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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

De l'athéisme Alain (Georges) Leduc

7 Janvier 2020 , Rédigé par librepensee04

 

 

 

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Cinq ans après, que reste-t-il de l’esprit de Charlie ?

7 Janvier 2020 , Rédigé par librepensee04

 

La Libre Pensée informe

Vous trouverez ci-joint un Communiqué du Syndicat national des journalistes, en commun avec d’autres syndicats de journalistes. La Libre Pensée en partage les préoccupations.

Et en avant-première, la Libre Pensée a le plaisir de vous informer de la sortie du livre de notre ami Alain (Georges) Leduc sur l’Athéisme

Vous pouvez le commander auprès de Théolib, l’éditeur ou auprès de la Librairie de la Libre Pensée.

Bonne lecture

La Libre Pensée

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

[SNJ - SNJ-CGT - CFDT-JOURNALISTES]
Cinq ans après, que reste-t-il de l’esprit de Charlie

Les journalistes Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, la psychanalyste Elsa Cayat, l’économiste Bernard Maris, le policier Franck Brinsolaro qui assurait la protection de Charb, le correcteur Mustapha Ourrad, le cofondateur du festival Rendez-vous du carnet de voyage Michel Renaud, l’agent de maintenance Frédéric Boisseau, sans oublier le policier Ahmed Merabet.

Le 7 janvier 2015, la France est bouleversée par l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo et la mort de ces 12 personnes.

LIRE L'ARTICLE:

Clic!

\/

https://www.fnlp.fr/news/760/17/Cinq-ans-apres-que-reste-t-il-de-l-esprit-de-Charlie/d,lp_detail.html

 

  Document(s) joint(s) :  HommagesSyndicatsCharlie110115 EP.pdfParis, le 07 Janvier 2020
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La FNLP invite l'IRELP sur France Culture RE-ECOUTER!

13 Décembre 2019 , Rédigé par librepensee04

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Débat laïcité à l'occasion du 114ème anniversaire de la Loi de 1905 -Les Mées -18h

11 Décembre 2019 , Rédigé par librepensee04

Débat laïcité

à l'occasion du

114ème anniversaire de la promulgation de la Loi de 1905

-Les Mées -18h - Maison des associations

Débat laïcité à l'occasion du 114ème anniversaire de la Loi de 1905-Les Mées -18h

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Laïcité. Appel du 9 décembre 2019 Laïcité.Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement et de la Libre pensée

9 Décembre 2019 , Rédigé par librepensee04

Télécharger « Appel Laicité 09 12 19.pdf »

* * *

Appel aux laïques et au Mouvement laïque

 

En cette journée anniversaire de l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat,  à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de la Libre Pensée,   52 associations, syndicats, partis ont adopté cette déclaration unitaire.

La Libre Pensée vous appelle  à la diffuser largement autour de vous.

Salutations laïques

La Libre Pensée

 

Laïcité. Appel du 9 décembre 2019

Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement et de la Libre pensée

Notre inquiétude est grande. Depuis maintenant de trop nombreuses années, la laïcité est l’objet de remises en cause qui en faussent le sens et la portée. Ses plus anciens adversaires l’utilisent pour exclure une partie d’entre nous et en font l’étendard de leur haine raciste tandis que certains en contestent les fondements et veulent enfermer chacun dans des identités figées. D’autres enfin, y voient l’occasion de mettre en avant le fantasme d’une société amputée de toute diversité.

Aujourd’hui, ces discours et ces actes émanent d’acteurs politiques, associatifs et religieux, de penseurs célébrés, de femmes et d’hommes de tous horizons. Comme si l’urgence était à la multiplication de ces atteintes intolérables au contrat social Car c’est bien de cela dont il s’agit : adversaires et faux amis de la laïcité s’acharnent à saper ce que la République a mis plus de deux siècles à construire. Il est urgent d’y mettre un terme.

La laïcité est un principe issu des valeurs fondatrices de notre contrat politique commun.

La liberté, d’abord, car elle garantit à chacun une liberté de conscience absolue, de pratiquer, y compris publiquement, le culte de son choix ou d’en changer, comme le droit de n’en pratiquer aucun et de contester les dogmes et leurs pratiques.

L’égalité, car, en assurant la séparation des cultes et de l’état et la stricte neutralité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là, elle implique de respecter les droits et libertés de toutes et tous sans discriminations.

La fraternité, car elle s’ancre dans l’universelle humanité qui précède en chacun de nous la diversité de nos appartenances.

Malgré les obstacles qu’ils ont rencontrés et qu’ils rencontrent encore, ces principes sont inséparables d’une société ouverte à l’Autre et respectueuse des choix de chacune et chacun. Les remettre en cause, au nom du soupçon, de l’amalgame ou de la haine de telle ou telle religion, en désignant celui ou celle qui serait l’ennemi de la République et de nos libertés, ne fera qu’alimenter la division, le ressentiment et la violence.

C’est pourquoi, nous réaffirmons notre attachement à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905 et à sa conséquence, la neutralité de l’État et des services publics.
Nous en avons plus que jamais besoin pour affronter, ensemble, les défis posés aujourd’hui par l’urgence sociale, l’urgence environnementale, l’urgence démocratique

C’est pourquoi nous condamnons les actes et les propos qui feraient de la laïcité une arme d’exclusion ou de discriminations ou l’alibi d’une assignation à résidence, comme ceux qui justifieraient la prééminence d’un dogme sur les lois de la République.

