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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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A l'Un des Nôtres! "IN MEMORIAM GÉRARD DELAPIERRE" par Yannick Sybelin, de la Libre Pensée 42

18 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

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"IN MEMORIAM GÉRARD DELAPIERRE"   par Yannick Sybelin, président de la Libre Pensée 42

Gérard,

 

Nous nous connaissions peu, et pourtant, j’ai le sentiment que nous avons beaucoup partagé et ce, depuis bien longtemps.

 

En effet, Gérard était arrivé récemment sur Roanne. Il avait pris contact rapidement avec notre Groupe de Libre Pensée. Quand il était venu se présenter à notre permanence un samedi matin, derrière les stigmates du parkinson, on voyait briller une étincelle malicieuse au fond de ces yeux.

 

J’avais rapidement compris que Gérard était un militant engagé, qui exprimait avec force ses convictions, et qui était doté d’un formidable sens le l’humour.

 

Pacifiste convaincu, il était enthousiaste à l’idée de pouvoir participer à nos deux rassemblements pacifistes traditionnels, autour du 11 novembre à Saint Martin d’Estreaux devant le remarquable monument aux morts sur lequel figure le texte gravé en 1922 par le maire de l’époque, Pierre Monot, et le dernier samedi de février à Ambierle, en l’honneur des 2 fusillés pour l’exemple à Vingré, enfants de cette commune.

Il avait également noté que nous avions de multiples raisons de festoyer, aux rassemblements, mais aussi pour le repas tête de veau du 21 janvier, le repas gras du vendredi dit saint contre les interdits religieux, et fin septembre pour le nouvel an républicain.

 

Il allait s’engager avec nous, dans la continuité de son action dans les Alpes de Haute Provence, à toutes nos actions pour le pacifisme, contre toutes les guerres.

 

Malheureusement, la maladie ne lui aura pas permis de partager ces moments de convivialité et de fraternité, pour lesquels, en tant qu’épicurien, il semblait tant tenir. 

 

Bien que très affaibli, il avait tenu à participer à notre rassemblement d’Ambierle le samedi 26 février 2022, c’était hélas notre dernière rencontre.

 

Nous saluons aujourd’hui, avec une immense tristesse, l’ami, le Camarade Libre Penseur, avec l’immense regret de ne pas avoir pu partager d’avantage, d’échanger nos idées, de préparer nos combats pour lutter afin que cette société soit plus belle. Nous poursuivrons son combat !

 

Salut et Fraternité Gérard, à bas la calotte et vive la sociale.

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https://youtu.be/8rGk4BWB2Tc 

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Après la France juive, la France musulmane ?

18 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

 

Après la France juive, la France musulmane ?

Après la France juive, la France musulmane ?
Pour nous suivre
 
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Édouard Drumont publie en 1886 la France juive qui annonce le grand remplacement des chrétiens par les Juifs.

Elections présidentielles 2022 : Eric Zemmour, Marine Le Pen, Valérie Pécresse dénoncent la France musulmane qui est le grand remplacement des chrétiens, accessoirement des Juifs aussi par les arabo-musulmans

La même haine et la même bêtise.

Auguste Bebel disait que l’antisémitisme était le socialisme des imbéciles, le grand remplacement par les musulmans est le nazisme des crétins.

L’ouvrage de Drumont développe un antisémitisme racial (opposition entre « aryens » et « sémites »), économique (selon l’auteur, la finance et le capitalisme sont aux mains des Juifs) et religieux (en référence au peuple déicide).

« Le seul auquel la Révolution ait profité est le Juif. Tout vient du Juif ; tout revient au Juif. Il y a là une véritable conquête, une mise à la glèbe de toute une nation par une minorité infime, mais cohésive, comparable à la mise à la glèbe des Saxons par les soixante mille Normands de Guillaume le Conquérant.

Aujourd’hui le Sémitisme se croit sûr de la victoire. Ce n’est plus le Carthaginois ou le Sarrazin qui conduit le mouvement, c’est le Juif ; il a remplacé la violence par la ruse. À l’invasion bruyante a succédé l’envahissement silencieux, progressif, lent. Plus de hordes armées annonçant leur arrivée par des cris, mais des individualités séparées s’agrégeant peu à peu en petits groupes, se mettant à l’état sporadique, prenant possession sans éclat de toutes les places, de toutes les fonctions d’un pays depuis les plus basses jusqu’aux plus élevées. Au lieu d’attaquer l’Europe en face, les Sémites l’ont attaquée à revers : ils l’ont tournée ; dans les environs de Wilna, ce Vagina Judeorum, se sont organisés des exodes qui ont occupé l’Allemagne, franchi les Vosges et conquis la France.

Rien de brutal, je le répète, mais une sorte de prise de possession douce, une manière insinuante de chasser les indigènes de leurs maisons, de leurs emplois, une façon moelleuse de les dépouiller de leurs biens d’abord, puis de leurs traditions, de leurs mœurs et enfin de leur religion. Ce dernier point, je le crois, sera la pierre d’achoppement. »

On peut mot pour mot, remplacer « Juif » par » musulman » et c’est la même haine de l’autre.

Le politologue Vincent Tournier souligne que La France juive est également caractéristique d’un aspect majeur de l’antisémitisme de l’époque : la haine des Juifs porte Drumont à être largement philo-arabe et philo-musulman et à prendre le parti des musulmans en Algérie. Ainsi, « il relate leur souffrance, expliquant que, par le biais de l’Alliance israélite universelle, présidée par Crémieux, les Juifs ont su parachever leur domination en s’arrangeant, avec la complicité de la République honnie, pour être les seuls à bénéficier des droits civiques »

Avec Zemmour, Le Pen, Pécresse, c’est à front renversé aujourd’hui.

Mais c’est toujours la même haine et la même bêtise.

