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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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"Divide et impera" Diviser et régner, une maxime aussi vieille que la domination de l'homme sur l'homme..

18 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

"Divide et impera"

 

Diviser et régner,

une maxime aussi vieille

que la domination de l'homme sur l'homme ...

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DIGNE LES BAINS

La coordination Marche des Libertés appelait:

Télécharger « MDL04 17 07 21 DIGE.doc »

 

"Divide et impera"     Diviser et régner,  une maxime aussi vieille que la domination de l'homme sur l'homme..

"Divide et impera"     Diviser et régner,  une maxime aussi vieille que la domination de l'homme sur l'homme..

"Divide et impera"     Diviser et régner,  une maxime aussi vieille que la domination de l'homme sur l'homme..

"Divide et impera"     Diviser et régner,  une maxime aussi vieille que la domination de l'homme sur l'homme..

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La Libre Pensée honore le Chevalier de la Barre dans toute la France

13 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

La Libre Pensée honore le Chevalier de la Barre dans toute la France

Figure légendaire de la cause libre penseuse et victime des crimes de l’Église catholique, le Chevalier de la Barre a toujours été honoré par la Libre Pensée.

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Les Confédérations ouvrières CGT et CGT-FO contre la loi « Séparatisme » et ses conséquences : Obin, à la benne !

13 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

La Libre Pensée informe :
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Les Confédérations ouvrières CGT et CGT-FO contre la loi « Séparatisme » et ses conséquences : Obin, à la benne !

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Intervention CGT au CNESER

Sur le point « formation obligatoire des personnels enseignants et d’éducation concernant la laïcité et les valeurs de la République« 

Montreuil, le mardi 6 juillet 2021

Cet arrêté, citons le texte de présentation que nous avons reçu pour ce CNESER, « répond à l’ambition portée à la fois par le projet de loi confortant le respect des valeurs de la République, et par le rapport d’étape remis au ministre par l’inspecteur général honoraire Obin… ».

Cet arrêté répond donc à une double ambition dont nous ne voulons pas.

Rappelons  :
D’une part que ce projet de loi, adopté en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale le 1er juillet est toujours un projet, et d’autre part, qu’il est largement controversé : en particulier la CGT, qui, tout en rappelant son attachement aux valeurs de la République « liberté, égalité, fraternité » et l’importance de la lutte contre la montée des obscurantismes, fustige depuis des mois un texte sécuritaire et idéologique, globalement punitif et qui instaure avant tout de nouveaux outils juridiques de sanctions.

Une tribune publiée dans Le Monde fin janvier dernier par un collectif d’associations, d’organisations de syndicats, dont la CGT, le rappelle :

« Présentée par le premier ministre comme une loi de liberté, elle n’impose que des interdits, de nouveaux délits pénaux et des contrôles de toute la population. Ce projet, dans la lignée d’autres tout aussi liberticides dont celui relatif à la sécurité globale, est dangereux car il franchit une ligne rouge en prenant le risque de rompre l’équilibre historique trouvé par les grandes lois laïques de 1882, 1901 et 1905. »

La CGT considère que l’engagement de l’État pour le respect des principes de la République doit s’appuyer sur les fondations du préambule de la constitution de 1946 : « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. ». A ce titre, l’urgence du gouvernement devrait être de réinvestir dans les services publics, en particulier ceux de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche afin de ne laisser aucun territoire, aucune population de côté : « Il n’y aura pas de mobilisation réelle contre les dérives sectaires sans une lutte contre les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, contre toutes les exclusions, les discriminations et le racisme. »

Le rapport Obin, quant à lui, qui jamais ne définit ce que sont la laïcité ou les valeurs de la République, met en cause des responsables de sites universitaires, citons « Naïveté, incompétence, complaisance » quand il est fait mention de « ces promoteurs d’une nouvelle laïcité « concordataire » » ou encore « d’égéries de la mouvance « décoloniale » ». Citons encore : « En guise de formation à la laïcité, on inflige parfois aux étudiants des cours ou des mémoires portant sur la « déconstruction » du discours officiel sur la laïcité, prétendant mettre à jour le « racisme systémique » d’un État « post-colonial » et « islamophobe ».

