24 janvier 2015:INVITATION CONFERENCE DEBAT: "La doctrine sociale de l'Eglise à l'oeuvre dans les récents conflits sociaux"avec Henri Huille de la Can FNLP
2015
♦ 110ème anniversaire de la loi de 1905 ♦
ENTREE LIBRE & GRATUITE !
Crèches de Noël : Les vraies questions, le vrai débat
-COMMUNIQUE DE PRESSE -
Crèches de Noël :
Les vraies questions, le vrai débat
La Fédération nationale de la Libre Pensée voudrait rappeler que la loi du 9 décembre 1905 dite
de Séparation des Eglises et de l’Etat est une loi de concorde qui a amené la paix civile dans
notre pays, hormis durant la période du Régime de Vichy où cette loi a été violée en permanence.
Il y a visiblement aujourd’hui des nostalgiques de cette sinistre période.
La présence de crèches chrétiennes (et non de simples crèches) dans les locaux des Conseils
généraux et des mairies, ou sur le domaine public, est une violation ouverte du principe de laïcité. Les symboles et emblèmes religieux n’ont aucune place légitime dans les locaux de la République, dans les maisons communes des citoyens.
Il en est tout autrement en dehors des institutions de la République. Chacun est libre dans
« l’espace public » (magasins, commerces, marchés de Noël, etc…) de présenter des crèches
ou autre chose. L’Eglise catholique et ses affidés mélangent allégrement la sphère publique (Institutions,Administrations, Services publics) et l’espace public.
L’Eglise utilise les notions frelatées de ceux qui, bafouant la notion de séparation de la sphère
publique (et non de « l’espace public » qui ne veut rien dire juridiquement) et de la sphère privée,
entendent obtenir une législation liberticide d’exception contre les citoyens d’origine arabo-musulmane, population suspecte d’être, génétiquement, consubstantiellement et potentiellement,
« terroriste », législation dont les premiers jalons existent déjà (loi du 11 octobre 2010 interdisant
la dissimulation du visage dans l’espace public, loi du 13 novembre 2014 renforçant les
dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme).
La crèche est un symbole purement religieux, ordonné autour du culte de Jésus. Cet ouvrage a donc un caractère sectaire et participe d'une stratégie apologétique, à l'opposé d'une œuvre
culturelle qui contribue à élargir la connaissance de l'esprit de manière universelle et désintéressée. En outre, il faut aussi signaler que les partisans des crèches chrétiennes sont les premiers à introduire le communautarisme dans la sphère publique et à ruiner ainsi la culture républicaine de la Nation, l’indivisibilité de la République et la liberté de conscience des citoyens.
Qui divise ?
Quand la loi de 1905, loi de concorde, est appliquée, il n’y a pas de division dans la Nation. Quand elle est bafouée, cela entraîne, on le voit, des polémiques, des tensions et des divisons.
Ceux qui divisent sont ceux qui violent le principe de neutralité des maisons communes de la République.
Il est ahurissant d’entendre monsieur Xavier Bertrand, dans une émission de radio, répondre
à monsieur Jean-Pierre Elkabbach, qui lui demandait de préciser s’il aurait eu la même
réaction d’indignation devant la décision du Tribunal administratif de Nantes dans l’hypothèse
de la présentation d’un symbole juif ou musulman dans les locaux du Conseil général de Vendée
«Est ce qu’il y a la même tradition, le même héritage culturel ? Certainement pas ! C’est une question
d’identité nationale ». Qui divise les citoyens selon leurs convictions ?
Il est à proprement stupéfiant d’entendre des Elus de la République, de l’extrême-droite au Parti socialiste, soit ouvertement soit insidieusement, dire que l’on peut ne pas respecter la
loi laïque de la République. Il y aurait « des choses plus importantes à faire en matière de laïcité ».
Monsieur Manuel Valls est-il qualifié pour délivrer des brevets de laïcité, lui qui est allé
se prosterner au Vatican pour la béatification des papes ?
Messieurs Jean Glavany et Jean-Christophe Cambadélis sont-ils qualifiés pour juger de
l’importance ou du caractère secondaire des violations de la laïcité, eux qui votent chaque
année à l’Assemblée nationale l’octroi de sept milliards et demi d’euros en faveur de
l’enseignement catholique ? En matière de laïcité, ces messieurs sont des orfèvres, visiblement.
Réponses à quelques arguments fallacieux
Premier argument : les libres penseurs seraient d’indignes personnages parce qu’ils s’en
prendraient au bonheur des enfants à Noël. Vous voulez parler des enfants, alors parlons-en !
