Eklablog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

Publié depuis Eklablog

25 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

Télécharger « Colloque Meunier Aube.pdf »

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

 

Colloque en hommage à Paul Meunier

Samedi 2 novembre 2019 à Villemoyenne (Aube)

 

Le Congrès national de la Libre Pensée, réuni à Alizay dans l’Eure, décide de terminer le cycle des Colloques sur la Guerre de 1914-1918 par un grand colloque dans l’Aube, terre qui a connu la barbarie de la guerre et des massacres, sur « Paul Meunier, l’infatigable combattant contre l’injustice ».

 

Il aura lieu le samedi 2 novembre 2019 de 14H à 18H et les Actes seront publiés.

 

Qui était Paul Meunier ? 

      ■ Le syndicaliste Jules Durand fut condamné à mort pour complicité d'assassinat suite à une machination patronale en 1910, après une grève au Havre. Son affaire était considérée comme "l'affaire Dreyfus du mouvement ouvrier". Paul Meunier qui était venu enquêter au Havre, fut au centre d'une campagne internationale de soutien qui aboutit à la libération de jules Durand en février 1911, mais celui-ci était devenu fou en prison. 

      ■ Le député Paul Meunier, qui s’occupait de lutter contre la guerre et pour la défense des Fusillés pour l’exemple, a été au centre d’une vaste action qui déboucha sur la suppression des Conseils de guerre spéciaux en 1916. Il fut pour cela poursuivi par la haine de Clémenceau qui le fit persécuter, le fit emprisonner et Meunier finit sa vie complètement détruit par cette répression.

La Fédération nationale de la Libre Pensée

décide d’honorer ce combattant de la Justice

par la tenue de ce Colloque national dans l’Aube

 

Voici l'inscription qui se trouve sur le monument de St Parres-les-Vaudes inauguré le 10 juin 1923 devant 4 000 personnes:

  

"Paul Meunier 

né à St Parres les Vaudes le 18 février 1871, mort à Paris le 17 mai 1922, 

enfermé à la Santé le 5 novembre à la veille des élections législatives de 1919 pour raison d'Etat, 

libéré après 2 ans et 4 mois de détention après un arrêt de non-lieu, mort des suites de cette détention.  

Il dénonça inlassablement au Parlement, dans la Presse, dans les assemblées publiques la juridiction brutale et inhumaine des Conseils de guerre. 

Réformateur du Code, il défendit en toutes circonstances avec toute l'ardeur de sa foi les travailleurs victimes de l'injustice sociale. 

Il fut le défenseur généreux et désintéressé des humbles, il encourut la haine des puissants." 

 

 

Voici le Programme du Colloque :

Samedi 2 novembre 2019 de 14h à 18h

 

Sous le Présidence de Claude Didierjean,

libre penseur, syndicaliste, DDEN

Maison du Temps libre

29 rue Colvis Collot

10260 Villemoyenne

 

-      La guerre de 1914-1918 dans l’Aube par David Gozlan

-      Le combat de Paul Meunier pour la suppression des Conseils de guerre Spéciaux par Dominique Goussot

-       

-      Paul Meunier et le combat pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple par Nicole Aurigny

-       

-      Les Monuments pacifistes dans l’Aube par Pierre Roy

-       

-      L’Affaire Jules Durand et Paul Meunier par John Barzman, Professeur à l’Université du Havre

-       

-      Conclusions par Christian Eyschen

 

Une délégation se rendra ensuite au Monument Paul Meunier à St Parres-les-Vaudes, délégation conduite par Nicole Aurigny et Claude Didierjean pour y déposer une gerbe, avec une allocution de Nicole Aurigny, vice-Présidente de la Libre Pensée 

 

Lire la suite
Publicité

FNLP: Le Professeur P Jouannet s'entretient avec la Libre Pensée sur les questions touchant la loi de bioéthique

16 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

A l'occasion du débat en cours sur les questions de bioéthique et leur transformation en loi au Parlement, vous pouvez consulter et faire partager trois videos sur notre chaîne Youtube (voir le lien global ci-dessous https://www.youtube.com/user/librepenseefrance1).

