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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP : Crèches dans les bâtiments de la République : Les faits sont têtus, les têtus sont défaits une nouvelle fois

12 Avril 2017 , Rédigé par librepensee04

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

  

Crèches dans les bâtiments de la République :

 

 

Les faits sont têtus, les têtus sont défaits une nouvelle fois

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP :    Crèches dans les bâtiments de la République :  Les faits sont têtus, les têtus sont défaits une nouvelle fois

 

 

 

 

 

La Cour administrative d’appel de Marseille vient de déclarer illégale la présence d’une crèche chrétienne dans le hall de la mairie de Béziers. La Fédération nationale de la Libre Pensée adresse ses félicitations à la Ligue des Droits de l’Homme qui vient d’obtenir une nouvelle victoire de la laïcité.

 

Ce jugement porte sur la présence d’une crèche en 2014.  Viendront ensuite les décisions administratives sur celle de 2016, notamment à l’initiative de deux libres penseurs de Béziers. Le chemin de croix de Robert Ménard sera long et douloureux, mais « sa » crèche finira inéluctablement au tombeau.

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Télécharger « Les faits sont têtus.pdf »

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE – PAPREC ou les Valeurs actuelles du Totalitarisme

10 Avril 2017 , Rédigé par librepensee04

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

PAPREC

 

 

ou les Valeurs actuelles du Totalitarisme

 

 La Fédération nationale de la Libre Pensée n’a cessé de mettre en garde contre les dérives totalitaristes de Jean-Luc Petithuguenin, PDG du Groupe PAPREC. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les faits donnent raison à la Libre Pensée.

Ce PDG a fait signer par la totalité des salariés de son Groupe, spécialiste du recyclage et de la valorisation des déchets de l'industrie et des collectivités, une « Charte de la laïcité » qui interdit toute expression politique ET religieuse au sein de l’entreprise. En clair, dans la sphère privée, c’est une remise en cause de la liberté de conscience des salariés et une négation de leurs droits de citoyens

 

Liberticide et totalitaire 

 

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 COMMUNIQUÉ DE PRESSE –    PAPREC  ou les Valeurs actuelles du TotalitarismeTélécharger « Paprec donne des consignes de vote.pdf »

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 COMMUNIQUÉ DE PRESSE –    PAPREC  ou les Valeurs actuelles du Totalitarisme

Qu'allaient-ils faire dans cette galère?...

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La Libre Pensée sur France Culture avec Christian Baqué, président de l'Association nationale des élus locaux amis de la Libre pensée

9 Avril 2017 , Rédigé par librepensee04


Guide laïcité à l'usage des élus et des citoyens:

La Libre Pensée sur France Culture avec Christian Baqué, président de l'Association nationale des élus locaux amis de la Libre pensée

 

La Libre Pensée sur France Culture avec Christian Baqué, président de l'Association nationale des élus locaux amis de la Libre penséeTélécharger « Guide Laïcité Elus.pdf »

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VADE MECUM Association des Maires de France   

La Libre Pensée sur France Culture avec Christian Baqué, président de l'Association nationale des élus locaux amis de la Libre pensée

 

 La Libre Pensée sur France Culture avec Christian Baqué, président de l'Association nationale des élus locaux amis de la Libre penséeTélécharger « AMF_14082_VADE_MECUM.pdf »

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La Libre Pensée débat avec l'association universitaire protestante Veritas

5 Avril 2017 , Rédigé par librepensee04

Vers la fin de l'athéisme et le retour des religions ?2/2 (youtube)

 

Vers la fin de l'athéisme et le retour des religions ?1/2 (youtube)
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La Libre Pensée a décerné les Prix Cléricalis 2017

5 Avril 2017 , Rédigé par librepensee04

4 avril 2017                    clericalis
La Libre Pensée a décerné les Prix Cléricalis 2017

 

La Libre Pensée a procédé comme chaque année lors de la réunion de sa Commission Administrative Nationale de mars à l’attribution des Prix Clericalis de l’année en cours. Du fait de l’actualité, quelques changements ont eu lieu par rapport aux nominations de Janvier 2017, la Libre Pensée est au cœur des évènements.

