Interdire la communication des données personnelles par l'Église catholique La Libre Pensée soutient l'exigence légitime des expatriés.

Interdire la communication des données personnelles par l'Église catholique
La Libre Pensée soutient l'exigence légitime des expatriés.
Thomas Bores, jeune travailleur français expatrié, a, comme d'autres citoyens, été surpris de voir l'administration prélever sur son salaire plusieurs centaines d'euros au profit du diocèse catholique de Berlin. La Libre Pensée (France) et la Ligue internationale des athées et sans confession (IBKA- (...)
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Déclaration commune LE - LDH - FNLP : Il ne faut pas toucher à la loi de 1905 ! Il faut défendre les libertés publiques !
Les associations laïques : Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l'Homme et Fédération nationale de la Libre Pensée ont décidé de rendre publique cette déclaration au vu de la situation préoccupante qui existe dans ce pays aujourd'hui.
La laïcité, qui est le libre exercice de sa conscience, est (...)
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lettre ouverte à Monsieur Christophe Castaner, député des Alpes de Haute Provence, réponse et mise au point
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Fédération des Alpes de Haute Provence
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lettre ouverte à Monsieur Christophe Castaner,
député des Alpes de Haute Provence
Monsieur le Député,
Les évènements tragiques de janvier dernier donnent lieu ces jours-ci, sous couvert d’éducation à la citoyenneté, à des initiatives pour le moins ambigües et même dangereuses, dénaturant gravement l’enseignement de la laïcité institutionnelle et susceptibles de compromettre la paix et la sérénité de l’acte d’enseignement dans l’école de la république.
Nous voulons parler d’une proposition de loi élaborée dans le cadre de la participation d’une classe de CM2 de Manosque au « Parlement des enfants », au titre de l’éducation civique. Relation faite dans La Provence (03. 04. 2015) et La Marseillaise (03. 04. 2015).
En effet, dans l’exposé des motifs, nous lisons :
« Une façon de mieux connaître sa propre religion, même si nous sommes dans une école laïque. Cela devrait permettre aux enfants d'avoir les connaissances nécessaires et les mots appropriés pour pouvoir parler des religions pour qu’il y ait moins de conflits et de violences à ce sujet dans les établissements scolaires »… « Une réponse à certaines écoles qui n'avaient pas respecté la minute de silence. »[La Provence 03 04 2015]
Les élèves de cette classe ont, selon la Presse, retenu l’adoption « d’un calendrier sur lequel apparaîtraient les dates des fêtes des principales religions ».
Et, Monsieur le Député, à ces élèves, vous répondez :
« Votre texte est vraiment chouette. Les attentats nous ont tous touchés et vous avez réagi de la bonne manière, dans le respect de la laïcité. La France doit permettre de conserver la liberté de croire et de penser. La liberté d'apprendre alors que dans certains pays, on interdit les filles d'aller à l'école. Vous êtes dans l'état d'esprit d'une propre loi portée par un député. Je suis jaloux de ne pas avoir eu cette idée ». « Votre démarche est étonnante mais je pense qu'elle peut faire peur au jury car c'est politiquement sensible ». [ La Provence 03 04 2015] [souligné par nos soins]
L’enseignant reçoit des élèves
et non les adeptes de différents cultes dans sa classe !
Monsieur le Député,
Vous n’ignorez pas que l’enseignant - appelé instituteur (qui institue la république) avant la loi Jospin de juillet 1989 - n’accueille pas des enfants dans sa classe. Il y reçoit des élèves, c’est à dire de jeunes intelligences qui par le savoir transmis par le maître s’élèvent, s’affranchissent de celui-ci et conquièrent leur indépendance de raison et de jugement, et non des adeptes de différents cultes.
Oui, Monsieur le Député, «c'est politiquement sensible » !
Monsieur le député,
Mettre en avant l’option religieuse de chacun dans l’école, c‘est tout simplement y introduire le communautarisme, mode de fonctionnement qui rend le « vivre ensemble » impossible aux peuples des nations qui l’ont adopté, par l’exacerbation des différences qui portent la guerre civile en permanence.
