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20 Juin 2026 , Rédigé par librepensee04

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CONTRE LA GUERRE - AGAINST THE WAR!

15 Mars 2026 , Rédigé par librepensee04

 

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Pour la défense des Libertés et contre la Guerre

1 Septembre 2026 , Rédigé par librepensee04

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revue de presse du 1er au 31 août 2026

31 Août 2026 , Rédigé par librepensee04

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Site Histoire et Révolution - Correspondances ?

31 Août 2026 , Rédigé par librepensee04

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31 Août 2026 , Rédigé par librepensee04

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SPALA: 'Polish Atheists' Association

31 Août 2026 , Rédigé par librepensee04

 Introduction

J’aimerais vous parler de l’athéisme, de la sécularisation, de l’anticléricalisme et de la laïcité en France (2026)

Le déclin du christianisme, la visibilité de l’islam et l’utilisation de la laïcité comme religion civile pour neutraliser l’opposition

Tout d’abord, au nom de la Fédération Nationale des Libre-Penseurs (La Libre Pensée), je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre invitation fraternelle. C’est un plaisir et une merveilleuse occasion de tisser des liens entre nos mouvements et nos actions, ainsi qu’une excellente occasion de mieux se comprendre et de mieux comprendre ce qui se passe dans nos pays respectifs.

1. L’état des religions et de l’athéisme en France : une société hautement sécularisée

La France n’est, bien sûr, pas dans la même situation que la Pologne. Les enquêtes indiquent que plus de la moitié de la population française s’identifie comme n’ayant pas de religion. Cependant, nous devons faire preuve de prudence ici : « pas de religion » ne signifie pas l’absence de croyances vagues dans l’au-delà, ni l’absence de superstition. Parmi ceux qui s’identifient à une religion, la plupart ne la pratiquent pas activement.

Quant au catholicisme, Guillaume Cuchet a montré qu’il est en forte déclin depuis les années 1960. Nous entendons maintenant que ce déclin serait en train de s’arrêter, ou même que la tendance s’inverse. La prudence est de mise. Le nombre de jeunes adultes demandant le baptême semble augmenter (légèrement), mais les familles sont de moins en moins susceptibles de faire baptiser leurs enfants peu après la naissance. Les catholiques pratiquants ne représentent que 1,5 % de la population française. (C’est une très petite proportion.)

La vitalité du catholicisme, bien qu’il reste la plus grande religion en France, n’est pas comparable à celle des Églises évangéliques, qui se multiplient à travers le pays. Apparemment, une nouvelle église ou communauté évangélique émerge chaque semaine (voir les travaux de Sébastien Fath et Philippe Gonzalez). Ces églises offrent aux femmes, en particulier, un rôle plus important dans le culte, ainsi que des formes de solidarité et de fraternité collective que l’Église catholique offre moins fréquemment.

L’islam est également en croissance. (Et c’est une différence majeure par rapport à la Pologne. Il y a environ 4 millions de musulmans en France sur une population de soixante-dix millions. Cela est dû à la colonisation, en particulier les colonies françaises en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, ainsi que sur une île du Pacifique comme Mayotte. Jusqu’en 1962, l’Algérie se composait de trois départements français. En règle générale, les personnes provenant des territoires anciennement colonisés ont tendance à s’installer dans le pays du colonisateur.) Cependant, il faut être prudent lorsqu’on parle d'« islam » au singulier : il existe différentes formes d’islam et de musulmans, dont les croyances et pratiques varient considérablement. Le rapport commandé en 2024 (deux mille vingt-quatre) par Gérald Darmanin (ministre de l’Intérieur) sur l’influence des Frères musulmans en France montre objectivement que cette influence reste marginale et que tant leur adhésion que ses ressources financières diminuent depuis environ vingt ans. Contrairement aux récits promus par certains médias de droite, les recherches sociologiques et démographiques montrent que la majorité des musulmans pratiquent l’islam de manière plus individualiste que traditionnelle. En un sens, après deux ou trois générations, les musulmans d’origine immigrée sont français comme tout le monde. 63 % des immigrés de troisième génération venus d’Afrique du Nord concluent des mariages interconfessionnels mixtes ou interculturels. Ce n’est pas le cas pour les musulmans d’origine turque, par exemple. Ils restent séparés. Mais en règle générale, il n’y a pas de multiculturalisme en France ; c’est-à-dire que différentes communautés ethniques ou religieuses vivent séparées les unes des autres ou du reste de la société. La droite veut non seulement l’intégration, mais aussi l’assimilation. L’assimilation signifie que les immigrés ou les personnes vivant en France issus d’une culture différente doivent renoncer entièrement à leur culture. Mais c’est impossible. Le résultat est que les immigrés ne seraient jamais aussi français qu’on l’attend d’eux, ce qui fournit des raisons – ou des prétextes – à l’extrême droite ou aux extrémistes de discriminer ces personnes.