 

Cette année, ont été retenus exæquo pour le Premier Prix, dans la catégorie « Sainte-Trinité » :

 

 

François Fillon, l’Impair, gardien de square à la grotte de Bourde, ex-Premier ministre pour son rappel incessant en tant qu’homme politique et Elu de sa « foi chrétienne » et thuriféraire de dogmes moyenâgeux et réactionnaires. Ce qui lui a valu les faveurs des communautaristes catholiques, bas du front et manieurs d’encensoirs, lors de la primaire de la Droite.

Emmanuel Macronle Fisc, jésuite affiché, apôtre de la Doctrine sociale de l’Eglise, demandant toujours plus de taxes pour les travailleurs et toujours moins de charge pour le Capital, dont il est le représentant direct.

Marine Le Penla Vaine d’esprit, n’a qu’une idée en tête : s’en prendre aux musulmans en se prenant pour Isabelle la Catholique boutant le Sarrazin, mère aussi de tous les bas du Front.

Le deuxième Prix a été attribué, dans la catégorie « Purée Muslim » à :

 

 

Manuel Valls, ex-Premier ministre pour sa conception de la « laïcité à géométrie variable », selon qu’il s‘agisse de gens présumés d’origine arabo-musulmane à stigmatiser ou qu’il se rende en dévotion au Vatican pour la canonisation de deux papes catholiques qu’il faut vénérer.

Deux  accessits ont été aussi attribués exæquo, dans la catégorie « Les deux mauvais larrons » :

 

 

A messieurs Laurent Wauquiez et Gérard Collomb pour l’organisation du pèlerinage catholique au Vatican  de 260 Elus de la Région Auvergne-Rhône-Alpes afin de recevoir les ordres politiques du pape, toujours en pointe dans leur soumission au Vatican.

 

Les heureux candidats recevront bientôt leur diplôme.

Paris, le 19 mars 2017

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Le statut clérical d'Alsace Moselle : Abrogation ou aménagement ?Déclaration des fédérations de la Libre Pensée du Grand EST

3 Avril 2017 , Rédigé par librepensee04

2 avril 2017
Le statut clérical d'Alsace Moselle :
Abrogation ou aménagement ?

 

Déclaration des fédérations de la Libre Pensée du Grand EST

Abrogation ou aménagement du Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle ?

La question de la survivance du concordat bonapartiste de 1801 et des Articles organiques qui l’ont étendu aux religions réformées et judaïque, puis de son extension à l’ensemble du territoire de la République  a toujours taraudé les cléricaux de gauche comme de droite. Il faut dire que son maintien dans la forme actuelle pose un certain nombre de problèmes du fait que l’Islam et le Bouddhisme, qui se réclament de millions de fidèles, en sont totalement exclus. Pour ceux qui ne conçoivent les religions que tricolores et contrôlées par le gouvernement, cela fait désordre.

 

rassemblement à Strasbourg avec Marc Blondel

 

L’idée qu’une véritable Séparation des Eglises et de l’Etat puisse exister, sans que le Ministre de l’Intérieur contrôle étroitement les religions pour en faire des instruments à la dévotion du Pouvoir, n’est pas accessible à leurs esprits étroits de nostalgique du Bonapartisme.

C’est pourquoi réapparait périodiquement le projet de modifier le Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle (formé du Concordat, de l’intégralité de la loi Falloux et des lois allemandes du temps des annexions, de la convention de 1902 instaurant l’institut de théologie et dont nous demandons l’abrogation) pour, d’abord l’étendre à l’Islam et au Bouddhisme, et ensuite le proposer dans toute la France comme un modèle à appliquer.

La tolérance, « qui est le fait du Prince » comme le rappelait Mirabeau au moment du débat sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789, refait aussi périodiquement son apparition. Ainsi est demandé que le cours de religion qui est obligatoire dans les 3 départements soit désormais facultatif, alors que la Libre Pensée estime qu’il doit disparaitre totalement, car la religion n’a rien à faire au sein de l’Ecole publique.

Autre détail qui choque 

Celui du maintien des Articles 166 et 167 du Code pénal qui réprime le délit de blasphème et le trouble de cérémonies religieuses. Ces deux articles ont été rarement utilisés et appliqués dans la dernière période (mais cela l’a quand même été contre des militants d’Act-Up et aussi contre des pièces de théâtre jugées blasphématoires). Pour les partisans de l’extension du Statut clérical, il valait mieux les supprimer pour ne pas compromettre l’opération en cours. C’est ainsi qu’on a vu les différentes Eglises reconnues en Alsace-Moselle se prononcer pour cette abrogation partielle.

