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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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La Fédération nationale de la Libre Pensée a été auditionnée, le 6 février 2018, par l’Observatoire de la Laïcité

14 Février 2018 , Rédigé par librepensee04

La Fédération nationale de la Libre Pensée a été auditionnée, le 6 février 2018, par l’Observatoire de la Laïcité

Télécharger « audition fnlp février 2018.pdf »

13 février 2018
Editorial
Audition à l'Observatoire de la Laïcité

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée a été auditionnée, le 6 février 2018, par l’Observatoire de la Laïcité

La délégation de la Libre Pensée était composée de Sylvie Midavaine, Trésorière de la FNLP et de Christian Eyschen, vice-Président. Voici le contenu des propos de la Libre Pensée :

Tout d’abord nous remercions une nouvelle fois l’Observatoire de la laïcité de nous auditionner. L’année dernière, c’était au mois de janvier et j’avais émis le vœu de vous revoir. Donc le vœu a été accompli, on peut s’en féliciter. Pour les préoccupations de la Libre Pensé aujourd’hui en matière de laïcité, si un jour les historiens se penchent sur la période, ils pourraient peut-être appeler cela la « période des paradoxes ». Parce qu’il y a un mélange de plein d’événements où on essaie d’imposer en fait un modèle unique. Je m’explique : l’année dernière nous avons eu à débattre de la loi Travail et du principe d’extension de la laïcité dans les entreprises privées.  Notre position était celle d’un certain nombre de personnes, c’était que les entreprises privées ne relèvent pas du principe de laïcité et que c’est un phénomène qui relève des institutions, de l’intérêt général et des services publics. Mais on a vu que se développe une volonté de faire taire les opinions à la fois politique, religieuse, de différents types dans un certain nombre d’endroits. C’est un paradoxe, puisque on privatise de plus en plus le service public, on veut en faire quelque chose qui se rapproche des principes du privé et du libéralisme, et en même temps, on essaie d’étendre le principe de neutralité des institutions et de la laïcité à l’ensemble de la société et notamment aux entreprises privées, mais plus largement à la société.

La période des paradoxes

L’autre paradoxe que nous voyons, c’est que, nous avons été consternés de voir que le Président de l’Assemblée nationalemodifie le règlement de cette Assemblée nationale pour, en fait, prohiber toute expression d’opinions politique, religieuse ou autre. Il nous semblait que, s’il y a un endroit où devaient et où pouvaient s’exprimer des opinions quelles qu’elles soient et de la manière qu’elles soient et qu’elles le veuillent, soit par des propos, soit par des affichages, soit par des tenues, c’est bien à l’Assemblée nationale. Et là, on essaie d’imposer un système où à l’Assemblée nationale, il y aurait un principe de rigueur qui serait la retenue et la non-expression d’opinions. Pour vous donner un exemple : il y a des années, quand Madame Christine Boutin s’était illustrée en brandissant la Bible dans l’Assemblée nationale, nous, la Libre Pensée, nous n’avions pas protesté parce que nous considérions que c’était une opinion, certes ce n’est pas la nôtre, mais que si, par exemple un député, qui aurait eu plus notre faveur, avait brandi le Capitalde Karl Marx, il avait le droit. Et donc s’il avait le droit de brandir le Capital de Marx, Madame Boutin avait le droit de brandir la Bible. Là cela devient étonnamment ridicule, cette situation parce que l’on veut réglementer, régimenter les opinions, les expressions. Il n’y a plus de respect du principe sphère publique/sphère privée, le privé/le public, le service public et l’entreprise privée qui a comme but de faire du profit, tout est mélangé et on applique les règles de neutralité partout. Cela nous semble être un paradoxe dans la situation. Parce que dans un tel contexte, quid de la liberté d’opinion, quid des libertés démocratiques, quid des libertés d’expression, d’association, d’organisation ? Cela nous pose un problème. C’est pour cela que nous disons que c’est un peu la période des paradoxes.

