Lettre à Madame le Maire de Digne et compte-rendu de délégation du 04 06 15 reçue par le chef de cabinet
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LIBRE PENSEE 04 Droits & Liberté
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à
Madame le Maire de Digne les Bains
Objet : Présence es qualité de la première magistrate de la commune de Digne les Bains à la cérémonie religieuse de nomination du nouvel évêque du diocèse et respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Madame le Maire,
La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence et Droits & Libertés ont pris l’initiative de ce courrier suite à la relation dans la presse départementale de la cérémonie de nomination du nouvel évêque du diocèse le 17 janvier dernier où « De nombreux élus, personnalités civiles, et militaires, et religieuses bien sûr, étaient présentes, dont le préfet Patricia Willaert, et le maire de Digne, Patricia Granet Brunello. » [HPI du 18 janvier 2015]
Notre étonnement prend un relief particulier après la tenue à Digne du meeting laïque départemental à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en présence de Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, à l’occasion duquel vous déclariez à très juste titre que la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité ».
Vous ajoutiez :
« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Madame le Maire, le respect de nos principes républicains n’inclut-il point le respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat notamment dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
Madame le Maire, si la laïcité n’est pas négociable dans vos paroles, le serait-elle dans vos actes par votre participation à cette cérémonie d’un culte au titre de maire de la commune de Digne ?
Comment comprendre ?
Aujourd’hui, il est de bon ton de se dire laïque.
Mais la laïcité est défigurée dans de nombreux médias et discours politiques peu au fait de la loi et des principes de la république, présentée par certains même comme un principe liberticide, bafouée de plus en plus souvent au nom de la « liberté religieuse » prenant le pas sur la liberté de conscience, excluant de la Cité les citoyens qui n’ont aucune religion ou qui ont une religion différente.
Madame le Maire, nous faisons volontiers nôtres vos paroles : « La laïcité n’est pas négociable ».
La loi de 1905 doit être respectée.
Mais qui, sinon les élus de la république se doivent, les premiers, de montrer l’exemple en la matière ?
Madame le Maire, nous souhaiterions en discuter avec vous.
Veuillez agréer, Madame le Maire, nos salutations laïques.
Le 25 janvier 2015
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Comte-rendu de la délégation reçue
par le chef de cabinet de la mairie de Digne le 04 juin 201
La délégation a remercié le chef de cabinet de recevoir notre délégation composée de Pascale, Christian, Anne-Marie, Hervé et Marc.
Mais elle a déploré à plusieurs reprises de ne pouvoir s'entretenir avec la maire en personne.
La délégation a présenté la Libre Pensée, à l'origine de la loi de 1905 avec le radical socialiste Ferdinand Buisson, les socialistes Briand et Jaurès, ce dernier à la chambre expliquant que c’est une loi de liberté et de paix!
La délégation a rappelé l'objet de sa demande: participation du maire es-qualité à la cérémonie religieuse d'intronisation du nouvel évêque en infraction avec les articles 1 et 2 de la loi de 1905. Autant la Libre Pensée a approuvé les propos de la maire au meeting Ligue de l’Enseignement –Bianco : la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité »…« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Propos conformes à la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée.
Autant dans la pratique, la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est enfreinte par la maire dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit, elle ne doit donc reconnaître aucun culte, sinon il y a discrimination contre l’égalité de traitement de tous. La maire en se rendant à une cérémonie religieuse reconnaît un culte et engage tous les citoyens qu’elle représente de par sa fonction, contre la liberté de conscience de tous.
Le directeur de cabinet a répondu que :
-La maire trouvait normal de répondre à une invitation d'un culte et le ferait d'ailleurs pour tous les cultes. Il précise cependant que sa présence à la messe ne remettait pas en cause ses convictions précédemment exposées.
-Après les évènements de janvier, la maire a rencontré, à leur demande des représentants de la communauté musulmane qui exprimaient leur peur et cherchaient un soutien auprès du Maire.
-Il y a un ministre de l’intérieur et des cultes...dont acte pour la mairie...
La délégation a répondu que :
-rencontrer des citoyens, quand bien même membres d'un culte particulier, en demande de sécurité, était une chose bien normale pour le maire chargé de la sécurité de tous les citoyens de sa commune. Mais pour autant, cela n'avait rien à voir avec la participation officielle à une cérémonie religieuse.
Quant au ministère …des cultes, il avait été supprimé en ce qui concerne les cultes par la loi de 1905. De tous les représentants de la République, le ministre de l’intérieur et des cultes est le seul à avoir cette prérogative. Un maire ne l’a pas.
Le chef de cabinet a cru bon de prendre l’exemple de la « chapelle ardente » après le crash de l'A220: la maire était sur les lieux et les différents cultes étaient représentés, y compris pour les japonais…Un culte cependant a été plus démonstratif que les autres...(inutile de préciser de quel culte il s'agit!)
La délégation : Et les athées et autres ?
Le chef de cabinet :
-Idem.
-La maire a fait une avancée par rapport à la pratique précédente: les messes sont enlevées du déroulé des commémorations nationales relayées par la municipalité.
