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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)

-Réponse à un xénophobe qui ne sait faire la différence entre ‘’théocratie’’ et république laïque.

7 Octobre 2022 , Rédigé par librepensee04

« La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement »

Rosa LUXEMBURG

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Réponse à un xénophobe  qui ne sait faire la différence  entre ‘’théocratie’’ et république laïque et sociale.

Vêtements religieux  et Loi de 1905: Il s'agit de rétablir les faits et écrits! 

La réponse d'Aristide Briand, rapporteur de la Loi de 1905, libre penseur, au député de la Drôme Chabert, lors de la séance du 26 juin 1905 à la Chambre. Pour Chabert, le port de la soutane devait être interdit dans la rue en vertu de la séparation de l'Etat et des cultes... 

 

“…Votre commission, messieurs, a pensé qu’en régime de séparation la question du costume ecclésiastique ne pouvait pas se poser. Ce costume n’existe plus pour nous avec son caractère officiel, c’est-à-dire en tant qu’uniforme protégé par l’article 259 du code pénal. La soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme un autre, accessible à tous les citoyens, prêtres ou non. C’est la seule solution qui nous ait paru conforme au principe même de la séparation, et c’est celle que je prie la Chambre de vouloir bien adopter.” (Applaudissements ) 

 (texte intégral sur http://classiques.uqac.ca/collection_documents/assemblee_nationale/separation_Eglises_Etat/seance_43/seance_43.html )

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 Lu dans Informations Ouvrières

VÊTEMENTS ET RELIGIONS : LA MISE AU POINT FAITE PAR ARISTIDE BRIAND, RAPPORTEUR DE LA LOI DE 1905
Il n’est pas inutile, comme le fait la Libre Pensée des Alpes-de-Haute-Provence sur son site Internet, de rappeler aujourd’hui comment, le 26 juin 1905, à la Chambre des députés, Aristide Briand a répondu au député de la Drôme Chabert qui voulait inclure dans la loi l’interdiction du port de la soutane en public. Aristide Briand, libre penseur, était le rapporteur du projet de loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Une loi passée dans l’histoire sous le nom de « loi de 1905 ».

Par > Verbatim
Publié le 5 novembre 2022
Temps de lecture : 3 minutes

M. Aristide Briand, rapporteur. – Messieurs, au risque d’étonner l’honorable M. Chabert, je lui dirai que le silence du projet de loi au sujet du costume ecclésiastique, qui paraît le préoccuper si fort, n’a pas été le résultat d’une omission, mais bien au contraire d’une délibération mûrement réfléchie. Il a paru à la commission que ce serait encourir, pour un résultat problématique, le reproche d’intolérance et même s’exposer à un danger plus grave encore, le ridicule (applaudissements et rires au centre et à droite), que de vouloir, par une loi qui se donne pour but d’instaurer dans ce pays un régime de liberté au point de vue confessionnel, imposer aux ministres des cultes l’obligation de modifier la coupe de leurs vêtements.

Je ferai du reste observer à l’honorable M. Chabert que le problème n’est pas aussi simple ni aussi facile à résoudre qu’il semble le supposer. Ce que notre collègue voudrait atteindre dans la soutane, c’est le moyen qu’elle procure de se distinguer facilement des autres citoyens.

 

Mais la soutane une fois supprimée, M. Chabert peut être sûr que, si l’Eglise devait y trouver son intérêt, l’ingéniosité combinée des prêtres et des tailleurs aurait tôt fait de créer un vêtement nouveau, qui ne serait plus la soutane, mais se différencierait encore assez du veston et de la redingote pour permettre au passant de distinguer au premier coup d’œil un prêtre de tout autre citoyen.

 

L’honorable M. Chabert a visité certains pays ; il a pu constater que les pasteurs protestants ont des chapeaux d’une forme particulière, des redingotes d’une coupe spéciale, qui ne le cèdent en rien à la soutane comme signes distinctifs du caractère de ceux qui les portent.

Quant au prestige dont jouit la religion dans nos campagnes, je crois qu’il serait téméraire de l’attribuer uniquement à la forme du vêtement que portent les prêtres.

 

L’influence de l’Eglise tient à d’autres causes, moins faciles à détruire ; sinon, il y a longtemps que la libre pensée aurait déjà triomphé du dogme. (Très bien ! très bien ! à gauche.)