Un deuxième aspect que nous voudrions souligner, pour ne pas être trop long, c’est que là aussi il y a, nous semble-t-il, une inversion des choses. La laïcité a été conçue, du point de vue scolaire, du point de vue institutionnel, par les lois de Jules FerryGoblet et par la loi de 1905 pour protéger le service public et la sphère publique de l’ingérence des religions. Parce que nous connaissions, du moins les anciens connaissaient l’utilisation de la religion dans le domaine politique, l’influence et la pression du religieux sur le politique. Aujourd’hui, nous assistons à une situation où c’est exactement l’inverse, en tous cas au moins en apparence. C’est le politique qui instrumentalise le religieux. Bien évidemment le religieux se laisse faire par une douce violence et « à l’insu de son plein gré », parce que cela l’intéresse.

Un cléricalisme inversé

Mais, par exemple, l’affaire des crèches dans les bâtiments de la République, l’affaire de Ploërmel, l’affaire des croix dans les cimetières, ce n’est pas au point de départ, une revendication affirmée et affichée des religions, c’est en fait une tentative d’utilisation du religieux par les politiques. C’est du cléricalisme inversé. Mais c‘est du cléricalisme quand même, puisque c‘est un mélange de genre entre le politique et le religieux. Et tout cela pour des fins de bas électoralisme, pour essayer de séduire un électorat qui peut-être même n’existe pas en tant que tel. Et qui relève plus du fantasme qu’autre chose. Notre préoccupation aujourd’hui c’est ce que font certains Elus politiques, je ne dis pas tous les Elus, pour essayer d’utiliser le religieux à des fins partisanes. On voit même des provocations assez extraordinaires : comme l’affaire de Rugy au Parlement sans que cela ne soulève énormément de passions et de débats dans les médias. Autre exemple : Monsieur Laurent Wauquiez fait une crèche à l’Hôtel de région à Lyon, le Tribunal administratif le désavoue et le lui interdit. Que fait-il ? Il en fait cinq l’année suivante. Comme si la pluralité des expressions des opinions religieuses dissolvait le fait que c’est une atteinte au principe de laïcité. Ce que nous souhaiterions, c’est que l’Observatoire de la laïcité dans son rapport, dans son questionnement, dans son travail rappelle un peu ce qu’avait fait, par exemple, l’Association des maires de France à propos des crèches dans les bâtiments des mairies. Au point de départ, il semblerait qu’il y ait même besoin d’un cours de formation continue pour les Elus pour leur expliquer ce qu’est la laïcité et ce que n’est pas la laïcité. Pour autant ils ne sont pas avares sur les chaines de télévision et de radio pour dire ce qu’est la laïcité pour eux. Pour la plupart d’entre eux c’est assez unilatéral.

Nous pensons qu’il y a une sensibilisation à faire auprès des Elus sur ces questions-là. De la même manière nous pensons qu’il ne serait peut-être pas inintéressant de suggérer la Chaîne parlementaire à  l’Assemblée nationale et au Sénat, des efforts didactiques et pédagogiques pour expliquer ce qu’est la laïcité et ce qu’elle n’est pas.

Autre aspect, nous sommes toujours autant préoccupés, parce que cela ne diminue pas, sur une campagne de systématisation de nos concitoyens qui sont présupposés arabo-musulmans. Et on voit bien les fractures qu’il y a, les campagnes médiatiques qui se mènent. Par exemple, nous sommes assez heurtés quand on présente un ancien Premier ministre, il n’est sûrement pas utile de rappeler le nom, parler de laïcité que lorsque cela concerne les musulmans et déclarer au Figaro, par exemple, que « s’il y avait un problème de laïcité avec l’Eglise catholique en France, cela se saurait ». Cela  se sait d’ailleurs (rires), mais lui apparemment ne le sait pas. On a connu la laïcité plurielle, la laïcité nouvelle, etc. mais là, c’est la laïcité à géométrie variable selon les populations auxquelles cela est appliqué. Je sais que l’Observatoire à chaque fois explique ses positions là-dessus, mais je crois qu’il y a quand même un vrai problème.