La délégation : Ce n'est pas parce que les gouvernants piétinent allègrement la loi de 1905 (Vals au Vatican, Hollande à la synagogue avec Netanyahou, dans la foulée de Sarkozy … que tout le monde doit les suivre. Au contraire, si les communes avec leurs maires, sensés garantir les principes de la République, en tête, montraient l'exemple du respect de la laïcité institutionnelle, ils trouveraient l'assentiment général des citoyens. Les rassemblements spontanés de janvier ont montré cette aspiration…
La délégation a exprimé ses craintes de l’instauration du communautarisme en France impulsé volontairement par tous les gouvernements depuis de nombreuses années, dont le maintien de la loi Debré est un exemple... elle doit être abrogée !
C’est aussi ce qui conduit aux conflits interreligieux dans la société civile du type observé en banlieue parisienne dans des établissements scolaires où des communautés reproduisaient le conflit israélo-palestinien par exemple .
Tout le monde se dit laïque :
D. Spagnou, Sisteron: ''La république est laïque mais la France est judéo-chrétienne par tradition''
L’ex Évêque de Digne déplorait une laïcité qui relègue l'Eglise à la sphère privée.
Sarkozy: laïcité « positive », comme Adolphe Thiers : le curé et le pasteur (qui croient) sont supérieurs à l'instituteur laïque (qui ne croit pas)...
C.Castaner: loi de 1905 bouffeuse de curés, « laïcarde », ayatollah etc...
Le chef de cabinet :
Il a regardé le documentaire de Caroline Fourest qui a justement parlé des 11 milliards de fonds publics détournés vers le privé, hier à la TV... « Eternel débat… » conclut-il.
Le chef de cabinet qui a noté nos interventions sur son bloc-notes s'est engagé à les transmettre au maire de façon exhaustive...
POUR LA DELEGATION:
La date éloignée de l'audience concédée, l'abstention de Mme le Maire quant à sa présence à l'entretien et sa non réponse ultérieure trahissent de sa part un malaise de l'élue quant à son positionnement par rapport à la loi de 1905, la loi, rien que la loi.
A suivre donc...
Lettre à Madame le Maire de Digne et compte-rendu de délégation du 04 06 15 reçue par le chef de cabinet
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LIBRE PENSEE 04 Droits & Liberté
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à
Madame le Maire de Digne les Bains
Objet : Présence es qualité de la première magistrate de la commune de Digne les Bains à la cérémonie religieuse de nomination du nouvel évêque du diocèse et respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Madame le Maire,
La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence et Droits & Libertés ont pris l’initiative de ce courrier suite à la relation dans la presse départementale de la cérémonie de nomination du nouvel évêque du diocèse le 17 janvier dernier où « De nombreux élus, personnalités civiles, et militaires, et religieuses bien sûr, étaient présentes, dont le préfet Patricia Willaert, et le maire de Digne, Patricia Granet Brunello. » [HPI du 18 janvier 2015]
Notre étonnement prend un relief particulier après la tenue à Digne du meeting laïque départemental à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en présence de Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, à l’occasion duquel vous déclariez à très juste titre que la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité ».
Vous ajoutiez :
« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Madame le Maire, le respect de nos principes républicains n’inclut-il point le respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat notamment dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
Madame le Maire, si la laïcité n’est pas négociable dans vos paroles, le serait-elle dans vos actes par votre participation à cette cérémonie d’un culte au titre de maire de la commune de Digne ?
Comment comprendre ?
Aujourd’hui, il est de bon ton de se dire laïque.
Mais la laïcité est défigurée dans de nombreux médias et discours politiques peu au fait de la loi et des principes de la république, présentée par certains même comme un principe liberticide, bafouée de plus en plus souvent au nom de la « liberté religieuse » prenant le pas sur la liberté de conscience, excluant de la Cité les citoyens qui n’ont aucune religion ou qui ont une religion différente.
Madame le Maire, nous faisons volontiers nôtres vos paroles : « La laïcité n’est pas négociable ».
La loi de 1905 doit être respectée.
Mais qui, sinon les élus de la république se doivent, les premiers, de montrer l’exemple en la matière ?
Madame le Maire, nous souhaiterions en discuter avec vous.
Veuillez agréer, Madame le Maire, nos salutations laïques.
Le 25 janvier 2015
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Comte-rendu de la délégation reçue
par le chef de cabinet de la mairie de Digne le 04 juin 201
La délégation a remercié le chef de cabinet de recevoir notre délégation composée de Pascale, Christian, Anne-Marie, Hervé et Marc.
Mais elle a déploré à plusieurs reprises de ne pouvoir s'entretenir avec la maire en personne.
La délégation a présenté la Libre Pensée, à l'origine de la loi de 1905 avec le radical socialiste Ferdinand Buisson, les socialistes Briand et Jaurès, ce dernier à la chambre expliquant que c’est une loi de liberté et de paix!
La délégation a rappelé l'objet de sa demande: participation du maire es-qualité à la cérémonie religieuse d'intronisation du nouvel évêque en infraction avec les articles 1 et 2 de la loi de 1905. Autant la Libre Pensée a approuvé les propos de la maire au meeting Ligue de l’Enseignement –Bianco : la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité »…« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Propos conformes à la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée.
Autant dans la pratique, la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est enfreinte par la maire dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit, elle ne doit donc reconnaître aucun culte, sinon il y a discrimination contre l’égalité de traitement de tous. La maire en se rendant à une cérémonie religieuse reconnaît un culte et engage tous les citoyens qu’elle représente de par sa fonction, contre la liberté de conscience de tous.