« C’est politiquement sensible » d’ignorer les lois fondamentales de la République par une opération qui pourrait très vite dégénérer et rendre impossible un enseignement serein dans cette classe, quand bien même « la minute de silence» » imposée « pour Charlie-Hebdo » n’y ait reçu (apparemment) aucune objection.
« C’est politiquement sensible » pour un élu d’évoquer ses ambitions de carrière politique personnelle devant des élèves.
« Ceux qui voudraient la troubler n’ont pas leur place dans les écoles qui doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » Jean Zay (circulaire du 31.12.1936)
La liberté de conscience et la paix civile ont depuis 1905 été préservées dans notre pays grâce à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat des Briand, Jaurès, de Pressensé…qui stipule :
Article 1
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes …
Article 2
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
De plus, La laïcité institutionnelle protège la liberté de conscience des élèves depuis les lois scolaires Ferry-Buisson-Goblet de 1881-1886, rappelées en 1936-1937 par les circulaires du Ministre de l’instruction publique Jean Zay qui déclarent notamment:
« Tout a été fait dans ces dernières années pour mettre à la portée de ceux qui s’en montrent dignes les moyens de s’élever intellectuellement. Il convient qu’une expérience d’un si puissant intérêt social se développe dans la sérénité. Ceux qui voudraient la troubler n’ont pas leur place dans les écoles qui doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas ».(…)
« L’enseignement public est laïque. Aucune forme de prosélytisme ne saurait être admise dans les établissements(…)».
Monsieur le Député,
Au regard des principes républicains, il n’est pas acceptable qu’un élu de la République utilise l’école et ses élèves à des fins contraires à sa mission sacrée, comme c’est devenu une fâcheuse habitude.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la Libre Pensée appelle tous les laïques de ce pays à manifester à Paris (départ République), le samedi 5 décembre 2015, à l’occasion du 110ème anniversaire de la loi de 1905, pour sa défense et sa promotion ainsi que pour l’abrogation de la loi Debré de 1959 contradictoire à son article 2.
Monsieur le Député, nous rendons publique cette lettre que nous vous adressons.
Disposés à vous rencontrer si vous le souhaitiez, veuillez agréer, Monsieur le Député, nos salutations laïques et républicaines.
la LP04
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LA PROVENCE:
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Réponse de M. le député
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Mise au point LP04
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LIBRE
PENSEE Fédération des Alpes de Haute Provence
Rue des chevriers 04230 Cruis ( :04 92 71 09 53 librepensee04@orange.fr ______________________________________________________________________
Monsieur le député,
Nous vous remercions pour votre réponse.
Elle appelle de notre part quelques mises aux points.
Tout d’abord, si nous avons été informés par la presse de votre intervention dans cette école, c’est que vous avez bien voulu faire toute la publicité sur l’événement. Ce que vous ne sauriez nous reprocher.
Sur la forme : La laïcité institutionnelle a été brouillée depuis trop longtemps et à dessein par ses contempteurs. Aussi, l’emploi du gras, du surligné, des majuscules ainsi que des guillemets, sont destinés à rendre lisible un propos qui, faisant appel à l’intelligence et à la raison, impose la plus grande clarté formelle.
Mais, pouvons-nous en dire autant de votre réponse ? Votre citation intégrale des attendus du rapport de Régis Debray (« L’enseignement du fait religieux dans l’École laïque » Février 2002 http://www.education.gouv.fr/cid2025/l-enseignement-du-fait-religieux-dans-l-ecole-laique.html ), par l’omission des guillemets, se confond à votre propre prose. Sans compter la déstructuration maladroite ou volontaire du texte que vous citez. On ne demande pas à son député de faire de la littérature mais au moins d’être lisible et clair notamment dans ses citations.
La libre Pensée est la plus ancienne association laïque de ce pays (1848). Avec les députés socialistes libres penseurs Briand, Jaurès, de Pressensé, à la Chambre, la libre pensée a été à l'origine de la loi de 1905. Cette loi de liberté et de paix civile est en quelque sorte son enfant. D’où notre intervention dans le débat actuel par cette lettre ouverte.