C’est enfin pourquoi nous nous engageons à respecter et faire respecter ces principes et que nous appelons les pouvoirs publics à s’engager dans la même voie et à être irréprochables en la matière.

Avec le soutien de :
Syndicats :

Confédération générale du travail (CGT), Fédération nationale de l'enseignement, de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (Fnec FP-FO), Fédération syndicale unitaire (FSU), Syndicat des avocats de France (Saf), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union syndicale solidaires

Partis :

Ensemble !, Europe écologie les verts (EELV), Gauche démocratique et sociale (GDS), Génération.s, La France insoumise et groupe parlementaire de l’Assemblée nationale, Parti communiste français (PCF), Parti de gauche, Place publique

Associations :

Action droits des musulmans (ADM), Amis du 68 rue de Babylone, APF France handicap, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains de France (AMF), Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (Attac), Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Céméa), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Chrétiens pour une Eglise dégagée de l’école confessionnelle (Cedec), La Cimade, Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), Comité Adama Traoré, Comité national de liaison des régies de quartier (CNLRQ), Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), Confédération nationale du logement (CNL), Crap - Cahiers pédagogiques, L'Economie sociale partenaire de l'école de la République  (L'Esper),Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et Gens du voyage (Fnasat-Gens du voyage), Fédération nationale des Francas, Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fondation Copernic, France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Jeunesse étudiante chrétienne (Jec), Jeunesse au plein air (JPA), Mémorial 98, Mouvement contre le racisme et pour  l’amitié entre  les peuples (Mrap), Nous sommes aussi l’Eglise, Observatoire chrétien de la laïcité, Pas sans nous, Le Planning familial, Solidarité laïque, SOS Racisme, Union rationaliste.

 

 

 

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Crèches de Noël: les gardiens du temple laïque lancent leur campagne répressive
Pour les bannir de l’espace public, les activistes de la loi de 1905 diffusent un vade-mecum sur les actions à mener.
Par Stéphane Kovacs
(article paru dans le Figaro du 9  décembre)
 
Le maire apparenté RN de Béziers, Robert Ménard, dévoile la crèche de la Nativité, entouré de représentants de cinq religions, dimanche, dans le hall de l’hôtel de ville. Nicolas Guyonnet/Hans Lucas
Le «solstice d’hiver» approchant, voilà de nouveau la Fédération de la libre pensée en ordre de bataille contre les crèches de la Nativité dans les bâtiments publics. Une note vient d’être envoyée à tous les représentants départementaux, rappelant «les démarches à accomplir avant de saisir le juge administratif». «On est dans la tendance au reflux drastique, se félicite Christian Eyschen, vice-président de la fédération. Partout où on a fait des recours, on a gagné! Notre action, sanctionnée positivement par le Conseil d’État, a eu ses effets bénéfiques.»
À Béziers, c’est entouré de «représentants de cinq religions» que le maire - apparenté RN - Robert Ménard a inauguré sa crèche dans l’enceinte de l’hôtel de ville, lundi dernier. Pour montrer qu’«elle n’est pas une polémique, pas une provocation, mais un trait d’union», explique-t-il.
Comme l’an dernier, elle est disposée sur une table à roulettes, de manière à pouvoir la déplacer en cas de contestation. En 2017 et 2018, la justice avait estimé que l’installation portait atteinte à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. «Cette année, on a essayé de se conformer un peu plus aux préconisations du Conseil d’État, poursuit l’édile. Il y a quelque temps, le sous-préfet m’a envoyé un courrier apaisé, me rappelant les règles ; je lui ai répondu sur le même ton. Et je n’ai reçu aucune plainte.»
Dans un communiqué, la Libre pensée de l’Hérault fustige toutefois «une crèche catholique, installée dans l’enceinte du bâtiment public de tous les Biterrois, investie d’un contenu prosélyte par le maire» et se dit «prête à déposer un recours».
Mise en avant des traditions
En revanche, il n’y aura pas - pour l’instant - d’autres plaintes, affirme Christian Eyschen. «De manière à ne pas affaiblir notre action en la matière, indique la note, il est recommandé de renoncer à toute action contentieuse - ce qui n’interdit pas une campagne locale de dénonciation - lorsque la crèche est installée soit sur le domaine public dans le cadre d’une animation commerciale ou festive (marché de Noël, par exemple), soit dans un bâtiment public n’étant pas le siège de la collectivité, ou lorsque la crèche s’intègre dans une tradition locale.»
Comme chaque année depuis 2016, la région Auvergne-Rhône-Alpes s’apprête à mettre en place une crèche de Noël dans le hall du conseil régional. D’abord retoquée par le tribunal administratif, l’installation avait été autorisée en 2017, le président Laurent Wauquiez ayant pris soin de mettre en avant les métiers d’art et les traditions santonnières régionales. «Si c’est une exposition, ça va! tranche Christian Eyschen. On n’est pas des maniaques.»
C’est dans un espace public, mais ce ne sont pas non plus des prières de rue ! Notre événement n’est pas fait pour revendiquer quoi que ce soit. Et puis il y a des choses bien plus graves dans l’actualité…
Erwan Demolins
À Toulouse, c’est une crèche vivante qui indispose certains. Elle se tiendra, pour la septième année consécutive, samedi prochain: «Tout l’après-midi, une quarantaine d’enfants et quelques adultes entourés d’animaux se relaieront place Saint-Georges pour chanter et jouer des tableaux de Noël », raconte Erwan Demolins, de l’association Vivre Noël Autrement. Une «manifestation publique» autorisée par la mairie, qui ne subventionne pas l’association. «Le problème, c’est que c’est une crèche vivante, qui veut “raconter la vraie histoire de Noël”, donc, pour eux, la naissance de Jésus-Christ, fait remarquer Pierre Juston, doctorant en droit public, spécialiste des questions de laïcité. Ce n’est pas conforme à la loi de 1905. D’ailleurs, il y a trois ans, en marge de cet événement, une personne avait distribué les horaires des messes. Et le maire, Jean-Luc Moudenc, accepterait-il que l’histoire de Mahomet soit racontée sur la place du Capitole pendant l’Aïd?» Certes, «c’est dans un espace public, mais ce ne sont pas non plus des prières de rue! réplique Erwan Demolins. Notre événement n’est pas fait pour revendiquer quoi que ce soit. Et puis il y a des choses bien plus graves dans l’actualité…»
Pour le père Laurent Stalla-Bourdillon, qui dirige le service pour les professionnels de l’information (SPI), «le contexte social tendu de cette fin d’année va éclipser les polémiques sur la laïcité». «On ne tolère plus l’expression du moindre signe religieux, regrette-t-il toutefois. Bientôt, on s’élèvera contre les croix des carrefours ou même les églises des villages… La société française a conçu une forme d’aversion pour le christianisme, qu’on a du mal à admettre.» Présidente du Parti républicain solidariste, Laurence Taillade met cependant en garde: «Il faut être très rigoureux sur la distinction entre les crèches qui représentent la Nativité et les santons qui incarnent la vie en Provence, insiste-t-elle. Car cela va dans le sens des islamistes, qui entretiennent le flou entre culturel et cultuel, avec l’objectif de nous imposer des rites ou des symboles contraires à nos principes.»

