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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

Lettre ouverte aux Députés et aux Sénateurs

1 Octobre 2015 , Rédigé par librepensee04

Lettre ouverte aux Députés et aux Sénateurs :

 

Ne votez pas la Réforme constitutionnelle qui permettrait la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

 

 

 

Madame la Députée, Madame la Sénatrice,

Monsieur le Député, Monsieur le Sénateur,

 

 

 

            En 1999, le Gouvernement français avait signé, sous réserve d’une déclaration interprétative, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Toutefois, par sa décision n° 99-412 DC du 15 juin 1999, le Conseil constitutionnel, sur saisine préalable du Président de la République alors en fonctions, avait par avance invalidé la ratification par le Parlement de cette signature en soulevant deux motifs principaux. D’une part, la Constitution du 4 octobre 1958 dispose que seul le français est la langue de la République. D’autre part, l’entrée en vigueur de la Charte serait une atteinte à l’indivisibilité de cette dernière et à l’unité du peuple français en tant qu’elle conduirait à conférer des droits spécifiques à des groupes particuliers au sein de ce dernier.

           

            Le Président de la République a décidé de rouvrir ce dossier. Elaboré par la Ministre de la Justice, un projet de loi portant révision de la Constitution sera examiné par le Parlement avant la fin de la présente année. Ce texte tend à ratifier la Charte tout en assortissant l’adhésion de la République française à celle-ci d’une déclaration interprétative renvoyant aux motifs énoncés par le Conseil constitutionnel dans sa décision de 1999. Soucieux d’éviter la voie référendaire dans les conditions prévues à l’article 89 de la Constitution, le Président de la République réunira, à cette fin, le Congrès à Versailles.

           

Attachée à l’unité et à l’indivisibilité de la République, intangibles depuis la Première République fondée en 1792, les signataires ci-dessous estiment que l’adoption de ce projet de révision de la Constitution, au surplus dans un contexte de décentralisation accrue, ferait courir un danger au principe d’égalité des droits que l’une et l’autre garantissent, alors même qu’en l’état du droit applicable sont possibles l’apprentissage dans les établissements publics d’enseignement et la pratique dans la sphère privée des langues régionales ou minoritaires. A cet égard, nombre de juristes soutiennent que la déclaration interprétative à laquelle renvoie le projet de texte n’aura pas de réelle portée normative. En particulier, constant dans ses analyses, le Conseil d’Etat a rendu un avis défavorable, le 24 juin 2015.

           

Par suite, les signataires de cette lettre ouverte vous demandent, en votre qualité de représentant de la Nation élu par le peuple souverain, qui est un dans sa diversité, de repousser le projet de loi portant révision de la Constitution du 4 octobre 1958 soumis prochainement à votre examen aux fins de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

 

Soyez assurés de l’assurance de notre haute considération et de nos sentiments républicains.

 

Premiers signataires :

 

 

-        Barbier Alain, Secrétaire national de la CGT –FERC-SUP

-        Bauer Esther, Présidente de la Fédération du Bas-Rhin de la Libre Pensée

-        Bénichou Daniel, Président de l’Association du Chevalier de la Barre

-        Bianchi Serge, Professeur émérite des Universités

-        Cordier Roger, Président du Comité 1905 Rhône-Alpes 

-        Coutel Charles, Universitaire, vice-Président du Comité-Laïcité-République

-        De Keghel Alain, Diplomate en retraite, membre du Comité-Laïcité-République

-        Eyschen Christian, porte-parole de l’Association internationale de la Libre Pensée

-        Forget Philippe, essayiste et philosophe politique

-        Gastaud Georges, philosophe, Président de l’association CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain de Résistance et d’Emancipation Linguistique)

-        Gaudy Gabriel, Elu local

-        Goussot Dominique, Responsable de la commission « Droit et Laïcité » de la Libre Pensée

-        Hebert Patrick, syndicaliste

-        Kessel Patrick, Président du Comité-Laïcité-République

-        Lacroix-Riz Annie, professeur émérite d’histoire contemporaine université Paris 7 et chercheuse, laïque 

-        Lafouge Jacques, Philosophe. 

-        Le Pors Anicet, ancien Ministre. 

