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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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Bataille de Verdun : 1916 – 2016

26 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

-Communiqué FNLP-
Bataille de Verdun : 1916 – 2016

 

700 000 victimes
Et toujours 55 Fusillés pour l’exemple non-réhabilités !

Le faste des cérémonies à l’occasion du centième anniversaire du déclenchement de la bataille de Verdun a été une nouvelle occasion pour l’Etat d’occulter la mémoire des Fusillés pour l’exemple et de manifester son profond mépris pour l’établissement de la Justice pour les victimes de la guerre. Le Gouvernement de messieurs Hollande et Valls se sont fait, une nouvelle, les complices des assassins.

La bataille de Verdun a débuté le 21 février 1916 et s’est terminée le 15 décembre 1916. Bilan : aucun gain territorial, aucune avancée militaire décisive ; mais plus de 700 000 victimes (306 000 tués et 406 00 blessés dans les deux camps).

C’est une bataille pour rien : Erich von Falkenhayn, chef d’Etat-major de l’armée allemande voulait « saigner de manière décisive l’armée française ». Du même coup, il a saigné l’armée allemande dans la même proportion. Une boucherie pour rien. Comme celle de l’offensive Nivelle de 1917 pour conquérir des positions (Chemin des dames) que Falkenhayn avait déjà décidé d’abandonner pour réorganiser le front des armées allemandes.

Durant ces mois de boucherie effroyable, il y eut un grand nombre d’exécutions sommaires pour « forcer » la troupe (Code de Justice militaire). Le 14 mai 1916, le 140e Régiment d’Infanterie alla même jusqu’à se mutiner « les bras croisés » pour refuser de remonter à l’assaut. Il fallait faire des exemples, on fusilla donc « pour l’exemple » 55 soldats durant cette bataille. Des centaines de soldats passent au moulinet des Conseils de guerre, beaucoup sont condamnés et exécutés.

Voici le décompte qu’en a fait le Général Bach dans ses travaux : Février  1916 : 2 ; Mars : 5 ; Avril : 3 ; Mai : 20 ; Juin : 6 ; Juillet : 6 ; Août : 5 ; Septembre : 2 ; Octobre : 0 ; Novembre : 3 ; Décembre 1916 : 3. Soit un total : 55 Fusillés à Verdun  sur les 106  de l’année 1916

Voici le commentaire du général Diez, présent  à ce moment-là sur le théâtre des opérations : « Si l’on ne doit pas excuser les actes d’indiscipline,  le commandement devrait bien réfléchir à quelles causes il convient d’attribuer le refus d’obéissance et s’il n’est pas coupable dans sa façon de commander. »

Hier comme aujourd’hui, les assassins ne seront pas jugés ;

Les victimes ne seront pas réhabilitées !

Hier comme aujourd’hui, il fallait taire la responsabilité des généraux et de l’Etat-major. Hier comme aujourd’hui, le gouvernement jette le manteau de Noé sur les crimes de guerre. Responsables et coupables, vous ne serez jamais inquiété par le pouvoir à la botte du militarisme et, hier comme aujourd’hui, à la tête des opérations coloniales et impérialistes, dite « opérations extérieures ».

La Libre Pensée n’accepte pas !

Parce que le peuple souverain, c’est la République en marche, parce que nous sommes aussi la République, au nom de l’Humanité nous proclamerons que les 639 Fusillés pour l’exemple (dont les 55 de Verdun) sont réhabilités collectivement, qu’ils n’ont ni fauté ni trahi. Ils étaient des hommes au Front sous les bombes, les obus et la mitraille.

Ils étaient dans la boue, le sang et l’horreur des tranchées. Ils ont dit NON à la mort inutile. Ils ont dit NON à des ordres imbéciles aboyés par une hiérarchie militaire qui se  souciait comme d’une guigne de la vie humaine.

La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche de justice à souscrire massivement pour l’érection d’un monument sur la ligne de Front  en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple.

Nous sommes aussi la République !

Nous réhabiliterons les 639 Fusillés pour l’exemple !

_____________________________________________________________________________________

Souscription

Je verse : ………………………€ pour l’érection du monument aux Fusillés pour l’exemple.

Nom : …………………………………………… Prénom :………………………………………..

Association : ………………………………………………………………………………………….

Qualités : ……………………………………………………………………………………………..

Adresse : ……………………………………………………………………………………………..

Chèque à l’ordre de : « A.E.M.H.F.E. » Association pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple

A envoyer à : Nicole Aurigny - AEMF -  49 rue Quentin Barré 02100 Saint-Quentin

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"Corporatisme" La doctrine sociale de l’Eglise, 2000 ans d’expérience!

25 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

"Corporatisme" La doctrine sociale de l’Eglise, 2000 ans d’expérience!

A la base du corporatisme:  le "syndicalisme intégral"( patrons-ouvriers ) de Mussolini, vanté par l’Encyclique "Quadragesimo anno" (1932)qui inspirera la charte du travail et le syndicat unique de Pétain*

http://www.doctrine-sociale-catholique.fr/117-quadragesimo-anno#p147:

  extraits où est vantée l’expérience mussolinienne par Pie XI

98.   

Récemment, ainsi que nul ne l’ignore, a été inaugurée une organisation syndicale et corporative d’un genre particulier. L’objet même de notre encyclique nous fait un devoir de la mentionner et de lui consacrer quelques réflexions opportunes.

99.  

