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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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IRELP / QU'EST-CE QUE LA PHILOSOPHIE?

18 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

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HISTORIQUE DE LA LIBRE PENSEE FRANCAISE IRELP L'Institut de Recherche et d'Etudes de la Libre Pensée

16 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

HISTORIQUE DE LA LIBRE PENSEE FRANCAISE
IRELP L'Institut de Recherche et d'Etudes de la Libre Pensée

La commission Histoire de la Fédération Nationale de la Libre Pensée a publié deux cahiers portant pour le premier sur la période 1847-1938 et pour le second sur la période 1939-1980
Plusieurs chercheurs travaillent aujourd'hui sur l'Histoire des Libres Penseurs en France.
Histoire de la Libre Pensée (1847 - 1980)
1847 : Fondation de la revue " La Liberté de penser "qui va défendre jusqu’en novembre 1851 les principes de la Libre Pensée et de la philosophie laïque. C’est elle qui lança l’expression de " parti clérical " pour désigner le clergé et ses alliés . Elle critiqua les dogmes, dénonça les actes d’intolérance et fit une guerre acharnée au ministre Falloux. Ses fondateurs sont Jules Simon et Amédée Jacques.
1848 : Apparition de la " société démocratique des libres penseurs ". Elle était présidée par Jules Simon et son vice - président était Jules Barni. 1848 . L’action du libre penseur Victor Schoelcher fait supprimer l’esclavage des noirs dans toutes les colonies françaises. A la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851, les meilleures militants de Paris et de la province furent dispersés de par le monde.
Réfugiés en Belgique, à Londres, à Jersey, en Suisse, en Amérique, ils devaient continuer en terre d’exil leur propagande démocratique. Ils furent les pionniers des premiers cercles de Libre Pensée de Belgique et ailleurs, des adversaires déterminés de l’Eglise.
1860 à 1862 : Parution d’un hebdomadaire " Le libre penseur du XIXème siècle. Journal des idées nouvelles ".
1863 : Fondation à Bruxelles de La Libre Pensée, association pour l’émancipation des consciences par l’instruction et l’organisation des enterrements civils.
1864 : Les libres penseurs de France et particulièrement les proscrits du 2 décembre 1851 jouent un rôle de premier plan dans la création à Londres de l’A.I.T. (Association internationale des travailleurs), plus connue sous le nom de Première Internationale, en compagnie de Karl Marx, Bakounine, Engels, etc.
1866 : Parution de La Libre Pensée, hebdomadaire parisien dont le gérant est Emile Eudes, qui sera général de la Commune. Le journal a été lancé par les blanquistes. Ainsi fut lancé, non seulement un journal, mais un mot qui devait servir d’enseigne à tout le mouvement anticlérical et antireligieux.
Les enterrements civils, sous Napoléon III, étaient une occasion de manifestations où de retrouvaient ouvriers et étudiants. Il va sans dire qu’en dehors des enterrements civils, les libres penseurs se réunissaient pour faire de la politique active et parler de la révolution. Parmi eux Louise Michel, la future " vierge rouge ".
Les libres penseurs de France et des autres pays se rencontrèrent à la fin de l’Empire à Genève, au Congrès de la Libre Pensée et au Congrès de la Paix. Victor Hugo, Louis Blanc, Clémenceau, Ledru - Rollin assistèrent à ces congrès et collaborèrent à leurs travaux. En Italie, lors du Concile Vatican I en 1870, s’est tenu à Naples un anti- concile international au cours duquel on développa les principes de la Libre Pensée et du rationalisme et on critiqua ardemment la politique de la Papauté.
1871 : La Commune de Paris. Les libres penseurs se retrouvent parmi les républicains les plus énergiques et les révolutionnaires les plus décidés. Le décret du 2 avril prononce à la fois la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression du budget des cultes ; les biens, dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles ou immeubles, sont déclarés propriétés nationales.
1880 : Fondation de l’Internationale de la Libre Pensée, qui tint à Bruxelles son premier congrès la même année. Parmi les fondateurs de l’Internationale libre penseuse, on relève les noms de Louis Buchner, le grand savant matérialiste allemand (auteur du célèbre " Force et matière "), Wilhem Liebknecht, le seul député allemand qui eut le courage, avec Bebel, de protester au Reichstag en 1871 contre l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine ; Herbert Spencer, le grand sociologue, Charles Bradlaugh Bonner, le premier député anglais qui osa refuser de prêter serment sur la Bible et qui fut, pour cela, expulsé de la Chambre des Communes ; César de Paepe, un des fondateurs du Parti ouvrier belge, Charles Renouvier, illustre philosophe français, Clémence Royer, Vogt (Suisse) et Moleschott (Italie) physiologistes, Eugène Hins et Désirée Brismée, Belges qui avaient fait partie de la Première Internationale.Suite à l’amnistie des communards, le mouvement libre penseur se structure.
1881 : Le congrès international de Paris définit la Libre Pensée comme une " société rationaliste et athéistique ".
Septembre 1889 : Congrès universel à Paris de la Libre Pensée qui affirme " La libre pensée a été, est et sera la véritable émancipation de l’humanité ". Losqu’elle aura accompli son oeuvre " nous pourrons voir notre idéal se réaliser, c’est - à - dire voir :
1°) la paix internationale,
2°) la paix intérieure,
3°) l’outil à l’ouvrier, la terre au laboureur, enfin la fortune publique à tous,
4°) la Liberté, l’Egalité , la Fraternité ne plus être de vains mots, et la République être triomphante ".
1890 : Création de la Fédération française de la Libre Pensée.
Novembre 1902 : A l’initiative de Victor Charbonnel, directeur de l’Hebdomadaire anticlérical La Raison formation d’une Association nationale des libres penseurs de France qui " agira parallèlement à la fédération française ". Dans la Commission exécutive :
- des dreyfusards comme Alphonse Aulard
- des radicaux comme Ferdinand Buisson
- des socialistes comme Jean Allemane, Aristide Briand, Marcel Sembat,
- des anarchistes comme Sébastien Faure.
Janvier 1903 : Marcelin Berthelot, rejoint un peu plus tard par Anatole France, acceptait la présidence d’honneur du mouvement. A cette époque La Raison tirait à 37.000 exemplaires et évaluait le nombre de ses lecteurs à 150.000. La Raison faisait campagne contre les infiltrations cléricales dans l’Université, soutenait sans défaillance la politique de Combes. L’Association nationale contribua largement, sous la direction de Ferdinand Buisson, à créer l’atmosphère et à propager l’état d’esprit d’où devait sortir la séparation.
1904 : Congrès de Rome, avec grand défilé à la Porta Pia au chant des hymnes révolutionnaires. Son succès fut éclatant par le nombre et la valeur des personnalités qui participèrent à ses travaux. Le Congrès de Rome marque une date mémorable dans l’histoire de la Libre Pensée mondiale.
La Libre Pensée détermine sa position à partir des trois grands principes définis par le charte qui fut adoptée à l’unanimité au Congrès international de Rome (22 septembre 1904).
" La Libre Pensée est démocratique, laïque et sociale. Au nom de la dignité humaine, elle rejette le triple joug :
- du dogmatisme dans tous les domaines et en particulier, en matière religieuse et morale,
- du privilège en matière politique
- du profit en matière économique ".
1905 : Congrès mondial à Paris au palais du Trocadéro, auquel assiste André Lorulot, marqué par une solennelle réception des congressistes à l’Hôtel de Ville et par l’inauguration, le 3 septembre, face au Sacré - Coeur, de la statue du chevalier de la Barre. Le Congrès se montre favorable à l’adhésion des libres penseurs aux sociétés pacifistes, au désarmement général, à l’arbitrage international imposé et adopte la devise " Guerre à la guerre ". A l’occasion du congrès la Fédération française de la Libre Pensée devient la Fédération nationale de la Libre pensée.
9 décembre 1905 : La loi de séparation des Eglises et de l’Etat est promulguée. La Libre Pensée triomphe.
Octobre 1912 : Constitution à la Rochelle de l’Union fédérative de la Libre Pensée de France et des colonies.
1921 : Nouvelle scission. Création de la Fédération National de la Libre Pensée et d’Action Sociale, sous la direction d’un animateur qui tiendra désormais une place de premier plan dans le monde libre penseur : André Lorulot.
1925 : réunification. Naissance de la Fédération Nationale des libres penseurs de France et des colonies. La charte dénonçait " l’esprit de caste, l’appétit des oligarchies et les provocations nationalistes aussi néfastes que l’obscurantisme religieux " et fixait comme but à la Libre Pensée "l’instauration d’une société libre, sans exploitation ni tyrannie d’aucune sorte ". Elle précisait : " Indépendante de tous les partis, la Libre Pensée fait appel à tous les hommes d’avant - garde sans exception : républicains, radicaux, socialistes, communistes, libertaires ".
1925 : La même année, scission internationale avec l’apparition de la Fédération internationale de la Libre Pensée prolétarienne plus connue sous le nom d’Organisation des Travailleurs sans Dieu. La nouvelle Fédération Nationale continua à faire partie de l’ancienne internationale toujours installée à Bruxelles.
16 août 1935 : La nouvelle Fédération nationale adhère au Front populaire et à la Commission du plan de la C.G.T.
29 décembre 1935 : A la mutualité, à l’appel de la Libre Pensée, constitution du Front laïque qui groupait, aux côtés des organisations laïques et rationalistes, tous les partis du Front populaire et qui reprenait le programme traditionnel de la Fédération nationale :
- suppression de l’ambassade au Vatican,
- suppression de toutes les subventions aux oeuvres de caractère confessionnel,
- suppression des émissions de caractère religieux aux postes radiophoniques de l’Etat,
- fermeture des écoles congréganistes illégalement ouvertes,
- abrogation des derniers vestiges de la loi Falloux et du statut scolaire spécial de l’Alsace - Moselle.
1936 : Congrès mondial à Prague. Réunification de deux internationales. Ce résultat fut obtenu en grande partie grâce à la ténacité de la section française.
13 au 15 août 1936 : Congrès national d’unification avec les Travailleurs sans Dieu. les 3.918 membres de Sans - Dieu vinrent rejoindre les 24.300 membres de la Fédération nationale.
1938 : Congrès de Londres. Modification du titre de l’Internationale qui porte depuis lors, le nom d’Union Mondiale des Libres Penseurs.