En cette matière, il nous serait facile de rétorquer que les relations de certains prêtres avec des enfants ne sont ni très vertueuses ni très chaleureuses. Pour faire toute la lumière sur cette tragédie, la Libre Pensée s’est adressée à la Congrégation du Bon Secours dont dépendait le couvent de Tuam en Irlande où l’on a trouvé les restes enterrés de 800 enfants.
Quand l’Eglise catholique va-t-elle répondre à l’interpellation publique sur sa responsabilité
en la matière ? L’Evêché serait-il fermé de l’intérieur ?
Deuxième argument : la France aurait des racines judéo-chrétiennes.
Vous voulez parler d’histoire, alors parlons-en ! D’une part, le judéo-christianisme est un oxymore. Le christianisme a trouvé sa puissance dans la lutte contre le
judaïsme. Il a une responsabilité écrasante dans l’antisémitisme. C’est le christianisme qui a fourbi les armes ayant conduit à Auschwitz. D’autre part, des racines encore plus anciennes, plus profondes et plus réelles que le christianisme soutiennent notre vieux pays : le
paganisme, la culture celte, la civilisation gréco-latine. S’il faut des racines pour qu’un arbre tienne en terre, le plus important ce sont les
branches qui s’élèvent vers le ciel. Les racines s’enfoncent dans la terre, c’est le repli sur soi.
On n’a jamais rien construit de grand dans les cimetières.
Ce n’est pas parce que le pays peut avoir une histoire avec des sources diverses, que les
institutions de la République doivent en être le reflet. Nos origines nous ramènent vers
le passé, la République nous tire en avant. Elle nous conduit vers l’idéal selon l’expression
de Jean Jaurès.
La République n’est ni chrétienne, ni juive,
ni musulmane ou libre penseuse.
Elle est laïque.
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Demande de droit de réponse d'un Libre Penseur de Manosque à un article de Jean-Luc Icard paru dans HPI de ce vendredi
Claude Testanière
au meeting laïque de Ste Tulle 23/05/2013 "pour l'abrogation de la loi Debré"
Monsieur Icard,
Je vous remercie de bien vouloir insérer ce billet en droit de réponse car je me suis senti attaqué en qualité de Libre Penseur dans votre billet d'humeur de HPI du 12/12/2014.
Libre à vous de commenter une décision de justice.
Décision qui a rappelé un principe fondamental, celui énoncé dans la Loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.
Alors que depuis de nombreuses années, la Libre Pensée défère devant les tribunaux administratifs les collectivités territoriales qui violent la laïcité en mettant des emblèmes religieux dans les bâtiments de la République et que les tribunaux exigent le respect de l’article 28 de la loi de 1905, et leur retrait des lieux publics, il n’y avait d’habitude aucun écho médiatique à cela.
Mais là, visiblement, l’Église catholique a décidé de faire un « coup » médiatique.
Je ne pensais pas que HPI relaie cette campagne où l’on présente la Libre Pensée comme des « voleurs de Noël » .
Devant une telle manipulation, je tiens à rappeler que c’est l’Église catholique, le 23 décembre 1951, sur le parvis de la cathédrale de Dijon, qui a brûlé en effigie le Père Noël pour cause de paganisme.
Pourquoi un tel acharnement ?
Depuis le 15 août 2012, l’Épiscopat a décidé de descendre dans l’arène publique. Les Évêques ont appelé leurs ouailles à battre le pavé contre le mariage pour tous, contre la PMA, la GPA, la recherche scientifique sur les embryons et le droit de mourir dans la dignité. Attachés à un ordre ancien et à la nostalgie d’un Vieux-Monde qui sent le moisi, le rance et l’encens, les Prélats appellent à une Reconquista contre la Gueuse: la République !
En Espagne, dans la Sierra Guadarrama, les mitrés hispaniques sont en train d’ériger 1 300 croix catholiques, au nom des « 1 300 martyrs du franquisme assassinés par les odieux républicains ». C’est la même croisade pour reconquérir l’espace public.
Ces crèches chrétiennes sont une provocation politique contre le caractère laïque de la République et non rien à voir avec une manifestation de la spiritualité.
C’est une affaire montée de toutes pièces pour tenter de sacraliser le christianisme dans le pays, alors qu’il est en pleine perte de vitesse. Plus les Églises se vident, davantage l'Episcopat et ses affidés doivent occuper le terrain dans les bâtiments de la République.