La Libre Pensée rappelle les termes de son communiqué du 2 février 2022 : « C’est parce que la Ve République n’en peut plus d’agoniser en secrétant des plaies purulentes qui contaminent toute la société que l’extrême-droite peut réapparaitre avec une telle prégnance. C’est pourquoi, la Libre Pensée qui a toujours condamné les Institutions bonapartistes depuis 1958, se prononce aujourd’hui pour balayer le système et de faire élire une Constituante, libre et souveraine pour mettre en œuvre une véritable démocratie dont les citoyennes et les citoyens détermineront librement et souverainement la forme et le contenu.

Avant de constituer, il faut destituer et le terreau sur lequel prospère l’extrême-droite ne sera plus fertile. Le meilleur moyen de balayer l’extrême-droite est de balayer la Ve République, dont les miettes la nourrissent à profusion. Il faut que les citoyens prennent en main leurs destinées, par tous les moyens qu’ils souhaiteront pour construire un autre avenir.

Constituante, libre et souveraine !

Et « la coupe au peuple » comme disait Jean Huss !

Alors « Fais ce que dois, et advienne que pourra » – Emmanuel Kant »

Christian Eyschen

Billet paru sur le blog Mediapart de la Libre Pensée

Lire également :

Après la France juive, la France musulmane ?2022

 

APPEL INTERSYNDICAL POUR LE 1er MAI

COMMUNIQUE DE LA CGT BOUCHES-DU-RHONE

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Samedi 16 04 2022/ Banquet libre penseur contre les interdits religieux !

16 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

16 04 2022/ Banquet contre les interdits religieux  photo Claude

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 https://youtu.be/haqcGLFMmNk

Une quarantaine de Banquets de la Libre Pensée du Vendredi Malsain contre les interdits religieux 

 

Discours pour les banquets du Vendredi malsain d’avril 2022 Benoît Schneckenburger Libres penseurs, libres mangeurs, Chers et Chères camarades, Cette année encore, cette année de nouveau après une pandémie qui nous a souvent conduits à repousser les occasions de nous réunir, nous rendons hommage aux « banquets gras ». Gras, parce qu’il s’agissait de s’élever Lire plus …

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Samedi 16 04 2022/ Banquet libre penseur contre les interdits religieux !Samedi 16 04 2022/ Banquet libre penseur contre les interdits religieux !

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Samedi 16 04 2022/ Banquet libre penseur contre les interdits religieux !Samedi 16 04 2022/ Banquet libre penseur contre les interdits religieux !

Hypatia d'Alexandrie

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On peut réécouter avec profit  la conférence de Nicole Aurigny "Les chiffonniers de l'Histoire"

 

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Discours de Benoît Schnekenburger de la Can FNLP

Télécharger « Discours pour les banquets du Vendredi malsain d.rtf »

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  1. Georges Brassens
    « Le sceptique »
Imitant Courteline, un sceptique notoire,
Manifestant ainsi que l’on me désabuse,
J’ai des velléités d’arpenter les trottoir(e)s
Avec cette devise écrite à mon gibus :
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Dieu, diable, paradis, enfer et purgatoire,
Les bons récompensés et les méchants punis,
Et le corps du Seigneur dans le fond du ciboire,
Et l’huile consacrée comme le pain bénit,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Et la bonne aventure et l’art divinatoire,
Les cartes, les tarots, les lignes de la main,
La clé des songes, le pendule oscillatoire,
Les astres indiquant ce que sera demain,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Les preuves à l’appui, les preuves péremptoires,
Témoins dignes de foi, metteurs de mains au feu,
Et le respect de l’homme à l’interrogatoire,
Et les vérités vraies, les spontanés aveux,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Le bagne, l’échafaud entre autres exutoires,
Et l’efficacité de la peine de mort,
Le criminel saisi d’un zèle expiatoire,
Qui bat sa coulpe bourrelé par le remords,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Sur les tombeaux les oraisons déclamatoires,
Les : "C’était un bon fils, bon père, bon mari",
"Le meilleur d’entre nous et le plus méritoire",
"Un saint homme, un cœur d’or, un bel et noble esprit"
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Les "Saint-Jean bouche d’or", les charmeurs d’auditoire,
Les placements de sentiments de tout repos,
Et les billevesées de tous les répertoires,
Et les morts pour que naisse un avenir plus beau,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."

Mais j’envie les pauvres d’esprit pouvant y croire.

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FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE Après le 1er Tour des Elections présidentielles, la Libre Pensée rappelle son communiqué du 2 février 2022.

14 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Après le 1er Tour des Elections présidentielles, la Libre Pensée rappelle son communiqué du 2 février 2022.

« Ni rire, ni pleurer, mais comprendre » – Baruch Spinoza

Nul ne saurait contester que l’on pourrait dire aujourd’hui de l’extrême-droite, ce que l’on disait naguère sur l’armée « Ça pue, ça pollue et ça rend con ». Nul ne peut nier non plus qu’il y a comme une odeur pestilentielle dans le pays, et que l’on entend aujourd’hui des propos qui sont sortis tout droit des poubelles de l’Histoire. [lire la suite...]

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ARGUMENTS DE LA LIBRE PENSEE 17 EST DISPONIBLE!

12 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

ARGUMENTS DE LA LIBRE PENSEE 17 EST DISPONIBLE!

 

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Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés !

11 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés !

 

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés !

Contre la chasse aux sorcières, pour la liberté d’association, la Fédération nationale de la Libre Pensée est signataire de cette déclaration commune.

Abrogation de la loi liberticide « Séparatisme » !

Depuis six mois, les dissolutions d’associations s’enchaînent à un rythme rarement connu sous la Ve République. Elles sont désormais annoncées triomphalement à la sortie du conseil des ministres ou sur twitter, contre un média, une association, un collectif… La loi « confortant le respect des principes de la République », dite « loi séparatisme », promulguée le 24 août 2021, a, comme le craignaient les opposant·es à son adoption, ouvert un boulevard aux pouvoirs publics désireux d’écarter celles et ceux qui entendent participer au débat démocratique par l’interpellation citoyenne et de faire taire les voix dissidentes, ou simplement critiques.

