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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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PAS TOUCHE A LA LOI DE 1905 : adresse aux militants laïques. Courrier Castaner, réponse FNLP et analyse FNLP.

17 Mai 2019 , Rédigé par librepensee04

 

AUX MILITANTS DE LA LAÏCITE ET AU MOUVEMENT LAÏQUE

Chers amis,

La Fédération nationale de la Libre Pensée s’est adressée au Ministre de l’Intérieur pour protester contre le traitement différent  des interlocuteurs dans ce débat, fait par le gouvernement au sujet de son projet de révision de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat.

Alors que les représentants des cultes et des obédiences maçonniques avaient un document gouvernemental sur le sujet, dès janvier 2019 , monsieur Christophe Castaner  recevait les représentants de 7 associations laïques le 8 janvier 2019 en indiquant que rien n’était écrit. La note gouvernementale est datée du même jour : le 8 janvier 2019 .

Monsieur le ministère de l’Intérieur nous a répondu et nous as transmis les notes en question.

Vous trouverez ci-joint la réponse de la Libre Pensée à la réponse du Ministre et l’analyse qu’elle fait des pistes gouvernementales.

Salutations laïques

La Libre Pensée

PAS TOUCHE A LA LOI DE 1905 adresse aux militants laïques. Courrier Castaner, réponse FNLP et analyse FNLP.

Télécharger « Réponse C.Castaner102052019.pdf »

Télécharger « Réponse au Ministre (ET).rtf »

Télécharger « NOTE2 REV L 1905 05 19.rtf »

  

 

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11 mai 2019 Communiqués Soutien et solidarité avec la librairie Publico et le compagnon anarchiste agressé

12 Mai 2019 , Rédigé par librepensee04

11 mai 2019
Communiqués
Soutien et solidarité avec la librairie Publico et le compagnon anarchiste agressé

 

Au lendemain du 1er mai, un compagnon anarchiste a été violemment attaqué à coups de couteau au siège du Monde Libertaire, de Radio Libertaire, et des Editions du Monde Libertaire dans la librairie Publico (Paris XIème).

Une enquête pour tentative de meurtre est en cours.

Cette librairie est clairement identifiée comme un lieu culturel anarchiste. C’est un endroit où l’on peut trouver des ouvrages, des écrits, de la presse, des musiques, desfilms différents et engagés. Ce lieu permet aussi des rencontres, des expressions, des projets libres, alternatifs. En somme un espace militant au service des luttes sociales, un porte-voix autant national qu'international de l’expression du mouvement libertaire et au delà.
Ce lieu ouvert enrichit la pensée, l’expression, la diffusion, la communication des valeurs pour l’émancipation, pour la dignité humaine, l’information libre, réelle et partagée.

C'est dans un contexte de violences publiques contre la liberté d’expression, un contexte de lutte et de mise en lumière plus forte des idées libertaires et de résistance à toute forme de soumission et d’obscurantisme, que cet acte odieux s'est produit.

C'est en faisant face ensemble pour affirmer notre présence et nos valeurs que nous les ferons progresser, dans le respect de notre diversité mais dans l'unité face à ceux qui veulent nous faire taire.
«La liberté est toujours la liberté de penser autrement.» Rosa Luxemburg

Plus que jamais conscients de cette absolue nécessité, nous manifestons notre soutien et notre solidarité avec la librairie Publico et le compagnon agressé. Le chemin vers la Liberté ne nous autorise pas à renoncer.