Sur le constat qu’un « consensus apparent » existerait sur le rapport Debray que vous exhumez, un article de Claire Chevalier dans l’Express du 26 juin 2003 (http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-enseignement-des-religions-a-l-ecole-laique_818891.html ) donnait un tout autre son de cloche : « Selon un récent sondage effectué par l'Ifop pour Le Journal du dimanche, 62 % des Français estiment ‘’qu'il ne devrait pas y avoir d'enseignement du « fait religieux » à l'école publique, car cela serait une atteinte à la laïcité’’. Il y a trois ans, 57 % se disaient favorables à « un enseignement d'histoire des religions », d'après une enquête CSA. ».
Certes, les sondages sont des objets à manier avec précaution, cependant, la clarté de la question posée conforterait plutôt la conviction de la Libre Pensée : la laïcité vit dans la conscience de millions et millions de citoyens de ce pays.
Passons sur l’explosion de la Yougoslavie, le « 11 septembre 2001 », ajoutons « le 7-9 janvier 2015 » dont l’explication ne se trouve pas dans l’histoire des religions.
Une question de fond: Le rapport Debray de 2002 répond-il à une nécessité et à une demande telles que vous vouliez absolument le réactiver en 2015?
Dans la préface, Jack Lang, levait pourtant plus qu’un doute à ce sujet: « Ainsi, l’évocation des religions, en tant que faits de civilisation, a toujours été possible à l’Ecole de la République. Contrairement à un préjugé tenace, nos programmes en attestent, et depuis longtemps. Dans le respect de la laïcité, principe de concorde, les professeurs donnent à la connaissance des religions sa juste place dans l’enseignement de leur discipline. Histoire, philosophie, lettres, arts plastiques, musiques… » [ http://ens-religions.formiris.org/userfiles/files/er_786_3.pdf ]
Régis Debray lui-même déclarait dans son rapport ( § II début) : « De remarquables pas ont été faits, notamment depuis 1996, avec les nouvelles et excellentes orientations des programmes d’histoire et de français (6e, 5e, 2e et 1ère). On ne peut sérieusement dire aujourd’hui que l’islam, par exemple, est absent des apprentissages scolaires. C’est devenu une contrevérité. »
Alors pourquoi exhumer ce rapport en 2015 ?
La réponse se trouve dans le rapport (§ I Attendus) :« C’est l’angoisse d’un démembrement communautaire des solidarités civiques, auquel ne contribue pas peu l’ignorance où nous sommes du passé et des croyances de l’autre, grosse de clichés et de préjugés(… ) L’effondrement ou l’érosion des anciens vecteurs de transmission que constituaient églises, familles, coutumes et civilités reporte sur le service public de l’enseignement les tâches élémentaires d’orientation dans l’espace-temps que la société civile n’est plus en mesure d’assurer(…) et (§II Quelles résistances, page12c : « La relégation du fait religieux hors des enceintes de la transmission rationnelle et publiquement contrôlée des connaissances favorise la pathologie du terrain au lieu de l’assainir. »
En clair, les Eglises ne faisant plus leur travail d’encadrement de la société, ce serait désormais à l’Ecole publique de le faire pour « assainir la pathologie du terrain. »
L’école devrait donc renoncer au caractère universaliste de l’instruction publique et laïque pour restaurer le passé et renouer les liens communautaristes en voie de disparition.
Alors oui, le rapport Debray est bien, pour reprendre votre expression (celle de Régis Debray), le « cheval de Troyes du communautarisme ».
Et la conclusion énigmatique de votre lettre où vous dites ne pas croire à cette « laïcité « …qui ne puisse pas s’interroger sur la réalité de l’identité qui se perd ou se construit ailleurs » nous apparaît comme un aveu de votre volonté d’enfourcher à votre tour ce cheval.
Monsieur le député, dans un tweet du 22 avril 2015, vous vous prononciez pour « une version intelligente de la laïcité».
Les cléricaux ( partisans de l’immixtion des Eglises dans les affaires publiques), accueillis au sein du Parti Socialiste lors du congrès d'Épinay de 1971, ont introduit la « laïcité ouverte » contre la laïcité institutionnelle, faisant beaucoup de dégâts dans les associations laïques traditionnelles. Nicolas Sarkozy, lui, promouvait la « laïcité positive » qui, à l'instar d'Adolphe Thiers, mettait le pasteur et le curé au-dessus de l'instituteur laïque ( « qui n’a pas la foi » A.Thiers). Monseigneur Loizeau, évêque de Digne, à l’occasion de son départ en retraite, déplorait, la relégation de la religion à « la sphère privée » comme le prévoit pourtant la loi de 1905. Il en appelait à l'avènement d'une « laïcité constructive » et à « des relations reconnues de l'État avec les églises » (HPI 27 juin 2014).