L’État accorde au syndicat une reconnaissance légale qui n’est pas sans conférer à ce dernier un caractère de monopole, en tant que seul le syndicat reconnu peut représenter respectivement les ouvriers et les patrons, que seul il est autorisé à conclure les contrats ou conventions collectives de travail. L’affiliation au syndicat est facultative, et c’est dans ce sens seulement que l’on peut qualifier de libre cette organisation syndicale, vu que la cotisation syndicale et d’autres contributions spéciales sont obligatoires pour tous ceux qui appartiennent à une catégorie déterminée, ouvriers aussi bien que patrons, comme sont aussi obligatoires les conventions collectives de travail conclues par le syndicat légal. Il est vrai qu’il a été officiellement déclaré que le syndicat légal n’exclut pas l’existence d’associations professionnelles de fait.

100.   

Les corporations sont constituées par les représentants des syndicats ouvriers et patronaux d’une même profession ou d’un même métier et, ainsi que de vrais et propres organes ou institutions d’État, dirigent et coordonnent l’activité des syndicats dans toutes les matières d’intérêt commun.

101.   

Grève et lock-out sont interdits ; si les parties ne peuvent se mettre d’accord, une magistrature arbitrale intervient.

102.   

Pas n’est besoin de beaucoup de réflexion pour découvrir les avantages de l’institution, si sommairement que Nous l’ayons décrite : collaboration pacifique des classes, éviction de l’action et des organisations socialistes, influence modératrice d’une magistrature spéciale.

 

 

BIEN SÛR, RIEN A VOIR AVEC L'ACTUALITE, N'EST-CE PAS?"Corporatisme" La doctrine sociale de l’Eglise, 2000 ans d’expérience!

*''Les causes de la lutte des classes ne pourront être supprimées que si le prolétaire qui vit aujourd'hui, accablé par son isolement, retrouve, dans une communauté de travail, les conditions d'une vie digne et libre, en même temps que des raisons de vivre et d'espérer.''1941 Philippe Pétain

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La Libre Pensée reçue par l’Association des Maires de France (AMF)

25 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

FNLP– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

La Libre Pensée reçue par

 l’Association des Maires de France (AMF)

 

La Libre Pensée reçue par   l’Association des Maires de France (AMF)Le mercredi 3 février, une délégation composée de Christian Baqué, président de l’association nationale des Elus locaux et amis de la Libre Pensée (ANELALP) et de David Gozlan, secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre Pensée a été reçue par Monsieur François Baroin, Président de l’Association des Maires de France.

Dans un premier temps, soulignant que nous avions pris connaissance du dernier vadémécum sur la laïcité publié par l’AMF en novembre 2015, nous avons remis à monsieur François Baroin, notre propre guide de la laïcité à l’intention des Elus, produit de deux ans de travaux des 100 Fédérations et regroupements de la Libre Pensée.

Nous avons ensuite abordé différents points qui nous semblent importants, à savoir :

1-     La question des salles municipales ou mise à disposition par les mairies pour les obsèques civiles, attirant l’attention de l’AMF sur un projet de loi déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale et en attente d’être discuté.

2-     La question des lieux de cultes et de sépulture afin que les cimetières respectent le cadre de neutralité nécessaire à la garantie de la liberté de conscience du citoyen.

3-     La présence des Elus, avec leur écharpe et en leur qualité, lors des cérémonies religieuses qui entrave le principe de laïcité. L’exemple des cérémonies du 11 novembre où certains élus invitent les citoyens à participer à des messes a été relevé.

4-     Le problème de gestion des églises, comme bâtiment, et la nécessité d’avoir un mode d’emploi pour les élus. Leur gestion pondérant largement les finances municipales selon notre association d’élus.

Monsieur François Baroin, président de l’Association des maires de France, a pris note de ces dossiers. La discussion a été cordiale et reste ouverte afin que la laïcité s’applique pleinement dans les 36 000 communes de France.

Paris, le 3 février 2016

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Colloque Islam et Laïcité

19 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

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Le retour de l’Inquisition du Moyen-Âge

16 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

Le retour de l’Inquisition du Moyen-Âge

En direct avec Rachid Zouhhad
A propos d’un procès en sorcellerie en plein Paris en 2016

L’affaire de l’IUT de Saint Denis a défrayé la chronique. La grosse caisse des tambours de la pensée unique a résonné comme jamais : il y a un complot islamique à l’IUT de Saint-Denis ! Manuel Valls a même décoré le courageux dénonciateur sur le front des troupes néocoloniales. La Libre Pensée suppose deux choses : être libre et penser. Au nom de ce principe, elle donne la parole à une des victimes de ce procès de Moscou à Paris. Chacun pourra ainsi être juge.

La Raison : Rachid Zouhhad, pourriez-vous vous présenter ?

Rachid Zouhhad : Je suis enseignant-chercheur en gestion. J’ai 57 ans, cela fait près de 30 ans que je suis dans l’Education nationale et l’Enseignement supérieur. J’ai enseigné dans des collèges et lycées de la Seine-Saint-Denis et suis actuellement en poste à l’IUT Saint-Denis qui relève de l’Université Paris-13 Villetaneuse. Je suis représentant syndical FO. J’ai siégé dans plusieurs instances universitaires locales et nationales.

LR : Pourriez-vous nous raconter l’incroyable procès médiatique, administratif, politique qui vous a été fait ?

