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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés !

11 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés !

 

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés !

Contre la chasse aux sorcières, pour la liberté d’association, la Fédération nationale de la Libre Pensée est signataire de cette déclaration commune.

Abrogation de la loi liberticide « Séparatisme » !

Depuis six mois, les dissolutions d’associations s’enchaînent à un rythme rarement connu sous la Ve République. Elles sont désormais annoncées triomphalement à la sortie du conseil des ministres ou sur twitter, contre un média, une association, un collectif… La loi « confortant le respect des principes de la République », dite « loi séparatisme », promulguée le 24 août 2021, a, comme le craignaient les opposant·es à son adoption, ouvert un boulevard aux pouvoirs publics désireux d’écarter celles et ceux qui entendent participer au débat démocratique par l’interpellation citoyenne et de faire taire les voix dissidentes, ou simplement critiques.

Après le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et la CRI ont été dissoutes les associations Palestine Vaincra et Comité Action Palestine, et récemment le groupe antifasciste lyonnais (GALE). À chaque fois, l’arbitraire administratif et politique joue à plein : accusations sans preuves, reproches concernant des intentions supposées, ou des « complicités de fait » non établies, mises en cause pour des actes non imputables aux structures visées, etc.

Ainsi, des campagnes « appelant au boycott des fruits et légumes made in Israël » par un collectif de soutien à la cause palestinienne sont assimilées dans le décret de dissolution de Palestine Vaincra à un « appel à la discrimination et à la haine envers Israël et les Israéliens ». En 2020, la Cour européenne des droits de l’Homme a pourtant reconnu que l’appel au boycott relevait de la liberté d’expression et donné raison à onze militantes et militants français, condamnés après un tractage appelant à un tel boycott. Le boycott est un instrument politique et militant utilisé par de nombreuses associations et collectifs de consommateurs et ne saurait faire l’objet d’un encadrement conduisant à criminaliser celles et ceux qui le diffusent.

Sont également repris à l’encontre de ce collectif les arguments avancés hier pour dissoudre le Collectif contre l’Islamophobie en France. Il lui est reproché « de cultiver le sentiment d’oppression des « peuples musulmans » et ce « dans l’objectif de diffuser l’idée d’une islamophobie à l’échelle internationale ». Une cinquantaine d’associations, en novembre 2021, soulignaient déjà, dans un « Manifeste pour le droit des associations de choisir librement les causes qu’elles défendent », l’étrange logique de cette accusation : « Des associations sont dissoutes par le gouvernement au motif absurde que dénoncer une injustice, ce serait justifier rétrospectivement – ou se rendre complice par avance – des actes violents, voire des actes de terrorisme, que d’autres ont commis ou commettront peut-être un jour en invoquant cette même injustice ». 

Aux militants antifascistes lyonnais, dont le groupement a été dissout le 31 mars, il est reproché, en vrac, de participer à des manifestations non déclarées, autrement dit des « manif sauvages » et des « contre-rassemblements ». Le décret de dissolution indique notamment que « des sympathisants du GALE ont pris part à des manifestations contre le passe sanitaire, lesquelles se sont accompagnées de provocations et de jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre », sans qu’il soit établi que ces personnes aient été effectivement membres de l’organisation dissoute, ni qu’elles aient participé à ces violences. Ce sont également des actions d’affichage dans les rues, ou de partage de visuels sur les réseaux sociaux, ainsi que des propos tenus par des artistes lors d’un festival, qui sont retenus dans l’acte de dissolution de l’organisation antifasciste lyonnaise. 

Dans l’ensemble de ces cas de dissolutions, les services de police ont passé au scanner les réseaux sociaux des organisations ciblées à la recherche de commentaires haineux. Ce nouveau motif de dissolution est désormais autorisé, la loi sur « le respect des principes de la République » permettant de faire reposer sur les associations les propos tenus par des tierces personnes, même si celles-ci ne sont pas membres de l’organisation. À la lecture des décrets de dissolution, on découvre pourtant que les investigations et les propos retenus à charge portent sur des périodes largement antérieures à l’adoption de loi en août 2021, en violation manifeste du principe de non-rétroactivité.

Ces mesures de dissolution constituent une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l’ensemble des associations et demain de toutes les organisations du mouvement social, au risque d’obliger leurs membres à une autocensure dommageable à la cause défendue. On ne peut exclure de surcroît que des personnes mal intentionnées déposent sur les réseaux sociaux des commentaires empoisonnés dans le but de nuire à l’image de telle ou telle association, ainsi exposée à la menace de dissolution.

Tous les espaces démocratiques d’expression et de protestation de la population se restreignent peu à peu. Le contrôle sur les manifestations s’accroît – allant de la contestation des parcours à l’interdiction pure et simple, la répression et les violences policières contre les manifestant·es vont sans cesse en s’aggravant. Au-delà, ce sont tous les outils militants traditionnels de la liberté syndicale et associative (tracts, boycott, appel à mobilisation, réseaux sociaux…) qui sont de plus en plus gravement entravés.

Les libertés d’expression, d’opinion, de réunion et de manifestation, pourtant garanties par les principes constitutionnels et les textes internationaux, se retrouvent mises à mal par la dérive d’un pouvoir qui détourne des textes présentés comme destinés à lutter contre le terrorisme afin de s’en servir à l’encontre de mouvements, de groupes et d’associations qui ont le malheur de déplaire au pouvoir en place. Si l’on estime que des activités ou des propos imputables à une association tombent sous le coup de la loi, il appartient à la justice d’en juger. Et non au ministre de l’intérieur de diligenter des enquêtes à charge, de décréter que telle activité ou tel propos est condamnable, puis de prononcer une sentence de mort de l’association sans autre forme de procès.