Donc, pour résumer : tout le monde se dit « laïque », mais chacun avec sa version de la laïcité, au choix, à la carte…
Ainsi, la laïcité relèverait de l’appréciation, de l’opinion de chacun.
Si on voulait rendre la laïcité incompréhensible, on ne s’y prendrait pas autrement.
Mais la laïcité institutionnelle là-dedans?
Faut-il le rappeler : la laïcité n’est pas une opinion mais un mode de fonctionnement de la République permettant l’expression des opinions.
Pour la Libre Pensée, il n’y a qu’une laïcité en France : la laïcité institutionnelle.
Tout élu de la République est tenu de respecter la loi de 1905 ainsi que les lois scolaires de 1886 qui constituent l’esprit et la lettre de la laïcité institutionnelle dans ce pays.
Monsieur le député, si pour vous la laïcité institutionnelle que défend la Libre Pensée relève d’une « laïcité de combat, voulant bouffer du curé matin, midi et soir », alors oui, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter de l’opinion que vous exprimez. Il n’en demeure pas moins qu’en tant qu’élu, vous devez respecter les principes de la République une et indivisible et de son corollaire : la laïcité institutionnelle.
Veuillez agréer, Monsieur le député, l’expression de mes salutations laïques et républicaines.
le 1er Mai 2015,
Libre Pensée 04
PS : Régis Debray, dans le JDD du 12 avril 2015, donnait son opinion sur la réforme du collège (extrait) :
« La réforme du collège montre bien la myopie de nos dirigeants. L'élimination mal camouflée du latin-grec, noyé dans 'l'interdisciplinaire', oublie le fait que le secondaire, c'est d'abord la discipline. L'interdisciplinaire ne peut venir qu'après, dans le supérieur : mettre le toit avant les fondations, c'est détruire d'avance la maison. Cette fausse réforme applique au domaine scolaire la vision du monde de notre classe dirigeante. Elle est dépourvue de conscience historique, élevée dans la superstition de l'économie et des finances, vouée au culte exclusif du chiffre et du quantitatif. Les réducteurs de têtes viseront ensuite la littérature et le français, patois folklorique – le tout-économie va avec le tout-anglais –, et l'histoire sera réduite à la portion congrue. »
Est-il besoin de commenter ?
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COMMUNIQUE DE LA FNLP: « Les prêtres », l'évêque et le Premier ministre.
-Communiqué-
« Les prêtres », l'évêque et le Premier ministre.
Un démêlé entre la RATP et l' évêque catholique romain Di Falco Leandri à propos d'un désaccord sur l'énoncé d'une publicité fait l'objet d'un buzz médiatique qui débouche étrangement sur un débat politique.
Ainsi, un boy's band propulsé par un évêque producteur rompu au marketing s'affiche donc dans les couloirs du métro et agrémente sa communication d'une référence aux chrétiens d'Orient et voici que la confusion s'empare de nouveau des media et que le Premier ministre tranche en une phrase, alors qu'un tribunal civil est appelé à juger en référé.
La laïcité n'est nullement en cause, la RATP est une régie exploitée sous la forme d'établissement public industriel et commercial, c'est-à-dire une entreprise qui, comme bien d'autres, a ses propres pratiques en matière de contrats publicitaires, c'est d'ailleurs ce que le tribunal s'apprête à juger.
Mais la confusion existe bel et bien et elle a un sens celle de ramener les communautés religieuses au centre des débats publics et de faire du Premier ministre, qui se met facilement dans la peau du Premier consul du concordat de 1801, devenant l'arbitre des bonnes pratiques religieuses, tandis que l'évêque Di Falco promeut son petit commerce en utilisant les faits de guerre dramatiques qui se déroulent en Irak et en Syrie.
