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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

Monsieur le Président, je vous fais une lettre que vous ne lirez pas, comme toutes les autres …

8 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE   

Monsieur le Président,  je vous fais une lettre que vous ne lirez pas, comme toutes les autres …

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Monsieur le Président,

je vous fais une lettre que vous ne lirez pas, comme toutes les autres …

 

 

Durant la grande tournée de show business du Président de la République pour le « Grand Débat », certains ont pensé que c’était une tournée d’adieux. En Macronie, tout est possible.  Mais du haut de son mépris et de sa suffisance pour les « gueux », Emmanuel Macron n’a reculé devant aucune provocation. Il s’est même livré à une séance de propagande devant une vingtaine d’enfants, scène qui aurait fait hurler dans n’importe quel pays où aurait été dénoncé l’embrigadement des enfants pour une bien mauvaise cause.

 

Et pour pousser l’ignominie jusqu’au bout, le Président de la République s’est rendu pour ce faire  dans une école privée catholique, à Beaupréau-en-Mauges dans le Maine-et-Loire, commune de 23 000 habitants sans collège public, la seule de cette importance dans ce département  qui soit dépourvue de sans collège public. Sans doute, inconsciemment, s’agissait-il d’un retour aux sources pour lui.

 

On est donc bien en droit de rester plus que dubitatif et sceptique quant aux déclarations d’Emmanuel Macron sur son attachement à la loi de 1905 qui fonde la laïcité dans notre pays. Il nous faut donc rester vigilants.

 

Tout au long du « Grand débat » qui n’en finit plus, le Président de la République n’a cessé de dire, comme son gouvernement : « Je vous ai entendus ». Un autre Président avant lui, avait dit « Je vous ai compris ». On sait comment cela s’est terminé.

 

Il a entendu, a-t-il écouté ?

 

Il est visible que le locataire actuel de l’Elysée est complétement sourd à ce qui émane du tréfonds du peuple. Ainsi par deux fois, la Fédération nationale de la Libre Pensée s’est adressée à lui.

 

Le 25 mai 2018 pour solliciter une entrevue pour connaître ses intentions sur la loi de 1905 : aucune réponse.

 

Le 19 mars 2019 pour qu’il précise sa déclaration devant des intellectuels sur le fait qu’il ne toucherait pas à la loi de: aucune réponse.

 

La surdité gagnerait-elle tout le gouvernement ?

 

Le 25 mars 2019, la Libre Pensée écrit à monsieur Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur : 

 

« Monsieur le Ministre,

 

Lors de l’entrevue que vous avez accordée à des associations laïques, le 8 janvier 2019, pour les informer du projet de réforme de la loi du 9 décembre 1905 portant Séparation des Eglises et de l’Etat ; vous aviez déclaré qu’il n’y avait rien d’écrit sur ce projet et que dès que cela serait fait, vous nous communiqueriez ce document.

 

Nous avons donc été surpris de lire dans le journal Le Monde que, le 10 février 2019, le Président de la République a donné un document écrit aux représentants des religions concernant ce projet de réforme.

 

Notre surprise s’est amplifiée, car nous avons la preuve écrite que les Obédiences maçonniques ont aussi reçu cette note écrite.

 

Dès lors, la question se pose : pourquoi les principales associations laïques de ce pays n’ont pas été destinataires de cette note, comme vous nous l’aviez indiqué le 8 janvier 2019 ?

 

Y aurait-il des interlocuteurs privilégiés ?

 

Nous souhaitons que cette note soit rendue publique et envoyée aux associations laïques, au moins celles que vous avez reçues le 8 janvier 2019. »

 

■ A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse.

 

Et pourtant..

 

En lisant un compte-rendu des travaux d’une structure de direction d‘une Obédience maçonnique, nous apprenons que le 15 janvier 2019, le Ministre de l’Intérieur a rencontré les Obédiences maçonniques et leur a remis un document de trois pages, intitulé « pistes législatives » sur la loi de 1905. Le 8 janvier 2019, le Ministre dit qu’il n’y a aucun texte écrit sur la loi de 1905 et le 15 janvier 2019, il remet une note de trois pages sur le sujet aux Obédiences maçonniques. Note que nous n’avons  toujours pas reçue plus de deux mois après !

 

Alors, oui :

Y-a-t-il des interlocuteurs privilégiés pour le gouvernement ?

Y-a-t-il un agenda secret de « négociations » ?

 

Il semble bien que oui, puisque nous savons maintenant que le gouvernement a informé les Obédiences maçonniques et annoncé à leurs représentants la diffusion (à qui ?) d’un document législatif, après le « Grand Débat ».

 

On est donc en droit de se dire que la réunion du 8 janvier 2019, place Beauvau, n’était qu’une mauvaise farce d’une mauvaise pièce où le gouvernement a pris les associations laïques pour des imbéciles et des interlocuteurs de seconde zone. C’est sans doute cela « la Macronie en marche » : prendre ses interlocuteurs pour des demeurés.

 

Il y a bien quelque chose de pourri au royaume

du « nouveau-monde » !

 

Mais il est une chose de se comporter comme des Machiavel aux petits pieds, il en est une autre de faire tourner la roue de l’Histoire à l’inverse de la Civilisation. La vie va se charger de rectifier les choses.

 

Vous ne toucherez pas à la loi de 1905 !