1939 : La Libre Pensée, réunie en congrès à Clermont - Ferrand, se prononce pour le maintien des testaments des libres penseurs et l’interrogation des candidats lors des élections. Le congrès dénonce un projet de loi en préparation par Daladier qui autoriserait le retour des congrégations religieuses. En Septembre, la Libre Pensée, journal de la Fédération Nationale parait sur 4 pages en titrant à la une : " La Libre Pensée continue ! " et publie l’appel du Bureau National pour le maintien de l’Association. le journal " La Vague " remplace provisoirement La Calotte.
1940 : En Janvier, André Lorulot condamne l’agression soviétique contre la Finlande et appelle " au maintien des tendances de gauche et d’extrême - gauche au sein de la Libre Pensée ".La Libre Pensée édite des tracts et des médailles pour les soldats au front afin qu’il fasse respecter leur désir de funérailles civiles.
1940 - 1944 : L’Idée Libre cesse de paraître après son ultime numéro de Juin 1940. Elle reparaîtra en Mars 1945. En octobre 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain interdit la Libre Pensée, mais par le biais de la solidarité, une action clandestine perdure cependant. Pendant la guerre, l’abbé Bergey de la Gironde demande l’arrestation de Lorulot.
1945 : Le gouvernement provisoire refuse la parution du journal La Libre Pensée et que l’association parle à la radio. En Avril, parution de la Libre Pensée N°1 qui titre : " L’Ecole laïque en danger " et dénonce les catholiques infiltrés dans la Résistance pour protéger le clergé collaborationniste. André Lorulot dénonce l’Union nationale imposée qui interdit l’allocution radio de la Libre Pensée. Il rend hommage aux libres penseurs disparus pendant la guerre : Joseph Turmel et Sébastien Faure, notamment. En Novembre, la Libre Pensée titre : " Le M.R.P., voilà l’ennemi ! " Jean Cotereau propose la reconstitution du Front Laïque.
1946 : Le Groupe d’Abbeville réorganise la manifestation La Barre le premier dimanche de Juillet. Il existe alors diverses associations de libres penseurs qui fusionnent le plus souvent sous l’égide de la Fédération Nationale. Le Front Laïque reconstitué s’appelle désormais le Cartel d’Action Laïque. Le congrès national se tient à Dijon et propose de créer un journal de propagande " La Raison militante ", qui sort en Décembre et dont le Rédacteur en chef est Jean Cotereau. La Libre Pensée se prononce pour la laïcisation de l’Alsace - Moselle, pour la nationalisation des pompes funèbres et exige la ré - érection de la statue du chevalier de La Barre à Montmartre. Jean Cotereau devient délégué permanent à la Propagande.
1947 : La Libre Pensée rend hommage au professeur Langevin qui vient de disparaître. Elle condamne les interventions militaires en Indochine et propose la reconstitution d’un inter - groupe parlementaire des libres - penseurs.
1948 : La liste de tous les préfets et Elus, bafouant la laïcité en allant à des cérémonies religieuses, est publiée. En Mars, la Libre Pensée dénonce les subventions publiques aux écoles privées, et André Lorulot conclut son éditorial : " La bataille va donc s’engager à fond : pour ou contre les subventions aux écoles catholiques, c’est - à - dire pour ou contre l’Ecole laïque.
1949 :Après le Congrès Mondial de 1938 à Londres, se réunit pour la première fois depuis le Congrès de l’Union Mondiale à Rome, sous le patronage de Jean Rostand, Becquerel, Albert Bayet, Couchoud, Prosper Alfaric et Joliot - Curie.
1950 : En Mai, il titre son éditorial : " Les Munichois contre la laïcité et écrit : " Et l’on voit d’excellents laïques (et même des " révolutionnaires " intrépides) considérer les libres penseurs comme des maniaques de l’anticléricalisme et des " bouffeurs de curés " sans idéal ".
1951 : A l’occasion des élections, la Libre Pensée interroge les candidats sur le subventionnement public des écoles privées. Il se tient un camp international de la Libre Pensée en Angleterre. André Lorulot dénonce la collusion de la gauche et du M.R.P.
1952 : André Lorulot dénonce " Le Nouvel Ordre Moral " et rend hommage à Ferdinand Buisson pour le 20ème anniversaire de sa disparition. La Libre Pensée écrit au gouvernement pour dénoncer les pèlerinages militaires à Lourdes. Pour la première fois, la Libre Pensée tient son congrès à Nantes et condamne le fait que l’on retire le socle de la statue d’Etienne Dolet, place Maubert après que les nazis en aient retiré la statue. Lorulot écrit à Edouard Herriot, Président de l’Assemblée Nationale, à ce sujet. En août, se tient le XXXème Congrès International de la Libre Pensée à Bruxelles.
1953 : La Libre Pensée dénonce Eisenhower qui a déclaré que " la France est décadente parce que la moitié des Français sont athées ". Le Parisien Libéré justifie la disparition du socle de la statue d’Etienne Dolet pour des problèmes de circulation. La Libre Pensée émet une virulente protestation. La CAN condamne le versement de primes données par le gouvernement pour la reconstruction des presbytères. En Mars, le Bureau National prend position en faveur des enfants Finaly que l’Eglise catholique refuse de rendre à leur famille.
1954 : La Libre Pensée dénonce " Gerlier le fasciste ", toujours Primat des Gaules. En Avril, la Libre Pensée titre : " Des prêtres - ouvriers aux prêtres - chiffonniers, laïques, méfiez - vous ! ". Le 27 Juin se tient une manifestation à la Butte Montmartre pour exiger la ré - érection de la statue du Chevalier de la Barre. Le congrès se tient à Niort, salué par le camarade Gaillard et honore Colette qui vient de disparaître. André Lorulot adresse son salut à Messali Hadj, leader nationaliste algérien. Le congrès exige la fin de sa résidence forcée. Une délégation officielle de la Libre Pensée (avec Lorulot et Cotereau, notamment) lui rend visite. Jean Cotereau appelle à l’union de toutes les forces laïques. Congrès de l’Union Mondiale au Luxembourg.
1955 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce " le mensonge de la prétendue démocratie - chrétienne " et condamne le déplacement forcé de Messali Hadj en Vendée. La CAN adresse un texte aux organisations laïques pour créer " un front commun pour l’action anticléricale ". En Juin, le congrès se tient à Marseille et sur proposition du Groupe de Lorient, il adopte un voeu pour la constitution d’un Front Laïque.
La section d’Alger se prononce pour l’égalité des droits entre tous les habitants de l’Algérie, pour des élections libres dans un collège unique, pour la séparation des Eglises et de l’Etat. En Décembre, le monument d’Etienne Dolet à Orléans est inauguré grâce à une souscription nationale de la Libre Pensée.
1956 : La Libre Pensée s’adresse aux partis de gauche qui viennent de remporter les élections : " Abrogez la loi Barangé ! ". En Mai, André Lorulot dénonce l’abandon de la laïcité par la gauche au pouvoir au nom du slogan " Ne réveillez pas la guerre scolaire " et conclut : " Aucune subvention ne doit être accordée à des établissements privés! ".
1957 : Dans un texte paru en début d’année, intitulé " Qu’est - ce que la Libre Pensée ? ", on peut lire : " Les libres penseurs demandant l’abrogation de toutes les lois antilaïques...Les fonds publics ne doivent aller qu’aux écoles publiques ".
1958 : En Mars, la Libre Pensée dénonce le silence organisé autour du scandale du curé d’Uruffe. Jean Cotereau dénonce le coup de force du 13 Mai 1958. La Libre Pensée participe à la manifestation du 28 Mai, de la Nation à la République " Pour la défense des libertés républicaines et démocratiques menacées ". La Libre Pensée condamne le référendum gaulliste.
Elle appelle à voter pour les candidats qui se prononcent pour :
- l’abrogation de la loi Barrangé.
- l’abrogation du Statut d’Alsace - Moselle.
- le respect de la loi de Séparation.
1959 : Dans un éditorial intitulé "Et maintenant ? ", la Libre Pensée dénonce le projet de l’Eglise : " Mettre sur le même plan, l’école confessionnelle et l’école officielle ". En Mars, la Libre Pensée s’inquiète des projets du Ministre Boulloche (SFIO) en matière scolaire et s’interroge : " Est - ce la fin de l’Ecole laïque ? " En Mai, est publiée une lettre ouverte à Michel Debré (Président du Conseil) et à M.Michelet (Garde des Sceaux) contre l’obligation annoncée des jurés de prêter serment " devant Dieu et devant les hommes ". Cette disposition ne sera abrogée qu’en 1972. André Lorulot salue l’élection de Jean Rostand à l’Académie Française.
1960 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce la loi Debré. Jean Cotereau écrit : " Fille aînée, fille soumise ". Il critique " cet étranglement dans la nuit ". En Février, la Libre Pensée s’associe à la pétition du CNAL pour l’abrogation de la loi Debré et appelle tous les groupements affiliés à la faire signer massivement.
La Raison annonce qu’au 20 Mars, la pétition du CNAL a recueilli 5.900.000 signatures. René Labrégère représente la CAN au grand rassemblement laïque du 19 Juin 1960 où sont rassemblées les 10.813.697 signatures contre la loi Debré et où voté le serment de Vincennes.
1961 : En Avril, la Libre Pensée réclame l’abrogation des lois Debré et Marie - Barangé. Elle condamne le putsch des généraux d’Alger
1962 : Le 13 février, la Libre Pensée participe à la manifestation contre les assassinats de Charonne. En Juin, elle soutient la grève de la faim de Louis Lecoin. La Libre Pensée se prononce pour le NON au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel.
1963 : En Mars, mort d’André Lorulot, Président de la Libre Pensée.
1967 : La Libre Pensée s’oppose à la circulaire du 27 Décembre sur les aumôneries.
1970 : La Libre Pensée proteste contre le procès de Burgos.
1971 : Le 20 Février, la Libre Pensée soutient le lycéen Gilles Guyot. Elle participe le 14 Mars au Centenaire de la Commune de Paris.
1973 : En Septembre, la Libre Pensée condamne le coup d’Etat du général Pinochet et salue la mémoire du Président Allende.
1974 : En Mars, la Libre Pensée condamne la réforme Haby. Le 7 Juin, la Libre Pensée emménage au 10/12 rue des Fossés - Saint - Jacques, à l’endroit de l’ancien hôtel des mousquetaires du Roi.
1976 : les 15 et 16 Mai, la Libre Pensée rend hommage à la mémoire de Prosper Alfaric.
1977 : En Septembre, disparaît Jean Rostand, Président d’Honneur de la Libre Pensée. La Fédération Nationale proteste contre la récupération par l’Eglise du grand libre penseur qu’il fût. En Décembre, après le vote de la loi Guermeur, la Libre Pensée " se situe en situation d’insurrection laïque ".
1978 - 1979 : La Libre Pensée participe aux campagnes pour le droit à l’avortement.
1980 : A l’occasion du voyage du pape en France, est inaugurée la plaque sur le siège national en hommage à Ferdinand Buisson et à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905. En Octobre, la Libre Pensée condamne le lâche attentat de la rue Copernic.

