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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

LA REMUNERATION DU CLERGE CATHOLIQUE EN GUYANE: Une entorse à la laïcité, et une atteinte au principe de la libre administration des collectivités

26 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

Rémunération du clergé en Guyane

Message de Alain Tien Long,
Président du Conseil général de la Guyane

Ne pouvant être présent au Congrès national de la Libre Pensée, il nous apporté ses meilleurs sentiments et a souhaité que ce texte soit porté à la connaissance des délégués du Congrès. Reçu trop tard, nous le rendons public aujourd’hui.

Nous remercions le Président Alain Tien Long de cette marque de sympathie.

Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée
 
* * *
LA REMUNERATION DU CLERGE CATHOLIQUE EN GUYANE:

Une entorse à la laïcité, et une atteinte au principe de la libre administration des collectivités



Quel étrange destin que celui de la Guyane de se voir imposer encore aujourd'hui au XXIème siècle,  une ordonnance royale du 27 août 1828 prise par Charles X, monarque de la Restauration sans doute le plus réactionnaire face aux acquis de la Révolution Française de 1789. C'est, en effet, cette ordonnance relative au «  gouvernement de la Guianne française » qui autorise, sur cette partie du territoire de la République en outre-mer, la rémunération des prêtres du clergé catholique pour  (selon la formule utilisée ) « leur permettre d'être entouré de la dignité convenable » ...
 
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L’instrumentalisation de l’Islam est une violation de la laïcité

17 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

-        COMMUNIQUE DE PRESSE  

L’instrumentalisation de l’Islam

est une violation de la laïcité

 

Il semble évident que l’échec du gouvernement à faire vivre « l’esprit du 11 janvier », c’est-à-dire l’instrumentalisation politique d’une indignation légitime au profit d’une politique d’union nationale  avec le MEDEF et l’Union européenne pour liquider les acquis sociaux et d’union sacrée avec les religions pour développer le communautarisme, conduit à une énième tentative d’instrumentaliser  l’Islam contre la laïcité de  l’Etat et contre la loi de 1905.

 

Dans le grand orchestre communautariste,

chacun joue de son instrument

 

D’un côté, on voit Manuel Valls, Premier ministre PS de son état, se dépenser sans compter pour contrôler l’Islam à son profit gouvernemental. Le  ministre s’est donc rendu  le 3 mars 2015 à Strasbourg, en terre concordataire, pour rencontrer les étudiants et les enseignants du diplôme « Droit, société et pluralité des religions » à destination des futurs imams.

 

Le message est clair : « il faut un Islam DE France, républicain et laïque ». C’est-à-dire une religion musulmane qui correspondrait aux voeux du Pouvoir politique. Une « religion laïque », c’est tenter de nous refaire le coup des « bonnes sœurs communistes », c’est le non-sens absolu. Vouloir la peindre en tricolore, c’est le syndrome des célèbres publicités d’antan pour les peintures Ripolin. L’Islam, comme toute conviction, a sa place EN France. Le vouloir DE France, c’est la nostalgie des colonisateurs qui voulaient une religion à leur mesure, bien de chez eux. C’est la nostalgie des « petits blancs » du Code de l’indigénat et de «l’Algérie Française »…

 

Dans le même esprit, le Préfet des Yvelines a créé le Conseil des institutions musulmanes des Yvelines (CIMY), le 16 juin en préfecture.  Il s’agit de constituer une « représentation » de l’Islam au goût du Gouvernement et qui dialoguera « utilement » avec les pouvoirs publics. C’est-à-dire une représentation religieuse aux ordres du Pouvoir politique.

 

Ce n’est pas à l’Etat, ni aux pouvoirs publics, de décréter ce qui relève du « bon »Islam ou du mauvais, du « bon » musulman ou du mauvais, de l’assimilisationnable ou du non-intégrable. Cela relève d’une démarche concordataire et bonapartiste d’ingérence dans le religieux. Ceci est totalement contraire aux principes de Séparation des Eglises et de l’Etat.

 

L’Etat chez lui, la religion chez elle !

 

 

L’instrumentalisation de l’Islam  est une violation de la laïcitéQuand le maire Front National de Mantes-la-Ville dans les Yvelines préempte un local qui a déjà été vendu à une association musulmane pour construire une mosquée, on n’est plus dans la laïcité, on est et demeure dans la xénophobie. Cela n’a qu’un but : empêcher les musulmans d’acquérir à leur frais propres (600 000 euros) un lieu pour leur culte. Dans ce cas précis, c’est l’association cultuelle musulmane qui respecte la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, c’est le Maire de Mantes-la-Ville qui la bafoue.