RZ : J’ai été élu par mes collègues chef du département Techniques de Commercialisation (qui forme les étudiants en deux ans dans les domaines technique et professionnel) en 2012. C’était le département TC le plus important de France par ses effectifs. Leur confiance m’a été renouvelée dans une élection en janvier 2014. A partir de cette date, j’ai commencé à être l’objet d’accusations graves, mais confinées à l’IUT. Très peu de temps après, en mars 2014, j’ai été relevé de ma fonction de chef de département par un vote du Conseil d’Administration de l’IUT Saint-Denis, sans qu’aucun document n’ait été soumis à cette instance. A cette occasion, j’ai été accusé, entre autres, d’avoir détourné près de 200 000 euros.

Dès le mois de mai 2014, la presse a relayé ces accusations en indiquant mon nom et mon prénom et en affichant ma photographie dans certains cas. On n’a pas manqué d’y ajouter certaines accusations plus graves encore : sexisme, communautarisme, clanisme et lien avec une association d’étudiants qualifiée d’islamiste. Et comme si cela ne suffisait pas, les plus grands médias nationaux (presse, radio et télévision) ont ajouté des accusations de menaces à l’égard d’un Président d’Université, sa Vice-présidente  et une collègue ; une réputation de coureur de jupons et d’alcoolique.

Enfin, l’Inspection Générale de l’Administration, de l’Education Nationale et de la Recherche (l’IGAENR) a repris presque l’ensemble de ces accusations dans un premier rapport, sans s’encombrer de la nécessité d’apporter un début de commencement de preuve. J’ai répondu aux  accusations de l’IGAENR en 46 pages et plus de 180 pièces justificatives. La presse a continué à se référer au rapport accusatoire de l’IGAENR et à ignorer mes réponses.

J’ai été convoqué par la police en avril 2014 relativement aux menaces alléguées, car à cette date, il n’y avait pas encore d’allégations d’agressions. J’ai été mis en garde à vue en mai 2015 avec un collègue dont le nom laissait à penser qu’il devait être un peu « mahométan », pour reprendre l’expression utilisée par Montesquieu dans « Les lettres persanes ». Nous avons été libérés sans qu’aucune charge relative aux agressions ou menaces n’ait été retenue contre nous. Le même mois, nous avons été déférés devant le Conseil disciplinaire de l’Université Paris-13, avec un troisième collègue, dont le nom fleurait également bon le « mahométan ». C’est triste à dire, mais cela correspond à une réalité objective. Ce collègue a été relaxé. L’autre collègue et moi-même avons été blanchis des accusations les plus graves y compris celle de détournement des fonds.

Pour avoir une idée du décalage entre les accusations qui ont fleuri dans la presse et celles qui ont justifié les sanctions prises à notre encontre par le Conseil disciplinaire de l’Université Paris-13, je me contenterai de préciser que dans le cas de mon collègue, il était initialement et entre autres accusé de « violences et menaces de mort à l’égard de ses collègues ». En fait, cette accusation avait donné lieu à des plaintes au commissariat de Police en mars 2014. Elles ont été classées par le Procureur de la République un peu plus d’un mois après leurs dépôts. Ce fait a été signalé à l’IGAENR, qui l’a ignoré, reprenant ces accusations à l’égard de ce collègue.

LR : Où en êtes-vous aujourd’hui ?

RZ : Aujourd’hui, il n’y a guère qu’une plainte de l’association ANTICOR déposée à mon encontre et visant également d’autres collègues, sur dénonciation de M. Mayol (Directeur de l’IUT et source principale d’information de la presse comme l’ont clairement et distinctement affirmé certains médias). Cette plainte, largement relayée par les médias, nous impute d’avoir détourné les fameux 200 000 euros. Hormis le fait que cela est impossible pour qui connait le fonctionnement des IUT, il y a maintenant des preuves fournies par l’instruction du disciplinaire de l’Université qui démontrent l’absence de tout fondement d’une telle accusation. En revanche, mes collègues et moi-même avons déposé plusieurs plaintes contre les personnes et les médias qui sont à l’origine ou ont relayé les dénonciations calomnieuses, diffamations ou qui se sont commis dans de faux témoignages. De même, il y a eu un signalement au Procureur de la République par l’un de mes collègues relatif à une suspicion de prise illégale d’intérêt. Elle a d’ailleurs été retenue par l’Université dans les motifs du déferrement au disciplinaire de M. Mayol et semble être l’objet d’une instruction en cours.

Cette dénonciation n’est évidemment pas anonyme, car nous n’adhérons pas à ce type de procédé. Ces précisions ne doivent pas faire oublier que j’ai été le premier à rappeler la nécessité du respect de la présomption d’innocence dont devait bénéficier M. Mayol (voir lpld.fr). L’oubli de ce droit dans notre cas ne doit pas nous conduire à reproduire cela pour autrui.

Enfin, j’attends, comme mes collègues, les conclusions du nouveau rapport de l’IGAENR (l’Inspection Générale de l’Administration, de l’Education Nationale et de la Recherche) qui portent sur le malaise des personnels de l’IUT à la suite des événements rappelés précédemment. Nos étudiant(e)s ont également souffert de l’image ainsi donnée à l’IUT dans la presse. Il en a résulté une fonte de l’effectif total de l’IUT de près de 30 % si l’on prend comme référence l’année de la prise de fonction de M. Mayol en tant que Directeur. Dans le même temps, le nombre d’étudiant(e)s est en augmentation sur le plan national. Pour la seule spécialité Techniques de Commercialisation, le recul est de près de 50 % ! Certaines de nos Licences Professionnelles ont vu leurs effectifs divisés par 3 !

