel exproprie les biens habous (qui servaient à financer les activités religieuses et qui formaient la moitié des terres arables). La colonisation peut commencer. Elle ne peut commencer que par un vol et par un parjure. Elle est belle, la parole de la France.
Nous allons entendre des cris d’indignation. Ils sont mérités à défaut d’être tous sincères.
Le général Lamoricière (1806-1865) grand massacreur d’Algériens lors de la conquête et, également massacreur d’ouvriers en juin 1848, que l’on peut considérer comme un criminel de guerre, possède à son nom une avenue à Paris et un groupe scolaire. Mme Hidalgo et sa majorité n’ont jamais jugé utile de donner le nom de Robespierre à un lieu public parisien parce que Robespierre est « un personnage controversé » (B. Delanoe). Mais Mme Hidalgo et sa majorité conservent bien pieusement le nom de Lamoricière à l’avenue et au groupe scolaire du XIIe arrondissement.
Quel crédit accorder aux protestations émues qui ne vont pas tarder ?
Comment ne pas rappeler que les massacres de Sétif et de Guelma du 8 mai 1945 contre des manifestants algériens (on ignore toujours le nombre exact de morts, estimés à plusieurs dizaines de milliers) ont été perpétrés par une armée aux ordres d’un gouvernement tripartite MRP (démocrates-chrétiens), PCF, SFIO (socialistes) dirigé par le général de Gaulle ? Toutes les références actuelles à un gouvernement d’union nationale « comme en 1945 » ne peuvent occulter qu’il s’est agi d’un gouvernement qui, entre autres, a massacré les Algériens. Pire, ces références jettent une teneur lugubre : contre qui, cette « union nationale » ?
Comment ne pas rappeler la célèbre déclaration de François Mitterrand, ministre de la Justice en 1954, « l’Algérie c’est la France ; la seule négociation c’est la guerre », le même Mitterrand qui envoya à la guillotine nombre de militants indépendantistes, à commencer par le communiste Yveton ?
Comment ne pas rappeler le vote des pouvoirs spéciaux par les députés PCF et SFIO au gouvernement Guy Mollet en 1956 qui donna pleins pouvoirs aux parachutistes pour briser la bataille d’Alger ? Qui a donné le cadre juridique permettant les tortures et la mort ?
Chacun son héritage, chacun son passé.
Pour sa part, la Libre Pensée s’honore que, par exemple, lors de son Congrès national, tenu à Niort en 1954, une délégation officielle composée d’André Lorulot, de Jean Cotereau, de Vignaud et de Ange Dechézelles, président de la Libre Pensée d’Alger, se rend au domicile de Messali, le fondateur du nationalisme algérien, assigné à résidence à Niort, lui adresse son soutien et déclare « Nous sommes pour la liberté des peuples ».
Il faut assumer, il faudra assumer.
L’actuel ministre de la Justice, M. Dupont-Moretti, et ses proches trouvent bien des attraits aux députés qui organisent le rassemblement de Perpignan.
Vont-ils, dans leur peur effrénée de voir la présidence de la commission des Finances tomber dans des mains impies, faire le pèlerinage de Perpignan ?
Poursuivront-ils leur opération de charme jusqu’à Perpignan ? Ou pousseront ils des cris indignés devant la glorification de putschistes et de factieux ? Mais alors pourquoi avoir cherché à composer avec les députés nostalgiques des putschistes et des factieux ?
Par quelque bout que l’on prenne le problème, Dupont-Moretti et ses proches sont piégés. Il peut se consoler en se disant qu’il n’est pas le seul à avoir trouvé ou à trouver des qualités à la colonisation.
Nous lui laissons, nous leur laissons cette peu recommandable consolation.
Pour en savoir plus, lire L’Idée libre n° 337, Dossier : L’indépendance de l’Algérie.
Paris, le 27 juin 2022.
Programme détaillé des journées d'étude des 15 et 16 octobre 2022
s'inscrire aux journées d'étude des 15 et 16 octobre 2022
Télécharger le bulletin d'adhésion à l'IRELP
bulletin de commande des actes du colloque sur les 150 ans de la Commune de Paris
Présentation de l'IRELP - version française Présentation de l'IRELP - Versión en español Présentation de l'IRELP - english version
S'abonner à Recherches & Etudes - Présentation du N°13 de Recherches & Etudes