La question des prières de rue

Notamment, nous avons été amenés à prendre position sur l’affaire des prières de rue à Clichy. Parce que là on atteint le summum de la mauvaise foi. Nous nous sommes expliqués sur la responsabilité du maire, qui est dans une logique actuellement de supprimer tout ce qui existait auparavant, parce que s’il n’y avait que les locaux des musulmans, c’est déjà ennuyeux pour eux. On peut dire que charité bien ordonnée commence par soi-même, mais c’est la même politique qui est menée vis-à-vis des syndicats, la suppression des locaux pour les unions locales de la CGT  et de Force Ouvrière à Clichy, donc il y a une volonté de faire «tabula rasa » d’un certain nombre de choses. Nous souhaiterions bien que soit réaffirmé que la loi de 1905 est une loi libérale, de libertés et non d’interdits et qu’il n’est pas interdit en France de faire des prières dans la rue. C’est réglementé et encadré par la loi. Cela s’apparente au lot commun des manifestations de rue, donc il faut en règle générale déposer une demande d’autorisation. Cela peut être interdit pour trouble à l’ordre public. Mais il est curieux que ceux qui dénoncent les prières de rue musulmanes à Clichy ne disent rien des prières de rue de Civitas et de SOS tout-petits devant les hôpitaux qui pratiquent l’IVG pour empêcher l’action du Planning familial. Apparemment pour un certain nombre de gens, il y a prières de rue et il y a prières de rue. Là aussi c’est une conception à géométrie variable.

Autre aspect pour ne pas être trop long et permettre le débat, nous sommes aujourd’hui entrés dans une période de modification, de révision des lois sur la bioéthique. Il y a tout un aspect dans ces histoires-là qui concernent les libertés en générales et la laïcité en particulier. Nous avons demandé, la Fédération nationale de la Libre Pensée à être reçus par le Comité consultatif national d’éthique qui nous a répondu, il va nous recevoir, il faut qu’on lui formule une demande précise mais cela va être fait. Mais aussi par le Conseil économique, social et environnemental. Nous aimerions que l’Observatoire nous indique quel va être le rôle du CESE. Autant pour le Comité national consultatif d’éthique, nous comprenons bien son rôle dans le processus de révision des lois bioéthiques, mais nous n’avons réussi à trouver exactement le rôle que va occuper le CESE.

Les revendications de la Libre Pensée en matière de révision des lois bioéthiques

Nous avons quatre revendications dans le champ de nos préoccupations dans la révision des lois bioéthiques : la légalisation de l’extension du recours à la PMA, pour tous les couples quelle que soit la composition de ces couples ; corollairement à cela, nous sommes pour l’autorisation, la légalisation et l’encadrement de la Gestation pour Autrui, parce que nous sommes favorables à cela, d’autant que juridiquement la situation va devenir vite intenable, si ce n’est qu’elle l’est déjà : comment peut-on autoriser les conséquences de la GPA à l’étranger et interdire la GPA en France ? Nous sommes pour la législation et l’encadrement de la GPA. Nous sommes pour une réduction des contraintes sur la recherche sur l’embryon et sur les cellules embryonnaires. Il y a eu une première révision, mais en fait cela n’a rien changé sur le fond sur la capacité qu’ont les scientifiques et sur la possibilité de faire des études là-dessus.