 

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Laïcité. Appel du 9 décembre 2019 Laïcité.Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement et de la Libre pensée

9 Décembre 2019 , Rédigé par librepensee04

Télécharger « Appel Laicité 09 12 19.pdf »

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Appel aux laïques et au Mouvement laïque

 

En cette journée anniversaire de l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat,  à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de la Libre Pensée,   52 associations, syndicats, partis ont adopté cette déclaration unitaire.

La Libre Pensée vous appelle  à la diffuser largement autour de vous.

Salutations laïques

La Libre Pensée

 

Laïcité. Appel du 9 décembre 2019

Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement et de la Libre pensée

Notre inquiétude est grande. Depuis maintenant de trop nombreuses années, la laïcité est l’objet de remises en cause qui en faussent le sens et la portée. Ses plus anciens adversaires l’utilisent pour exclure une partie d’entre nous et en font l’étendard de leur haine raciste tandis que certains en contestent les fondements et veulent enfermer chacun dans des identités figées. D’autres enfin, y voient l’occasion de mettre en avant le fantasme d’une société amputée de toute diversité.

Aujourd’hui, ces discours et ces actes émanent d’acteurs politiques, associatifs et religieux, de penseurs célébrés, de femmes et d’hommes de tous horizons. Comme si l’urgence était à la multiplication de ces atteintes intolérables au contrat social Car c’est bien de cela dont il s’agit : adversaires et faux amis de la laïcité s’acharnent à saper ce que la République a mis plus de deux siècles à construire. Il est urgent d’y mettre un terme.

La laïcité est un principe issu des valeurs fondatrices de notre contrat politique commun.

La liberté, d’abord, car elle garantit à chacun une liberté de conscience absolue, de pratiquer, y compris publiquement, le culte de son choix ou d’en changer, comme le droit de n’en pratiquer aucun et de contester les dogmes et leurs pratiques.

L’égalité, car, en assurant la séparation des cultes et de l’état et la stricte neutralité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là, elle implique de respecter les droits et libertés de toutes et tous sans discriminations.

La fraternité, car elle s’ancre dans l’universelle humanité qui précède en chacun de nous la diversité de nos appartenances.

Malgré les obstacles qu’ils ont rencontrés et qu’ils rencontrent encore, ces principes sont inséparables d’une société ouverte à l’Autre et respectueuse des choix de chacune et chacun. Les remettre en cause, au nom du soupçon, de l’amalgame ou de la haine de telle ou telle religion, en désignant celui ou celle qui serait l’ennemi de la République et de nos libertés, ne fera qu’alimenter la division, le ressentiment et la violence.

C’est pourquoi, nous réaffirmons notre attachement à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905 et à sa conséquence, la neutralité de l’État et des services publics.
Nous en avons plus que jamais besoin pour affronter, ensemble, les défis posés aujourd’hui par l’urgence sociale, l’urgence environnementale, l’urgence démocratique

C’est pourquoi nous condamnons les actes et les propos qui feraient de la laïcité une arme d’exclusion ou de discriminations ou l’alibi d’une assignation à résidence, comme ceux qui justifieraient la prééminence d’un dogme sur les lois de la République.

C’est enfin pourquoi nous nous engageons à respecter et faire respecter ces principes et que nous appelons les pouvoirs publics à s’engager dans la même voie et à être irréprochables en la matière.

