''Dans son étude du 19 décembre 2013, le CE a précisé la notion des « tiers » au service public qui ont « pour caractéristique soit de n’avoir aucune relation avec le service public, soit d’avoir une relation différente de celle des agents et des usagers ». Ces personnes, qui ne sont ni des élèves, ni des agents du service public, ont le droit, au même titre que les parents d’élèves, de manifester ostensiblement leurs convictions philosophiques ou religieuses.''
Mon point de vue corroboré par la fiche 22 du vademecum Education Nationale qui n'a pas à être reconsidérée!
Instrumentaliser la laïcité, la plus grande liberté, en en faisant au passage un racisme à peine déguisé! Telle est la rengaine des laïques à faux nez pour qui laïcité veut dire : interdits et remise en cause de la liberté de conscience pour une partie de la population. Ce sont les mêmes qui vous parlent de "vivre ensemble" de leur voix chevrotante!...
L'abondance de personnels fonctionnaires de l'Education Nationale, donc astreints à la neutralité confessionnelle dans l'exercice de leur fonction, permettrait d'éviter d'avoir recours aux parents d'élèves qui, dévoués à l'Ecole de la République, prennent parfois sur leurs congés pour rendre service aux enseignants.
■ Le 9 mai 2018, la Libre Pensée s’est adressée à monsieur Gérard Colomb, ministre de l’Intérieur pour lui demander de supprimer les aumôneries religieuses dans les commissariats de police deParis (mises en place après les attentats de 2015), car cette existence est contraire à la loi de 1905, qui ne prévoit des aumôneries que dans les établissements qui ne permettent pas aux personnes de sortir pour accomplir leur culte (Armée, Hôpitaux, Internats, Prisons). Son successeur nous répondra –t-il ?
LA RAISON, mensuel de la FNLP n°635 (Octobre 2018) est parue.
L'Edito de Jean-Sébastien Pierre, président de la FNLP
L’impératif catégorique de l’heure : défendre la loi de 1905 ! (Titre)
Continuons à faire le tour des proverbes météorologiques adaptés au calendrier républicain : vendémiaire brumeux, hiver ruineux. Le premier octobre nous sommes en effet le 10 vendémiaire, dixième jour de la nouvelle année. Bienvenue donc en l’an 227 (CCXXVII) de la République. Vendémiaire sera-t-il brumeux ? Aurons-nous donc un hiver froid ? Quoi qu’il en soit, nous savons d’avance que, du point de vue des media, ce sera en raison du réchauffement climatique puisque, qu’il pleuve, qu’il vente, que la canicule se manifeste, c’est l’explication unique, obligatoire et imposée.
Le dossier de la Raison est directement issu du congrès de la Libre Pensée qui s’est tenu à Saint-Herblain près de Nantes du 22 au 25 août 2018. Il reproduit le Manifeste de la Libre Pensée : « Ne touchez pas à la loi de 1905 ! », assorti de sa motion d’application. Nos lecteurs peuvent ainsi prendre connaissance de la réponse du congrès de la Fédération nationale de la Libre Pensée aux propos et aux actes du Président de la République Emmanuel Macron.
Un manifeste, c’est une déclaration publique d’intention. Il est signé de la Libre Pensée qui prend ainsi ses responsabilités. L’heure est grave, rappelons qu’Emmanuel Macron ne répond toujours pas à la demande d’audience de notre association : « Monsieur le Président, avez-vous l’intention d’abroger ou de modifier la loi de 1905 ? » Le Manifeste ici publié énumère les raisons de la défendre résolument et absolument.