Nous appelons l’ensemble des organisations du mouvement social à dénoncer cette chasse aux associations et à construire une large mobilisation, au nom de la préservation des libertés et du pluralisme démocratique. 

8 avril 2022

Premières organisations signataires :

  • Action droits des musulmans – ADM
  • Action Non Violente – COP21
  • Alliance citoyenne
  • Alternatiba
  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie – Acort
  • Association démocratique des Tunisiens en France – ADTF
  • Association de soutien aux Amoureux au Ban Public de Lyon
  • Association des travailleurs maghrébins de France – ATMF
  • Association française des juristes démocrates – AFJD
  • Association France Palestine Solidarité – AFPS
  • Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers – ANAFÉ
  • Attac
  • Centre de recherches et d’initiatives de solidarité internationale – Cedetim
  • Centre de recherche et d’information pour le développement – CRID
  • Collectif des Associations Citoyennes – CAC
  • Comité pour la santé des exilés – Comede
  • Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie – CRLDHT
  • Coordination nationale Pas sans Nous
  • Droit au logement – DAL
  • Émancipation – Tendance intersyndicale
  • Fédération des associations de solidarité avec tou·te·s les immigré·e·s – Fasti
  • Fédération des Finances CGT
  • Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives – FTCR
  • Fédération nationale de la Libre Pensée
  • Fédération nationale des Arts de la rue – FNAR
  • Femmes égalité
  • Fondation Copernic
  • France Amérique latine
  • France Nature Environnement
  • Groupe Accueil et Solidarité – GAS
  • Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s – Gisti
  • Initiative pour un autre monde – IPAM
  • La Quadrature du Net – LQDN
  • Memorial 98
  • Planning familial
  • Syndicat de la magistrature – SM
  • Syndicat des avocats de France – SAF
  • Tous Migrants
  • Union Juive française pour la paix – UJFP
  • Union Syndicale Solidaires

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés ! 

 

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

10 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur

Avertissement

Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique.

Force est de constater que certains – dans plusieurs associations qui se réclament de la laïcité ou des groupes politiques qui se veulent radicaux ou des partis institutionnels comme le Parti Socialiste (cf. déclaration de la Fédération d’Indre-et-Loire) – en appellent à l’intervention des forces de l’État et à l’application de la loi macronienne liberticide du 24 août 2021. Certains osent même la présenter (comme les chrétiens dits de gauche) comme une loi laïque qui permettrait de défendre la laïcité ! C’est inespéré pour un E. Macron qui se voit attribuer un label, alors qu’il en est l’antithèse incarnée !

Pour sa part, la Libre Pensée a, dès le début, combattu cette loi et elle en exige – comme la Ligue des Droits de l’Homme – l’abrogation.

La Libre Pensée met en garde : attention de ne pas se retrouver dans le camp des manipulateurs et des ennemis des libertés démocratiques !

Pour que chacun comprenne, il faut donner tous les éléments. La Libre Pensée s’explique :

ÎLE-BOUCHARD, VILLAGE CHRETIEN

L’église sanctuaire de l’Ile-Bouchard

La nouvelle est tombée le mercredi 30 mars dans la presse : le permis de construire a finalement été refusé à la société immobilière Monasphère qui voulait construire un village chrétien. La Libre Pensée s’est située dès le départ (communiqué à la Nouvelle République) sur le terrain des principes.

La Libre Pensée a dénoncé :

1) La volonté de reconquérir l’espace public de la part d’une Église en perte de vitesse. Monasphère prévoyait la construction de « 100 sphères » catholiques. Érections de statues de la vierge Marie, de Jean-Paul II, de croix ou installations de crèches chrétiennes dans les locaux communaux sont la manifestation de cette volonté de reconquête.

Face à cette violation flagrante de la laïcité, la Libre Pensée a fait des recours juridiques : Montiers, Melun, Béziers, Auvergne-Rhône-Alpes, Marseille, Plublier, Ploërmel, Cogolin, St-Pierre d’Alvay, Plorec s/Arguenon, les Sables d’Olonne et la Flotte en Ré. Elle a été bien seule. Il y a en effet une grande différence entre le bavardage qui peut être très radical et le courage de faire un recours juridique fondé et argumenté. Dans la récente période, la Libre Pensée a gagné dans tous  cas.

2) La Libre Pensée a dénoncé dans ses communiqués le séparatisme et le communautarisme. Car aucun communautarisme, quel qu’il soit, n’a jamais rien apporté de bon pour la société et défendu la liberté de conscience.

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, notamment son article I, garantit la liberté de conscience.

Ainsi, il est permis de pratiquer le culte de son choix, ou de n’en pratiquer aucun.

Ainsi, tous et toutes, croyants, agnostiques, athées, rationalistes, peuvent vivre en harmonie.

La Libre Pensée 37 a participé à la réunion publique dans la salle des fêtes de l’Île-Bouchard le 28 mars qui a rassemblé entre 60 et 100 personnes. Dans sa prise de parole, c’est le point de vue qu’elle a défendu.