Avec le soutien de :
Syndicats :

Confédération générale du travail (CGT), Fédération nationale de l'enseignement, de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (Fnec FP-FO), Fédération syndicale unitaire (FSU), Syndicat des avocats de France (Saf), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union syndicale solidaires

Partis :

Ensemble !, Europe écologie les verts (EELV), Gauche démocratique et sociale (GDS), Génération.s, La France insoumise et groupe parlementaire de l’Assemblée nationale, Parti communiste français (PCF), Parti de gauche, Place publique

Associations :

Action droits des musulmans (ADM), Amis du 68 rue de Babylone, APF France handicap, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains de France (AMF), Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (Attac), Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Céméa), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Chrétiens pour une Eglise dégagée de l’école confessionnelle (Cedec), La Cimade, Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), Comité Adama Traoré, Comité national de liaison des régies de quartier (CNLRQ), Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), Confédération nationale du logement (CNL), Crap - Cahiers pédagogiques, L'Economie sociale partenaire de l'école de la République  (L'Esper),Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et Gens du voyage (Fnasat-Gens du voyage), Fédération nationale des Francas, Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fondation Copernic, France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Jeunesse étudiante chrétienne (Jec), Jeunesse au plein air (JPA), Mémorial 98, Mouvement contre le racisme et pour  l’amitié entre  les peuples (Mrap), Nous sommes aussi l’Eglise, Observatoire chrétien de la laïcité, Pas sans nous, Le Planning familial, Solidarité laïque, SOS Racisme, Union rationaliste.

 

 

 

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Crèches de Noël: les gardiens du temple laïque lancent leur campagne répressive
Pour les bannir de l’espace public, les activistes de la loi de 1905 diffusent un vade-mecum sur les actions à mener.
Par Stéphane Kovacs
(article paru dans le Figaro du 9  décembre)
 
Le maire apparenté RN de Béziers, Robert Ménard, dévoile la crèche de la Nativité, entouré de représentants de cinq religions, dimanche, dans le hall de l’hôtel de ville. Nicolas Guyonnet/Hans Lucas
Le «solstice d’hiver» approchant, voilà de nouveau la Fédération de la libre pensée en ordre de bataille contre les crèches de la Nativité dans les bâtiments publics. Une note vient d’être envoyée à tous les représentants départementaux, rappelant «les démarches à accomplir avant de saisir le juge administratif». «On est dans la tendance au reflux drastique, se félicite Christian Eyschen, vice-président de la fédération. Partout où on a fait des recours, on a gagné! Notre action, sanctionnée positivement par le Conseil d’État, a eu ses effets bénéfiques.»
À Béziers, c’est entouré de «représentants de cinq religions» que le maire - apparenté RN - Robert Ménard a inauguré sa crèche dans l’enceinte de l’hôtel de ville, lundi dernier. Pour montrer qu’«elle n’est pas une polémique, pas une provocation, mais un trait d’union», explique-t-il.
Comme l’an dernier, elle est disposée sur une table à roulettes, de manière à pouvoir la déplacer en cas de contestation. En 2017 et 2018, la justice avait estimé que l’installation portait atteinte à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. «Cette année, on a essayé de se conformer un peu plus aux préconisations du Conseil d’État, poursuit l’édile. Il y a quelque temps, le sous-préfet m’a envoyé un courrier apaisé, me rappelant les règles ; je lui ai répondu sur le même ton. Et je n’ai reçu aucune plainte.»
Dans un communiqué, la Libre pensée de l’Hérault fustige toutefois «une crèche catholique, installée dans l’enceinte du bâtiment public de tous les Biterrois, investie d’un contenu prosélyte par le maire» et se dit «prête à déposer un recours».
Mise en avant des traditions
En revanche, il n’y aura pas - pour l’instant - d’autres plaintes, affirme Christian Eyschen. «De manière à ne pas affaiblir notre action en la matière, indique la note, il est recommandé de renoncer à toute action contentieuse - ce qui n’interdit pas une campagne locale de dénonciation - lorsque la crèche est installée soit sur le domaine public dans le cadre d’une animation commerciale ou festive (marché de Noël, par exemple), soit dans un bâtiment public n’étant pas le siège de la collectivité, ou lorsque la crèche s’intègre dans une tradition locale.»
Comme chaque année depuis 2016, la région Auvergne-Rhône-Alpes s’apprête à mettre en place une crèche de Noël dans le hall du conseil régional. D’abord retoquée par le tribunal administratif, l’installation avait été autorisée en 2017, le président Laurent Wauquiez ayant pris soin de mettre en avant les métiers d’art et les traditions santonnières régionales. «Si c’est une exposition, ça va! tranche Christian Eyschen. On n’est pas des maniaques.»
C’est dans un espace public, mais ce ne sont pas non plus des prières de rue ! Notre événement n’est pas fait pour revendiquer quoi que ce soit. Et puis il y a des choses bien plus graves dans l’actualité…
Erwan Demolins
À Toulouse, c’est une crèche vivante qui indispose certains. Elle se tiendra, pour la septième année consécutive, samedi prochain: «Tout l’après-midi, une quarantaine d’enfants et quelques adultes entourés d’animaux se relaieront place Saint-Georges pour chanter et jouer des tableaux de Noël », raconte Erwan Demolins, de l’association Vivre Noël Autrement. Une «manifestation publique» autorisée par la mairie, qui ne subventionne pas l’association. «Le problème, c’est que c’est une crèche vivante, qui veut “raconter la vraie histoire de Noël”, donc, pour eux, la naissance de Jésus-Christ, fait remarquer Pierre Juston, doctorant en droit public, spécialiste des questions de laïcité. Ce n’est pas conforme à la loi de 1905. D’ailleurs, il y a trois ans, en marge de cet événement, une personne avait distribué les horaires des messes. Et le maire, Jean-Luc Moudenc, accepterait-il que l’histoire de Mahomet soit racontée sur la place du Capitole pendant l’Aïd?» Certes, «c’est dans un espace public, mais ce ne sont pas non plus des prières de rue! réplique Erwan Demolins. Notre événement n’est pas fait pour revendiquer quoi que ce soit. Et puis il y a des choses bien plus graves dans l’actualité…»
Pour le père Laurent Stalla-Bourdillon, qui dirige le service pour les professionnels de l’information (SPI), «le contexte social tendu de cette fin d’année va éclipser les polémiques sur la laïcité». «On ne tolère plus l’expression du moindre signe religieux, regrette-t-il toutefois. Bientôt, on s’élèvera contre les croix des carrefours ou même les églises des villages… La société française a conçu une forme d’aversion pour le christianisme, qu’on a du mal à admettre.» Présidente du Parti républicain solidariste, Laurence Taillade met cependant en garde: «Il faut être très rigoureux sur la distinction entre les crèches qui représentent la Nativité et les santons qui incarnent la vie en Provence, insiste-t-elle. Car cela va dans le sens des islamistes, qui entretiennent le flou entre culturel et cultuel, avec l’objectif de nous imposer des rites ou des symboles contraires à nos principes.»