-        Méler Norbert, Instituteur Public retraité 

-        Olivier-Utard Françoise, administratrice de l'Union rationaliste 

-        Pecker Jean-Claude, membre de l’Académie des sciences 

-        Pierre Jean-Sébastien, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée

-        Pungier Marie-Suzie, citoyenne engagée dans la défense de la langue française

-        Quillardet Jean-Michel, Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires

-        Ragache Jean-Robert, historien

-        Raguin Hubert, Secrétaire Général de la FNEC FP FO

-        Riera Ramiro, Président de l’Association Laïcité-Liberté

-        Robyn Johannès, Président de l’Union des Athées

 

 

 

 

 

Je m’associe à cette lettre ouverte :

 

Nom :                                                                           Prénom :

 

Qualité devant figurer à côté de ma signature :

 

A renvoyer à : « CEFourmetot@orange.fr »

 

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Les voies du seigneur sont rationnelles, très matérielles et pénétrables! CQFD!

28 Septembre 2015 , Rédigé par librepensee04

 Les voies du seigneur sont rationnelles, très matérielles et pénétrables! CQFD!Les voies du seigneur sont rationnelles, très matérielles et pénétrables! CQFD!Les voies du seigneur sont rationnelles, très matérielles et pénétrables! CQFD!

La Doctrine Sociale de l'Eglise...

2 000 ans d'expérience!

Les protestations d'élus du 04 contre le harcèlement du lobby catholique que nous avions accompagnées d’un communiqué LP04 à la Presse04 semblent avoir été suivies d’un effet, quand bien même aucune trace de celui-ci dans la presse ne soit apparue, sauf erreur de notre part. Mais cela relève de  l'esprit sain et non du “Saint-Esprit”, soyons-en persuadés! 

 

            dépliant août  (cliquez dessus)                                                        dépliant septembre (cliquez dessus)

 S’ils ne renoncent pas au harcèlement lobbyiste, le constat cependant est que les intervenants (Éducation nationale , associatifs, élus...) sont relégués à la sphère privée et à l’anonymat!

Les voies du seigneur sont rationnelles, très matérielles et pénétrables!

ws

 

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Rapport Combrexelle contre le Code du Travail : Entre Doctrine sociale de l’Église et Corporatisme

27 Septembre 2015 , Rédigé par librepensee04

Rapport Combrexelle contre le Code du Travail :

Entre Doctrine sociale de l’Église et Corporatisme

 

Rapport Combrexelle contre le Code du Travail :  Entre Doctrine sociale de l’Église et CorporatismeIl n’appartient nullement à la Libre Pensée de se substituer aux organisations syndicales et à commenter l’actualité sociale, sauf quand elle analyse que le programme de l’Église catholique, entre autre, est en train de s’appliquer contre les intérêts des travailleurs.

 

 

Or, nous sommes dans ce cadre précis avec la remise du Rapport Combrexelle pour « réformer » le Code du Travail (CdT), c’est-à-dire l’annihiler purement et simplement,  car «il ferait 3 000 pages». S’il fallait anéantir tous les livres qui font des milliers de pages, il faudra alors passer au pilon la Bible (Ancien et Nouveau Testament) et le Coran.

 

Ce rapport, commandé par le gouvernement Hollande/Valls, est directement inspiré par la Doctrine sociale de l’Église afin de mettre en place un nouvel ordre corporatiste. On sait que le principe dit de subsidiarité est directement issu du Droit Canon (Thomas d’Aquin) et qu’il est le moteur de l’Union européenne. On peut le résumer par deux formules très complémentaires : « je commande, tu appliques » et « fais faire par les autres ce que tu ne veux pas faire toi-même ».

 

 

Rapport Combrexelle contre le Code du Travail :  Entre Doctrine sociale de l’Église et CorporatismeLe Rapport Combrexelle commence par cette affirmation : «Ses enjeux [de la réforme du CdT] tiennent à la méthode de régulation des relations du travail : l’articulation entre législatif et conventionnel ; le degré de subsidiarité souhaitable dans l’application de la norme ; la hiérarchie des niveaux de négociation ; et le rôle des acteurs sociaux. »

Il poursuit : « La négociation collective, c’est-à-dire le fait de déléguer à des partenaires sociaux représentatifs le pouvoir de définir la norme juridique fait, en France, l’objet d’un procès en légitimité. Car le principe de cette délégation ne relève pas de la culture juridique propre à notre pays. » En clair, il faudrait que les partenaires sociaux puissent désormais faire la loi et devenir des « co-législateurs » au nom du principe de subsidiarité. Cette orientation se situe d'ailleurs dans la continuité d'une série de mesures ou de projets des différents gouvernements : précédente modification du code du Travail (loi Larcher de 2007), volonté de "constitutionnaliser le dialogue social", etc...