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HISTORIQUE DE LA LIBRE PENSEE FRANCAISE IRELP L'Institut de Recherche et d'Etudes de la Libre Pensée

16 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

HISTORIQUE DE LA LIBRE PENSEE FRANCAISE
IRELP L'Institut de Recherche et d'Etudes de la Libre Pensée

La commission Histoire de la Fédération Nationale de la Libre Pensée a publié deux cahiers portant pour le premier sur la période 1847-1938 et pour le second sur la période 1939-1980
Plusieurs chercheurs travaillent aujourd'hui sur l'Histoire des Libres Penseurs en France.
Histoire de la Libre Pensée (1847 - 1980)
1847 : Fondation de la revue " La Liberté de penser "qui va défendre jusqu’en novembre 1851 les principes de la Libre Pensée et de la philosophie laïque. C’est elle qui lança l’expression de " parti clérical " pour désigner le clergé et ses alliés . Elle critiqua les dogmes, dénonça les actes d’intolérance et fit une guerre acharnée au ministre Falloux. Ses fondateurs sont Jules Simon et Amédée Jacques.
1848 : Apparition de la " société démocratique des libres penseurs ". Elle était présidée par Jules Simon et son vice - président était Jules Barni. 1848 . L’action du libre penseur Victor Schoelcher fait supprimer l’esclavage des noirs dans toutes les colonies françaises. A la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851, les meilleures militants de Paris et de la province furent dispersés de par le monde.
Réfugiés en Belgique, à Londres, à Jersey, en Suisse, en Amérique, ils devaient continuer en terre d’exil leur propagande démocratique. Ils furent les pionniers des premiers cercles de Libre Pensée de Belgique et ailleurs, des adversaires déterminés de l’Eglise.
1860 à 1862 : Parution d’un hebdomadaire " Le libre penseur du XIXème siècle. Journal des idées nouvelles ".
1863 : Fondation à Bruxelles de La Libre Pensée, association pour l’émancipation des consciences par l’instruction et l’organisation des enterrements civils.
1864 : Les libres penseurs de France et particulièrement les proscrits du 2 décembre 1851 jouent un rôle de premier plan dans la création à Londres de l’A.I.T. (Association internationale des travailleurs), plus connue sous le nom de Première Internationale, en compagnie de Karl Marx, Bakounine, Engels, etc.
1866 : Parution de La Libre Pensée, hebdomadaire parisien dont le gérant est Emile Eudes, qui sera général de la Commune. Le journal a été lancé par les blanquistes. Ainsi fut lancé, non seulement un journal, mais un mot qui devait servir d’enseigne à tout le mouvement anticlérical et antireligieux.
Les enterrements civils, sous Napoléon III, étaient une occasion de manifestations où de retrouvaient ouvriers et étudiants. Il va sans dire qu’en dehors des enterrements civils, les libres penseurs se réunissaient pour faire de la politique active et parler de la révolution. Parmi eux Louise Michel, la future " vierge rouge ".
Les libres penseurs de France et des autres pays se rencontrèrent à la fin de l’Empire à Genève, au Congrès de la Libre Pensée et au Congrès de la Paix. Victor Hugo, Louis Blanc, Clémenceau, Ledru - Rollin assistèrent à ces congrès et collaborèrent à leurs travaux. En Italie, lors du Concile Vatican I en 1870, s’est tenu à Naples un anti- concile international au cours duquel on développa les principes de la Libre Pensée et du rationalisme et on critiqua ardemment la politique de la Papauté.
1871 : La Commune de Paris. Les libres penseurs se retrouvent parmi les républicains les plus énergiques et les révolutionnaires les plus décidés. Le décret du 2 avril prononce à la fois la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression du budget des cultes ; les biens, dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles ou immeubles, sont déclarés propriétés nationales.
1880 : Fondation de l’Internationale de la Libre Pensée, qui tint à Bruxelles son premier congrès la même année. Parmi les fondateurs de l’Internationale libre penseuse, on relève les noms de Louis Buchner, le grand savant matérialiste allemand (auteur du célèbre " Force et matière "), Wilhem Liebknecht, le seul député allemand qui eut le courage, avec Bebel, de protester au Reichstag en 1871 contre l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine ; Herbert Spencer, le grand sociologue, Charles Bradlaugh Bonner, le premier député anglais qui osa refuser de prêter serment sur la Bible et qui fut, pour cela, expulsé de la Chambre des Communes ; César de Paepe, un des fondateurs du Parti ouvrier belge, Charles Renouvier, illustre philosophe français, Clémence Royer, Vogt (Suisse) et Moleschott (Italie) physiologistes, Eugène Hins et Désirée Brismée, Belges qui avaient fait partie de la Première Internationale.Suite à l’amnistie des communards, le mouvement libre penseur se structure.
1881 : Le congrès international de Paris définit la Libre Pensée comme une " société rationaliste et athéistique ".
Septembre 1889 : Congrès universel à Paris de la Libre Pensée qui affirme " La libre pensée a été, est et sera la véritable émancipation de l’humanité ". Losqu’elle aura accompli son oeuvre " nous pourrons voir notre idéal se réaliser, c’est - à - dire voir :
1°) la paix internationale,
2°) la paix intérieure,
3°) l’outil à l’ouvrier, la terre au laboureur, enfin la fortune publique à tous,
4°) la Liberté, l’Egalité , la Fraternité ne plus être de vains mots, et la République être triomphante ".
1890 : Création de la Fédération française de la Libre Pensée.
Novembre 1902 : A l’initiative de Victor Charbonnel, directeur de l’Hebdomadaire anticlérical La Raison formation d’une Association nationale des libres penseurs de France qui " agira parallèlement à la fédération française ". Dans la Commission exécutive :
- des dreyfusards comme Alphonse Aulard
- des radicaux comme Ferdinand Buisson
- des socialistes comme Jean Allemane, Aristide Briand, Marcel Sembat,
- des anarchistes comme Sébastien Faure.
Janvier 1903 : Marcelin Berthelot, rejoint un peu plus tard par Anatole France, acceptait la présidence d’honneur du mouvement. A cette époque La Raison tirait à 37.000 exemplaires et évaluait le nombre de ses lecteurs à 150.000. La Raison faisait campagne contre les infiltrations cléricales dans l’Université, soutenait sans défaillance la politique de Combes. L’Association nationale contribua largement, sous la direction de Ferdinand Buisson, à créer l’atmosphère et à propager l’état d’esprit d’où devait sortir la séparation.
1904 : Congrès de Rome, avec grand défilé à la Porta Pia au chant des hymnes révolutionnaires. Son succès fut éclatant par le nombre et la valeur des personnalités qui participèrent à ses travaux. Le Congrès de Rome marque une date mémorable dans l’histoire de la Libre Pensée mondiale.
La Libre Pensée détermine sa position à partir des trois grands principes définis par le charte qui fut adoptée à l’unanimité au Congrès international de Rome (22 septembre 1904).
" La Libre Pensée est démocratique, laïque et sociale. Au nom de la dignité humaine, elle rejette le triple joug :
- du dogmatisme dans tous les domaines et en particulier, en matière religieuse et morale,
- du privilège en matière politique
- du profit en matière économique ".
1905 : Congrès mondial à Paris au palais du Trocadéro, auquel assiste André Lorulot, marqué par une solennelle réception des congressistes à l’Hôtel de Ville et par l’inauguration, le 3 septembre, face au Sacré - Coeur, de la statue du chevalier de la Barre. Le Congrès se montre favorable à l’adhésion des libres penseurs aux sociétés pacifistes, au désarmement général, à l’arbitrage international imposé et adopte la devise " Guerre à la guerre ". A l’occasion du congrès la Fédération française de la Libre Pensée devient la Fédération nationale de la Libre pensée.
9 décembre 1905 : La loi de séparation des Eglises et de l’Etat est promulguée. La Libre Pensée triomphe.
Octobre 1912 : Constitution à la Rochelle de l’Union fédérative de la Libre Pensée de France et des colonies.
1921 : Nouvelle scission. Création de la Fédération National de la Libre Pensée et d’Action Sociale, sous la direction d’un animateur qui tiendra désormais une place de premier plan dans le monde libre penseur : André Lorulot.
1925 : réunification. Naissance de la Fédération Nationale des libres penseurs de France et des colonies. La charte dénonçait " l’esprit de caste, l’appétit des oligarchies et les provocations nationalistes aussi néfastes que l’obscurantisme religieux " et fixait comme but à la Libre Pensée "l’instauration d’une société libre, sans exploitation ni tyrannie d’aucune sorte ". Elle précisait : " Indépendante de tous les partis, la Libre Pensée fait appel à tous les hommes d’avant - garde sans exception : républicains, radicaux, socialistes, communistes, libertaires ".
1925 : La même année, scission internationale avec l’apparition de la Fédération internationale de la Libre Pensée prolétarienne plus connue sous le nom d’Organisation des Travailleurs sans Dieu. La nouvelle Fédération Nationale continua à faire partie de l’ancienne internationale toujours installée à Bruxelles.
16 août 1935 : La nouvelle Fédération nationale adhère au Front populaire et à la Commission du plan de la C.G.T.
29 décembre 1935 : A la mutualité, à l’appel de la Libre Pensée, constitution du Front laïque qui groupait, aux côtés des organisations laïques et rationalistes, tous les partis du Front populaire et qui reprenait le programme traditionnel de la Fédération nationale :
- suppression de l’ambassade au Vatican,
- suppression de toutes les subventions aux oeuvres de caractère confessionnel,
- suppression des émissions de caractère religieux aux postes radiophoniques de l’Etat,
- fermeture des écoles congréganistes illégalement ouvertes,
- abrogation des derniers vestiges de la loi Falloux et du statut scolaire spécial de l’Alsace - Moselle.
1936 : Congrès mondial à Prague. Réunification de deux internationales. Ce résultat fut obtenu en grande partie grâce à la ténacité de la section française.
13 au 15 août 1936 : Congrès national d’unification avec les Travailleurs sans Dieu. les 3.918 membres de Sans - Dieu vinrent rejoindre les 24.300 membres de la Fédération nationale.
1938 : Congrès de Londres. Modification du titre de l’Internationale qui porte depuis lors, le nom d’Union Mondiale des Libres Penseurs.
1939 : La Libre Pensée, réunie en congrès à Clermont - Ferrand, se prononce pour le maintien des testaments des libres penseurs et l’interrogation des candidats lors des élections. Le congrès dénonce un projet de loi en préparation par Daladier qui autoriserait le retour des congrégations religieuses. En Septembre, la Libre Pensée, journal de la Fédération Nationale parait sur 4 pages en titrant à la une : " La Libre Pensée continue ! " et publie l’appel du Bureau National pour le maintien de l’Association. le journal " La Vague " remplace provisoirement La Calotte.
1940 : En Janvier, André Lorulot condamne l’agression soviétique contre la Finlande et appelle " au maintien des tendances de gauche et d’extrême - gauche au sein de la Libre Pensée ".La Libre Pensée édite des tracts et des médailles pour les soldats au front afin qu’il fasse respecter leur désir de funérailles civiles.
1940 - 1944 : L’Idée Libre cesse de paraître après son ultime numéro de Juin 1940. Elle reparaîtra en Mars 1945. En octobre 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain interdit la Libre Pensée, mais par le biais de la solidarité, une action clandestine perdure cependant. Pendant la guerre, l’abbé Bergey de la Gironde demande l’arrestation de Lorulot.
1945 : Le gouvernement provisoire refuse la parution du journal La Libre Pensée et que l’association parle à la radio. En Avril, parution de la Libre Pensée N°1 qui titre : " L’Ecole laïque en danger " et dénonce les catholiques infiltrés dans la Résistance pour protéger le clergé collaborationniste. André Lorulot dénonce l’Union nationale imposée qui interdit l’allocution radio de la Libre Pensée. Il rend hommage aux libres penseurs disparus pendant la guerre : Joseph Turmel et Sébastien Faure, notamment. En Novembre, la Libre Pensée titre : " Le M.R.P., voilà l’ennemi ! " Jean Cotereau propose la reconstitution du Front Laïque.
1946 : Le Groupe d’Abbeville réorganise la manifestation La Barre le premier dimanche de Juillet. Il existe alors diverses associations de libres penseurs qui fusionnent le plus souvent sous l’égide de la Fédération Nationale. Le Front Laïque reconstitué s’appelle désormais le Cartel d’Action Laïque. Le congrès national se tient à Dijon et propose de créer un journal de propagande " La Raison militante ", qui sort en Décembre et dont le Rédacteur en chef est Jean Cotereau. La Libre Pensée se prononce pour la laïcisation de l’Alsace - Moselle, pour la nationalisation des pompes funèbres et exige la ré - érection de la statue du chevalier de La Barre à Montmartre. Jean Cotereau devient délégué permanent à la Propagande.
1947 : La Libre Pensée rend hommage au professeur Langevin qui vient de disparaître. Elle condamne les interventions militaires en Indochine et propose la reconstitution d’un inter - groupe parlementaire des libres - penseurs.
1948 : La liste de tous les préfets et Elus, bafouant la laïcité en allant à des cérémonies religieuses, est publiée. En Mars, la Libre Pensée dénonce les subventions publiques aux écoles privées, et André Lorulot conclut son éditorial : " La bataille va donc s’engager à fond : pour ou contre les subventions aux écoles catholiques, c’est - à - dire pour ou contre l’Ecole laïque.
1949 :Après le Congrès Mondial de 1938 à Londres, se réunit pour la première fois depuis le Congrès de l’Union Mondiale à Rome, sous le patronage de Jean Rostand, Becquerel, Albert Bayet, Couchoud, Prosper Alfaric et Joliot - Curie.
1950 : En Mai, il titre son éditorial : " Les Munichois contre la laïcité et écrit : " Et l’on voit d’excellents laïques (et même des " révolutionnaires " intrépides) considérer les libres penseurs comme des maniaques de l’anticléricalisme et des " bouffeurs de curés " sans idéal ".
1951 : A l’occasion des élections, la Libre Pensée interroge les candidats sur le subventionnement public des écoles privées. Il se tient un camp international de la Libre Pensée en Angleterre. André Lorulot dénonce la collusion de la gauche et du M.R.P.
1952 : André Lorulot dénonce " Le Nouvel Ordre Moral " et rend hommage à Ferdinand Buisson pour le 20ème anniversaire de sa disparition. La Libre Pensée écrit au gouvernement pour dénoncer les pèlerinages militaires à Lourdes. Pour la première fois, la Libre Pensée tient son congrès à Nantes et condamne le fait que l’on retire le socle de la statue d’Etienne Dolet, place Maubert après que les nazis en aient retiré la statue. Lorulot écrit à Edouard Herriot, Président de l’Assemblée Nationale, à ce sujet. En août, se tient le XXXème Congrès International de la Libre Pensée à Bruxelles.
1953 : La Libre Pensée dénonce Eisenhower qui a déclaré que " la France est décadente parce que la moitié des Français sont athées ". Le Parisien Libéré justifie la disparition du socle de la statue d’Etienne Dolet pour des problèmes de circulation. La Libre Pensée émet une virulente protestation. La CAN condamne le versement de primes données par le gouvernement pour la reconstruction des presbytères. En Mars, le Bureau National prend position en faveur des enfants Finaly que l’Eglise catholique refuse de rendre à leur famille.
1954 : La Libre Pensée dénonce " Gerlier le fasciste ", toujours Primat des Gaules. En Avril, la Libre Pensée titre : " Des prêtres - ouvriers aux prêtres - chiffonniers, laïques, méfiez - vous ! ". Le 27 Juin se tient une manifestation à la Butte Montmartre pour exiger la ré - érection de la statue du Chevalier de la Barre. Le congrès se tient à Niort, salué par le camarade Gaillard et honore Colette qui vient de disparaître. André Lorulot adresse son salut à Messali Hadj, leader nationaliste algérien. Le congrès exige la fin de sa résidence forcée. Une délégation officielle de la Libre Pensée (avec Lorulot et Cotereau, notamment) lui rend visite. Jean Cotereau appelle à l’union de toutes les forces laïques. Congrès de l’Union Mondiale au Luxembourg.
1955 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce " le mensonge de la prétendue démocratie - chrétienne " et condamne le déplacement forcé de Messali Hadj en Vendée. La CAN adresse un texte aux organisations laïques pour créer " un front commun pour l’action anticléricale ". En Juin, le congrès se tient à Marseille et sur proposition du Groupe de Lorient, il adopte un voeu pour la constitution d’un Front Laïque.
La section d’Alger se prononce pour l’égalité des droits entre tous les habitants de l’Algérie, pour des élections libres dans un collège unique, pour la séparation des Eglises et de l’Etat. En Décembre, le monument d’Etienne Dolet à Orléans est inauguré grâce à une souscription nationale de la Libre Pensée.
1956 : La Libre Pensée s’adresse aux partis de gauche qui viennent de remporter les élections : " Abrogez la loi Barangé ! ". En Mai, André Lorulot dénonce l’abandon de la laïcité par la gauche au pouvoir au nom du slogan " Ne réveillez pas la guerre scolaire " et conclut : " Aucune subvention ne doit être accordée à des établissements privés! ".
1957 : Dans un texte paru en début d’année, intitulé " Qu’est - ce que la Libre Pensée ? ", on peut lire : " Les libres penseurs demandant l’abrogation de toutes les lois antilaïques...Les fonds publics ne doivent aller qu’aux écoles publiques ".
1958 : En Mars, la Libre Pensée dénonce le silence organisé autour du scandale du curé d’Uruffe. Jean Cotereau dénonce le coup de force du 13 Mai 1958. La Libre Pensée participe à la manifestation du 28 Mai, de la Nation à la République " Pour la défense des libertés républicaines et démocratiques menacées ". La Libre Pensée condamne le référendum gaulliste.
Elle appelle à voter pour les candidats qui se prononcent pour :
- l’abrogation de la loi Barrangé.
- l’abrogation du Statut d’Alsace - Moselle.
- le respect de la loi de Séparation.
1959 : Dans un éditorial intitulé "Et maintenant ? ", la Libre Pensée dénonce le projet de l’Eglise : " Mettre sur le même plan, l’école confessionnelle et l’école officielle ". En Mars, la Libre Pensée s’inquiète des projets du Ministre Boulloche (SFIO) en matière scolaire et s’interroge : " Est - ce la fin de l’Ecole laïque ? " En Mai, est publiée une lettre ouverte à Michel Debré (Président du Conseil) et à M.Michelet (Garde des Sceaux) contre l’obligation annoncée des jurés de prêter serment " devant Dieu et devant les hommes ". Cette disposition ne sera abrogée qu’en 1972. André Lorulot salue l’élection de Jean Rostand à l’Académie Française.
1960 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce la loi Debré. Jean Cotereau écrit : " Fille aînée, fille soumise ". Il critique " cet étranglement dans la nuit ". En Février, la Libre Pensée s’associe à la pétition du CNAL pour l’abrogation de la loi Debré et appelle tous les groupements affiliés à la faire signer massivement.
La Raison annonce qu’au 20 Mars, la pétition du CNAL a recueilli 5.900.000 signatures. René Labrégère représente la CAN au grand rassemblement laïque du 19 Juin 1960 où sont rassemblées les 10.813.697 signatures contre la loi Debré et où voté le serment de Vincennes.
1961 : En Avril, la Libre Pensée réclame l’abrogation des lois Debré et Marie - Barangé. Elle condamne le putsch des généraux d’Alger
1962 : Le 13 février, la Libre Pensée participe à la manifestation contre les assassinats de Charonne. En Juin, elle soutient la grève de la faim de Louis Lecoin. La Libre Pensée se prononce pour le NON au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel.
1963 : En Mars, mort d’André Lorulot, Président de la Libre Pensée.
1967 : La Libre Pensée s’oppose à la circulaire du 27 Décembre sur les aumôneries.
1970 : La Libre Pensée proteste contre le procès de Burgos.
1971 : Le 20 Février, la Libre Pensée soutient le lycéen Gilles Guyot. Elle participe le 14 Mars au Centenaire de la Commune de Paris.
1973 : En Septembre, la Libre Pensée condamne le coup d’Etat du général Pinochet et salue la mémoire du Président Allende.
1974 : En Mars, la Libre Pensée condamne la réforme Haby. Le 7 Juin, la Libre Pensée emménage au 10/12 rue des Fossés - Saint - Jacques, à l’endroit de l’ancien hôtel des mousquetaires du Roi.
1976 : les 15 et 16 Mai, la Libre Pensée rend hommage à la mémoire de Prosper Alfaric.
1977 : En Septembre, disparaît Jean Rostand, Président d’Honneur de la Libre Pensée. La Fédération Nationale proteste contre la récupération par l’Eglise du grand libre penseur qu’il fût. En Décembre, après le vote de la loi Guermeur, la Libre Pensée " se situe en situation d’insurrection laïque ".
1978 - 1979 : La Libre Pensée participe aux campagnes pour le droit à l’avortement.
1980 : A l’occasion du voyage du pape en France, est inaugurée la plaque sur le siège national en hommage à Ferdinand Buisson et à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905. En Octobre, la Libre Pensée condamne le lâche attentat de la rue Copernic.