 

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Laïcité. Appel du 9 décembre 2019 Laïcité.Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement et de la Libre pensée

9 Décembre 2019 , Rédigé par librepensee04

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Appel aux laïques et au Mouvement laïque

 

En cette journée anniversaire de l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat,  à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de la Libre Pensée,   52 associations, syndicats, partis ont adopté cette déclaration unitaire.

La Libre Pensée vous appelle  à la diffuser largement autour de vous.

Salutations laïques

La Libre Pensée

 

Laïcité. Appel du 9 décembre 2019

Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement et de la Libre pensée

Notre inquiétude est grande. Depuis maintenant de trop nombreuses années, la laïcité est l’objet de remises en cause qui en faussent le sens et la portée. Ses plus anciens adversaires l’utilisent pour exclure une partie d’entre nous et en font l’étendard de leur haine raciste tandis que certains en contestent les fondements et veulent enfermer chacun dans des identités figées. D’autres enfin, y voient l’occasion de mettre en avant le fantasme d’une société amputée de toute diversité.

Aujourd’hui, ces discours et ces actes émanent d’acteurs politiques, associatifs et religieux, de penseurs célébrés, de femmes et d’hommes de tous horizons. Comme si l’urgence était à la multiplication de ces atteintes intolérables au contrat social Car c’est bien de cela dont il s’agit : adversaires et faux amis de la laïcité s’acharnent à saper ce que la République a mis plus de deux siècles à construire. Il est urgent d’y mettre un terme.

La laïcité est un principe issu des valeurs fondatrices de notre contrat politique commun.

La liberté, d’abord, car elle garantit à chacun une liberté de conscience absolue, de pratiquer, y compris publiquement, le culte de son choix ou d’en changer, comme le droit de n’en pratiquer aucun et de contester les dogmes et leurs pratiques.

L’égalité, car, en assurant la séparation des cultes et de l’état et la stricte neutralité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là, elle implique de respecter les droits et libertés de toutes et tous sans discriminations.

La fraternité, car elle s’ancre dans l’universelle humanité qui précède en chacun de nous la diversité de nos appartenances.

Malgré les obstacles qu’ils ont rencontrés et qu’ils rencontrent encore, ces principes sont inséparables d’une société ouverte à l’Autre et respectueuse des choix de chacune et chacun. Les remettre en cause, au nom du soupçon, de l’amalgame ou de la haine de telle ou telle religion, en désignant celui ou celle qui serait l’ennemi de la République et de nos libertés, ne fera qu’alimenter la division, le ressentiment et la violence.

C’est pourquoi, nous réaffirmons notre attachement à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905 et à sa conséquence, la neutralité de l’État et des services publics.
Nous en avons plus que jamais besoin pour affronter, ensemble, les défis posés aujourd’hui par l’urgence sociale, l’urgence environnementale, l’urgence démocratique

C’est pourquoi nous condamnons les actes et les propos qui feraient de la laïcité une arme d’exclusion ou de discriminations ou l’alibi d’une assignation à résidence, comme ceux qui justifieraient la prééminence d’un dogme sur les lois de la République.

C’est enfin pourquoi nous nous engageons à respecter et faire respecter ces principes et que nous appelons les pouvoirs publics à s’engager dans la même voie et à être irréprochables en la matière.

Avec le soutien de :
Syndicats :

Confédération générale du travail (CGT), Fédération nationale de l'enseignement, de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (Fnec FP-FO), Fédération syndicale unitaire (FSU), Syndicat des avocats de France (Saf), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union syndicale solidaires

Partis :

Ensemble !, Europe écologie les verts (EELV), Gauche démocratique et sociale (GDS), Génération.s, La France insoumise et groupe parlementaire de l’Assemblée nationale, Parti communiste français (PCF), Parti de gauche, Place publique

Associations :

Action droits des musulmans (ADM), Amis du 68 rue de Babylone, APF France handicap, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains de France (AMF), Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (Attac), Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Céméa), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Chrétiens pour une Eglise dégagée de l’école confessionnelle (Cedec), La Cimade, Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), Comité Adama Traoré, Comité national de liaison des régies de quartier (CNLRQ), Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), Confédération nationale du logement (CNL), Crap - Cahiers pédagogiques, L'Economie sociale partenaire de l'école de la République  (L'Esper),Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et Gens du voyage (Fnasat-Gens du voyage), Fédération nationale des Francas, Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fondation Copernic, France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Jeunesse étudiante chrétienne (Jec), Jeunesse au plein air (JPA), Mémorial 98, Mouvement contre le racisme et pour  l’amitié entre  les peuples (Mrap), Nous sommes aussi l’Eglise, Observatoire chrétien de la laïcité, Pas sans nous, Le Planning familial, Solidarité laïque, SOS Racisme, Union rationaliste.