 

Il existe un obstacle de taille : le Code du Travail, expression de la loi qui détermine la norme. Il faut donc le faire sauter. Combrexelle indique comment : «Il suffirait de le réduire de façon drastique et de libérer ainsi des espaces au profit de la négociation. Enfin libérés des contraintes législatives et règlementaires multiples, les acteurs syndicaux et professionnels se saisiraient des nouveaux espaces de liberté au profit d’un dynamisme retrouvé de la négociation. »

 

Les syndicats des travailleurs seraient donc appelés à faire la loi à la place du Législateur (à l’encontre du principe issu de la Révolution française) dans les espaces laissés par la destruction des lois sociales et des normes juridiques. Comme on ne peut pas être gouvernants et gouvernés en même temps, comment les syndicats pourraient-ils lutter contre les effets néfastes qu’ils auraient créés ? C’est le corporatisme des régimes totalitaires qui « intègre » les syndicats pour mieux les détruire qui pointe à nouveau son nez.

 

Vous forgez une chaîne et vous l’appelez Liberté ! (Victor Hugo)

 

Bien entendu, cette intégration corporatiste des organisations syndicales a un objectif bien précis : « Ensuite, le rapport de forces que traduit la négociation aux différents niveaux peut paraître découplé de l’efficience économique à court terme : il empêche notamment toute adaptation « à la baisse » des conditions d’emploi et de rémunération, dès lors que les syndicats se placent dans une posture et une logique de répartition d’avantages supplémentaires. »

 

Rapport Combrexelle contre le Code du Travail :  Entre Doctrine sociale de l’Église et CorporatismeC’est aussi une remise en cause du principe d’égalité. Combrexelle pourfend cette idée néfaste : « On ne comprend pas et on n’accepte pas que la règle appliquée aux salariés de l’entreprise X soit différente de celle applicable au sein de l’entreprise » C’est l’émiettement des acquis sociaux et la concurrence entre salariés que l’on voir renaître. Karl Marx a montré que dans sa phase de développement, grâce notamment au syndicalisme ouvrier, la classe ouvrière est passée de classe en soi à classe pour soi en luttant contre la concurrence entre ouvriers et en mettant en avant leur solidarité de classe.

 

Le passage de Combrexelle cité plus haut indique clairement qu’il faut remettre les acquis des travailleurs en cause et, que, pour cela, il faut associer les syndicats à cette régression sociale. Quelle modernité ! C’est le retour à la barbarie de l’exploitation forcenée.

 

Mais avec le bâton, il faut aussi la carotte. Le Rapport Combrexelle poursuit : « Beaucoup a été dit sur le vieillissement des cadres syndicaux et sur la nécessité d’organiser, comme commence à le faire la loi du 17 août 2015 sur le dialogue social, des parcours professionnels apparaissant comme attractifs pour les jeunes et non comme un sacerdoce syndical à caractère sacrificiel pour sa carrière. » En clair, il faut faire du syndicalisme, non plus une fonction de représentation, mais une carrière professionnelle. Ces « nouveaux syndicalistes » de troisième type deviendraient les clercs d’un nouvel ordre corporatiste.

 

Nous avons affaire à une gigantesque opération de destruction du mouvement syndical confédéré à travers cette offensive de destruction du Code du Travail. Il est dit clairement : « Les organisations syndicales n’ont pas été constituées pour négocier dans une société où il existe plus de 3,5 millions de personnes en situation de chômage. Il faut, en conséquence, bien mesurer la révolution culturelle qu’implique pour un syndicat sa contribution active à la négociation d’accords de maintien dans l’emploi, de gestion de l’emploi, de mobilité ou de PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi)…

Cette négociation est doublement difficile pour les syndicats. Elle n’est plus systématiquement une négociation de distribution, mais une négociation d’accompagnement de la crise et de gestion des conséquences sociales des mutations économiques. » 

 

Le Corporatisme, c’est aussi un État fort contre la classe ouvrière et ses acquis

 

Le Rapport Combrexelle formule dans sa proposition n°29 que ces « négociations collectives », qui ne sont que l’acceptation de la crise économique et des besoins des patrons, soient intégrées dans la Constitution de la Vème République. Lui qui ne cesse de critiquer la loi comme moyen de défense des acquis sociaux, il se tourne vers la loi pour imposer la régression sociale et la dislocation du mouvement ouvrier.