Le dispositif de l’extension s’est donc mis en place progressivement. La loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté dans son article 172 a décrété :

Le Code pénal local applicable dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle est ainsi modifié :

1° L’article 166 est abrogé ;

2° L’article 167 est ainsi rédigé :

« Art. 167. - Les articles 31 et 32 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État sont applicables. »

Dès lors, une question centrale se pose

Si deux articles de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat peuvent s’appliquer en Alsace-Moselle, pourquoi pas tous les articles, toute la loi, dont les articles 1 et 2 qui stipulent :

« Article premier

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.»

Cela veut dire que la laïcité n’est pas incompatible par nature et interdite de séjour dans les trois départements d’Alsace-Moselle.

Cela veut dire aussi, que contrairement à toutes les billevesées des partisans du Statut clérical d’exception, de gauche comme de droite, on peut appliquer la laïcité sans remettre en cause les dispositions sociales avancées comme le Droit local sur la Sécurité sociale, par exemple.

La Libre Pensée n’entend pas polémiquer avec ceux qui soutiennent l’abrogation des articles 166 et 167 du Code pénal local, mais là aussi, c’est la suite des évènements qui dira si cette abrogation est une brèche ou un colmatage.

 

 

Qu’est-ce que le Statut clérical d’exception ?

Le statut des cultes d’Alsace-Moselle est issu du Concordat de 1801 et d’un ensemble de lois et de décrets qui instaurent des privilèges à des cultes reconnus par l’Etat et donc considérés comme des services publics. Ce sont les cultes catholique, protestant (Confession d’Augsbourg et Culte Réformé) et juif.

Ces cultes sont structurés autour d’établissements publics tels qu’ils existaient avant la loi de 1905 et qui gèrent le patrimoine cultuel, que celui-ci appartienne à la commune ou à l’Eglise. Ces établissements publics sont une charge obligatoire pour les communes ; d’ailleurs le maire est membre de droit de cette structure, à côté du prêtre, du rabbin ou du pasteur.

En vertu du statut des cultes d’Alsace- Moselle, 1 400 ministres de ces cultes sont rétribués par l’Etat, ce qui cote chaque année environ 60 millions d’euros, en incluant les pensions. L’évêque est nommé par le Président de la République et le Vatican. Il est payé 4 500 euros et dispose d’une voiture de fonction avec chauffeur payé par l’Etat.

S’agissant de l’enseignement public, le Rectorat est obligé d’organiser l’enseignement de la religion dans toutes les écoles, quel que soit le nombre d’élèves dans la classe de religion. Cet enseignement est soumis à dispense.

Les Fédérations de la Libre Pensée du Grand-Est constatent  que :

  • M. Philippe Richert, Président de la Région Grand-Est vient de décider d’étendre le comité interreligieux existant en Alsace depuis 2004 à toute la Région Grand-Est. Cette opération vient après celle du « Printemps des religions » soutenue par le Préfet Nacer Meddah en 2015 que les Fédérations de la Libre Pensée avaient dénoncée et aujourd’hui elles réclament l’abrogation immédiate du comité interreligieux.
  • Début mars 2017, se sont tenues à Strasbourg des Assises interreligieuses organisées par Catherine Zuber (Conseillère régionale) et Philippe Richert auxquelles 200 cléricaux de toutes obédiences ont participé. Voici ce qui a été réclamé : « Eric Vinson (présenté comme religiologue, et oui, cela existe !) appelle à l’éducation au fait religieux et à l’apprentissage du dialogue dès l’école élémentaire avec la nécessité de former des enseignants à l’université. « La France a pris beaucoup de retard crispée dans une laïcité sectaire qui ne répond pas à l’esprit des initiateurs de 1905. Il faut créer des chaînes de pédagogie des religions pour apprendre à découvrir les religions et la laïcité. »

Il a souligné pour terminer l’exemplarité de la situation alsacienne qui œuvre au dialogue entre les religions, « elle ouvre la voie à ce qui devrait être la vocation de la France de réunir religions et démocratie par la diversité des présences religieuses en son sein ». (Source : RCF du 9/3/2017)

  • François Hollande, Président de la République, en vertu du Concordat de 1801, vient de nommer Archevêque à Strasbourg, l’ancien aumônier aux armées, personnage ultraréactionnaire, mais qui est toujours payé par les fonds publics. La République est toujours bonne fille avec ses ennemis.