Les réflexions de ce spécialiste des questions sur la recherche sur l'embryon et tout ce qui concerne la PMA, la GPA ... rejoignent les positions de la Libre Pensée.

_________________________________________________________________________

A propos du débat sur loi de bioéthique, Le Professeur Jouannet aborde les questions concernant la PMA, le problème des donneurs, et donne son point de vue sur le débat en cours. (durée approximative 20mn)




A propos du débat sur la  loi de bioéthique, le Professeur Jouannet donne son point de vue et aborde dans cette deuxième partie de l'entretien, les questions liées à la recherche sur l'embryon. (durée approximative 20mn)


A propos du débat sur la loi de bioéthique, le Professeur Jouannet s'interroge sur ce qui est dans ce projet et qui ne devrait pas y être, et ce qui n'y est pas mais qui mériterait peut être d'y être (durée approximative 8mn)



Lire la suite

FNLP: Derrière l’apparence des mots, la réalité des faits! Argumentaire sur le temps présent proposé par la Libre Pensée

15 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

15 octobre 2019  Editorial
Derrière l’apparence des mots, la réalité des faits

Télécharger « Argumentaire sur le temps présent.pdf »

 

Argumentaire sur le temps présent proposé par la Libre Pensée

Nous vivons actuellement une période de tension grandissante qui ne peut, si l’on ne prend garde, que déboucher sur des affrontements communautaristes violents. Tout un processus, on devrait dire un scénario, est écrit et se déroule méthodiquement. Tout est fait pour que les gens s’affrontent en fonction de présupposés ethniques, religieux, communautaristes, économiques et sociaux.

Comment ne pas se souvenir que lorsqu’existait encore la Yougoslavie, le FMI exigea la mise en place de plans structurels d’ajustements ? Une gigantesque grève générale éclata alors et mis en échec cette prétention. Quelques temps plus tard, se déchaînèrent des affrontements « intercommunautaires » sur des bases notamment religieuses, qui fit voler en éclat l’ex-Yougoslavie, et vit s‘affronter la Serbie, le Kosovo, la Macédoine, etc. Et les plans du FMI purent être mis en œuvre pour le plus grand bénéfice du Capital financier.

Sans faire une comparaison trop étroite (comparaison n’est pas raison), il apparaît que les mêmes ingrédients se mettent en place en France. Le gouvernement Macron/Philippe est pris d’une rage destructrice depuis 2017 (à la suite des gouvernements précédents) pour mettre en œuvre le plan prévu de longue date : abattre définitivement l’œuvre de 1936/1945 qui a bâti un système sur des acquis sociaux. Et sur le plan démocratique et institutionnel, mettre à bas l’œuvre de la Révolution française.

Tout doit y passer : les services publics, les hôpitaux, la Sécurité sociale, l’Ecole publique, les retraites, la loi de 1905, le droit d’asile, etc. Tout ce qui a été arraché contre l’exploitation, l’oppression, l’inégalité ; tout est condamné à disparaître.

Mais sous différentes formes, souvent originales, une résistance s’exprime, soit par le canal des élections (vote Mélenchon et abstentions au deuxième tour des présidentielles), soit par des grèves (les urgentistes), soit par le mouvement des Gilets jaunes, soit par une tension puissante dans l’Education nationale contre les conditions épouvantables imposées par Blanquer et qui débouchent sur des drames, soit par des formes plus classiques comme la grève à la RATP, annonciatrice sans doute d’un mouvement d’ensemble de rejet de la politique de Macron..

Pour éviter toutes convergences possibles, le pouvoir tente d’opposer les uns aux autres : les salariés du privé aux fonctionnaires, les professions libérales aux salariés, les malades contre les soignants, et même la police contre les citoyens, etc. Il n’y a pas une catégorie de la société qui n’est pas appelée à taper sur les autres composantes et à les dénoncer.