Le directeur de cabinet a répondu que :
-La maire trouvait normal de répondre à une invitation d'un culte et le ferait d'ailleurs pour tous les cultes. Il précise cependant que sa présence à la messe ne remettait pas en cause ses convictions précédemment exposées.
-Après les évènements de janvier, la maire a rencontré, à leur demande des représentants de la communauté musulmane qui exprimaient leur peur et cherchaient un soutien auprès du Maire.
-Il y a un ministre de l’intérieur et des cultes...dont acte pour la mairie...
La délégation a répondu que :
-rencontrer des citoyens, quand bien même membres d'un culte particulier, en demande de sécurité, était une chose bien normale pour le maire chargé de la sécurité de tous les citoyens de sa commune. Mais pour autant, cela n'avait rien à voir avec la participation officielle à une cérémonie religieuse.
Quant au ministère …des cultes, il avait été supprimé en ce qui concerne les cultes par la loi de 1905. De tous les représentants de la République, le ministre de l’intérieur et des cultes est le seul à avoir cette prérogative. Un maire ne l’a pas.
Le chef de cabinet a cru bon de prendre l’exemple de la « chapelle ardente » après le crash de l'A220: la maire était sur les lieux et les différents cultes étaient représentés, y compris pour les japonais…Un culte cependant a été plus démonstratif que les autres...(inutile de préciser de quel culte il s'agit!)
La délégation : Et les athées et autres ?
Le chef de cabinet :
-Idem.
-La maire a fait une avancée par rapport à la pratique précédente: les messes sont enlevées du déroulé des commémorations nationales relayées par la municipalité.
La délégation : Ce n'est pas parce que les gouvernants piétinent allègrement la loi de 1905 (Vals au Vatican, Hollande à la synagogue avec Netanyahou, dans la foulée de Sarkozy … que tout le monde doit les suivre. Au contraire, si les communes avec leurs maires, sensés garantir les principes de la République, en tête, montraient l'exemple du respect de la laïcité institutionnelle, ils trouveraient l'assentiment général des citoyens. Les rassemblements spontanés de janvier ont montré cette aspiration…
La délégation a exprimé ses craintes de l’instauration du communautarisme en France impulsé volontairement par tous les gouvernements depuis de nombreuses années, dont le maintien de la loi Debré est un exemple... elle doit être abrogée !
C’est aussi ce qui conduit aux conflits interreligieux dans la société civile du type observé en banlieue parisienne dans des établissements scolaires où des communautés reproduisaient le conflit israélo-palestinien par exemple .
Tout le monde se dit laïque :
D. Spagnou, Sisteron: ''La république est laïque mais la France est judéo-chrétienne par tradition''
L’ex Évêque de Digne déplorait une laïcité qui relègue l'Eglise à la sphère privée.
Sarkozy: laïcité « positive », comme Adolphe Thiers : le curé et le pasteur (qui croient) sont supérieurs à l'instituteur laïque (qui ne croit pas)...
C.Castaner: loi de 1905 bouffeuse de curés, « laïcarde », ayatollah etc...
Le chef de cabinet :
Il a regardé le documentaire de Caroline Fourest qui a justement parlé des 11 milliards de fonds publics détournés vers le privé, hier à la TV... « Eternel débat… » conclut-il.
Le chef de cabinet qui a noté nos interventions sur son bloc-notes s'est engagé à les transmettre au maire de façon exhaustive...
POUR LA DELEGATION:
La date éloignée de l'audience concédée, l'abstention de Mme le Maire quant à sa présence à l'entretien et sa non réponse ultérieure trahissent de sa part un malaise de l'élue quant à son positionnement par rapport à la loi de 1905, la loi, rien que la loi.
A suivre donc...
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LIBRE PENSEE 04 Droits & Liberté
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Madame le Maire de Digne les Bains
Objet : Présence es qualité de la première magistrate de la commune de Digne les Bains à la cérémonie religieuse de nomination du nouvel évêque du diocèse et respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Madame le Maire,
La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence et Droits & Libertés ont pris l’initiative de ce courrier suite à la relation dans la presse départementale de la cérémonie de nomination du nouvel évêque du diocèse le 17 janvier dernier où « De nombreux élus, personnalités civiles, et militaires, et religieuses bien sûr, étaient présentes, dont le préfet Patricia Willaert, et le maire de Digne, Patricia Granet Brunello. » [HPI du 18 janvier 2015]
Notre étonnement prend un relief particulier après la tenue à Digne du meeting laïque départemental à l’initiative de la Ligue de l’enseignement en présence de Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, à l’occasion duquel vous déclariez à très juste titre que la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité ».
Vous ajoutiez :
« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Madame le Maire, le respect de nos principes républicains n’inclut-il point le respect de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat notamment dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
Madame le Maire, si la laïcité n’est pas négociable dans vos paroles, le serait-elle dans vos actes par votre participation à cette cérémonie d’un culte au titre de maire de la commune de Digne ?
Comment comprendre ?
Aujourd’hui, il est de bon ton de se dire laïque.
Mais la laïcité est défigurée dans de nombreux médias et discours politiques peu au fait de la loi et des principes de la république, présentée par certains même comme un principe liberticide, bafouée de plus en plus souvent au nom de la « liberté religieuse » prenant le pas sur la liberté de conscience, excluant de la Cité les citoyens qui n’ont aucune religion ou qui ont une religion différente.