En effet, il n’y a pas de culte officiel ou étatique en France. L’État doit rester neutre et ne peut avoir aucune préférence pour un culte. Avec Victor Hugo, la Libre Pensée réaffirme : « L’Église chez elle, l’État maître chez lui. »

Le droit nous oblige à faire les précisions suivantes :

Aux  termes de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » La Déclaration des Droits du 24 juin 1793 dans son article 7 précise ce même principe : « Le droit de manifester sa pensée, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

Il n’y a pas à l’Île-Bouchard de financement public, ni de subventions directes ou indirectes. C’est pourquoi ceux qui appellent à l’intervention de la Préfète ou de G. Darmanin ou qui demandent à la Mairie d’interdire ce lotissement (sous réserve du rapport des règles de l’urbanisme*) font fausse route et prônent une laïcité dévoyée, conçue comme la répression de toute expression religieuse. (*Aux termes de l’article L112.1 du Code de la construction et de l’habitation, il est dit « Tout projet de construction ou de rénovation de bâtiment respecte les objectifs généraux fixés aux titres III à VII dudit Code, notamment ceux ayant trait à la stabilité et la solidité des édifices, à leur sécurité, à leur conformité au regard des normes sanitaires ou environnementales, à la prévention des risques naturels, technologiques et miniers. »). En aucun cas, le législateur n’a prévu d’objectif spécifique en matière de pratique religieuse des propriétaires et des occupants.

On nous explique qu’ils font et feront du prosélytisme !!! Soyons clairs ! C’est une évidence. Toutes les religions dans leur expression font du prosélytisme… pour gagner de nouveaux adeptes. Le catéchisme, les aumôneries dans les établissements scolaires en sont un parfait exemple. Veut-on interdire le catéchisme ?

Ce qui est interdit, c’est le prosélytisme religieux dans l’École publique et les services publics ! Ce qui devrait être interdit, c’est l’incursion et l’ingérence religieuse dans les programmes scolaires et la recherche scientifique !

Ce sont là des principes que certains semblent oublier et, finalement, ils tournent le dos au vrai combat laïque, comme nous allons le démontrer.

CHANCEAUX S/CHOISILLE

Ecole primaire de la Sainte-Face actuellement à Tours

Une entreprise de récupération et de déformation qui cache mal une véritable capitulation. De quoi s’agit-il en réalité au-delà de l’émotion entretenue ? L’école hors contrat de la sainte Face et le collège Léon Pépin de Tours sont transférés de Tours à Chanceaux s/Choisille. Ce n’est pas une école nouvelle, elle n’est pas non plus financée publiquement (hors contrat). Elle est transférée sur des terrains et des locaux appartenant à cette même communauté. Dans ces conditions, force est de constater que la Mairie n’est en rien impliquée dans cette affaire. Le transfert est légal.

Etonnant ! Ceux qui font de l’agitation sur cette affaire et qui en appellent au Procureur, à la Préfète, Recteur ou Maire, n’ont rien trouvé à dire pendant des années où l’école était située à Tours. Pourquoi ne déposent-ils pas une plainte, c’est-à-dire une requête auprès du Tribunal administratif d’Orléans ? Le maire de la commune a fait une déclaration dans la presse en indiquant que la municipalité n’était en rien impliquée et qu’il ne convoquerait pas de conseil municipal extraordinaire. Il a raison ! Ce groupement politique qui se prétend radical ignore le droit !

Ce qu’il faut savoir :

Aux termes de l’article L151.1 du Code de l’éducation « L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. » L’article 4 de la loi Ferry-Bert-Buisson du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire disposait que « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de 6 an s à 14 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie. » Le transfert de cette école hors contrat ne pose pas problème au regard de la loi laïque de 1905 (des procédures de contrôle administratif et pédagogique sont d’ailleurs prévues à défaut d’être effectives, faute de moyens).

L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Les pseudo-laïques de Chanceaux s/Choisille (comme ailleurs) n’ont pas poussé des cris d’orfraie à propos de l’ouverture en septembre 2021 d’une école Montessori (privée) à Fondettes. Ils n’ont rien eu à dire lors de la création d’une école Montessori (privée) à Céré-la-Ronde, dans les locaux de l’ancienne école publique où la Mairie payait le chauffage, les fluides et où, de surcroit, le maire versait son indemnité (argent public) pour le fonctionnement de cette école privée.

Qui, à l’époque, à part la Libre Pensée 37, a dénoncé cela ?

UNE PETITE AGITATION QUI CACHE UN GRANDE CAPITULATION !

Les mêmes sont étrangement muets sur les écoles catholiques sous contrat d’association qui perçoivent globalement 12 milliards de fonds publics chaque année de la part de l’Etat et des collectivités.

Pourquoi ce silence quant à ces détournements permis par la loi Debré de 1959 ? Il est vrai que tous les gouvernements de droite comme de « gauche » de 1981 (PS-PCF), de 1988, de Jospin, de Hollande, n’ont jamais abrogé la loi Debré, ni d’ailleurs le concordat d’Alsace-Moselle. Pourquoi ce silence sur la loi du 26 juillet 2019 dite « loi pour l’école de la confiance »  qui, sous prétexte d’abaissement à 3 ans de l’obligation scolaire (alors que déjà près de 100% des enfants sont scolarisés), étend le financement public des classes maternelles catholiques sous contrat ?

Ce même petit groupement politique, qui se veut révolutionnaire, préfère parler dans un communiqué du 16/03/2022 de « négligence coupable de l’État vis-à-vis de sa mission républicaine première d’instruction publique… L’Etat a la prérogative d’empêcher que se développent les projets d’écoles hors contrat s aux relents obscurantistes dangereux. » Négligence coupable ?!! Les projets pédagogiques des écoles catholiques ne sont-ils ni dangereux ni obscurantistes ?