 

Votre commission, messieurs, a pensé qu’en régime de séparation la question du costume ecclésiastique ne pouvait pas se poser. Ce costume n’existe plus pour nous avec son caractère officiel, c’est-à-dire en tant qu’uniforme protégé par l’article 259 du Code pénal. La soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme un autre, accessible à tous les citoyens, prêtres ou non. C’est la seule solution qui nous ait paru conforme au principe même de la séparation, et c’est celle que je prie la Chambre de vouloir bien adopter (applaudissements).

 

MACRON AUX CURÉS, À ROME : « JE VOUS PORTE DANS MON CŒUR, PRIEZ POUR NOUS »

Lors de son déplacement en Italie le 24 octobre 2022, Emmanuel Macron s’est rendu à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome, où il porte le titre de chanoine d’honneur, qu’il a reçu et accepté en 2018 (comme d’autres présidents français avant lui). D’après le communiqué officiel de l’Eglise publié après cette visite, Macron « a rappelé le lien historique et spirituel qui unit les présidents français au Latran » et a déclaré aux religieux qui l’accueillaient dans la basilique : « Je vous porte toujours dans mon cœur. Je vous renouvelle mes sentiments de fidélité et d’amitié (…). Je vous demande de prier pour nous, les leaders politiques du monde, d’intercéder et de prier pour nous, parce que c’est une chose qui me tient à cœur.

Bizarrement, aucun de ceux qui, en France, s’émeuvent de la taille de certaines robes dans les lycées au nom d’une prétendue laïcité n’ont trouvé à redire de cette visite et de ces déclarations présidentielles.

Yan Legoff

 

                           La Libre Pensée, dès sa naissance en1847-48 (« Printemps des peuples » européens ),  puis 1871 (La Commune), 1882-86 (lois scolaires Ferry-Buisson-Goblet), 1884 (loi sur la liberté syndicale), 1901(Liberté de la presse et d’association),1905 (loi de séparation des Eglises et de l’Etat /Liberté de conscience, libre exercice des cultes)…1945 … a affirmé son principe de base :  la Liberté de conscience, comme premier principe de la république, source des précieuses libertés républicaines arrachées par le Mouvement ouvrier républicain, y compris sur les barricades.

            

              A ce titre, la Libre Pensée partage sans réserve ce communiqué de La Vigie de la Laïcité, ci-après.

( Rappel communiqué FNLP  Quand la théocratie bafoue l’égalité des droits et tue en Iran – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)   

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Réponse à un xénophobe  qui ne sait faire la différence  entre ‘’théocratie’’ et république laïque et sociale. 

 

« Femme, vie, liberté »

Communiqué du 5 octobre 2022 

 

 

 

 

 

Cher·e·s ami·e·s,
Cher·e·s abonné·e·s à notre newsletter,


En ce cinquième anniversaire du mouvement #MeeToo, alors que les femmes afghanes voient leur liberté d’aller et de venir drastiquement restreinte depuis plus d’un an sous le régime des Talibans, alors que l’on peut mourir actuellement en Iran parce qu’on est femme et que l’on ne porte pas son voile correctement, la Vigie de la Laïcité rappelle combien le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes et pour la liberté de se vêtir et d’exprimer ses convictions dans l’espace public doit être soutenu partout dans le monde.


La laïcité associe solidement la défense de la liberté de conscience de chacune et chacun, pris individuellement, et le droit garanti à toutes et à tous de manifester ses choix personnels ou collectifs. Toutes les femmes, tant en Iran qu’en Afghanistan ou ailleurs, doivent être libres de s’habiller comme elles l’entendent, et notamment de ne pas porter ou de porter un signe religieux, tel que le voile.

Car ce que défendent avec un courage hors du commun, les femmes d’Iran, comme d’Afghanistan, soutenues par leurs frères, fils, pères et conjoints, c’est bien leur liberté individuelle. Mais c’est aussi la liberté de tou.tes les Iranien.nes et de tous les Afghan.nes, du peuple tout entier, face à la persécution de la police du vêtement et de la pensée. A chacune et à chacun, là où nous sommes, d’être, avec toutes nos convictions, les porte-parole inlassables de l’inaliénable dignité et liberté de toutes les femmes et de tous les hommes, magnifiquement garanties par le principe de laïcité découlant directement de la philosophie des droits humains universellement proclamés.

Ainsi, toutes et tous, faisons écho au slogan surgi de la rue iranienne : « Femme, vie, liberté » !