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HISTORIQUE DE LA LIBRE PENSEE FRANCAISE IRELP L'Institut de Recherche et d'Etudes de la Libre Pensée

16 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

HISTORIQUE DE LA LIBRE PENSEE FRANCAISE
IRELP L'Institut de Recherche et d'Etudes de la Libre Pensée

La commission Histoire de la Fédération Nationale de la Libre Pensée a publié deux cahiers portant pour le premier sur la période 1847-1938 et pour le second sur la période 1939-1980
Plusieurs chercheurs travaillent aujourd'hui sur l'Histoire des Libres Penseurs en France.
Histoire de la Libre Pensée (1847 - 1980)
1847 : Fondation de la revue " La Liberté de penser "qui va défendre jusqu’en novembre 1851 les principes de la Libre Pensée et de la philosophie laïque. C’est elle qui lança l’expression de " parti clérical " pour désigner le clergé et ses alliés . Elle critiqua les dogmes, dénonça les actes d’intolérance et fit une guerre acharnée au ministre Falloux. Ses fondateurs sont Jules Simon et Amédée Jacques.
1848 : Apparition de la " société démocratique des libres penseurs ". Elle était présidée par Jules Simon et son vice - président était Jules Barni. 1848 . L’action du libre penseur Victor Schoelcher fait supprimer l’esclavage des noirs dans toutes les colonies françaises. A la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851, les meilleures militants de Paris et de la province furent dispersés de par le monde.
Réfugiés en Belgique, à Londres, à Jersey, en Suisse, en Amérique, ils devaient continuer en terre d’exil leur propagande démocratique. Ils furent les pionniers des premiers cercles de Libre Pensée de Belgique et ailleurs, des adversaires déterminés de l’Eglise.
1860 à 1862 : Parution d’un hebdomadaire " Le libre penseur du XIXème siècle. Journal des idées nouvelles ".
1863 : Fondation à Bruxelles de La Libre Pensée, association pour l’émancipation des consciences par l’instruction et l’organisation des enterrements civils.
1864 : Les libres penseurs de France et particulièrement les proscrits du 2 décembre 1851 jouent un rôle de premier plan dans la création à Londres de l’A.I.T. (Association internationale des travailleurs), plus connue sous le nom de Première Internationale, en compagnie de Karl Marx, Bakounine, Engels, etc.
1866 : Parution de La Libre Pensée, hebdomadaire parisien dont le gérant est Emile Eudes, qui sera général de la Commune. Le journal a été lancé par les blanquistes. Ainsi fut lancé, non seulement un journal, mais un mot qui devait servir d’enseigne à tout le mouvement anticlérical et antireligieux.
Les enterrements civils, sous Napoléon III, étaient une occasion de manifestations où de retrouvaient ouvriers et étudiants. Il va sans dire qu’en dehors des enterrements civils, les libres penseurs se réunissaient pour faire de la politique active et parler de la révolution. Parmi eux Louise Michel, la future " vierge rouge ".
Les libres penseurs de France et des autres pays se rencontrèrent à la fin de l’Empire à Genève, au Congrès de la Libre Pensée et au Congrès de la Paix. Victor Hugo, Louis Blanc, Clémenceau, Ledru - Rollin assistèrent à ces congrès et collaborèrent à leurs travaux. En Italie, lors du Concile Vatican I en 1870, s’est tenu à Naples un anti- concile international au cours duquel on développa les principes de la Libre Pensée et du rationalisme et on critiqua ardemment la politique de la Papauté.
1871 : La Commune de Paris. Les libres penseurs se retrouvent parmi les républicains les plus énergiques et les révolutionnaires les plus décidés. Le décret du 2 avril prononce à la fois la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression du budget des cultes ; les biens, dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles ou immeubles, sont déclarés propriétés nationales.
1880 : Fondation de l’Internationale de la Libre Pensée, qui tint à Bruxelles son premier congrès la même année. Parmi les fondateurs de l’Internationale libre penseuse, on relève les noms de Louis Buchner, le grand savant matérialiste allemand (auteur du célèbre " Force et matière "), Wilhem Liebknecht, le seul député allemand qui eut le courage, avec Bebel, de protester au Reichstag en 1871 contre l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine ; Herbert Spencer, le grand sociologue, Charles Bradlaugh Bonner, le premier député anglais qui osa refuser de prêter serment sur la Bible et qui fut, pour cela, expulsé de la Chambre des Communes ; César de Paepe, un des fondateurs du Parti ouvrier belge, Charles Renouvier, illustre philosophe français, Clémence Royer, Vogt (Suisse) et Moleschott (Italie) physiologistes, Eugène Hins et Désirée Brismée, Belges qui avaient fait partie de la Première Internationale.Suite à l’amnistie des communards, le mouvement libre penseur se structure.
1881 : Le congrès international de Paris définit la Libre Pensée comme une " société rationaliste et athéistique ".
Septembre 1889 : Congrès universel à Paris de la Libre Pensée qui affirme " La libre pensée a été, est et sera la véritable émancipation de l’humanité ". Losqu’elle aura accompli son oeuvre " nous pourrons voir notre idéal se réaliser, c’est - à - dire voir :
1°) la paix internationale,
2°) la paix intérieure,
3°) l’outil à l’ouvrier, la terre au laboureur, enfin la fortune publique à tous,
4°) la Liberté, l’Egalité , la Fraternité ne plus être de vains mots, et la République être triomphante ".
1890 : Création de la Fédération française de la Libre Pensée.
Novembre 1902 : A l’initiative de Victor Charbonnel, directeur de l’Hebdomadaire anticlérical La Raison formation d’une Association nationale des libres penseurs de France qui " agira parallèlement à la fédération française ". Dans la Commission exécutive :
- des dreyfusards comme Alphonse Aulard
- des radicaux comme Ferdinand Buisson
- des socialistes comme Jean Allemane, Aristide Briand, Marcel Sembat,
- des anarchistes comme Sébastien Faure.
Janvier 1903 : Marcelin Berthelot, rejoint un peu plus tard par Anatole France, acceptait la présidence d’honneur du mouvement. A cette époque La Raison tirait à 37.000 exemplaires et évaluait le nombre de ses lecteurs à 150.000. La Raison faisait campagne contre les infiltrations cléricales dans l’Université, soutenait sans défaillance la politique de Combes. L’Association nationale contribua largement, sous la direction de Ferdinand Buisson, à créer l’atmosphère et à propager l’état d’esprit d’où devait sortir la séparation.
1904 : Congrès de Rome, avec grand défilé à la Porta Pia au chant des hymnes révolutionnaires. Son succès fut éclatant par le nombre et la valeur des personnalités qui participèrent à ses travaux. Le Congrès de Rome marque une date mémorable dans l’histoire de la Libre Pensée mondiale.
La Libre Pensée détermine sa position à partir des trois grands principes définis par le charte qui fut adoptée à l’unanimité au Congrès international de Rome (22 septembre 1904).
" La Libre Pensée est démocratique, laïque et sociale. Au nom de la dignité humaine, elle rejette le triple joug :
- du dogmatisme dans tous les domaines et en particulier, en matière religieuse et morale,
- du privilège en matière politique
- du profit en matière économique ".
1905 : Congrès mondial à Paris au palais du Trocadéro, auquel assiste André Lorulot, marqué par une solennelle réception des congressistes à l’Hôtel de Ville et par l’inauguration, le 3 septembre, face au Sacré - Coeur, de la statue du chevalier de la Barre. Le Congrès se montre favorable à l’adhésion des libres penseurs aux sociétés pacifistes, au désarmement général, à l’arbitrage international imposé et adopte la devise " Guerre à la guerre ". A l’occasion du congrès la Fédération française de la Libre Pensée devient la Fédération nationale de la Libre pensée.
9 décembre 1905 : La loi de séparation des Eglises et de l’Etat est promulguée. La Libre Pensée triomphe.
Octobre 1912 : Constitution à la Rochelle de l’Union fédérative de la Libre Pensée de France et des colonies.
1921 : Nouvelle scission. Création de la Fédération National de la Libre Pensée et d’Action Sociale, sous la direction d’un animateur qui tiendra désormais une place de premier plan dans le monde libre penseur : André Lorulot.
1925 : réunification. Naissance de la Fédération Nationale des libres penseurs de France et des colonies. La charte dénonçait " l’esprit de caste, l’appétit des oligarchies et les provocations nationalistes aussi néfastes que l’obscurantisme religieux " et fixait comme but à la Libre Pensée "l’instauration d’une société libre, sans exploitation ni tyrannie d’aucune sorte ". Elle précisait : " Indépendante de tous les partis, la Libre Pensée fait appel à tous les hommes d’avant - garde sans exception : républicains, radicaux, socialistes, communistes, libertaires ".
1925 : La même année, scission internationale avec l’apparition de la Fédération internationale de la Libre Pensée prolétarienne plus connue sous le nom d’Organisation des Travailleurs sans Dieu. La nouvelle Fédération Nationale continua à faire partie de l’ancienne internationale toujours installée à Bruxelles.
16 août 1935 : La nouvelle Fédération nationale adhère au Front populaire et à la Commission du plan de la C.G.T.
29 décembre 1935 : A la mutualité, à l’appel de la Libre Pensée, constitution du Front laïque qui groupait, aux côtés des organisations laïques et rationalistes, tous les partis du Front populaire et qui reprenait le programme traditionnel de la Fédération nationale :
- suppression de l’ambassade au Vatican,
- suppression de toutes les subventions aux oeuvres de caractère confessionnel,
- suppression des émissions de caractère religieux aux postes radiophoniques de l’Etat,
- fermeture des écoles congréganistes illégalement ouvertes,
- abrogation des derniers vestiges de la loi Falloux et du statut scolaire spécial de l’Alsace - Moselle.
1936 : Congrès mondial à Prague. Réunification de deux internationales. Ce résultat fut obtenu en grande partie grâce à la ténacité de la section française.
13 au 15 août 1936 : Congrès national d’unification avec les Travailleurs sans Dieu. les 3.918 membres de Sans - Dieu vinrent rejoindre les 24.300 membres de la Fédération nationale.
1938 : Congrès de Londres. Modification du titre de l’Internationale qui porte depuis lors, le nom d’Union Mondiale des Libres Penseurs.