 

 

 

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Crèches de Noël: les gardiens du temple laïque lancent leur campagne répressive
Pour les bannir de l’espace public, les activistes de la loi de 1905 diffusent un vade-mecum sur les actions à mener.
Par Stéphane Kovacs
(article paru dans le Figaro du 9  décembre)
 
Le maire apparenté RN de Béziers, Robert Ménard, dévoile la crèche de la Nativité, entouré de représentants de cinq religions, dimanche, dans le hall de l’hôtel de ville. Nicolas Guyonnet/Hans Lucas
Le «solstice d’hiver» approchant, voilà de nouveau la Fédération de la libre pensée en ordre de bataille contre les crèches de la Nativité dans les bâtiments publics. Une note vient d’être envoyée à tous les représentants départementaux, rappelant «les démarches à accomplir avant de saisir le juge administratif». «On est dans la tendance au reflux drastique, se félicite Christian Eyschen, vice-président de la fédération. Partout où on a fait des recours, on a gagné! Notre action, sanctionnée positivement par le Conseil d’État, a eu ses effets bénéfiques.»
À Béziers, c’est entouré de «représentants de cinq religions» que le maire - apparenté RN - Robert Ménard a inauguré sa crèche dans l’enceinte de l’hôtel de ville, lundi dernier. Pour montrer qu’«elle n’est pas une polémique, pas une provocation, mais un trait d’union», explique-t-il.
Comme l’an dernier, elle est disposée sur une table à roulettes, de manière à pouvoir la déplacer en cas de contestation. En 2017 et 2018, la justice avait estimé que l’installation portait atteinte à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. «Cette année, on a essayé de se conformer un peu plus aux préconisations du Conseil d’État, poursuit l’édile. Il y a quelque temps, le sous-préfet m’a envoyé un courrier apaisé, me rappelant les règles ; je lui ai répondu sur le même ton. Et je n’ai reçu aucune plainte.»
Dans un communiqué, la Libre pensée de l’Hérault fustige toutefois «une crèche catholique, installée dans l’enceinte du bâtiment public de tous les Biterrois, investie d’un contenu prosélyte par le maire» et se dit «prête à déposer un recours».
Mise en avant des traditions
En revanche, il n’y aura pas - pour l’instant - d’autres plaintes, affirme Christian Eyschen. «De manière à ne pas affaiblir notre action en la matière, indique la note, il est recommandé de renoncer à toute action contentieuse - ce qui n’interdit pas une campagne locale de dénonciation - lorsque la crèche est installée soit sur le domaine public dans le cadre d’une animation commerciale ou festive (marché de Noël, par exemple), soit dans un bâtiment public n’étant pas le siège de la collectivité, ou lorsque la crèche s’intègre dans une tradition locale.»
Comme chaque année depuis 2016, la région Auvergne-Rhône-Alpes s’apprête à mettre en place une crèche de Noël dans le hall du conseil régional. D’abord retoquée par le tribunal administratif, l’installation avait été autorisée en 2017, le président Laurent Wauquiez ayant pris soin de mettre en avant les métiers d’art et les traditions santonnières régionales. «Si c’est une exposition, ça va! tranche Christian Eyschen. On n’est pas des maniaques.»
C’est dans un espace public, mais ce ne sont pas non plus des prières de rue ! Notre événement n’est pas fait pour revendiquer quoi que ce soit. Et puis il y a des choses bien plus graves dans l’actualité…
Erwan Demolins
À Toulouse, c’est une crèche vivante qui indispose certains. Elle se tiendra, pour la septième année consécutive, samedi prochain: «Tout l’après-midi, une quarantaine d’enfants et quelques adultes entourés d’animaux se relaieront place Saint-Georges pour chanter et jouer des tableaux de Noël », raconte Erwan Demolins, de l’association Vivre Noël Autrement. Une «manifestation publique» autorisée par la mairie, qui ne subventionne pas l’association. «Le problème, c’est que c’est une crèche vivante, qui veut “raconter la vraie histoire de Noël”, donc, pour eux, la naissance de Jésus-Christ, fait remarquer Pierre Juston, doctorant en droit public, spécialiste des questions de laïcité. Ce n’est pas conforme à la loi de 1905. D’ailleurs, il y a trois ans, en marge de cet événement, une personne avait distribué les horaires des messes. Et le maire, Jean-Luc Moudenc, accepterait-il que l’histoire de Mahomet soit racontée sur la place du Capitole pendant l’Aïd?» Certes, «c’est dans un espace public, mais ce ne sont pas non plus des prières de rue! réplique Erwan Demolins. Notre événement n’est pas fait pour revendiquer quoi que ce soit. Et puis il y a des choses bien plus graves dans l’actualité…»
Pour le père Laurent Stalla-Bourdillon, qui dirige le service pour les professionnels de l’information (SPI), «le contexte social tendu de cette fin d’année va éclipser les polémiques sur la laïcité». «On ne tolère plus l’expression du moindre signe religieux, regrette-t-il toutefois. Bientôt, on s’élèvera contre les croix des carrefours ou même les églises des villages… La société française a conçu une forme d’aversion pour le christianisme, qu’on a du mal à admettre.» Présidente du Parti républicain solidariste, Laurence Taillade met cependant en garde: «Il faut être très rigoureux sur la distinction entre les crèches qui représentent la Nativité et les santons qui incarnent la vie en Provence, insiste-t-elle. Car cela va dans le sens des islamistes, qui entretiennent le flou entre culturel et cultuel, avec l’objectif de nous imposer des rites ou des symboles contraires à nos principes.»