Paris, le 6 mai 2019

Premières signataires (Organisations, Collectifs, Groupes, Individus) :

Alternative Libertaire, L'Association internationale de la Libre Pensée, la CGA Coordination des Groupes Anarchistes, la CNT, les compas de l’Atelier libertaire de La Havane, Christophe Chiclet (historien, journaliste, membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée) Les Culottés du Bocal, Didier DAENINCKX (écrivain), Editions Libertaires, les éditions Rue des Cascades, les éditions Libertalia, Eric B. Coulaud (Ephéméride Anarchiste et Cartoliste), Gérard Mordillat (écrivain, cinéaste), Jacques Pater (acteur), Jérôme Prieur (Ecrivain, cinéaste), La Fédération Anarchiste, la Fédération des Comités Syndicalistes Révolutionnaires (CSR), La Fédération Nationale de la Libre Pensée, Femmes libres (Radio libertaire), Le Genepi, Groupe libertaire Jules Durand, La Ligue des Droits de l’Homme, Monica Cerutti Giorgi, Nicolas Eprendre (réalisateur documentariste), Quilombo (la librairie), Philippe GUILLONNEAU, la CNT SSCT RP, Respublica, La Révolution prolétarienne (revue), Théolib, l’Union Départementale CGT de Paris, l’Union Syndicale Solidaires Contact : administration-publico@sfr.fr

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Tous le 1er mai 2019 à 9H30 Avec les Unions régionales d’Ile-de-France de FO, CGT, FSU Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Pour la défense des revendications !

Pour la défense du droit de manifester !

Pour la Démocratie et la laïcité !

 Clic!

\/

Télécharger « 1er mai 2019.pdf »

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

Tous le 1er mai 2019 à 9H30

Avec les Unions régionales d’Ile-de-France

de FO, CGT, FSU

Au Mur des Fédérés du Père Lachaise

(rendez-vous à la Porte des Rondeaux)

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée sera présente aux cotés des syndicats qui défendent les intérêts des salariés pour célébrer le prolétariat qui est monté à l’assaut du ciel en 1871.

 

Le Mur  des Fédérés appartient au Mouvement ouvrier 

 

La Commune de Paris s’acheva au Père Lachaise, lors de la Semaine sanglante, au Mur des Fédérés où les Communards furent assassinés par la barbarie versaillaise. Le mouvement ouvrier a toujours été avec la Commune de Paris et son héritage, quand tant d’autres étaient à Versailles au nom de la « concorde nationale ».

 

La Commune de Paris a dressé l’ébauche prometteuse de mesures sociales qui se sont concrétisées plus tard dans le Code du Travail. Etre fidèle au combat des Communards, c’est être aux côtés de tous ceux qui, salariés, lycéens, étudiants, jeunes, refusent que l’on détruise ce qui a été construit par nos ainés pour un monde meilleur et plus éclairé.

 

Quand la bourgeoisie a peur :

elle réprime avec férocité et sans limite

 

Pendant la Commune de Paris, quand la Bourgeoisie et l’Eglise coalisées ont pris peur du prolétariat  parisien, la répression fut féroce. Le bilan est lourd : une centaine de milliers d’arrestations, des déportations en masse dans les bagnes, 20 000 assassinats de communards pendant la Semaine sanglante.

 

Pendant la Guerre de 1914-1918, pour empêcher les fraternisations et les mutineries, l’Etat-Major militaire, au service du capitalisme et des banquiers, fit passer devant les Conseils de guerre des dizaines de milliers de soldats et d’officiers. Bilan : 2 500 condamnations à mort et 650 Fusillés pour l’exemple et des milliers mourront dans les bagnes.

 

Pendant la guerre d’Algérie, pour défendre les intérêts des colonialistes, les arrestations, les emprisonnements, les massacres se comptèrent à la pelle.

 

En 1955 : 703 condamnations

■ En 1956 : 1 980 condamnations

■ En 1958 : 5 145 condamnations. C’est l’année la plus terrible, celle de la venue au pouvoir du Général de Gaulle et du plan Challe d’éradication militaire des indépendantistes algériens.

■ En 1959 : 2 778 condamnations

 

Le 17 Octobre 1961 :

« Ici, on noie des algériens »

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

(Inscription peinte devant la Préfecture de police de Paris)

 

■ 25 000 algériens manifestent à Paris contre le couvre-feu et l’interdiction des manifestations

■ 14 094 algériens arrêtés, auxquels il faut ajouter 1 000 femmes et 500 enfants

■ 8 800 personnes en garde à vue (rétention à l’époque) à Coubertin et à Vincennes

Tout cet arsenal, toute cette répression n’ont pu empêcher le mouvement du peuple algérien vers l’indépendance.