Madame le Maire, nous faisons volontiers nôtres vos paroles : « La laïcité n’est pas négociable ».
La loi de 1905 doit être respectée.
Mais qui, sinon les élus de la république se doivent, les premiers, de montrer l’exemple en la matière ?
Madame le Maire, nous souhaiterions en discuter avec vous.
Veuillez agréer, Madame le Maire, nos salutations laïques.
Le 25 janvier 2015
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Comte-rendu de la délégation reçue
par le chef de cabinet de la mairie de Digne le 04 juin 201
La délégation a remercié le chef de cabinet de recevoir notre délégation composée de Pascale, Christian, Anne-Marie, Hervé et Marc.
Mais elle a déploré à plusieurs reprises de ne pouvoir s'entretenir avec la maire en personne.
La délégation a présenté la Libre Pensée, à l'origine de la loi de 1905 avec le radical socialiste Ferdinand Buisson, les socialistes Briand et Jaurès, ce dernier à la chambre expliquant que c’est une loi de liberté et de paix!
La délégation a rappelé l'objet de sa demande: participation du maire es-qualité à la cérémonie religieuse d'intronisation du nouvel évêque en infraction avec les articles 1 et 2 de la loi de 1905. Autant la Libre Pensée a approuvé les propos de la maire au meeting Ligue de l’Enseignement –Bianco : la laïcité n’est « ni de l’athéisme ni d’une nouvelle religion mais un principe de fonctionnement de la Cité »…« La laïcité n’est pas négociable ; je souhaite que le débat de ce soir soit à la hauteur des enjeux, qu’il se déroule dans le respect de nos principes républicains »[La Marseillaise du 20/10/ 2014]
Propos conformes à la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée.
Autant dans la pratique, la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est enfreinte par la maire dans ses deux premiers articles :
Article 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes.
Article 2 La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.?
La République ne reconnaît que des citoyens égaux en droit, elle ne doit donc reconnaître aucun culte, sinon il y a discrimination contre l’égalité de traitement de tous. La maire en se rendant à une cérémonie religieuse reconnaît un culte et engage tous les citoyens qu’elle représente de par sa fonction, contre la liberté de conscience de tous.
Le directeur de cabinet a répondu que :
-La maire trouvait normal de répondre à une invitation d'un culte et le ferait d'ailleurs pour tous les cultes. Il précise cependant que sa présence à la messe ne remettait pas en cause ses convictions précédemment exposées.
-Après les évènements de janvier, la maire a rencontré, à leur demande des représentants de la communauté musulmane qui exprimaient leur peur et cherchaient un soutien auprès du Maire.
-Il y a un ministre de l’intérieur et des cultes...dont acte pour la mairie...
La délégation a répondu que :
-rencontrer des citoyens, quand bien même membres d'un culte particulier, en demande de sécurité, était une chose bien normale pour le maire chargé de la sécurité de tous les citoyens de sa commune. Mais pour autant, cela n'avait rien à voir avec la participation officielle à une cérémonie religieuse.
Quant au ministère …des cultes, il avait été supprimé en ce qui concerne les cultes par la loi de 1905. De tous les représentants de la République, le ministre de l’intérieur et des cultes est le seul à avoir cette prérogative. Un maire ne l’a pas.
Le chef de cabinet a cru bon de prendre l’exemple de la « chapelle ardente » après le crash de l'A220: la maire était sur les lieux et les différents cultes étaient représentés, y compris pour les japonais…Un culte cependant a été plus démonstratif que les autres...(inutile de préciser de quel culte il s'agit!)
La délégation : Et les athées et autres ?
Le chef de cabinet :
-Idem.
-La maire a fait une avancée par rapport à la pratique précédente: les messes sont enlevées du déroulé des commémorations nationales relayées par la municipalité.
La délégation : Ce n'est pas parce que les gouvernants piétinent allègrement la loi de 1905 (Vals au Vatican, Hollande à la synagogue avec Netanyahou, dans la foulée de Sarkozy … que tout le monde doit les suivre. Au contraire, si les communes avec leurs maires, sensés garantir les principes de la République, en tête, montraient l'exemple du respect de la laïcité institutionnelle, ils trouveraient l'assentiment général des citoyens. Les rassemblements spontanés de janvier ont montré cette aspiration…
La délégation a exprimé ses craintes de l’instauration du communautarisme en France impulsé volontairement par tous les gouvernements depuis de nombreuses années, dont le maintien de la loi Debré est un exemple... elle doit être abrogée !
C’est aussi ce qui conduit aux conflits interreligieux dans la société civile du type observé en banlieue parisienne dans des établissements scolaires où des communautés reproduisaient le conflit israélo-palestinien par exemple .
Tout le monde se dit laïque :
D. Spagnou, Sisteron: ''La république est laïque mais la France est judéo-chrétienne par tradition''
L’ex Évêque de Digne déplorait une laïcité qui relègue l'Eglise à la sphère privée.
Sarkozy: laïcité « positive », comme Adolphe Thiers : le curé et le pasteur (qui croient) sont supérieurs à l'instituteur laïque (qui ne croit pas)...
C.Castaner: loi de 1905 bouffeuse de curés, « laïcarde », ayatollah etc...