 

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Erasmus des religions : un nouveau vent clérical souffle sur l 'Union européenne !

2 Décembre 2019 , Rédigé par librepensee04

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– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

 Erasmus des religions :

un nouveau vent clérical souffle

sur l 'Union européenne !

 

 

Erasmus des religions : un nouveau vent clérical souffle sur l 'Union européenne !Alors qu'en France, Emmanuel Macron n'a pas apaisé les inquiétudes au sujet d'amendements envisagés de la loi de 1905, on apprend que l'Union Européenne, en la personne de Federica Mogherini, souhaite instaurer un programme d'« Échange mondial sur la religion dans la société », il s'agirait de « tirer parti du rôle positif de la religion pour favoriser l'inclusion sociale ». La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a eu cette illumination, il y a 3 ans en Indonésie.

 

 

 

Au moment de sa déclaration, le régime indonésien réprimait violemment les manifestants qui s'opposaient à plusieurs révisions du code pénal, dont une prévoyant des peines de prison pour les relations sexuelles hors mariage ou entre personnes de même sexe. Il est des exemples vraiment inspirants concernant le « vivre ensemble » en effet. (source article Le Monde https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/24/la-police-indonesienne-reprime-des- manifestations-contre-des-lois-controversees_6012863_3210.html)

 

 

 

Erasmus des religions

 

 

 

Depuis, le projet a été nommé « plate-forme mondiale d’échanges de l’UE sur la religion et l’inclusion sociale », mais rapidement rebaptisé « Erasmus des religions » par sa créatrice et devrait commencer à fonctionner début 2020.

 

 

 

Dans son article, un journaliste de la Croix est extrêmement enthousiaste « et s’il existait un vaste réseau capable de rassembler tous les acteurs – croyants ou non – qui mettent la religion au cœur de leur action ? Ne serait-ce pas là une formidable manière de promouvoir la coexistence, en Europe et au-delà ? »

 

 

 

Dans Marianne, on cite Peter Mandaville, professeur de relations internationales à l’université George-Mason à Washington, qui « est déjà convaincu » : « C’est une approche unique qui donnera la possibilité d’agréger le travail de personnes qui ont un impact tangible dans le monde, de ceux qui pensent que la religion n’est pas à séparer de la société civile », explique-t-il. Et Federica Mogherini de s’enthousiasmer : « On ne le répétera jamais assez : plus on partage, plus on reçoit ! »"

 

 

 

Leur conception de ce qui est profitable à la société est très discutable, c'est pourtant énoncé comme un fait à ne pas mettre en doute. Peter Mandaville est spécialisé dans les relations avec l'Islam. Faut-il le mentionner pour parler de l'idée d'un Islam DE france ?

 

Erasmus des religions : un nouveau vent clérical souffle sur l 'Union européenne !

 

 

Favoriser le vivre ensemble ?

 

Encore selon La Croix « Pour faire progresser le « vivre ensemble », l’Union européenne lance un programme innovant visant à soutenir les différents engagements religieux. L’idée est de permettre à ceux qui travaillent sur les thèmes de la foi et de l’inclusion sociale de se rencontrer. » Jusque-là, la Doctrine sociale de l’Église parsemait les initiatives européennes, incluse partout, vraiment assumée nulle part, cette « plate-forme » semble en être le versant officiel et financé.

 

 

 

Les travailleurs « sociaux » se revendiquant des principes religieux, prônent la charité, pas la justice. Ainsi, aucun programme Européen n'a prévu de combattre les causes de la misère et de l'exclusion, non il faut favoriser le vivre-ensemble, riches et pauvres, pour la paix. On nous vendait l'UE comme seul rempart contre la guerre en Europe (c'est vite oublier la Bosnie), maintenant on nous impose la religion comme unique vecteur de coexistence.

 

 

 

Les fondamentalistes de tous poils nous font d'ailleurs régulièrement la démonstration de leur aptitude au respect et à la coexistence (On ne compte plus les tueries régulières au nom de leur dieu)

 

 

Les citoyens rejettent massivement les religions

 

 

 

Federica Mogherini se sert d'une étude de 2017 du Pew Research center pour affirmer qu'il y a dans le monde 84% de croyants contre logiquement 16% d'athées. Et justifie ainsi le besoin quasi-général du religieux dans nos existences. C'est oublier que dans de nombreux pays, il est impensable de se déclarer athée sans risquer d'être battu, emprisonné ou exécuté. C'est oublier les grands mouvements d’apostasie qui ont eu lieu depuis dans de nombreux pays à dominance catholique à la suite des scandales d'abus sexuels et de lois anti-IVG. Et c'est oublier les incroyants, les indécis, les non-intéressés, qui doivent se plier à des principes dépassés qui ne devraient regarder que ceux qui les ont choisis.