Monsieur Icard, en qualité de journaliste vous êtes un bénéficiaire des Lois sur la liberté de la presse, liberté pour laquelle se sont battus les Libres Penseurs, pour laquelle je me bats encore et contre laquelle n'a eu de cesse de se cabrer l'Episcopat. A méditer !
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Sur le blog sylviedamagnez.canalblog.com, "Hautes Alpes insolites", la "chapelle de la Libre Pensée" et son histoire.
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le blog sylviedamagnez.canalblog.com
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Avec les remerciements de la Libre Pensée!
http://sylviedamagnez.canalblog.com/archives/2014/12/10/31115642.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=sylviedamagnez
Merci ! Sur ce lien (de mon autre blog), vous trouverez un poème accompagné de la photo du Monument aux Morts de Péronne... et d'autres sur cette guerre dans la rubrique 1914...2014.
http://sylviedam.canalblog.com/archives/2014/11/16/30965026.html
Sylvie
DECLARATION COMMUNE des associations laïques Pour une fin de vie apaisée
des associations laïques

Toutes les enquêtes d’opinion le montrent : une très large majorité de nos concitoyens est favorable à l’instauration d’une aide médicalisée à mourir lorsque les patients sont atteints d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, leur infligeant des souffrances physiques ou psychiques qui ne peuvent être apaisées ou qu’ils ne supportent pas. La multiplication des drames de la fin de vie, ceux qu’ont vécus notamment M. Vincent Humbert et sa mère ainsi que Mme Chantal Sébire, atteinte d’une grave maladie de la face provoquant des douleurs insupportables, ou que vit encore M. Vincent Lambert, victime des déchirements de sa famille, contribue à renforcer dans les profondeurs du pays l’appel en faveur d’une solution juridique permettant à chacun d’exercer sa liberté de conscience jusqu’au dernier souffle.
L’histoire parlementaire récente met également en évidence un fait nouveau : les clivages politiques peuvent s’estomper pour répondre favorablement à cette demande des citoyens et de nombreux personnels soignants. Ainsi, le 18 janvier 2011, la commission des lois de Sénat a adopté un texte résultant de la fusion de trois propositions de loi tendant à autoriser l’aide médicale à mourir. Seule la pression de forces rétrogrades sur le gouvernement d’alors en a empêché le vote.
Enfin, l’autorité judiciaire elle-même paraît de plus en plus mal à l’aise face aux drames de la fin de vie auxquels les personnels soignants sont confrontés dans une grande solitude : le 25 juin 2014, la cour d’assises de Bayonne a acquitté le docteur Bonnemaison, médecin de l’urgence poursuivi pour avoir abrégé illégalement, pour des motifs compassionnels, les souffrances de sept malades. Quelles que soient les suites susceptibles d’être données à l’appel formé par le Parquet, l’honneur du docteur Bonnemaison a été à tout jamais lavé par le jury populaire de Bayonne.
Les partisans du statu quo peuvent désormais difficilement soutenir que les soins palliatifs constitueraient l’alternative à l’aide médicale à mourir et qu’une meilleure application de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie apporterait la réponse adéquate à la demande des patients, des personnels soignants et des citoyens en général, confrontés notamment dans leur vie de tous les jours aux conséquences de l’allongement de la durée de l’existence humaine.
En matière de soins d’accompagnement des mourants, la France accuse un retard considérable que ceux qui les brandissent comme un étendard n’ont rien fait pour les développer. Contrairement à la Catalogne, la Belgique ou la Norvège, notre pays ne répond que très imparfaitement à la résolution relative aux soins palliatifs de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du 28 janvier 2009 qui a estimé « nécessaire [d’étendre] de toute urgence la portée de ce mode novateur de traitement et de soins » et souligné que « Les soins palliatifs devraient devenir accessibles non seulement aux malades en fin de vie, mais aussi aux patients atteints de maladies graves ou chroniques ainsi qu’à toutes les personnes qui nécessitent des soins individuels importants, qui pourraient bénéficier de cette démarche. » L’indigence de l’offre de soins palliatifs est, en effet, criante : un peu plus de cinq mille lits identifiés pour 320 000 patients par an, selon les données recueillies par l’Observatoire national de la fin de vie.