Le chef de cabinet :
Il a regardé le documentaire de Caroline Fourest qui a justement parlé des 11 milliards de fonds publics détournés vers le privé, hier à la TV... « Eternel débat… » conclut-il.
Le chef de cabinet qui a noté nos interventions sur son bloc-notes s'est engagé à les transmettre au maire de façon exhaustive...
POUR LA DELEGATION:
La date éloignée de l'audience concédée, l'abstention de Mme le Maire quant à sa présence à l'entretien et sa non réponse ultérieure trahissent de sa part un malaise de l'élue quant à son positionnement par rapport à la loi de 1905, la loi, rien que la loi.
A suivre donc...
A propos de la création du Comité Interreligieux de Moselle-Communiqué FNLP-
Communique de la Libre Pensée de Moselle
A propos de la création du Comité Interreligieux de Moselle
Depuis 1905, la République française est laïque !

L’article 1er de la loi de 1905 stipule : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public »
L’article 2 affirme solennellement : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».
C’est pourquoi la Fédération de la Libre Pensée de la Moselle proteste vigoureusement contre l’initiative prise par le préfet de Moselle, M. Nacer Meddah, de créer un « Comité interreligieux de Moselle » avec les représentants des cultes reconnus et non reconnus de Moselle.
Le Préfet a pour rôle de faire respecter les lois, il est le garant de l’Etat et des valeurs de la République dont la laïcité, la neutralité s’impose à sa fonction. En apparaissant ainsi aux côtés des autorités religieuses, paré de ses habits de haut fonctionnaire, M. Nacer Meddah indique implicitement que la politique de l’Etat vis à vis des citoyens serait de les encourager à modifier leurs attitudes vis à vis de ces communautés religieuses, « vivre ensemble » et attentats terroristes obligent… Monsieur le Préfet se croit sans doute revenu sous le Consulat et sous Bonaparte.
C’est une image forte qui ne peut que marquer les esprits de la multitude des citoyens qui composent la société en Moselle. Ainsi, chacun d’entre nous est donc invité pour le moins à se reconnaître ou à se sentir représenté par un des chefs de communautés membres du comité interreligieux, et pour le plus à s’incorporer dans l’une ou l’autre des options religieuses présentée comme conforme au « vivre ensemble ».
Cela fait écho au discours ambiant après les meurtres odieux de janvier. Les citoyens sont appelés à rester dans leur communauté d’appartenance religieuse réelle ou supposée. Les chefs religieux deviennent ainsi les représentants légitimes des citoyens. C’est le concordat généralisé à la République. Que deviennent alors les athées, les agnostiques et les libres penseurs dans un tel système ? Des citoyens de seconde zone ?
L’initiative est d’autant plus condamnable qu’elle vise à permettre aux religions de remettre les pieds dans des lieux comme la Préfecture, représentant le pouvoir républicain, séparé des Eglises depuis 1905. Le rôle de M. le Préfet, représentant de la République, est de veiller à ce que le libre exercice des cultes ne trouble pas l’ordre public, et non pas de s’ériger en médiateur des communautés religieuses et en promoteur du communautarisme.
Le communautarisme, addition d’intérêts religieux particuliers, est la négation de la concorde civile entre citoyens libres et égaux en droits voulue par la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.
Le préfet doit veiller au respect de l’égalité des droits entre citoyens, pas à la promotion des cultes sur la place publique et dans la presse. La politique interreligieuse ne lui appartient pas. Elle relève des seules religions elles-mêmes. L’Etat chez lui, les religions chez elles.
Ainsi, sous couvert de « vivre ensemble » les représentants des cultes seraient autorisés par Monsieur Le Préfet à intervenir en milieu « scolaire, carcéral, hospitalier … » en vue de « changer les regards sur les religions » !
De quel droit le préfet patronne-t-il une opération cléricale qui vise à manipuler et modifier les consciences citoyennes en vue de ’relancer un printemps des religions », en vue d’enrayer l’inexorable sécularisation rationnelle qui affecte les croyances religieuses, les dogmes et les cultes ? « Printemps » terme particulièrement chargé de sens depuis qu’il a été utilisé pour nommer le mouvement des peuples qui sont venus à bout de Ben Ali et autres Moubarak, dirigeants tyranniques. La République laïque, dénoncée comme « laïcarde » par des élus d’un large éventail politique devrait-elle subir le même sort ?
Le Préfet bafoue officiellement le principe de neutralité et de Séparation de l’Etat en vigueur depuis plus d’un siècle. Il le fait pour les cultes aujourd’hui, demain dictera-t-il aux agnostiques et non-croyants les principes de morale qu’ils devraient adopter pour un meilleur « vivre ensemble » ? Les non-croyants, les athées, les agnostiques, les libres penseurs, les citoyens qui ne se reconnaissent pas dans ces cultes devraient-ils quitter la Moselle pour se sentir chez eux au risque de passer pour des adversaires d’un « vivre ensemble » bien particulier préconisé par M. Le Préfet !!!
Dès lors, la proposition des cultes « d’abandonner le délit de blasphème » apparaît sous un tout autre jour, il ne s’agit en fait que d’épouser l’émotion ambiante pour mieux réaffirmer une situation concordataire élargie des cultes catholique, protestants, juif, aux cultes musulman et orthodoxe, en attendant une généralisation, qui n’en doutons pas, aura une prétention beaucoup plus importante sur un plan politique et géographique.