 

Les religions comme les associations, quelles qu’elles soient, doivent pouvoir s’organiser librement, selon leurs principes, comme le prévoient les lois de 1901 et de 1905. Les ingérences de tout  pouvoir politique dans les religions et les associations sont inacceptables et contraires à la démocratie.

 

Forcer les convictions de quelqu’un

est contraire à la République et à la Démocratie

 

Autre épisode de quelqu’un qui joue du violon au grand bal du communautarisme : Le Maire de Chalon-sur –Saône qui entend supprimer les repas de substitution quand il y a du porc à la cantine. Ce sont clairement les musulmans qui sont, une nouvelle fois, visés par cette mesure.

 

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la demande en référé d’une association musulmane UNIQUEMENT au motif qu’il n’y avait pas urgence à statuer. La mesure d’interdiction n’étant pas encore appliquée. Monsieur Platret,  Maire LR-ex-UMP, a bien tort de se réjouir aussi bruyamment de sa prétendue « victoire ».

 

Dans ses motivations, "la juge concède que la restauration scolaire est un service facultatif, mais elle relève que les collectivités doivent veiller à ne pas priver certaines catégories de familles de la possibilité d'y accéder pour des considérations liées à leurs opinions religieuses ».

 

Dans ce cas précis aussi, c’est le Maire qui viole un principe fondamental en République : nul ne peut être contraint dans ses opinions. C’est le principe même du respect de la liberté de conscience (Article Premier de la loi de 1905) qui est ainsi bafoué. Forcer des enfants à manger (ou les obliger de s’abstenir de manger) ce qu’ils ne veulent pas est une violation de la laïcité, qui, elle,  permet à chacun de vivre selon ses convictions «  à condition qu’elle ne trouble pas l’ordre public ». Où est le « trouble à l’ordre public » quand un enfant ne veut pas manger de porc ? Notons que les repas avec poisson imposé le vendredi n’ont jamais choqué ces prétendus « laïques » !

 

De la même manière qu’il est scandaleux de forcer un végétarien à manger de la viande, il est inadmissible de forcer quelqu’un à manger un aliment qui lui contrevient, pour quelles que raisons que cela soit. Ajoutons que l’on ne cesse de nous parler de morale à l’Ecole. Où est la morale quand on s’en prend à des enfants ?

 

Défendre la laïcité, c’est exiger l’abrogation de la loi Debré !

 

Il est piquant de constater que tous les ci-devant dont la Libre Pensée a cité les noms dans ce communiqué, sont tous des chauds partisans du financement public des religions et de l’enseignement catholique, légalisé entre autres par la loi Debré du 31 décembre 1959.  Tous partisans aussi de la présence des crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République.

 

Les authentiques partisans de la laïcité et de la défense de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, manifesteront à Paris le 5 décembre 2015 avec la Libre Pensée. Gageons qu’on n’y rencontrera pas les  faux « laïques », mais vrais calotins qui n’ont comme seule préoccupation « laïque » que de stigmatiser toujours plus les musulmans.

 

Avec la Libre Pensée :

Manifestons ensemble pour la défense de la loi de 1905 !

Paris, place de la République, à 15H, le 5 décembre 2015

 

 

L’instrumentalisation de l’Islam  est une violation de la laïcité

Paris, le 17 août 2015

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VIDEO: Le colloque « Laïcité et libertés publiques » du 21 Mars 2015

16 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

        OUVERTURE PAR CHRISTIAN EYSCHEN,                                     INTERVENTION DE MICHEL GODICHEAU                  V-P DE LA FNLP                                                                                                  POUR LA FNLP

 

        

 

 

 

 

 

 

                                                                          TOUS LES INTERVENANTS

Le colloque « Laïcité et libertés publiques » du 21 Mars 2015

https://www.youtube.com/channel/UCCLNdYtCSae8WgQCfciLIpQ

Le colloque « Laïcité et libertés publiques » du 21 Mars 2015

Le colloque « Laïcité et libertés publiques » du 21 Mars 2015

 

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Hiroshima, Nagasaki : quand le feu nucléaire visait à ordonner le monde

13 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

Hiroshima, Nagasaki : quand le feu nucléaire visait à ordonner le monde
jeudi 6 août 2015 par  federation nationale

 

Cet article est paru dans la Raison de Juillet 2013. Nous le publions « au fil de la plume » à l’occasion de cette date anniversaire ou des milliers de japonais périrent au nom du nouvel ordre mondial.