 

 

Rapport Combrexelle contre le Code du Travail :  Entre Doctrine sociale de l’Église et CorporatismeC’est l’étatisation des partenaires sociaux. Non seulement, il y a la volonté de transformer les syndicats en « co-législateurs », mais, aussi de les faire devenir les gardes-chiourmes des intérêts du système d’exploitation, et ce, par simple voie de conséquence, puisqu’ils auront participé  à l’élaboration de la loi.

Le Rapport Combrexelle reprend tout ce qui avait fait l’armature de la Charte du Travail du Régime de Vichy. Mais ce qui avait fait aussi son échec : la lutte des classes qui reste le moteur de l’Histoire. La messe n’est pas encore dite.

Paris, le 27 septembre 2015 

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Pour le Droit de mourir dans la Dignité

25 Septembre 2015 , Rédigé par librepensee04

Pour le Droit de mourir dans la Dignité

 

Communiqué de presse

 

La Libre Pensée de la Loire apporte son soutien à Monsieur Jean Mercier dans le procès qui lui est fait pour avoir permis à son épouse gravement malade de mettre fin à ses jours comme elle le souhaitait.

Lors de la réunion publique de l’ADMD de lundi 21 septembre à Saint-Etienne, à la veille de la nouvelle comparution du prévenu,  M. Mercier et sa fille ont exposé avec beaucoup d’émotion et de conviction leur position vis-à-vis du droit à mourir dans la dignité et ont revendiqué que soit enfin votée une loi encadrant les conditions de la mort volontaire de tout être humain.
La première loi Leonetti a fait la preuve de sa totale inadéquation aux problèmes posés. La proposition de loi Claeys-Léonetti, en attente d’être votée définitivement après les changements de cap de la majorité sénatoriale au début de l’été, se borne à autoriser une sédation terminale et profonde qui ne saurait être assimilée à une aide active à mourir. La Libre Pensée par la voix de sa Fédération Nationale a pris position à de nombreuses reprises pour que les directives anticipées, formulées en toute conscience, soient respectées par tous ceux qui sont concernés par la mort de celle ou de celui qui en a pris l’initiative. Elle demande le vote d’une loi autorisant cette aide active à mourir, inspirée de la législation belge de 2002, et le suicide assisté, à la manière de différentes législations étrangères notamment celle de la Suisse.   
Solidaire de l’activité de l’ADMD, solidaire des propos tenus dans la réunion publique d’hier soir par M.Jean-Louis Romero qui a mis en évidence que le lobbying religieux, notamment celui de l’Eglise catholique, en s’exerçant sans cesse sur les élus et sur la société aboutissait de fait à une ingérence inadmissible et totalement contraire à la liberté individuelle, la Libre Pensée de la Loire dénonce une situation qui fait de la France un pays retardataire à l’échelle européenne, voire mondiale, sur cette grave question.
Encore un exemple - dont la société française se serait bien passée et dont le caractère dramatique n’est pas à souligner- que le dogme et sa pratique sont contraires à la liberté de la raison.

Saint-Etienne le 22 septembre 2015
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CONGRES DE CREIL Intervention d'Alain Barbier au nom de la FERC CGT

18 Septembre 2015 , Rédigé par librepensee04

CONGRES DE CREIL

 

Intervention d'Alain Barbier au nom de la FERC CGT

La FERC CGT tient à adresser un salut fraternel et chaleureux à tous les congressistes de la LP. Nos meilleurs voeux de succès pour vos travaux.
(Rappel meeting LP Loi Debré en présence de Marc Blondel. Bref Hommage).

Un congrès de la Libre Pensée est toujours un temps fort pour tous les militants engagés dans la défense et la promotion de la laïcité. La FERC CGT, de par son champ de syndicalisation (préciser), s'est souvent trouvée au coeur de ces combats aux côtés de la LP :  contre la loi  Debré et ses succédanés qui instituent la parité entre écoles privées et écoles publiques en matière de financements publics, contre les accords signés...