1939 : La Libre Pensée, réunie en congrès à Clermont - Ferrand, se prononce pour le maintien des testaments des libres penseurs et l’interrogation des candidats lors des élections. Le congrès dénonce un projet de loi en préparation par Daladier qui autoriserait le retour des congrégations religieuses. En Septembre, la Libre Pensée, journal de la Fédération Nationale parait sur 4 pages en titrant à la une : " La Libre Pensée continue ! " et publie l’appel du Bureau National pour le maintien de l’Association. le journal " La Vague " remplace provisoirement La Calotte.
1940 : En Janvier, André Lorulot condamne l’agression soviétique contre la Finlande et appelle " au maintien des tendances de gauche et d’extrême - gauche au sein de la Libre Pensée ".La Libre Pensée édite des tracts et des médailles pour les soldats au front afin qu’il fasse respecter leur désir de funérailles civiles.
1940 - 1944 : L’Idée Libre cesse de paraître après son ultime numéro de Juin 1940. Elle reparaîtra en Mars 1945. En octobre 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain interdit la Libre Pensée, mais par le biais de la solidarité, une action clandestine perdure cependant. Pendant la guerre, l’abbé Bergey de la Gironde demande l’arrestation de Lorulot.
1945 : Le gouvernement provisoire refuse la parution du journal La Libre Pensée et que l’association parle à la radio. En Avril, parution de la Libre Pensée N°1 qui titre : " L’Ecole laïque en danger " et dénonce les catholiques infiltrés dans la Résistance pour protéger le clergé collaborationniste. André Lorulot dénonce l’Union nationale imposée qui interdit l’allocution radio de la Libre Pensée. Il rend hommage aux libres penseurs disparus pendant la guerre : Joseph Turmel et Sébastien Faure, notamment. En Novembre, la Libre Pensée titre : " Le M.R.P., voilà l’ennemi ! " Jean Cotereau propose la reconstitution du Front Laïque.
1946 : Le Groupe d’Abbeville réorganise la manifestation La Barre le premier dimanche de Juillet. Il existe alors diverses associations de libres penseurs qui fusionnent le plus souvent sous l’égide de la Fédération Nationale. Le Front Laïque reconstitué s’appelle désormais le Cartel d’Action Laïque. Le congrès national se tient à Dijon et propose de créer un journal de propagande " La Raison militante ", qui sort en Décembre et dont le Rédacteur en chef est Jean Cotereau. La Libre Pensée se prononce pour la laïcisation de l’Alsace - Moselle, pour la nationalisation des pompes funèbres et exige la ré - érection de la statue du chevalier de La Barre à Montmartre. Jean Cotereau devient délégué permanent à la Propagande.
1947 : La Libre Pensée rend hommage au professeur Langevin qui vient de disparaître. Elle condamne les interventions militaires en Indochine et propose la reconstitution d’un inter - groupe parlementaire des libres - penseurs.
1948 : La liste de tous les préfets et Elus, bafouant la laïcité en allant à des cérémonies religieuses, est publiée. En Mars, la Libre Pensée dénonce les subventions publiques aux écoles privées, et André Lorulot conclut son éditorial : " La bataille va donc s’engager à fond : pour ou contre les subventions aux écoles catholiques, c’est - à - dire pour ou contre l’Ecole laïque.
1949 :Après le Congrès Mondial de 1938 à Londres, se réunit pour la première fois depuis le Congrès de l’Union Mondiale à Rome, sous le patronage de Jean Rostand, Becquerel, Albert Bayet, Couchoud, Prosper Alfaric et Joliot - Curie.
1950 : En Mai, il titre son éditorial : " Les Munichois contre la laïcité et écrit : " Et l’on voit d’excellents laïques (et même des " révolutionnaires " intrépides) considérer les libres penseurs comme des maniaques de l’anticléricalisme et des " bouffeurs de curés " sans idéal ".
1951 : A l’occasion des élections, la Libre Pensée interroge les candidats sur le subventionnement public des écoles privées. Il se tient un camp international de la Libre Pensée en Angleterre. André Lorulot dénonce la collusion de la gauche et du M.R.P.
1952 : André Lorulot dénonce " Le Nouvel Ordre Moral " et rend hommage à Ferdinand Buisson pour le 20ème anniversaire de sa disparition. La Libre Pensée écrit au gouvernement pour dénoncer les pèlerinages militaires à Lourdes. Pour la première fois, la Libre Pensée tient son congrès à Nantes et condamne le fait que l’on retire le socle de la statue d’Etienne Dolet, place Maubert après que les nazis en aient retiré la statue. Lorulot écrit à Edouard Herriot, Président de l’Assemblée Nationale, à ce sujet. En août, se tient le XXXème Congrès International de la Libre Pensée à Bruxelles.
1953 : La Libre Pensée dénonce Eisenhower qui a déclaré que " la France est décadente parce que la moitié des Français sont athées ". Le Parisien Libéré justifie la disparition du socle de la statue d’Etienne Dolet pour des problèmes de circulation. La Libre Pensée émet une virulente protestation. La CAN condamne le versement de primes données par le gouvernement pour la reconstruction des presbytères. En Mars, le Bureau National prend position en faveur des enfants Finaly que l’Eglise catholique refuse de rendre à leur famille.
1954 : La Libre Pensée dénonce " Gerlier le fasciste ", toujours Primat des Gaules. En Avril, la Libre Pensée titre : " Des prêtres - ouvriers aux prêtres - chiffonniers, laïques, méfiez - vous ! ". Le 27 Juin se tient une manifestation à la Butte Montmartre pour exiger la ré - érection de la statue du Chevalier de la Barre. Le congrès se tient à Niort, salué par le camarade Gaillard et honore Colette qui vient de disparaître. André Lorulot adresse son salut à Messali Hadj, leader nationaliste algérien. Le congrès exige la fin de sa résidence forcée. Une délégation officielle de la Libre Pensée (avec Lorulot et Cotereau, notamment) lui rend visite. Jean Cotereau appelle à l’union de toutes les forces laïques. Congrès de l’Union Mondiale au Luxembourg.
1955 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce " le mensonge de la prétendue démocratie - chrétienne " et condamne le déplacement forcé de Messali Hadj en Vendée. La CAN adresse un texte aux organisations laïques pour créer " un front commun pour l’action anticléricale ". En Juin, le congrès se tient à Marseille et sur proposition du Groupe de Lorient, il adopte un voeu pour la constitution d’un Front Laïque.
La section d’Alger se prononce pour l’égalité des droits entre tous les habitants de l’Algérie, pour des élections libres dans un collège unique, pour la séparation des Eglises et de l’Etat. En Décembre, le monument d’Etienne Dolet à Orléans est inauguré grâce à une souscription nationale de la Libre Pensée.
1956 : La Libre Pensée s’adresse aux partis de gauche qui viennent de remporter les élections : " Abrogez la loi Barangé ! ". En Mai, André Lorulot dénonce l’abandon de la laïcité par la gauche au pouvoir au nom du slogan " Ne réveillez pas la guerre scolaire " et conclut : " Aucune subvention ne doit être accordée à des établissements privés! ".
1957 : Dans un texte paru en début d’année, intitulé " Qu’est - ce que la Libre Pensée ? ", on peut lire : " Les libres penseurs demandant l’abrogation de toutes les lois antilaïques...Les fonds publics ne doivent aller qu’aux écoles publiques ".
1958 : En Mars, la Libre Pensée dénonce le silence organisé autour du scandale du curé d’Uruffe. Jean Cotereau dénonce le coup de force du 13 Mai 1958. La Libre Pensée participe à la manifestation du 28 Mai, de la Nation à la République " Pour la défense des libertés républicaines et démocratiques menacées ". La Libre Pensée condamne le référendum gaulliste.
Elle appelle à voter pour les candidats qui se prononcent pour :
- l’abrogation de la loi Barrangé.
- l’abrogation du Statut d’Alsace - Moselle.
- le respect de la loi de Séparation.
1959 : Dans un éditorial intitulé "Et maintenant ? ", la Libre Pensée dénonce le projet de l’Eglise : " Mettre sur le même plan, l’école confessionnelle et l’école officielle ". En Mars, la Libre Pensée s’inquiète des projets du Ministre Boulloche (SFIO) en matière scolaire et s’interroge : " Est - ce la fin de l’Ecole laïque ? " En Mai, est publiée une lettre ouverte à Michel Debré (Président du Conseil) et à M.Michelet (Garde des Sceaux) contre l’obligation annoncée des jurés de prêter serment " devant Dieu et devant les hommes ". Cette disposition ne sera abrogée qu’en 1972. André Lorulot salue l’élection de Jean Rostand à l’Académie Française.
1960 : En Janvier, la Libre Pensée dénonce la loi Debré. Jean Cotereau écrit : " Fille aînée, fille soumise ". Il critique " cet étranglement dans la nuit ". En Février, la Libre Pensée s’associe à la pétition du CNAL pour l’abrogation de la loi Debré et appelle tous les groupements affiliés à la faire signer massivement.
La Raison annonce qu’au 20 Mars, la pétition du CNAL a recueilli 5.900.000 signatures. René Labrégère représente la CAN au grand rassemblement laïque du 19 Juin 1960 où sont rassemblées les 10.813.697 signatures contre la loi Debré et où voté le serment de Vincennes.
1961 : En Avril, la Libre Pensée réclame l’abrogation des lois Debré et Marie - Barangé. Elle condamne le putsch des généraux d’Alger
1962 : Le 13 février, la Libre Pensée participe à la manifestation contre les assassinats de Charonne. En Juin, elle soutient la grève de la faim de Louis Lecoin. La Libre Pensée se prononce pour le NON au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel.
1963 : En Mars, mort d’André Lorulot, Président de la Libre Pensée.
1967 : La Libre Pensée s’oppose à la circulaire du 27 Décembre sur les aumôneries.
1970 : La Libre Pensée proteste contre le procès de Burgos.
1971 : Le 20 Février, la Libre Pensée soutient le lycéen Gilles Guyot. Elle participe le 14 Mars au Centenaire de la Commune de Paris.
1973 : En Septembre, la Libre Pensée condamne le coup d’Etat du général Pinochet et salue la mémoire du Président Allende.
1974 : En Mars, la Libre Pensée condamne la réforme Haby. Le 7 Juin, la Libre Pensée emménage au 10/12 rue des Fossés - Saint - Jacques, à l’endroit de l’ancien hôtel des mousquetaires du Roi.
1976 : les 15 et 16 Mai, la Libre Pensée rend hommage à la mémoire de Prosper Alfaric.
1977 : En Septembre, disparaît Jean Rostand, Président d’Honneur de la Libre Pensée. La Fédération Nationale proteste contre la récupération par l’Eglise du grand libre penseur qu’il fût. En Décembre, après le vote de la loi Guermeur, la Libre Pensée " se situe en situation d’insurrection laïque ".
1978 - 1979 : La Libre Pensée participe aux campagnes pour le droit à l’avortement.
1980 : A l’occasion du voyage du pape en France, est inaugurée la plaque sur le siège national en hommage à Ferdinand Buisson et à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905. En Octobre, la Libre Pensée condamne le lâche attentat de la rue Copernic.