La question religieuse est instrumentalisée avec force. Bien sûr, les tenants du pouvoir dénoncent les musulmans comme tous potentiellement terroristes. Ce sont les premières victimes désignées à la vindicte. Lors de son audition à l’assemblée nationale, Christophe Castaner a indiqué la théorie des faisceaux d’indices qui ne font pas la radicalisation, mais permettent d’attirer l’attention sur la possible radicalisation (une conversion à une religion, la barbe et sa longueur). Aucune preuve tangible et réelle, mais tous suspects ? C’est la France réduite aux aguets.

On nous refait le coup de la Ve Colonne

Voici quelques morceaux de choix glanés dans la presse : « Le Président de la République a appelé "la nation toute entière" à "se mobiliser" face à "l'hydre islamiste", en louant "l'irréductible esprit français de résistance". (Source : l’Express.fr)

D'un ton martial, le Président a appelé "chaque citoyen" à "un regain de vigilance et de civisme" pour "savoir repérer à l'école, au travail, dans les lieux de culte, près de chez soi, les relâchements, les déviations, ces petits gestes qui signalent un éloignement d'avec les valeurs de la République." (Source : pressfrom.info)

Une mise à contribution du citoyen déjà affirmée deux ans plus tôt, dans l'édition 2016 du plan Vigipirate, qui indiquait que "par son comportement responsable, tout citoyen contribue à la vigilance, à la prévention et à la protection de la collectivité contre les menaces terroristes."  (Source : l’Express.fr)

Bien entendu, la xénophobie se déchaîne pour des intérêts inavouables. Ici, c’est Blanquer qui dénonce une affiche de la FCPE qui ne lui plait pas. On n’a jamais vu un ministre se mêler des élections chez les parents d’élèves et là, certains trouvent cela très bien, c’est pour la « bonne cause ». De plus, par ses mots, le ministre Blanquer intime aux enseignants du Premier degré de s’instituer comme police des cultes, ce serait à eux de définir qui doit accompagner, qui ne le doit pas, école par école, au cas par cas. « Ecole de la confiance » ou école de la défiance ?Là, des polémiques sont instrumentalisées contre le Planning familial qui entend se soustraire aux polémiques religieuses et différentialistes pour ne s’occuper que de sa mission auprès des femmes en demande d’aide.

Tout le ban et l’arrière-ban des soutiers du Vieux-Monde s’en donnent à cœur joie. L’un dénonce la vague migratoire, l’autre trouve normal d’avoir des phobies, des micro-associations qui ne représentent qu’elles-mêmes et encore, en rajoutent et se font les supplétifs du pouvoir pour quémander quelques prébendes.

Voici ce que cela peut donner d’obéir aux injonctions du Président de la République : « https://www.huffingtonpost.fr/entry/julien-odoul-demande-a-une-mere-accompagnatrice-denlever-son-voile_fr_5da1887ce4b087efdbaebacc » En appelant à la délation publique, Emmanuel Macron porte l’entière responsabilité de cela. Quelle honte !

Il a été dit tout et son contraire dans cette affaire éclairante sur la xénophobie ambiante. Ainsi, Jean-Michel Blanquer Ministre de l’Education nationale de son état, et chaud partisan de la répression contre le voile musulman, déclare à BFMTV : « Nous ne devrions pas avoir de situation où l’on endoctrine les enfants dès le plus jeune âge ». La Libre Pensée ne peut être que d’accord, elle qui combat contre les baptêmes imposés aux enfants et qui demande la suppression de la mention de ces actes imposés dans les fichiers paroissiaux, quand c’est demandé par les baptisés de force.

Alors la Libre Pensée pose la question suivante à monsieur Blanquer :

Allez-vous vous prononcer contre les baptêmes imposés aux enfants, contre la circoncision et l’excision ineffaçables et soutenir la Libre Pensée dans son action pour la suppression obligatoire des mentions dans les registres paroissiaux ? Il faut supprimer l’oppression et la mention de l’oppression. Chiche, monsieur Blanquer ?