La Libre Pensée est assurée de ne pas être seule dans ce combat. La laïcité est solidement ancrée dans le cœur de nos concitoyens. Les organisations laïques ne sauraient en accepter quelques remises en cause que ce soit. Nous les appelons, et cette adresse sera déclinée dans chaque département, à organiser des célébrations publiques les 8 et 9 décembre 2018 avec des délégations aux préfectures, représentantes de l’Etat : ne touchez pas à la loi de 1905 ! Celle-ci garantit la pleine liberté de conscience, elle est garante de la liberté d’opinion, du droit de croire ou de ne pas croire, elle a assuré 100 ans de paix religieuse dans notre pays. Dans quel sombre dessein faudrait-il « réparer » le lien « abimé » avec la religion ? Le Manifeste le rappelle : le lien n’est pas « abimé », il n’y a plus de lien. La Séparation sanctionne ou devrait sanctionner l’incompétence des organisations cultuelles en matière de décisions publiques et l’incompétence de l’Etat en matière d’organisation des cultes. Au lieu de cela, nous voyons se réitérer les tentatives d’organiser le culte musulman. Cela n’est pas sans rappeler l’organisation forcée du Consistoire Juif par Napoléon premier, sur fond de concordat. Et comment y aurait-il organisation de telle ou telle religion sans concordat ?
Le Manifeste revient sur le caractère contraire à la laïcité de la loi Debré, mère de l’ensemble des lois antilaïques suivantes. Oui, l’Ecole privée confessionnelle est œuvre d’Eglise, avec ou sans contrat d’association ! Oui, l’exigence de son abrogation grandit ! Si nous avons été seuls, pendant des décennies, à maintenir ce mot d’ordre « fonds publics à la seule Ecole publique », et à nous revendiquer du Serment de Vincennes de 1960, ce n’est plus le cas, la revendication de l’arrêt de ce monstrueux détournement de fonds publics se développe, ne nous en plaignons pas.
Vous trouverez dans ce dossier consacré au Manifeste la liste, inquiétante, des diverses déclarations du gouvernement devant les religions ès qualité : catholique, musulmane, juive, protestante. Devant la conférence des évêques de France, les déclarations et appels d’Emmanuel Macron sont particulièrement choquants, de même que son acceptation du titre de chanoine de Latran.
Au fil de ce numéro, saluons un événement : la parution du livre de notre camarade Louis Couturier, Les Libres Penseurs et leurs internationales. En complément, vous pourrez lire également le discours de Christian Eyschen au nom de l’AILP au congrès. Chers lecteurs, ne ratez pas ce livre, même s’il vous semble un peu onéreux. Vous y découvrirez comment la Libre Pensée française a toujours été connectée aux mouvements semblables du monde entier, comment la Libre Pensée internationale a été divisée et fragmentée par ce que l’on a appelé la guerre froide, et comment l’AILP renoue avec cette grande tradition mondiale. C’est un magnifique document !
Sur le terrain de la science et des libertés, le Conseil d’Etat vient de rendre public ses conclusions en vue de la prochaine révision de la loi de bioéthique. Vous trouverez, dans l’article de Dominique Goussot de nombreuses raisons de craindre et des faibles d’espérer. Nous prendrons évidemment les positions adéquates lorsque nous en saurons plus.
Bonne lecture !
Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée
Un Comité consultatif national d’Ethique (CCNE) bien timide
Dans son avis du 25 septembre 2018, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) repousse l’essentiel des avancées que la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP) souhaite en la matière, mais en consent au moins deux, de portée limitée et d’importance inégale.
Frilosité en matière de procréation
En premier lieu, la Libre Pensée se réjouit que le CCNE, dans la continuité de son avis n° 126 du 15 juin 2017 et à l’instar du Conseil d’État en juillet dernier, persiste à recommander l’extension de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes homosexuelles et célibataires, reconnaissant ainsi publiquement la souffrance d’un désir d’enfant inassouvi et accepte, au surplus, « […] sans l’encourager, une autoconservation ovocytaire de précaution, à toutes les femmes qui le souhaitent, après avis médical (avec pour seules restrictions des limites d’âge minimales et maximales). »
Toutefois, la Libre Pensée regrette que cet élargissement soit limité à la seule insémination artificielle avec donneur. En effet, en cas d’échec de cette technique, du fait notamment d’une stérilité, ces femmes doivent pouvoir également bénéficier de la fécondation in vitro (FIV) avec donneur, de la même façon que les couples hétérosexuels. Cela suppose, en l’espèce, de lever l’interdiction actuelle des FIV susceptibles d’être réalisées à partir d’un double don d’ovocyte et de sperme. Par ailleurs, la Libre Pensée désapprouve que la CCNE repousse la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), en raison « […] de l’augmentation du nombre de GPA qui sont, en réalité, des productions d’enfants à des fins d’adoption entre personnes privées […] »
Pour la Libre Pensée, afin notamment de prévenir un tourisme procréatif réservé à ceux qui en ont les moyens, cette évolution doit, au contraire, conduire le législateur à rendre possible la GPA en France en l’inscrivant dans un cadre légal et non purement contractuel à titre onéreux, sous la surveillance de l’Agence de la biomédecine (ABM), et à offrir ainsi aux couples homosexuels masculins une réponse à leur désir d’enfant, l’adoption ne pouvant être qu’une solution marginale. Enfin, la Libre Pensée regrette que le CCNE recommande la levée partielle de l’anonymat des donneurs de gamètes, dans la mesure où elle conduira à une chute des dons, et par suite, à une raréfaction des ressources biologiques nécessaires à la réalisation des actes de PMA, notamment en faveur des femmes homosexuelles et célibataires.
