Simiane la rotonde /Conférence – Débat: « Libre Pensée et Laïcité » Par Henri HUILLE
Vendredi 15 janvier 2016
-Simiane la rotonde - Salle des
Fêtes – 18 heures 30 -
Conférence – Débat:
« Libre Pensée et Laïcité »
Par Henri HUILLE
de la Commission Administrative nationale de la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP)
À chaque époque il a existé des penseurs libres qui ont cherché à s’affranchir de la tutelle des dogmes de toute sorte afin d’ouvrir à l’humanité de nouveaux horizons tant en matière de sciences que de philosophie ou d’arts.
La Libre Pensée, en tant que mouvement organisée a été fondée en 1847 et les Libres Penseurs furent à l’origine de la Loi de Séparation des cultes et de l’État, qu’ils rédigèrent et qui fut adoptée en décembre 1905.
Cette loi à valeur constitutionnelle qui dit dans son article 1:« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. », instaura la Laïcité en France.
Aujourd’hui, on s’emploie de toute part à brouiller la définition même de ce qu’est la Laïcité et à en dévoyer la pratique.
La conférence proposée a pour ambition de revenir sur cette question de la Laïcité, dans son principe comme dans ses implications
pratiques, et de permettre à nos concitoyens le plus large débat afin d’aider chacun à se faire sa propre opinion sur la base des faits.
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REECOUTEZ LA CONFERENCE:
Simiane la rotonde /Conférence – Débat: « Libre Pensée et Laïcité » Par Henri HUILLE
Vendredi 15 janvier 2016
-Simiane la rotonde - Salle des
Fêtes – 18 heures 30 -
Conférence – Débat:
« Libre Pensée et Laïcité »
Par Henri HUILLE
de la Commission Administrative nationale de la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP)
À chaque époque il a existé des penseurs libres qui ont cherché à s’affranchir de la tutelle des dogmes de toute sorte afin d’ouvrir à l’humanité de nouveaux horizons tant en matière de sciences que de philosophie ou d’arts.
La Libre Pensée, en tant que mouvement organisée a été fondée en 1847 et les Libres Penseurs furent à l’origine de la Loi de Séparation des cultes et de l’État, qu’ils rédigèrent et qui fut adoptée en décembre 1905.
Cette loi à valeur constitutionnelle qui dit dans son article 1:« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. », instaura la Laïcité en France.
Aujourd’hui, on s’emploie de toute part à brouiller la définition même de ce qu’est la Laïcité et à en dévoyer la pratique.
La conférence proposée a pour ambition de revenir sur cette question de la Laïcité, dans son principe comme dans ses implications
pratiques, et de permettre à nos concitoyens le plus large débat afin d’aider chacun à se faire sa propre opinion sur la base des faits.
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REECOUTEZ LA CONFERENCE:
Julien Aubert, Député LR de Vaucluse ou le ravi de la crèche
La Libre Pensée Vaucluse http://www.fnlp.fr/
tél. 06 31 08 95 10 04.01.2016
COMMUNIQUE DE PRESSE de la Fédération Nationale de la Libre Pensée
Julien Aubert, Député LR de Vaucluse
ou le ravi de la crèche
Monsieur Julien Aubert est Député LR de Vaucluse. C’est son droit, mais, visiblement, il a quelques problèmes avec la laïcité. Dans sa course à l’échalote avec le Front national, il est l’un de ceux qui en rajoutent sur les musulmans. Cette apparente rigueur « laïque » ne va pas jusqu’à défendre la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, quand il s’agit du culte catholique...
Télécharger « Julien Aubert, député, ou le ravi de la crèche.pdf »
05 12 2015: Meeting laïque à Japy : un évènement qui fera date !
Le meeting national laïque a été ouvert par Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée, qui a déclaré :
Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,
Au nom de toutes les victimes de la barbarie d’hier et d’aujourd’hui
Au nom de toutes les victimes des attentats barbares à travers le monde, de Paris à Madrid, de Beyrouth à Tunis
Au nom de toutes les victimes des actes de guerre d’hier et d’aujourd’hui
Je vous demande de vous lever et d’observer une minute de silence.