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La Raison interviewe Jean-Marie BONNEMAYRE (CNAFAL)

16 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

La Raison interviewe Jean-Marie BONNEMAYRE (CNAFAL)

 

En direct avec  Jean-Marie Bonnemayre, Président du CNAFAL

– Membre du Haut Conseil de la Famille

(Interview pour la Raison de la Libre Pensée)

Le CNAFAL a apporté tout son soutien au meeting laïque du 5 décembre 2015 au gymnase Japy. La Libre Pensée a rencontré à cette occasion son Président Jean-Marie Bonnemayre.

La Raison : Tu es Président du Conseil National des Associations Familiales Laïques. Peux-tu nous présenter cette association ?

Jean-Marie Bonnemayre : L’idée de créer des associations familiales laïques, a surgi comme une évidence à partir de 1946, dans la tête des militants laïques, anciens résistants et déportés. Mais pour comprendre la volonté de créer un mouvement familial laïque, il faut partir de l’histoire de la IIIème République jusqu’à Vichy. Le mouvement familial, est dès le départ, une réaction au sens littéral du terme, contre les idéaux de 1789 et l’établissement de la République : lisons l’Abbé Talmy dans son histoire du mouvement familial : « Conservateurs et catholiques, les familiaux sont donc appelés à dénoncer un régime républicain et laïque qui, par sa politique religieuse, a désorganisé la famille ». Les hommes de la Révolution opposent à la notion traditionnelle de la famille (société religieuse, autoritaire et hiérarchisée), une conception individualiste et contractuelle, qui trouve sa  consécration dans les lois du divorce et l’affaissement de l’autorité paternelle ». « Combattue et ruinée par la révolution, la famille ne trouve ses premiers défenseurs, que dans les rangs des contre-révolutionnaires ». (SIC).

Tout est dit là et on comprend que Vichy c’est bien la contre-révolution, revanche de 1789 !  En novembre 1942, le gouvernement de Vichy accorde un statut spécial au mouvement familial : une association par canton, seule représentante de la société civile !

N’oublions pas que dès 1940, Vichy ferme les Ecoles normales, les organisations laïques sont dissoutes. L’enseignement privé et confessionnel est renforcé et largement subventionné. Avec Vichy, un tabou avait été levé ! Dès novembre 1944, la Démocrate-chrétienne, nouvellement constituée, fait campagne sur le thème de la liberté de l’enseignement et commence à structurer les parents des écoles confessionnelles pour en faire une « force de frappe ». Mars 1945, c’est aussi la date de création de l’UNAF, institution de la République, chargée de représenter et défendre les familles auprès des pouvoirs publics. Les familiaux qui ont « traversé » Vichy, s’y engouffrent.

C’est alors que le SNI (Syndicat National des Instituteurs) et la Ligue de l’Enseignement, encouragent la création d’associations de parents d’élèves, au sein de la Ligue pour défendre l’Ecole publique et laïque. En octobre 1946, un Conseil National de Vigilance des Parents d’élèves de l’Ecole laïque est créé. La Ligue de l’Enseignement met en place des Conseils familiaux de parents d’élèves de l’Ecole laïque et le 1er janvier 1947, une circulaire est envoyée aux départements pour adapter leurs statuts à la législation des associations familiales. L’idée est née là dans ces circonstances, pour « contrer » l’offensive des cléricaux.

Mais trois obstacles empêcheront l’investissement de l’UNAF, par les laïques dès 1947 :

  • Les membres actifs sont des familles constituées par le mariage et la filiation légitime.
  • L’établissement du suffrage familial pour voter en lieu et place du suffrage universel.
  • Le décret Poinsot-Chapuis, du nom du Ministre MRP, faisant transiter des fonds publics par l’UNAF, pour être distribués aux élèves des écoles privées confessionnelles.

Seule la FOL de Dordogne avec les FRANCA et le SNI, iront jusqu’au bout de la « démarche » et « investiront » avec la création des « premières associations familiales laïques », l’UDAF 24, dont ils prennent la Présidence en 1949. En 1967, le CNAFAL est créé par cette génération de militants, issus de le Résistance, André Fortané (FOL), Lucien Bonnet (Franca), Maurice Piffard (FCPE), André Lebel (Association Familiale Ouvrière).

LR : L’action familiale est le terrain de prédilection de l’Eglise catholique et des religions en général. En quoi consiste alors votre action laïque ?

JMB : Le CNAFAL est promoteur des valeurs de l’émancipation sociale, des valeurs de la République et des concepts de liberté, de justice, de paix, d’égalité ! La liberté de penser, de conscience et d’expression sont nos moteurs. Faciliter l’expression de tous, sans exclusion, contribuer à libérer l’individu de tous les facteurs oppressifs de son environnement, refuser la juxtaposition de communautés. Le CNAFAL est attaché à la Séparation de toutes les Eglises et de l’Etat, à la séparation du pouvoir politique et du pouvoir judiciaire. Il défend tous les services publics qui sont du social condensé !

Dans le champ de la famille, nous sommes pour l’égalité totale homme/femme. Nous avons mené bataille pour la reconnaissance de toutes les familles, y compris homoparentales. L’enfant a droit à une éducation laïque, c’est‑à‑dire dégagée de tous les préjugés, de tous les dogmes, pour le développement de la raison, de l’esprit critique, mais aussi par la contextualisation, en replaçant les événements dans l’histoire.

LR : Dans votre document sur la laïcité de 2011, vous sous-titrez « Laïcité-Islam : le faux débat ». Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

JMB : En effet, certains voudraient nous faire croire que l’Islam est irréductible à la laïcité et à la République. Ils ne focalisent que sur un courant fondamentaliste au sein de l’Islam, oubliant au passage, que d’autres intégrismes, ces dernières années, se sont manifestés avec force (catholique, protestant, dans le champ du droit de la famille, dans le champ de la bioéthique, dans le champ de la conception de la vie et de la mort, etc. Ils oublient que la laïcité a surgi en France, comme une évidence après 8 guerres de religion, toutes aussi barbares que la guerre actuelle entre sunnites et chiites. Ils oublient que la loi de 1905, n’interdit pas la pratique de la religion de son choix. Ce qu’elle interdit, c’est d’interférer dans les débats politiques. Ce qu’elle interdit, c’est le monopole d’une religion ! Certains reprennent les poncifs de la pire droite qui soit, comme si les pratiquants musulmans étaient irréductibles à la République et à la laïcité. Il y a d’ailleurs de plus en plus d’athées dans les communautés issues de l’immigration.