Frilosité en matière de recherche sur l’embryon humain
En deuxième lieu, la Libre Pensée observe avec satisfaction que le CCNE recommande qu’en matière de recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) « […] la loi – au lieu de définir avec précision ce qui est autorisé ou interdit – institue le cadre et définisse des garde-fous, des limites à ne pas franchir et délègue à une instance ad hoc la responsabilité d’évaluer de façon rigoureuse, mais avec une marge d’interprétation importante, les modalités de réalisation et ses éventuelles applications d’un projet de recherche. » A cette fin, lors de son audition par le CCNE, la Libre Pensée avait préconisé de soumettre les projets de recherche, tant sur l’embryon que sur les cellules souches embryonnaires humaines, à un simple régime de déclaration, assortie d’un avis scientifique du conseil d’orientation de l’ABM. Elle constate que le CCNE s’est rangé à son avis, s’agissant CSEh dont il reconnaît qu’elles « […] ont un intérêt majeur en recherche. »
Toutefois, la Libre Pensée regrette que le CCNE persiste à vouloir soumettre les projets de recherche sur l’embryon humain, dont il souligne pourtant que le « […] développement précoce […] et ses mécanismes […] deviennent accessibles à la connaissance […] », à un régime d’autorisation, certes moins strictement encadré, sous réserve du sort juridique particulier à définir pour les embryons transgéniques (autorisés par la convention d’Oviedo tant qu’ils demeurent voués à la recherche) et chimériques (mi-humains, mi-animaux). Elle maintient qu’un système de simple déclaration, surveillé par la communauté scientifique, peut seul libérer les énergies nécessaires pour permettre à la France de demeurer dans la course de la recherche sur l’embryon humain.
Obstination dans le refus d’une aide à mourir
La Libre Pensée déplore que le CCNE, dans la continuité de son avis n° 121 du 13 juin 2013, persiste à s’opposer à l’ouverture aux malades en fin de vie, atteints d’une affection incurable provoquant des souffrances physiques et psychiques intolérables, le droit à demander une aide médicale à mourir. En 2013, le CCNE indiquait qu’ « En ce qui concerne le droit d’une personne en fin de vie à avoir accès, à sa demande, à un acte médical visant à accélérer son décès, et/ou le droit à une assistance au suicide, le Comité n’a pas abouti à l’expression d’une réflexion et de propositions unanimement partagées. / La majorité des membres du Comité expriment des réserves majeures et recommandent de ne pas modifier la loi actuelle, estimant qu’elle opère une distinction essentielle et utile entre « laisser mourir » et « faire mourir » […] »
Cinq ans plus tard, il écrit « La loi Claeys-Leonetti [du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie] relative aux droits des malades et à la fin de vie (2016) a évolué dans le sens d’un plus grand respect de l’autonomie de la personne malade. […] Cette évolution en direction d’un interdit de ce que l’on appelait avant « l’acharnement thérapeutique », de nouveaux droits et, en particulier, l’introduction d’un droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès dans des circonstances bien précises permettent de répondre à la très grande majorité des situations complexes de fin de vie…., à condition que la loi soit connue etréellement appliquée. » Par suite, il recommande « de ne pas modifier la loi existante sur la fin de vie (loi Claeys-Leonetti) et insiste sur l’impérieuse nécessité que cette loi soit mieux connue, mieux appliquée et mieux respectée. »
La Libre Pensée maintient qu’il devient urgent de créer un droit à une aide médicale à mourir, à l’instar de ce qui se pratique dans de nombreux pays, notamment la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. A plus de quatre-vingt-dix pour cent, la population le demande. Quatre mille euthanasies clandestines seraient réalisées, sans cadre légal, dans les hôpitaux français. Surtout, la liberté de conscience reconnue à chacun et protégée par la loi du 9 décembre 1905, concernant la Séparation des Églises et de l’État doit pouvoir s’exercer jusqu’au moment ultime, lorsque la souffrance devient insupportable.