De nombreuses minorités religieuses : catholiques, orthodoxes, nestoriens, alevis, yezidis , bektachis… sont victimes de crimes de masse et d'exactions dans les conflits qui ravagent la Syrie et l'Irak depuis vingt-cinq ans, alors même que les individus y sont plus que jamais assignés à une identité communautaire. Le fait pour l'évêque Di Falco de soutenir l'une d'elle relève de sa décision politique, en cohérence avec celle du Pape, cela confirme le retour de l’Église catholique sur la scène politique, ce qui est son droit.
Mais qu'un Premier ministre de la République s'engage dans cette polémique au côté de l'évêque, cela confirme l'appréciation de la Libre Pensée : quand la « laïcité » est partout, elle n'est nulle part ! Cette confusion entretenue est lourde de tous les dangers. La Libre Pensée invite citoyennes et citoyens à conforter à ses côtés la loi de Séparation des Eglises et de l’État en préparant la manifestation nationale organisée le 5 décembre 2015 à Paris à l'occasion de son 110e anniversaire.
Paris le 06 avril 2015
Télécharger « Communiqué RATP DI FALCO.pdf »
L'idée libre n°308 - mars 2015, en défense de la science: l'édito du président de la FNLP
Idée Libre n°308 - mars 2015 - Main basse sur l'université est disponible
Universités, Recherche, Science : vers la frontière du trou noir ?
Les astrophysiciens admettent qu'en bordure des trous noirs, il existe une frontière à l'intérieur de laquelle nulle matière ne peut s'échapper. Ainsi ces puits cosmiques singuliers avaleraient-ils tous les objets qui s'en approchent, y (...)
Télécharger « Universités.pdf »
Dominique Dattola vous invite à l’évènement de Les 3 Vies du Chevalier PROJECTION DEBAT AU VOX DE FREJUS vendredi 17 avril
Dominique Dattola vous invite à l’évènement de "Les 3 Vies du Chevalier"
PROJECTION DEBAT AU VOX DE FREJUS
vendredi 17 avril à 20:30
3 Place Agricola, 83600 Fréjus, France
Projection suivie d'un débat avec le réalisateur
Renseignements : 04 94 51 15 11
Tarif : 5,00 euros
Site web : www.les3viesduchevalier.org
Bande Annonce : https://www.youtube.com/watch?v=DMig4s168q8 N...
Bonjour,
Le film " Les 3 Vies du Chevalier " sera projeté à Fréjus au Vox le 17 Avril prochain à 20:30. Il s'agit d'un évènement important. Merci d'avance d'agiter vos réseaux sur la Côte d'Azur. Je vous rappelle l'argument du film :
Documentaire de Création. Au fil de son récit, Dominique Dattola éclaire l’évolution de la liberté de penser en France depuis l’Ancien Régime jusqu’à aujourd’hui en suivant les rebondissements d’une affaire emblématique : l’Affaire n°23 dite « La Barre » ; un procès pour blasphème instruit en France au siècle des Lumières et qui continue de défrayer la chronique depuis plus de 250 ans. Une histoire racontée au fil du procès du Chevalier de la Barre et de la lutte de ses défenseurs pour sa réhabilitation. Un récit éclairé par de nombreux chercheurs dans une fresque où se mêlent sculpture et politique au rythme d’une musique originale interprétée à l’image par l’Orchestre de Picardie. Le film a reçu le prix de l’Initiative Laïque aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur le site : www.les3viesduchevalier.org (dossier de presse, livret pédagogique, affiche, pack photos, etc...)
Page Facebook du film : https://www.facebook.com/les3viesduchevalier
Bien cordialement,
Dominique Dattola
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AZOTH Studio - Compagnie Cinématographique de Provence & de Partout
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"1905 – 1995 – 2005 – 2015" Christian Eyschen
FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS – Tél : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84
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1905 – 1995 – 2005 – 2015
Le 9 décembre 1905, était votée la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Publiée au Journal officiel le 11 décembre, elle était applicable dès le 1er janvier 1906. Elle sera suivie par la mise en œuvre des inventaires pour recenser ce qui appartenait à la République et qui fut payé par les contributions du peuple, le plus souvent de manière forcée, contre des remises de peine pour l’au-delà.