Même s’il n’y a pas d’entorse en soit à la laïcité qui assure la liberté de conscience, l’élection d’un prêtre et théologien de la « faculté théologique catholique » comme Président de l’Université de Strasbourg ne relève-t-elle pas de cette opération de consolidation et d‘extension du Concordat ? L’université de Strasbourg est liée avec des universités en terre non-concordataire.

  • En février 2017, l’université de Lorraine sera l’une des douze universités en France à proposer un drôle de « diplôme » : le diplôme universitaire « Religion, laïcité et inclusion sociale ». L’objectif : « Fournir des outils en vue de faciliter la gestion des personnels et des institutions culturelles et de préparer les aumôniers à l’exercice de leurs fonctions ». On ne voit pas bien le rapport entre la laïcité et l’aide à la fonction d’aumônier. Normal : l’objectif de ces formations n’est pas d’enseigner le Droit.

Voici ce qu’en a dit Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée devant l’Observatoire de la laïcité : « Nous nous inquiétons de l’établissement, manifestement concerté, dans une dizaine d’universités, de Diplômes universitaires dits de « connaissance des religions » qui sont, dans leur déclaration, faits pour former les aumôniers et les imams. Ce n’est pas toujours dit comme cela, mais c’est quand même l’esprit. L’esprit n’est pas d’enseigner le droit laïque tout simplement de façon à ce que tout étudiant qui en fait la demande, quel que soit son origine et son métier, puisse en faire la démarche, mais explicitement de dispenser une formation à des professions religieuses. Là, je pense que l’on a quitté l’esprit et la lettre, au moins l’esprit, car évidemment il n’est pas question d’attaquer la liberté de telle ou telle université de faire tel ou tel diplôme, cela fait aussi partie des Franchises dont je parlais tout à l’heure, mais on peut au moins en discuter le principe au minimum sur le plan philosophique.

J’ai vu par exemple à Rennes, une déclaration dans Ouest-France donnant nommément la composition des étudiants inscrits dans ce diplôme d’université, par religion. C’est la première fois de ma vie que je vois une chose pareille ! Désigner les étudiants à une formation universitaire par leur religion et leur rôle religieux. »

 

 

Alors, oui la question se pose : Extension ou abrogation du Statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle ?

La Libre Pensée livre à l’opinion de tous les laïques ces questions et ces faits. Pour sa part, la Fédération nationale de la Libre Pensée continuera à agir pour l’abrogation pure et simple du Statut clérical d’exception.

La laïcité ne se divise pas,
elle se conquiert et elle se respecte !

Adoptée à l’unanimité à Metz, 1er avril 2017

Pour tout contact :
LP ARDENNES : alain.tournafol@orange.fr 
LP AUBE : federation.aube@free.fr 
LP BAS-RHIN : lp67@laposte.net 
LP HAUTE-MARNE : dizziejm@orange.fr

LP MARNE
LP MEURTHE ET MOSELLE lp54@ouvaton.org 
LP MOSELLE : lp57@wanadoo.fr

Le statut clérical d'Alsace Moselle : Abrogation ou aménagement ?Déclaration des fédérations de la Libre Pensée du Grand EST

Télécharger « Abrogation ou aménagement.pdf »

 

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La Raison n°620 (avril 2017) L'Editorial Certamen bonum certavi (j’ai mené le bon combat)

26 Mars 2017 , Rédigé par librepensee04

26 mars 2017
Publications
La Raison n°620 (avril 2017)

 

L'Editorial

Certamen bonum certavi (j’ai mené le bon combat)

