– COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP– Loi de 1905 : La Libre Pensée reçue au ministère de l’Intérieur
– COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP–
Loi de 1905 :
La Libre Pensée reçue au ministère de l’Intérieur
Monsieur Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur a invité des associations laïques (Libre Pensée, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, CNAFAL, LICRA, CLR, UFAL) à une réunion de travail sur la loi de 1905, place Beauvau, le 8 janvier 2019.
Il a tout d’abord clairement indiquer qu’il n’y avait pas de texte élaboré à ce jour portant une quelconque révision de la loi de 1905. En réponse à une question posée par la Libre Pensée sur les critères de choix des invités, il a indiqué avoir souhaité rencontrer des associations laïques « interlocuteurs réguliers du ministère ».
En effet, à côté des associations historiques de la laïcité (FNLP, LDH, LDE), d‘autres plus récentes (LICRA, CNAFAL) ou absolument pas représentatives (CLR, UFAL) étaient présentes. Pour le ministre, le temps est d‘abord à un échange, un temps de discussion. « Il faut renforcer la loi de 1905 » a-t-il dit.
Le premier axe d’une possible réforme serait la réaffirmation de l’ordre public et le renforcement des dispositions pénales applicables. En deuxième lieu, il faut aboutir à une transparence des financements étrangers et enfin augmenter les moyens de financement privé des cultes, sans y ajouter un financement public supplémentaire. Il faut aussi se préoccuper de la formation des imams.
Il n’y aura pas de statut des associations cultuelles, elles ne seront pas labellisées, au contraire de ce qu’a pu en dire la presse. Le culte musulman n’est pas visé particulièrement. Quand un texte sera disponible, le ministre réinvitera les associations laïques pour en débattre. Voilà ce qu’a dit en substance monsieur Christophe Castaner en introduction.
La Libre Pensée est intervenue pour indiquer que la labellisation des associations cultuelles serait une reconnaissance des religions, donc une violation de l’article 2 de la loi de 1905. Le ministre a annoncé qu’elles ne seront pas labellisées, au contraire de ce qu’a pu en dire la presse et que le culte musulman n’est pas visé particulièrement. La Libre Pensée en prend acte et considère que c’est un premier acquis notable, à ce stade.
Pour le reste, la Libre Pensée estime qu’on ne peut pas dire que l’on ne touche pas à la loi de 1905, si on en vide les principales dispositions de non-reconnaissance et de non-financement.
A cet égard, l’intention du Gouvernement de renforcer les moyens de financement privé des associations cultuelles par des mesures législatives et/ou réglementaires et d’accroître probablement les avantages fiscaux correspondants a été confirmée par le ministre. Pour la Libre Pensée, ce projet ne saurait aller à son terme sans porter indirectement atteinte à l’article 2 de la loi : l’Etat n’a pas à favoriser un tel financement. En effet, selon l’article 19 de la loi de 1905, les associations cultuelles ont pour seul objet l’exercice du culte. Les autoriser à posséder et à gérer des immeubles de rapport en vue de financer les religions reviendrait à dénaturer la loi. Au surplus, les dispositions envisagées, qui figuraient déjà dans l’article 38 de la loi dite » « de confiance », ont été repoussées par le Parlement.
Par ailleurs, pour le Gouvernement, les financements étrangers doivent être transparents, sans toutefois être soumis à un régime d’autorisation. En revanche, les flux financiers partant de France en faveur des structures religieuses internationales (comme le Vatican) ne semblent pas, pour lui, devoir être soumis à la même exigence de transparence.
Le CNAFAL, la Ligue de l’Enseignement et la Ligue des Droits de l’Homme ont réaffirmé leur opposition à toute modification de la loi de 1905 en indiquant que si des questions se posaient, il y avait d’autres moyens réglementaires pour résoudre d’éventuels problèmes. La LDE a particulièrement insisté, comme la Libre Pensée, sur le fait que les modifications apportées à la loi de 1905 dans le passé « étaient cosmétiques », hormis les deux modifications du 25 décembre 1942 du Régime de Vichy. Ce qui ne constitue pas une référence pour modifier la loi, loin s’en faut.
Le Titre V dit « Police des cultes » (Articles 26 et 35) permet de régler les problèmes de sédition contre la République. Si quelque chose doit être modifié, c’est le Code pénal et non la loi de 1905.
Pour la LICRA, les problèmes sont ailleurs. Elle ne se réjouit pas, contrairement au CNAFAL, de la baisse du nombre des croyants, au contraire, pour elle, il serait bien mieux qu’il y en ait plus encore. Elle appelle au renforcement des moyens dévolus à l’ordre public afin de combattre « le dévoiement des religions (sic) ». Pour elle, il faut d’abord réprimer les troubles à l’ordre public et « défendre les intérêts fondamentaux de la Nation. (re-sic) ».