LR : Vous demandez la réhabilitation collective de toutes les victimes de ce procès en sorcellerie. Que voulez-vous précisément ?

RZ : Sur un plan général, je souhaiterais simplement que cette expérience serve à toutes et tous. On ne s’imagine pas le torrent d’insultes, d’injures et de propos xénophobes qui ont envahi l’internet et qui constituent déjà en tant que tels une punition. Je souhaite également que l’on n’instrumentalise plus des étudiant(e)s d’une vingtaine d’années, dont nous avons la responsabilité et à qui nous devons apprendre un métier et que l’on doit également aider à se construire en tant qu’adultes.

Pour ce qui concerne mes compagnons d’infortune et moi-même, nous réclamons avant tout et  simplement la justice. Qu’elle se prononce sur les faits dont nous avons été accusés et qu’elle reconnaisse clairement notre innocence. Que la justice fasse son travail pour retrouver les responsables de ce que je considère être une cabale. Qu’elle se prononce également sur la responsabilité des inspecteurs de l’IGAENR qui ont relayé et proféré des accusations particulièrement graves, dénuées de tout fondement sérieux et dont certaines ont à mon sens une connotation particulièrement choquantes. C’est d’ailleurs ce qui a conduit l’un de mes collègues à les assigner en  justice. Reste à celle-ci à démontrer que le fait d’appartenir à un corps d’inspection n’exonère nullement de la responsabilité de ses actes et propos.

Mes collègues et moi-même attendons de notre Administration qu’elle prenne ses responsabilités en affirmant clairement et officiellement que nous sommes simplement innocents des faits graves qui nous ont été imputés et que tout prouve maintenant qu’ils n’étaient nullement fondés. Que le Ministère de l’Education Nationale, qui nous a complètement ignorés jusqu’à présent, et qui s’est contenté de ne publier que la seule partie accusatoire du premier rapport de l’IGAENR, omettant notre réponse à celle-ci, assume ses responsabilités en affirmant officiellement que nous sommes innocents des faits graves qui nous ont été reprochés.

Enfin, que l’Université et le Ministère assument la responsabilité qui est la leur lorsque des fonctionnaires sont attaqués dans l’exercice de leur fonction. Mes collègues et moi-même, produits du système éducatif public, avons choisi notre métier, l’aimons et n’avons assurément pas été attirés par l’appât du gain ou de salaires à cinq, six ou sept chiffres. Mais il est pour le moins indécent, oui indécent, de laisser peser sur nous des dépenses qui non seulement excèdent largement ce que nous gagnons, mais qui en plus ne sont pas dues aux fautes dont certains et la presse nous a accusés pendant près de deux ans. L’issue de cette rocambolesque histoire est maintenant connue et notre Administration ne se déshonorerait assurément pas de prendre ce coût à sa charge, pour éviter que cela ne constitue le prix de fautes acquitté par des fonctionnaires qui précisément ne les ont pas commises.  

Enfin, et surtout, je souhaiterais que l’Administration ne reste plus jamais sans réaction lorsque ses fonctionnaires sont attaqués sur le fondement de leur nom « exotique » ou de leur appartenance réelle ou supposée à une quelconque religion. S’ils sont fautifs, alors ils en répondront naturellement comme tout un chacun devant les instances disciplinaires et la justice.

LR : Souhaitez-vous rajouter quelque chose ?

RZ : Notre principal détracteur a été « décoré » au nom de la laïcité par M. Manuels Valls. Il me semblait comme la majorité de ce pays, que la laïcité c’est d’abord le respect de la liberté de conscience de chacun et de tous. Dans cette triste affaire de procès en sorcellerie, où étaient la laïcité et la liberté de conscience ? A son tour, notre détracteur est au cœur d’une suspension pour manipulation de faits. C’est l’arroseur-arrosé. Il est heureux que dans cette affaire, M. Jean-Loup Salzmann, Président de l’Université, ait réagi avec courage et discernement pour permettre le retour de la sérénité à l’IUT. Il reste maintenant à s’assurer que tel sera le cas.

 

Télécharger « En direct avec Rachid Zouhhad_VP.pdf »

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obsèques civiles: réponse commune de Castellane

14 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

obsèques civiles: réponse commune de Castellane

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La Libre Pensée sur France Culture - Dimanche 9 juillet 2015

6 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

France-culture
La Libre Pensée sur France Culture - Dimanche 9 juillet 2015

Bonjour à tous nos auditeurs, au micro ce dimanche, Georges André Morin et Patrice Sifflet de la Libre Pensée.