 

Paris, le 4 avril 2019

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Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

6 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Bernard et Hervé représentaient la LP04 à Chauny

photos Bernard ce matinAisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

 

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple (Le Parisien)

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Boris Vian
A tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument

Pas de pierre, pas de béton, ni
de bronze qui devient vert sous la morsure
aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement

Voilà le monde parfumé, plein de
rires, plein d'oiseaux bleus, soudain
griffé d'un coup de feu
Un monde neuf où
sur un corps qui va tomber
grandit une tache de sang

Mais à tous ceux qui sont restés les pieds
au chaud, sous leur bureau en calculant
le rendement de la guerre qu'ils ont voulue

A tous les gras, tous les cocus qui
ventripotent dans la vie et
comptent et comptent leurs écus

A tous ceux-là je dresserai le monument
qui leur convient avec la schlague avec
le fouet, avec mes pieds, avec mes poings
Avec des mots qui colleront sur leurs
faux-plis, sur leurs bajoues, des marques
de honte et de boue.

Boris Vian

Cité par Christian Eyschen pour la Libre Pensée, samedi à Chauny

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Aisne : le premier monument dédié aux soldats fusillés pour l’exemple
 >Société|Isabelle Boidanghein|06 avril 2019, 12h31|   1
Chauny (Aisne), mercredi. « Il ne faut pas que les générations suivantes oublient », martèle la présidente de la Libre Pensée de l’Aisne, Nicole Aurigny, au côté du sculpteur du monument, Frédéric Thibault. LP/Isabelle Boidanghein
 
 

Le premier monument en mémoire des 639 soldats condamnés à morts et exécutés au front lors de la Première Guerre mondiale est inauguré à Chauny ce 6 avril. De nombreuses voix s’élèvent pour leur réhabilitation.

 
 

Le monument, très émouvant, met en scène quatre poilus de deux mètres de haut. Trois ont les mains liées au poteau d’exécution. Deux sont têtes basses, dont un des troupes coloniales. Le troisième hurle sa révolte. Le quatrième est à genoux, tête penchée… Le sculpteur parisien Frédéric Thibault l’a réalisé en pierre de Saint-Maximin (Oise). Antimilitariste, il avait été le premier à proposer un projet.

Aujourd’hui, à Chauny (Aisne), l’Association pour l’Érection d’un Monument en Hommage aux Fusillés pour l’Exemple touche enfin à son but en inaugurant son ouvrage dans le parc Notre-Dame.

 

Entre 1914 et 1918, il y eut 2 500 condamnés à mort dans les conseils de guerre et 639 furent fusillés sur le front. Choisis au hasard ou parfois désignés comme « meneurs », ils furent exécutés pour l’exemple. À l’heure actuelle, seuls 40 fusillés ont été réhabilités par la justice française, la plupart dès les années 1920-1930.

« Il ne faut pas que les générations suivantes oublient, martèle Nicole Aurigny, présidente de la Libre pensée de l’Aisne, qui porte le projet depuis cinq ans. C’est une des pires injustices qui soit. Être fusillé par ses compagnons, qui souvent ont été traumatisés… Ce monument est une étape. Ce que nous demandons, c’est leur réhabilitation. » Une demande jusqu’ici toujours refusée par l’Etat.

L’armée a tué pour une démonstration de pouvoir

Francisque Durantet est l’un des six fusillés pour l’exemple de Vingré (Aisne). Il lui était faussement reproché d’avoir abandonné son poste en présence de l’ennemi. Tiré au sort parmi 24, il avait été passé aux armes le 4 décembre 1914. Ce père de deux enfants avait 36 ans.

Il a été réhabilité en 1921 : « C’est un scandale que l’armée ait tué des gens pour faire une démonstration de pouvoir, confie son petit-fils Abel Durantet, qui sera là aujourd’hui. Ma grand-mère, qui n’en parlait pas, a beaucoup souffert. Aucun président n’a voulu réhabiliter ces soldats alors qu’ils ont été tués par des Français et leurs compagnons d’armes. »

La ville de Chauny s’est tout de suite portée candidate pour accueillir le monument : « Il se veut message de tolérance et d’humanité, explique Emmanuel Lievin, directeur de cabinet à la mairie de Chauny. Il ne sera pas inauguré en catimini. Le préfet a été invité.

« Un traumatisme pour toute la famille »

Nous n’y déposerons pas de gerbes les 8 mai et 11 novembre mais les agents municipaux le fleuriront toute l’année. » Les 100 000 euros du projet proviennent d’associations, de communes, de plus de 1 500 particuliers. L’initiative n’enchante pourtant pas certains historiens.Denis Rolland, président de la Société historique de Soissons, et Jean-Luc Pamart, président de Soissonnais 14-18, dénoncent « une initiative étonnante pour ne pas dire choquante ».

De son côté, Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin (Isère), poursuit le combat pour faire réhabiliter son arrière-grand-père, Jules Berger, fusillé à 32 ans pour abandon de poste et mutilation le 14 septembre 1914 à 5h45.

Avec sa famille, ils ont participé financièrement à la réalisation du monument de Chauny : « Il a été fusillé le lendemain de la sentence. Il n’y avait pas d’appel. Ça a été un traumatisme pour toute la famille. Aujourd’hui, le temps a fait son œuvre… On peut comprendre que des hommes aient refusé d’aller se battre. Qu’aurions-nous fait à leur place ? »

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