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http://www.fnlp.fr/news/136/17/Intervention-d-Alain-Barbier-au-nom-de-la-FERC-CGT.html

 

Télécharger « FERC CGT Alain Barbier Congrès FNLP 2015.doc »

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CONGRES INTERNATIONAL PARIS SEPTEMBRE 1905

14 Septembre 2015 , Rédigé par librepensee04

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Rappel: Laïcité, sphère publique et sphère privée contre "espace public"

6 Septembre 2015 , Rédigé par librepensee04

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-miburqa/08-09/c0809005.asp

16 septembre 2009

M. Marc Blondel (Fédération nationale de la libre pensée). Permettez-moi de vous dire que si cette table ronde devait se poursuivre par un échange de vues entre les différentes associations et les parlementaires, la Fédération nationale de la libre pensée se retirerait. Nous souhaitons nous limiter à l’exposé de notre contribution.

Vous avez sollicité l'avis de notre association sur la question du port de la burqa dans la rue. Ne cachons pas notre étonnement : peut-on discuter de ce vêtement sans débattre de l’ensemble des vêtements prescrits par les autres religions ? S’il est indéniable que le port imposé de la burqa ou du niqab est un symbole de l'oppression, en quoi le port de la soutane, de la robe de bure, de la cornette, du schtreimel, du spodik ou du caftan ne l’est-il pas ?

Les dictatures ont toujours voulu imposer des modes vestimentaires : le tsar Alexandre II interdit en 1872 le port des papillotes et des longs manteaux par les juifs polonais ; le code civil de Napoléon 1er proscrivit le port du pantalon pour les femmes et la Grèce des colonels réprima le port des cheveux longs et de la minijupe.

Interdire le port de la burqa, dans ce que nous considérons comme la sphère privée, est attentatoire aux libertés individuelles et démocratiques. Cela s’inscrirait dans la logique actuelle tendant à restreindre toujours plus la liberté de comportement, la population se trouvant toujours davantage surveillée, contrôlée, fichée. L'histoire ne montre-t-elle pas qu'en renforçant les pouvoirs du pouvoir, on diminue les libertés démocratiques des citoyens ? Les élus républicains que vous êtes ne peuvent y être insensibles.

Ainsi, la puissance publique décréterait comment les gens doivent s'habiller dans la rue ! Notre pratique de l'engagement politique et militant nous conduit à nous interroger : comment contraindrez-vous les personnes à se soumettre à cette interdiction ? Une telle décision serait inapplicable et créerait des affrontements considérables. Le rôle du législateur n'est pas d'allumer des brûlots, mais de permettre à chacun de vivre en paix, selon ses choix et ses éventuelles convictions.

Pour les libres penseurs, partisans du libre examen, le concept ne doit jamais précéder la preuve : nous récusons les acrobaties juridiques de ceux qui, voulant interdire la seule burqa, en viennent à inventer des catégories juridiques aussi fumeuses qu'inexistantes.

Ainsi, certains tentent de remplacer les notions de « sphère publique » et de « sphère privée » – définies par les lois de 1901 et de 1905 – par la notion d’« espace public » et d’ « espace privé ». Cette tentative de substitution lexicale n'est pas neutre : le terme de « sphère » désigne une surface fermée, une étendue restreinte, alors que l’espace est par nature indéfini.

En inventant la notion d'espace public, lieu où devrait s'appliquer la laïcité – uniquement pour les musulmanes –, on élargit tellement le principe de laïcité qu'on le rend inopérant. En étant partout, la laïcité ne serait plus nulle part. La laïcité est une frontière, garante de la liberté de conscience pour tous, qu’il ne faut pas abolir. Cela serait appliquer la définition théologique du Saint-Esprit à la nécessaire séparation des Églises et de l'État : « la circonférence est nulle part, le noyau partout et l'Esprit souffle où il veut ».

La laïcité n'est ni une philosophie ni un art de vivre – elle s'apparenterait alors à une religion – mais un mode d'organisation politique des institutions. Elle vise, par la séparation des Églises et de l'État, à distinguer institutionnellement le domaine de l'administration et des services publics de celui de la vie privée des citoyens.

La laïcité, en tant que principe politique d’organisation, s'applique aux institutions, non aux individus. Cette distinction, mise en œuvre par les lois de 1901 et de 1905, garantit la non-ingérence des conceptions métaphysiques dans le domaine public pour mieux garantir la liberté d'opinion et de comportement dans le domaine privé.