Le CLR a indiqué son accord total avec la LICRA : « La question, ce sont les musulmans ». Il ne faut pas toucher à la loi, car 75 à 80% des Français sont laïques. Puis, un autre intervenant du CLR s’en est pris à l’Observatoire de la laïcité et a vanté les mérites de M. Jean-Michel Blanquer et de son « comité des sages ».
La Libre Pensée est ré-intervenue pour indiquer qu’elle n’avait, elle, aucun problème avec l’Observatoire de la laïcité, le ministre a aussi indiqué qu’il en était de même pour lui. Pour la Libre Pensée, ce n’est pas à l’Etat, encore moins aux associations laïques de « lutter contre les dévoiements des religions ». C’est aux religions elles-mêmes de s’en occuper. La Séparation, ce n’est pas l’ingérence, c’est le respect de l’indépendance réciproque des religions et de l’Etat.
Les associations laïques n’ont pas vocation à être des supplétifs du maintien de l’ordre public. Il a existé naguère une structure qui luttait contre « les dévoiements de la religion », cela s’appelait l’Inquisition. La Libre Pensée n’en est nullement nostalgique. Par ailleurs, peu importe le nombre de « croyants ou de laïques » dans le pays, ce ne sont pas les citoyennes et citoyens qui doivent être laïques, ce sont les institutions et la République qui ont obligation de l’être.
Halte à la diversion !
Non à la division !
Il convient aussi de rappeler certains faits éclairants à l’occasion de ce point d‘information. Le 22 novembre 2018, les associations laïques, les obédiences maçonniques et les syndicats étaient invités au siège de la Ligue de l’Enseignement pour agir ensemble en défense de la loi de 1905. Le CLR, la Fédération nationale des DDEN, le Grand Orient de France étaient absents, bien que dûment invités. L’UFAL était présente.
Une déclaration commune a été proposée à la signature de toutes les associations invitées. Le CLR, les DDEN, le GODF n’ont pas participé à l’élaboration du texte qui leur était soumis, l’UFAL a proposé des amendements et a signé la Déclaration commune.
30 associations et non des moindres, l’obédience maçonnique le Droit Humain, les syndicats FSU, UNSA, FO, CGT de l’enseignement l’ont contresigné aussi, ce qui n’est pas rien dans le pays. Toute la galaxie laïque des associations para, péri, post scolaires aussi ont adopté cette déclaration, ainsi que Solidarité laïque.
Et soudain quelques semaines plus tard, le CLR, Les DDEN, le GODF et l’UFAL publient un texte dit « des 113 », fait de bric et de broc dans une liste à la Prévert (il ne manque que le raton laveur) pour faire 113 signatures. À la réunion au ministère de l’Intérieur l’UFAL a avoué en être l’initiatrice. Cela s’appelle un double langage : d’un côté on « négocie la déclaration commune » avec la Ligue de l’Enseignement, de l’autre, dans un cabinet noir, on élabore un autre texte pour court-circuiter le premier.
Cela est d‘autant plus inadmissible qu’il n’y a aucune divergence entre le premier texte et le second. Les deux sont sur la même revendication : il ne faut pas toucher à la loi de 1905. Alors pourquoi deux textes séparés, alors que l’unité était possible sur le premier ? Que cherche-t-on ? Faut-il, pour des raisons de basses besognes et d’intérêts de petites boutiques, diviser les laïques ?
A qui cette forfaiture va profiter,
sinon aux ennemis de la loi de 1905 ?
Une seule chose compte : l’unité des laïques sur :
Ne touchez pas à la loi de 1905 !
Paris, le 10 janvier 2019
Compte-rendu fait sous la seule responsabilité de la Fédération nationale de la FNLP

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– COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP – Crèches de Noël dans les mairies : Les Talibans ne sont pas qu’à Kaboul !
Crèches de Noël dans les mairies :
Les Talibans ne sont pas qu’à Kaboul !
Les médias ont largement fait écho aux actions de la Fédération nationale de la Libre Pensée contre la présence des crèches catholiques dans les bâtiments de la République (Mairies, Départements, Régions).
Tout et surtout n’importe quoi a été proféré à l’encontre de la Libre Pensée dans cette affaire. La position des libres penseurs est pourtant simple : libre à chacun d’installer une crèche catholique à son domicile, dans une église, une chapelle, un magasin, un jardin ou sur un marché de Noël, voire un emplacement public (à condition que cela soit sans financement par les fonds publics et que l’installation soit temporaire, (sinon, elle aurait rang de monument fixe et durable et cela serait prohibé par l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat). Il y a tellement de places libres dans les églises, que l’on a du mal à comprendre pourquoi il faudrait héberger « le petit Jésus » dans les bâtiments officiels de la République.