Un de nos communiqués titre  : Vierges 0, Libre Pensée 2. La vierge de Publier doit se replier sur un terrain privé et les déménageurs sont à l’œuvre. La Vierge des Granitiers, prévue sur la voie publique à Brusvil à la place de Dinan doit s’installer ailleurs. C’est indubitablement un bon score pour un match qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Est-il donc si difficile de respecter la loi de 1905 ? Pourquoi délibérément violer son article 28, parfaitement explicite  ? Pourquoi cela ne se fit-il que dans les quinze dernières années ? De 1905 aux environs de l’an 2000, il n’y eut pas d’installation de symboles religieux en terrain public, et ni les catholiques, ni les juifs, ni les musulmans, ni les protestants, ni les orthodoxes, ni les hindouistes, ni les bouddhistes, ni les témoins de Jéhovah ne s’en portèrent plus mal, pas plus que les athées, agnostiques ou indifférents. Au contraire, cette abstention partagée assura la paix civile religieuse et garantit la liberté de pensée, ainsi que la célébration des cultes.

Évidemment, l’opération est avant tout politique, un certain nombre d’Elus considérant que l’affichage des racines chrétiennes de la France doit supplanter la laïcité. Elle s’est livrée sur le terrain du symbole, mais tout symbole a un sens profond. A bas la laïcité, c’est le fond de la pensée de ces Elus réactionnaires. Il était juste et nécessaire de livrer la bataille.

Ces victoires ont été remportées par nos Fédérations de Haute-Savoie et des Côtes d’Armor grâce à la ténacité de leur action et aux conseils juridiques efficaces de la Fédération Nationale. Ces victoires ne sont pas sans rapport avec le combat que nous avons mené pour mettre fin à la provocation de l’installation des crèches de Noël dans les bâtiments de la République. Ces victoires font suite à de multiples jugements en tribunaux administratifs, en appel et en cassation, tantôt favorables à nos requêtes et tantôt défavorables, à tel point qu’il a fallu recourir au Conseil d’État pour trancher la question vis-à-vis des cours d’Appel de Nantes, pour la question du Conseil Général de Vendée, et de Seine et Marne, pour celle de la mairie de Melun.

La décision du Conseil d’Etat a été claire : de l’article 28 de la loi de 1905 découle l’interdiction de principe des crèches dans les bâtiments publics. Les crèches sont, rappelons-le, des éléments installés pour une durée limitée. L’installation de symboles ou représentations permanents est donc - à plus forte raison - totalement illégale. Ainsi, comme le souligne
notre communiqué, la jurisprudence induite par les arrêts du Conseil d’État retrouve son cours laïque. Nous ne pouvons que nous en réjouir. De multiples affaires inhérentes aux crèches, sont ainsi en cours d’instruction, à Hénin-Beaumont l’arrêt du Conseil d’Etat a été pleinement pris en compte, A Lyon, contre l’initiative de Laurent Wauquiez, le Préfet a attesté une double irrégularité, l’exposition de la crèche n’ayant même pas fait l’objet d’une délibération. Dans la région toulousaine, plusieurs installations ont été signalées et attaquées. Notre action a pris de la force et remis au premier plan la loi de Séparation.

Je ne me lasserai pas de répéter que dans l’immense majorité des cas, la Libre Pensée a agi juridiquement seule  : seule à déposer les recours adéquats en temps voulu, seule à suivre les affaires au plus près avec ses Fédérations. D’autres ont choisi de commenter, avec plus ou moins de mauvaise foi. Ainsi va la vie

D’autres encore, les signataires de l’Appel des laïques, nous ont soutenus, rappelant l’esprit et la lettre de la loi de Séparation des Églises et de l’État. Membres éminents des organisations démocratiques, syndicales et humanistes, personnalités reconnues, y ont rappelé d’autres combats essentiels : le devoir de neutralité des Elus de la République et le financement de la seule Ecole laïque. Le discours proposé pour les banquets républicains de janvier en rappelle les points fondamentaux et met en exergue une liste de sujets sur lesquels les signataires peuvent se réunir et travailler. Il leur est proposé d’établir un état des lieux. Ces rencontres de travail se mettent déjà en place dans plusieurs départements, cependant que l’Appel avance vers les 10 000 signatures. Tous ces faits démontrent que c’est l’ensemble de la cause qui avance.

Jean-Sébastien Pierre,

Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

 

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Réécouter: Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

22 Mars 2017 , Rédigé par librepensee04

INVITATION Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

 

Ce samedi "dit saint", d'un long weekend de vacances scolaires, n'a pas détourné la Libre Pensée et le GODF de leur rencontre-débat suivie, du banquet gras ("les saucissonnades" comme disaient les cléricaux en 1905, avec mépris!), banquet fraternel.