PS : Notre émission d’aujourd’hui est consacrée à la loi de séparation des Églises et de l’Etat, la loi du 9 décembre 1905, et à l’exception dans son application pour les trois départements d’Alsace-Moselle.
Avant de vous interroger, cher Georges André, rappelons à nos auditeurs, un certain nombre de faits pas nécessairement connue de tous :
Le régime d’exception au droit français qui s’applique aux cultes en Alsace (Haut-Rhin et Bas-Rhin) et dans le département de la Moselle, n’est pas un héritage du droit allemand qui s’appliqua à cette région de 1871 à 1918. Il procède de la loi du 18 Germinal an X relative à l’organisation des cultes, catholiques et protestants d’abord, puis étendue au culte israélite en 1808. Le concordat signé par Bonaparte et Pie VII-Chiaramonti, le 10 septembre 1801, était un préalable nécessaire à cette loi, d’où l’expression « régime concordataire », bien qu’à l’évidence le concordat ne concerne que le culte catholique. La loi du 9 décembre 1905, « de séparation des Églises et de l’État » a donc eu pour effet d’abolir la loi de 1802 sur l’organisation des cultes, sauf pour les trois départements alors annexés par le Reich.
La clé juridique de la loi de 1802 est la reconnaissance par la République (puis l’Empire) des quatre cultes de l’époque, catholique, luthérien, réformé et israélite, sur lesquels l’État disposait d’un droit de contrôle. En pratique, l’État entérinait des personnalités élues (juifs et protestants) ou choisies par le Pape. Tous les ministres du Culte étaient agréés par le ministère de l’Intérieur. En contrepartie, l’État prenait en charge leur rémunération. Les municipalités étaient tenues de les loger. Elles devaient aussi compléter et, en définitive, assurer les frais de fonctionnement des paroisses et communautés considérées comme des établissements publics.

Depuis le retour de l’Alsace-Moselle à la France en 1918, ce régime d’organisation des cultes de 1802, abrogé en France par la loi de 1905, continue de s’appliquer dans ces trois départements. Ainsi les archevêques de Strasbourg et de Metz, le président et le vice-président des organisations protestantes et les présidents de consistoires israélites (Strasbourg, Colmar, Metz) sont formellement « nommés » par l’État. Surtout, ce petit monde relève du statut de la fonction publique et émarge au budget de l’Etat, pour un montant de l’ordre de 60 millions d’€.
Voilà qui est particulièrement étonnant, comment cela se fait-il ?

GAM : La décision du Conseil constitutionnel du 21 février 2013, en réponse à une Question Préliminaire de Constitutionalité soumise par le Conseil d’Etat, reprend les diverses étapes de l’historique. Je cite : « Considérant que la loi du 18 germinal an X relative à l’organisation des cultes a promulgué et rendu exécutoires comme lois de la République, d’une part, « La convention passée à Paris le 26 messidor an IX, entre le Pape et le Gouvernement français, [le Concordat] et dont les ratifications ont été échangées à Paris le 23 fructidor an IX » et, d’autre part, les articles organiques de ladite convention et les articles organiques des cultes protestants ; qu’aux termes de l’article 3 de la loi du 17 octobre 1919 relative au régime transitoire de l’Alsace et de la Lorraine, adoptée à la suite du rétablissement de la souveraineté de la France sur ces territoires : « Les territoires d’Alsace et de Lorraine continuent, jusqu’à ce qu’il ait été procédé à l’introduction des lois françaises, à être régis par les dispositions législatives et réglementaires qui y sont actuellement en vigueur »

PS : Le cartel des gauches devient majoritaire à l’Assemblée en 1924. L’application de la loi de 1905 en Alsace-Moselle figure à son programme. Cela ne se fait pas. Vous allez me dire qu’une nouvelle fois, une promesse électorale est jetée au panier mais j’aimerai en savoir plus.

GAM : Dans sa décision le Conseil Constitutionnel rappelle que « le 13° de l’article 7 de la loi du 1er juin 1924 mettant en vigueur la législation civile française dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle a expressément maintenu en vigueur dans ces départements à titre provisoire l’ensemble de la législation locale sur les cultes et les congrégations religieuses »
Le Conseil constitutionnel renvoie donc à une loi du 1er juin 1924. Cette date peut faire confusion, c’est une loi de la chambre sortante. La nouvelle chambre a été élue les 11 et 25 mai. Le cartel des gauches, majoritaire à la chambre est minoritaire en voix dans le pays. Si Millerand est contraint à démissionner de la Présidence de la République le 11 juin, son successeur Doumergue est élu le 13 juin contre le candidat du Cartel, Painlevé. Nommé Président du Conseil le 15 juin, Herriot a une position claire sur l’Alsace-Moselle « en ménageant les intérêts matériels et moraux de la population, introduire l’ensemble de la législation républicaine ». La rupture avec le Vatican est bloquée par le Sénat, l’application de la loi de 1905 en Alsace-Moselle suscite la protestation de 21 députés sur 24 représentants de ces trois départements, appuyés sur des votes de la majorité des conseils municipaux et des conseils généraux

PS : Pour continuer dans la même voie, après l’annexion en 1940 par l’Allemagne nazie le retour à la légalité républicaine à la Libération, maintient l’exception cultuelle de l’Alsace-Moselle. Là encore, que s’est il passé ?

GAM : Citons encore le Conseil constitutionnel : « l’article 3 de l’ordonnance du 15 septembre 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle stipule que : « La législation en vigueur. . . à la date du 16 juin 1940 est restée seule applicable et est provisoirement maintenue en vigueur »
On est en présence d’un provisoire qui dure et même qui perdure !
Cela étant si le CC estime que ces exceptions relèvent de lois conformes à la Constitution, il en serait de même d’une loi d’abrogation.

PS : Pourriez-vous nous éclairer sur les jeux politiques qui depuis bientôt un siècle permettent à ce régime exceptionnel de perdurer dans le provisoire ?