 

La France est une république démocratique. Cela signifie que la France n’est pas une nation ethnique mais une nation civique. Il n’est pas nécessaire d’être catholique, ni de prendre plaisir à manger des saucisses de porc, ni d’adorer Napoléon ou quiconque d’autre, pour être citoyen avec les mêmes droits que les autres citoyens. C’est déjà une forme de laïcité. La séparation des droits et obligations religieux, culturels et politiques. L’État ou les fonctionnaires ne doivent pas prendre en compte ce que les gens pensent ou croient, ni de questions telles que la prostitution.

Ce n’est pas leur problème. Ce qui compte, c’est le respect du droit civil. Le droit civil est une affaire d’intérêt public ; Le droit religieux est une affaire privée.

Le déclin progressif du nombre de catholiques pratiquants, combiné à l’augmentation du nombre de musulmans plus engagés sur la foi religieuse, a des effets politiques significatifs. Lorsqu’une communauté religieuse ne représente que 10 % de la population, sa mobilisation a un impact direct bien moindre sur le pays.

Le livre de Charles Mercier et Philippe Portier, *Les jeunes et leur laïcité* (2025), montre également que les personnes âgées de 18 à 30 ans (de dix-huit à trente ans) adoptent une approche plus libérale du sécularisme que leurs aînés. Ces jeunes peuvent croire plus fermement à une vie après la mort tout en maintenant une relation non institutionnalisée avec la religion. Comme ils ne fréquentent pas nécessairement les lieux de culte et ne font plus référence aux dogmes traditionnels, ils peuvent considérer les croyances comme des éléments de connexion plutôt que comme une séparation. Nous rencontrons ainsi des personnes qui se décrivent comme catholiques sans posséder de véritable connaissance religieuse : elles ne savent pas ce qu’est un sacrement ou n’ont jamais entendu parler de la Trinité. Emmanuel Todd, sociologue français, utilise le concept de « catholiques zombies » par opposition au « catholicisme activé ». (Par exemple, si vous visitez un musée exposé sur des tableaux, vous pourriez entendre un enfant ou un jeune élève demander : « Excusez-moi, qui est cet homme sur la croix ? »)

Ce déclin de la pratique religieuse correspond à une sécularisation marquée et rapide de la société française : la religion joue un rôle de plus en plus mineur dans la vie des Français, tant symboliquement que concrètement. Cela entraîne une perte de culture religieuse sans favoriser automatiquement la culture scientifique. La suppression des mathématiques du programme de base de l’enseignement secondaire supérieur dans le cadre de la réforme Blanquer – même si les mathématiques ont depuis été réintroduites sous une forme réduite – n’a certainement pas contribué à améliorer la littératie ou la compétence scientifique et épistémologique de la population.

2. La persistance du cléricalisme

Bien que la société française soit devenue fortement sécularisée depuis les années 1960 et que le catholicisme ait perdu une grande partie de son influence, il ne faut pas conclure que le cléricalisme, ou même la religion elle-même, appartiennent au passé.

L’Église catholique continue d’exercer une influence sur la politique. La visite du Pape en France fin septembre en sera un exemple clair. Bien qu’une loi sur les soins de fin de vie ait été adoptée par le Parlement le 15 juillet, autorisant sous certaines conditions spécifiques le suicide assisté et l’euthanasie pour certaines personnes souffrant de maladies incurables, le pape Léon XIV s’opposera à cette loi lors de sa visite. Cela concerne le sécularisme en ce qui concerne la liberté de conscience. Comme toutes les grandes lois laïques, c’est une loi de liberté. Cela permet à ceux qui ne souhaitent pas endurer des souffrances inutiles de mourir plus tôt. Mais cela n’enlève aucune liberté aux catholiques qui rejettent le suicide assisté ou l’euthanasie. Le même principe s’appliquait à la loi sur l’avortement. Cette loi accorde aux femmes des libertés, mais ne prive aucune liberté de femmes pratiquantes, sauf la liberté d’imposer leurs croyances religieuses à la société dans son ensemble. Le sens que l’on attribue à sa vie, et celui que l’on attribue à sa mort, est une affaire personnelle.