Dans ce concert réactionnaire, personne n’est en reste. Hitler avait son « bon juif », donc il faut « un bon athée » pour compléter le panorama pour alimenter les affrontements interreligieux. Voici donc la prose nauséabonde de Michel Onfray (Source : Patrie Info) :

« L’islamo-gauchisme ne concerne pas, hélas, que les gauchistes. Ce serait tellement simple si cette frange antisémite de la gauche était la seule à trouver systématiquement des excuses aux égorgeurs! Car, dans l’extrême-gauche historique, je songe aux trotskistes, on assimile Israël, l’argent, le capital, le capitalisme, le sionisme et les Etats-Unis afin de compagnonner avec l’islamisme sous prétexte qu’il serait la nouvelle avant-garde éclairée sur laquelle il faudrait s’appuyer afin d’en finir avec le capitalisme. L’islamiste d’aujourd’hui serait le prolétaire d’avant-hier. Si les seuls gauchistes pensaient ainsi, ce serait quantité négligeable.
Mais l’islamo-gauchisme concerne hélas une grande partie de La France insoumise. Dans ce parti, certains justifient et légitiment la cause islamiste, puis s’opposent aux souverainistes républicains et laïcs (admirer au passage l’orthographe. Il n’est de bons laïcs que de l’Eglise) qui ont mon soutien, mais que Mélenchon vire comme des malpropres -je songe aux récentes évictions de Djordje Kuzmanovic et de François Cocq, membre fondateur du Parti de gauche.

Je regardais une chaîne d’information continue qui commentait l’attentat de la préfecture de police de Paris. Nous étions dans les premières heures et on savait sûrement qu’un homme avait égorgé et tué quatre policiers à l’arme blanche dans le bâtiment et qu’il s’était converti à l’islam dix-huit mois plus tôt (disait-on alors -en fait une dizaine d’années). Le modus operandi de l’égorgement au couteau, les cibles républicaines, la conversion à une religion qui semble bien être la seule en France depuis des années à revendiquer des attentats mortels et à fournir le contingent de leurs acteurs - il n’y a en effet ni catholiques, ni juifs, ni protestants, ni bouddhistes, ni témoins de Jéhovah, ni sikhs, dans la liste des auteurs d’attentats qui ensanglantent le pays depuis des années -tout ceci ne suffisait pas: les journalistes, les éditorialistes se refusaient à l’évidence que tout cela ressemblait fort à un attentat terroriste. »

Chacun apporte sa petite pierre à la préparation de l’affrontement. Tous sont appelés, tous seront élus. On assiste à une véritable hystérie collective contre les musulmans. Et y-a-t-il un hasard si Macron, reprenant les vieilles recettes de Mitterrand, usées jusqu’à la corde, engage un débat sur l’immigration pour mieux mettre de la chair autour de l’os de l’extrême-droite ? Dans le barnum médiatique, tout peut faire flèche de tout bois.

L’extrême-droite se jette dessus et en même temps renvoie les « bien-pensants » à leurs origines. Voici ce que publie Boulevard Voltaire, histoire de se rappeler aux bons souvenirs de certains pour rappeler le passé et donc « amnistier » un peu leurs ancêtres :

 

 

S’il faut dénoncer les musulmans aujourd’hui, peut-être fallait-il dénoncer les Juifs hier ? Cruels avec Macron et ses subsidiaires.

Force est de constater aussi que derrière tout cela se cache la promotion de l’Eglise catholique, comme « valeur éternelle » de la France ! Tout le cinéma sur l’incendie de la cathédrale de Paris ne vise qu’à cela. L’Eglise serait le dernier rempart (comme à la fin de l’Empire romain) contre les hordes barbares.

Tous ceux qui protestent véhétement contre un voile, une barbe ou une babouche, se taisent quand il s ‘agit des milliards volés à l’Ecole publique pour le profit de l’enseignement catholique. Il y a sans doute des priorités …

Par exemple, quel écho a eu cette information du Syndicat Force Ouvrière du Muséum d’histoire naturelle :