C’est par l’effort conjoint des républicains, des laïques, des libres penseurs, des Francs-maçons, des radicaux et des socialistes que l’adoption de cette loi de liberté put voir le jour. Une intense mobilisation dans le pays républicain dut être mise en œuvre pour aboutir. Incontestablement, la Libre Pensée fut l’aile marchante de ce mouvement.
La Libre Pensée constitua la fraction la plus résolue dans ce combat pour « rendre la République à son sentiment de dignité » selon la belle formule de Jean Jaurès. Et c’est tout naturellement que les leaders de la Libre Pensée s’illustrèrent dans le débat parlementaire, parfois sur des positions différentes, voire opposées. Mais tous les Députés et Sénateurs libres penseurs votèrent la loi.
La Libre Pensée suppose, en effet, de penser et d’être libre. Et donc d’avoir parfois des approches différentes, ce qui est le fondement de la démocratie et de l’action. Des critiques y verront sans doute une contradiction, mais c’est souvent la contradiction qui est féconde.
L’Assemblée nationale, qui était à l’époque vraiment assemblée (délibérante) et nationale (représentant la Nation), résonna des propos cultivés et éclairés de Jaurès, Briand, Allard, Buisson. Et dans une alliance féconde, Jaurès, Briand et Buisson accomplirent le Grand œuvre de la laïcité. Une loi de liberté vit ainsi le jour.
1995 : la Libre Pensée renoue avec son histoire
Après quelques décennies, où notre Libre Pensée périclitait pour des raisons internes et aussi pour des causes extérieures, par un effort de jeunes et de moins jeunes militants, qui ne voulaient pas voir la « vieille maison » disparaître (ce que voulaient les grands du « monde laïque » tout embourbés qu’ils étaient dans leur allégeance au pouvoir), il fut décidé de rebattre le pavé pour la défense de la Séparation des Eglises et de l’Etat.
Le pari était fou et un peu risqué, mais il fut tenu avec succès. En 1995, la Libre Pensée, avec bien d‘autres laïques, décida de constituer le Comité de Liaison et d’Initiative Laïque (CLIL). Militants politiques, militants syndicaux, membres d’associations philosophiques diverses, laïques et libres penseurs firent front commun pour exiger le rétablissement de la loi de 1905 et l’abrogation du statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle.
L’anecdote retiendra que c’est dans un banquet de la Libre Pensé du vendredi-dit-saint à la Mutualité, qui en avait vu bien d‘autres, que des centaines de laïques unis dans leurs diversité, décidèrent de lancer l’appel à la manifestation du 9 décembre 1995.
Nous fûmes ainsi 10 000 environ à manifester en direction de l’Assemblée nationale. Stupeur dans le monde médiatique et bienpensant, la manifestation fut un vrai succès. Le chroniqueur religieux du Monde devait constater dans les colonnes du quotidien qui sort à l’heure des vêpres : « 10 000 libres penseurs dans la rue, reprenant les mots d’ordre traditionnels du mouvement laïque ».
René Remond, la réaction faite plumitif clérical, écumait de rage dans les pages d’une revue jésuite. Lui qui avait proclamé, urbi et orbi, la mort de l’anticléricalisme devait reconnaître que nous étions toujours là et bien vivants. Avec le sûr instinct de la bête blessée, il analysait que cette manifestation avait autant d’importance sur le plan politique que la manifestation du 16 janvier 1994 contre la modification de la loi Falloux qui avait vu une masse considérable de manifestants descendre dans la rue.
Plus que le nombre, ce qui est en soi important, c’est la méthode de la Libre Pensée qui fut déterminante. En réunissant des militants et responsables que d’autres engagements séparaient, en étant véritablement le centre de l’union laïque, elle avait semé des graines qui ne feront que germer davantage.
Elle accomplissait, 11 ans après l’Appel aux citoyens du Congrès national de la Libre Pensée de Chauny, un pas déterminant vers la reconstruction du mouvement laïque. L’esprit devenait matière. Le mouvement était véritablement lancé.
Quand la manifestation se tint, le pays était encore partiellement paralysé par les mouvements de grève contre la loi Juppé de destruction de la Sécurité sociale. A la tête des manifestations, le libre penseur Marc Blondel qui joua un rôle considérable sur le plan social. La laïcité et le syndicalisme ouvrier étaient intrinsèquement liés. A bas la Calotte et vive la Sociale !