Dernier point, qui pour nous est la reconnaissance d’un droit de l’Homme : on ne choisit pas de naître, on choisit plus ou moins de vivre et comment on vit, mais on devrait pouvoir choisir de mourir et des conditions dans lesquelles on doit mourir. Nous serions, nous, dans le cadre de la révision des lois bioéthiques, pour une reconnaissance d’une aide active à mourir. Pas simplement d’ailleurs sur une dépénalisation de ce que l’on appelle l’euthanasie. Nous sommes en train de faire une étude qui est assez intéressante historiquement qui montre que, quand l’IVG était pénalisée, il y avait moins de condamnations que quand elle a été correctionnalisée en 1923. Le taux de relaxe par les cours pénales jusqu’en 1923 était de l’ordre de 70%. Et c’est le gouvernement avec la fameuse loi de 1920 et la loi de 1923 qui a correctionnalisé l’IVG et le taux de relaxe est tombé à 19%. C’est assez peu connu. Ce qui veut dire que la dépénalisation ne règle pas tout. Je ne parle pas bien sûr du régime de Vichy et de la loi à ce sujet prise alors, mais nous sommes nous, pas seulement pour la dépénalisation de l’aide active à mourir, mais pour sa reconnaissance, bien sûr son encadrement, cela va sans dire.

Voilà le plus rapidement possible ce que nous souhaitions dire.

 

 ***

Pour connaître les réponses de l’Observatoire de la Laïcité, les réponses de la Libre Pensée aux questions posées, il suffira de se reporter au Rapport qu’établira prochainement l’Observatoire.

La Libre Pensée aussi souhaité que l’Observatoire de la laïcité étudie la question du Bouddhisme en France, où cette religion de près d’un million de fidèles, s’est totalement intégrée dans la loi de 1905 et les associations cultuelles et a fait construire des bâtiments religieux (pagodes) sans aucun  recours à des fonds publics. Il y aurait là, sans doute, des enseignements à reprendre dans le débat sur l’Islam.

En dernier lieu, nous avons aussi saisi l’Observatoire de la laïcité du projet des Eglises chrétiennes d’Alsace-Moselle de rendre obligatoire la participation des élèves à l’enseignement des religions, alors que cette participation s’effondre à tous les niveaux d’instruction. L’Observatoire va étudier cette question.

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Laïcité : Quand le Ministre de l'intérieur déclare vouloir continuer M. Valls...

12 Février 2018 , Rédigé par librepensee04

Quand le Ministre de l'intérieur déclare vouloir continuer Valls en travestissant la position des libres penseurs pères fondateurs de la loi de 1905 Aristide Briand, Jean Jaurès Ferdinand Buisson...

réécouter /laïcité : 45'37

extrait en ouvrant flash player

Séparation

des Eglises et de l'Etat!

 

Non! Monsieur le ministre,  la loi de 1905 interdit à l'Etat de se mêler de l'organisation d'un culte!

 

L'esprit des pères fondateurs Aristide Briand, Jean Jaurès, Ferdinand Buisson... vous échappe complètement!

 

Relisez les débats parlementaires de l'année 1905 qui ont abouti à cette grande loi de liberté, de paix civile et religieuse qu'hélas un certain nombre de femmes et d'hommes politiques  de droite comme de gauche souhaitent enterrer.  

 

"La France n'est pas schismatique: elle est révolutionnaire!"

Jean Jaurès (à la Chambre -1905)

Laïcité : Quand le Ministre de l'intérieur déclare vouloir continuer M. Valls...

Laïcité : Quand le Ministre de l'intérieur déclare vouloir continuer M. Valls...Laïcité : Quand le Ministre de l'intérieur déclare vouloir continuer M. Valls...

 

Laïcité : Quand le Ministre de l'intérieur déclare vouloir continuer M. Valls...

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Publié depuis Eklablog

3 Février 2018 , Rédigé par librepensee04

 

LA LIBRE PENSÉE 

Fédération

du Bas-Rhin

lp67@laposte.net 

http://lp67.dyndns.org 

 

Fédération

de Moselle

 lp57@wanadoo.fr 

https://facebook.com/librepenseemoselle 

 

 

NON AU PROJET DES ÉGLISES CATHOLIQUE ET PROTESTANTES

VISANT À RENDRE OBLIGATOIRE LENSEIGNEMENT RELIGIEUX

DANS LES ÉTABLISSEMENTS DU SECOND DEGRÉ ! 