La loi du 22 avril 2005 comporte, quant à elle, de graves lacunes. L’interruption des traitements pour éviter une obstination de soins déraisonnable au regard de l’état du malade a parfois entraîné des agonies inacceptables. Notamment, la suspension de l’alimentation et de l’hydratation a constitué dans certains cas un délaissement coupable des patients pendant plusieurs jours, voire davantage. En outre, les directives anticipées n’ont pas de force juridiquement contraignante. Enfin et surtout, la mise en œuvre des dispositions de la loi s’avère impossible dans certaines situations comme l’a démontré le spectacle affligeant du déchirement de la famille de M. Vincent Lambert, en état de coma irréversible. En l’espèce, bien que le praticien eût respecté la procédure prévue par le texte, l’application de la loi a été suspendue pendant de longs mois au détriment même des droits qu’elle reconnaît aux malades.
L’inertie des pouvoirs publics n’a que trop duré. Le vingt-et-unième engagement du programme du candidat à la Présidence de la République François Hollande, aux termes de laquelle « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique insupportable, et qui ne peut être apaisée, [peut] demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », doit être suivie d’effet dans les plus brefs délais. Elle doit l’être dans le sens qu’attendent les citoyens et les soignants : non pas sous la forme d’une modification de la loi du 22 avril 2005 tendant à élargir le champ de la sédation terminale, mais sous celle de l’instauration d’un véritable droit à l’aide médicale à mourir sans lequel la liberté de conscience de chacun ne peut s’exercer complètement.
Les législations étrangères offrent à cet égard un large éventail d’expériences susceptibles d’éclairer un débat qui doit être mené sous les auspices de la seule raison, qu’il s’agisse du suicide médical assisté pratiqué dans les cantons du Valais et de Vaud en Suisse ou dans les Etats américains de l’Oregon, de Washington, du Vermont et, dans une moindre mesure, du Montana et du Nouveau-Mexique ou qu’il s’agisse de l’euthanasie dans les conditions prévues par la loi belge du 28 mai 2002 dont les dispositions s’inspirent de celles entrées en vigueur aux Pays-Bas en 2001 et ont été reprises au Luxembourg en 2009.
Les pouvoirs publics doivent méditer les conseils avisés d’Epicure que nos concitoyens souhaitent pouvoir suivre : « le sage ne tient pas à vivre la durée la plus longue, mais la durée la plus agréable ».
- Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP)
- Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD)
- Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
- Ligue de l’Enseignement (LDE)
- Union rationaliste
Crèche dans une collectivité publique: buzzzzzzzzzzzzzzzzz! jusqu'à l'indigestion!
JC Cambadélis sur France Inter le 07-12:
(extrait)
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La Croix
Crèches de Noël : l'observatoire de la laïcité appelle à prendre en compte l'usage culturel
L'observatoire de la laïcité invite les juges à apprécier si telle crèche installée dans un lieu public l'est comme « emblème religieux » ou si elle peut être considérée comme une « exposition » faite au titre de la culture locale. ...
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COMMUNIQUE: "crèches dans l'espace public"
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DESOLE!
LA LAÏCITE, COMME LA REPUBLIQUE, EST UNE ET INDIVISIBLE!
RESPECT DE LA LOI DE 1905!
Crèches de Noël : Polémiques, tensions, buzz médiatique : L’Eglise catholique à la manœuvre
FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS - Tél : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84
libre.pensee@wanadoo.fr – http://www.fnlp.fr
-COMMUNIQUE DE PRESSE –
Crèches de Noël :
Polémiques, tensions, buzz médiatique :
L’Eglise catholique à la manœuvre
Depuis trois jours, c’est l’affaire du siècle. La Libre Pensée a fait retirer, au nom de la loi du 9 décembre 1905 et du principe de laïcité, une crèche dans des bâtiments officiels de la République. Ici, c’est un Conseil général, ailleurs il s’agit de Mairies.
Alors que depuis de nombreuses années, la Libre Pensée défère devant les tribunaux administratifs les collectivités territoriales qui violent la laïcité en mettant des emblèmes religieux dans les bâtiments de la République et que les tribunaux exigent le respect de l’article 28 de la loi de 1905, et leur retrait des lieux publics, il n’y avait d’habitude aucun écho médiatique à cela.
Mais là, visiblement l’Eglise catholique a décidé de faire un « coup » médiatique et les médias aux ordres et les politiciens confits dans l’eau bénite ont relayé une campagne où l’on présente la Libre Pensée comme des « voleurs de Noël ». Devant une telle manipulation, la Libre Pensée a tenu à rappeler que c’est l’Eglise catholique, le 23 décembre 1951, sur le parvis de la cathédrale de Dijon, qui a brûlé en effigie le Père Noël (voir sur « www.fnlp.fr») pour cause de paganisme.