GAM : Les circonstances qui ont permis de faire durer ce provisoire, le mot figure dans les trois textes cités par le Conseil constitutionnel, ont bien entendu évolué au cours du temps.
Après la Première Guerre mondiale, plusieurs éléments ont joué en faveur du maintien du statu quo.
En premier lieu, le souci pour le gouvernement français d’un retour pur et simple des provinces annexées par l’Allemagne en 1871, sans autre formalité : la « spoliation » du traité de Francfort n’ayant à l‘évidence pas été approuvée par les populations concernées, dont les représentants élus en février 1871 ont protesté fermement à la Chambre des Députés. la France considérait que par une sorte de parallélisme des formes la rétrocession devait se faire sans autre forme de consultation. Or, ce point de vue était mal compris et plus ou moins contesté par le Président américain, Wilson, que le rôle décisif des Etats-Unis dans les derniers mois de la guerre faisait un peu l’arbitre du traité de paix à venir. Le moindre mouvement de réaction des populations d’Alsace–Moselle aurait été exploité contre la France.
Mais la lecture des mémoires de Poincaré révèle que dès l’été 1914 quand la France a pu réoccuper une partie réduite du sud du Haut-Rhin la question a été soulevée. Le 7 août 1914 l’armée française fait une entrée triomphale à Mulhouse, acclamée par la population. Mais elle doit évacuer la ville le 10 août, la reprend le 18, et l’évacue à nouveau le 25. Le front se stabilise et devient en terme militaire « un front secondaire ». Toutefois 90 communes alsaciennes restent sous le contrôle de l’armée française pendant toute la durée de la guerre
Dans ses mémoires, tome V, page 135 et suivantes Poincaré raconte :
« le 20 août, il reçoit M. Blumenthal, ancien maire de Colmar révoqué par les autorités allemandes le 31 juillet, « il nous conseille d’organiser le plus rapidement possible, au cours même de la guerre, dans les provinces annexées, une administration civile, modelée sur l’administration allemande… l’immense majorité de la population acceptera joyeusement le retour pur et simple à la France », puis le lendemain, il le reçoit de nouveau, introduit par Clémenceau, curieusement flanqué de l’abbé Wetterlé, député de Ribeauvillé et du député de Molsheim. Ils demandent à faire partie d’une commission chargée d’examiner la question alsacienne qui fonctionnerait dans les locaux de Conseil d’Etat. Ce que découvre Poincaré qui croit y voir la main du GQG. D’où peut-être la légende selon laquelle le maintien de l’exception aurait été annoncé par Joffre à l’occasion de la libération de Mulhouse. Cette proclamation est suffisamment brève pour être citée ici, il n’y est évidemment pas question de l’organisation des cultes !
« Enfants de l’Alsace,
Après quarante-quatre années d’une douloureuse attente, des soldats français foulent à nouveau le sol de votre noble pays. Ils sont les premiers ouvriers de la grande œuvre de la revanche ! Pour eux, quelle émotion et quelle fierté !
Pour parfaire cette œuvre, ils ont fait le sacrifice de leur vie ; la. nation française unanimement les pousse, et dans les plis de leurs drapeaux sont inscrits les noms magiques du droit et de la liberté. Vive l’Alsace !
Vive la France
Le général en chef des armées françaises, • • Joffre. »
La question est bel et bien soulevée par Poincaré, ce qui a même pu conduire certains à se demander si ce point n’a pas fait partie d’engagements que, transfuge de la gauche républicaine, il aurait pris vis-à-vis de la droite pour assurer son élection en janvier 1913 ?
En 1915, sous la présidence de Louis Barthou, ancien président du Conseil, est mise en place la Conférence d’Alsace-Lorraine qui traite donc de :
L’enseignement : elle prévoit l’application en Alsace-Lorraine des lois françaises sur l’organisation, la gratuité, l’obligation et la laïcité de l’enseignement primaire.
La diffusion de la langue française. L’école française sera investie d’une mission de francisation
Le statut de l’université de Strasbourg. A l’initiative de l’abbé Wetterlé, la Conférence d’Alsace-Lorraine se prononce en faveur du maintien de la faculté de théologie protestante, et de la suppression de la faculté de théologie catholique, souhaitée par une partie du clergé alsacien.
Le statut des cultes. Cette question fait l’objet de plusieurs débats. Elle prévoit l’introduction de la loi de séparation des Églises et de l’État, assortie d’éventuelles négociations avec le Saint-Siège.
Après l’armistice du 11 novembre, une première administration est mise en place, l’administration Jeanneney-Maringer. Son approche strictement laïque et républicaine suscite des réactions assez vives au printemps de 1919. Les Alsaciens-Lorrains, pour avoir réservé un accueil triomphal aux Français, n’en sont pas moins restés attachés à leur particularisme. L’administration de l’Alsace-Lorraine est reprise en mains au printemps 1919. La nomination d’Alexandre Millerand, respectueux du particularisme, contribue à améliorer l’image de l’administration française aux yeux des populations de la rive gauche du Rhin.
En second lieu, la recherche d’un rapprochement avec le Vatican au titre de l’Union sacrée : la chambre dite bleu horizon rétablit dès 1921 les relations diplomatiques avec le Vatican,
Enfin, le contexte de l’élection présidentielle de février 1920 : Briand gêné par certaines affaires, fait campagne dans les couloirs du Congrès contre Clémenceau, appuyé par les députés alsaciens, dont l’abbé Wetterlé devenu député de l’entente républicaine et démocratique, parti de droite avatar antérieur du MRP sur le thème, en raison de l’âge de Clémenceau (79 ans), « vous imaginez des obsèques civiles à l’Elysée ? »

PS : Le Vatican à la manœuvre ?