2005, la Libre Pensée organise le 100e anniversaire de la loi
Sur la base de ces avancées, la Libre Pensée est alors en pointe pour les 100 ans de la Séparation. Le progrès est tel, qu’il n’est nul besoin de mettre en œuvre une structure particulière comme le CLIL. La Libre Pensée, en tant que telle, existe avec force et vigueur. Elle rend public dès janvier, lors de la réunion traditionnelle de sa Commission Administrative Nationale, un Manifeste pour la défense de la loi de 1905.
Elle y décline tous les aspects nécessaires dans la logique de Ferdinand Buisson : « La Séparation des Eglises et de l’Etat n’est pas le dernier mot de la Révolution sociale, mais elle en constitue indéniablement le premier ». Les Fédérations départementales préparent activement la montée à Paris.
Régulièrement, la Raison publie des appels nominatifs de militants syndicaux, politiques, enseignants, artistes, universitaires, associatifs, personnalités qui appellent à la manifestation du 10 décembre 2005. La chair se reconstitue autour des os. La Libre Pensée associe, agrège autour d’elle militants et associations.
Le 10 décembre 2005, plus de 12 000 personnes manifestent avec la Libre Pensée. En tête, le Grand Orient de France, que la Libre Pensée, par courtoisie, a accepté de voir défiler pour ouvrir le passage à son cortège de loin, très loin, le plus nombreux. Devant les drapeaux rouges, noirs et rouge et noir, une centaine de signataires des appels initiés par la Libre Pensée forment un carré significatif de personnalités.
Marc Blondel, membre de la CAN de la Libre Pensée conduira le cortège et battra le pavé parisien comme en 1995 avec Claude Jenet, lui aussi libre penseur. Et ils en serreront des mains, pas toutes aussi célèbres que celle de 1995, mais quand même. Encore et toujours : « A bas la Calotte et vive la Sociale ! »
Derrière, se pressent aussi les éternels ralliés de la dernière heure. Toutes les tentatives d’opposition et de diversion seront balayées comme un fétu de paille. Pour certains, la haine électronique fera office de cortège et de défouloir de leur dépit désappointé.
Un meeting se tiendra à la fin, où le Grand Orient de France, la Libre Pensée, l’IHEU (Association internationale à laquelle adhère à ce moment-là la FNLP) prendront la parole. Cela restera un moment historique où des milliers de poumons crieront d’une seule voix, souvent pour la première fois : « A bas la Calotte ! ». Bien creusé, vieille Taupe !
A la demande de la Libre Pensée, dès le retour dans leurs terres, les libres penseurs vont établir minutieusement la carte des subventions publiques pour les cultes. Les budgets de l’Etat et des collectivités territoriales seront passés au peigne fin de l’analyse laïque. Le résultat sera rendu public dans les inventaires laïques en décembre 2006, lors d’une séance présidée par Marc Blondel, où il indiquera que plus de 10 milliards d’euros de fonds publics sont détournés chaque année au profit de l’Eglise catholique et de ses œuvres.
Dans la grande salle Ambroise Croizat de la Bourse du Travail, unissant à nouveau le mouvement laïque et le mouvement ouvrier, seront détaillés et égrenés le détail des détournements. Ce chiffre de 10 milliards ne sera jamais contesté et, même, deviendra la référence en la matière.
2015, plus haut, plus vite, plus fort
En janvier 2015 à nouveau, la CAN de la Libre Pensée décide de lancer un appel pour la tenue d’une manifestation nationale le 5 décembre à Paris pour le 110e anniversaire de la loi de Séparation. La période a changé. On ne parle plus que de la laïcité, après l’avoir tant ignorée. Même si les Libres penseurs ne sont pas dupes, il y a là en quelque sorte un hommage du vice à la vertu.
La Libre Pensée a toujours pensé que l’art de la politique, c’est de rendre possible ce qui est nécessaire. A l’inverse, beaucoup pense exactement le contraire, et encore : les jours de fête ! Pour eux, tout dépend du bon vouloir du prince qui nous gouverne. Certains prennent les Bastille, d’autres montent la garde pour les protéger. Et que dire des relents de xénophobie anti-arabe qui ponctuent et qui polluent bien des discours pseudo-laïques.