EN CONCLUSION

Il faut savoir démêler le faux du vrai. Mais une chose est certaine : ce n’est pas le rôle des laïques que d’appeler à la restriction des libertés, car on finit par se placer sur le même terrain que le gouvernement Macron dont on ose nous présenter la loi du 24 août 2021 comme une loi permettant d’agir pour défendre la laïcité , car on finit par être tous victimes du régime autoritaire, totalitaire, liberticide, qui se met en place. Dans cette dernière période, il y a eu assez de mesures liberticides, d’état d’urgence permanent, de restrictions du droit d’expression, de manifestation, assez de répression !

La Libre Pensée a estimé nécessaire de faire ces clarifications. Rejoignez la Libre Pensée !

Joué-lès-Tours, le 31 mars 2022

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

10 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur

Avertissement

Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique.

Force est de constater que certains – dans plusieurs associations qui se réclament de la laïcité ou des groupes politiques qui se veulent radicaux ou des partis institutionnels comme le Parti Socialiste (cf. déclaration de la Fédération d’Indre-et-Loire) – en appellent à l’intervention des forces de l’État et à l’application de la loi macronienne liberticide du 24 août 2021. Certains osent même la présenter (comme les chrétiens dits de gauche) comme une loi laïque qui permettrait de défendre la laïcité ! C’est inespéré pour un E. Macron qui se voit attribuer un label, alors qu’il en est l’antithèse incarnée !

Pour sa part, la Libre Pensée a, dès le début, combattu cette loi et elle en exige – comme la Ligue des Droits de l’Homme – l’abrogation.

La Libre Pensée met en garde : attention de ne pas se retrouver dans le camp des manipulateurs et des ennemis des libertés démocratiques !

Pour que chacun comprenne, il faut donner tous les éléments. La Libre Pensée s’explique :

ÎLE-BOUCHARD, VILLAGE CHRETIEN

L’église sanctuaire de l’Ile-Bouchard

La nouvelle est tombée le mercredi 30 mars dans la presse : le permis de construire a finalement été refusé à la société immobilière Monasphère qui voulait construire un village chrétien. La Libre Pensée s’est située dès le départ (communiqué à la Nouvelle République) sur le terrain des principes.

La Libre Pensée a dénoncé :

1) La volonté de reconquérir l’espace public de la part d’une Église en perte de vitesse. Monasphère prévoyait la construction de « 100 sphères » catholiques. Érections de statues de la vierge Marie, de Jean-Paul II, de croix ou installations de crèches chrétiennes dans les locaux communaux sont la manifestation de cette volonté de reconquête.

Face à cette violation flagrante de la laïcité, la Libre Pensée a fait des recours juridiques : Montiers, Melun, Béziers, Auvergne-Rhône-Alpes, Marseille, Plublier, Ploërmel, Cogolin, St-Pierre d’Alvay, Plorec s/Arguenon, les Sables d’Olonne et la Flotte en Ré. Elle a été bien seule. Il y a en effet une grande différence entre le bavardage qui peut être très radical et le courage de faire un recours juridique fondé et argumenté. Dans la récente période, la Libre Pensée a gagné dans tous  cas.

2) La Libre Pensée a dénoncé dans ses communiqués le séparatisme et le communautarisme. Car aucun communautarisme, quel qu’il soit, n’a jamais rien apporté de bon pour la société et défendu la liberté de conscience.

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, notamment son article I, garantit la liberté de conscience.

Ainsi, il est permis de pratiquer le culte de son choix, ou de n’en pratiquer aucun.

Ainsi, tous et toutes, croyants, agnostiques, athées, rationalistes, peuvent vivre en harmonie.

La Libre Pensée 37 a participé à la réunion publique dans la salle des fêtes de l’Île-Bouchard le 28 mars qui a rassemblé entre 60 et 100 personnes. Dans sa prise de parole, c’est le point de vue qu’elle a défendu.

En effet, il n’y a pas de culte officiel ou étatique en France. L’État doit rester neutre et ne peut avoir aucune préférence pour un culte. Avec Victor Hugo, la Libre Pensée réaffirme : « L’Église chez elle, l’État maître chez lui. »

Le droit nous oblige à faire les précisions suivantes :

Aux  termes de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » La Déclaration des Droits du 24 juin 1793 dans son article 7 précise ce même principe : « Le droit de manifester sa pensée, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

Il n’y a pas à l’Île-Bouchard de financement public, ni de subventions directes ou indirectes. C’est pourquoi ceux qui appellent à l’intervention de la Préfète ou de G. Darmanin ou qui demandent à la Mairie d’interdire ce lotissement (sous réserve du rapport des règles de l’urbanisme*) font fausse route et prônent une laïcité dévoyée, conçue comme la répression de toute expression religieuse. (*Aux termes de l’article L112.1 du Code de la construction et de l’habitation, il est dit « Tout projet de construction ou de rénovation de bâtiment respecte les objectifs généraux fixés aux titres III à VII dudit Code, notamment ceux ayant trait à la stabilité et la solidité des édifices, à leur sécurité, à leur conformité au regard des normes sanitaires ou environnementales, à la prévention des risques naturels, technologiques et miniers. »). En aucun cas, le législateur n’a prévu d’objectif spécifique en matière de pratique religieuse des propriétaires et des occupants.