’Tout au long de l’histoire, on peut dire que l’influence politique des nations est allée de pair avec leur puissance militaire.’ - Henri Kissinger, A la Maison-Blanche (1968-1973)




Le 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques sont lâchées sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, au cœur des deux villes. En quelques secondes, des milliers de vies furent fauchées. Soixante huit ans après, la société japonaise reste profondément marquée par cet acte de barbarie, inventant une culture jouant sur les frayeurs du nucléaire et de la guerre, exhortant les dirigeants à ne plus développer une politique militaire impérialiste (ce qui est contraire à leur Constitution), se culpabilisant de ce mauvais sort quand le spectre de la catastrophe nucléaire ressurgit suite au désastre de Fukushima. De leur côté, l’administration américaine rappelle fréquemment qu’en matière militaire, elle a les capacités, de et elle est capable de, ce dont personne ne semble douter.

On peut toujours se rassurer en énonçant ce grand principe de paix universel : ’l’arme nucléaire ne sera pas utilisée sinon ils nous renvoient à l’âge de fer’ et dans le ’nous’ il y a eux, les détenteurs de l’arme atomique. Pourtant, nul n’est rassuré. C’est la puissance de destruction exercée à Hiroshima et Nagasaki qui développe cette angoisse.

Plus de 130 000 morts en quelques secondes…

Les deux bombes tuent sur le coup respectivement 75 000 personnes à Hiroshima, et plus de 60 000 à Nagasaki. Les radiations et les blessures poursuivront leur macabre œuvre en décimant dans les même proportions ceux qui ne sont pas morts sur le coup. Le 8 août 1945, le journal Le Monde titrait : ’Une révolution scientifique’, sans commentaire.

Dans le palmarès de l’horreur, il semble difficile de comparer les 300 000 morts de Dresde (bombardements qui ont duré près d’une semaine sans répits) ou ceux de février mars 1945 de Tokyo où 100 000 femmes, enfants et hommes perdirent la vie. Pourtant, Hiroshima et Nagasaki constituent l’apogée d’une politique de terreur par le recours systématique aux bombardements, la mort se donne de loin, ce qui fera dire encore des années plus au pilote de l’Enola Gay, le bombardier qui a transporté et lancé la bombe, « nous étions en guerre, nous avons fait notre travail. »

Qu’est-ce qui peut justifier l’horreur ? Etait-il nécessaire de lancer deux bombes atomiques sur le Japon ? En août 1945, les Japonais n’étaient-ils pas prêts à se rendre ? Pour galvaniser les troupes avant le débarquement de Normandie, Dwight D. Eisenhower leurs a déclaré : « Nous n’accepterons que la victoire totale ». Ce qui est passé dans l’histoire comme un discours martial entraînant et positif, n’en reste pas moins la ligne de conduite des opérations militaires de la fin de cette Seconde guerre mondiale. Tous les moyens justifiaient l’écrasement de l’ennemi, même de celui qui ne s’était pas ouvertement déclaré.

Les Japonais subirent quant à eux les pluies incessantes des bombardiers américains, en effet, les batailles d’Iwo Jima et celle d’Okinawa ont ouvert les portes maritimes et aériennes vers l’ensemble de l’archipel nippon. Les batteries ant-aérienne japonaises ne touchant que peu de bombardiers, c’est un flux incessant de ces engins de morts qui survolent la capitale Japonaise. Un incendie permanent détruit ainsi des quartiers entiers de Tokyo, les pilotes américains se guidaient vers la ville grâce à l’intensité de l’incendie visible à 250 kilomètres. Des survivants raconteront que le feu les poursuivait tel un monstre. L’impact de ces bombardements sur le gouvernement japonais fut immédiat, le mur du Pacifique était tombé, ils pensaient déjà à la reddition.

Le désespoir des kamikazes ne correspond qu’aux derniers soubresauts d’un impérialisme japonais qui se savait vaincu. Beaucoup y ont vu une forme d’honneur, rappelant le traditionnel seppuku des samouraïs pour l’empereur, au nom de l’empereur, mais tous savaient que le Japon avait perdu la guerre.