 

En octobre 2015, le président de l’Église Protestante d’Alsace et de Lorraine annonçait dans les DNA que les cultes statutaires d’Alsace et de Moselle (catholique, protestant et juif) réfléchissaient à un enseignement religieux dans les établissements du second degré appelé « Éducation au dialogue interreligieux et interculturel » qui associerait les autres religions.

Ce projet, qui a actuellement une forme achevée, a été publié dans la revue du Droit Local d’octobre 2016.

Sous couvert « d’Éducation au Dialogue Interreligieux et Interculturel » le cours de religion deviendrait une matière obligatoire dans les établissements publics du second degré, collèges et lycées. Il serait ouvert à d’autres religions : l’Islam et le Bouddhisme sont cités.

Un programme achevé suivant une grille de compétences allant de la 6ème à la terminale a été rédigé.

De même un référentiel de compétences, s’inspirant de ceux de l’enseignement public, a été élaboré pour les professeurs, qui seraient formés par les facultés de théologie catholique et protestante de l’université de Strasbourg.

Enfin le pilotage de cet enseignement serait confié à plusieurs comités. Une commission des autorités religieuses associerait les différents cultes entre eux. Dans le comité de parrainage, ils seraient associés aux représentants de l’État, recteur, préfet et à ceux des collectivités locales, région et département. Un troisième comité suivrait le contenu et la pédagogie des enseignements.

Il s’agit d’un projet de reconquête cléricale de l’enseignement public, alors que l’enseignement traditionnel de la religion n’est plus suivi que par une minorité d’élèves dans le second degré.

Ses promoteurs se présentent comme les représentants de toutes les religions. Ils arguent « d’un besoin social » de la lutte contre « l’analphabétisme religieux » et de la « prévention de la radicalisation ». Ils prétendent que ce projet a l’aval des autorités de l’État.

La Libre Pensée, qui demande l’abrogation du statut clérical d’Alsace Moselle, s’oppose à tout renforcement, même partiel, de ce statut, en l’occurrence l’enseignement de la religion à l’école. 

Nous alertons tous les citoyens attachés à la liberté de conscience contre cette entreprise de lobbying clérical.

Nous nous saisirons de ce projet l’Observatoire de la Laïcité, et nous nous adresserons aux parlementaires de nos départements, au Président de la Région et des Conseils Départementaux.... visualiser le document des Eglises chrétiennes d’Alsace-Moselle 

 

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"FEMEN, histoire d’une trahison"- un livre de Olivier Goujon

1 Février 2018 , Rédigé par librepensee04

"FEMEN, histoire d’une trahison"

 

Olivier Goujon est journaliste. Il a écrit un ouvrage sur « FEMEN, histoire d’une trahison ». Il les connait depuis le début de leur aventure. Ce qu’il révèle est éclairant sur ce qu’il faut bien appeler une « étrange manipulation ». Pourtant, les « médias » n’ont quasiment donné aucun écho à ce qu’il dévoile au prix d’une enquête minutieuse qu’il sera difficile de réfuter. C’est l’omerta de la pensée unique sur cette enquête.

C’est l’histoire de jeunes femmes ukrainiennes, qui se forment à l’école d’Engels et de Bebel, c’est-à-dire dans une conception de type « marxiste » dans une Ukraine baignée de stalinisme et de dictature. Leur aventure est dévoyée de Paris au compte des réseaux de Manuels Valls et au profit de sa politique.

Comme dans un roman interlope, les personnages que l’on croise sont souvent à vomir. Ils n’ont aucune dignité, seul le résultat compte. La morale n’y trouve pas son compte, le cynisme, oui. La Libre Pensée l’a interviewé. Olivier Goujon répond à nos questions.

 

Télécharger « En direct avec Olivier Goujon.pdf »

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COMMUNIQUÉ De l’Est à l’Ouest en passant par le Sud, La Libre Pensée combat contre l’emprise religieuse et les violations de la loi de 1905 !