Après le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et la CRI ont été dissoutes les associations Palestine Vaincra et Comité Action Palestine, et récemment le groupe antifasciste lyonnais (GALE). À chaque fois, l’arbitraire administratif et politique joue à plein : accusations sans preuves, reproches concernant des intentions supposées, ou des « complicités de fait » non établies, mises en cause pour des actes non imputables aux structures visées, etc.

Ainsi, des campagnes « appelant au boycott des fruits et légumes made in Israël » par un collectif de soutien à la cause palestinienne sont assimilées dans le décret de dissolution de Palestine Vaincra à un « appel à la discrimination et à la haine envers Israël et les Israéliens ». En 2020, la Cour européenne des droits de l’Homme a pourtant reconnu que l’appel au boycott relevait de la liberté d’expression et donné raison à onze militantes et militants français, condamnés après un tractage appelant à un tel boycott. Le boycott est un instrument politique et militant utilisé par de nombreuses associations et collectifs de consommateurs et ne saurait faire l’objet d’un encadrement conduisant à criminaliser celles et ceux qui le diffusent.

Sont également repris à l’encontre de ce collectif les arguments avancés hier pour dissoudre le Collectif contre l’Islamophobie en France. Il lui est reproché « de cultiver le sentiment d’oppression des « peuples musulmans » et ce « dans l’objectif de diffuser l’idée d’une islamophobie à l’échelle internationale ». Une cinquantaine d’associations, en novembre 2021, soulignaient déjà, dans un « Manifeste pour le droit des associations de choisir librement les causes qu’elles défendent », l’étrange logique de cette accusation : « Des associations sont dissoutes par le gouvernement au motif absurde que dénoncer une injustice, ce serait justifier rétrospectivement – ou se rendre complice par avance – des actes violents, voire des actes de terrorisme, que d’autres ont commis ou commettront peut-être un jour en invoquant cette même injustice ». 

Aux militants antifascistes lyonnais, dont le groupement a été dissout le 31 mars, il est reproché, en vrac, de participer à des manifestations non déclarées, autrement dit des « manif sauvages » et des « contre-rassemblements ». Le décret de dissolution indique notamment que « des sympathisants du GALE ont pris part à des manifestations contre le passe sanitaire, lesquelles se sont accompagnées de provocations et de jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre », sans qu’il soit établi que ces personnes aient été effectivement membres de l’organisation dissoute, ni qu’elles aient participé à ces violences. Ce sont également des actions d’affichage dans les rues, ou de partage de visuels sur les réseaux sociaux, ainsi que des propos tenus par des artistes lors d’un festival, qui sont retenus dans l’acte de dissolution de l’organisation antifasciste lyonnaise. 

Dans l’ensemble de ces cas de dissolutions, les services de police ont passé au scanner les réseaux sociaux des organisations ciblées à la recherche de commentaires haineux. Ce nouveau motif de dissolution est désormais autorisé, la loi sur « le respect des principes de la République » permettant de faire reposer sur les associations les propos tenus par des tierces personnes, même si celles-ci ne sont pas membres de l’organisation. À la lecture des décrets de dissolution, on découvre pourtant que les investigations et les propos retenus à charge portent sur des périodes largement antérieures à l’adoption de loi en août 2021, en violation manifeste du principe de non-rétroactivité.

Ces mesures de dissolution constituent une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l’ensemble des associations et demain de toutes les organisations du mouvement social, au risque d’obliger leurs membres à une autocensure dommageable à la cause défendue. On ne peut exclure de surcroît que des personnes mal intentionnées déposent sur les réseaux sociaux des commentaires empoisonnés dans le but de nuire à l’image de telle ou telle association, ainsi exposée à la menace de dissolution.

Tous les espaces démocratiques d’expression et de protestation de la population se restreignent peu à peu. Le contrôle sur les manifestations s’accroît – allant de la contestation des parcours à l’interdiction pure et simple, la répression et les violences policières contre les manifestant·es vont sans cesse en s’aggravant. Au-delà, ce sont tous les outils militants traditionnels de la liberté syndicale et associative (tracts, boycott, appel à mobilisation, réseaux sociaux…) qui sont de plus en plus gravement entravés.

Les libertés d’expression, d’opinion, de réunion et de manifestation, pourtant garanties par les principes constitutionnels et les textes internationaux, se retrouvent mises à mal par la dérive d’un pouvoir qui détourne des textes présentés comme destinés à lutter contre le terrorisme afin de s’en servir à l’encontre de mouvements, de groupes et d’associations qui ont le malheur de déplaire au pouvoir en place. Si l’on estime que des activités ou des propos imputables à une association tombent sous le coup de la loi, il appartient à la justice d’en juger. Et non au ministre de l’intérieur de diligenter des enquêtes à charge, de décréter que telle activité ou tel propos est condamnable, puis de prononcer une sentence de mort de l’association sans autre forme de procès.

Nous appelons l’ensemble des organisations du mouvement social à dénoncer cette chasse aux associations et à construire une large mobilisation, au nom de la préservation des libertés et du pluralisme démocratique. 

8 avril 2022

Premières organisations signataires :

  • Action droits des musulmans – ADM
  • Action Non Violente – COP21
  • Alliance citoyenne
  • Alternatiba
  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie – Acort
  • Association démocratique des Tunisiens en France – ADTF
  • Association de soutien aux Amoureux au Ban Public de Lyon
  • Association des travailleurs maghrébins de France – ATMF
  • Association française des juristes démocrates – AFJD
  • Association France Palestine Solidarité – AFPS
  • Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers – ANAFÉ
  • Attac
  • Centre de recherches et d’initiatives de solidarité internationale – Cedetim
  • Centre de recherche et d’information pour le développement – CRID
  • Collectif des Associations Citoyennes – CAC
  • Comité pour la santé des exilés – Comede
  • Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie – CRLDHT
  • Coordination nationale Pas sans Nous
  • Droit au logement – DAL
  • Émancipation – Tendance intersyndicale
  • Fédération des associations de solidarité avec tou·te·s les immigré·e·s – Fasti
  • Fédération des Finances CGT
  • Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives – FTCR
  • Fédération nationale de la Libre Pensée
  • Fédération nationale des Arts de la rue – FNAR
  • Femmes égalité
  • Fondation Copernic
  • France Amérique latine
  • France Nature Environnement
  • Groupe Accueil et Solidarité – GAS
  • Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s – Gisti
  • Initiative pour un autre monde – IPAM
  • La Quadrature du Net – LQDN
  • Memorial 98
  • Planning familial
  • Syndicat de la magistrature – SM
  • Syndicat des avocats de France – SAF
  • Tous Migrants
  • Union Juive française pour la paix – UJFP
  • Union Syndicale Solidaires

Contre la chasse aux associations, défendons nos libertés ! 