Pourquoi un tel acharnement ?
Depuis le 15 août 2012, l’Episcopat a décidé de descendre dans l’arène publique. Les Evêques ont appelé leurs ouailles à battre le pavé contre le mariage pour tous, contre la PMA, la GPA, la recherche scientifique sur les embryons et le droit de mourir dans la dignité. Attachés à un ordre ancien et à la nostalgie d’un Vieux-Monde qui sent le moisi, le rance et l’encens, les Prélats appellent à une Reconquista contre la Gueuse.
C’est la raison de l’affaire dite des « crèches de Noël ». En Espagne, dans la Sierra Guadarrama, les mitrés hispaniques sont en train d’ériger 1 300 croix catholiques, au nom des « 1 300 martyrs du franquisme assassinés par les odieux républicains ». C’est la même croisade pour reconquérir l’espace public.
Ces crèches chrétiennes sont une provocation politique contre le caractère laïque de la République.
C’est une affaire montée de toutes pièces pour tenter de sacraliser le christianisme dans le pays, alors qu’il est en pleine perte de vitesse. Les Eglises se vident, alors il faut occuper le terrain dans les bâtiments de la République.
Pour la Libre Pensée, les choses sont simples. La liberté de conscience fait que chacun fait ce qu’il veut, où il veut. Mais dans les locaux de la République, c’est la neutralité. La crèche de la Nativité est chrétienne, c’est donc un symbole religieux. Le bébé dans le berceau s’appelle Jésus-Christ, pas Mohammed. Le sapin, les boules, les guirlandes, les étoiles n’ont aucun caractère religieux. Ils viennent du vieux fond païen de notre pays (4 000 ans, excusez du peu !)
Les mêmes qui applaudissent agenouillés devant la crèche dans les bâtiments publics crieraient aux orfraies s’il s’agissait d’un symbole juif ou musulman. C’est la laïcité à géométrie variable. La République est laïque et pas chrétienne, n’en déplaisent aux manieurs d’encensoirs.
Ce n’est pas encore les rois, mais il a tiré la fève :
Philippe de Villiers !
Dans le florilège de la stupidité réactionnaire et bondieusarde, le Puy-du-Fou est au top niveau. Qu’on en juge. Confronté à David Gozlan, Secrétaire général de la Libre Pensée, voici ses arguties : « On va interdire les sonneries de cloches, avec la Libre Pensée, qui n’est pas une pensée libre – je le dis au passage à votre interlocuteur – une pensée secrète pour détruire le christianisme et en même temps, on installe, on islamise la France sans que personne ne dise rien ! C’est ça qui me scandalise ! En fait, c’est simple : ce n’est pas une question de loi, c’est beaucoup plus grave que ça. C’est notre identité et vous le savez très bien, c’est notre patrimoine, ce sont nos enfances, c’est notre passé, c’est notre histoire, c’est tout ce qui fait l’âme de la France. A vouloir détruire l’âme de la France, on fait courir un vent de folie, qui est un vent de folie qui conduira à des conséquences de régimes totalitaires.
J’appelle à la résistance et si j’étais Président du Conseil général de la Vendée aujourd’hui, je n’aurais pas démonté cette crèche, j’aurais affirmé la nécessité de résister à des gestes totalitaires !
Moi, j’ai une seule chose à vous dire, c’est que en ce moment, personne ne dit ça sur votre antenne, moi je vais le dire et je n’ai pas peur des Francs-mac, moi, ça m’a jamais fait peur et d’ailleurs l’œuvre du Puy du Fou est une œuvre de chrétienté qui fait rayonner l’âme de la France. Ce qui est en train de se passer en ce moment, c’est l’islamisation progressive de la France. Partout. Partout les digues lâchent. La vague continue. On est en train de vivre un changement du peuplement, je pèse mes mots, et on est en train d’accepter en France, pour l’islam, ce que maintenant on se met à refuser à la chrétienté. Nous étions une société de chrétienté, or nous allons devenir une république islamique dans 30 ans. Ce sont les démographes qui parlent. Alors évidemment, la Libre Pensée, c’est ce qu’elle veut secrètement, parce que comme on dit dans l’évangile « on ne met pas une lampe sous le boisseau », vous vous cachez Monsieur de la Libre Pensée ! Votre but secret, c’est de détruire l’identité de la France ! Heureusement aujourd’hui en France, il va y avoir des auditeurs qui vont réagir à mon propos ! Il y a des millions de français qui en ont ras le bol que l’on détruise l’identité de la France et moi je suis un des porte-parole de cette France-là ! »
Le ci-devant de Villiers a un véritable problème avec l’Histoire, il ne s’est pas encore aperçu que depuis 1789, il y a eu la Révolution et ensuite la République. Il n’est pas descendu de cheval depuis Poitiers en 732. Sus aux Maures et aux Sarrasins !
