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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence , comme dans tous les départements, s'adresse aux candidats aux Elections législatives des 12 et 19 juin 2022!

27 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence , comme dans tous les départements, s'adresse aux candidats aux Elections législatives des 12 et 19 juin 2022!

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                                                           La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence , comme dans tous les départements s'adresse aux candidats aux Elections législatives des 12 et 19 juin 2022!       

La Libre Pensée des Alpes de Haute Provence , comme dans tous les départements s'adresse aux candidats aux Elections législatives des 12 et 19 juin 2022! 

LIBRE PENSEE - Fédération des Alpes de Haute Provence

e-mail : lpahp@orange.fr 

siège social : Mairie Les Mées         

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le 24 Mai 2022

                                                                  à : Mme/M. le, la candidat(e)

 

Objet : Demande aux candidats aux Elections législatives 2022.

 

         Mme, M  le candidat,

        

   Vous êtes candidat aux Elections législatives.

 

    La Fédération départementale de la Libre Pensée des Alpes de Haute Provence  souhaite vous solliciter pour vous demander : si vous êtes élu, vous engagez-vous à voter l’abrogation de la loi dite « Séparatisme » ?

   Vous trouverez ci-joint l’argumentaire que nous avons réalisé pour expliquer notre demande.

    Nous publierons votre réponse.

    Meilleurs sentiments

lp04

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Télécharger « ARGUMENTAIRE LEGISLATIVES SEPARATISME[20252].docbis.doc »

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Contre l’antisémitisme et pour les droits du peuple palestinien

27 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

Contre l’antisémitisme et pour les droits du peuple palestinien

Pierre Stambul, porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix présentera son livre : « Contre l’antisémitisme et pour les droits du peuple palestinien » vendredi 10 juin à 19h au siège de la Libre Pensée 10/12 rue des Fossés Saint-Jacques Paris 75005

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INFOS FNLP /

27 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Laurent Wauquiez, les subventions, les crèches, le burkini, les « chartes de la laïcité », l’enseignement privé, etc., etc.

Déclaration des fédérations de la Libre Pensée des départements de la région AURA : Ain, Allier, Cantal, Drôme-Ardèche, Isère, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Haute-Savoie. Laurent Wauquiez, Président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) a depuis quelque temps endossé un costume de chevalier blanc traquant tous azimuts le « communautarisme », « l’islamisme », le « patriarcat » … Regardons de plus Lire plus …

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TRACES ET MÉMOIRE DE L’ESCLAVAGE EN VAL D’OISE

Un colloque qui a eu lieu à Pontoise (Val d’Oise) Samedi 21 mai a eu lieu un colloque à l’initiative de la Fédération du Val d’Oise de la Libre Pensée et l’Association Laïque des Amis de Maria Deraismes. Ce colloque était également coorganisé par les associations départementales de la LDH , de la Ligue de Lire plus …

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La Libre Pensée à la Montée au Mur des Fédérés

La Libre Pensée de Paris, la Fédération nationale de la Libre Pensée et l’IRELP étaient à la fête de la Commune samedi 21 mai. C’était une belle manifestation ( 1 000 personnes environ) 3 personnes ont laissé leur coordonnées pour être invités à nos activités:  La librairie a vendu 89 euros et il y a Lire plus …

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La Libre Pensée du France Culture : L’Espagne rouge et noir

Divers aspects de la Pensée contemporaine, France Culture Dimanche 12 juin 2022 à 9h40  la Libre Pensée, émission animée par Christophe Bitaud, vice-président de la Libre Pensée. «L’Espagne rouge et noir » Invitée : Monica Jornet En 2022, on célèbre le 150e Anniversaire de l’Internationale Anti-Autoritaire, qui inaugurait l’anarchisme international organisé. L’Idée Libre, revue culturelle de Lire plus …

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Contre l’antisémitisme et pour les droits du peuple palestinien

Pierre Stambul, porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix présentera son livre : « Contre l’antisémitisme et pour les droits du peuple palestinien » vendredi 10 juin à 19h au siège de la Libre Pensée 10/12 rue des Fossés Saint-Jacques Paris 75005

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PETITION EN LIGNE: Manifeste (Soyez rebelles - Marc Blondel) Contre ce monde de réaction qui veut imposer une idéologie d’Etat, de soumission et de division - Petitionenligne.fr

24 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

PETITION EN LIGNE 

Deux obligations s’imposent donc à nous en définitive :

Faire échec à cette machine de guerre contre la liberté d’association.