Dans un de ces ouvrages, l’historien américain, Howard Zinn revient sur ce fait :

’Nous savons aujourd’hui avec certitude qu’une invasion du japon n’était pas nécessaire pour mettre fin à cette guerre. Le Japon était battu, en pleine détresse, prêt à se rendre. Le U.S. Strategic Bombing Survey, qui interrogea 700 militaires et responsables politiques japonais après la guerre, parvint à cette conclusion : ’Se fondant sur une analyse détaillé des faits, étayée par les témoignages des responsables japonais survivants, la commission d’enquête est persuadée que, certainement avant le 31 décembre 1945 et, en toute probabilité, avant le 1er novembre de la même année, le Japon aurait capitulé même si la bombe atomique n’avait pas été larguée, même si la Russie n’était pas entrée en guerre et même si aucune invasion n’avait été planifiée ou envisagée. [1]

Tuer pour sauver des vies ?

L’administration américaine le savait, mais usait d’un argument qui semble imparable auprès de sa propre opinion publique, de son économie tournée vers la guerre. Lancer deux bombes atomiques sauverait la vie de jeunes américains, certes au détriment de milliers de vies japonaises, communément appelé dans la propagande américaine « la vermine japonaise ». Le 9 août après avoir rasé Nagasaki, Truman devait s’adresser en ces termes à la Nation américaine :

’Nous avons mis au point la bombe et nous nous en sommes servis. Nous nous en sommes servis contre ceux qui nous ont attaqués sans avertissement à Pearl Harbor, contre ceux qui ont affamé, battu et exécuté des prisonniers de guerre américains, contre ceux qui ont renoncé à obéir aux lois de la guerre. Nous l’avons utilisée pour raccourcir l’agonie de la guerre, pour sauver des milliers et des milliers de vies de jeunes Américains. [2]’ Trois jours avant Hiroshima n’existait plus, sur les mêmes ondes, il annonçait : ’Nous avons gagné.’

Nous ne reviendrons pas sur les lois de la guerre qui demeurent l’éternel chiffon que l’on agite pour exciter les haines et les rancœurs. La menée de la guerre n’a pas de loi. La guerre n’a qu’une loi : battre l’adversaire. Déjà dans son discours, Truman reconnaît dans l’accélération de ’l’agonie de la guerre’ la défaite imminente du Japon. Il ne finira pas de se justifier durant les années suivantes d’utiliser les vies américaines sauvées par cette décision, comprenant que son nom restera attaché à deux actes de barbarie inédits plus qu’à l’avènement de la paix.

Ainsi, les chiffres les plus fantaisistes sont évoqués : ’Tout au long de sa présidence, Harry Truman affirma que les destructions d’Hiroshima et de Nagasaki avaient sauvé un quart de million de vies humaines, mais, après la fin de son mandat, il commença à jongler avec les chiffres. Les journalistes qui écrivirent les ’Mémoires’ du Président citèrent, dans leur première version, le chiffre d’un demi-million de pertes (américaines et alliées), dont au moins trois cents mille morts. A la sortie du livre, en 1955, le total était passé à un demi-million de vies américaines sauvées et, en certaines occasions, Harry Truman alla jusqu’à parler d’un million. Le chiffre mythique d’un demi-million avait bien pu apaiser la conscience de Truman ; mais, d’autres acteurs, non directement impliqués dans ce jeu, allaient l’utiliser à des fins beaucoup plus explicites. Winston Churchill avait ses propres raisons, liées aux perspectives de guerre froide, pour pratiquer l’escalade : Hiroshima et Nagasaki, selon lui, avaient sauvé un million deux cent mille [vie]. L’homologue britannique de Curtis Le May, le maréchal Sir Arthur Harris, surnommé bomber, confident de Churchill et exécutant de la destruction de Dresde, alla même jusqu’à parler de trois à six millions de pertes évitées. [3]

Les victimes japonaises n’ont pas le droit de cité dans cette macabre jonglerie de chiffres, attendant le déferlement de feu. Et pourtant, le matin du 6 aout 1945, quand le bombardier décolle avec dans son ventre cette bombe, indécemment surnommée Little Boy (Petit Garçon), d’autres raisons plus politiques assoient la décision du Président et de l’état major américains.

Staline s’était engagé à entrer en guerre contre le Japon dès le 8 août 1945, soit 90 jours après la fin du conflit en Europe, le temps de réorganiser ses troupes. Il est possible que l’engagement n’engage que celui qui y croit. Cependant, une première bombe le 6 août et une seconde le 9, marquent la mesure. Déjà, lors des conférences Yalta et Postdam, l’utilisation d’une nouvelle arme plane au-dessus des relations entre les protagonistes desdites conférences, la course au nouvel armement est lancée. Le secrétaire d’Etat américain James F. Byrnes se disait ’extrêmement soucieux d’en finir avec les Japonais avant que les Russes s’en mêlent.’