Les présentations historiques et actuelles par Philippe Richardet et Christian Eyschen ainsi que le débat agrémenté de courtes vidéos qui s'en est suivi ont permis de lever un certain nombre d'idées reçues et de fantasmes liés à la Franc-maçonnerie et d'éclaircir les relations historiques entre Libre Pensée et GODF qui ont toujours le même ennemi: le cléricalisme et le dogmatisme, et une aspiration commune : l'humanisme, l'absolue liberté de conscience...   

à ECOUTER ou à RE-ECOUTER

 

Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

 

Introduction Philippe Richardet :
Philippe Richardet (suite):
"Douter, chercher, comprendre", méthode commune à la Libre Pensée et à la Franc-maçonnerie.

Christian Eyschen

suite en cours de traitement...

Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen 

 

 

Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian EyschenLes Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

 

 

Les Mées Le 15 Avril avec Philippe Richardet et Christian Eyschen

à commander à lpahp@orange.fr 

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les libertés fondamentales des salariés restent garanties par les décisions récentes de la Cour de justice de l’Union européenne

22 Mars 2017 , Rédigé par librepensee04

21 mars 2017                          COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Les libertés fondamentales des salariés restent garanties par les décisions récentes de la Cour de justice de l’Union européenne

Saisie sur le fondement de l’Article 267 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne par les Cours de cassation de Belgique et de la République française, aux fins d’énoncer des décisions préjudicielles, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu, le 14 mars 2017, deux arrêts (C-157/15 et C-188/15), par lesquels elle a notamment interprété les articles 2 et 4 de la directive 2000/78/CE du Conseil, du 27 novembre 2000, ayant respectivement trait au principe de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail, entendu comme « l’absence de toute discrimination directe ou indirecte », et la notion d’« exigence professionnelle essentielle et déterminante, pour autant que l’objectif soit légitime et que l’exigence soit proportionnée », d’ailleurs inscrite comme telle, depuis 2008, à l’article 1133-1 du Code du Travail.

Comme pour les arrêts du Conseil d’Etat concernant la légalité de la présence des crèches dans les bâtiments publics, les amateurs de raisonnements simplistes en sont à nouveau pour leurs fraisCes deux Arrêts ne changent pas la loi française, ne la modifie pas et laissent la situation en l’Etat.

Si la CJUE reconnaît que l’interdiction du port visible d’un signe politique, religieux ou philosophique résultant d’une règle interne à l’entreprise, ne constitue pas, par elle-même, une discrimination, pour autant elle considère qu’il importe de vérifier qu’elle n’est pas la source d’une discrimination indirecte. De même, la notion d’exigence professionnelle essentielle et déterminante ne peut être que strictement entendue.

La règle interne à l’entreprise ne saurait constituer « une discrimination indirecte »

Dans la première affaire, une entreprise belge avait recruté, en février 2003, une réceptionniste, appelée à exercer des fonctions d’accueil auprès des clients de la société. A cette date, celle-ci avait énoncé la règle non-écrite selon laquelle ses salariés n’étaient pas autorisés à porter des signes visibles de leurs convictions philosophiques, politiques ou religieuses. La réceptionniste avait néanmoins délibérément porté un foulard sur son lieu de travail, si bien que l’employeur l’a licenciée, en juin 2006, pour ce motif. Pour mieux assurer juridiquement les restrictions à la liberté d’expression qu’il exigeait de ses salariés, celui-ci avait préalablement modifié le règlement intérieur de l’entreprise, le 29 mai 2006.