■ C’est pourquoi, nous signataires de ce Manifeste, à titre individuel ou collectif, appelons les associations à refuser les "Chartes et CER" faussement appelés "contratet à refuser de les signer chaque fois que cela est possible.

Bien entendu, nous comprenons parfaitement que les associations qui sont tributaires de subventions pour payer leurs salariés et pouvoir travailler dans des locaux, soient obligés de signer ces CER pour continuer leurs activités. Et nous les soutenons dans cette épreuve.

Mais cela n’interdit pas que ces associations, leurs responsables et militants puissent signer ce Manifeste pour exprimer leur opinion réelle.

● Résister pour agir

Nous appelons toutes les associations, qui le peuvent, à utiliser d’autres moyens pour continuer à agir et à se réunir. Il en existe de nombreux. Nous entrons en Résistance dans l’underground de ce monde funeste. Nous sommes solidaires de toutes les associations qui agissent contre cette loi antilaïque, liberticide et antidémocratique. Notre initiative vise à renforcer et non supplanter les actions en cours de manière collective.

Il faut montrer que c’est ce gouvernement et sa loi « Séparatisme » qui organise le véritable séparatisme entre citoyens et associations, selon que l’on se soumet ou pas à l’idéologie d’Etat. C’est aussi pourquoi nous utilisons le terme « underground », car « elle creuse bien la Vieille Taupe ». Nous refusons cet Etat d’Apartheid associatif et nous entendons le faire exploser devant ses contradictions.

Nous n’avons pas besoin de l’Etat pour exister et nous allons le prouver. Et que le Pouvoir médite bien le vieil adage « Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Nous sommes ici par la force de la démocratie, nous n’en sortirons pas,  même par la force de vos matraques et LBD.

 

LIRE LE TEXTE INTEGRAL et SIGNEZ EN LIGNE:

  PETITION EN LIGNE: Manifeste (Soyez rebelles - Marc Blondel) Contre ce monde de réaction qui veut imposer une idéologie d’Etat, de soumission et de division - Petitionenligne.fr

Manifeste (Soyez rebelles - Marc Blondel) Contre ce monde de réaction qui veut imposer une idéologie d’Etat, de soumission et de division - Petitionenligne.fr

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L’Église catholique pendant l’occupation – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)

24 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

L’Église catholique pendant l’occupation – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)

DOSSIER

L’Église catholique pendant l’occupation – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)

L’Église catholique pendant l’occupation – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)

 

Il y a  80 ans, l’Église catholique appelait à soutenir le Régime de Vichy, la Collaboration, le STO, la Milice et l’Allemagne nazie
A l’heure où de nouveaux crimes de l’Église sont rendus publics, la Libre Pensée rappelle qu’elle fut le rôle du clergé dans cette sombre période [lire le dossier...]

Au sommaire de ce dossier

Les Évêques et Vichy

un document réalisé par Keith Porteous Wood, président de la National Secular Society de Grande Bretagne :

Deuxième guerre mondiale mai 1942 : L’Église catholique en France exige la loyauté envers la marionnette nazie

Le procès des évêques a bien eu lieu

La Libre Pensée accuse

Ainsi que d'autres documents retraçant  les actions engagées par la Libre Pensée sur cette question...

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Une nouvelle claque pour Macron/Darmanin

20 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

Une nouvelle claque pour Macron/Darmanin

Les juges des référés du Conseil d’État suspendent aujourd’hui la dissolution du Groupe Antifasciste Lyon et Environs (GALE) prononcée par le Gouvernement le 30 mars dernier. Ils estiment que les éléments avancés par le ministre de l’Intérieur ne permettent pas de démontrer que la GALE a incité à commettre des actions violentes et troublé gravement l’ordre public.