La Vigie de la Laïcité

 

 
 

 

 

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Résolution adoptée par le Comité général de la Libre Pensée Le 1er octobre 2022

6 Octobre 2022 , Rédigé par librepensee04

Résolution adoptée par le Comité général de la Libre Pensée Le 1er octobre 2022

Résolution adoptée par le Comité général de la Libre Pensée Le 1er octobre 2022

Le Comité général de la Libre Pensée, réuni le 1er octobre, se tient à un moment bien particulier de l’histoire de notre pays.

Les récentes élections n’ont fait que mettre entre parenthèses les problèmes immenses auxquels la démocratie et la civilisation sont confrontés. Nous avons assisté à un énorme kidnapping de la démocratie. Une non-campagne du gouvernement Macron pour n’avoir à présenter ni bilan ni projet. Une abstention massive, à la fois, voulue par les pouvoirs pour écœurer le peuple et utilisée par le peuple pour se détourner de ces mêmes pouvoirs, toutes couleurs politiques confondues.

Une débâcle des partis gouvernementaux qui ont gouverné le pays depuis des décennies. Un candidat xénophobe et raciste sorti du néant par les media pour détourner l’attention et replongé aussitôt dans le vide des résultats. Des faux débats, des vrais procès. Des arrangements politicards de la pire espèce pour garantir en vain une majorité présidentielle à l’Assemblée.

Une vie politique officielle grotesque.

Sous des formes inédites, dans et hors des processus électoraux, un mouvement s’est exprimé et il ne peut s’arrêter. Cela montre bien à quel point nous avons eu raison, comme Libre Pensée, sans nous mêler de discussions électorales, de porter la question de l’Assemblée Constituante comme moyen de redonner la parole au peuple.

Et une authentique crise de civilisation.

La laïcité foulée aux pieds comme jamais, en invoquant la laïcité.

La santé, les transports, l’École en ruines dans des proportions telles qu’on ne peut plus parler de services publics. Des angoisses criantes qui montent sur chacun des aspects de la vie quotidienne, même le plus banal.

L’avenir des générations qui viennent est devenu épouvantable. Leur présent est troublé. Que peut être un État qui marche sur sa jeunesse  ? Chacun a en mémoire la photographie éprouvante de ces jeunes agenouillés, mains sur la tête, devant des hommes en armes. Rien ne l’effacera.

Le peuple n’a pas réussi à imposer sa volonté par les élections. Pourtant, il s’agit purement et simplement de sa survie en tant que peuple. Ce qui n’a pas été obtenu ici devra l’être ailleurs.

La Libre Pensée a analysé, par exemple, que la Loi Séparatisme menaçait trois fondements essentiels de la vie sociale de notre pays, la liberté de conscience, la liberté d’enseignement, la liberté d’association. Actuellement, les associations même les plus anodines, même celles insérées depuis des décennies dans le tissu et dans les mœurs républicaines sont sommées de souscrire à des engagements inouïs. Il faudrait témoigner de son républicanisme.

Et devant qui, on se le demande  ? Devant ceux qui rétablissent les lettres de cachet. Devant ceux qui cherchent à faire revenir sur le sol national des personnes condamnées à l’expulsion pour les expulser. C’est ridicule et pathétique, comme sont honteuses et criminelles les décisions prises par le pouvoir envers les personnes migrantes.

Pourtant, chacun d’entre nous le sait et le sent, l’heure n’est pas à la résignation. Des forces nouvelles ont commencé à se lever.  Il importe de les aider à continuer ce surgissement.

Depuis des mois et des mois, la Libre Pensée et les libre-penseurs ont tissé dans ce pays des liens nouveaux et puissants. Nos résultats, nos succès, nos actions, nos initiatives sur tellement de plans et de tellement de manières sont innombrables. Cela remplirait des pages et des pages. Il ne s’agit pas pour nous de les proclamer à la face du monde comme preuve de notre efficacité. Mais les faits sont là et sont incontestables.

Ainsi, n’avons-nous pas alerté dès octobre 2021 sur « la guerre qui vient », des mois avant l‘éclatement de la guerre en Ukraine, dans une déclaration qui affirme notamment « La politique du « containement »  ne pourra être reproduite à l’identique, d’autant que la Russie jouera son propre rôle comme interface entre les « Deux Grands » pour en tirer de substantiels bénéfices et se refaire une santé ? Nous ne serons donc pas plus qu’aujourd’hui dans un monde bipolaire, mais multipolaire où dans des gigantesques brèches, il pourra se passer des événements incontrôlables, notamment pour l’accès aux sources d’énergies et aux ressources en eau ?