 

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

10 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur

Avertissement

Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique.

Force est de constater que certains – dans plusieurs associations qui se réclament de la laïcité ou des groupes politiques qui se veulent radicaux ou des partis institutionnels comme le Parti Socialiste (cf. déclaration de la Fédération d’Indre-et-Loire) – en appellent à l’intervention des forces de l’État et à l’application de la loi macronienne liberticide du 24 août 2021. Certains osent même la présenter (comme les chrétiens dits de gauche) comme une loi laïque qui permettrait de défendre la laïcité ! C’est inespéré pour un E. Macron qui se voit attribuer un label, alors qu’il en est l’antithèse incarnée !

Pour sa part, la Libre Pensée a, dès le début, combattu cette loi et elle en exige – comme la Ligue des Droits de l’Homme – l’abrogation.

La Libre Pensée met en garde : attention de ne pas se retrouver dans le camp des manipulateurs et des ennemis des libertés démocratiques !

Pour que chacun comprenne, il faut donner tous les éléments. La Libre Pensée s’explique :

ÎLE-BOUCHARD, VILLAGE CHRETIEN

L’église sanctuaire de l’Ile-Bouchard

La nouvelle est tombée le mercredi 30 mars dans la presse : le permis de construire a finalement été refusé à la société immobilière Monasphère qui voulait construire un village chrétien. La Libre Pensée s’est située dès le départ (communiqué à la Nouvelle République) sur le terrain des principes.

La Libre Pensée a dénoncé :

1) La volonté de reconquérir l’espace public de la part d’une Église en perte de vitesse. Monasphère prévoyait la construction de « 100 sphères » catholiques. Érections de statues de la vierge Marie, de Jean-Paul II, de croix ou installations de crèches chrétiennes dans les locaux communaux sont la manifestation de cette volonté de reconquête.

Face à cette violation flagrante de la laïcité, la Libre Pensée a fait des recours juridiques : Montiers, Melun, Béziers, Auvergne-Rhône-Alpes, Marseille, Plublier, Ploërmel, Cogolin, St-Pierre d’Alvay, Plorec s/Arguenon, les Sables d’Olonne et la Flotte en Ré. Elle a été bien seule. Il y a en effet une grande différence entre le bavardage qui peut être très radical et le courage de faire un recours juridique fondé et argumenté. Dans la récente période, la Libre Pensée a gagné dans tous  cas.

2) La Libre Pensée a dénoncé dans ses communiqués le séparatisme et le communautarisme. Car aucun communautarisme, quel qu’il soit, n’a jamais rien apporté de bon pour la société et défendu la liberté de conscience.

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, notamment son article I, garantit la liberté de conscience.

Ainsi, il est permis de pratiquer le culte de son choix, ou de n’en pratiquer aucun.

Ainsi, tous et toutes, croyants, agnostiques, athées, rationalistes, peuvent vivre en harmonie.

La Libre Pensée 37 a participé à la réunion publique dans la salle des fêtes de l’Île-Bouchard le 28 mars qui a rassemblé entre 60 et 100 personnes. Dans sa prise de parole, c’est le point de vue qu’elle a défendu.

En effet, il n’y a pas de culte officiel ou étatique en France. L’État doit rester neutre et ne peut avoir aucune préférence pour un culte. Avec Victor Hugo, la Libre Pensée réaffirme : « L’Église chez elle, l’État maître chez lui. »

Le droit nous oblige à faire les précisions suivantes :

Aux  termes de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » La Déclaration des Droits du 24 juin 1793 dans son article 7 précise ce même principe : « Le droit de manifester sa pensée, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

Il n’y a pas à l’Île-Bouchard de financement public, ni de subventions directes ou indirectes. C’est pourquoi ceux qui appellent à l’intervention de la Préfète ou de G. Darmanin ou qui demandent à la Mairie d’interdire ce lotissement (sous réserve du rapport des règles de l’urbanisme*) font fausse route et prônent une laïcité dévoyée, conçue comme la répression de toute expression religieuse. (*Aux termes de l’article L112.1 du Code de la construction et de l’habitation, il est dit « Tout projet de construction ou de rénovation de bâtiment respecte les objectifs généraux fixés aux titres III à VII dudit Code, notamment ceux ayant trait à la stabilité et la solidité des édifices, à leur sécurité, à leur conformité au regard des normes sanitaires ou environnementales, à la prévention des risques naturels, technologiques et miniers. »). En aucun cas, le législateur n’a prévu d’objectif spécifique en matière de pratique religieuse des propriétaires et des occupants.

On nous explique qu’ils font et feront du prosélytisme !!! Soyons clairs ! C’est une évidence. Toutes les religions dans leur expression font du prosélytisme… pour gagner de nouveaux adeptes. Le catéchisme, les aumôneries dans les établissements scolaires en sont un parfait exemple. Veut-on interdire le catéchisme ?

Ce qui est interdit, c’est le prosélytisme religieux dans l’École publique et les services publics ! Ce qui devrait être interdit, c’est l’incursion et l’ingérence religieuse dans les programmes scolaires et la recherche scientifique !

Ce sont là des principes que certains semblent oublier et, finalement, ils tournent le dos au vrai combat laïque, comme nous allons le démontrer.