On ne cesse de nous parler de laïcité, mais ce que le Préfet de Moselle fait, c’est non seulement le maintien du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, mais c’est son renforcement et son extension aux religions orthodoxes et à l’Islam. C’est-à-dire la négation même de la laïcité garantie par la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat.
Les victimes des attentats terroristes de Paris subissent aujourd’hui la double peine : eux qui ont toujours défendu la République laïque, sont non seulement les victimes de leur liberté de conscience et d’expression, mais sont utilisés post-mortem au service de manipulations inter-cléricales initiées, menées et coordonnées par un préfet de la République ! Dans un pays laïque, le préfet ne peut être un organisateur du dialogue inter-religieux ni un promoteur des cultes. Il doit agit au compte de tous les citoyens.
La Fédération nationale de la Libre Pensée ne laissera pas faire. Elle a décidé de saisir le Ministre de l’Intérieur et l’Observatoire de la laïcité afin qu’elle rappelle à l’ordre les responsables publics afin que soit mis un terme à ces violations de la liberté de conscience des citoyens et de la laïcité.[/Metz le 23/01/2015
La Fédération nationale de la Libre Pensée répond par avance « aux bonnes âmes » qui ne manqueront pas de dire que cela se passe en terre concordataire. L’Est républicain informe en date du 23 janvier 2015, que le Préfet de Meurthe-et-Moselle a pris une initiative similaire à Nancy, qui n’est pas en terre concordataire. Il s’agit bien d’une offensive généralisée du cléricalisme contre la loi de 1905 en utilisant odieusement et indignement les victimes des barbares attentats de janvier 2015.
"Deux visions de la laïcité s’opposent. La première veut que la religion reste une affaire privée.
Pour la seconde, la neutralité de l’Etat n’est pas la neutralisation des individus dans l’espace public."
http://www.lille.catholique.fr/les-religions-au-secours-de-la-republique-actualite-1685.htm
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Publié le Vendredi 06 Février 2015 | Par 

Les religions au secours de la république ?
Partager nos expériences pour vivre ensemble
Du vendredi 6 février, 20h au samedi 7 février, 19h
Centre spirituel du Haumont
Les faits divers et les revendications liés aux religions se multiplient. Dans un moment de crise, certains crient à l’étiolement des valeurs républicaines…
Deux visions de la laïcité s’opposent. La première veut que la religion reste une affaire privée.
Pour la seconde, la neutralité de l’Etat n’est pas la neutralisation des individus dans l’espace public.
Quel rôle peuvent jouer les croyants de religions différentes dans la construction d’une société plus libre, plus égalitaire, plus fraternelle ?
Une proposition du Centre spirituel du Hautmont, conçue par Anne-Laure & Frédéric Pascal, du projet Faithbook, tour du monde du dialogue interreligieux.
Ce 24 01 2015, il y avait Conférence par Henri Huille (Can FNLP) à La Brillanne suivie du banquet "tête de veau"
LP04 : 24 JANVIER 2015 LA BRILLANNE 04 CONFERENCE-DEBAT
AVEC HENRI HUILLE (CAN FNLP)
« Le doctrine sociale de l’Eglise à l’œuvre dans les conflits sociaux »
SUIVI DU TRADITIONNEL BANQUET REPUBLICAIN « TÊTE DE VEAU »
en commémoration de la décollation de Louis Capet (21 janvier 1791)
photos Serge
(Notes brèves participant:)
Henri a dans un premier temps rappelé ce qu’est la Libre Pensée. Sa définition formulée au congrès de Rome de 1904* comme méthode, la liberté étant toujours celle des autres (Rosa Luxemburg).
Il a rappelé que la loi de 1905 est une loi qui autorise, qui n’interdit rien, une loi libertaire et républicaine qui contraint l’Etat qui a bien d’autres choses à s’occuper (construire des routes, des hôpitaux etc) que de se faire « police des consciences » , sans restriction du pouvoir des citoyens dont est assurée la Liberté de conscience contre tous les dogmes.
La « doctrine sociale de l’Eglise »
Faits et textes à l’appui, conformément à la méthode de la Libre Pensée, Henri a rappelé que la « d.s.E » n’est pas une invention polémique des libres penseurs, puisque c’est l’Eglise elle-même qui la revendique (depuis Thomas D'aquin), l’ayant affirmée (encyclique rerum novarum de Léon XIII 1891, quadragesimo anno 1931), et la réaffirmant régulièrement dans de multiples encycliques, textes universitaires, à l’usage des élites et des entreprises, comme modèles de management. (Philippe Pradine etc…)
DOCUMENT Henri Huille:
Télécharger « Philippe PRADINES.pdf »
NOTES:
Télécharger « 24 janvier notes conférence.pdf »
REMERCIEMENTS
à Monsieur le Maire de La Brillanne pour l'accueil dans sa commune.
Remerciements à la presse.