On nous explique qu’ils font et feront du prosélytisme !!! Soyons clairs ! C’est une évidence. Toutes les religions dans leur expression font du prosélytisme… pour gagner de nouveaux adeptes. Le catéchisme, les aumôneries dans les établissements scolaires en sont un parfait exemple. Veut-on interdire le catéchisme ?

Ce qui est interdit, c’est le prosélytisme religieux dans l’École publique et les services publics ! Ce qui devrait être interdit, c’est l’incursion et l’ingérence religieuse dans les programmes scolaires et la recherche scientifique !

Ce sont là des principes que certains semblent oublier et, finalement, ils tournent le dos au vrai combat laïque, comme nous allons le démontrer.

CHANCEAUX S/CHOISILLE

Ecole primaire de la Sainte-Face actuellement à Tours

Une entreprise de récupération et de déformation qui cache mal une véritable capitulation. De quoi s’agit-il en réalité au-delà de l’émotion entretenue ? L’école hors contrat de la sainte Face et le collège Léon Pépin de Tours sont transférés de Tours à Chanceaux s/Choisille. Ce n’est pas une école nouvelle, elle n’est pas non plus financée publiquement (hors contrat). Elle est transférée sur des terrains et des locaux appartenant à cette même communauté. Dans ces conditions, force est de constater que la Mairie n’est en rien impliquée dans cette affaire. Le transfert est légal.

Etonnant ! Ceux qui font de l’agitation sur cette affaire et qui en appellent au Procureur, à la Préfète, Recteur ou Maire, n’ont rien trouvé à dire pendant des années où l’école était située à Tours. Pourquoi ne déposent-ils pas une plainte, c’est-à-dire une requête auprès du Tribunal administratif d’Orléans ? Le maire de la commune a fait une déclaration dans la presse en indiquant que la municipalité n’était en rien impliquée et qu’il ne convoquerait pas de conseil municipal extraordinaire. Il a raison ! Ce groupement politique qui se prétend radical ignore le droit !

Ce qu’il faut savoir :

Aux termes de l’article L151.1 du Code de l’éducation « L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. » L’article 4 de la loi Ferry-Bert-Buisson du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire disposait que « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de 6 an s à 14 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie. » Le transfert de cette école hors contrat ne pose pas problème au regard de la loi laïque de 1905 (des procédures de contrôle administratif et pédagogique sont d’ailleurs prévues à défaut d’être effectives, faute de moyens).

L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Les pseudo-laïques de Chanceaux s/Choisille (comme ailleurs) n’ont pas poussé des cris d’orfraie à propos de l’ouverture en septembre 2021 d’une école Montessori (privée) à Fondettes. Ils n’ont rien eu à dire lors de la création d’une école Montessori (privée) à Céré-la-Ronde, dans les locaux de l’ancienne école publique où la Mairie payait le chauffage, les fluides et où, de surcroit, le maire versait son indemnité (argent public) pour le fonctionnement de cette école privée.

Qui, à l’époque, à part la Libre Pensée 37, a dénoncé cela ?

UNE PETITE AGITATION QUI CACHE UN GRANDE CAPITULATION !

Les mêmes sont étrangement muets sur les écoles catholiques sous contrat d’association qui perçoivent globalement 12 milliards de fonds publics chaque année de la part de l’Etat et des collectivités.

Pourquoi ce silence quant à ces détournements permis par la loi Debré de 1959 ? Il est vrai que tous les gouvernements de droite comme de « gauche » de 1981 (PS-PCF), de 1988, de Jospin, de Hollande, n’ont jamais abrogé la loi Debré, ni d’ailleurs le concordat d’Alsace-Moselle. Pourquoi ce silence sur la loi du 26 juillet 2019 dite « loi pour l’école de la confiance »  qui, sous prétexte d’abaissement à 3 ans de l’obligation scolaire (alors que déjà près de 100% des enfants sont scolarisés), étend le financement public des classes maternelles catholiques sous contrat ?

Ce même petit groupement politique, qui se veut révolutionnaire, préfère parler dans un communiqué du 16/03/2022 de « négligence coupable de l’État vis-à-vis de sa mission républicaine première d’instruction publique… L’Etat a la prérogative d’empêcher que se développent les projets d’écoles hors contrat s aux relents obscurantistes dangereux. » Négligence coupable ?!! Les projets pédagogiques des écoles catholiques ne sont-ils ni dangereux ni obscurantistes ?

EN CONCLUSION

Il faut savoir démêler le faux du vrai. Mais une chose est certaine : ce n’est pas le rôle des laïques que d’appeler à la restriction des libertés, car on finit par se placer sur le même terrain que le gouvernement Macron dont on ose nous présenter la loi du 24 août 2021 comme une loi permettant d’agir pour défendre la laïcité , car on finit par être tous victimes du régime autoritaire, totalitaire, liberticide, qui se met en place. Dans cette dernière période, il y a eu assez de mesures liberticides, d’état d’urgence permanent, de restrictions du droit d’expression, de manifestation, assez de répression !

La Libre Pensée a estimé nécessaire de faire ces clarifications. Rejoignez la Libre Pensée !

Joué-lès-Tours, le 31 mars 2022

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

10 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur

Avertissement

Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique.