Une nouvelle claque pour Macron/Darmanin

Une nouvelle claque pour Macron/Darmanin – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)

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Pour la défense de la loi de 1905 ! Contre la xénophobie antimusulmane !

16 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

Pour la défense de la loi de 1905 
Contre la xénophobie antimusulmane !

La Fédération nationale de la Libre Pensée a pris connaissance du communiqué suivant :

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Pour la défense de la loi de 1905  – FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE (fnlp.fr)                              

 

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Une autre victime de Tsahal « shooté » au M16 en 2000, parle en témoignage de Shireen Abu Akleh

16 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

Une autre victime de Tsahal « shooté » au M16 en 2000, parle en témoignage de Shireen Abu Akleh
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FUSILLES POUR L’EXEMPLE ?

Aujourd’hui ces vidéos implacables qui nous déroulent à volonté la bobine de la vie nous permettent aussi, quand le drame tend sa toile, de voir la mort en face. En regardant les images de ma magnifique consœur Shireen Abu Akleh, prise dans une rafale de tirs, j’ai revécu ma propre mort, ou presque mort. En effet puisque le 21 octobre 2000 à Ramallah, j’ai été ainsi pris, comme elle, dans la mire d’un tireur « d’élite » israélien. Qui m’a visé au cœur. Hasard de l’histoire, le criminel de guerre -puisqu’il s’agit de cela selon la Convention de Genève– n’a pas touché ce qu’il voulait détruire ; tirant juste quelque centimètre trop haut. Grâce à cette association du hasard et du formidable talent des chirurgiens Palestiniens j’ai survécu.

Soyons clairs, la victime est bien Shireen et non moi qui suit encore là. Ecrire ces lignes ce n’est qu’une façon d’être solidaire par le témoignage. D’expérience, je peux décrire les secondes horrifiantes qui furent, pour Shireen, les dernières de sa vie. Vous êtes journaliste, vous êtes là sans armes, non pour faire la guerre mais pour rendre compte, permettre au monde de voir l’invisible. Puis c’est l’ahurissement, l’incompréhensible de la blessure, le passage dans un autre monde. Une reporter de la qualité de Shireen avait assez d’expérience pour ne pas se mettre volontairement sous le feu. Si elle est tombée ce n’est pas le hasard d’une malchance, c’est qu’un barbare a décidé, en lui ôtant la vie, de commettre un crime de guerre. Selon la loi un attentat terroriste dont il se moque puisqu’il sait en appuyant sur la détente qu’il sera impuni.

J’ai jadis croisé la jeune femme à Ramallah, à Gaza, à Jérusalem, dans le patio de l’hôtel « American Colony » qui fût le palais de Lawrence d’Arabie. Elle était intimement journaliste et Palestinienne, mais aussi Palestinienne et journaliste. Comme Paul Nizan (mort lui aussi sous des balles) était marxiste et Français. Ceux qui oseront aujourd’hui nous dire que ses écrits étaient militants sont des lâches, ils étaient simplement justes. Courageuses dans ses récits, courageuse sur le terrain, elle gardait toujours le sens de l’accueil, toujours prêt à aider l’autre. Plus qu’une femme, c’est un exemple qui a été assassiné.

J’en reviens à l’expérience de la mort. Et je tiens aussi à demander pardon à ces Palestiniens « anonymes » qui, chaque jour ou presque, tombent sous des tirs israéliens. De ceux-là, la presse occidentale parle peu et ils apparaissent rarement sur les écrans. Ils ne sont rien qu’un nombre qui vient s’ajouter au chiffre des morts comptabilisés tous les mois, tous les ans… Et le monde, les yeux clos, se moque de ce cortège. Par sa mort, Shireen ressuscite aussi la mémoire de toutes ces victimes tombées sans faire de bruit.