CHANCEAUX S/CHOISILLE

Ecole primaire de la Sainte-Face actuellement à Tours

Une entreprise de récupération et de déformation qui cache mal une véritable capitulation. De quoi s’agit-il en réalité au-delà de l’émotion entretenue ? L’école hors contrat de la sainte Face et le collège Léon Pépin de Tours sont transférés de Tours à Chanceaux s/Choisille. Ce n’est pas une école nouvelle, elle n’est pas non plus financée publiquement (hors contrat). Elle est transférée sur des terrains et des locaux appartenant à cette même communauté. Dans ces conditions, force est de constater que la Mairie n’est en rien impliquée dans cette affaire. Le transfert est légal.

Etonnant ! Ceux qui font de l’agitation sur cette affaire et qui en appellent au Procureur, à la Préfète, Recteur ou Maire, n’ont rien trouvé à dire pendant des années où l’école était située à Tours. Pourquoi ne déposent-ils pas une plainte, c’est-à-dire une requête auprès du Tribunal administratif d’Orléans ? Le maire de la commune a fait une déclaration dans la presse en indiquant que la municipalité n’était en rien impliquée et qu’il ne convoquerait pas de conseil municipal extraordinaire. Il a raison ! Ce groupement politique qui se prétend radical ignore le droit !

Ce qu’il faut savoir :

Aux termes de l’article L151.1 du Code de l’éducation « L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. » L’article 4 de la loi Ferry-Bert-Buisson du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire disposait que « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de 6 an s à 14 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie. » Le transfert de cette école hors contrat ne pose pas problème au regard de la loi laïque de 1905 (des procédures de contrôle administratif et pédagogique sont d’ailleurs prévues à défaut d’être effectives, faute de moyens).

L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Les pseudo-laïques de Chanceaux s/Choisille (comme ailleurs) n’ont pas poussé des cris d’orfraie à propos de l’ouverture en septembre 2021 d’une école Montessori (privée) à Fondettes. Ils n’ont rien eu à dire lors de la création d’une école Montessori (privée) à Céré-la-Ronde, dans les locaux de l’ancienne école publique où la Mairie payait le chauffage, les fluides et où, de surcroit, le maire versait son indemnité (argent public) pour le fonctionnement de cette école privée.

Qui, à l’époque, à part la Libre Pensée 37, a dénoncé cela ?

UNE PETITE AGITATION QUI CACHE UN GRANDE CAPITULATION !

Les mêmes sont étrangement muets sur les écoles catholiques sous contrat d’association qui perçoivent globalement 12 milliards de fonds publics chaque année de la part de l’Etat et des collectivités.

Pourquoi ce silence quant à ces détournements permis par la loi Debré de 1959 ? Il est vrai que tous les gouvernements de droite comme de « gauche » de 1981 (PS-PCF), de 1988, de Jospin, de Hollande, n’ont jamais abrogé la loi Debré, ni d’ailleurs le concordat d’Alsace-Moselle. Pourquoi ce silence sur la loi du 26 juillet 2019 dite « loi pour l’école de la confiance »  qui, sous prétexte d’abaissement à 3 ans de l’obligation scolaire (alors que déjà près de 100% des enfants sont scolarisés), étend le financement public des classes maternelles catholiques sous contrat ?

Ce même petit groupement politique, qui se veut révolutionnaire, préfère parler dans un communiqué du 16/03/2022 de « négligence coupable de l’État vis-à-vis de sa mission républicaine première d’instruction publique… L’Etat a la prérogative d’empêcher que se développent les projets d’écoles hors contrat s aux relents obscurantistes dangereux. » Négligence coupable ?!! Les projets pédagogiques des écoles catholiques ne sont-ils ni dangereux ni obscurantistes ?

EN CONCLUSION

Il faut savoir démêler le faux du vrai. Mais une chose est certaine : ce n’est pas le rôle des laïques que d’appeler à la restriction des libertés, car on finit par se placer sur le même terrain que le gouvernement Macron dont on ose nous présenter la loi du 24 août 2021 comme une loi permettant d’agir pour défendre la laïcité , car on finit par être tous victimes du régime autoritaire, totalitaire, liberticide, qui se met en place. Dans cette dernière période, il y a eu assez de mesures liberticides, d’état d’urgence permanent, de restrictions du droit d’expression, de manifestation, assez de répression !

La Libre Pensée a estimé nécessaire de faire ces clarifications. Rejoignez la Libre Pensée !

Joué-lès-Tours, le 31 mars 2022

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

10 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur

Avertissement

Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique.

Force est de constater que certains – dans plusieurs associations qui se réclament de la laïcité ou des groupes politiques qui se veulent radicaux ou des partis institutionnels comme le Parti Socialiste (cf. déclaration de la Fédération d’Indre-et-Loire) – en appellent à l’intervention des forces de l’État et à l’application de la loi macronienne liberticide du 24 août 2021. Certains osent même la présenter (comme les chrétiens dits de gauche) comme une loi laïque qui permettrait de défendre la laïcité ! C’est inespéré pour un E. Macron qui se voit attribuer un label, alors qu’il en est l’antithèse incarnée !

Pour sa part, la Libre Pensée a, dès le début, combattu cette loi et elle en exige – comme la Ligue des Droits de l’Homme – l’abrogation.

La Libre Pensée met en garde : attention de ne pas se retrouver dans le camp des manipulateurs et des ennemis des libertés démocratiques !

Pour que chacun comprenne, il faut donner tous les éléments. La Libre Pensée s’explique :

ÎLE-BOUCHARD, VILLAGE CHRETIEN

L’église sanctuaire de l’Ile-Bouchard

La nouvelle est tombée le mercredi 30 mars dans la presse : le permis de construire a finalement été refusé à la société immobilière Monasphère qui voulait construire un village chrétien. La Libre Pensée s’est située dès le départ (communiqué à la Nouvelle République) sur le terrain des principes.

La Libre Pensée a dénoncé :

1) La volonté de reconquérir l’espace public de la part d’une Église en perte de vitesse. Monasphère prévoyait la construction de « 100 sphères » catholiques. Érections de statues de la vierge Marie, de Jean-Paul II, de croix ou installations de crèches chrétiennes dans les locaux communaux sont la manifestation de cette volonté de reconquête.