« Chères et chers collègues,
Permettez-nous de soumettre à votre jugement la mise en perspective d'une citation, celle de notre Président, M. Bruno David, qui, dès la première page de sa déclaration d'intention diffusée le 3 septembre 2019, invoque les valeurs du Muséum : « Il est garant d'une indépendance vis-à-vis des pressions idéologiques comme spirituelles sur les contenus scientifiques. Il s’appuie ainsi sur un socle laïque, ce qui signifie corrélativement que le Muséum n'est pas prescripteur d’opinion et laisse à chacun sa liberté de penser. » Avec cet extrait du message diffusé sur la liste Intranet du MNHN dès le 1er octobre de la même année : « [...] le Collège des Bernardins conjugue assise théologique et ouverture sur le monde. Interdisciplinarité, dialogue entre experts et théologiens, rencontre entre chercheurs, praticiens et artistes forgent sa singularité. »
Message qui concernait l'annonce d'un événement off de la Nuit Blanche, dans le cadre d'un partenariat entre le MNHN et ce Collège des Bernardins, institution religieuse notoirement soutenue par le pape Benoît XVI : « Que les savoirs ne referment pas chacun sur soi, mais qu’ils s’ouvrent les uns aux autres ; et qu’ainsi mis en conversation, ils s’ouvrent à la Révélation chrétienne qui communique une vérité éternelle. »
En tant qu'organisation syndicale attachée aux valeurs républicaines, nous demandons que neutralité religieuse et principe de laïcité dans la Fonction publique soient respectés et appliqués par le Muséum. »

Aller à la Mosquée, non. Mais un partenariat entre une institution scientifique de la République et le Collége des Bernardins (là où Macron a déclaré vouloir réparer le lien abimé entre l’Eglise et l’Etat) : aucun probléme. Ainsi soit-il…

Dans cette situation, que doit faire la Libre Pensée ?

Faut-il se taire pour être dans la « bienpensance » et ne pas avoir d’histoires et subir des polémiques ? Faut-il participer à la curée contre nos concitoyens d’origine arabo-musulmane, car l’Islam serait « la pire des religions » ? Il y en aurait de bonnes ? Ou faut-il ne pas accepter et le dire quand il le faut. Alors, comme hier, la Résistance ou la Collaboration, Munich ou Londres ?

C’est pourquoi la Libre Pensée n’a pas dénoncé la FCPE, même si on peut avoir l’avis que l‘on veut sur son affiche électorale. C’est pourquoi, elle défend aussi la liberté du Planning famiial de décider souverainement de ses choix.

Voici un extrait du message de la Libre Pensée à l’occasion du 30e Congrés du Planning famiial :

« Nous avons eu cette année, avec nos amis de la Ligue de l’Enseignement et de la Ligue des Droits de l’Homme, à défendre et soutenir le Planning familial de l’Isère dans ses prises de positions courageuses. Nul n’a le droit d’imposer à quiconque, en dehors des dépositaires de la puissance publique dans l’exercice de leurs missions, dans le domaine privé une « police du vêtement », si manifestement contraire à l’exercice de la pleine et entière liberté de conscience.
L’indispensable combat contre toutes les oppressions que subissent les femmes,  fussent-elles vestimentaires ou autres, nécessitent d’autres méthodes  La campagne réactionnaire actuelle, contre le port du burkini à la piscine ou celui du voile dans la rue, nous rappelle de biens tristes périodes.
Dans son livre "L'églantine et le muguet", Danielle Sallenave  nous rappelle qu'en 1958, en Algérie, on menait l'action "en faveur de la femme musulmane" : "De grandes "cérémonies de dévoilement"  sont organisées à Alger en 1958, patronnées par les épouses du général Massu et du général SalanFrantz Fanon y voit non une libération, mais une forme d'oppression. La question du voile qui nous obsède aujourd'hui s'éclaire en partie quand on se souvient de cet épisode et de la profonde ambiguïté de toute émancipation quand elle est dictée "d'en haut" " (P.155)
Ces oppresseurs de tous genres ne font que répéter le fameux « compelle intrare » de « saint »-Augustin, le « forcez-les d’entrer » qui fut le père de toutes les inquisitions, des bûchers et des massacres, en un mot de la barbarie. Il y a des gens, toujours les mêmes, qui savent mieux ce qui est bon pour l’Humanité que l’Humanité elle-même.
Et cette Inquisition des pensées et des comportements se fait toujours au nom d’un « Occident chrétien », jugé toujours plus positif que les autres civilisations, ramenées toujours à des termes de « barbares ».
A l’heure où le Mouvement français du Planning familial subit, à travers la question de l’obtention de subventions publiques, les plus lourdes pressions pour qu’il devienne « compatible » avec la pensée unique dans ce pays et dans ce gouvernement ; la Libre Pensée lui apporte son plus total soutien pour le maintien de son indépendance. »