La salle debout a rendu hommage aux victimes
Puis, le Président de la Libre Pensée a poursuivi
Chers amis, chers camarades,
En ouvrant ce meeting, je voudrais remercier vivement Force Ouvrière et particulièrement son Union départementale de Paris, qui nous a considérablement aidé pour réussir matériellement ce meeting, dans des conditions précipitées.
En effet, il est des manifestations publiques qui sont interdites, et d’autres qui sont autorisées. Sans doute, tout ceci n’est qu’une question de proximité avec le Pouvoir.
Depuis Jean de la Fontaine, il n’y a rien de vraiment bien nouveau sous le soleil : « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
Alors, merci encore et toujours à Gabriel Gaudy, Secrétaire général de FO Paris qui nous a permis de nous réunir cet après-midi. Et merci aussi à la Ville de Paris qui a attribué cette salle si chargée d’histoire.
Nous publierons tout au long du cour de la semaine les discours qui ont été prononcés.

La LDH est attachée à la loi du 9 décembre 1905, et à son application sur tout le territoire de la République, et nous nous retrouvons souvent côte à côte pour la défendre soit contre les tentatives d’en affaiblir les prescriptions, soit contre les tentatives de l’instrumentaliser pour exclure une catégorie de population.
Nous publions le message d’Alain Tien Liong,
Président du Conseil général de Guyane
aux participants du meeting laïque du 5 décembre 2015 au Gymnase Japy
Télécharger « Message d'Alain Tien Liong.rtf »
par Jean-Sébastien PIERRE
Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée
Vice-Président de la Ligue de l’enseignement
Meeting du 5 décembre
Pour la défense et la promotion des lois laïques
Télécharger « Pierre Tournemire.rtf »
au nom de la FERC CGT
au grand meeting national laïque du 5 décembre 2015
pour la défense et la promotion de la loi de 1905
Télécharger « Alain Barbier.rtf »
Intervention de Jean-Luc Romero,
Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
Télécharger « JL Romero Meeting du 5 décembre 2015.doc »
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Discours de David Gozlan
Secrétaire général de la Libre Pensée
au Meeting laïque du 5 décembre 2015
Télécharger « DAVID GOZLAN.rtf »
Administratrice de l’Union rationaliste
au meeting laïque du 5 décembre 2015
Télécharger « Françoise Olivier-Utard.rtf »
Le Président de la Libre Pensée, Jean-Sébastien Pierre a poursuivi son allocution d’ouverture du meeting national laïque par ses mots :
Et avant de donner la parole aux orateurs qui vont se succéder, je voudrais dire que la Libre Pensée a invité tout le monde, enfin, tout ce qui compte dans le combat laïque. Comme il est dit quelque part, surtout en cette veille d’élections, il y a beaucoup d’appelés, il y a parfois moins d’élus.
Porte-parole de l'Association Internationale de Libre Pensée (AILP)
Télécharger « Discours de Christian Eyschen le 5 décembre 2015 à Paris.rtf »
Président d’Honneur de Laïcité-Liberté
au grand meeting national laïque
de la Libre Pensée le 5 décembre 2015
Télécharger « Philippe Guglielmi.rtf »
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Jocelyne MARMANDE CGT-Force Ouvrière
Télécharger « Jocelyne Marmande.pdf »
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http://www.jetfm.asso.fr/site/Le-point-de-vue-de-la-Libre-Pensee,6870.html
Extraits de Jet fm:
2 interviews choisies:
L'émission intégrale:
http://www.jetfm.asso.fr/site/stockage/la_libre_pensee/Libre_Pens%C3%A9e_D%C3%A9cembre_2015.mp3
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19 novembre 2015 Communiqué
Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.
Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.
C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.
Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.
Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.
Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.
Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.
Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.
Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.
Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.
Premiers signataires :
AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), Attac, Cadac, Cedetim, Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des collectifs AC !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Droits devant !!, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Genepi, Ipam, La Cimade, La Quadrature du Net, Le Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le Gisti, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, Mrap, OIP - section française, Organisation de femmes égalité, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires
Télécharger « Nous ne céderons pas_25 11 2015.pdf »
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Les signatures sont recueillies à l’adresse suivante
INVITATION 16 JANVIER CONFERENCE/DEBAT A DIGNE
S'INSCRIRE POUR LE BANQUET: librepensee04@orange.fr
Pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! »
Communiqué commun
Ainsi le président de la République a décidé de modifier la Constitution dans le pire sens qui soit. Nous appelons les citoyens et les citoyennes à manifester d’ores et déjà leur opposition à ces projets en signant la pétition suivante :
Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l'effroi légitime suscité par les attentats.
Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.
Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester. »
A l’initiative de :
AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, Cedetim, CGT Police Paris, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI), Droit solidarité, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Osez le féminisme !, Planning familial, Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Revue Inprecor, Revue Regard, Romeurope 94, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Unef, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.
Paris, le 29 décembre 2015
Les signatures sont recueillies à l’adresse suivante
La Raison n°607 est parue Extrait de l'éditorial de Jean-Sébastien Pierre :
Extrait de l'éditorial de Jean-Sébastien Pierre :
Laïcité, Démocratie, République, Libertés
La Libre Pensée a été saisie d’effroi à l’annonce des attentats du 13 novembre 2015 et de l’horrible carnage qui s’en est suivi. Elle a adressé aux familles des victimes l’expression de son empathie profonde et de sa solidarité. À l’instar du pays tout entier, elle a condamné cette barbarie sanglante.
Après le temps du recueillement et du deuil nécessaire, le temps viendra de s’interroger pour comprendre ce qui s’est passé, comment une telle infamie a pu se produire. Ce que nous avons connu dans cette tragédie n’est pas l’apanage de notre seul pays. Dans de nombreuses contrées, du monde,les peuples connaissent cette situation.En 2008, au moment des attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya, Robert Bowman, vétéran de la guerre du Vietnam comme pilote de bombardier déclarait lucidement : « Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, aimons la liberté ou défendons les droits de l’Homme. Nous sommes détestés parce que notre gouvernement refuse tout cela aux pays du Tiers-Monde dont les ressources naturelles sont convoitées par nos multinationales. Cette haine que nous avons semée est revenue nous hanter sous la forme du terrorisme...
Au lieu d’envoyer nos fils et nos filles à travers le monde pour tuer des Arabes afin que nous puissions nous emparer du pétrole qui dort sous les sables de leurs déserts,
nous devrions les y envoyer pour les aider à reconstruire leurs infrastructures, leur fournir de l’eau potable et nourrir leurs enfants affamés [...] En bref, nous devrions faire le bien au lieu du mal. Qui voudrait nous en empêcher ? Qui pourrait nous haïr pour cela ? Qui voudrait nous bombarder ? C’est cette vérité-là que le peuple américain devrait entendre. »
C’était hier vu des USA, c’est aujourd’hui en France, nul ne peut échapper à de telles interrogations. (...)


A propos de la conférence de presse du 1er ministre du 23 décembre 2015
La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne le maintien de l’état d’urgence, sa constitutionnalisation visant à le rendre normal dans un Etat de droit, la proposition de destitution de la nationalité française pour les citoyens binationaux ayant été condamnés pour des faits de terrorisme, mesure qui est une régression antidémocratique et qui rappelle les temps du Régime de Vichy.
Le gouvernement indique lui-même que cette mesure n’aura aucun effet pratique dans les faits et qu’elle se situe dans une démarche symbolique. Il n’est nullement symbolique de pratiquer la course à l’échalote sur le délire sécuritaire avec la droite et le Front national. Ce n’est qu’une manœuvre électoraliste qui ne trompe personne, mais qui peut avoir des conséquences dramatiques contre les libertés démocratiques..
Le Front national a clairement indiqué que c’était une mesure issue de son programme. Il est des compliments qui sont les pires des condamnations.
Avec la Ligue des Droits de l’Homme et plus d’une centaine d’associations et d‘organisations syndicales qui exigent la levée immédiate de l’état d’urgence, la Libre Pensée agit pour la défense des libertés démocratiques.