Face à cette violation flagrante de la laïcité, la Libre Pensée a fait des recours juridiques : Montiers, Melun, Béziers, Auvergne-Rhône-Alpes, Marseille, Plublier, Ploërmel, Cogolin, St-Pierre d’Alvay, Plorec s/Arguenon, les Sables d’Olonne et la Flotte en Ré. Elle a été bien seule. Il y a en effet une grande différence entre le bavardage qui peut être très radical et le courage de faire un recours juridique fondé et argumenté. Dans la récente période, la Libre Pensée a gagné dans tous  cas.

2) La Libre Pensée a dénoncé dans ses communiqués le séparatisme et le communautarisme. Car aucun communautarisme, quel qu’il soit, n’a jamais rien apporté de bon pour la société et défendu la liberté de conscience.

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, notamment son article I, garantit la liberté de conscience.

Ainsi, il est permis de pratiquer le culte de son choix, ou de n’en pratiquer aucun.

Ainsi, tous et toutes, croyants, agnostiques, athées, rationalistes, peuvent vivre en harmonie.

La Libre Pensée 37 a participé à la réunion publique dans la salle des fêtes de l’Île-Bouchard le 28 mars qui a rassemblé entre 60 et 100 personnes. Dans sa prise de parole, c’est le point de vue qu’elle a défendu.

En effet, il n’y a pas de culte officiel ou étatique en France. L’État doit rester neutre et ne peut avoir aucune préférence pour un culte. Avec Victor Hugo, la Libre Pensée réaffirme : « L’Église chez elle, l’État maître chez lui. »

Le droit nous oblige à faire les précisions suivantes :

Aux  termes de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » La Déclaration des Droits du 24 juin 1793 dans son article 7 précise ce même principe : « Le droit de manifester sa pensée, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

Il n’y a pas à l’Île-Bouchard de financement public, ni de subventions directes ou indirectes. C’est pourquoi ceux qui appellent à l’intervention de la Préfète ou de G. Darmanin ou qui demandent à la Mairie d’interdire ce lotissement (sous réserve du rapport des règles de l’urbanisme*) font fausse route et prônent une laïcité dévoyée, conçue comme la répression de toute expression religieuse. (*Aux termes de l’article L112.1 du Code de la construction et de l’habitation, il est dit « Tout projet de construction ou de rénovation de bâtiment respecte les objectifs généraux fixés aux titres III à VII dudit Code, notamment ceux ayant trait à la stabilité et la solidité des édifices, à leur sécurité, à leur conformité au regard des normes sanitaires ou environnementales, à la prévention des risques naturels, technologiques et miniers. »). En aucun cas, le législateur n’a prévu d’objectif spécifique en matière de pratique religieuse des propriétaires et des occupants.

On nous explique qu’ils font et feront du prosélytisme !!! Soyons clairs ! C’est une évidence. Toutes les religions dans leur expression font du prosélytisme… pour gagner de nouveaux adeptes. Le catéchisme, les aumôneries dans les établissements scolaires en sont un parfait exemple. Veut-on interdire le catéchisme ?

Ce qui est interdit, c’est le prosélytisme religieux dans l’École publique et les services publics ! Ce qui devrait être interdit, c’est l’incursion et l’ingérence religieuse dans les programmes scolaires et la recherche scientifique !

Ce sont là des principes que certains semblent oublier et, finalement, ils tournent le dos au vrai combat laïque, comme nous allons le démontrer.

CHANCEAUX S/CHOISILLE

Ecole primaire de la Sainte-Face actuellement à Tours

Une entreprise de récupération et de déformation qui cache mal une véritable capitulation. De quoi s’agit-il en réalité au-delà de l’émotion entretenue ? L’école hors contrat de la sainte Face et le collège Léon Pépin de Tours sont transférés de Tours à Chanceaux s/Choisille. Ce n’est pas une école nouvelle, elle n’est pas non plus financée publiquement (hors contrat). Elle est transférée sur des terrains et des locaux appartenant à cette même communauté. Dans ces conditions, force est de constater que la Mairie n’est en rien impliquée dans cette affaire. Le transfert est légal.

Etonnant ! Ceux qui font de l’agitation sur cette affaire et qui en appellent au Procureur, à la Préfète, Recteur ou Maire, n’ont rien trouvé à dire pendant des années où l’école était située à Tours. Pourquoi ne déposent-ils pas une plainte, c’est-à-dire une requête auprès du Tribunal administratif d’Orléans ? Le maire de la commune a fait une déclaration dans la presse en indiquant que la municipalité n’était en rien impliquée et qu’il ne convoquerait pas de conseil municipal extraordinaire. Il a raison ! Ce groupement politique qui se prétend radical ignore le droit !

Ce qu’il faut savoir :

Aux termes de l’article L151.1 du Code de l’éducation « L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. » L’article 4 de la loi Ferry-Bert-Buisson du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire disposait que « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de 6 an s à 14 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie. » Le transfert de cette école hors contrat ne pose pas problème au regard de la loi laïque de 1905 (des procédures de contrôle administratif et pédagogique sont d’ailleurs prévues à défaut d’être effectives, faute de moyens).

L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Les pseudo-laïques de Chanceaux s/Choisille (comme ailleurs) n’ont pas poussé des cris d’orfraie à propos de l’ouverture en septembre 2021 d’une école Montessori (privée) à Fondettes. Ils n’ont rien eu à dire lors de la création d’une école Montessori (privée) à Céré-la-Ronde, dans les locaux de l’ancienne école publique où la Mairie payait le chauffage, les fluides et où, de surcroit, le maire versait son indemnité (argent public) pour le fonctionnement de cette école privée.

Qui, à l’époque, à part la Libre Pensée 37, a dénoncé cela ?

UNE PETITE AGITATION QUI CACHE UN GRANDE CAPITULATION !

Les mêmes sont étrangement muets sur les écoles catholiques sous contrat d’association qui perçoivent globalement 12 milliards de fonds publics chaque année de la part de l’Etat et des collectivités.