Ce rapport prévoit l’embrigadement des maîtres pour endoctriner les élèves : monsieur Obin fustige ces professeurs qui n’acceptent toujours pas qu’on substitue à leur indépendance acquise en 1945, « l’ éthique professionnelle, la déontologie et l’esprit de responsabilité de futurs fonctionnaires. »

Prévoyant une formation continue obligatoire, ainsi qu’une « épreuve » « laïcité et valeurs de la république » dans les concours de recrutement, il redoute d’éventuelles « réticences » à appliquer certaines propositions du rapport et en appelle à la vigilance contre « le corporatisme enseignant ».

La logique du « rapport Obin » est donc celle d’une « laïcité » disciplinaire et réactionnaire, une « laïcité » de la mise au pas : mettre au pas les élèves qui questionnent ; mettre au pas les enseignant·es qui luttent pour pouvoir travailler correctement ; mettre au pas les formateurs et formatrices, les cadres intermédiaires qui réfléchissent pour comprendre ; mettre au pas enfin les universitaires accusé·es de judéo-bolchévisme hier, d’islamo-gauchisme aujourd’hui !

Nous défendons l’héritage et l’actualité de la république laïque, démocratique, émancipatrice et sociale, qui fait vivre concrètement les principes de liberté et d‘égalité et qui combat toutes les formes de discrimination.

Nous les défendons contre votre laïcité, devenue une arme pour discipliner les corps et les esprits des « classes dangereuses ». Cette conception n’est pas la nôtre. La laïcité repose sur la liberté de conscience et de culte et la neutralité de l’État, dans la droite lignée de la loi de 1905.

La Fédération nationale de la Libre Pensée le rappelle : La laïcité dans une démocratie interdit mais n’oblige pas. Les enseignants ne sont pas les propagandistes d’une pseudo-laïcité d’État ou de « valeurs morales » à opposer à un hypothétique esprit communautariste qui menacerait la République une et indivisible. « Valeurs morales » qui, par contre, nourrissent chaque jour un peu plus le racisme et la xénophobie dans l’espace public.

La CGT reste attachée à la loi de 1905, et plus particulièrement à ses deux premiers articles : la liberté de conscience « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes » (art. 1) et la neutralité de l’Etat « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » (art. 2).

Comment se fait-il que le prétendu « expert Laïcité » Obin qui se permet de fustiger les collègues, ne cite même pas ces 2 articles dans son rapport ?

Comment comprendre toutes les diatribes sur la laïcité de la part de ce gouvernement qui (comme les précédents) subventionne et reconnaît l’enseignement privé largement confessionnel. Pour exemple, dans le Supérieur, l’annexe d’un projet de décret créant des contrats post-doctoraux de droit privé, énumère la liste les EESPIG (établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) qui sont autorisés à utiliser ces post-docs. C’est édifiant : la majorité sont des établissements à caractère confessionnel :

– Instituts catholiques de Lyon, Rennes, Paris, Lille, Toulouse
– ICES (C=catholique) de La Roche sur Yon
– ICAM (C=catholique) Lille, Toulouse, Paris Sénart, Ouest (Bretagne, Vendée, Nantes)
– ECAM (C=catholique) Rennes, Lyon, Strasbourg
– Facultés libres de l’Ouest (FLO/UCO Angers)
– Faculté libre de Philosophie comparée (IPC)
– Instituts protestants de théologie (Montpellier, Paris)
– … (Sans compter toutes les écoles de business, de management, de commerces… )

Pour résumer, contrairement à l’instrumentalisation que veut faire de la laïcité ce gouvernement, « La laïcité ne sépare pas l’homme de la religion, elle sépare l’État de la religion ! ». S’il est un point à améliorer et à développer, c’est bien celui-ci ! L’État et les collectivités territoriales ne cessent d’augmenter leurs subventions aux écoles privées, très majoritairement confessionnelles, au détriment du service public laïque d’enseignement. Nous dénonçons l’instrumentalisation du principe de laïcité, dévoyé de son sens réel, celui d’un principe régissant l’État et ses institutions et non pas la vie des individus.