 

 

 

Alors que de nombreux citoyens des pays d’Europe et du monde luttent pour se soustraire du joug religieux (loi pour l'IVG en Irlande, en Nouvelle-Galles du sud, manifestations pour ces mêmes lois en Espagne, au Chili, à travers les États-Unis et au Maroc dernièrement) et que nous sommes nombreux à demander que lumière soit faite sur les crimes de l’Église catholique, les institutions Françaises et Européennes semblent favoriser le retour du religieux contre la volonté de leur peuple.

 

 

 

C'est une attaque supplémentaire et violente

 

à l'encontre de la liberté de conscience

 

 

 

L'Union Européenne est vaticane dans ses fondements, nous n'avions pas besoins de preuves supplémentaires et pourtant en voilà encore une démonstration.

 

 

 

Selon La Croix encore, 1,5 millions d'euros seront alloués à ce programme. C'est l'argent public qui va financer directement les rencontres des cléricaux qui discuterons à nos frais de comment mieux imposer leurs dogmes. Ce réseau chapeauté et financé par l'Europe gagnera en poids.

 

 

 

Il est aisé alors d'imaginer plus d'éléments religieux dans nos débats, prises de décisions et lois nous gouvernant.

 

 

 

Au sein l'Union européenne, tous les pays ne sont pas laïques, mais la France l'est encore et nous refusons de subir un financement supplémentaire du cléricalisme. 

 

 

 

A l’Erasmus des religions,

 

Nous préférons toujours l’Euréka de la Science !

 

 

 

Paris, le 2 décembre 2019

 

 

 

Les Jeunes de la Libre Pensée

 

 

 

Sources :

 

 

 

https://www.marianne.net/societe/l-union-europeenne-lance-un-erasmus-des-religions-farouchement-anti-laique

 

https://www.la-croix.com/Religion/LUnion-europeenne-cree-Erasmus-religion-2019-09-09-1201046266

 

https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/67391/%C3%A9change-mondial-sur-la-religion- dans-la-soci%C3%A9t%C3%A9-tirer-parti-du-r%C3%B4le-positif-de-la-religion_fr

 

 

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– COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNLP –La traque contre les partisans de l’aide à mourir a commencé

29 Novembre 2019 , Rédigé par librepensee04

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –

 

 

La traque contre les partisans

de l’aide à mourir a commencé

 

Dans son édition du 25 novembre 2019, le journal Le Parisien révèle que trois cents officiers de police judiciaire ont procédé, le 15 octobre dernier, à des perquisitions au domicile d’une centaine de personnes en France, presque toutes à la retraite, soupçonnées de s’être procurées en ligne, auprès d’un laboratoire américain, du pentobarbital, un produit létal interdit en France, sauf pour un usage vétérinaire. Madame Chantal Sébire, à qui la justice avait refusé en 2008 une aide à mourir, en dépit des souffrances insupportables qu’elle endurait en raison d’une tumeur incurable de la face, avait employé ce produit pour mettre fin à ses jours. Les personnes ayant fait l’objet des perquisitions, dont certaines sont atteintes d’affections très lourdes, sont pour la plupart membres d’associations agissant pour la légalisation de l’aide à mourir, notamment de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

 

En premier lieu, la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP) rappelle que le suicide ne donne plus lieu à des poursuites pénales en France depuis 1791. Robert Badinter avait d’ailleurs indiqué devant la commission parlementaire d’évaluation de la première loi dite Léonetti du 22 avril 2005 que l’assistance au suicide d’un tiers ne saurait être elle-même poursuivie, dès lors qu’il ne s’agit que de complicité à l’exercice d’un acte licite.

 

Dans ces conditions, le fait de s’être procuré du pentobarbital ne saurait en soi constituer un délit dès lors qu’il n’est pas établi que les acheteurs avaient l’intention d’en faire la promotion auprès des tiers en vue de mettre fin à leur jour. En effet, la provocation au suicide d’autrui et la propagande en faveur des produits, objets et méthodes permettant de se donner la mort sont seules réprimées par les articles 223-13 et 223-14 du Code pénal. Dans ces conditions, la FNLP considère que ces perquisitions ont présenté un caractère arbitraire dans la mesure où les personnes concernées avaient pour la plupart l’intention de s’en servir pour elles-mêmes au moment choisi par elles.

 

 

En second lieu, à supposer même que quelques-unes des personnes dont le domicile a fait l’objet d’une perquisition aient eu l’intention de proposer à des tiers l’usage du pentobarbital en vue de se suicider, ce qui pourrait entrer dans le champ de la répression pénale instituée par les articles précités du Code pénal, la responsabilité de cette situation revient au premier chef aux gouvernements successifs ayant jusqu’à présent refusé de légaliser l’aide à mourir demandée par des malades incurables, subissant des douleurs et/ou une violence psychique insupportables, et plus largement par une très large majorité de Français. L’affaire Vincent Lambert l’a suffisamment montré : la loi du 2 février 2016, non seulement laisse aux seuls médecins la possibilité de recourir à une sédation profonde et continue, mais permet à quiconque le souhaite pour des motifs religieux, en l’absence de toute compassion envers le malade, de s’y opposer, au moins pendant le temps infini des procédures juridictionnelles.

 

En troisième lieu, la FNLP apporte son concours et son entier soutien à l’ADMD et à ses militants pour faire advenir une avancée trop longtemps retardée : la légalisation de l’aide médicale à mourir, à la fois sous la forme d’une intervention médicale, comme en Belgique, et du recours au suicide assisté, comme en Suisse.

 

Pour la légalisation de l’aide médicale à mourir !

Pour la légalisation du suicide assisté !

 

Paris, le 28 novembre 2019

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