C’est en France qu’il y a le plus fort taux de mariages mixtes (28%), contre une moyenne de 10% en Europe. Quand les gens se mélangent, malgré leur origine ou leur croyance c’est bon signe pour le vivre ensemble ! De nombreuses études du CEVIPOF (Centre d’Etudes de la Vie Politique), montrent qu’en deux générations, ils rejoignent  sur le plan des mœurs, de l’éthique, de la vie sociale, le reste des français. Cibler l’Islam, comme ennemi irréductible, c’est faire le jeu de l’extrême droite… tandis que d’autres religions veulent faire de l’Islam, un levier, pour faire « péter » la loi de 1905…

LR : On comprend mieux pourquoi le CNAFAL a appelé, au grand meeting laïque du 5 décembre et pourquoi aussi l’UFAL s’y est refusé et a apporté sa toute petite pierre à tous ceux qui ont voulu saboter l’Union Laïque. Qu’est‑ce qui vous différencie avec l’UFAL ?

JMB : L’UFAL, organisation récente et opportuniste, archi-minoritaire dans le mouvement familial (déclaration de 2 000 familles adhérentes, chiffre officiel de l’UNAF) a l’habitude d’évoluer d’un bord à l’autre de l’échiquier, mélangeant différents engagements politiques, associatifs, laïques. Je ne peux oublier qu’ils ont « engendré » Riposte Laïque, ce groupuscule fascisant… Ils donnent des leçons de laïcité, mais appuient et appellent à la création  d’associations familiales musulmanes… qu’on a vu surgir à l’occasion de la Manif pour tous… savent-ils encore où ils habitent ? Qu’est-ce que l’UFAL cache et qui cachent-t-ils ? Car on rencontre à la base des militants sincères, mais manipulés.

LR : Comment le CNAFAL envisage-t-il ses relations avec la Libre Pensée ? Celle-ci est tout à fait opposée à toute résurgence d’un « collectif » qui chapeauterait le mouvement laïque, (au nom de qui et au nom de quoi ?). Pour la Libre Pensée, il n’y a ni dieu, ni césar, ni tribun et encore moins de guide suprême ou de Grand Architecte.

JMB : De nombreux Libres Penseurs sont membres du CNAFAL, depuis 4 décennies et nous nous en félicitons… Le CNAFAL détermine sa propre ligne en Assemblée générale et en Conseil d’administration, érigés en « intellectuel collectif ». Nous faisons nôtre, la formulation « ni Dieu, ni Maître, ni César », etc. Nous avons mal à « notre laïcité », lorsqu’on voit les déchirements qui règnent au sein de la « galaxie laïque ». Voir le dernier ouvrage de Jean Baubérot : les 7 laïcités.

La laïcité est recherche permanente d’un équilibre. Le CNAFAL a eu pour posture, avec son regard critique, de participer ponctuellement à des collectifs. Il regrette aussi que le CNAL vivote et ne soit pas élargi… L’éparpillement des forces laïques nous est préjudiciable… Rassembler ce qui est épars, c’est toujours notre fil conducteur et éviter les divisions artificielles, les anathèmes, les ukases. Dans le monde laïque, il ne peut y avoir de leadership…

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France Culture/ Etat d’urgence : La Libre Pensée reçoit la Ligue des Droits de l’Homme

14 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

France CultureEtat d’urgence :  La Libre Pensée reçoit la Ligue des Droits de l’Homme

REECOUTER L'EMISSION

Etat d’urgence :

La Libre Pensée reçoit la Ligue des Droits de l’Homme

à son émission de France-Culture

(13 décembre 2015)

Emission animée par David Gozlan, Secrétaire général de la Libre Pensée.

Invités : Françoise Dumont, Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme et Alain Esmery, membre de son Bureau national

 

David Gozlan : Vous avez initié un appel qui s’intitule « Nous ne céderons pas ». Pourquoi cet appel ? « Nous ne céderons pas » mais à quoi ? Précisons pour bien comprendre que cet appel se situe dans le cadre de l’état d’urgence qui est en cours.

 

Françoise Dumont : Si nous avons lancé cet appel « Nous ne céderons pas », c’est pour envoyer deux messages. A la fois nous ne céderons pas à ces actes de terrorisme épouvantables qui ont créé une peur légitime et en même temps nous ne céderons pas à ce vieux débat qui est un débat récurent entre liberté et sécurité. A la LDH, nous avons toujours pensé que l’on n’assurait pas la sécurité en perdant des libertés, notamment des libertés fondamentales.

 

DG : On pourrait reprendre la phrase de Benjamin Franklin : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux. » Cette phrase de Franklin est un avertissement. Aujourd’hui il est vrai qu’il y a une inquiétude de la part des français et surtout une incompréhension. Quand vous avez lancé cet appel un certain nombre d’organisations ont répondu et ont signé. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

FD : Aujourd’hui nous en sommes à environ 80 organisations signataires. Parmi elles il y a à la fois des organisations syndicales, des associations avec un spectre très large, car se sont aussi bien des associations liées à l’immigration que des associations qui sont liées à la défense de certains droits d’une manière générale. Ce que la LDH essaie toujours de faire, et finalement dans son histoire elle a plutôt réussi à bien faire, c’est à rassembler.

 

Là il y a effectivement une inquiétude qui n’est pas facile à faire passer parce que la population est traumatisée, et je crois que l’on peut le comprendre, mais il y a une inquiétude vis-à-vis de ce que nous on caractérise un peu comme une fuite en avant vers du sécuritaire.

 

DG : Quels sont les aspects de cette fuite en avant vers le sécuritaire ?

 

Alain Esmery  : L’état d’urgence dispose qu’un pouvoir administratif est donné au Préfet qui peut faire procéder à des enquêtes, à des fouilles voir à des mises en rétention sans contrôle du juge judiciaire. On passe d’un état de droits qui est contrôlé par la loi, par le juge judiciaire, à un état où c’est le pouvoir administratif qui décide à un moment donner de l’opportunité d’aller faire une fouille dans une maison, une mosquée, une société s’il le faut.

 

DG : Il y en a eu beaucoup depuis la mise en place de l’état d’urgence ?

 

AE : A ce jour on comptabilise environ 3000 perquisitions administratives. Ces perquisitions ont parfois permis de trouver quelques armes et un peu de drogue. Mais ce qui nous interpelle et ce qui nous inquiète c’est qu’aucune information à caractère judiciaire sur des faits de terrorisme n’a été ouverte à la suite de ces 3 000 perquisitions.

 

DG : Pour que nos auditeurs comprennent bien. Il y a eu 3 000 perquisitions ? mais aucune information judiciaire d’ouverte. Quel est le danger de cela ? Nous on le comprend, mais il faut l’expliquer.

 

FD : Si vous voulez, le danger c’est qu’à partir du moment où ces perquisitions sont autorisées à partir de constats, d’éventuelles dénonciations, de faits qui ne sont pas avérés voir assez « fumeux », et bien le danger c’est que finalement tout à chacun puisse faire l’objet d’une perquisition. Perquisition qui souvent se déroule avec une certaine violence. A tel point que le Ministre de l’intérieur, lui-même, a dû rappeler aux Préfets qu’il n’était pas complétement indispensable d’utiliser la violence lors d’une perquisition. Pour revenir à un exemple très médiatisé de cette perquisition dans un restaurant où il n’était pas utile de défoncer une porte à coup de bélier, alors qu’il suffisait d’appuyer sur la poignée !

 

AE : On peut ajouter que le régime de l’état d’urgence donne des pouvoirs accrus à caractère administratif dans contrôle judiciaire, mais aussi que la loi du 20 novembre 2015, à la suite des attentats, élargie les conditions dans lesquelles les assignations à résidence, comme les perquisitions, peuvent se faire. En l’espèce la loi prévoyait avant que l’on pouvait assigner quelqu’un à résidence au motif d’une activité dangereuse – c’est-à-dire sur une donnée objective – et cela a été remplacé par « à l’égard desquelles il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace ». On voit bien qu’il y a un vrai changement de logique et que l’on passe d’un danger avéré, existant à une menace.

 

DG : On passerait de quelque chose d’objectif à quelque chose de totalement subjectif ?

 

AE : Tout à fait.

 

DG : Est-ce que la LDH tire la sonnette d’alarme par rapport à un type de population ? Est-ce que vous pensez que c’est toute la population française qui est visée ou bien est-ce que la population d’origine immigrée, la deuxième ou troisième génération, qui serait plus visée ? Est-ce que dans ces 3 000 perquisitions tout le monde est visé ?

 

FD : C’est un peu tôt pour faire le point sur quelle population a été visée. Nous y travaillons. On va pouvoir très rapidement y voir clair, de façon un peu plus précise. Ce qui est certain c’est que depuis un certain temps, nous baignons dans un certain amalgame entre arabes, musulmans, terroristes, djihadistes et que nous avons vraiment l’impression que cet été d’urgence va contribuer, quand même, à désigner un certain nombre de boucs émissaires dans la population et de ce que nous pouvons en savoir aujourd’hui quand même, c’est que ces perquisitions visent tout de même un certain type de population et notamment la population musulmane ou supposée musulmane.

 

AE : On peut aussi noter que dans les assignations à résidence, au titre de l’état d’urgence, il y a quand même eu plusieurs militants écologistes qui ont été assignés à résidence chez eux, 12 heures par jour, devant aller signer 3 fois par jour au commissariat le plus proche. Ce qui empêche tout de même une activité professionnelle régulière et que je sache ce n’étaient pas des apprentis terroristes ou supposés lanceurs de bombes.

 

DG : J’ai une question. La Libre Pensée est allée à Oslo en 2011 pour la fondation de l’Association Internationale de la Libre Pensée, alors qu’un chrétien d’extrême-droite venait d’assassiner des dizaines de personnes. La Norvège a choisi de ne pas s’enfermer dans une logique de répression et de n’abandonner aucune de ses libertés. Pensez-vous rétrospectivement, qu’il aurait été possible, en France, de ne pas aller vers l’état d’urgence pour régler les problèmes ?

 

FD : Je crois que malheureusement ces attentats sont venus dans une proximité d’élections et je crois qu’il y a eu un certain nombre d’émissions politiques par rapport à la possibilité justement de prendre un certain recul. Je ne dis pas de l’indifférence ! Personne ne peut être indifférent. Je crois qu’il revenait aux autorités politiques de prendre un peu de hauteur par rapport à cela, et c’est ce que la Norvège a fait, mais chacun sait bien que le contexte électoral ne favorise pas cela.

 

AE : C’est vrai que le calendrier politique électoral a fait flamber les discours sécuritaires, les discours autoritaires.

 

DG : Sous une certaine forme c’était un peu la course à l’échalote !

 

AE : Oui tout à fait ! Comme si un discours à coup de menton avec ce que l’on a entendu, « on va les éradiquer », « on va les tuer tous », qui sont des propos inconsidérés puisque ce n’est pas comme cela que ça se passe. Cela permettait aussi de camoufler quand même, disons-le, un certain échec de la politique anti-terroriste. Ce n’est pas forcément le fait des policiers en charge de cela. C’est une logique qui semble toutefois avoir été mise en échec.