1 Février 2018 , Rédigé par librepensee04

COMMUNIQUÉ

De l’Est à l’Ouest en passant par le Sud,

La Libre Pensée combat contre l’emprise religieuse et les violations de la loi de 1905 !

Le soleil se lève à l’Est, se couche à l’Ouest et est au Zénith dans le Sud. La Libre Pensée, fille des Lumières, agit partout pour la défense de la laïcité.  Elle informe l’opinion publique laïque de trois cas révélateurs de l’offensive cléricale dans notre pays.

■ En Alsace-Moselle, les religions chrétiennes reconnues mènent une offensive pour rendre obligatoire l’enseignement religieux au sein de l’Ecole publique. Il y a un phénomène irréversible de recul de la demande de l’enseignement religieux par les parents d’élèves. Aussi, les Eglises chrétiennes demandent que cet enseignement devienne obligatoire, contre la volonté des parents et des élèves.

Au passage, elles demandent que les religions musulmane et bouddhiste soient intégrées dans cet enseignement obligatoire. C’est la vieille tentation concordataire et cléricale de « rénover » le statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle pour en faire un produit d‘exportation dans la France entière. Et pour amuser la galerie, il y  a quelques temps, on a « supprimé » le délit de blasphème qui ne s’appliquait guère. C’est en quelque sorte un  concordat « bio » qui arrive. Financé par les fonds publics, bien sûr. [télécharger le document des Eglises chrétiennes d’Alsace-Moselle]

■ A Lourdes, la Municipalité décide l’octroi de fonds publics pour la promotion du tourisme marial sous le couvert de l’anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Intitulé de l’opération de détournement des fonds publics : « Lourdes 2018 - 160 ans d'émotions ». La Libre Pensée fait un recours contre l’utilisation des fonds publics pour cette opération de promotion du religieux.[télécharger le communiqué]

■ En Vendée, la Municipalité des  Sables d'Olonne  organise la célébration des 800 ans de la ville avec un vrai faste religieux  en utilisant les moyens publics pour cela. On a affaire à une  une propagande religieuse de plus en plus affirmée. Alors que l’Histoire de la Vendée est plurielle, on assiste à une seule sorte de lecture cléricale très orientée. [télécharger le communiqué de la Fédération de Vendée] [télécharger me document sur le patrimoine aux Sables d'Olonne]

La Laïcité est une et indivisible !

La Libre Pensée la défend partout !

Paris, le 31 janvier 2018

 

 

Télécharger « Un projet des églises catholique et protestantes.pdf »

Télécharger « CP_Lourdes.pdf »

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LIBRE PENSEE VAUCLUSE/ Non au retour de l’Ordre moral ! Pas de Charia catholique à Avignon !

17 Janvier 2018 , Rédigé par librepensee04

La Libre Pensée Vaucluse 

 

site départemental   http://librepensee84.fr/    tél. 06 31 08 95 10
 
 site national  http://www.fnlp.fr/    16 janvier 2018
 


Non au retour de l’Ordre moral !  
Pas de Charia catholique à Avignon !

 

Une nouvelle fois, les déclarations de l’archevêque d’Avignon, M. Jean-Pierre Cattenoz, viennent nous rappeler combien la Révolution Française puis la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 ont libéré notre pays des interdits de toutes sortes, des stigmatisations et des châtiments que l’Eglise catholique imposait lorsqu’elle était la religion d’Etat.
 
Ainsi M. l’archevêque vient de se fendre d’une lettre à la population pour manifester avec virulence son courroux contre une affiche « Métro, boulot, libido » de promotion d’un site de rencontres libertines, Wyylde, qui ne pouvait espérer meilleure publicité pour ses propositions coquines que la fatwa de notre Savonarole local.