Nous dénonçons la reconnaissance par l’État des EESPIG, le service public de l’ESR devant être réalisé par des établissements publics. La CGT revendique le retour au monopole de l’État de la collation des grades et, comme conséquence, l’abrogation de l’accord Kouchner/Vatican reconnaissant les diplômes religieux et laïques des instituts catholiques (décret n° 2009-427 du 16 avril 2009).

Cette dérive sert un double mouvement : un contrôle nouveau des faits et gestes des individus, une démission de l’État lorsqu’il devrait protéger l’enseignement public et laïque, ainsi que les franchises universitaires, conquises de haute lutte. Les protéger contre les ingérences du pouvoir et du clergé, contre les idéologies politiques, communautaristes mais aussi contre les injonctions économiques et commerciales. Hélas, laisser pénétrer les forces de police dans l’Université, vouloir y interdire tel ou tel vêtement, remettre en cause les libertés académiques des enseignantes-chercheuses et des enseignants-chercheurs sont autant d’atteintes aux franchises universitaires, franchises qui font des universités publiques des biens communs ouverts à tous, préservant la liberté absolue du savoir et de la recherche.

Aujourd’hui comme hier, la CGT continuera à défendre ces franchises universitaires, y compris contre les lois et mesures liberticides de ce gouvernement !

 

 

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« Formation à la laïcité et aux valeurs de la République » Intervention CGT-FO au CNESER du 6 juillet

La « formation à la laïcité et aux valeurs de la République » que la ministre veut instituer se situe dans la lignée de sa demande aux instances universitaires de constituer des commissions d’enquête contre le prétendu « islamo-gauchisme » qui selon elle gangrènerait l’université.

Cette formation serait plus justement une mise en conformité avec la politique et les besoins de l’actuel gouvernement, et reviendrait à demander aux universitaires d’enseigner aux futurs enseignants des notions étrangères à leurs missions et à leur indépendance. La notion de « valeurs de la République » répond nécessairement à une orientation politique et un point de vue personnel quand les missions de l’École de la République doivent être avant tout centrées sur l’instruction et la transmission des connaissances.

Concernant le cahier des charges « Former à la laïcité et aux valeurs de la République », la FNEC FP-FO réaffirme que la laïcité n’est pas une valeur à débattre, mais un principe qui doit s’appliquer. Cela implique par exemple de donner tous les fonds publics à la seule École publique et d’abroger toutes les lois anti-laïques, des lois Debré jusqu’à la loi dite « pour une École de la confiance » qui renforce encore le financement public aux écoles maternelles privées.

La formation continue doit être choisie par les personnels et non imposée. Pour toutes ces raisons, nous ne sommes pas demandeurs de formations obligatoires « valeurs de la République » et nous prononçons contre leur organisation.

 

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IRELP: « Pas d’histoire sans archives »

8 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

Irelp

  Gestionnaire de la Bibliothèque d'Entraide et Solidarité

204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris

 e-mail : irelp@laposte.net

 

Paris, le 8 juillet 2021

 

« Pas d’histoire sans archives »

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https://oxi90.com/JOLWSDT88/3672FAFCDB4340CDB1D147CC666FBED7.php

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DECLARATION COMMUNE FNLP-ADMD

5 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

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La Libre Pensée informe : La Fnec-FP-FO soutient le collectif anti-SNU.