 

DG : Autre questions que les français se posent : nous sommes en état d’urgence pendant 3 mois, est-ce que cela va durer ? Est-ce que cela doit durer ? Comment sortir de l’état d’urgence ? Quelles sont, vous, vos propositions ?

 

FD : La question que vous posez, c’est un peu la question que nous avons posé dès le départ, puisque dès le lendemain des attentats nous avons fait un communiqué de presse, nous avons dit clairement que nous comprenions que l’état d’urgence soit décrété parce qu’il fallait que l’enquête puisse se dérouler très vite. Mais à partir du moment où vous fixez à l’état d’urgence un autre objectif que celui de permettre l’enquête vraiment factuelle, il est évident que vous vous installez dans une autre logique. La logique de dire on va être finalement dans l’état d’urgence, tant que l’on ne saura pas sûr qu’il n’y ait plus de réseaux, tant que l’on ne sera pas sûr que Daesh n’existe plus ! Je crois que là on entre dans un engrenage extrêmement compliqué dont il est effectivement difficile de sortir par ce que personne ne va prendre la responsabilité de dire « y a plus de danger ». C’est exactement l’exemple de Vigipirate. Vigipirate dure, car personne n’ose dire « y a plus de danger ».

 

DG : Cela dure depuis 1995 quand même !

 

FD : Oui, mais personne n’ose prendre la responsabilité de dire « On ne craint plus rien ». Cela mobilise des forces de police qui n’en peuvent plus et qui peut être serait plus utiles dans un suivi extrêmement pressant d’un certain nombre d’individus repérés.

 

AE : L’exemple de Vigipirate est excellent parce que c’est toujours le coup politique : si je prends la décision sage et avérée que les risques ne sont plus majeurs, donc on arrête. Et puis 15 jours plus tard, il se passe quelque chose ! Vous êtes mort.

 

Sur l’état d’urgence cela risque d’être le même problème. On doit quand même s’interroger car l’état d’urgence est un état d’exception, qui doit donc correspondre à une situation exceptionnelle. La situation exceptionnelle elle était certainement avérée le lendemain des attentats et les jours suivants. Est-ce qu’aujourd’hui on est dans une situation plus exceptionnelle qu’en février 2015 ? Je ne suis pas sûr.

 

Et donc le risque c’est que les criminels de janvier et de novembre risquent d’arriver finalement à leurs fins, c’est-à-dire faire douter notre société quant à ses principes fondamentaux garantis par la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Renoncer au droit à la présomption d’innocence, celui de n’être privé de sa liberté que dans des cas prévus par la loi pour des motifs précis sous le contrôle d’un juge, renoncer à la liberté de rassemblement et de manifestation, est-ce que c’est cela que l’on veut ?

 

DG : Je vous remercie pour cette discussion.

 

 

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L'Idée Libre n°311 décembre 2015 est parue

13 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

Publications FNLP
L'Idée Libre n°311 décembre 2015 est parue

Le numéro de décembre de l'Idée Libre sera bientôt livrée chez nos abonnés.

Ce numéro inaugure un nouveau format et une nouvelle maquette...

Les fédérations et groupes peuvent le commander en nombre.

Le dossier de ce trimestre  "Les chiffonniers de l'histoire"

Présentation :
A en croire les partisans d’une « laïcité » sauce catho, le petit Jésus et toute sa smala pourraient crécher dans les mairies et les conseils généraux car nous serions un pays « chrétien ».
De quel christianisme parle-t-on ?  Des hérésies vaudoises ou cathares ?, de ces dizaines de milliers de chrétiens tués car non catholiques ? Parle-t-on du schisme entre protestants et catholiques qui provoqua de nombreux massacres comme la Saint-Barthélémy et les guerres de religions ? Parle-t-on des courants chrétiens effacés de l’histoire et éliminés dans les premiers siècles car ils voyaient en Jésus, non un être humain, mais une forme astrale ?
Et si on demandait  aux peuples christianisés de force comme les Saxons, qu’en penseraient-ils ? Et que dire de ces druides, chamanes et autres sorcières condamnés, ostracisés ou brûlés pour «paganisme» ? De ces sites de mégalithes et de menhirs détruits par les chrétiens ?
Quelle serait la vie d’un Français « de souche » aujourd’hui, si la France n’avait de racines que chrétiennes ? Pourrait-il écrire sans l’invention de l’écriture par les Sumériens, les Égyptiens, les Phéniciens, d’affreux polythéistes au teint basané !? Ce Français de souche sait-il qu’homo-sapiens est arrivé en Europe il y a 44 000 ans soit 42 500 ans avant le baptême de Clovis ? Sait-il que ses «ancêtres les Gaulois» vénéraient des divinités multiples, qu’ils ont construit des villes et des villages bien avant l’arrivée du christianisme ? Connaît-il l’origine de son langage et les nombreux emprunts du français aux langues germaniques ou à l’arabe ?
Sait-t-il que les moments marquants de son calendrier « chrétien » sont, pour la plupart, antérieurs à la supposée naissance de Jésus ?
Ce numéro entend apporter des éléments de réflexion sur ces dates et sur certaines traditions prétendument d’origine chrétienne. Très loin d’être exhaustif, il montre cependant à quel point l’Église chrétienne puis catholique a dû faire les poubelles soit du voisin, soit en fouillant dans les décombres de ce qu’elle avait détruit, pour développer son entreprise.
Hansi Brémond
à lire également :
Les Hommes du Vatican :
Gro Harlem Brundtland
Magazine :
Le modèle catholique et le contrôle des naissances
La sexualité et les religions

 

 

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SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015! ...les discours

6 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015! SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015!

Télécharger « Un meeting réussi.pdf »

SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015! SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015!

SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015! SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015!


 

LES DISCOURS DES INTERVENANTS:

 


 

SUCCES UNITAIRE ET COMBATIF DU MEETING LAÏQUE DU 5 DECEMBRE 2015!

 

110ème anniversaire de la loi de 1905

5 décembre 2015, Paris, place de la République à 15h,

MANIFESTATION NATIONALE  Pour l’abrogation de la loi Debré

Chaque année, 10 milliards d’euros de fonds publics sont détournés au profit de l’École privée confessionnelle à 97% catholique.      

10 milliards pour financer cette institution de l’Église catholique qui concurrence l’École de la République, l’École publique laïque ouverte à tous.
10 milliards, ce sont 180 000 postes de professeurs.
ÇA SUFFIT !!!
FONDS PUBLICS EXCLUSIVEMENT A L’ÉCOLE PUBLIQUE!

Télécharger « 20150826 Appel à la manifestation du 5 décembre 2015.pdf »

 Citoyennes, citoyens, TOUS A PARIS LE 5 DECEMBRE 2015! INSCRIVEZ-VOUS!

REECOUTER LES INTERVENANTS:

Meeting laïque 2013 à Sainte-Tulle

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 Accueil

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18 octobre 2015 Communiqués FNLP
Les DDEN du Puy de Dôme appellent à la manifestation du 5 décembre avec la Libre Pensée

Télécharger « manif 5 dec (1).doc »

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APPEL LDH 95 et LP95:

Télécharger « Communiqué commun LDH 95 LP 95.pdf »

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Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière

Télécharger « La Raison Mally 28 octobre 2015.doc »

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Hervé Basire secrétaire général de la FERC-CGT

Télécharger « interview d'Hervé Basire secrétaire général de la FERC-CGT.pdf »

 

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COMMUNIQUE LAÏCITE: 05 DECEMBRE PARIS

Le SNUDIFO 04 avec la confédération FO soutient la manifestation laïque à l'appel de la LIBRE PENSEE  - rejointe par la ligue de l'enseignement, les DDEN 04, ...convoquée le 05 décembre à PARIS pour la défense de la loi de 1905 de séparation des églises et de l' Etat, pour l'abrogation de la loi Debré mère de toutes les lois anti-laïques, les fonds publics à l'école publique.

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En direct avec Pierre Tournemire,

Vice-Président de la Ligue de l’Enseignement

Interview pour  La Raison, revue de la Libre Pensée;

Télécharger « Interview de Pierre Tournemire.pdf »

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 Déclaration UD-DDEN 04

Télécharger « déclaration DDEN 04 - 4 nov. 15.pdf »

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APPEL DE L'Union Rationaliste:

http://librepensee04.eklablog.com/ils-appellent-a-la-manifestation-du-5-decembre-l-union-rationaliste-a119321682

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Ils prendront la parole au grand meeting national laïque du 5 décembre 2015

3 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

Ils prendront la parole au grand meeting national laïque du 5 décembre 2015

- COMMUNIQUE DE PRESSE –


Ils prendront la parole
au grand meeting national laïque
du 5 décembre 2015
pour la défense et la promotion de la loi de 1905

 

Sous la présidence
de Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée :

- Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement

- Jean-Luc Romero, Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

- Philippe Guglielmi, Président d’Honneur de Laïcité-Liberté

- Françoise Olivier-Utard, Administratrice de l’Union rationaliste

- Michel Tubiana (sous réserve), Président d’Honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

- David Gozlan, Secrétaire général de la Libre Pensée

- Jocelyne Marmande, membre du Bureau confédéral de Force Ouvrière

- Hervé Basire ou Alain Barbier de la FERC-CGT

- La FSU a été invitée à s’exprimer lors de ce meeting laïque

- La FCPE a été aussi invitée à y parler

- Un message sera lu aux participants du meeting national d’Alain Tien Liong, Président du Conseil général de Guyane

- François Baroin, Président de l’Association des Maires de France a été invité à s’exprimer

- Christian Eyschen, Porte-parole de l’Association internationale de la Libre Pensée

Participez tous au
Grand meeting national laïque
Le 5 décembre 2015 de 14H30 à 17H30
Gymnase Japy – 2 rue Japy – 75011 Paris

 

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En défense du Planning familial

2 Décembre 2015 , Rédigé par librepensee04

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS - Tél : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84

libre.pensee@wanadoo.fr – http://www.fnlp.fr

- COMMUNIQUE DE PRESSE –

 

En défense du Planning familial

 

En défense du Planning familialLa Fédération nationale de la Libre Pensée s’inquiète des menaces qui pèsent sur l’existence et l’activité du Planning familial.

La contraception et l’IVG sont des conquêtes démocratiques, arrachée par des décennies de lutte, notamment des femmes, mais pas seulement. Il faut défendre bec et ongles ces acquis démocratiques et sociaux.

Comment peut-on accepter qu’une candidate, madame Marion Maréchal – Le Pen, aux élections régionales ; dont les médias disent qu’elle pourrait diriger une collectivité territoriale, grâce aux lois de décentralisation et de réforme territoriale ; puisse indiquer que les crédits seront supprimés aux associations du Planning familial ?

 

En défense du Planning familialCes propos réactionnaires s’inscrivent aussi dans une situation où l’austérité aggravée décidée par les pouvoirs publics s’applique drastiquement contre les services publics, leur supprimant de nombreux crédits pour fonctionner. Le Planning familial n'échappe pas à ces difficultés, par exemple pour la première fois depuis des dizaines d'années un département de PACA (le Var) se retrouve, à ce jour, sans centre de Planning familial.

Dans le même temps, le projet de loi Marisol-Touraine de dislocation des hôpitaux publics et de la médecine, est maintenu, alors que l’ensemble

des professions de santé exigent son abandon.

C’est la réaction sur toute la ligne !

La Fédération nationale de la Libre Pensée assure le Mouvement Français du Planning Familial (MFPF) de sa totale solidarité et se déclare prête à toute action unitaire pour la défense réelle du droit à la contraception et à l’Interruption Volontaire de Grossesse.
 

Paris, le 30 novembre 2015

Télécharger « Planning Familial.pdf »

 

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