La Fédération nationale de la Libre Pensée assure de son soutien plein et entier l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dans ce juste combat.
La Libre Pensée rappelle ses revendications :
Ouvrir l’accès pour toutes les femmes à l’ensemble des techniques de PMA
Mention Spéciale du Jury de L'Oeil d'Or - Cannes 2018
La Roya, vallée du sud de la France frontalière avec l'Italie. Cédric Herrou, agriculteur, y cultive ses oliviers. Le jour où il croise la route des réfu- giés, il décide, avec d’autres habitants de la vallée, de les accueillir et de les aider à déposer leur demande d'asile. Mais en agissant ainsi, il est considéré hors la loi... Michel Toesca, ami de longue date de Cédric et habitant aussi de la Roya, a partici- pé et filmé, durant trois ans, cette résistance citoyenne. Ce film est l'histoire du combat de Cédric et de tant d’autres.
Rencontre à Ciné Toiles avec le réalisateur Michel Toesca.
Débat animé par Jean-Louis Odekerken (Attac 04).
Tarif préférentiel unique 6 euros et cartes abonnement acceptées.Préventes disponibles à Ciné Toiles (Digne les Bains).
Une soirée en partenariat avec Attac 04, La Ligue des Droits de l’Hommes 04, Réseau Éducation Sans Frontières 04 et les Amis de l’Humanité.
Nota: La Libre Pensée défend et promeut la forme républicaine de la société et de l’Etat:Rappel: Constitution de la Ière République:
Depuis la Révolution française, la République a été une terre d’accueil pour les étrangers, un phare qui dans l’obscurité de la barbarie permettait aux plus démunis de cheminer vers une lueur d’espoir, de vie. Déjà, dans sa constitution de 1793, l’article 4 de l’Acte constitutionnel et rédigé ainsi:
« - Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ;
–Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ;
–Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité,
est admis à l'exercice des Droits de citoyen français».
Mais aussi:
« Le Peuple français est l'ami et l'allié naturel des peuples libres.» (Article 118), et « Il ne s'immisce point dans le gouvernement des autres nations ; il ne souffre pas que les autres nations s'immiscent dans le sien.» (Article 119), « Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. - Il le refuse aux tyrans.» (Article 120).
Rejeter ces migrants, c’est devenir étranger à soi-même, à sa propre humanité, à l’œuvre de la Révolution et de la République
... Où l’on voit ce qu’est devenue la République sous son appellation de “5ème” du nom ....depuis le coup d’Etat du 13 mai 1958!
A qui ce manifeste fait-il un cadeau en déclarant: "Nous ne ferons pas à l'extrême droite le cadeau de laisser croire qu'elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions en même temps que ses réponses." et en passant sous silence la responsabilité notoire partagée par E. Macron et l'UE...?!
Auteur du livre :« L’immigration de peuplement en France au XXIe siècle; éd. Edilivre, 2014.
Il est recommandé de proposer aux bibliothèques municipales et universitaires de l'acquérir pour permettre à un large public de le lire gratuitement.
A toutes fins utiles, contacter l'auteur au: irc84@yahoo.fr
* * *
Je me permets de vous envoyer ce texte comme contribution de ma part:
Un rappel sur le pillage du tiers-monde et ses conséquences
(Par Chérif Boudelal El-Boukhdachi)
Des politiciens et médias occidentaux parlent souvent des conséquences des migrants qui arrivent chez eux sans parler de leurs causes, et ce afin de laisser leurs peuples dans l’ignorance de la vérité historique, c’est-à-dire le pillage des richesses des pays du tiers monde par les sociétés multinationales occidentales en affamant leurs peuples.