Pourquoi ce silence quant à ces détournements permis par la loi Debré de 1959 ? Il est vrai que tous les gouvernements de droite comme de « gauche » de 1981 (PS-PCF), de 1988, de Jospin, de Hollande, n’ont jamais abrogé la loi Debré, ni d’ailleurs le concordat d’Alsace-Moselle. Pourquoi ce silence sur la loi du 26 juillet 2019 dite « loi pour l’école de la confiance »  qui, sous prétexte d’abaissement à 3 ans de l’obligation scolaire (alors que déjà près de 100% des enfants sont scolarisés), étend le financement public des classes maternelles catholiques sous contrat ?

Ce même petit groupement politique, qui se veut révolutionnaire, préfère parler dans un communiqué du 16/03/2022 de « négligence coupable de l’État vis-à-vis de sa mission républicaine première d’instruction publique… L’Etat a la prérogative d’empêcher que se développent les projets d’écoles hors contrat s aux relents obscurantistes dangereux. » Négligence coupable ?!! Les projets pédagogiques des écoles catholiques ne sont-ils ni dangereux ni obscurantistes ?

EN CONCLUSION

Il faut savoir démêler le faux du vrai. Mais une chose est certaine : ce n’est pas le rôle des laïques que d’appeler à la restriction des libertés, car on finit par se placer sur le même terrain que le gouvernement Macron dont on ose nous présenter la loi du 24 août 2021 comme une loi permettant d’agir pour défendre la laïcité , car on finit par être tous victimes du régime autoritaire, totalitaire, liberticide, qui se met en place. Dans cette dernière période, il y a eu assez de mesures liberticides, d’état d’urgence permanent, de restrictions du droit d’expression, de manifestation, assez de répression !

La Libre Pensée a estimé nécessaire de faire ces clarifications. Rejoignez la Libre Pensée !

Joué-lès-Tours, le 31 mars 2022

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LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

10 Avril 2022 , Rédigé par librepensee04

LP Indre-et-Loire : ÎLE BOUCHARD – CHANCEAUX S/CHOISILLE Village chrétien – École hors contrat : atteinte à la laïcité ?

Pour comprendre : quelques précisions et informations juridiques pour le présent et le futur

Avertissement

Il faut regarder les choses sur la base des principes et du droit. Le combat pour la défense de la laïcité ne peut être à géométrie variable, ni être l’objet de campagne émotionnelle ou de récupération politique.

Force est de constater que certains – dans plusieurs associations qui se réclament de la laïcité ou des groupes politiques qui se veulent radicaux ou des partis institutionnels comme le Parti Socialiste (cf. déclaration de la Fédération d’Indre-et-Loire) – en appellent à l’intervention des forces de l’État et à l’application de la loi macronienne liberticide du 24 août 2021. Certains osent même la présenter (comme les chrétiens dits de gauche) comme une loi laïque qui permettrait de défendre la laïcité ! C’est inespéré pour un E. Macron qui se voit attribuer un label, alors qu’il en est l’antithèse incarnée !

Pour sa part, la Libre Pensée a, dès le début, combattu cette loi et elle en exige – comme la Ligue des Droits de l’Homme – l’abrogation.

La Libre Pensée met en garde : attention de ne pas se retrouver dans le camp des manipulateurs et des ennemis des libertés démocratiques !

Pour que chacun comprenne, il faut donner tous les éléments. La Libre Pensée s’explique :

ÎLE-BOUCHARD, VILLAGE CHRETIEN

L’église sanctuaire de l’Ile-Bouchard

La nouvelle est tombée le mercredi 30 mars dans la presse : le permis de construire a finalement été refusé à la société immobilière Monasphère qui voulait construire un village chrétien. La Libre Pensée s’est située dès le départ (communiqué à la Nouvelle République) sur le terrain des principes.

La Libre Pensée a dénoncé :

1) La volonté de reconquérir l’espace public de la part d’une Église en perte de vitesse. Monasphère prévoyait la construction de « 100 sphères » catholiques. Érections de statues de la vierge Marie, de Jean-Paul II, de croix ou installations de crèches chrétiennes dans les locaux communaux sont la manifestation de cette volonté de reconquête.

Face à cette violation flagrante de la laïcité, la Libre Pensée a fait des recours juridiques : Montiers, Melun, Béziers, Auvergne-Rhône-Alpes, Marseille, Plublier, Ploërmel, Cogolin, St-Pierre d’Alvay, Plorec s/Arguenon, les Sables d’Olonne et la Flotte en Ré. Elle a été bien seule. Il y a en effet une grande différence entre le bavardage qui peut être très radical et le courage de faire un recours juridique fondé et argumenté. Dans la récente période, la Libre Pensée a gagné dans tous  cas.

2) La Libre Pensée a dénoncé dans ses communiqués le séparatisme et le communautarisme. Car aucun communautarisme, quel qu’il soit, n’a jamais rien apporté de bon pour la société et défendu la liberté de conscience.

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, notamment son article I, garantit la liberté de conscience.

Ainsi, il est permis de pratiquer le culte de son choix, ou de n’en pratiquer aucun.

Ainsi, tous et toutes, croyants, agnostiques, athées, rationalistes, peuvent vivre en harmonie.

La Libre Pensée 37 a participé à la réunion publique dans la salle des fêtes de l’Île-Bouchard le 28 mars qui a rassemblé entre 60 et 100 personnes. Dans sa prise de parole, c’est le point de vue qu’elle a défendu.