Force est de constater que certains – dans plusieurs associations qui se réclament de la laïcité ou des groupes politiques qui se veulent radicaux ou des partis institutionnels comme le Parti Socialiste (cf. déclaration de la Fédération d’Indre-et-Loire) – en appellent à l’intervention des forces de l’État et à l’application de la loi macronienne liberticide du 24 août 2021. Certains osent même la présenter (comme les chrétiens dits de gauche) comme une loi laïque qui permettrait de défendre la laïcité ! C’est inespéré pour un E. Macron qui se voit attribuer un label, alors qu’il en est l’antithèse incarnée !

Pour sa part, la Libre Pensée a, dès le début, combattu cette loi et elle en exige – comme la Ligue des Droits de l’Homme – l’abrogation.

La Libre Pensée met en garde : attention de ne pas se retrouver dans le camp des manipulateurs et des ennemis des libertés démocratiques !

Pour que chacun comprenne, il faut donner tous les éléments. La Libre Pensée s’explique :

ÎLE-BOUCHARD, VILLAGE CHRETIEN

L’église sanctuaire de l’Ile-Bouchard

La nouvelle est tombée le mercredi 30 mars dans la presse : le permis de construire a finalement été refusé à la société immobilière Monasphère qui voulait construire un village chrétien. La Libre Pensée s’est située dès le départ (communiqué à la Nouvelle République) sur le terrain des principes.

La Libre Pensée a dénoncé :

1) La volonté de reconquérir l’espace public de la part d’une Église en perte de vitesse. Monasphère prévoyait la construction de « 100 sphères » catholiques. Érections de statues de la vierge Marie, de Jean-Paul II, de croix ou installations de crèches chrétiennes dans les locaux communaux sont la manifestation de cette volonté de reconquête.

Face à cette violation flagrante de la laïcité, la Libre Pensée a fait des recours juridiques : Montiers, Melun, Béziers, Auvergne-Rhône-Alpes, Marseille, Plublier, Ploërmel, Cogolin, St-Pierre d’Alvay, Plorec s/Arguenon, les Sables d’Olonne et la Flotte en Ré. Elle a été bien seule. Il y a en effet une grande différence entre le bavardage qui peut être très radical et le courage de faire un recours juridique fondé et argumenté. Dans la récente période, la Libre Pensée a gagné dans tous  cas.

2) La Libre Pensée a dénoncé dans ses communiqués le séparatisme et le communautarisme. Car aucun communautarisme, quel qu’il soit, n’a jamais rien apporté de bon pour la société et défendu la liberté de conscience.

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, notamment son article I, garantit la liberté de conscience.

Ainsi, il est permis de pratiquer le culte de son choix, ou de n’en pratiquer aucun.

Ainsi, tous et toutes, croyants, agnostiques, athées, rationalistes, peuvent vivre en harmonie.

La Libre Pensée 37 a participé à la réunion publique dans la salle des fêtes de l’Île-Bouchard le 28 mars qui a rassemblé entre 60 et 100 personnes. Dans sa prise de parole, c’est le point de vue qu’elle a défendu.

En effet, il n’y a pas de culte officiel ou étatique en France. L’État doit rester neutre et ne peut avoir aucune préférence pour un culte. Avec Victor Hugo, la Libre Pensée réaffirme : « L’Église chez elle, l’État maître chez lui. »

Le droit nous oblige à faire les précisions suivantes :

Aux  termes de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » La Déclaration des Droits du 24 juin 1793 dans son article 7 précise ce même principe : « Le droit de manifester sa pensée, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

Il n’y a pas à l’Île-Bouchard de financement public, ni de subventions directes ou indirectes. C’est pourquoi ceux qui appellent à l’intervention de la Préfète ou de G. Darmanin ou qui demandent à la Mairie d’interdire ce lotissement (sous réserve du rapport des règles de l’urbanisme*) font fausse route et prônent une laïcité dévoyée, conçue comme la répression de toute expression religieuse. (*Aux termes de l’article L112.1 du Code de la construction et de l’habitation, il est dit « Tout projet de construction ou de rénovation de bâtiment respecte les objectifs généraux fixés aux titres III à VII dudit Code, notamment ceux ayant trait à la stabilité et la solidité des édifices, à leur sécurité, à leur conformité au regard des normes sanitaires ou environnementales, à la prévention des risques naturels, technologiques et miniers. »). En aucun cas, le législateur n’a prévu d’objectif spécifique en matière de pratique religieuse des propriétaires et des occupants.

On nous explique qu’ils font et feront du prosélytisme !!! Soyons clairs ! C’est une évidence. Toutes les religions dans leur expression font du prosélytisme… pour gagner de nouveaux adeptes. Le catéchisme, les aumôneries dans les établissements scolaires en sont un parfait exemple. Veut-on interdire le catéchisme ?

Ce qui est interdit, c’est le prosélytisme religieux dans l’École publique et les services publics ! Ce qui devrait être interdit, c’est l’incursion et l’ingérence religieuse dans les programmes scolaires et la recherche scientifique !

Ce sont là des principes que certains semblent oublier et, finalement, ils tournent le dos au vrai combat laïque, comme nous allons le démontrer.

CHANCEAUX S/CHOISILLE

Ecole primaire de la Sainte-Face actuellement à Tours

Une entreprise de récupération et de déformation qui cache mal une véritable capitulation. De quoi s’agit-il en réalité au-delà de l’émotion entretenue ? L’école hors contrat de la sainte Face et le collège Léon Pépin de Tours sont transférés de Tours à Chanceaux s/Choisille. Ce n’est pas une école nouvelle, elle n’est pas non plus financée publiquement (hors contrat). Elle est transférée sur des terrains et des locaux appartenant à cette même communauté. Dans ces conditions, force est de constater que la Mairie n’est en rien impliquée dans cette affaire. Le transfert est légal.