Dans un pays laïque, l’Église a évidemment le droit d’appeler ses fidèles à se conformer à ses préceptes religieux. D’un autre côté, elle n’a pas le droit d’exiger l’abrogation d’une loi ni d’exercer une pression politique. La question est d’autant plus sensible que l’accueil et la sécurité du Pape seront assurés par les services de l’État, et donc en partie financés par tous les contribuables.

Le cléricalisme quotidien de la Cinquième République, cependant, prend la forme, avant tout, de l’utilisation et de l’exploitation des religions par les politiciens. La droite et l’extrême droite, mais aussi des parties du centre et de la gauche, peuvent utiliser l’islamisme – et même l’islam lui-même – comme source de peur afin de justifier de nouvelles formes de contrôle et de répression, tout en mobilisant le christianisme comme élément de l’identité française par lequel un « nous » est opposé aux étrangers ou à ceux jugés menaçant notre cohésion nationale.

Comme vous le savez, en 2015 (deux mille quinze), la France a subi d’importantes attaques terroristes revendicées par des islamistes ou par l’État islamique. Des figures très populaires qui défendaient la liberté de publier des caricatures et la liberté d’expression, et qui travaillaient pour le journal Charlie Hebdo, furent brutalement assassinées.

Le problème est que le gouvernement de l’époque, en particulier le Premier ministre Manuel Valls, a utilisé la laïcité pour combattre le terrorisme islamiste. Cependant, le terrorisme islamiste ou le phénomène de radicalisation religieuse ne peut être combattu par la laïcité. Si nous faisons cela, nous transformons la laïcité en un instrument de répression, un outil policier, un outil de surveillance et de contrôle. Le terrorisme ou l’incitation à la haine et au meurtre, tout comme les abus sectaires, sont déjà interdits par la loi.

De plus, la loi de 1905 (195) sur la laïcité inclut des dispositions légales qui obligent l’État à protéger les individus contre toutes les formes de pression religieuse ou de discrimination religieuse.

À cet instant même, en France, le projet de loi contre l’infiltration islamiste, déposé par Bruno Retailleau et adopté en première lecture par le Sénat, est une version déformée du laïcisme représentatif. Il vise le séparatisme islamiste, présenté comme une menace aux valeurs républicaines – en particulier à l’égalité des genres – sans toujours prendre en compte que certaines formes de fondamentalisme chrétien pourraient être soumises aux mêmes critères.

Par exemple, cette année, la droite a appelé à la création d’une commission parlementaire d’enquête pour déterminer si des partis politiques islamistes existent ou si certains partis adoptent une politique clientéliste envers certains musulmans.

L’enquête a montré qu’il n’y avait eu aucune infiltration islamiste ou musulmane dans les partis politiques. Il n’existe pas de « vote musulman ». Les musulmans sont plus conservateurs que les athées et devraient donc voter pour la droite. Mais parce qu’ils font face à la discrimination de droite, ils votent pour des partis de gauche, car ces partis ne poursuivent pas de politiques identitaires, nationalistes et discriminatoires.

Vincent Tiberj, sociologue politique, s’appuyant sur les données des enquêtes, montre, au contraire, que les catholiques sont plus intransigeants que les musulmans ; c’est-à-dire qu’ils sont plus susceptibles de considérer que le droit religieux prime sur le droit civil.

On pourrait donc soutenir que de nombreux dirigeants politiques, du Parti socialiste à l’extrême droite, prétendent combattre le séparatisme islamiste tout en christianisant simultanément l’État et la société, et présentent implicitement le séparatisme chrétien comme la norme, au motif que la France, d’un point de vue historique et culturel, est un pays chrétien. Cette normalisation d’une forme particulière de cléricalisme s’accompagne d’un renversement du sens du principe du sécularisme.