Très gravement blessé, laissé sur le pavé par les démocrates israéliens indifférents qui ont refusé de me porter secours, je connais le refrain repris aujourd’hui par les « autorités » israéliennes : « ce sont les palestiniens qui ont tiré ». Les mensonges du « story telling » sont tenus en réserve, prêts à être servis à chaud. Ce déni permet à tous les aveugles de la planète, si épris de vérité mais là ne veulent rien savoir, d’être les relayeurs d’une insupportable prudence « ne nous emballons pas, attendons les preuves ». Des preuves qui ne viendront jamais, ou trop tard, le drame étant effacé des mémoires occidentales.

Vient ensuite le bobard, celui de « l’enquête impartiale ». Qui bien sûr, ne peut être crédible qu’exécutée par les « experts » israéliens. Personnellement après ma blessure, on m’a servi ce mensonge, celui d’une « armée qui se livrait à une investigation ». C’est faux et cette illusion, ce leurre sont ignobles : les pelles qui jettent la terre de l’enterrement. A force de me battre, avec l’aide de l’avocat William Bourdon et de quelques juges français, j’ai fini par apprendre officiellement d’Israël : « que mon cas avait été étudié, mais que le rapport militaire était secret ». Comble du mépris, mes assassins osaient ajouter que ce compte rendu officiel avait été « perdu » mais, que de toutes façons, le tir qui m’a traversé le corps était le fait « des palestiniens » !

Si, après 20 années de combat la justice française a reconnu que j’avais bien été « victime d’une tentative d’assassinat de la part d’Israël » (un crime de guerre). Mais d’où les magistrats français tiennent-ils cette certitude ? A une mince ogive de métal retirée de mon omoplate. Analysée par des experts la munition est bien une balle de M16 fabriquée par IMI, l’industrie d’armement israélienne. Faute d’être puni, le coupable est connu.

Même si les amateurs du port de parapluie par beau temps affirment les lèvres serrées que « comparaison ne vaut pas raison », intimement je sais tout de la mort de Shireen et que seul le hasard a voulu que je respire encore. Mon témoignage entend aller, en bouclier, au-devant des mensonges officiels et donner un peu d’espoir à ceux qui aimaient Shireen. L’étude balistique, dans la zone où notre consœur a été tuée, et celle d’un projectile -s’il est retrouvé- peuvent encore dénoncer un coupable. Un jour il sera puni, lui et ceux qui lui sont solidaires, ses enfants peut-être, punis par trop de honte et d’injustice accumulées.

Ainsi, je recommande à ceux qui ne sont pas indignés, de visionner les images tournées au moment où le corps de Shireen est retiré de la morgue de l’hôpital de Jérusalem. On voit alors un peloton de policiers israéliens lancer l’assaut contre un cercueil, comme si ces non-humains souhaitaient la deuxième mort d’une journaliste trop indomptable.

L’Accumulation d’une barbarie à visage humain, suicidaire pour Israël, feront un jour sauter le manteau de plomb qui veut étouffer la Palestine.

Jacques-Marie Bourget,
ancien grand reporter international,
« shooté » par Tsahal le 21 octobre 2000 à Ramallah

 

 
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Une autre victime de Tsahal « shooté » au M16 en 2000, parle en témoignage de Shireen Abu Akleh

16 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

Une autre victime de Tsahal « shooté » au M16 en 2000, parle en témoignage de Shireen Abu Akleh
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FUSILLES POUR L’EXEMPLE ?

Aujourd’hui ces vidéos implacables qui nous déroulent à volonté la bobine de la vie nous permettent aussi, quand le drame tend sa toile, de voir la mort en face. En regardant les images de ma magnifique consœur Shireen Abu Akleh, prise dans une rafale de tirs, j’ai revécu ma propre mort, ou presque mort. En effet puisque le 21 octobre 2000 à Ramallah, j’ai été ainsi pris, comme elle, dans la mire d’un tireur « d’élite » israélien. Qui m’a visé au cœur. Hasard de l’histoire, le criminel de guerre -puisqu’il s’agit de cela selon la Convention de Genève– n’a pas touché ce qu’il voulait détruire ; tirant juste quelque centimètre trop haut. Grâce à cette association du hasard et du formidable talent des chirurgiens Palestiniens j’ai survécu.