Etonnant ! Ceux qui font de l’agitation sur cette affaire et qui en appellent au Procureur, à la Préfète, Recteur ou Maire, n’ont rien trouvé à dire pendant des années où l’école était située à Tours. Pourquoi ne déposent-ils pas une plainte, c’est-à-dire une requête auprès du Tribunal administratif d’Orléans ? Le maire de la commune a fait une déclaration dans la presse en indiquant que la municipalité n’était en rien impliquée et qu’il ne convoquerait pas de conseil municipal extraordinaire. Il a raison ! Ce groupement politique qui se prétend radical ignore le droit !

Ce qu’il faut savoir :

Aux termes de l’article L151.1 du Code de l’éducation « L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. » L’article 4 de la loi Ferry-Bert-Buisson du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire disposait que « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de 6 an s à 14 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie. » Le transfert de cette école hors contrat ne pose pas problème au regard de la loi laïque de 1905 (des procédures de contrôle administratif et pédagogique sont d’ailleurs prévues à défaut d’être effectives, faute de moyens).

L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Les pseudo-laïques de Chanceaux s/Choisille (comme ailleurs) n’ont pas poussé des cris d’orfraie à propos de l’ouverture en septembre 2021 d’une école Montessori (privée) à Fondettes. Ils n’ont rien eu à dire lors de la création d’une école Montessori (privée) à Céré-la-Ronde, dans les locaux de l’ancienne école publique où la Mairie payait le chauffage, les fluides et où, de surcroit, le maire versait son indemnité (argent public) pour le fonctionnement de cette école privée.

Qui, à l’époque, à part la Libre Pensée 37, a dénoncé cela ?

UNE PETITE AGITATION QUI CACHE UN GRANDE CAPITULATION !

Les mêmes sont étrangement muets sur les écoles catholiques sous contrat d’association qui perçoivent globalement 12 milliards de fonds publics chaque année de la part de l’Etat et des collectivités.

Pourquoi ce silence quant à ces détournements permis par la loi Debré de 1959 ? Il est vrai que tous les gouvernements de droite comme de « gauche » de 1981 (PS-PCF), de 1988, de Jospin, de Hollande, n’ont jamais abrogé la loi Debré, ni d’ailleurs le concordat d’Alsace-Moselle. Pourquoi ce silence sur la loi du 26 juillet 2019 dite « loi pour l’école de la confiance »  qui, sous prétexte d’abaissement à 3 ans de l’obligation scolaire (alors que déjà près de 100% des enfants sont scolarisés), étend le financement public des classes maternelles catholiques sous contrat ?

Ce même petit groupement politique, qui se veut révolutionnaire, préfère parler dans un communiqué du 16/03/2022 de « négligence coupable de l’État vis-à-vis de sa mission républicaine première d’instruction publique… L’Etat a la prérogative d’empêcher que se développent les projets d’écoles hors contrat s aux relents obscurantistes dangereux. » Négligence coupable ?!! Les projets pédagogiques des écoles catholiques ne sont-ils ni dangereux ni obscurantistes ?

EN CONCLUSION

Il faut savoir démêler le faux du vrai. Mais une chose est certaine : ce n’est pas le rôle des laïques que d’appeler à la restriction des libertés, car on finit par se placer sur le même terrain que le gouvernement Macron dont on ose nous présenter la loi du 24 août 2021 comme une loi permettant d’agir pour défendre la laïcité , car on finit par être tous victimes du régime autoritaire, totalitaire, liberticide, qui se met en place. Dans cette dernière période, il y a eu assez de mesures liberticides, d’état d’urgence permanent, de restrictions du droit d’expression, de manifestation, assez de répression !

La Libre Pensée a estimé nécessaire de faire ces clarifications. Rejoignez la Libre Pensée !

Joué-lès-Tours, le 31 mars 2022

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REECOUTEZ: France Culture: La Libre Pensée reçoit Jean Baubérot, historien, sociologue.

8 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

France Culture: La Libre Pensée reçoit Jean Baubérot, historien, socilogue.

 

Divers aspects de la Pensée contemporaine, France cultureDimanche 10 avril 2022 à 9h40 : la Libre Pensée, émission animée par Christophe Bitaud, vice-président de la Libre Pensée.  

«La loi de 1905 n’aura pas lieu»
Invité : Jean Baubérot

Historien et sociologue français, professeur émérite spécialiste de la sociologie des religions et fondateur de la sociologie de la laïcité. Après avoir occupé la chaire d'« Histoire et sociologie du protestantisme » de 1978 à 1990, il devient titulaire de la chaire d'« Histoire et sociologie de la laïcité » de 1991 à 2007 à l’École pratique des hautes études, dont il est actuellement le Président d'honneur et professeur émérite. Il a écrit trente-deux ouvrages, dont un roman historique, et a dirigé treize livres collectifs et publié plus d'une centaine d'articles dans des revues à Comité de lecture. Il est le coauteur d'une Déclaration internationale sur la laïcité signée par 250 universitaires de 30 pays. Dans son récent ouvrage intitulé « La loi de 1905 n’aura pas lieu (Tome II) », Jean Baubérot poursuit son enquête sur l’élaboration de la grande loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905.

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FNLP Application de la loi de 1905!