Et dans son délire, il cite Mozart (horreur : un Franc-Maçon !) et Victor Hugo (damnation : un libre penseur !). Victor Hugo, qu’il devrait lire quand il disait : « Ce que je veux : l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». C’est tout simplement ce que demande la Libre Pensée.
Philippe de Villiers et Robert Ménard en appellent à la résistance et au refus des décisions des tribunaux. Comment, quelqu’un en charge de l’autorité publique, peut-il ainsi bafouer la loi ? Que diront-ils demain quand des personnes feront des incivilités, eux qui en appellent à ne pas respecter la loi ?
Au cours des nombreux débats médiatiques, David Gozlan s’est trouvé confronté à quasiment tout le panel des « leaders » politiques de l’extrême-droite au PS. Tous, sans exception aucune, ont repris l’argumentaire de l’Eglise catholique, sur les racines chrétiennes, sur la non-importance de la crèche, le bonheur que cela apporte, etc… Un seul discours, mais plusieurs haut-parleurs. Et tous sont connus pour avoir soutenu l’interdiction du voile islamique dans la rue.
Il est à noter aussi qu’au début l’Eglise catholique a envoyé débattre des ecclésiastiques et qu’ensuite ce furent des « politiques » qui furent envoyés au front, tous des Gens d’Eglise à des degrés différents. Tant il est vrai qu’il y a toujours plusieurs demeures dans la maison du Père.
Florian Philippot, Stéphane Ravier, Nadine Morano, Thierry Mariani, Philippe de Villiers, Christine Boutin, Jean-Christophe Lagarde, Jean Glavany, Malek Boutih, Julien Dray :
Tous derrière le petit Jésus dans la République et tous contre le voile islamique !
Que voilà des vrais laïques !
La Libre Pensée le dit haut et fort :
La République est une et indivisible :
La laïcité aussi !
Respect de la loi de 1905 !
Paris, le 7 décembre 2014
A propos de Noël, la Libre Pensée informe : Quand l'Église catholique brûlait le père Noël , pensait-elle alors aux enfants, à la chaleur humaine, à l'Humanité
autodafé du Père-noël par l’Église catholique...
A propos de Noël, la Libre Pensée informe :
Quand l'Église catholique brûlait le père Noël , pensait-elle alors aux enfants, à la chaleur humaine, à l'Humanité
On a brûlé le Père Noël !
Infos - par Jacques Berlioz dans mensuel n°260 daté décembre 2001 à la page 28 - Gratuit
Le 23 décembre 1951, l'effigie du Père Noël était brûlée devant le parvis de la cathédrale de Dijon... Une surprenante affaire qui témoigne des résistances du clergé face à un folklore (...)
La Libre Pensée sur RTL, RMC et Europe 1...
David GOZLAN, secrétaire général de la FNLP sur RTL:
RTL (VIDEO):
cliquez sur la photo ou lien ci-dessous:
Message de David Gozlan:
"Cela fait partie des actions concrètes de la lutte contre l’obscurantisme où l’Eglise entend tout confisquer et réécrire l’histoire mais surtout écorner la loi de 1905 pour en finir avec. La laïcité se défend tous les jours!"
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I-TELE
Les interventions de la Libre Pensée sur les médias
RTL 3 D2CEMBRE : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/quelle-place-a-la-celebration-de-noel-dans-la-france-laique-7775719831
RMC : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-0412-bourdin-direct-8h-9h-131097.html
http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-0412-carrement-brunet-13h-14h-131274.html
http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-30326257
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Les crèches de Noël dans les collectivités publiques sont bien des emblèmes religieux : Le Tribunal administratif de Nantes donne raison à la Libre Pensée !
Les crèches de Noël dans les collectivités publiques sont bien des emblèmes religieux :
Le Tribunal administratif de Nantes donne raison à la Libre Pensée !
Le Conseil général de Vendée installe chaque année une crèche de Noël au siège du Département. En 2012, la Libre Pensée de Vendée s'est adressée au Président du Conseil général pour lui demander de faire respecter la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’Etat. Celui-ci a refusé de répondre à cette (...)
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