Ils parlent du « terrorisme islamique » sans parler de ceux qui agissent dans l’ombre (qui n’ont aucun rapport avec l’Islam), qui planifient les attentats, financent les terroristes, leur livrent des armes et leur donnent des ordres à exécuter. Autrement dit ceux qui donnent des ordres aux mercenaires en agissant pour le compte des services occultes au sein des Administrations des États qui ont des intérêts à ternir l’image des Arabe et des Musulman à des fins idéologiques, et à déstabiliser le monde arabo-musulman. Ces agents agissent de façon ultra secrète, à l’instar du « Service d’Action Civique » en France, des années 1950-1960-1970 : « La pègre embusquée » composée de truands de tout acabit au sein même des services de l’État, à l’insu de son chef bien entendu - voir le livre de Patrice Chairoff : « dossier b comme barbouze », éd. Alain Moreau, 1975.
Quant aux exécutants sont recrutés bien sûr parmi les jeunes exclus des sociétés occidentales, les choisissant au sein des communautés musulmanes pour justifier leurs accusations contre un « Islam extrémiste/radical » qui attaque « leur démocratie », soit par jalousie soit par haine. Et quand le terroriste est de « souche européenne », on le présente à l’opinion comme étant « un converti », pour enfoncer encore le clou et accuser l’Islam comme étant violent de nature, et de surcroît il détoure leurs enfants du droit chemin.
Bien entendu les recruteurs sont choisis parmi les connaisseurs de l’Islam (des mercenaires arabisants) pour pouvoir influencer leurs futures victimes, qui sont généralement des laissés-pour-compte parmi les jeunes exclus qui n’ont rien à perdre, auxquels on propose des sommes d’argent colossales pour commettre des attentats, tuer des innocents et se faire tuer eux-mêmes au nom de l’Islam - en leur « assurant une place au paradis » s’ils sont morts ! Alors que ces jeunes ignorent tout de cette religion hormis quelques phrases qu’on leur fait apprendre par cœur, comme « Allah Akbar » ; une phrase devenue stéréotype mêlée à toutes les sauces médiatiques. Celle-ci est prononcée par tous les exécutants du terrorisme, partout dans le monde, pour ne laisser aucun doute sur l’identification du terroriste en question : il ne peut être que musulman. Et, malheureusement, une partie de l’opinion avale tout ce que les médias lui rapportent.
Le terrorisme économique des plus forts
L’ordre économique mondial instauré par les grandes puissances occidentales, sous le patronage des USA, s’est distingué par le pillage des richesses naturelles des pays du tiers-monde et l’appauvrissement de leurs peuples. Ce pillage est la cause directe de l’exode d’une partie importante des ressortissants de ces pays appauvris, vers les pays occidentaux les plus riches. Ceux qui s’indignent aujourd’hui de voir déjà « la France africaine » - c’est le titre de l’un des livres de Jean-Paul Gourévitch « spécialiste de l’immigration » - n’expliquent pas à leur peuple ou à leurs lecteurs pourquoi ces migrants abandonnent leurs pays et leurs familles pour venir chercher du travail chez eux.
La réalité est tellement simple à voir, à entendre et à comprendre que les spéculateurs de la misère ne veulent pas en entendre parler. Ils ne veulent pas en savoir soit par « pudeur » soit par indifférence, voire par mépris envers ceux qui souffrent de cette misère que leurs sociétés multinationales leur ont créée en pillant leurs richesses.
Hier ces peuples souffraient de l’occupation de leurs pays et de la spoliation de leurs richesses par les colons qui les occupaient, aujourd’hui ils continuent de souffrir de la pauvreté car leurs richesses sont encore spoliées par les sociétés économiques occidentales, sous la bonne protection de leurs bases militaires implantées sur place. Voilà un terrorisme d’État exercé par les grandes puissances contre les pays du tiers-monde et leurs peuples. Et si on ajoute à tout ça les guerres que les puissances occidentales inventent chez ces peuples en les divisant et poussant à entre-tuer mutuellement aux profits des fabricants et vendeurs d’armes.