La Libre Pensée est utile. La Libre Pensée est indispensable à la démocratie.

Ce n’est pas la nouvelle, surprenante mais enthousiasmante, du vote en première lecture à l’Assemblée de la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple qui va nous démentir. Depuis des décennies, contre tous les sceptiques, nous avons tenu bon, nous avons agi, et nous avons gagné, avec nos amis qui nous ont accompagné dans cette voie.

C’est pourquoi, aussi, nous avons ouvert la discussion à propos de la constitution d’une Confédération Laïque pour la défense de la Liberté de Penser (titre provisoire).

L’heure est à l’action. L’heure est à l’audace organisationnelle. Il nous faut saisir toutes les opportunités, inviter sans crainte ni préjugés, élargir la Libre Pensée, ses Fédérations, ses groupes, ses bureaux, multiplier les initiatives, développer les bulletins et les actions. L’heure est au renforcement de la Libre Pensée, l’organisation de Victor Hugo, d’Aristide Briand, d’Anatole France, de Marc Blondel.

L’heure est à la sauvegarde de la démocratie.

Adhérez, faites adhérer à la Libre Pensée.

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VIGIE DE LA LAÏCITE La loi « séparatisme », quels enjeux, et quels dangers en matière de libertés individuelle et associative ? Newsletter de la Vigie de la Laïcité n°13

4 Octobre 2022 , Rédigé par librepensee04

 

 

La loi « séparatisme », quels enjeux, et quels dangers en matière de libertés individuelle et associative ?

Newsletter de la Vigie de la Laïcité n°13 

 

 

 

 

 

Cher·e·s ami·e·s,
Cher·e·s abonné·e·s à notre newsletter,
 

C’est avec grand plaisir que nous reprenons en cette rentrée scolaire notre veille autour de la laïcité et que nous en partageons les analyses que nous en tirons.

Nous avons ainsi choisi cette fois-ci de vous présenter 4 points de vue sur les effets, en matière de restriction des libertés individuelles et associatives, de l’application de la loi « confortant les principes de la République » et ce, un an après sa promulgation, le 24 août 2021.
Vous verrez qu’ils sont finalement assez convergents dans leurs conclusions, même si les angles choisis par leur-e-s auteur-e-s diffèrent quelque peu.

Nous sommes aussi très heureux de vous annoncer la tenue du prochain événement de la Vigie de la Laïcité. Celui-ci se tiendra le samedi 26 novembre 2022 après-midi à la Mairie du XXe arrondissement de Paris.
Cette journée exceptionnelle réunira la plupart des membres fondateurs de la Vigie de la Laïcité ainsi que des personnalités invitées. Nous y réfléchirons au devenir de la laïcité dans notre pays, à la lumière des inflexions récentes qui l’ont affectée. Une large place sera réservée au débat entre les intervenants et le public dans un souci de partage et d’intelligence démocratique.
Ces échanges seront suivis par l’AGO de l’association des Amis de la Vigie de la Laïcité à laquelle tous ses membres à jour de leur cotisation pourront s’exprimer et voter.

Vous pouvez adhérer en cliquant sur le lien en fin de mail. Pour ceux qui ont adhéré en 2021, merci de bien vouloir penser à renouveler votre adhésion pour 2022.
Notre association ne recevant aucune subvention, ce qui est le gage de sa totale indépendance, nos actions ne peuvent se dérouler qu’avec votre soutien actif, pour lequel nous vous sommes infiniment reconnaissants…

 

 

 

 

À DÉCOUVRIR

L’État dicte sa loi aux collectivités et aux associations 


Un an après sa promulgation, la loi confortant le respect des principes de la République, dite loi « séparatisme », inquiète toujours autant au sein de la sphère locale et associative. L’occasion d’en tirer un premier bilan. Le politiste et membre de la Vigie de la Laïcité Philippe Portier nous donne son analyse dans une interview à la Gazette des communes.

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À DÉCOUVRIR

Le contrat d’engagement républicain : Une atteinte à des libertés publiques fondamentales 


Parmi les dispositions de la loi du 24 août 2021 destinées à conforter le respect des principes de la République, l’une des plus discutées résulte de l’article 12 de la loi qui insère un article 10-1 dans la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations et instaure l’obligation de respecter les obligations résultant de la souscription d’un « contrat d’engagement républicain ». L’avocat spécialiste des libertés publiques Jean-Michel Ducomte nous alerte sur les possibles dérives de son application.