Soyons clairs, la victime est bien Shireen et non moi qui suit encore là. Ecrire ces lignes ce n’est qu’une façon d’être solidaire par le témoignage. D’expérience, je peux décrire les secondes horrifiantes qui furent, pour Shireen, les dernières de sa vie. Vous êtes journaliste, vous êtes là sans armes, non pour faire la guerre mais pour rendre compte, permettre au monde de voir l’invisible. Puis c’est l’ahurissement, l’incompréhensible de la blessure, le passage dans un autre monde. Une reporter de la qualité de Shireen avait assez d’expérience pour ne pas se mettre volontairement sous le feu. Si elle est tombée ce n’est pas le hasard d’une malchance, c’est qu’un barbare a décidé, en lui ôtant la vie, de commettre un crime de guerre. Selon la loi un attentat terroriste dont il se moque puisqu’il sait en appuyant sur la détente qu’il sera impuni.

J’ai jadis croisé la jeune femme à Ramallah, à Gaza, à Jérusalem, dans le patio de l’hôtel « American Colony » qui fût le palais de Lawrence d’Arabie. Elle était intimement journaliste et Palestinienne, mais aussi Palestinienne et journaliste. Comme Paul Nizan (mort lui aussi sous des balles) était marxiste et Français. Ceux qui oseront aujourd’hui nous dire que ses écrits étaient militants sont des lâches, ils étaient simplement justes. Courageuses dans ses récits, courageuse sur le terrain, elle gardait toujours le sens de l’accueil, toujours prêt à aider l’autre. Plus qu’une femme, c’est un exemple qui a été assassiné.

J’en reviens à l’expérience de la mort. Et je tiens aussi à demander pardon à ces Palestiniens « anonymes » qui, chaque jour ou presque, tombent sous des tirs israéliens. De ceux-là, la presse occidentale parle peu et ils apparaissent rarement sur les écrans. Ils ne sont rien qu’un nombre qui vient s’ajouter au chiffre des morts comptabilisés tous les mois, tous les ans… Et le monde, les yeux clos, se moque de ce cortège. Par sa mort, Shireen ressuscite aussi la mémoire de toutes ces victimes tombées sans faire de bruit.

Très gravement blessé, laissé sur le pavé par les démocrates israéliens indifférents qui ont refusé de me porter secours, je connais le refrain repris aujourd’hui par les « autorités » israéliennes : « ce sont les palestiniens qui ont tiré ». Les mensonges du « story telling » sont tenus en réserve, prêts à être servis à chaud. Ce déni permet à tous les aveugles de la planète, si épris de vérité mais là ne veulent rien savoir, d’être les relayeurs d’une insupportable prudence « ne nous emballons pas, attendons les preuves ». Des preuves qui ne viendront jamais, ou trop tard, le drame étant effacé des mémoires occidentales.

Vient ensuite le bobard, celui de « l’enquête impartiale ». Qui bien sûr, ne peut être crédible qu’exécutée par les « experts » israéliens. Personnellement après ma blessure, on m’a servi ce mensonge, celui d’une « armée qui se livrait à une investigation ». C’est faux et cette illusion, ce leurre sont ignobles : les pelles qui jettent la terre de l’enterrement. A force de me battre, avec l’aide de l’avocat William Bourdon et de quelques juges français, j’ai fini par apprendre officiellement d’Israël : « que mon cas avait été étudié, mais que le rapport militaire était secret ». Comble du mépris, mes assassins osaient ajouter que ce compte rendu officiel avait été « perdu » mais, que de toutes façons, le tir qui m’a traversé le corps était le fait « des palestiniens » !