8 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

 

« Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique. » - FNLP - 

FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

 

Lettre ouverte aux maires de la Flotte-en-Ré et des Sables d’Olonne 

Messieurs les Édiles, Vous avez délibérément enfreint la loi du 9 décembre 1905 dite de Séparation des Églises et de l’État qui interdit en son article 28, à compter du 1re Janvier 1906, d’ériger sur des emplacements publics des symboles et emblèmes religieux. Comme le premier potentat local « droit dans ses bottes », vous avez décidé Lire plus …

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ? 

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur Avertissement Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique. Force est de Lire plus …

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La Raison n°670 – Avril 2022 L’éditorial : Culture et Raison : deux de nos raisons d’être

1 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°670 – Avril 2022

L’éditorial

Culture et Raison : deux de nos raisons d’être

J’ai découvert avec délices le contenu de ce numéro de notre revue. Du point de vue culturel c’est une véritable mine. Outre la qualité des articles, son sommaire témoigne de la pérennité des rubriques et de la diversité des sujets abordés. Je suis obligé d’en sauter, sous peine de sombrer dans l’énumération fastidieuse, mais jugez plutôt : nous rendons compte d’une bande dessinée, d’un film, d’un chanteur disparu, de deux ensembles littéraires, de deux ouvrages ressortant de l’exégèse, d’un livre soi-disant scientifique et d’un ouvrage sur la liberté de religion en Méditerranée. Nous présentons deux articles philosophiques, et deux articles sur l’Art. C’est considérable.

 

Une rapide revue de détail : La Bande dessinée traite de la Révolution russe en Ukraine et du très controversé personnage de Nestor Makhno. Elle donne envie d’en savoir plus sur ce moment de la Guerre civile. Présentée d’un point de vue anarchiste, elle pourra sembler contestable à certains de nos lecteurs mais peut-être est-ce le point de départ d’un débat historique dépassionné. Le film, c’est « l’évênement », adaptation du roman d’Annie Ernaux par Audrey Diwan, film angoissant, poignant sur ce qu’était un parcours d’avortement pour une jeune fille dans les années 1960, avant la légalisation de l’IVG. Souvenirs, souvenirs, celui-là est des plus amers. Il renforce nos convictions de résister à toutes pressions cléricales pour un terrible retour en arrière.

 

Le chanteur disparu, c’est Boby Lapointe, ce phénomène de la langue, pour qui ma génération et peut-être de plus jeunes, ont conservé admiration et tendresse.

 

Côté littérature, Monica Jornet nous invite à découvrir un livre pour la jeunesse peu connu de Louise Michel (excusez du peu), et Alain Chicouard nous invite à connaître Théodore Plievier, un écrivain dont j’avoue avoir ignoré jusqu’au nom avant la remarquable recension de ce numéro. J’ai hâte d’en prendre connaissance, je pense que vous, chers lecteurs, partagerez ma curiosité.

 

L’exégèse ressort-elle de la culture ou de notre « cœur de métier » ? Des deux, dirais-je et nous découvrons un dictionnaire critique des Evangiles par Gérard Lopez et Pierre-Yves Ruff, empreint d’érudition et d’humour. Et dans la même rubrique, une interrogation soulevée par Christian Eyschen : « Théologie de la Libération … Pléonasme ou oxymore ». Voilà une question d’actualité lorsqu’on connait les positions de Jorge Bergoglio dit pape François dans ses déclarations et dans ses œuvres.

 

Le livre présenté dans notre rubrique Sciences s’intitule « Le sens de la mécanique quantique » avec pour sous-titre Helgoland. Helgoland est le nom de l’Île où le très remarquable physicien Heisenberg s’était retiré à la fin de ses jours. Il a pour auteur Carlo Rovelli, astrophysicien très connu et très médiatisé. Georges Douspis nous montre de manière détaillée comment le livre de Rovelli règle en fait ses comptes au matérialisme dialectique – il l’a en horreur – mais également à Lénine, à la Révolution russe et au livre « Matérialisme et empiriocriticisme » Georges Douspis rappelle avec justesse que Werner Heisenberg porté aux nues par Rovelli s’était déclaré parfaitement convaincu de l’adéquation de la physique quantique et du matérialisme dialectique lors d’une discussion avec le physicien Robert havemann, persécuté par le régime stalinien d’Allemagne de l’Est dans les années 1950. L’article de Georges Douspis redonne dans son article un aperçu des termes de la controverse entre formalistes et dialecticiens, c’est à prendre en considération.

 

La Raison vous invite également à prendre connaissance du livre magistral intitulé « Liberté de religion et de conviction en Méditerranée » sous la direction de Valentine Zuber. C’est un ouvrage de réflexion sur la séparation du religieux et du civil tout autour de la méditerranée. C’est dire que le problème ne se limite pas à l’Islam !

 

Pour couronner le tout, nous avons deux articles de philosophie dont un, notamment interroge sur une ambiance mondiale totalitaire de réduction des libertés individuelles, et un dossier « arts » où Alain Leduc pose la question « Faudra-t-il désormais brûler Gauguin» sur fond de « cancel culture ». On accuse la Libre Pensée de participer de ce mouvement d’effacement de l’histoire, notamment à propos du jugement – parfaitement justifié – de « déboulonnage » de la statue de l’archange Saint-Michel aux Sables d’Olonne. Vous verrez cela en pages 30 et 31.

 

Je vous souhaite bonne lecture de ce copieux numéro.

 

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

La couverture

Le sommaire

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