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À DÉCOUVRIR

La loi du 24 août 2021 ne respecte pas les principes de la République, multiplie les contraintes et accroît l’insécurité juridique 


La loi dite « confortant les principes de la République », appelée initialement « contre les séparatismes », bouscule les équilibres trouvés en 1905-1909 et porte atteinte aux principes de liberté et d’égalité entre les associations. Le pasteur Jean-Daniel Roque de la Fédération protestante de France, nous alerte sur les dérives possibles en matière de restriction des libertés de l’application de la loi sur les « séparatismes ».

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À DÉCOUVRIR

Lutte contre les séparatismes et liberté d’association 


La loi « confortant les principes de la République », dite « loi séparatisme », a été promulguée il y a un an, le 24 août 2021. C’est l’une des plus importantes du précédent quinquennat. Serait-elle un des instruments d’une « guerre culturelle » à la française ? Elle risque en particulier de porter préjudice à la liberté d’association, composante fondamentale de la vie sociale, qui risque d’être fragilisée. Retrouvez l’analyse juridique de la professeure de droit public et membre de la Vigie de la Laïcité, Stéphanie Hennette-Vauchez.

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POUR ALLER PLUS LOIN

Revue Droit et Religions 


Pour approfondir encore, nous vous recommandons la lecture du numéro spécial de la Revue Droit et Religions, consacré à la loi confortant le respect des principes de la Républiques. Le volume est téléchargeable gratuitement sur OpenEdition en cliquant sur le lien ci-dessous.

Télécharger le numéro spécial

 

 

 

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Une nouvelle victoire juridique de la Libre Pensée ...etc.

1 Octobre 2022 , Rédigé par librepensee04

FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Une nouvelle victoire juridique de la Libre Pensée 

Ils auront beau dire, ils auront beau faire, ils pourront dépenser tout l’argent des contribuables, l’extrême-droite et la droite-extrême pourront faire toutes les gesticulations du monde, le Conseil d’État décidera du déménagement de la statue de « Saint-Michel » vers un lieu privé. Force restera à la loi de 1905. Mais le maire des Sables Lire plus …

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Eloge du vieux con moderne par Christophe Alévêque 

Ce livre, remarquable à bien des égards, n’est pas à mettre dans toutes les mains. L’abus d’humour et d’intelligence peut nuire gravement à la connerie de certains. Les adeptes des cours de maintien de Madame de Maintenon et les chaisières de Saint-Sulpice vont frémir du chapelet. Le mot « con » est employé à chaque page et Lire plus …

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Proclamation de l’AILP, 20 septembre 2022 

Chaque 20 septembre est l’occasion pour les libres penseurs du monde de se rencontrer pour développer des activités allant des activités académiques et culturelles aux simples offrandes florales. Et ils le font fraternellement unis en hommage à une figure universelle de l’histoire : Giuseppe Garibaldi. Aujourd’hui, dans des dizaines de villes de dizaines de pays, Lire plus …

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Deux nouvelles de Palestine

1 Octobre 2022 , Rédigé par librepensee04

Deux nouvelles de Palestine
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Gaza : des collectifs juifs dénoncent Israël pour son traitement des Palestiniens
Rédigé par Lina Farelli | Lundi 15 Août 2022 à 08:00 ( Saphir News)

Une douzaine d’associations membres du Collectif juif international pour la justice en Palestine ont signé une déclaration pour dénoncer la politique répressive d’Israël envers les Palestiniens. L’appel, diffusé samedi 13 août, intervient après les derniers raids aériens contre la bande de Gaza qui ont causé la mort d’une quarantaine de personnes.

Ces collectifs, « désespérés et outrés face aux bombardements aériens gratuits commis par Israël » contre l’enclave, dénoncent « la rhétorique malhonnête » de celle « qui attribue aux Palestiniens la responsabilité des choix politiques israéliens ».

« Israël n’a aucun droit légal à déclencher une opération militaire pour renforcer un blocus qui est déjà, en soi, violation du droit. Ceci n’a rien à voir avec le droit d’Israël à défendre. Il est d’une évidence aveuglante que c’est Gaza occupée qui a besoin d’être défendue et que c’est de son côté qu’est le droit de se défendre », estiment-ils. « Israël porte l’entière responsabilité de son agression et de chaque vie ôtée. (…) Qu’on nous dise quelle autorité pourrait accepter le bombardement de ses cités sans résistance. »

Les associations appellent leurs gouvernements et la communauté internationale non seulement à condamner Israël mais aussi à « soutenir politiquement et matériellement les enquêtes de la Cour pénale internationale concernant toutes ces violations du droit ». Par ailleurs, Israël doit « lever immédiatement ce blocus qui dure depuis 17 ans ».