MANIFESTE POUR LA SCIENCE (FNLP)
La Fédération Nationale de la Libre Pensée informe : « L’Etat chez lui, les religions chez elles » Victor Hugo
- COMMUNIQUE DE PRESSE –
La Fédération Nationale de la Libre Pensée informe :
« L’Etat chez lui, les religions chez elles » Victor Hugo
La Fédération Ardéchoise et Drômoise de la Libre Pensée et le Groupe d’Annonay viennent de prendre connaissance de la déclaration de l’Association culturelle des musulmans d’Annonay qui considère que la Une du journal Charlie-Hebdo « porte atteinte à la communauté musulmane de France » et s’insurge contre « ces représentations imagées du prophète » jugées « insultantes par plus de 5 millions de citoyens en France » et demande « aux autorités de mettre leurs compétences au service de la nation pour faire interdire de telles représentations ». (Dauphiné Libéré du 18 janvier en pages régionales)
Cette déclaration s’ajoute à celle du pape de retour des Philippines (15 janvier 2015) : «Le pape François, faisant allusion notamment à l'attaque du siège de Charlie-Hebdo le 7 janvier, a défendu la liberté d'expression tout en estimant qu'il n'était pas bon de provoquer les autres en insultant leur foi, faute de quoi une réaction est à attendre”.
“Vous ne pouvez pas provoquer, vous ne pouvez pas insulter la foi des autres, vous ne pouvez pas vous moquer de la foi”, a t-il dit jeudi aux journalistes à bord de l'avion qui le conduisait du Sri Lanka aux Philippines, seconde étape de sa tournée en Asie. (…) “Il ne faut pas jouer avec la religion des autres. Ces personnes provoquent et ensuite (quelque chose peut arriver). La liberté d'expression a des limites”. (…) » (Agence Reuters le 15 janvier 2015)
Le délit de blasphème a été aboli par la Révolution française.
Veut-on nous faire revenir à l’Ancien-Régime ?
Ces propos des responsables des religions ne réclament rien d’autre que de réintroduire le délit de blasphème en France et ce faisant de violer la laïcité, or il ne peut y avoir de délit de blasphème, au pays de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Que les religions décident d’exclure les adhérents qui contestent ou enfreignent leur dogme : c’est leur problème. Le blasphème n’a de sens qu'à l'intérieur d'un système religieux. C’est une affaire privée.
Demander à l’Etat de sanctionner tout citoyen allant à l’encontre d’une règle valable pour les seuls adeptes d’une communauté religieuse, c’est demander à l’Etat de s’ingérer dans les religions et dans ce cas il n’y a plus de Séparation des Eglises et de l’Etat.
Si un gouvernement favorise une religion, ou même plusieurs, c’est la fin de la République constituée de citoyens égaux en droits, libres de croire ou de ne pas croire, libres de penser, de s’exprimer. C’est la porte ouverte à un Etat communautariste porteur d’affrontements inter-ethniques ou intercommunautaires...
La Libre Pensée dénonce l’union sacrée des religions contre la liberté d’expression et la liberté de conscience.
Elle exige le respect de la loi de 1905 !
Annonay, le 20 janvier 2015
Télécharger « L'Etat chez lui, les religions chez elles.pdf »
MILLE COUPS DE FOUET CONTRE RAIF BADAWI ! FOUETTE EN PUBLIC TOUTES LES SEMAINES DEPUIS LE 9 JANVIER 2015
Communiqué AILP
MILLE COUPS DE FOUET CONTRE RAIF BADAWI !
FOUETTE EN PUBLIC TOUTES LES SEMAINES
DEPUIS LE 9 JANVIER 2015
La torture comme sanction contre le délit de blasphème.
En mai 2014, lors du procès du blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à 1000
coups de fouet et 10 ans de prison en Arabie Saoudite pour des propos tenus sur son blog, l'Association Internationale de la Libre Pensée écrivait à propos des fondements juridiques de cette décision :
« L'Arabie saoudite est un élément clé du système occidental d'alliances dans la région. Ses alliés s'embarrassent peu de remettre en cause cette théocratie et ses pratiques médiévales.
En réalité le décret utilisé vise toutes les nuances de la liberté d'expression puisqu'il qualifie de "terroristes" certes les athées, mais aussi tous ceux qui remettent en question les fondamentaux de l'Islam tels qu'ils servent de base à la monarchie wahabbite. Cela peut s'appliquer aux chiites, aux soufis, aux alaouites, aux ahmadis, tous musulmans, mais aussi aux chrétiens et aux hindouistes.
L'AILP considère qu'il s'agit là d'une mesure avant tout dirigé contre les saoudiennes et saoudiens qui commencent à revendiquer leurs droits fondamentaux de citoyens ou même à contester d'un point de vue religieux la dictature wahabbite. Le décret qui organise le renforcement de cette expression est avant tout un crime contre la liberté de pensée , et en premier lieu celle des saoudiennes et des saoudiens. »
Le communiqué se terminait par un appel aux libres penseurs pour qu'ils interviennent auprès de leurs gouvernements respectifs pour l'annulation de la sanction. Quelques-uns sont intervenus. La sanction s'applique, barbare et sauvage. Elle doit cesser !
L'Association Internationale de la Libre Pensée considère que la liberté d'expression ne se divise pas.
La conjointe de Raif Badawi, Ensaf Haidar, réfugiée au Canada le demande aux gouvernements : « Intervenez auprès du gouvernement d'Arabie saoudite » !
L’Association internationale de la Libre Pensée appelle toutes les organisations affiliées à intervenir auprès de leurs gouvernements respectifs et à publier les résultats de ces interventions.
Les religions demandent l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle : Bizarre, bizarre ? … Vous avez dit bizarre ?….