Ce sont ces informations que les médias, les politiques et les intellectuels français qui devraient donner à leurs concitoyens avant de s’étonner des flux migratoires qui « envahissent » leur pays.
Au risque de surprendre, je voudrais donner , et étayer, mon point de vue singulier sur la question de l’immigration, du dumping social et fiscal et tenter de démêler qui est le premier de l’œuf ou de la poule. Je fonde mon propos sur l’observation d’une série de faits.
1)Depuis 2013, avec d’autres, je lance l’alerte sur le Dumping social qui affecte le chantier ITER. Pour ne pas me répéter, je renvoie à mon blog sur lequel j’ai consacré 37 articles à la question. (https://blogs.mediapart.fr/claude-testaniere)
2)Dans la campagne manosquine, grande région agricole, qu’il s’agisse du repiquage des plans de lavandin , ou des vendanges , nous voyons régulièrement des cohortes de dizaines de travailleurs étrangers s’activant dans des tâches harassantes. Je dis « travailleurs étrangers » car ils arrivent et repartent dans des véhicules immatriculés en Espagne souvent . Ayant tenté de m’approcher d’eux pour parler de leur travail , sur un ton badin et plein d’humanité comme je le fais avec mon voisin agriculteur quand il vient labourer ou semer, je me suis toujours fait repousser par un chef de groupe dissuasif. Dans ces conditions, il m’était extrèmement difficile d’en savoir plus mais suffisamment tout de même pour savoir que peu c’est déjà trop ! Dans ces conditions, je me dis : « Qu’a donc le chef d’exploitation à cacher qui craint ainsi la mise en lumière ? » Les lucifuges et les les photophobes m’ont toujours beaucoup intéressé.
3)Marcheur en montagne, au cours du printemps et de l’été, j’ai croisé des bergers et des bergères avec leurs troupeaux. A Authon j’ai croisé une sympathique bergère, diplômée après avoir été formée dans une école de pastoralisme. A Engins, ce sont des amis de 35 ans responsables de leur exploitation, qui gardent leur troupeau de 1000 têtes de manière alternative. Par contre, à Larche j’ai croisé 3 ou 4 bergers Roumains et Afghans. J’ai alors opéré un bref retour sur mon passé. Soit comme Conseiller d’Orientation Psychologue, soit comme chef d’établissement, j’ai rencontré dans ma carrière des élèves qui envisageaient la carrière de Berger. Pour ce faire, ils suivaient une formation, qui pendant un temps était assurée par le Lycée de Carmejane (04), mais pas que. Dans notre pays, il faut être titulaire d’un certificat pour assurer la gestion technique d'un élevage ovin en vue d'atteindre des objectifs qualitatifs et quantitatifs optimaux, s’occuper de l'alimentation, des pâturages, de la reproduction, de l'agnelage, mettre en œuvre la sélection et assurer la gestion sanitaire de son troupeau. Mais également entretenir et aménager les bâtiments et équipements de la bergerie, gérer les chiens de berger, voire transformer et commercialiser les produits de son élevage. Pour cela, le titulaire du diplôme organise et supervise les différentes activités, participe aux travaux et peut encadrer du personnel. Il exerce son activité au sein d'une exploitation agricole, une station technique, un centre d'expérimentation ou un atelier de production animale ovine. Toutes ces compétences, connaissances et qualifications lui sont reconnues dans une convention collective « Berger/vacher » [1] . Qui peut croire que ces bergers Roumains ou Afghans avaient une connaissance parfaite de cette règlementation ?
Alors j’ai posé la question à un chef d’exploitation que je connais qui m’a répondu tout de go : « Un Roumain ou un Afghan coûte juste moins cher parce qu’on ne paie pas les charges [2]! »
Que ressort-il de ces trois constats ?
Prendre la question de l’immigration sous l’angle d’ une volonté des étrangers de vouloir submerger notre pays est juste stupide.
Par contre, que des chefs d’entreprises, des patrons, utilisent cette main d’œuvre victime soit de la guerre soit des difficultés économique dans leur pays d’origine est criminel.
Chacun comprend que les sources de tension sont potentiellement là.