Dans cette acception, il est républicain et laïque d'interdire tout signe d'appartenance religieux à l'école publique et pour les agents du service public – loi Goblet de 1886, loi de 1905, circulaires signées par Jean Zay en 1936 et 1937. En revanche, la loi n'a pas à dicter les modes vestimentaires dans le domaine privé, ou tout autre comportement, tant que ceux-ci ne représentent pas une menace pour la vie d'autrui.

Une dernière précision : les libres penseurs, concernés par l'évolution sociale, prônent et revendiquent l'égalité des droits, y compris entre sexes. Nous estimons donc qu’il appartient aux femmes et à elles seules de déterminer leur comportement.

Enfin, nous voudrions faire part de notre étonnement lorsque nous avons appris que la Ligue de l'enseignement et la Ligue des droits de l'homme ne seraient pas invitées par votre mission. Elles nous ont demandé de vous faire part de leur complète adhésion aux idées exprimées sur cette question par la Fédération nationale de la libre pensée.

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LA REMUNERATION DU CLERGE CATHOLIQUE EN GUYANE: Une entorse à la laïcité, et une atteinte au principe de la libre administration des collectivités

26 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

Rémunération du clergé en Guyane

Message de Alain Tien Long,
Président du Conseil général de la Guyane

Ne pouvant être présent au Congrès national de la Libre Pensée, il nous apporté ses meilleurs sentiments et a souhaité que ce texte soit porté à la connaissance des délégués du Congrès. Reçu trop tard, nous le rendons public aujourd’hui.

Nous remercions le Président Alain Tien Long de cette marque de sympathie.

Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée
 
* * *
LA REMUNERATION DU CLERGE CATHOLIQUE EN GUYANE:

Une entorse à la laïcité, et une atteinte au principe de la libre administration des collectivités



Quel étrange destin que celui de la Guyane de se voir imposer encore aujourd'hui au XXIème siècle,  une ordonnance royale du 27 août 1828 prise par Charles X, monarque de la Restauration sans doute le plus réactionnaire face aux acquis de la Révolution Française de 1789. C'est, en effet, cette ordonnance relative au «  gouvernement de la Guianne française » qui autorise, sur cette partie du territoire de la République en outre-mer, la rémunération des prêtres du clergé catholique pour  (selon la formule utilisée ) « leur permettre d'être entouré de la dignité convenable » ...
 
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L’instrumentalisation de l’Islam est une violation de la laïcité

17 Août 2015 , Rédigé par librepensee04

-        COMMUNIQUE DE PRESSE  

L’instrumentalisation de l’Islam

est une violation de la laïcité

 

Il semble évident que l’échec du gouvernement à faire vivre « l’esprit du 11 janvier », c’est-à-dire l’instrumentalisation politique d’une indignation légitime au profit d’une politique d’union nationale  avec le MEDEF et l’Union européenne pour liquider les acquis sociaux et d’union sacrée avec les religions pour développer le communautarisme, conduit à une énième tentative d’instrumentaliser  l’Islam contre la laïcité de  l’Etat et contre la loi de 1905.

 

Dans le grand orchestre communautariste,

chacun joue de son instrument

 

D’un côté, on voit Manuel Valls, Premier ministre PS de son état, se dépenser sans compter pour contrôler l’Islam à son profit gouvernemental. Le  ministre s’est donc rendu  le 3 mars 2015 à Strasbourg, en terre concordataire, pour rencontrer les étudiants et les enseignants du diplôme « Droit, société et pluralité des religions » à destination des futurs imams.

 

Le message est clair : « il faut un Islam DE France, républicain et laïque ». C’est-à-dire une religion musulmane qui correspondrait aux voeux du Pouvoir politique. Une « religion laïque », c’est tenter de nous refaire le coup des « bonnes sœurs communistes », c’est le non-sens absolu. Vouloir la peindre en tricolore, c’est le syndrome des célèbres publicités d’antan pour les peintures Ripolin. L’Islam, comme toute conviction, a sa place EN France. Le vouloir DE France, c’est la nostalgie des colonisateurs qui voulaient une religion à leur mesure, bien de chez eux. C’est la nostalgie des « petits blancs » du Code de l’indigénat et de «l’Algérie Française »…

 

Dans le même esprit, le Préfet des Yvelines a créé le Conseil des institutions musulmanes des Yvelines (CIMY), le 16 juin en préfecture.  Il s’agit de constituer une « représentation » de l’Islam au goût du Gouvernement et qui dialoguera « utilement » avec les pouvoirs publics. C’est-à-dire une représentation religieuse aux ordres du Pouvoir politique.