Avant de conclure : « Une paix réelle ne sera obtenue que par la justice. Nous voulons des pressions internationales significatives pour arriver à une solution basée sur les droits humains et politiques de tous ceux et celles qui vivent entre le fleuve et la mer. » Le collectif compte des associations nord-américaines, australiennes, néo-zélandaise, britannique, allemande et sud-africaine ainsi que l‘Union juive française pour la paix (UJFP) et Boycott de l’Intérieur, qui revendiquent parmi ses membres des citoyens israéliens en faveur du mouvement BDS.


Fermeture des bureaux de sept ONG palestiniennes : la nouvelle fuite en avant d’Israël
Communiqués de presse

18 août 202218 août 2022

La persécution de la société civile palestinienne se poursuivra tant que nos gouvernements ne sanctionneront pas Israël pour son mépris répété des droits humains et de ses obligations internationales.

Ce jeudi 18 août, les forces d’occupation israéliennes ont perquisitionné et fermé les locaux de sept organisations de la société civile palestinienne. Il s’agit des six ONG actives dans des domaines tels que la protection des enfants, le soutien aux prisonniers ou encore les droits des femmes, que le ministre israélien de la Défense avait qualifiées de terroristes en octobre 2021, ainsi que de l’Union des comités de travail de santé. Les portes des bureaux ont été enfoncées, le matériel confisqué et des ordres militaires déposés déclarant leur fermeture de force.

Ce nouveau seuil franchi constitue une fuite en avant aussi révoltante qu’inquiétante. Depuis le déclenchement de l’offensive contre ces organisations reconnues mondialement pour leur rôle dans la défense des droits humains en territoire palestinien occupé, le gouvernement israélien a systématiquement échoué à prouver un lien entre leur action et une quelconque activité terroriste. Au contraire, Amnesty International et Human Rights Watch ont souligné qu’elles « incarnent les normes les plus élevées de la société civile mondiale. » Le 12 juillet dernier, les porte-paroles de la diplomatie de 9 pays européens, dont la Belgique, leur ont réitéré leur soutien, rappelant qu’“aucune information substantielle n’a été reçue d’Israël qui justifierait la révision de notre politique envers les six ONG palestiniennes”.

Constatant sa défaite morale sur le plan international, Israël choisit donc la voie de la violence, en renforçant ses attaques contre des organisations qui se sont érigées en rempart contre l’occupation dans leurs domaines respectifs.

Ces violations graves de la liberté d’association et d’expression font suite à une nouvelle agression meurtrière contre Gaza (49 victimes dont 16 enfants) et à la hausse vertigineuse du nombre d’assassinats de civils (parmi lesquels la journaliste Shireen Abu Akleh le 11 mai) par l’armée israélienne en territoire occupé. « Le fait qu’elles soient le fait d’un prétendu « gouvernement du changement » censé tourner la page du nationalisme exacerbé de Netanyahou doit rappeler cette réalité : la source de l’oppression des Palestiniens ne provient pas de la composition des gouvernements d’Israël, mais de son régime colonial et d’apartheid, comme l’ont notamment relevé les ONG B’TselemHuman Rights Watch, et Amnesty, ainsi que les rapporteurs spéciaux de l’ONU pour la Palestine Michael Lynk et Francesca Albanese », déclare le président de l’ABP Pierre Galand. Dans ce contexte, le rapprochement opéré depuis un an entre l’Union européenne (UE) et Israël envoie indirectement le message à ce dernier qu’il peut continuer impunément sa guerre contre les défenseurs des droits humains.

Marquant notre solidarité avec les ONG ciblées, nous appelons la Belgique et l’UE à apporter tout le soutien financier, humain et politique à même de permettre aux ONG visées de poursuivre leur travail exemplaire. Les gouvernements européens doivent exiger d’Israël qu’il mette fin à ce climat de terreur, et, surtout, poser les actes adéquats pour l’y contraindre, ce qui implique de geler le projet de partenariat gazier euro-israélien et de suspendre l’accord d’association UE-Israël. Plus largement, il convient de mettre en place des sanctions susceptibles de faire payer à Israël le prix de sa persécution du peuple palestinien.

 

 
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