 

AUJOURD’HUI pour réprimer le mouvement des Gilets jaunes et le mouvement syndical, le gouvernement Macron/Philippe frappe et réprime sans aucune retenue : 9 000 gardes à vue et 2 000 condamnations. Le 13 avril 2019, poussant le ridicule aussi loin que la férocité, le ministre de l’Intérieur annonce 1 300 manifestants à Paris et 10 000 fouilles préventives. Les manifestants ont-ils été fouillés 8 fois chacun ? Le bobard va toujours de pair avec la répression, cela s’appelle la propagande.

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

 

Mais rien ne pourra étouffer la colère du peuple !

Les manifestations du 13 avril 2019 l’ont montré avec force

Pour la défense des revendications !

Pour la défense du droit de manifester !

Pour la Démocratie et la laïcité !

Tous au Mur des Fédérés, le 1er mai 2019 !

 

Vive la Commune de Paris !

Tous le 1er mai 2019 à 9H30  Avec les Unions régionales d’Ile-de-France  de FO, CGT, FSU  Au Mur des Fédérés du Père Lachaise Pour les revendications ! le droit de manifester! la Démocratie!

Tardi "Le cri du peuple"

Paris, le  22 avril 2019

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Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914 – 1918

Monsieur le maire,
Mon cher Marcel, camarade et ami,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Chers camarades,

En tant que Secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, je tiens à remercier chaleureusement les organisateurs, et particulièrement la Libre Pensée avec qui nous entretenons depuis toujours de bonnes et solides relations, de nous avoir invités aujourd’hui.

Le syndicalisme ouvrier, le syndicalisme aujourd’hui comme hier, est par essence pacifique parce qu’internationaliste.

Dès ses origines, le mouvement syndical s’est organisé au niveau international. Les fédérations syndicales internationales ont le même âge très souvent que les confédérations nationales.

Deux slogans, deux mots d’ordre ont fondé nombre d’engagements militants, dont le mien qui m’a conduit à la fonction de secrétaire général.

Le premier, non pas chronologiquement, « Pain – Paix – Liberté ». Il est celui du Front populaire mais il fut aussi celui de la CISL, la Confédération internationale des syndicats libres, à sa fondation en 1949.

D’une certaine façon il était continuateur de l’affirmation du préambule de la constitution de l’OIT, l’Organisation internationale du travail – dont on célèbre le centenaire cette année – qui affirmait : « attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

L’OIT s’est assignée l’objectif d’établir des normes internationales du travail visant justement à établir le progrès vers la justice sociale.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on trouve Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la vielle CGT, à l’origine de l’OIT. Léon Jouhaux qui, devenu président de Force Ouvrière en 1947, recevra en 1951 le prix Nobel de la Paix.

Et Jaurès, bien sûr, qui, jusqu’à son dernier souffle – et c’est pour cela « qu’ils l’ont tué » – voulait la Paix, éviter la guerre.

Malheureusement ils n’y parvinrent pas.

Léon Jouhaux et son homologue des syndicats ouvriers allemands s’étaient encore rencontrés dans les derniers moments, en vain !

La masse de la classe ouvrière et paysanne a été envoyée au front, trompée par la propagande.

Cette guerre fut terrible, les uns et les autres, avant moi, l’ont rappelé.

Pour qui désormais n’en entendra plus parler par ses arrière-grands-parents ou grands-parents, il faut impérativement l’apprendre, lire « Ceux de 14 », « A l’ouest rien de nouveau », Apollinaire et ses « poèmes à Lou », « Le feu » …

Henri Barbusse nous dit : « Attention ! Par terre, à droite, quelque chose s’étend. C’est une rangée de morts. Instinctivement, en passant, le pied l’évite et l’œil y fouille. On perçoit des semelles dressées, des gorges tendues, le creux de vagues faces, des mains à demi crispées en l’air, au-dessus du fouillis noir. »

Alors, oui ! Ils avaient peur, ils ne voulaient pas mourir, ils voulaient revenir, revoir père, mère, femme, l’enfant qu’il n’avaient pas vu naître…

Ceux-là ont refusé.

