Concordats ou Séparation ?
Samedi 16 décembre de 8h30 à 17h30
Grand Grenier, 1 rue des Récollets à Metz
Sous la présidence de Francisco Delgado et de Wanda Nowicka
Programme et bulletin d'inscription ci-dessous et à télécharger ici

LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
La plus ancienne association laïque de ce pays: - Absolue liberté de conscience! NI DIEU NI MAÏTRE !VIVE LA SOCIALE!
– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –
Liberté de conscience dans l’entreprise :
Quand la Cour de cassation persiste et signe
Par un arrêt du 22 novembre 2017 (Cass. Soc., 22 novembre 2017, pourvoi n° 13-19 855), après l’avoir saisie d’une question préjudicielle, la Cour de cassation a tiré les conséquences de deux décisions rendues par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à propos des discriminations directes et indirectes dont sont victimes les salariés d’entreprises privées à raison de leurs convictions religieuses.
En l’espèce, la juridiction suprême de l’ordre judiciaire avait à statuer sur la question de savoir si un employeur était fondé à licencier pour cause réelle et sérieuse une femme recrutée en qualité d’ingénieur d’études, au motif qu’elle avait refusé d’obéir à une injonction orale de retirer son foulard en présence de la clientèle. Conformément à l’arrêt par lequel la CJUE a répondu à la question préjudicielle posée (CJUE, 14 mars 2017, AB, aff. C-188/15), la Cour de cassation a conclu que cet ordre constituait « […] une discrimination directement fondée sur les convictions religieuses […] », dès lors que « […] la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits d’un client de ne plus voir les services dudit employeur assurés par une salariée portant un foulard islamique ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de l’article 4, paragraphe 1, de la directive du 27 novembre 2000 […] ».
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– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –
La Fédération nationale de la Libre Pensée informe
de l’action de la Libre Pensée de Charente-Maritime et de
l’Association laïque des Monuments Pacifistes du 17 :
Ce samedi 11 novembre 2017, des anciens-combattants ont voulu interdire de façon véhémente, ce chant à Dolus d’Oléron , la presse a largement relayé cette information : Sud-Ouest, la Charente libre, le Littoral ! et le Canard Enchaïné.

Pourquoi ?
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Samedi 16 décembre 2017 de 08h30 à 17h30
Colloque national à Metz parrainé par la FNLP :
«Laïcité en Europe ou Europe vaticane : Etat des lieux, quelles
perspectives pour la séparation des Eglises et des Etats»
Concordats ou Séparation ?
Samedi 16 décembre de 8h30 à 17h30
Grand Grenier, 1 rue des Récollets à Metz
Sous la présidence de Francisco Delgado et de Wanda Nowicka
Programme et bulletin d'inscription ci-dessous et à télécharger ici