A l’évidence, M. l’archevêque est allé se confronter au Démon en consultant ce « Réseau social pour s’aimer à plusieurs », « pour couples & célibataires »… En effet, il écrit « si vous avez le courage d’aller visiter le site en question, il vous est proposé ceci : « Sexcapades : s’échanger pour mieux s’aimer, le libertinage redonne des couleurs  à leur libido… ».

Et l’archevêque de dénoncer « une provocation qui continue à vouloir détruire la famille et la société coûte que coûte » et « ce libertinage qui ne fera qu’avilir ceux qui s’y adonnent. »

M. l’archevêque s’y est-il essayé pour être aussi catégorique ? La démarche scientifique n’exige-t-elle pas l’expérimentation ? !

Bien qu’il n’en dise mot, M. l’archevêque a peut-être à l’esprit les partouzes agrémentées de drogues qui défraient régulièrement la chronique du Vatican. Il ne s’est d’ailleurs jamais exprimé sur ce point mais il est vrai que comparaison n’est pas raison !

Comme dit l’adage, il n’y a pas de mal à se faire du bien entre adultes consentants, c’est même un droit dont les bienfaits sont immédiats en attendant un hypothétique paradis, n’en déplaise aux tartuffes, aux directeurs de conscience et aux « coincés » de toutes les religions.
 
M. l’archevêque, chantre de l’Ordre moral, ne se résout pas à admettre que les avignonnais ne sont plus des sujets pontificaux et que leur premier Conseil municipal, élu le 25 mars 1790, prit comme décision de mettre fin à la charia catholique en supprimant le tribunal de l’Inquisition, acte fondateur de la liberté de conscience, d’expression, de comportement.  

Mais le nauséabond auquel nous a habitué M. l’archevêque ne pouvait être absent de sa diatribe.

Cette fois, l’ayatollah local de l’Eglise romaine ne s’en prend pas aux francs-maçons ni à l’Islam mais procède à de singuliers amalgames qui mettent en cause l’homosexualité et les contenus du Festival d’Avignon. Ainsi, M. l’archevêque « trouve étonnant (…) au moment où il reçoit le rapport 2017 sur l’homophobie », « rapport qui, selon lui, semble relever d’un lobby très actif » que « nos rues nous proposent en guise de vœux d’aller visiter le site Wyylde».

Considérant « notre civilisation sur le déclin », M. l’archevêque attend « l’émergence d’une nouvelle civilisation », souhaite que « celle-ci ne tarde pas et qu’après un hiver de la culture qui n’est pas encore fini nous ayons la joie de redécouvrir un festival d’Avignon qui ne sera plus centré sur l’homosexualité et le transgenre sous toutes ses formes mais sur un théâtre… où le beau et le bon retrouveront toute leur place dans la lumière de Dieu. »
 
    M. l’archevêque ne s’est manifestement pas remis du mariage pour tous contre lequel il avait appelé « les croyants et les citoyens » à manifester. Si la doctrine catholique considère l'homosexualité comme un comportement « désordonné », « immoral » et « contraire à la Sagesse créatrice de Dieu », nul n’est en droit de stigmatiser des choix et/ou des inclinaisons sexuels individuels ni de nourrir, de quelque manière que ce soit, un climat délétère à leur encontre, et encore moins de conformer la société à des injonctions religieuses quelles qu’elles soient.
  
La Libre Pensée alerte : les diatribes incendiaires, les propos provocateurs,
les exigences liberticides ne peuvent que développer un climat d'intolérance et de haine.

Aucune religion, aucun clerc ne saurait imposer ses dogmes, ses interdits à la société !

Non à l'intolérance, non au sectarisme,
non aux discriminations quelles qu’elles soient ! 


Oui à la liberté de conscience, oui à la liberté d'expression, oui à la liberté sexuelle !
Respect absolu de la création artistique, sans dogme ni tabou !


Avignon, le 16.01.2018

Le Bureau départemental de la Libre Pensée

 

Télécharger « LP 84 - Non au retour de l'ordre moral - 16.01.2018.pdf »

 

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