Ils n’étaient pas moins courageux que leurs camarades qui – à plus d’un million – « aux ordres de quelques sabreurs sont allés ouvrir au champ d’horreur leurs vingt ans qui n’avaient pu naître » chantait Jacques Brel.

Ceux, militants, qui ont voulu, par leur geste, réveiller les consciences, s’engager pour mettre fin à l’horreur, méritent autant, à nos yeux, la reconnaissance.

J’en viens justement aux militants, aussi fusillés pour l’exemple, ceux de la CGT d’alors, massivement fichés à travers le carnet et me réfère à ce que m’a appris Christian Eyshen .

Le Carnet B, de sinistre mémoire, était l’instrument de surveillance des suspects, français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il a été créé en 1886 pour lutter contre les activités d’espionnage et fut étendu à tous les individus susceptibles de troubler l’ordre public ou antimilitaristes.

A partir de 1907 ce fichier fut aussi utilisé pour surveiller les anarchistes et antimilitaristes et, en 1909, furent ajoutés les Français soupçonnés d’entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l’ordre public ou gêner la mobilisation.
Le Carnet B ne fut pas utilisé officiellement en 1914-1918, mais il était sans doute dans la tête et dans les fichiers de l’armée. Quand dès décembre 1914, les premières fraternisations apparurent dans les tranchées, il fallait trouver des « meneurs ». On alla donc chercher dans les archives de police. Dès le début de la guerre, on fusilla des poilus qui refusaient de mourir pour rien. On chercha encore des « meneurs ».

Quand les mutineries éclatèrent en 1917, surtout après l’échec sanglant du bourreau Nivelle, un régiment sur deux se mutina. Ils mettaient « crosses en l’air », ce qui signifiait que les soldats ne refusaient pas de défendre, mais qu’ils refusaient de monter à l’assaut pour gagner quelques mètres, aussitôt reperdus.

Parmi tous les fusillés pour l’exemple, 639 ont été recensés par les services officiels pour « désobéissance ».

Sur les 639 fusillés pour l’exemple, une quarantaine furent réhabilités entre les deux guerres. Il en reste donc 600 à qui justice doit être rendue.

C’est le sens de notre présence ici aujourd’hui.

Ce combat pour la réhabilitation collective est l’un des derniers combats de mon camarade Marc Blondel. Il fut, comme chacun le sait, un de mes prédécesseurs comme Secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière. Il fut aussi, comme Léon Jouhaux, membre du Conseil d‘administration de l’Organisation internationale du travail, au sein duquel je siège comme vice-président travailleurs du Comité de la liberté syndicale.

Marc Blondel continua son combat militant comme Président de la Libre Pensée. Et ce monument érigé et inauguré aujourd’hui lui doit beaucoup.

Combattre l’injustice est dans l’ADN, comme on dit aujourd’hui, de Force Ouvrière. Contre l’injustice sur tous les terrains où les droits de l’Homme, du travailleur sont bafoués et où leur dignité n’est pas respectée.

C’est donc tout naturellement que la Confédération Force Ouvrière est présente à vos côtés aujourd’hui.

Nous voulons que l’inauguration de ce monument, par ses souscripteurs, soit la marque d’une nouvelle étape pour que justice soit rendue aux 600 fusillés pour l’exemple qui n’ont pas été encore réhabilités.

Vive la Paix !

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple!

Yves Veyrier,

secrétaire général de la CGT Force Ouvrière

A propos de cet article

 

 
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Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914 – 1918

Monsieur le maire,
Mon cher Marcel, camarade et ami,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Chers camarades,

En tant que Secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, je tiens à remercier chaleureusement les organisateurs, et particulièrement la Libre Pensée avec qui nous entretenons depuis toujours de bonnes et solides relations, de nous avoir invités aujourd’hui.