3. “Falsified secularism”

Historically, secularism, established under the Third Republic, guarantees freedom of conscience and puts an end to public funding of religious organisations.

When the Act of 9 December 1905 (nineteen and five) was being drafted, several conflicting views were at play. Free thought itself was divided between a liberal tendency, represented notably by Aristide Briand, and an uncompromising tendency embodied by Maurice Allard. The latter sought not only the separation of Church and State, but also the weakening, or even the abolition, of the Churches by the State. They therefore advocated a form of secularism based on prohibition, which could lead to state atheism.

Briand, although an atheist himself, regarded this strategy as politically counterproductive. It would have allowed Catholics, who at the time constituted a large majority, to present themselves as martyrs or victims. The law was therefore intended to guarantee freedom of conscience and freedom of worship whilst ensuring the neutrality of the state. Rather than banning, for example, the wearing of clerical attire in public spaces, he preferred to regard such garments as clothing that anyone could wear freely.

The National Federation of Freethinkers (La Libre Pensée) remains committed to this approach. Philosophically, it advocates atheism, free inquiry, the scientific method and rationalism, whilst defending freedom of conscience, an essential prerequisite for freedom of research and thought.

Free thought, or La Libre Pensée, is not in favour of banning religions from society or the public sphere, even though it opposes or combats religions.

However, this historical and liberal conception of secularism, associated with Briand and Jean Jaurès, has been subject to numerous distortions for over thirty years — particularly since 1989 (the Creil Islamic affair, or the headscarf affair). Some political leaders act as if secularism meant confining religion to the private sphere. Yet, whilst it imposes a separation between the State and religious authorities, it in no way prohibits religions from expressing themselves publicly through processions, gatherings, posters or acts of proselytising. Secularism concerns the state, its representatives and its civil servants; it does not concern society as a whole.

Le « nouveau laïcisme », théorisé en particulier par François Baroin en 2003, rompt avec cette conception. Elle tend à remplacer la liberté de conscience par un devoir de discrétion religieuse et a ainsi ouvert la voie à la loi de 2004 (deux mille quatre) sur les symboles religieux visibles dans les écoles, qui vise spécifiquement le voile islamique.
Ce développement doit être compris dans son contexte : l’affaire Creil/l’affaire du foulard, la fin de la guerre froide, les attentats du 11 septembre 2001 (deux mille un), la diffusion de la thèse du « choc des civilisations », les difficultés croissantes à intégrer les populations d’origine immigrée post-coloniale, l’extrême droite atteignant le second tour de l’élection présidentielle en 2002, et, enfin, les répercussions du conflit israélo-palestinien en France.

Le nouveau laïcisme prend ainsi une dimension répressive, identitaire et nationaliste. Elle tend à transformer un principe démocratique garantissant le pluralisme en une valeur nationale quasi-religieuse, voire une forme de religion civile. Dans une France en pleine déchristianisation rapide alors que la visibilité musulmane grandit, certains dirigeants politiques transforment la laïcité en un instrument de répression : soit on adhère aux « valeurs de la République », soit on est soupçonné de séparatisme. Ces valeurs, rarement définies, sont ainsi implicitement présentées comme étant plus proches du christianisme que de l’islam.

Il est donc essentiel de distinguer les principes des valeurs, car la laïcité est un cadre politique.

Un principe est une règle qui est discutée et établie rationnellement, et qui doit être respectée. Une valeur est quelque chose en quoi il faut croire, quelque chose qu’il faut chérir. La laïcité est un principe politique qui garantit la liberté de conscience par la séparation de l’État et de l’Église, la neutralité de l’État en matière religieuse, et le non-financement des églises ou des confessions religieuses. Mais la laïcité n’est pas une religion civile, ni une valeur, ni un objet de culte.

Au nom de la lutte contre l’islamisme, une suspicion de séparatisme est ainsi alimentée afin d’exiger l’allégeance à la République, voire au gouvernement en place. La laïcité a donc pris une dimension ethnique : elle cible principalement les musulmans et est devenue un moyen de discréditer certains mouvements d’opposition politique, de dissoudre des associations ou d’interdire les manifestations. Bien qu’il doive rester un principe démocratique fondamental, il est exploité pour faire taire, interdire et créer un consensus national dépolitisant.

Le nouveau laïcisme est donc, à plusieurs égards clés, l’opposé du sécularisme historique, même si ses partisans prétendent suivre la tradition de Briand et Jaurès.