Une victoire en trompe- l’œil !
Rien n’est réglé, tout est encore devant nous !
(...)
La Libre Pensée rappelle son communiqué du 20 juin 2022, au lendemain de la déroute électorale, politique et morale du macronisme : « La Libre Pensée n’a pas été observatrice de cette situation. Elle a agi sur son propre plan. Elle a combattu pour la restauration de la Démocratie en interpellant les candidats sur la nécessité de l’abrogation de la « Loi Séparatisme ». En agissant ainsi, elle a posé la question du lien de confiance entre Élus et mandatés. Un certain nombre de candidats nous ont répondu. Cette question est donc posée publiquement, elle fait d‘ailleurs partie intégrante du programme de la NUPES. Il s ‘agira donc de la mettre en œuvre le plus rapidement possible ; ainsi que l’abrogation des lois destructrices des droits et libertés démocratiques. »
Une seule solution :
L’abrogation de la Loi « Séparatisme » !
LIRE L'ARTICLE INTEGRAL:
https://www.fnlp.fr/wp-content/uploads/2022/06/Une-victoire-en-trompe-loeil-.pdf

Emission du dimanche 12 juin 2022
Chères auditrices, chers auditeurs, Bonjour. Au micro Christophe Bitaud, vice-Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. J’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui Monica Jornet pour parler de l’Espagne rouge et noir.
Télécharger le communiqué:
FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
|
La déroute de la macronie aux Législatives de 2022 Il n’aura pas fallu attendre longtemps après les élections présidentielles pour que, selon la formule d’Auguste Comte (et non de Charles Maurras qui la lui a volée honteusement), le pays réel se rappelle au pays légal. La défaite cinglante d’Emmanuel Macron est caractérisée par quatre éléments fondamentaux : ● Le « parti » du Président (même avec Lire plus … . |
|
FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
|
Sur le blog MEDIAPART de la Libre PenséeC’est sous le titre « Qui en veut aux catholiques ? » qu’un plumitif sans renom Marc Eynaud qui officie dans Boulevard Voltaire (Impasse Charles Maurras aurait été un meilleur sobriquet), s’en prend à la Libre Pensée et aux libres penseurs.[lire plus...]
|
L’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE
Dans un mois, l’Algérie fêtera le soixantième anniversaire de son indépendance. Cent-trente-deux ans de colonisation française prirent fin le 5 juillet 1962. Ils laissent derrière eux un très lourd héritage dans la conscience nationale algérienne : l’humiliation permanente des peuples d’Algérie par le colonisateur ; la spoliation des populations du pays ; la répression féroce qui s’est abattue continuellement sur les partisans de l’indépendance, devenue aux yeux du plus grand nombre la seule issue possible ; les crimes de guerre qui ont ponctué cette longue et douloureuse période au cours de laquelle les principes universalistes d’émancipation venus de la Révolution française ont subi d’incessantes violations.
Il ne s’agit pas pour L’Idée Libre de revenir en détail sur la guerre d’indépendance de 1954 à 1962 : nombre d’ouvrages en présentent le dénouement difficile au terme d’un déroulement complexe, où s’enchevêtrèrent guerre civile et luttes fratricides entre Français et entre Algériens. La revue a davantage pris le parti de montrer que la colonisation de peuplement d’une extrême violence de l’Algérie a suscité, dès l’origine, la résistance des peuples composant ce pays. Naturellement, elle évoque des hommes et des organisations qui luttèrent contre la présence française et pour l’indépendance du pays. Elle n’ignore pas non plus la vaine mais belle tentative d’Albert Camus et des libéraux d’Algérie de trouver une issue d’un autre ordre.
Ce numéro aborde aussi certains aspects plus spécifiques de la colonisation française, tantôt pour l’Algérie, tantôt pour la France. En particulier, les libres penseurs ne pouvaient laisser dans l’ombre la question religieuse ni oublier les conséquences politiques de l’indépendance. En dépit des termes de son article 43, la séparation des Églises et de l’État n’a pas été étendue à l’Algérie alors même que les partisans de l’indépendance en ont très tôt demandé le bénéfice pour des millions de musulmans. De même, il a paru utile d’éclairer le débat sur les institutions de la Cinquième République en rappelant que celle-ci est née de la guerre d’indépendance.
Nous remercions les belles plumes qui nous ont aidés.
Dominique GOUSSOT


Attention! Pour des raisons techniques, ce numéro de l’Idée Libre ne sera disponible
qu’à la fin du mois de juin
|
FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
|