Le syndicalisme ouvrier, le syndicalisme aujourd’hui comme hier, est par essence pacifique parce qu’internationaliste.

Dès ses origines, le mouvement syndical s’est organisé au niveau international. Les fédérations syndicales internationales ont le même âge très souvent que les confédérations nationales.

Deux slogans, deux mots d’ordre ont fondé nombre d’engagements militants, dont le mien qui m’a conduit à la fonction de secrétaire général.

Le premier, non pas chronologiquement, « Pain – Paix – Liberté ». Il est celui du Front populaire mais il fut aussi celui de la CISL, la Confédération internationale des syndicats libres, à sa fondation en 1949.

D’une certaine façon il était continuateur de l’affirmation du préambule de la constitution de l’OIT, l’Organisation internationale du travail – dont on célèbre le centenaire cette année – qui affirmait : « attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

L’OIT s’est assignée l’objectif d’établir des normes internationales du travail visant justement à établir le progrès vers la justice sociale.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on trouve Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la vielle CGT, à l’origine de l’OIT. Léon Jouhaux qui, devenu président de Force Ouvrière en 1947, recevra en 1951 le prix Nobel de la Paix.

Et Jaurès, bien sûr, qui, jusqu’à son dernier souffle – et c’est pour cela « qu’ils l’ont tué » – voulait la Paix, éviter la guerre.

Malheureusement ils n’y parvinrent pas.

Léon Jouhaux et son homologue des syndicats ouvriers allemands s’étaient encore rencontrés dans les derniers moments, en vain !

La masse de la classe ouvrière et paysanne a été envoyée au front, trompée par la propagande.

Cette guerre fut terrible, les uns et les autres, avant moi, l’ont rappelé.

Pour qui désormais n’en entendra plus parler par ses arrière-grands-parents ou grands-parents, il faut impérativement l’apprendre, lire « Ceux de 14 », « A l’ouest rien de nouveau », Apollinaire et ses « poèmes à Lou », « Le feu » …

Henri Barbusse nous dit : « Attention ! Par terre, à droite, quelque chose s’étend. C’est une rangée de morts. Instinctivement, en passant, le pied l’évite et l’œil y fouille. On perçoit des semelles dressées, des gorges tendues, le creux de vagues faces, des mains à demi crispées en l’air, au-dessus du fouillis noir. »

Alors, oui ! Ils avaient peur, ils ne voulaient pas mourir, ils voulaient revenir, revoir père, mère, femme, l’enfant qu’il n’avaient pas vu naître…

Ceux-là ont refusé.

Ils n’étaient pas moins courageux que leurs camarades qui – à plus d’un million – « aux ordres de quelques sabreurs sont allés ouvrir au champ d’horreur leurs vingt ans qui n’avaient pu naître » chantait Jacques Brel.

Ceux, militants, qui ont voulu, par leur geste, réveiller les consciences, s’engager pour mettre fin à l’horreur, méritent autant, à nos yeux, la reconnaissance.

J’en viens justement aux militants, aussi fusillés pour l’exemple, ceux de la CGT d’alors, massivement fichés à travers le carnet et me réfère à ce que m’a appris Christian Eyshen .

Le Carnet B, de sinistre mémoire, était l’instrument de surveillance des suspects, français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il a été créé en 1886 pour lutter contre les activités d’espionnage et fut étendu à tous les individus susceptibles de troubler l’ordre public ou antimilitaristes.

A partir de 1907 ce fichier fut aussi utilisé pour surveiller les anarchistes et antimilitaristes et, en 1909, furent ajoutés les Français soupçonnés d’entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l’ordre public ou gêner la mobilisation.
Le Carnet B ne fut pas utilisé officiellement en 1914-1918, mais il était sans doute dans la tête et dans les fichiers de l’armée. Quand dès décembre 1914, les premières fraternisations apparurent dans les tranchées, il fallait trouver des « meneurs ». On alla donc chercher dans les archives de police. Dès le début de la guerre, on fusilla des poilus qui refusaient de mourir pour rien. On chercha encore des « meneurs ».