Si, après 20 années de combat la justice française a reconnu que j’avais bien été « victime d’une tentative d’assassinat de la part d’Israël » (un crime de guerre). Mais d’où les magistrats français tiennent-ils cette certitude ? A une mince ogive de métal retirée de mon omoplate. Analysée par des experts la munition est bien une balle de M16 fabriquée par IMI, l’industrie d’armement israélienne. Faute d’être puni, le coupable est connu.

Même si les amateurs du port de parapluie par beau temps affirment les lèvres serrées que « comparaison ne vaut pas raison », intimement je sais tout de la mort de Shireen et que seul le hasard a voulu que je respire encore. Mon témoignage entend aller, en bouclier, au-devant des mensonges officiels et donner un peu d’espoir à ceux qui aimaient Shireen. L’étude balistique, dans la zone où notre consœur a été tuée, et celle d’un projectile -s’il est retrouvé- peuvent encore dénoncer un coupable. Un jour il sera puni, lui et ceux qui lui sont solidaires, ses enfants peut-être, punis par trop de honte et d’injustice accumulées.

Ainsi, je recommande à ceux qui ne sont pas indignés, de visionner les images tournées au moment où le corps de Shireen est retiré de la morgue de l’hôpital de Jérusalem. On voit alors un peloton de policiers israéliens lancer l’assaut contre un cercueil, comme si ces non-humains souhaitaient la deuxième mort d’une journaliste trop indomptable.

L’Accumulation d’une barbarie à visage humain, suicidaire pour Israël, feront un jour sauter le manteau de plomb qui veut étouffer la Palestine.

Jacques-Marie Bourget,
ancien grand reporter international,
« shooté » par Tsahal le 21 octobre 2000 à Ramallah

 

 
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Une autre victime de Tsahal « shooté » au M16 en 2000, parle en témoignage de Shireen Abu Akleh

16 Mai 2022 , Rédigé par librepensee04

Une autre victime de Tsahal « shooté » au M16 en 2000, parle en témoignage de Shireen Abu Akleh
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Aujourd’hui ces vidéos implacables qui nous déroulent à volonté la bobine de la vie nous permettent aussi, quand le drame tend sa toile, de voir la mort en face. En regardant les images de ma magnifique consœur Shireen Abu Akleh, prise dans une rafale de tirs, j’ai revécu ma propre mort, ou presque mort. En effet puisque le 21 octobre 2000 à Ramallah, j’ai été ainsi pris, comme elle, dans la mire d’un tireur « d’élite » israélien. Qui m’a visé au cœur. Hasard de l’histoire, le criminel de guerre -puisqu’il s’agit de cela selon la Convention de Genève– n’a pas touché ce qu’il voulait détruire ; tirant juste quelque centimètre trop haut. Grâce à cette association du hasard et du formidable talent des chirurgiens Palestiniens j’ai survécu.

Soyons clairs, la victime est bien Shireen et non moi qui suit encore là. Ecrire ces lignes ce n’est qu’une façon d’être solidaire par le témoignage. D’expérience, je peux décrire les secondes horrifiantes qui furent, pour Shireen, les dernières de sa vie. Vous êtes journaliste, vous êtes là sans armes, non pour faire la guerre mais pour rendre compte, permettre au monde de voir l’invisible. Puis c’est l’ahurissement, l’incompréhensible de la blessure, le passage dans un autre monde. Une reporter de la qualité de Shireen avait assez d’expérience pour ne pas se mettre volontairement sous le feu. Si elle est tombée ce n’est pas le hasard d’une malchance, c’est qu’un barbare a décidé, en lui ôtant la vie, de commettre un crime de guerre. Selon la loi un attentat terroriste dont il se moque puisqu’il sait en appuyant sur la détente qu’il sera impuni.

J’ai jadis croisé la jeune femme à Ramallah, à Gaza, à Jérusalem, dans le patio de l’hôtel « American Colony » qui fût le palais de Lawrence d’Arabie. Elle était intimement journaliste et Palestinienne, mais aussi Palestinienne et journaliste. Comme Paul Nizan (mort lui aussi sous des balles) était marxiste et Français. Ceux qui oseront aujourd’hui nous dire que ses écrits étaient militants sont des lâches, ils étaient simplement justes. Courageuses dans ses récits, courageuse sur le terrain, elle gardait toujours le sens de l’accueil, toujours prêt à aider l’autre. Plus qu’une femme, c’est un exemple qui a été assassiné.