La Libre Pensée considère que le principe de Séparation des Eglises et de l’Etat repose sur deux principes :
- La Séparation de la sphère publique et la sphère privée.
- Le non-financement des cultes, directement ou indirectement.
C’est pourquoi l’appel de la Libre Pensée met au centre de la manifestation la question de l’abrogation de la loi Debré, qui est la mère de toutes les lois antilaïques. C’est par la loi Debré que l’Eglise catholique et ses œuvres sont massivement financées sur les fonds publics. C’est le cœur atomique du combat laïque.
Comme par un curieux hasard, tous ceux qui ne voient la laïcité que par le prisme antimusulman, se refusent à mener toute action pour l’abrogation de la loi Debré. Dis-moi qui tu critiques, je te dirai quels intérêts tu défends.
La laïcité est au cœur des questions de société. C’est une défaite de l’Eglise catholique et de toutes les religions. L’opiniâtre travail de la Libre Pensée a permis que les associations historiques de la laïcité se rencontrent, se retrouvent et agissent de concert. Sans que personne ne renie quoique ce soit, une analyse commune s’est fait jour sur la question de la Séparation public/privé et pour la défense des libertés démocratiques.
Le mouvement laïque se reconstruit sur un nouvel axe. Une excellente entente, basée sur une compréhension commune des problèmes, existe entre la Ligue de l’Enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union rationaliste et la Libre Pensée.
Chacun a fait un bout du chemin et a compris que la laïcité, ce n’est pas l’interdit, c’est au contraire la possibilité de dire oui à sa conscience. Comme en 1905, la liberté de conscience a de nouveau rendez-vous avec son histoire. La Libre Pensée a toute sa place dans cette action et cela se verra le 5 décembre 2015.
Christian Eyschen
COLLOQUE – DÉBAT à FRANCHESSE ( Allier )
COLLOQUE – DÉBAT à FRANCHESSE ( Allier )
SAMEDI 27 JUIN 2015
de 9 h 00 à 18 h 00 (salle de la Mairie
La résistance à la Guerre de 14-18 :
dans les partis socialistes et au plan international ;
dans les syndicats et au Parlement en France ;
dans la pensée et le vécu des poilus eux-mêmes
Télécharger « Invitation Colloque.pdf »
Plein succès du colloque sur « Laïcité et libertés publiques »
popularité : 100%
Dans une salle de la Bourse du Travail dans laquelle il a fallu rajouter des chaises pour pouvoir accueillir tous les participants, la Fédération nationale de la Libre Pensée, la Ligue de l’Enseignement, l’Union rationaliste et la Ligue des Droits de l’Homme et divers intervenants ont pu échanger sur le thème de la Laïcité et des libertés publiques.

- la tribune de la matinée
Sous la présidence de Christian Eyschen, vice-Président de la Libre Pensée, ont pris la parole :
- Michel Godicheau : Commission « Droit e t Laïcité » de la Libre Pensée

- Jean Baubérot : Sociologue des religions
- Jean-Michel Ducomte : Président de la Ligue de l’Enseignement

- Mohammed Moussaoui : Président de l’Union des Mosquées, Président d’honneur du Conseil Français du Culte Musulman

- Philippe Portier : Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
- Claire Serre-Combe : Porte-parole d’Osez le Féminisme
Sous la présidence de Pierre Tournemire, vice-Président de la Ligue de l’Enseignement :

- la tribune de l’après-midi
- Christophe Habbas du Grand Orient de France, représentant le Grand Maître Daniel Keller

- Françoise Olivier-Utard de l’Union rationaliste
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- Patrice Rolland : Professeur agrégé de droit public (GSRL)
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- Michel Tubiana : Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme
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- Jean-Louis Bianco : Président de l’Observatoire de la laïcité
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- Un débat avec la salle a eu lieu à la fin auquel les différents intervenants ont pu répondre.

- la salle
Notre ami Henri Pena-Ruiz a été empêché de venir au dernier moment pour des raisons personnelles.
Les Actes de ce colloque seront publiés prochainement. Les personnes désireuses de les commander peuvent s’adresser à la Librairie de la Libre Pensée « marina.librairielp@wanadoo.fr »
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