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP –
Deux croix à Poitiers
L'une pesait 200kg et illustrait les auspices sous lesquels travaillaient les élèves du lycée jésuite de Poitiers, construit au 19ème siècle (bien avant 1905, donc). Le bâtiment, avant-hier religieux (propriété diocésaine), hier propriété de la ville de Poitiers, a été rétrocédé à l’État pour que puisse y être installé la Cité Judiciaire (18 000 m²) nécessaire au regroupement, puis au fonctionnement des tribunaux du chef-lieu de la Vienne...
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L'éditorial de Jean-Sébastien PIERRE, président de la Fédération nationale
Les dieux, disait Sébastien Faure, sont nés de l'ignorance et de la peur. A l'origine des religions on trouve, profondément ancrés, les cycles de la nature mystifiés et divinisés : les deux équinoxes et les deux solstices, marquant les quatre saisons, sont l'occasion de célébrations dans tous les mythes du monde. La religion chrétienne, grande récupératrice des traditions païennes à son profit, n'a su faire mieux que d'adopter le solstice d'hiver comme date de naissance de son soi-disant messie, et, après le pape Grégoire XIII, de placer la nouvelle année quelques jours après. Pour la "chrétienté", Noël s'approche, et pour tous, du moins dans l'hémisphère nord, c'est le creux des nuits les plus longues, c'est le solstice d'hiver. Si l'on y festoie, c'est pour profiter des réserves accumulées à la saison des moissons, et pour combattre la tristesse sournoise qui accompagne le court séjour du soleil dans le cycle de vingt-quatre heures. Si, depuis Copernic, Galilée et Képler, nous connaissons les vraies raisons de cet angoissant rétrécissement des jours, nos organismes et nos humeurs n'en réagissent pas moins, en simples mammifères que nous sommes, par quelque inquiétude à affronter la mauvaise saison. Rationnellement et traditionnellement, festoyons donc lors du solstice, et bien entendu, la rédaction de La Raison vous souhaite d'heureuses fêtes de fin d'années, de préférence au 21 décembre.
Dans ce numéro du solstice, vous trouverez de nombreux développements autour du 7 e congrès de l'AILPtenu à Paris, à commencer par notre dossier central, entièrement consacré à cet événement. L'abondance des matières traitées durant cette rencontre ne sera certainement pas épuisée en un seul mois dans nos colonnes, et bien entendu, j'invite tous nos lecteurs à se procurer les actes complets du congrès, du colloque de l'IRELP et de la matinée consacrée aux sciences dès que l'ensemble de ces documents seront disponibles. Vous pourrez également prendre connaissance, par une série d'interviews et de déclarations "off", de la richesse des relations tissées autour de et dans l'AILP et son congrès : les libre penseurs polonais avec Wanda Nowicka, les rationalistes anglais et américains avec Jean-Jacques Subrenat, et leurs correspondants dans divers pays dont le nôtre, la Franc-Maçonnerie a-dogmatique avec le CLIPSAS, sigle dont vous découvrirez le sens dans l'entretien avec François Padovani, les libres penseurs belges avec Kamal Dhiff, la Fédération Humaniste Européenne avec Giulio Ercolessi. En complément, toujours dans le cadre du 7e congrès, nous rappelons le combat d'Americans United et de leur remarquable revue, "Church and State", dirigée par Rob Boston, et nous faisons état de l'action de la Charles Bradlaugh Society et du message que cette association a envoyé d'Angleterre.
En Ecosse, c'est la Scottish Secular Society qui milite pour que la baisse spectaculaire du taux de croyants se traduise par la laïcisation de la société. Ainsi, le combat pour la Séparation des Eglises et de l'Etat est mondial, mais et nous l'avons maintes fois souligné, il prend des formes diverses selon les pays, les conditions politiques et les religions
dominantes. L'essentiel est que l'expression de cette aspiration se retrouve dans et autour de l'AILP. Notre rubrique "Ainsi va le monde" fait état des derniers rebondissements juridiques sur la question des crèches et, d'une manière générale, de la prétention des religions à reconquérir l'espace public dans ce qu'il devrait avoir de plus préservé : les bâtiments institutionnels de la République. A Lyon, le Tribunal administratif a tranché. Laurent Wauquiez devra remballer sa "sainte famille". En Vendée par contre, la Cour d'Appel Administrative ose prétendre que vingt-cinq ans de présence de la crèche, sous l'influence de la chouannerie locale - les De Villiers, Retailleau et autres - suffit à fonder une "tradition locale". Contrairement à ce qu'affirme le très clérical journal "Ouest France", ce n'est pas la fin de l'affaire. La Libre Pensée redéposera un nouveau recours devant le Conseil d'Etat. Nous avons largement contribué à créer une jurisprudence qui redonne toute sa valeur à la loi de 1905 et en particulier à son article 28. Contrairement à d'autres pays, la Séparation est solidement inscrite dans la loi. Comme en Ecosse, le nombre de croyants et de pratiquants ne cesse de se réduire. D'où viendrait donc la prétention des cléricaux à revenir au premier plan ?


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