Quand les mutineries éclatèrent en 1917, surtout après l’échec sanglant du bourreau Nivelle, un régiment sur deux se mutina. Ils mettaient « crosses en l’air », ce qui signifiait que les soldats ne refusaient pas de défendre, mais qu’ils refusaient de monter à l’assaut pour gagner quelques mètres, aussitôt reperdus.

Parmi tous les fusillés pour l’exemple, 639 ont été recensés par les services officiels pour « désobéissance ».

Sur les 639 fusillés pour l’exemple, une quarantaine furent réhabilités entre les deux guerres. Il en reste donc 600 à qui justice doit être rendue.

C’est le sens de notre présence ici aujourd’hui.

Ce combat pour la réhabilitation collective est l’un des derniers combats de mon camarade Marc Blondel. Il fut, comme chacun le sait, un de mes prédécesseurs comme Secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière. Il fut aussi, comme Léon Jouhaux, membre du Conseil d‘administration de l’Organisation internationale du travail, au sein duquel je siège comme vice-président travailleurs du Comité de la liberté syndicale.

Marc Blondel continua son combat militant comme Président de la Libre Pensée. Et ce monument érigé et inauguré aujourd’hui lui doit beaucoup.

Combattre l’injustice est dans l’ADN, comme on dit aujourd’hui, de Force Ouvrière. Contre l’injustice sur tous les terrains où les droits de l’Homme, du travailleur sont bafoués et où leur dignité n’est pas respectée.

C’est donc tout naturellement que la Confédération Force Ouvrière est présente à vos côtés aujourd’hui.

Nous voulons que l’inauguration de ce monument, par ses souscripteurs, soit la marque d’une nouvelle étape pour que justice soit rendue aux 600 fusillés pour l’exemple qui n’ont pas été encore réhabilités.

Vive la Paix !

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple!

Yves Veyrier,

secrétaire général de la CGT Force Ouvrière

A propos de cet article

 

 
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Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

21 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple

Discours d’Yves Veyrier, secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, à Chauny, lors de l’inauguration du monument élevé en hommage et pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914 – 1918

Monsieur le maire,
Mon cher Marcel, camarade et ami,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Chers camarades,

En tant que Secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, je tiens à remercier chaleureusement les organisateurs, et particulièrement la Libre Pensée avec qui nous entretenons depuis toujours de bonnes et solides relations, de nous avoir invités aujourd’hui.

Le syndicalisme ouvrier, le syndicalisme aujourd’hui comme hier, est par essence pacifique parce qu’internationaliste.

Dès ses origines, le mouvement syndical s’est organisé au niveau international. Les fédérations syndicales internationales ont le même âge très souvent que les confédérations nationales.

Deux slogans, deux mots d’ordre ont fondé nombre d’engagements militants, dont le mien qui m’a conduit à la fonction de secrétaire général.

Le premier, non pas chronologiquement, « Pain – Paix – Liberté ». Il est celui du Front populaire mais il fut aussi celui de la CISL, la Confédération internationale des syndicats libres, à sa fondation en 1949.

D’une certaine façon il était continuateur de l’affirmation du préambule de la constitution de l’OIT, l’Organisation internationale du travail – dont on célèbre le centenaire cette année – qui affirmait : « attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

L’OIT s’est assignée l’objectif d’établir des normes internationales du travail visant justement à établir le progrès vers la justice sociale.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on trouve Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la vielle CGT, à l’origine de l’OIT. Léon Jouhaux qui, devenu président de Force Ouvrière en 1947, recevra en 1951 le prix Nobel de la Paix.

Et Jaurès, bien sûr, qui, jusqu’à son dernier souffle – et c’est pour cela « qu’ils l’ont tué » – voulait la Paix, éviter la guerre.

Malheureusement ils n’y parvinrent pas.

Léon Jouhaux et son homologue des syndicats ouvriers allemands s’étaient encore rencontrés dans les derniers moments, en vain !