Au milieu de cette confusion, la Libre Pensée (Libre Pensée) peut donner l’impression de défendre les religions, et l’islam en particulier. Cependant, il est important d’être clair : philosophiquement et politiquement, les Libres Pensées (ou libres-penseurs) s’opposent à l’islam autant que au catholicisme et combattent toutes les formes de monothéisme. Mais son travail militant doit prendre en compte le contexte politique. Son athéisme ne doit pas le conduire à faire des déclarations sur l’islam qui pourraient renforcer la droite nationaliste et l’extrême droite, qui utilisent la religion pour diviser les mouvements populaires contre les politiques néolibérales. (Et je sais que c’est un problème pour certains d’entre vous, ou que c’est un enjeu majeur de lutter résolument contre l’islam – et encore plus contre l’islamisme – pour protéger la société de l’islamisme, et ne pas appartenir à un parti d’extrême droite, ou finir par adopter la même rhétorique et le même agenda qu’un mouvement d’extrême droite.)

En France, la suspicion d’infiltration islamiste est devenue un outil potentiel pour réprimer l’opposition de gauche.

La question palestinienne est un exemple particulièrement révélateur de cette situation. Les critiques de la politique du gouvernement israélien envers le peuple palestinien sont fréquemment assimilées – de l’extrême droite au Parti socialiste – à l’antisémitisme ou au soutien au terrorisme. Le projet de loi Yadan, qui a finalement été abandonné ou adopté sous une forme fortement édulcorée sous le nom de loi Berger-Lecornu, visait en particulier à assimiler la critique du sionisme – en tant qu’idéologie et projet politique – à un acte antisémite ; c’est-à-dire, avec une infraction pénale. Les propositions de lutte contre l’infiltration islamiste et le projet de loi Yadan s’inscrivent donc dans la même logique de restriction du débat politique.

Libre Pensée est laïque car il considère le laïcisme comme la meilleure protection contre la résurgence de conflits religieux, identitaires ou nationalistes dans le but de domination et d’exploitation.

EN CONCLUSION :

C’est la première fois que ma compagne Émilie et moi visitons la Pologne, et nous sommes surpris par l’ampleur de cette présence religieuse. Il y a des croix partout. Partout où l’on regarde, il y a des églises, des croix religieuses au bord de la route, des hymnes religieux et des cérémonies religieuses. La religion imprègne encore la vie quotidienne.

De plus, hier, j’ai appris que l’État polonais alloue chaque année 70 (soixante-dix) milliards de zlotys à l’Église catholique. L’argent des contribuables polonais sert à payer les salaires et allocations des prêtres qui profitent de la crédulité des gens.

Pendant longtemps, les républicains français refusèrent de séparer l’Église et l’État ni d’abolir le Concordat, car celui qui paie le joueur de cornemuse donne la parole, et l’État veut contrôler les Églises et les individus.

Mais lorsque la laïcité a été instaurée, le facteur décisif fut l’article 2 de la loi sur le financement : il stipule que l’État ne doit ni payer les salaires ni subventionner aucune religion.

Si les croyants veulent des églises, ils doivent s’organiser pour les financer.

Lorsque l’Église ne reçoit plus d’argent de l’État, il y a toujours des individus fortunés prêts à la financer, mais sa visibilité diminue et son déclin commence.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi établissant la laïcité, il n’est plus possible d’ériger une croix ou tout autre symbole religieux sur une propriété publique. Et presque chaque mois, Libre Pensée engage des poursuites judiciaires pour garantir le respect de la loi et faire retirer les symboles religieux des espaces publics.

C’est la voie que la France a suivie, et Libre Pensée essaie de la maintenir sur cette voie. La Pologne doit trouver sa propre voie.

Parce qu’elle promeut l’athéisme et la libération de l’individu, la Libre Pensée ne veut ni Dieu ni maître. Elle proclame : « À bas le clergé, et vive le socialisme ! »

La sécularisation est un processus qui doit être poursuivi en continu, et vous pouvez compter sur la Libre Pensée (Libre Pensée) pour ne pas s’arrêter à mi-chemin.

Merci pour votre attention, et je vous souhaite à tous des réunions très productives.

Clément Denuit (au nom du FNLP)

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