 

Ce n’est pas à l’Etat, ni aux pouvoirs publics, de décréter ce qui relève du « bon »Islam ou du mauvais, du « bon » musulman ou du mauvais, de l’assimilisationnable ou du non-intégrable. Cela relève d’une démarche concordataire et bonapartiste d’ingérence dans le religieux. Ceci est totalement contraire aux principes de Séparation des Eglises et de l’Etat.

 

L’Etat chez lui, la religion chez elle !

 

 

L’instrumentalisation de l’Islam  est une violation de la laïcitéQuand le maire Front National de Mantes-la-Ville dans les Yvelines préempte un local qui a déjà été vendu à une association musulmane pour construire une mosquée, on n’est plus dans la laïcité, on est et demeure dans la xénophobie. Cela n’a qu’un but : empêcher les musulmans d’acquérir à leur frais propres (600 000 euros) un lieu pour leur culte. Dans ce cas précis, c’est l’association cultuelle musulmane qui respecte la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, c’est le Maire de Mantes-la-Ville qui la bafoue.

 

Les religions comme les associations, quelles qu’elles soient, doivent pouvoir s’organiser librement, selon leurs principes, comme le prévoient les lois de 1901 et de 1905. Les ingérences de tout  pouvoir politique dans les religions et les associations sont inacceptables et contraires à la démocratie.

 

Forcer les convictions de quelqu’un

est contraire à la République et à la Démocratie

 

Autre épisode de quelqu’un qui joue du violon au grand bal du communautarisme : Le Maire de Chalon-sur –Saône qui entend supprimer les repas de substitution quand il y a du porc à la cantine. Ce sont clairement les musulmans qui sont, une nouvelle fois, visés par cette mesure.

 

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la demande en référé d’une association musulmane UNIQUEMENT au motif qu’il n’y avait pas urgence à statuer. La mesure d’interdiction n’étant pas encore appliquée. Monsieur Platret,  Maire LR-ex-UMP, a bien tort de se réjouir aussi bruyamment de sa prétendue « victoire ».

 

Dans ses motivations, "la juge concède que la restauration scolaire est un service facultatif, mais elle relève que les collectivités doivent veiller à ne pas priver certaines catégories de familles de la possibilité d'y accéder pour des considérations liées à leurs opinions religieuses ».

 

Dans ce cas précis aussi, c’est le Maire qui viole un principe fondamental en République : nul ne peut être contraint dans ses opinions. C’est le principe même du respect de la liberté de conscience (Article Premier de la loi de 1905) qui est ainsi bafoué. Forcer des enfants à manger (ou les obliger de s’abstenir de manger) ce qu’ils ne veulent pas est une violation de la laïcité, qui, elle,  permet à chacun de vivre selon ses convictions «  à condition qu’elle ne trouble pas l’ordre public ». Où est le « trouble à l’ordre public » quand un enfant ne veut pas manger de porc ? Notons que les repas avec poisson imposé le vendredi n’ont jamais choqué ces prétendus « laïques » !

 

De la même manière qu’il est scandaleux de forcer un végétarien à manger de la viande, il est inadmissible de forcer quelqu’un à manger un aliment qui lui contrevient, pour quelles que raisons que cela soit. Ajoutons que l’on ne cesse de nous parler de morale à l’Ecole. Où est la morale quand on s’en prend à des enfants ?

 

Défendre la laïcité, c’est exiger l’abrogation de la loi Debré !

 

Il est piquant de constater que tous les ci-devant dont la Libre Pensée a cité les noms dans ce communiqué, sont tous des chauds partisans du financement public des religions et de l’enseignement catholique, légalisé entre autres par la loi Debré du 31 décembre 1959.  Tous partisans aussi de la présence des crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République.

 

Les authentiques partisans de la laïcité et de la défense de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, manifesteront à Paris le 5 décembre 2015 avec la Libre Pensée. Gageons qu’on n’y rencontrera pas les  faux « laïques », mais vrais calotins qui n’ont comme seule préoccupation « laïque » que de stigmatiser toujours plus les musulmans.

 

Avec la Libre Pensée :

Manifestons ensemble pour la défense de la loi de 1905 !

Paris, place de la République, à 15H, le 5 décembre 2015

 

 

L’instrumentalisation de l’Islam  est une violation de la laïcité

Paris, le 17 août 2015

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