La masse de la classe ouvrière et paysanne a été envoyée au front, trompée par la propagande.

Cette guerre fut terrible, les uns et les autres, avant moi, l’ont rappelé.

Pour qui désormais n’en entendra plus parler par ses arrière-grands-parents ou grands-parents, il faut impérativement l’apprendre, lire « Ceux de 14 », « A l’ouest rien de nouveau », Apollinaire et ses « poèmes à Lou », « Le feu » …

Henri Barbusse nous dit : « Attention ! Par terre, à droite, quelque chose s’étend. C’est une rangée de morts. Instinctivement, en passant, le pied l’évite et l’œil y fouille. On perçoit des semelles dressées, des gorges tendues, le creux de vagues faces, des mains à demi crispées en l’air, au-dessus du fouillis noir. »

Alors, oui ! Ils avaient peur, ils ne voulaient pas mourir, ils voulaient revenir, revoir père, mère, femme, l’enfant qu’il n’avaient pas vu naître…

Ceux-là ont refusé.

Ils n’étaient pas moins courageux que leurs camarades qui – à plus d’un million – « aux ordres de quelques sabreurs sont allés ouvrir au champ d’horreur leurs vingt ans qui n’avaient pu naître » chantait Jacques Brel.

Ceux, militants, qui ont voulu, par leur geste, réveiller les consciences, s’engager pour mettre fin à l’horreur, méritent autant, à nos yeux, la reconnaissance.

J’en viens justement aux militants, aussi fusillés pour l’exemple, ceux de la CGT d’alors, massivement fichés à travers le carnet et me réfère à ce que m’a appris Christian Eyshen .

Le Carnet B, de sinistre mémoire, était l’instrument de surveillance des suspects, français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il a été créé en 1886 pour lutter contre les activités d’espionnage et fut étendu à tous les individus susceptibles de troubler l’ordre public ou antimilitaristes.

A partir de 1907 ce fichier fut aussi utilisé pour surveiller les anarchistes et antimilitaristes et, en 1909, furent ajoutés les Français soupçonnés d’entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l’ordre public ou gêner la mobilisation.
Le Carnet B ne fut pas utilisé officiellement en 1914-1918, mais il était sans doute dans la tête et dans les fichiers de l’armée. Quand dès décembre 1914, les premières fraternisations apparurent dans les tranchées, il fallait trouver des « meneurs ». On alla donc chercher dans les archives de police. Dès le début de la guerre, on fusilla des poilus qui refusaient de mourir pour rien. On chercha encore des « meneurs ».

Quand les mutineries éclatèrent en 1917, surtout après l’échec sanglant du bourreau Nivelle, un régiment sur deux se mutina. Ils mettaient « crosses en l’air », ce qui signifiait que les soldats ne refusaient pas de défendre, mais qu’ils refusaient de monter à l’assaut pour gagner quelques mètres, aussitôt reperdus.

Parmi tous les fusillés pour l’exemple, 639 ont été recensés par les services officiels pour « désobéissance ».

Sur les 639 fusillés pour l’exemple, une quarantaine furent réhabilités entre les deux guerres. Il en reste donc 600 à qui justice doit être rendue.

C’est le sens de notre présence ici aujourd’hui.

Ce combat pour la réhabilitation collective est l’un des derniers combats de mon camarade Marc Blondel. Il fut, comme chacun le sait, un de mes prédécesseurs comme Secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière. Il fut aussi, comme Léon Jouhaux, membre du Conseil d‘administration de l’Organisation internationale du travail, au sein duquel je siège comme vice-président travailleurs du Comité de la liberté syndicale.

Marc Blondel continua son combat militant comme Président de la Libre Pensée. Et ce monument érigé et inauguré aujourd’hui lui doit beaucoup.

Combattre l’injustice est dans l’ADN, comme on dit aujourd’hui, de Force Ouvrière. Contre l’injustice sur tous les terrains où les droits de l’Homme, du travailleur sont bafoués et où leur dignité n’est pas respectée.