3 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

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PDF: https://www.fnlp.fr/wp-content/uploads/2021/07/2021-CP-courrier-collectif-anti-SNU.pdf

https://www.fnlp.fr/2021/07/01/la-libre-pensee-informe-la-fnec-fp-fo-soutient-le-collectif-anti-snu/

 

La Libre Pensée informe : La FNEC FP FO soutient le collectif anti-SNU

Chers camarades,
Au nom de la FNEC FP-FO, je tiens à vous adresser ce message de soutien au collectif. La FNEC FP-FO revendique l’abrogation du Service National Universel.
Le SNU s’inscrit dans une logique que la FNEC FP-FO combat : la remise en cause du cadre institutionnel de la laïcité et la neutralité du service public de l’instruction ; la dénaturation des missions historiques de l’Éducation populaire ; la déqualification de la jeunesse ; la remise en cause de l’accès à l’instruction et à la culture ; la destruction des garanties collectives des salariés du public comme du privé.

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Jean-Michel Blanquer, Ministre de la Rééducation nationale

2 Juillet 2021 , Rédigé par librepensee04

Jean-Michel Blanquer, Ministre de la Rééducation nationale
 

Prolongeant les lois xénophobes sur la Sécurité et sur les « Principes » de la République (le Séparatisme), JM Blanquer annonce un grand de plan de rééducation à la « laïcité » de tous les personnels de tous statuts de l’Éducation nationale et des Collectivités exerçant dans l’enseignement. Il s’agit de quadriller le pays avec 1 000 formateurs de formateurs et des « référents VLR, Valeurs de la République » à tous les niveaux. Ces « référents » et « équipes académiques VLR » ont deux « types de mission » : – auxiliaires de la police pour signaler des élèves et adultes « soupçonnés de radicalisation », et « aider et soutenir » les personnels, dans les conditions qu’on va voir plus loin.

Le ministre s’appuie sur un rapport qu’il a demandé à l’ancien Inspecteur Général, JL Obin. Ce dernier vient d’être l’invité d’honneur de l’émission de divertissement C-à-vous sur la 5, où il a annoncé que le pays allait à une guerre civile, que le courage du ministre Blanquer allait peut-être permettre d’éviter. Eric Zemmour a de la concurrence.

Élément de la diversion organisée par les gouvernements depuis des années pour mieux faire passer leurs mesures rétrogrades, JL Obin est connu pour son obsession à instrumentaliser la référence à la laïcité afin de viser la population musulmane ou censée l’être. Pourtant en 2005, le cabinet Fillon lui-même, n’avait pu utiliser un premier rapport Obin sur le même sujet, au vu de la faiblesse de ses données. JM Blanquer semble aujourd’hui, moins exigeant.

Le point de départ du rapport s’appuie sur l’article 1 du Code de l’Éducation tel qu’il avait été modifié justement par la loi Fillon de 2004, donnant à l’École comme tâche essentielle, non plus la transmission des connaissances mais celle de « faire partager aux élèves les valeurs de la République ».

Comme l’indique le Dictionnaire historique de la langue française (Editions Robert), chacun peut donner sa définition du mot « valeur » suivant son « jugement personnel », « s’accordant plus ou moins avec le jugement de l’époque. » On peut, par exemple, ne pas partager le « jugement » de l’homme politique François Fillon, auteur de cette loi, sur ce qu’est sa conception des « valeurs de la république »…

En revanche, on sait ce que sont les connaissances dans les différentes disciplines enseignées à l’École. Mais Monsieur Obin n’aime pas les connaissances disciplinaires. Il s’en prend, dans son rapport, aux professeurs et à « Plusieurs syndicats [qui] sont traditionnellement rétifs à toute évolution du métier vers une prise en charge de l’éducation des élèves… » Il ne supporte pas le statut particulier des professeurs qui fait qu’ « on est historien ou mathématicien avant d’être enseignant de collège ou de lycée. »1

Prévoyant l’embrigadement des maîtres pour endoctriner les élèves, JL Obin fustige ces professeurs qui n’acceptent toujours pas qu’on substitue à leur indépendance acquise en 1945, «l’ éthique professionnelle, la déontologie et l’esprit de responsabilité de futurs fonctionnaires. »