GAM : Pro-allemand pendant toute la guerre, le Vatican a su habilement jouer sur « l’Union sacrée » pour pousser ses pions en France. Dans son journal Alexandre Ribot, président du Conseil de mars à septembre 1917, note le 10 février 1922 : L’ambassadeur Bompard, chargé de classer les télégrammes déchiffrés du Vatican, confirme : « le Vatican a été jusqu’au bout notre adversaire. Il n’a cessé de soutenir de tout son pouvoir la cause allemande. Quand nous éprouvions un échec, il télégraphiait partout pour en exagérer l’importance…. La tentative de médiation de 1917 avait été concertée avec le gouvernement allemand. »

PS : Mais en 1944, la France est gouvernée par un gouvernement issu de la Résistance, il y a des ministres communistes, des ministres de la SFIO, Thorez est même ministre d’Etat. Comment expliquer que le provisoire est reconduit ?

GAM : Provisoire, vous avez dit provisoire… Regardons les faits, en septembre 1944 la situation n’est pas du tout la même qu’en 1918. L’annexion de l’Alsace-Moselle en juillet 1940, en infraction aux clauses de l’armistice du 22 juin, fut la première confirmation des dangers de cet armistice dénoncé par de Gaulle. Au moment de la promulgation de l’ordonnance l’Alsace et la Moselle ne sont pas encore libérées, il faudra attendre la fin novembre. Par ailleurs à cette date Thorez rentre d’URSS où il s’était réfugié dès l’automne 1939. D’une certaine façon de Gaulle le tenait. Revenons à l’ordonnance, il était tellement simple de reconduire le provisoire sans rouvrir le débat. De Gaulle, isolé dans son propre milieu largement pétainiste jusqu’à la Libération, n’allait pas ouvrir un front avec les catholiques par une mesure explicite d’application de la loi de 1905 en Alsace-Moselle. Les entorses à la loi de 1905 introduites par Vichy, le « Noël » du maréchal, le décret du 26 décembre 1942, qui bricole l’article 910 du code civil relatif aux legs aux associations, font partie des textes qui n’ont pas été abrogés à la Libération. Ce texte a encore été bricolé en 2011, sans que grand monde ne s’en soit ému.

PS : Mais qu’en est-il de la Guyane ? Ce département n’a jamais été occupé par l’Allemagne ?

GAM : Certes ! La situation y est juridiquement très différente de celle de l’Alsace-Moselle : elle repose sur une ordonnance de Charles X du 28 août 1828. N’est concernée que l’église catholique, et la charge salariale de l’évêque de Cayenne et des 27 paroisses est imputée au Conseil général, au total un petit million d’€, 4€ par habitant. Là encore, l’habitude, une forme de paresse intellectuelle ont prévalu, jusqu’à ce que l’actuel président du Conseil général, le dynamique Alain Tien Liong ne décide d’y mettre un terme, soutenu par un Conseil Général unanime… mais confronté à une de ces batailles judiciaires d’arrière-garde dont nos lobbies catholiques ont le secret. C’est pourquoi la libre-pensée soutient la proposition de loi déposée par le sénateur Antoine Karam, qui permettrait de trancher clairement le débat.

PS : il y aurait aussi le cas de Mayotte. En fait la population de l’île est à 97 % musulmane, religion qui n’est pas concernée par la loi d’organisation des cultes, et il y a deux églises avec environ 4000 pratiquants. Cela étant, il faudra être attentif aux processus législatifs en cours suite à la départementalisation de ce territoire

GAM : Vous avez raison. Citons Confucius : « les petits principes tolèrent des accommodements, les grands principes ne tolèrent pas la moindre transgression. », la laïcité de la République est un grand principe !‘

PS : Pour conclure par un raisonnement a contrario simple, le Conseil Constitutionnel nous indique une vois simple, pour résoudre la question d’Alsace Moselle : un texte de loi. La question est de savoir si nos dirigeants qui ont plus que jamais la laïcité à la bouche vont se référer au petit dictateur du Consulat ou aux pères fondateurs de nos Républiques ?
Il est décidément nécessaire de défendre les principes de la loi de 1905, c’est pourquoi la Fédération Nationale de la Libre Pensée appelle à une grande manifestation nationale à Paris le 6 décembre prochain pour le 110ème anniversaire de cette loi fondatrice.

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Obsèques civiles: courrier aux communes des Alpes de Haute Provence et réponses reçues...

6 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

LIBRE PENSEE

Fédération départementale des groupes de libres penseurs des Alpes de Haute Provence

lpahp@orange.fr

___________________________________________________________

 

Cruis, le 06/01/2016

à  Mesdames et Messieurs les Maires

des communes des Alpes de Haute Provence

 

Objet : mise à disposition d’une salle municipale pour les obsèques civiles

 

 

Madame, Monsieur le Maire,

 

Depuis l’avènement définitif de la République, à la fin du XIXème siècle et la volonté des républicains de soustraire les obsèques de l’emprise des religions, obsèques civiles et crémations ont été légalisées.

La laïcité institutionnelle, instaurée par la grande loi républicaine du 9 décembre 1905 et à laquelle les citoyens, dans leur très grande majorité sont fortement attachés, assure la liberté de conscience qui est la liberté de croire ou de ne pas croire.