Les Japonais allaient se rendre

Russes, Britanniques et américains, tous savent que les japonais étaient prêts à se rendre. ’Le 13 juillet 1945, trois jours avant le succès du premier essai atomique au Nouveau-Mexique, les Etats-Unis avaient intercepté un message codé adressé par Togo, le ministre des Affaires étrangères japonais, à Sato, son ambassadeur à Moscou, lui conseillant de demander aux Soviétiques d’intercéder en leur faveur et lui signifiant que le Japon était prêt à mettre fin à la guerre pour peu qu’on ne lui impose pas une reddition sans conditions. Le 2 août, le ministère des Affaires étrangères fit parvenir un autre message à l’ambassadeur japonais à Moscou : ’Il ne reste plus que quelques jours pour parvenir à un accord qui puisse mettre fin à la guerre. [...] Quant aux termes définitifs de l’accord, [...] notre intention est de faire de la déclaration de Postdam [qui appelait à une reddition sans conditions] la base de notre réflexion sur ce sujet.’ [4]

Quelques historiens américains, ne pouvant nier le fait que l’administration américaine savait dès Juillet 1945 que les Japonais étaient prêts à se rendre, justifient l’utilisation de l’arme atomique par la seule condition sur laquelle les Japonais ne semblaient pas vouloir revenir. Quelle est cette condition qui justifierait d’exterminer des centaines de milliers de personnes, de poursuivre une guerre qui avait déjà décimé tant de jeunes gens, tant de familles ? Quelle est donc cette condition si inacceptable aux yeux des géants du nouvel ordre mondial de Yalta-Postdam ?

’L’unique condition des Japonais était qu’on acceptât de respecter le caractère sacré de la personne de l’Empereur, considéré par le peuple japonais comme un personnage d’essence divine. [5]’ Qui peut comprendre le refus des Américains de s’asseoir à une table pour parler de la paix avec les Nippons ? D’autant plus qu’un Empereur infaillible qui signe la reddition de son pays, qui a perdu la guerre, qui a vu son pays à feu et à sang, est-il toujours aussi infaillible que cela ? Son pouvoir, aussi puissant soit-il, n’était-il pas terni par les années de guerre ?

Ce n’est, de fait, qu’un prétexte pour poursuivre, durant l’été 1945, la guerre, qu’un vague mobile pour faire tourner l’économie de guerre, enrichir les marchands de canons. A la fin de la guerre, les Américains, même en occupant une partie des îles japonaises, reconnaîtront la place de l’Empereur du Japon ; la continuité de l’Etat garantissait la stabilité relative d’un pays marqué par la peur de revoir se déclencher le feu nucléaire.

Double enjeu pour deux bombes.

L’enjeu était en fait double : en allant jusqu’à l’utilisation de l’arme atomique, le gouvernement américain indiquait à l’URSS qu’ils étaient les plus puissants, tout en sachant eux-mêmes que cela ne durerait qu’un temps. ’Dès le début, les grandes puissances avaient d’ailleurs déjà entrepris subrepticement de ’se voler’ les unes les autres. Churchill élaborait des plans pour ’éliminer l’URSS’, envisageant d’armer les troupes allemandes en déroute en vue d’une attaque surprise ’de manière à [lui] imposer la volonté des Etats-Unis et de l’empire britannique’, une suggestion que, semble-t-il, ses propres généraux ne prirent pas au sérieux. De leur côté, les Etats-Unis firent plus que simplement parler : leur décision d’utiliser l’arme nucléaire contre le Japon, en août 1945, était motivée, tout au moins en partie, par le désir de montrer à Staline la gigantesque force de destruction dont ils disposaient. [6]

Ecraser les peuples, dissuader toute volonté de résistance

Le deuxième enjeu, celui qui vertèbre la décision américaine, est la volonté d’indiquer à l’ensemble des peuples qu’un instantané de destruction est toujours possible, surtout contre celui qui oserait défier l’autorité américaine. Depuis 1944, les peuples se libérant du joug du fascisme cherchent à s’émanciper de la tutelle des impérialismes européens et américains, les peuples colonisés s’organisent sur la voie de l’indépendance. La guerre, formidable accélérateur de l’histoire, ouvre la voie à une prise de conscience et à des regroupements intolérables pour les impérialistes. En Grèce, en Yougoslavie, en France, en Chine, en Algérie, en Inde, en Afrique noire, des centaines de voix montent contre l’oppression politique et économique dont sont victimes les peuples. A ce titre, et osant la comparaison, le massacre de Sétif, en mai 1945, est un avertissement au peuple algérien qui voudrait prendre en main les rênes de sa destinée.