Si les mots ont un sens
La Libre Pensée s’adresse à monsieur Manuel Valls : Monsieur le Premier Ministre, vous avez indiqué dans votre discours d’ouverture de la conférence de presse : « Tuer aveuglement des compatriotes au nom d’une idéologie, c’est exprimer un reniement sanglant, total et définitif de toute volonté de vivre ensemble sans distinction d’origine ou de religion. C’est renier l’âme de la Nation. »
Nous n’avons aucune compétence, visiblement à l’inverse de vous, pour débattre des questions de l’âme, fût-elle celle de la Nation, mais votre propos nous a rappelé qu’entre 1914 et 1918, il y a eu 639 Fusillés pour l’exemple, compatriotes « tués aveuglement au nom d’une idéologie », celle de l’Etat militarisé, celle de la guerre et de la barbarie à tout prix. Il s’agissait là aussi de terrorisme.
Alors, si les mots ont un sens et les mots ont un sens :
Pourquoi n’en tirez-vous pas les conclusions nécessaires et indispensables :
la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de 1914 - 1918 ?
Paris, le 25 décembre 2015
ETAT D’URGENCE
ETAT D’URGENCE
La Fédération nationale de la Libre Pensée s’associe à nouveau à la démarche de la Ligue des Droits de l’Homme qui demande la levée de l’état d’urgence en apportant toute fois une réserve exprimée dans cette lettre :
Chers amis de la LDH,
La Fédération nationale de la Libre Pensée signe ce nouveau texte, en indiquant qu’elle manifeste une très grande réserve avec cette phrase : » Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser. »
Pour la Libre Pensée, l’état d’urgence constitue en lui-même un abus qui ne peut que générer cette situation.
Meilleurs sentiments,
Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée
Après l’appel « Nous ne céderons pas ! », une centaine d’organisations ont rendu public le texte « Sortir de l’état d’urgence » au cours d’une conférence de presse, le 17 décembre 2015.
Sortir de l’état d’urgence
En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception ; ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.
La volonté de se rassembler et de manifester ensemble a prévalu après les attentats commis à Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. Elle prévaut encore. Or, depuis le 13 novembre 2015, les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se multiplient. Manifester n’est plus un droit, et les rares concessions accordées par les préfectures, qui attendent souvent le dernier moment pour informer de leurs intentions, entravent dans les faits son exercice.
Le ministère de l’Intérieur justifie tout cela par son incapacité à sécuriser les parcours alors même qu’il autorise, dans le même temps, les rencontres sportives et des événements tels que les marchés de Noël, qui se tiennent sur la voie publique. L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns, des condamnations. Qui peut croire que cela soulage les autorités ? La censure, ici, s’avère doublement contreproductive…
L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement de fiches possiblement erronées, de dénonciations, d’informations et de soupçons sujets à caution. Plus de deux mille six cents intrusions discrétionnaires sont intervenues à domicile, dans des mosquées, des commerces, interventions souvent violentes, sans qu’aucune mise en examen pour terrorisme n’ait eu lieu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.
Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Ces graves restrictions sont appliquées, sans distinction, et de manière massive, d’autant que les juridictions administratives ont montré qu’elles s’en accommodent, quitte à ce que les libertés en souffrent. Elles reprennent à leur compte toutes les allégations du ministère de l’Intérieur et, comble de la démission, sont nombreuses à considérer qu’il n’y aurait pas d’urgence à statuer sur l’état d’urgence.
L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas « les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.
Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, FN en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la Constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.
Ces multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.
Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à :
- jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques ;
- rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester ;
- cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires et à agir dans le cadre de procédures judiciaires ;
- mettre en place des garanties effectives de contrôle ;
- lever l’état d’urgence ;
- renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable.
Paris, le 17 décembre 2015
Signataires :
AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, L'Appel des appels, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d'information pour le développement (Crid), CGT-Police Paris, Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Stop le contrôle au faciès, Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination des collectifs AC !, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes Solidaires, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, Genepi, Ipam, La Cimade, La Ligue de l'enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Observatoire international des prisons (OIP) - section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Planning familial, Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD), SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Solidarité laïque, Sud Intérieur, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature, Syndicat de la médecine générale, Syndicat national des arts vivants (Synavi), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national unitaire interministériel des territoires, de l'agriculture et de la mer (SNUITAM – FSU), SNJ-CGT, Unef, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit).
Associations locales et autres :
Asti 93, Collectif 07 stop au gaz et huile de schiste, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, la revue Ecole émancipée, Espace franco-algérien, Faucheurs volontaires de la Loire, la revue Inprecor, le journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne, Vigilance OGM 18.
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