Non seulement, les libres penseurs ne diront rien contre cet usage d’installation de crèches hors des bâtiments officiels, mais au cas où cette liberté serait menacée, ils seraient les premiers à lutter contre cette interdiction, car ils sont partisans de la liberté absolue de conscience. Chacun a le droit d‘exprimer ses opinions.
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Lettres au Pape et à la Congrégation du Bon-Secours
Lettres au Pape et à la Congrégation du Bon-Secours
Nous avons écrit à deux reprises, le 17 octobre 2014, puis le 12 janvier 2015 (courriers joints), à la Congrégation du Bon-Secours pour lui demander de prendre ses responsabilités ses responsabilités dans l’affaire des morts cachées et de l’inhumation massive sans aucune autorisation d’environ 800 très jeunes enfants dans les bâtiments appartenant à la congrégation à Tuam en Irlande dans les années 1925 à 1961. Nous n’avons reçu aucune réponse à ce jour, ceci laissant entendre que la Congrégation du Bon-Secours considère qu’elle n’a aucune responsabilité morale ni aucun remords quant à ce scandale.
La ministre de la Jeunesse du gouvernement de la République d’Irlande, Madame Katherine Zappone, a remis une lettre en main propre au pape François lors de la visite qu’il a effectuée cette année en Irlande, demandant à ce que l’Eglise « contribue de manière substantielle aux dépenses » pour les recherches et l’inhumation décente, lesquelles sont estimées aux environs de 12 millions d’euros. En réponse, le pape n’a apparemment offert que ses prières, mais a décliné toute contribution financière.
Il est tout à fait abusif que la totalité du coût de ces opérations soit à la charge des contribuables irlandais, en particulier au vu de la richesse immense de l’Eglise. Selon le quotidien australien The Australian du 14/7/2018, le Cardinal Pell avait apparemment découvert 1,1 milliard d’euros d’actifs non comptabilisés pour le seul Vatican.
Peu importe quel bras de l’Eglise paie, alors nous demandons au Pape François de montrer de manière tangible que ses paroles sont sincères en versant rapidement 6 millions d’euros au gouvernement irlandais. Sinon ces mots seront interprétés comme vides et dénués de repentir quant à l’obscénité des actions commises par l’Ordre du Bon-Secours à l’égard de ces enfants innocents.
Christian Eyschen, Porte-Parole de l’AILP
Paris, le 2 janvier 2019
* * *
L’Association internationale de la Libre Pensée interpelle monsieur Jorge Mario Bergoglio dit le pape François
Monsieur l’Evêque de Rome,
Vous êtes par cette dénomination de votre fonction le chef de tous les catholiques dans le monde et vous avez sous votre responsabilité l’ensemble des épiscopats catholiques et des congrégations religieuses relevant de votre obédience religieuse.
Vous n’ignorez pas le drame épouvantable du couvent de Tuam en Irlande où le monde entier a appris que des squelettes d’enfants et de nouveau-nés ont été découverts dans une cuve en béton, à côté d'un ancien couvent catholique dans le comté de Galway. Entre 1925 et 1961, ce lieu, le Centre Sean Ross, a accueilli des jeunes mères célibataires tombées enceintes hors mariage. L'historienne Catherine Corless, en réalisant des recherches sur les archives a découvert que 796 enfants avaient été enterrés sans cercueil ni pierre tombale, secrètement par les sœurs du couvent de Bon-Secours.
La responsabilité de la congrégation catholique du Bon Secours, dont le couvent de Tuam dépendait et dont le siège est à Paris, est totalement engagée. L’épiscopat catholique d’Irlande a déclaré vouloir apporter sa totale participation à l’établissement de la vérité en apportant son concours à la Justice...
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Les Vœux de la Libre Pensée 2019 : Bonne Année laïque.
Les Vœux de la Libre Pensée
1959 : Vote de la Loi Debré
En vous souhaitant une bonne année, nous vous engageons à rejoindre le combat de la Libre Pensée pour l’abrogation de la Loi Debré. Pas un parent, pas un enseignant, pas un syndicaliste, attaché à la Laïcité ne peut permettre que ce détournement se produise une année de plus. 60 ans de pillage de l’école publique qui appellent à l’abrogation de la Loi Debré et de toutes les lois antilaïques.
Nous vous livrons les chiffres.

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