Il s’agit sous d’autres formes du même scénario qui a permis l’écrasement de la résistance grecque par les Britanniques alors qu’elle avait d’elle même chassé les régimes de collaboration au fascisme. Ainsi, la politique de bombardements intensifs sur l’Europe et le Japon est une stratégie de saturation des populations, visant à briser le moral des ces populations en décimant un partie d’entre elle. Cette stratégie sera employée tout au long de la fin du XXème siècle, les tapis de bombes comme préalable. Les terrains d’opération étant différents, l’armée américaine, forte de son expérience en 1944-1945, utilisera le Napalm au Viet-Nam pour contourner l’obstacle de la densité de la forêt ou des missiles de croisière adaptés aux constructions de Bagdad. Il fallait percer le bunker de Saddam Hussein, mais surtout effrayer assez les populations pour qu’elle se retourne contre le tyran local, prétexte fallacieux pour bombarder des civils.

Après Hiroshima, l’aviation américaine larguera sur plusieurs villes japonaises, des milliers de tracts en japonais expliquant : « À l’attention du Peuple Japonais. L’Amérique demande que vous prêtiez immédiatement attention à ce que vous allez lire sur cette feuille. Nous sommes en possession de l’explosif le plus destructeur jamais conçu par l’homme. Une seule de nos bombes atomiques, que nous avons récemment développées, est équivalente à la puissance explosive de 2 000 B-29 lors d’une seule mission. Cette affreuse affirmation doit vous faire réfléchir et nous pouvons vous assurer solennellement qu’elle est terriblement exacte. Nous venons juste de commencer à utiliser cette arme contre votre patrie. Si vous avez un quelconque doute, faites une enquête et demandez ce qui s’est passé à Hiroshima, quand une seule de nos bombes est tombée sur la ville. Avant d’utiliser cette bombe pour détruire toutes les ressources militaires qui permettent de continuer cette guerre inutile, nous vous demandons de faire une pétition à l’attention de l’Empereur pour cesser la guerre. Notre Président a exposé les treize conséquences d’une capitulation honorable. Nous vous pressons d’accepter ces conséquences et de commencer le processus de construction d’un nouveau Japon, meilleur et en paix. Vous devriez prendre maintenant des décisions pour arrêter la résistance militaire. Nous devrons autrement nous résoudre à utiliser cette bombe et toutes nos autres armes supérieures pour cesser rapidement et avec force cette guerre. » [7]

Le papier est d’un cynisme terrible, voilà plus d’un mois que l’Empereur du Japon s’échinait à obtenir une paix honorable. Le papier est d’un cynisme terrible, car en larguant ces papiers, Truman et consorts savaient pertinemment qu’une autre ville allait être rasée, qu’ils avaient déjà repoussé « la paix honorable ». Les mensonges se répètent dans l’horrible tragédie que fut le mensonge des armes de destruction massive en Irak, mais nous pourrions prendre n’importe quelle guerre. Il s’agit de mettre au pas les peuples en les dressant les uns contre les autres, en les faisant basculer dans la barbarie la plus abjecte. Au nom de quoi, au nom de qui ?

Dans son introduction à un article écrit en août 1945, George Orwell revenait sur ce premier bombardement atomique : ’Au moment où j’écris ceci, deux bombes ont été lancées. La première d’entre elles a complètement effacé de la carte plus de dix kilomètres carrés d’une ville japonaise et on dit qu’environ cinquante mille personnes sont mortes. La bombe pesait moins de deux cent cinquante kilos et est d’un type qu’on dit déjà être dépassé.

L’énergie atomique sera peut-être d’une très grande valeur pour l’homme, mais elle a été présentée pour la première fois au public sous forme de bombe - et il n’est pas vraiment nécessaire de faire remarquer ce que la découverte de cette arme terrible signifie pour la race humaine. C’est peut-être un tournant décisif dans l’histoire aussi important que la machine à vapeur. Pour l’instant, le processus de fabrication de la bombe est un secret que seuls les Etats-Unis connaissent complètement, mais des recherches dans ce sens sont poursuivies ailleurs et nous pouvons être certains que d’ici pue, trois pays, peut-être davantage, posséderons le moyen de se réduire mutuellement en poussière. Pas plus de quelques centaines de ces bombes, lancées sur les grandes villes ou sur les grandes régions industrielles, suffiraient à nous faire revenir à des conditions de sauvagerie primitive.