En effet, il n’y a pas de culte officiel ou étatique en France. L’État doit rester neutre et ne peut avoir aucune préférence pour un culte. Avec Victor Hugo, la Libre Pensée réaffirme : « L’Église chez elle, l’État maître chez lui. »

Le droit nous oblige à faire les précisions suivantes :

Aux  termes de l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » La Déclaration des Droits du 24 juin 1793 dans son article 7 précise ce même principe : « Le droit de manifester sa pensée, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

Il n’y a pas à l’Île-Bouchard de financement public, ni de subventions directes ou indirectes. C’est pourquoi ceux qui appellent à l’intervention de la Préfète ou de G. Darmanin ou qui demandent à la Mairie d’interdire ce lotissement (sous réserve du rapport des règles de l’urbanisme*) font fausse route et prônent une laïcité dévoyée, conçue comme la répression de toute expression religieuse. (*Aux termes de l’article L112.1 du Code de la construction et de l’habitation, il est dit « Tout projet de construction ou de rénovation de bâtiment respecte les objectifs généraux fixés aux titres III à VII dudit Code, notamment ceux ayant trait à la stabilité et la solidité des édifices, à leur sécurité, à leur conformité au regard des normes sanitaires ou environnementales, à la prévention des risques naturels, technologiques et miniers. »). En aucun cas, le législateur n’a prévu d’objectif spécifique en matière de pratique religieuse des propriétaires et des occupants.

On nous explique qu’ils font et feront du prosélytisme !!! Soyons clairs ! C’est une évidence. Toutes les religions dans leur expression font du prosélytisme… pour gagner de nouveaux adeptes. Le catéchisme, les aumôneries dans les établissements scolaires en sont un parfait exemple. Veut-on interdire le catéchisme ?

Ce qui est interdit, c’est le prosélytisme religieux dans l’École publique et les services publics ! Ce qui devrait être interdit, c’est l’incursion et l’ingérence religieuse dans les programmes scolaires et la recherche scientifique !

Ce sont là des principes que certains semblent oublier et, finalement, ils tournent le dos au vrai combat laïque, comme nous allons le démontrer.

CHANCEAUX S/CHOISILLE

Ecole primaire de la Sainte-Face actuellement à Tours

Une entreprise de récupération et de déformation qui cache mal une véritable capitulation. De quoi s’agit-il en réalité au-delà de l’émotion entretenue ? L’école hors contrat de la sainte Face et le collège Léon Pépin de Tours sont transférés de Tours à Chanceaux s/Choisille. Ce n’est pas une école nouvelle, elle n’est pas non plus financée publiquement (hors contrat). Elle est transférée sur des terrains et des locaux appartenant à cette même communauté. Dans ces conditions, force est de constater que la Mairie n’est en rien impliquée dans cette affaire. Le transfert est légal.

Etonnant ! Ceux qui font de l’agitation sur cette affaire et qui en appellent au Procureur, à la Préfète, Recteur ou Maire, n’ont rien trouvé à dire pendant des années où l’école était située à Tours. Pourquoi ne déposent-ils pas une plainte, c’est-à-dire une requête auprès du Tribunal administratif d’Orléans ? Le maire de la commune a fait une déclaration dans la presse en indiquant que la municipalité n’était en rien impliquée et qu’il ne convoquerait pas de conseil municipal extraordinaire. Il a raison ! Ce groupement politique qui se prétend radical ignore le droit !

Ce qu’il faut savoir :

Aux termes de l’article L151.1 du Code de l’éducation « L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. » L’article 4 de la loi Ferry-Bert-Buisson du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire disposait que « L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de 6 an s à 14 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie. » Le transfert de cette école hors contrat ne pose pas problème au regard de la loi laïque de 1905 (des procédures de contrôle administratif et pédagogique sont d’ailleurs prévues à défaut d’être effectives, faute de moyens).

L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Les pseudo-laïques de Chanceaux s/Choisille (comme ailleurs) n’ont pas poussé des cris d’orfraie à propos de l’ouverture en septembre 2021 d’une école Montessori (privée) à Fondettes. Ils n’ont rien eu à dire lors de la création d’une école Montessori (privée) à Céré-la-Ronde, dans les locaux de l’ancienne école publique où la Mairie payait le chauffage, les fluides et où, de surcroit, le maire versait son indemnité (argent public) pour le fonctionnement de cette école privée.

Qui, à l’époque, à part la Libre Pensée 37, a dénoncé cela ?

UNE PETITE AGITATION QUI CACHE UN GRANDE CAPITULATION !

Les mêmes sont étrangement muets sur les écoles catholiques sous contrat d’association qui perçoivent globalement 12 milliards de fonds publics chaque année de la part de l’Etat et des collectivités.

Pourquoi ce silence quant à ces détournements permis par la loi Debré de 1959 ? Il est vrai que tous les gouvernements de droite comme de « gauche » de 1981 (PS-PCF), de 1988, de Jospin, de Hollande, n’ont jamais abrogé la loi Debré, ni d’ailleurs le concordat d’Alsace-Moselle. Pourquoi ce silence sur la loi du 26 juillet 2019 dite « loi pour l’école de la confiance »  qui, sous prétexte d’abaissement à 3 ans de l’obligation scolaire (alors que déjà près de 100% des enfants sont scolarisés), étend le financement public des classes maternelles catholiques sous contrat ?

Ce même petit groupement politique, qui se veut révolutionnaire, préfère parler dans un communiqué du 16/03/2022 de « négligence coupable de l’État vis-à-vis de sa mission républicaine première d’instruction publique… L’Etat a la prérogative d’empêcher que se développent les projets d’écoles hors contrat s aux relents obscurantistes dangereux. » Négligence coupable ?!! Les projets pédagogiques des écoles catholiques ne sont-ils ni dangereux ni obscurantistes ?

EN CONCLUSION

Il faut savoir démêler le faux du vrai. Mais une chose est certaine : ce n’est pas le rôle des laïques que d’appeler à la restriction des libertés, car on finit par se placer sur le même terrain que le gouvernement Macron dont on ose nous présenter la loi du 24 août 2021 comme une loi permettant d’agir pour défendre la laïcité , car on finit par être tous victimes du régime autoritaire, totalitaire, liberticide, qui se met en place. Dans cette dernière période, il y a eu assez de mesures liberticides, d’état d’urgence permanent, de restrictions du droit d’expression, de manifestation, assez de répression !

La Libre Pensée a estimé nécessaire de faire ces clarifications. Rejoignez la Libre Pensée !

Joué-lès-Tours, le 31 mars 2022

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