La CJUE conclut, certes, que « […] l’interdiction de porter un foulard islamique, qui découle d’une règle interne d’une entreprise privée interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail, ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion ou sur les convictions au sens de cette directive. » Néanmoins, elle ajoute qu’« une telle règle interne […] est susceptible de constituer une discrimination indirecte au sens de l’article 2, paragraphe 2, sous b), de la directive 2000/78 s’il est établi que l’obligation en apparence neutre qu’elle prévoit entraîne, en fait, un désavantage particulier pour les personnes adhérant à une religion ou à des convictions données, à moins qu’elle ne soit objectivement justifiée par un objectif légitime, tel que la poursuite par l’employeur, dans ses relations avec ses clients, d’une politique de neutralité politique, philosophique ainsi que religieuse, et que les moyens de réaliser cet objectif ne soient appropriés et nécessaires, ce qu’il appartient à la juridiction de renvoi de vérifier. » Bref, la légalité des termes du Règlement intérieur restreignant les libertés individuelles du salarié dans l’entreprise est acquise uniquement s’ils répondent à une nécessité, ne sont pas de nature à entraîner, en fait, des discriminations en son sein et sont proportionnées à l’objectif poursuivi.

Les désirs du client ne sauraient être regardés comme une « exigence professionnelle essentielle et déterminante »

Dans le second cas, en juin 2009, un client d’une entreprise française s’est plaint d’avoir eu affaire à une jeune femme portant un foulard. Ingénieur d’études, celle-ci en était revêtue au moment de son recrutement, intervenu, le 15 juillet 2008, à la suite d’un stage de plusieurs mois dans la société. Devant son refus de le retirer pour complaire au client, l’employeur l’a licenciée le 22 juin 2009.

La CJUE conclut que « l’article 4, paragraphe 1, de la directive 2000/78 doit être interprété en ce sens que la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits d’un client de ne plus voir les services dudit employeur assurés par une travailleuse portant un foulard islamique ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de cette disposition. » En clair, un employeur ne peut probablement pas se prévaloir du port du foulard pour justifier ce que le droit interne de la République française qualifie de licenciement pour cause réelle et sérieuse, au sens des articles 1232-1 et suivants du code du travail. Il appartiendra à la Cour de cassation de le juger.

La Libre Pensée exige l’abrogation de l’article L. 1321-2-1 du Code du Travail issu de la loi Travail (Loi El Khomri) du 8 août 2016

 

 

Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, les deux arrêts de la CJUE ne conduisent pas à infléchir l’interprétation du Droit interne français qui, en la matière, demeure régi, pour l’essentiel, par les dispositions des articles L. 1121-1 et L. 1321-3 du Code du Travail. Le premier prévoit que « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché », le second que « Le règlement intérieur ne peut contenir : / 1° Des dispositions contraires aux lois et règlements ainsi qu'aux stipulations des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l'entreprise ou l'établissement ; / 2° Des dispositions apportant aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ; / 3° Des dispositions discriminant les salariés dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de leur origine, de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur situation de famille ou de leur grossesse, de leurs caractéristiques génétiques, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales ou mutualistes, de leurs convictions religieuses, de leur apparence physique, de leur nom de famille ou en raison de leur état de santé ou de leur handicap. »

En revanche, en dépit des énonciations de l’arrêt C-157/15 du 14 mars 2017, elle demande l’abrogation de l’article L. 1321-2-1 du Code du Travail, issu de la loi du 8 août 2016, dite loi Travail. Antinomique avec le texte cité ci-dessus, il prévoit que « Le règlement intérieur peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l'exercice d'autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

Comme la législation antérieure le prévoyait, ces restrictions doivent être adaptées à chaque situation individuelle et édictées uniquement à raison des tâches à accomplir par le salarié. En particulier, elles ne sauraient résulter du critère vague et trop général du « bon fonctionnement de l’entreprise ». 

Le salarié dans l’entreprise reste un citoyen !

Toute mesure visant à restreindre les droits de citoyens des salariés au sein des entreprises privées, serait une violation de l’Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui stipule : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. » Rappelons que ce principe est rentré dans le Bloc constitutionnel.

Le Travailleur a conquis ses droits de citoyen au sein de l’entreprise. Nous ne sommes plus au XIXe Siècle où les travailleurs étaient taillables et corvéables à merci et à la botte du patronat. Ils avaient obligation « d’épouser les convictions du patron » en allant aux offices religieux.

 

 

Le salarié n’est plus un serf propriété du Capital !

La Libre Pensée ne saurait accepter aucun retour en arrière. C’est à cela qu’on juge réellement d’une démocratie authentique.

Paris, le 21 mars 2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les libertés fondamentales des salariés restent garanties par les décisions récentes de la Cour de justice de l’Union européenneTélécharger « A propos de deux arrets de la CEJ.pdf »

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