- COMMUNIQUE DE PRESSE FNLP –
Les religions demandent l’abrogation
du délit de blasphème en Alsace-Moselle :
Bizarre, bizarre ? … Vous avez dit bizarre ?….
Est-ce l’Epiphanie qui fait son effet et les rois mages chargés de cadeaux et d’épices qui ont convaincu les représentants des cultes reconnus et aussi ceux de l’Islam de réclamer, le 6 janvier 2015, l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle parce qu’il serait « obsolète » ?
Rassurez-vous, il n’est pas demandé de l’abroger dans la plupart des pays de l’Union européenne où ce délit moyenâgeux s’applique encore comme, par exemple, en Allemagne, Autriche, Italie, Espagne et dans certains pays du Nord.
Il n’est pas question non plus d’abroger le statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle où les ministres des cultes reconnus sont des fonctionnaires payés sur les fonds publics pour un budget annuel de 59 millions d’euros, pensions comprises.
Pas question non plus de soutenir le Conseil général de la Guyane qui a décidé de ne plus rétribuer les 26 prêtres et l’Évêque sur les fonds publics pour un montant annuel de 800 000€.
La Fédération nationale de la Libre Pensée est pour l’abrogation du délit de blasphème partout où il sévit et pour que la Loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat s’applique sur tout le territoire de la République.
Mais de quoi s’agit-il au juste dans cette affaire ?
Il ne faut pas être grand clerc pour voir la manœuvre qui se dessine derrière cette demande d’abrogation. Sans doute la crainte de voir l’Observatoire de la laïcité demander la fin de cette anomalie antirépublicaine et antilaïque et aussi celle de l’action renforcée de la Libre Pensée pour la défense de la loi de 1905, ne sont pas étrangères à cette curieuse proposition émanant des religions.
Il s’agit de supprimer d’un côté le délit de blasphème pour mieux garder de l’autre l’essentiel :
- Le concordat bonapartiste de 1801 et les Actes organiques
- L’intégralité de la loi Falloux de 1850
- Les lois allemandes du temps de l’annexion qui sont favorables aux cultes.
En vertu du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, l’enseignement des religions est obligatoire (sauf dispense à demander) dans l’Ecole publique qui n’est pas laïque. La loi Falloux de 1850 s’applique intégralement. Celle loi qui faisait dire au grand Libre Penseur Victor Hugo : « C’est l’œuvre du parti clérical qui a mis un jésuite partout où il n’y avait pas un gendarme. »
Il n’y a quasiment pas d’écoles privées catholiques en Alsace-Moselle, car c’est l’Ecole publique qui fait office d’école religieuse. Demander l’abrogation du délit de blasphème ne coûte pas grand-chose quand la jurisprudence l’a rendu quasiment inexistant, même si ce délit a une très grande force symbolique que l’on ne peut nier.
Certains utilisent l’émotion légitime qui s’est exprimée contre les massacres de 17 victimes de la barbarie la plus sauvage pour tenter de remettre les religions en selle au nom de « la tolérance et du respect ». Et ceci au moment même où le pape vient, dans deux déclarations, de condamner le blasphème et l’offense aux religions et d’en justifier la répression.
N’est-ce pas le sens de l’union sacrée des religions avec le gouvernement qui s’est manifestée dans le cortège de tête de la manifestation du 11 janvier 2015 à Paris ?
Au nom de « la connaissance de l’autre » et du « vivre ensemble », on identifie la cohabitation des citoyens dans leur diversité et dans leur commun attachement à la République, avec la mise en valeur des communautés, notamment religieuses. Dans cette affirmation le citoyen « d’origine musulmane » est attaché à vie à sa religion d’origine, ses « racines » diront certains. Il est musulman et il doit le rester. Et cela s’applique à toutes les « communautés « réelles ou supposées, communautés que l’on cherche à institutionnaliser dans ce pays.
On ne peut s’extraire de ce contexte pour comprendre réellement les choses dans cette affaire de délit de blasphème
En effet, la présence de chefs religieux et de responsables politiques dans le cortège de tête constitue une opération politique étrangère à l’objectif initial de la manifestation. Cette opération vise à substituer à terme le dialogue interreligieux, le communautarisme à la laïcité, à la Séparation des Eglises et de l’Etat !
Il s’agit visiblement de préserver le concordat et de l’étendre à l’Islam. Sinon, comment comprendre que l’Islam a été associé à cette demande, alors que cette religion n’est pas reconnue en Alsace-Moselle ?
Des voix s’élèvent, ici ou là, pour présenter le Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle, non comme une exception, une anomalie, mais comme un modèle à exporter dans toute la France. D’ailleurs, l’Acte III de la décentralisation au nom du « droit à l’expérimentation » permettra cela.
C’est le modèle de l’Union européenne et de son Traité constitutionnel qui, par son Article 17-C, reconnaît les religions comme des partenaires officiels et institutionnels des institutions européennes et qui en fait ainsi des co-législateurs.
Il y a fort à parier que cette manœuvre politico-religieuse n’est en rien une sortie du concordat, mais, bien au contraire, le moyen de le maintenir.
La Fédération nationale de la Libre Pensée
ne participera pas à cette opération d’enfumage
Elle exige l’abrogation totale
du Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle !
Paris, le 19 janvier 2015
Télécharger « Délit de blapshème.pdf »
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