[1]Dans la plupart des départements, le contrat du berger/vacher est régi par la convention collective départementale des exploitations agricoles à laquelle il est rattaché. Notez que la convention collective qui s’applique est celle du siège de l’employeur.http://maisonduberger.com/contrat-et-droit/
[2]Vous avez compris que ce qu’il appelle « charges » ce sont les « cotisations sociales » partie intégrante du salaire.
J’observe mon pays et je ne le reconnais plus. Les migrants ont été pratiques pour distraire de tous les problèmes sociaux.(...)
Salvini profite de l’attitude de la France vis à vis des migrants pour dire 'la France ne peut pas nous donner de leçon'». La France et l’Europe se comportent comme une forteresse.
Les Africains doivent avoir des visas pour travailler. Il y a beaucoup de désinformation : 100 000 personnes, ce n’est pas une invasion c’est un don. L’Italie se vide, on a besoin de ces gens."
La Confédération Force Ouvrière soutient la demande
de Réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple
Une cause qui avance sans cesse et que nul ne pourra faire taire !
Nous publions ci-contre l’éditorial de Pascal Pavageau de ce jour, Secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière. Il rappelle l’action de toujours de cette centrale syndicale pour la paix. Il écrit ainsi : « Ce 21 septembre 2018 marque aussi le centenaire de la Première Guerre mondiale. Parmi les millions de morts, plusieurs centaines de « Fusillés pour l’exemple » : pour la France, plus de 600 soldats tombés sous les balles françaises pour « désobéissance militaire ». Il est grand temps que justice soit rendue, cent ans après, et il est indispensable de soutenir la demande d’une réhabilitation collective de ces hommes, victimes d’une discipline poussée à son extrême, exécutés pour avoir dit non à l’horreur, pour avoir voulu vivre. »
* * *
L’Association internationale de la Libre Pensée (AILP) a décidé de faire du 20 septembre de chaque année sa journée internationale en hommage à Guiseppe Garibaldi « Héros des deux mondes ». Cette année, la Libre Pensée a décidé de rejoindre, partout où cela est possible, les marches pour la paix à l’initiative du Mouvement de la Paix, le samedi 22 septembre 2018. Pour connaitre les rassemblements du Mouvement de la Paix : http://www.21septembre.org/evenements/
Savez-vous que…
Il a été annoncé sur un air de sonnerie militaire que Donald Trump allait participer au défilé et à la parade pour le centième anniversaire du 11 novembre 1918. Cela n’a l’air de rien, mais c’esttrès significatif. Depuis 1918, il n’y a jamais eu de défilé militaire pour le 11 novembre, sauf le 11 novembre 1944, qui a mélangé les civils et les militaires. C’était la Libération. Mais autrement, JAMAIS il n’y a eu de parade militaire à cette occasion. Les anciens combattants, les soldats, les victimes de guerre, les « gueules cassées » ont interdit depuis 1918, la glorification de la guerre le 11 novembre. Le défilé de la « Victoire », c’était le 14 juillet 1919. Les 14 juillet, il y a depuis ledéfilé militaire pour « exalter » la force militaire de l’impérialisme français.
Les survivants de la boucherie impérialiste de 1914-1918 ont imposé que le 11 novembre prenne un caractère contre la guerre, pour la paix et l’entente entre les peuples. « Plus jamais cela ! ». Et on nous annonce qu’Emmanuel Macron et Donald Trump vont présider un défilé militaire à Paris le 11 novembre 2018 !
Le symbole est clair :
c’est la guerre qui dure, c’est la guerre qui vient.
C’est la guerre comme seul horizon.
La Libre Pensée organisera, comme à son habitude, une centaine de rassemblements le 11 novembre pour que« maudite soit la guerre », toutes les guerres. Le 6 avril 2019, à Chauny dans l’Aisne, nous inaugurerons le Monument en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale. Nous sommes en train de finir de récolter la somme nécessaire pour cela. Leprojet de monument est déjà décidé. Le 6 avril 2019, c’est le centième anniversaire du rassemblement du 6 avril 1919 de 100 000 personnes contre l’assassinat de Jean Jaurès.
Nous dirons Non à la guerre d’hier,
Non aux guerres d’aujourd’hui !
La Libre Pensée appelle à participer aux marches du Mouvement de la Paix le 22 septembre 2018