Ainsi, nous souhaitons que la liberté de conscience soit garantie pour tous les actes de la vie et de la mort des citoyens. Car si les obsèques civiles sont autorisées et les crémations relativement possibles désormais, reste le problème d'un lieu intime et à l’abri éventuellement des intempéries (ce qui n'est pas le cas des cimetières naturellement à l’air libre) pour des cérémonies civiles. Et, force est de constater qu’en dehors des lieux de cultes, des salles funéraires des hôpitaux et des crématoriums, il n’y a quasiment aucune possibilité de rendre hommage aux défunts dans un tel lieu.

Nous pensons, particulièrement, que le droit à des obsèques civiles dignes, doit être garanti, afin que les familles des disparus puissent leur rendre hommage convenablement, et dans le respect absolu de la liberté de conscience des défunts.

C’est pourquoi, nous souhaitons que les municipalités mettent à disposition des familles qui le désirent, une salle municipale gratuite pour les obsèques civiles.

Peut-être cette disposition existe-t-elle déjà dans la commune dont vous avez la charge ? Dans ce cas nous vous remercions de nous l’indiquer, et de nous faire connaître quelles sont les démarches à accomplir pour l’utiliser.

Si cette disposition n’existe pas, nous vous remercions de nous indiquer quelle réponse vous comptez donner à notre sollicitation.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Maire, nos meilleures salutations laïques et républicaines.

 

 FDGLP-

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4 réponses sur 200 communes....

LIRE LES REPONSES

Télécharger « LP04 Mairies et obsèques civiles.doc »

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Obsèques civiles : réponses mairies

4 communes ont répondu à ce jour au courrier LP04 : 

http://librepensee04.eklablog.com/obseques-civiles-courrier-aux-communes-des-alpes-de-haute-provence-a122920232

 

 

Manosque 

http://librepensee04.eklablog.com/salle-municipale-pour-obseques-civiles-reponse-commune-de-manosque-a122918520

Cruis 

http://librepensee04.eklablog.com/salle-municipale-pour-obseques-civiles-reponse-commune-de-cruis-04230-a122918676

Castellane 

http://librepensee04.eklablog.com/obseques-civiles-reponse-commune-de-castellane-a125054870

Digne les Bains 

https://ekladata.com/LLTxcgfHKtUTf8HxEKqXy7FTMQg/reponse-digne.pdf

 

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AMF/ Vade Mecum

Obsèques civiles: courrier aux communes des Alpes de Haute provence

 

 https://ekladata.com/B6nGO4HilEzCmF2sZUE_8pf_Yu0/AMF_14082_VADE_MECUM.pdf  

 

 

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Obsèques civiles: courrier aux communes des Alpes de Haute Provence et réponses reçues...

6 Février 2016 , Rédigé par librepensee04

LIBRE PENSEE

Fédération départementale des groupes de libres penseurs des Alpes de Haute Provence

lpahp@orange.fr

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Cruis, le 06/01/2016

à  Mesdames et Messieurs les Maires

des communes des Alpes de Haute Provence

 

Objet : mise à disposition d’une salle municipale pour les obsèques civiles

 

 

Madame, Monsieur le Maire,

 

Depuis l’avènement définitif de la République, à la fin du XIXème siècle et la volonté des républicains de soustraire les obsèques de l’emprise des religions, obsèques civiles et crémations ont été légalisées.

La laïcité institutionnelle, instaurée par la grande loi républicaine du 9 décembre 1905 et à laquelle les citoyens, dans leur très grande majorité sont fortement attachés, assure la liberté de conscience qui est la liberté de croire ou de ne pas croire.

Ainsi, nous souhaitons que la liberté de conscience soit garantie pour tous les actes de la vie et de la mort des citoyens. Car si les obsèques civiles sont autorisées et les crémations relativement possibles désormais, reste le problème d'un lieu intime et à l’abri éventuellement des intempéries (ce qui n'est pas le cas des cimetières naturellement à l’air libre) pour des cérémonies civiles. Et, force est de constater qu’en dehors des lieux de cultes, des salles funéraires des hôpitaux et des crématoriums, il n’y a quasiment aucune possibilité de rendre hommage aux défunts dans un tel lieu.

Nous pensons, particulièrement, que le droit à des obsèques civiles dignes, doit être garanti, afin que les familles des disparus puissent leur rendre hommage convenablement, et dans le respect absolu de la liberté de conscience des défunts.

C’est pourquoi, nous souhaitons que les municipalités mettent à disposition des familles qui le désirent, une salle municipale gratuite pour les obsèques civiles.

Peut-être cette disposition existe-t-elle déjà dans la commune dont vous avez la charge ? Dans ce cas nous vous remercions de nous l’indiquer, et de nous faire connaître quelles sont les démarches à accomplir pour l’utiliser.

Si cette disposition n’existe pas, nous vous remercions de nous indiquer quelle réponse vous comptez donner à notre sollicitation.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Maire, nos meilleures salutations laïques et républicaines.

 

 FDGLP-

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4 réponses sur 200 communes....

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Obsèques civiles : réponses mairies

4 communes ont répondu à ce jour au courrier LP04 : 

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Manosque 

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Cruis 

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Castellane 

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Digne les Bains 

https://ekladata.com/LLTxcgfHKtUTf8HxEKqXy7FTMQg/reponse-digne.pdf

 

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AMF/ Vade Mecum

Obsèques civiles: courrier aux communes des Alpes de Haute provence

 

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