Ce qui signifie d’autant plus que toute personne capable de lire et de réfléchir devrait s’intéresser aux affaires politiques. Les guerres ne surviennent pas du fait de la méchanceté seule, elles sont dues à des jalousies et à des frictions - au sujet de marchés, de frontières, de matières premières, de minorités nationales - qui peuvent être éliminées si nous décidons vraiment à le faire. Comprendre où va le monde, et ce qui peut être fait afin d’empêcher la catastrophe, voilà surtout ce qui préoccupe les jeunes, parce que l’avenir leur appartient. S’assurer qu’il n’y aura jamais plus de guerre est encore plus important pour quelqu’un qui a seize ans que pour quelqu’un qui en a soixante. [8]

David Gozlan
La Raison publie d’autres articles de qualité

 

[1’Nous, le peuple des Etats-Unis...’, Howard Zinn, Editions Agone

[2Extrait du message du président Truman, le 9 août 1945, à la radio américaine, in L’Histoire n° 188, mai 1995, p. 48

[3Frédéric F. Clairmont, Le Monde diplomatique, août 1990.

[4’Nous, le peuple des Etats-Unis...’, Howard Zinn, p 42,Editions Agone

[5’Nous, le peuple des Etats-Unis...’, Howard Zinn, p 42,Editions Agone.

[6Une histoire de l’humanité, de l’âge de pierre au nouveau millénaire, Chris Harman, La Découverte.

[8Ecrits politiques (1928-1949), George Orwell. Editions Agone

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Déclaration conjointe des « Amis d'Hypathie » (membres de l'AILP) et du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée

12 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

Déclaration conjointe des « Amis d'Hypathie » (membres de l'AILP)

et du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée 

 

 

La richesse de l’Église chrétienne orthodoxe  grecque appartient au peuple grec et non à ses créanciers. A l'instar des révolutionnaires français de 1789 qui avaient nationalisé les biens du clergé, le peuple grec est en droit de considérer que la richesse du clergé a été constituée par le travail des Grecs et lui appartient.

 

Le Parlement grec a approuvé le 22 juillet la deuxième partie du Plan imposé par la troïka, plan qui impose les privatisations, la destruction des services publics, des systèmes de santé et de retraite et du droit du travail, l'accélération des saisies et des expulsions et la diminution du pouvoir d'achat, dans le but supposé de «rembourser une dette » qui en réalité a déjà été remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts versés.

 

L'absence de contribution de l’Eglise grecque  a déjà été évoquée. On évoque à ce sujet  les œuvres sociales et les soupes populaires auxquelles le  clergé contribuerait. C'est, dans le meilleur des cas,  une aimable plaisanterie quand on sait que la fortune de l’Église grecque et des monastères, aussi ramifiée que multiforme, dépasse vraisemblablement le montant de la prétendue dette.

 

Une chose est facilement vérifiable  les sociétés et institutions de l’Église orthodoxe posséderaient  des obligations  d’État  rémunérées à 6 % représentant à elles seules 40 % du montant dû par le Trésor public grec et dont la Troïka exige le paiement. Et pendant ce temps les prêtres continuent à être payés sur le budget de l’État.

 

La confiscation par la loi  de l'enrichissement indu lié à ces  obligations permettrait de sauver des milliers de vies, des milliers d'emplois et d'équilibrer le régime de retraite ;  elle permettrait, qui plus est,  une contribution non négligeable à la relance de l'économie.

 

Le Bureau européen de coordination de la  Libre pensée se prononce, avec les libres penseurs grecs pour :

 

- la  vérité sur la richesse et les revenus de l’Église grecque et des monastères : commission nationale d'enquête !

- la  confiscation par la loi de l'enrichissement indu des Eglises et son affectation aux besoins du peuple et des services publics.

- la prise en charge par l’Église grecque elle-même des salaires du clergé, ainsi que de sa couverture sociale et de son système de retraites, les frais  d'entretien des églises  et le paiement des impôts.

 

 

Athènes, le 4 août 2015

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Les Actes du colloque « Laïcité et libertés publiques » du 21 Mars 2015 : bientôt disponibles.

9 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

Les Actes du colloque « Laïcité et libertés publiques » du 21 Mars 2015 : bientôt disponibles.
samedi 8 août 2015 par  federation nationale

Ce colloque a été organisé par la Libre Pensée, la Ligue de l’Enseignement, l’Union rationaliste et la Ligue des Droits de l’Homme. De très nombreuses personnalités ont fait des communications qui ont fait le tour de la problématique du colloque.

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Ces Actes sont vendus 7€ avec 3€ de frais de port, soit 10€ en tout.