C’est donc tout naturellement que la Confédération Force Ouvrière est présente à vos côtés aujourd’hui.

Nous voulons que l’inauguration de ce monument, par ses souscripteurs, soit la marque d’une nouvelle étape pour que justice soit rendue aux 600 fusillés pour l’exemple qui n’ont pas été encore réhabilités.

Vive la Paix !

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple!

Yves Veyrier,

secrétaire général de la CGT Force Ouvrière

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A bas l’Etat policier ! Liberté de manifester! Halte à la répression!

17 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

16 avril 2019    Communiqués  A bas l’Etat policier ! Liberté de manifester!

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La Fédération nationale de la Libre Pensée informe l’opinion publique laïque, démocratique et syndicale du communiqué de sa Fédération de Haute-Garonne sur les graves événements survenus le 13 avril 2019 à Toulouse.

A bas l’Etat policier ! Liberté de manifester !

Dans toute la France et à Paris, la Libre Pensée a été présente dans les manifestations pour la défense de la liberté de manifestation et avec les Gilets jaunes.

La Libre Pensée exige l’abrogation de la loi anticasseurs.

 

 

HALTE A LA REPRESSION !

Pour la défense de la liberté de manifestation

Pour le retrait de toutes les mesures liberticides

SAMEDI 13 AVRIL à TOULOUSE

La répression policière a été organisée pour interdire la manifestation !

 

COMMUNIQUE

La Fédération de la Libre Pensée de la Haute-Garonne condamne résolument les actes commis par les forces de police à Toulouse, samedi 13 avril, lors de la manifestation (déclarée en Préfecture) appelée par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et soutenue par 50 organisations (associations et syndicats) dont la Libre Pensée, qui était présente à 13h30, place Jeanne d’Arc, point de départ du cortège. Alors que le rassemblement se déroulait dans le calme, les manifestants ont été littéralement noyés sous un nuage de gaz lacrymogène provoqué notamment par les tirs de grenades d’une brigade mobile constituée de trois motos et six policiers camouflés. Les manifestants n’ont eu pour recours contre l’asphyxie que d’évacuer par les rues latérales, aidés par des Street-medics très efficaces… pour retrouver la même brigade qui se livrait à une chasse particulièrement déterminée. La volonté des donneurs d’ordre était claire : empêcher coûte que coûte la constitution des cortèges, la jonction des associations, des Gilets Jaunes venus de tout le pays et des syndicats.

9000 gardes à vue et 2000 condamnations par la justice.Triste record, triste bilan.

Le gouvernement Macron/Philippe affiche comme un tableau de chasse son bilan de matraquages, d’arrestations et de condamnations contre le mouvement des Gilets jaunes :

Le gouvernement Macron/Philippe est visiblement en guerre contre les Gilets jaunes, les pauvres, les salariés, les fonctionnaires, les laïques, les jeunes, la population. Il y a 60 ans, nos aînés manifestaient au cri de «Paix en Algérie» : faudra-t-il manifester aujourd’hui au cri de «Paix en France» ?

Il faut en effet remonter à la guerre d’Algérie, de sinistre mémoire, pour retrouver une telle répression en France.  Alors, avec la Libre Pensée, les associations démocratiques, les syndicats, les partis, nous affirmons :

HALTE A LE REPRESSION !
RESPECT DU DROIT DE MANIFESTER :

Toulouse, le 15 avril 2019

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Le pape a dit : Les crèches catholiques doivent être dans les mairies ! Les complices des crimes de pédophilie doivent rester dans l’Eglise !

15 Avril 2019 , Rédigé par librepensee04

Le pape a dit :

Les crèches catholiques doivent être dans les mairies !

Les complices des crimes de pédophilie doivent rester dans l’Eglise !

 

 

Après ces propos stupéfiants, la Libre Pensée vous livre ce communiqué qui comprend l’émission passée ce matin sur France culture. Nous y avons reçu l’association La Parole libérée. C’est aussi éclairant sur les positions de l’Eglise.

 

 

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