Prévoyant une formation continue obligatoire – ce qui est contraire au droit statutaire des fonctionnaires – ainsi qu’une « épreuve » « laïcité et valeurs de la république » dans les concours de recrutement, il redoute « d’éventuelles réticences qui pourraient exister dans des jurys devant une épreuve qui porte en partie sur des connaissances et des compétences non disciplinaires… »

Auxiliaire de longue date des contre-réformes, il sait de quoi il parle. Il se souvient, sans doute, de la mobilisation des enseignants, en 1984, lorsqu’un certain Louis Legrand qui avait déjà servi tous les ministres de l’Éducation nationale depuis 1959, avait voulu avec Alain Savary, ministre de François Mitterrand, imposer une réforme qui aurait transformé les collèges sur le modèle des écoles privées à caractère propre confessionnel et les professeurs en « tuteurs ».

Ce Louis Legrand, en 1977, alors même qu’il s’introduisait dans les milieux du CNAL en même temps que la CFDT, résumait, ainsi, la justification de toutes les atteintes à la fois au savoir et à la laïcité : « Il est impossible, rappelons-le, de définir une école neutre, politiquement aseptisé. » Mais la trahison des dirigeants du CNAL n’a pas empêché les laïques de faire échec à la réforme Legrand-Savary.

La façon dont Blanquer et Macron font de la laïcité une « valeur », tout en foulant au pied son principe institutionnel, les situe dans le droit fil de Louis Legrand et d’Alain Savary. La façon dont les enseignants, les personnels et les jeunes rejettent aujourd’hui avec plusieurs syndicats, les réformes Blanquer souligne le fil de la continuité de la résistance contre la Vème république.

JL Obin écrit pour justifier son plan : « Une situation qui pose problème si l’on sait que, selon une récente enquête, plus des deux tiers des professeurs les plus jeunes déclarent s’être déjà autocensurés pour éviter des incidents avec certains élèves, contre moins d’un tiers des plus anciens. » Pour JL Obin et JM Blanquer, du fond de leurs bureaux, il est facile d’envoyer les professeurs dans les classes comme s’ils allaient à l’abordage, non pas pour enseigner, mais pour faire « partager » l’idéologie arrêtée par l’État.

Or, ces « jeunes professeurs » qui paraît-il, « s’autocensurent », ont raison. N’appliquent-ils pas tout simplement ce que disait Jules Ferry dans sa célèbre lettre aux instituteurs du 27 novembre 1883. ; « Vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel Évangile (…) Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire… »

La laïcité dans une démocratie interdit mais n’oblige pas. Les enseignants ne sont pas les propagandistes d’une pseudo-laïcité d’État.2 . Quand un Etat ou une Collectivité veut inculquer aux jeunes, aux citoyens, des « valeurs » quelles qu’elles soient, pour instituer des obligations « morales » collectives, il s’engage sur le chemin du totalitarisme. Comme disait Pascal qui n’aimait pas beaucoup les Jésuites : « Qui veut faire l’ange, fait la bête ».

La « bête » ne passera pas !

François Chaintron, libre penseur et syndicaliste

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  1. En octobre 1983, nous dit Michel Sérac, dans son livre « Quelle République sauvera l’Ecole républicaine », Savary se fera remettre un Rapport sur les Écoles normales d’instituteurs. M. de La Fournière, socialiste proche de Michel Rocard, y déplorait que les instituteurs refusent d’aller « au-delà de la simple transmission des connaissances. » alors que le « problème fondamental de l’école » était « de savoir ce que la nation veut transmettre à la jeunesse en matière de valeurs communes ». On retrouvait à gauche le même vocabulaire que celui de la droite d’aujourd’hui. JL Obin étant la personnalisation de cette continuité. 

  2. En fait de « valeurs de la république », il faudrait plutôt compter les milliards que la république a déboursés depuis la Loi Debré de 1959 en faveur des écoles privées catholiques qui, elles, bien sûr, sont des exemples de laïcité… 

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