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Ils sont à commander à : Libre Pensée 10/12 rue des Fossés Saint-Jacques 75005 Paris. Chèque à l’ordre de : Libre Pensée

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Ils seront aussi disponibles au Congrès de la Libre Pensée qui se tiendra à Creil dans l’Oise du 19 au 2 août 2015. Vous pourrez donc les retirer alors sans frais de port.

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SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05

6 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05

 

 

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

 

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SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

      SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

                   SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

                               SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

 

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

Accueil par Raoul pour la Libre Pensée 05

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SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

EXTRAITS CONFERENCE LOUISE MICHEL

Claire :

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 Patrick :

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Pascale:

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 Bernard :

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Christian:

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SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République! SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

 

 

 

 

 

 

 

 

 SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05

 SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

Banquet et dépôt de gerbe

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et la République!

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DISCOURS

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Citoyennes, Citoyens, Chers Amis, Chers Camarades, 

Nous célébrons aujourd'hui à Savines le lac, avec un jour d’avance,SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05 la journée internationale de la Libre Pensée. Cette initiative fut prise au deuxième congrès international de l'Association Internationale pour la Libre Pensée, à Mar Del Plata  (Argentine) en novembre 2011.

 La journée internationale de la Libre Pensée est aussi pour nous l'occasion de célébrer de grandes figures. 

Nous avions décidé cette année de célébrer le 110e anniversaire de la disparition Louise Michel, figure incontournable de l’émancipation humaine dont des rues, dessquares, des places et des frontons d’écoles portent encore le nom...

 

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Concernant les « réfugiés », je voudrais citer le message de Cherif Boudelal président de l’association « Immigration Repère et Citoyenneté » adressé notamment à la LP04 :

 extrait:

Quelle humanité des dirigeants européens, émus par la photo du corps du petit Aylan échoué sur les côtes turques ! Ils débordent tellement « d’humanité » qu’ils ont décidé d’accueillir des réfugiés syriens chez eux, tout en bombardant leurs familles restées dans le pays !

Si nous devons saluer la mobilisation, l’humanisme et la générosité des peuples européens qui ouvrent leurs portes aux rescapés de la guerre impérialistes au Moyen-Orient, nous devons dénoncer les gouvernants de ces pays complices des USA dans leur terrorisme d’Etat  exercé contre les peuples du tiers monde pour piller leurs richesses et appauvrir leurs peuples.___________________________________________________________________________________

Je voudrais citer ici le combat du Palestinien réfugié en France, Waleed Al-Huseini, ancien prisonnier de Cisjordanie qui déclarait au congrès FNLP de Creil en août dernier : 

 

"Mais pourquoi tout cela ?!

 

… si je parle de l’Islam, c’est parce que j’aime les musulmans et que je veux qu’ils entrent dans le monde moderne au lieu de rester plus de 1 400 ans en arrière ! …Le Coran devrait être utilisé comme un texte historique, comme cela, nous pourrions éviter toutes ces horreurs qui se passent dans le monde.

Certains disent que les fondamentalistes interprètent le Coran différemment… A ce propos, j’aimerais leur demander quelle est la différence entre eux et l’Arabie Saoudite ? Il n’y en a pas, si ce n’est que l’EI fait des vidéos de ses exactions, et l’Arabie Saoudite, non. Mais les femmes souffrent, le peuple se fait arrêter, les apostats se font tuer, les homosexuels se font tuer…

 

Comme je le dis dans mon livre "Blasphémateur" ! je militerai en faveur de la laïcité et je la défendrai, dans un combat commun sans relâche. Nous voyons beaucoup de gens l’instrumentaliser à leurs fins, même des islamistes l’utilisent pour la détruire."

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée informe qu’elle organisera prochainement un colloque sur le

thème « Islam et Laïcité », au cours du premier semestre  2016 avec, notamment Waleed Al-Huseini et Mizanur Rahman, la Libre Pensée du Liban,  des spécialistes de l’Islam, des historiens, des juristes. Elle reviendra, à cette occasion, sur le colloque tenu à Beyrouth en avril 2012. 

   

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Hypatie d'Alexandrie

 

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05

 

SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05

 SAVINES LE LAC(05) Journée Internationale de la Libre Pensée avec Louise Michel et LP04 &05

Raphaël "L'Ecole d'Athènes"

 

 

 

http://fr.calameo.com/read/001220829ae3ccce6e486

SAVINES LE LAC(05)-INVITATION: Louise Michel, la République!

librepensee04@orange.fr

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