J’en reviens à l’expérience de la mort. Et je tiens aussi à demander pardon à ces Palestiniens « anonymes » qui, chaque jour ou presque, tombent sous des tirs israéliens. De ceux-là, la presse occidentale parle peu et ils apparaissent rarement sur les écrans. Ils ne sont rien qu’un nombre qui vient s’ajouter au chiffre des morts comptabilisés tous les mois, tous les ans… Et le monde, les yeux clos, se moque de ce cortège. Par sa mort, Shireen ressuscite aussi la mémoire de toutes ces victimes tombées sans faire de bruit.

Très gravement blessé, laissé sur le pavé par les démocrates israéliens indifférents qui ont refusé de me porter secours, je connais le refrain repris aujourd’hui par les « autorités » israéliennes : « ce sont les palestiniens qui ont tiré ». Les mensonges du « story telling » sont tenus en réserve, prêts à être servis à chaud. Ce déni permet à tous les aveugles de la planète, si épris de vérité mais là ne veulent rien savoir, d’être les relayeurs d’une insupportable prudence « ne nous emballons pas, attendons les preuves ». Des preuves qui ne viendront jamais, ou trop tard, le drame étant effacé des mémoires occidentales.

Vient ensuite le bobard, celui de « l’enquête impartiale ». Qui bien sûr, ne peut être crédible qu’exécutée par les « experts » israéliens. Personnellement après ma blessure, on m’a servi ce mensonge, celui d’une « armée qui se livrait à une investigation ». C’est faux et cette illusion, ce leurre sont ignobles : les pelles qui jettent la terre de l’enterrement. A force de me battre, avec l’aide de l’avocat William Bourdon et de quelques juges français, j’ai fini par apprendre officiellement d’Israël : « que mon cas avait été étudié, mais que le rapport militaire était secret ». Comble du mépris, mes assassins osaient ajouter que ce compte rendu officiel avait été « perdu » mais, que de toutes façons, le tir qui m’a traversé le corps était le fait « des palestiniens » !

Si, après 20 années de combat la justice française a reconnu que j’avais bien été « victime d’une tentative d’assassinat de la part d’Israël » (un crime de guerre). Mais d’où les magistrats français tiennent-ils cette certitude ? A une mince ogive de métal retirée de mon omoplate. Analysée par des experts la munition est bien une balle de M16 fabriquée par IMI, l’industrie d’armement israélienne. Faute d’être puni, le coupable est connu.

Même si les amateurs du port de parapluie par beau temps affirment les lèvres serrées que « comparaison ne vaut pas raison », intimement je sais tout de la mort de Shireen et que seul le hasard a voulu que je respire encore. Mon témoignage entend aller, en bouclier, au-devant des mensonges officiels et donner un peu d’espoir à ceux qui aimaient Shireen. L’étude balistique, dans la zone où notre consœur a été tuée, et celle d’un projectile -s’il est retrouvé- peuvent encore dénoncer un coupable. Un jour il sera puni, lui et ceux qui lui sont solidaires, ses enfants peut-être, punis par trop de honte et d’injustice accumulées.

Ainsi, je recommande à ceux qui ne sont pas indignés, de visionner les images tournées au moment où le corps de Shireen est retiré de la morgue de l’hôpital de Jérusalem. On voit alors un peloton de policiers israéliens lancer l’assaut contre un cercueil, comme si ces non-humains souhaitaient la deuxième mort d’une journaliste trop indomptable.

L’Accumulation d’une barbarie à visage humain, suicidaire pour Israël, feront un jour sauter le manteau de plomb qui veut étouffer la Palestine.

Jacques-Marie Bourget,
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« shooté » par Tsahal le 21 octobre 2000 à Ramallah

 

 
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