Toujours moins de libertés individuelles et collectives

Un corset de fer d‘interdictions croissantes s’empare de la société. Que cela soit dans la liberté d’expression, d’association, de manifestation, un nouvel ordre semble s’imposer. Tout est prétexte pour faire taire les oppositions. Une fois que la « vérité révélée » est dite par les puissances du pouvoir, tout le monde est amené à s’y plier.

C’est « silence dans les rangs et je ne veux voir qu’une tête ». Mais la société résiste et rejette de manière croissante ce talon de fer qui voudrait la faire taire. Et oui, comme avait dit Galilée : « Et pourtant, elle tourne … » L’avenir est en train de le démontrer dès à présent.

Cet argumentaire est soumis à la réflexion des libres penseurs et des laïques.

Que chacun apporte sa contribution à ce débat essentiel.

Que dire, que faire et avec qui ?

 

 

Retour

Lire la suite
Lire la suite
Publicité

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

11 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

INVITATION 

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

 

lpahp@orange.fr

___________________________________________

Bande annonce:

 


 

Libre Pensée de Corse

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Fédération de la Libre Pensée de Corse salue la résolution de l’Assemblée de Corse sur la réhabilitation des fusillés pour l’exemple du 25 octobre 2019.

Elle s’honore de faire partie, de « ceux qui, en Corse et ailleurs, depuis des années, se sont mobilisés, ont lutté et luttent encore pour la réhabilitation des fusillés ».

Elle entend faire connaitre dans l’opinion publique, avec la Fédération nationale de la Libre Pensée, cette résolution qui constitue un moment important dans la campagne pour la réhabilitation de tous les fusillés pour l’exemple.

Elle félicite hautement les responsables de la majorité « Pé a Corsica » d’avoir pris l’initiative d’une telle résolution et l’ensemble des élu-e-s de l’avoir votée.

Elle remercie tous les acteurs et tous les partisans qui ont aidé au vote de cette résolution qui constitue un grand acte démocratique.

C’est un grand acte démocratique parce qu’elle prouve que l’on peut rester fidèles à ses valeurs et être responsable politique.

C’est un grand acte démocratique parce qu’au moment où les pouvoirs gouvernementaux ne cessent d’expliquer ce qui est souhaitable ou pas dans la vie de chacun, cette résolution de l’Assemblée de Corse réunit au lieu de diviser, rassemble au lieu de stigmatiser.

Au moment où certains jouent leur petite et sinistre musique xénophobe, l’Assemblée de Corse dans ce texte de haute portée morale et humaniste salue « la mémoire de tous les soldats fusillés pour l’exemple, Corses comme de toutes origines et nationalités». Aucune discrimination parce que la justice est contraire à la discrimination.
La justice est pour tout le monde ou pour personne.

Sans esprit de parti ni esprit de clocher, l’Assemblée de Corse se comporte comme toute Assemblée digne de ce nom devrait se comporter. Il n’est pas interdit de suivre son exemple.

L’Assemblée de Corse, par ce texte remarquable, pose devant toutes et tous, une question à laquelle personne, maintenant, ne peut plus se soustraire. Si l’Assemblée de Corse déclare « solennellement la réhabilitation collective des fusillés insulaires pour l’exemple », qu’est-ce qui empêche l’Assemblée Nationale d’en faire autant ?

LP20 / 28.10.2019

 


 

 

Résolution solennelle du Conseil exécutif de Corse et de l’Assemblée de Corse demandant la réhabilitation des soldats, corses et de toutes origines et nationalités, « fusillés pour l’exemple » durant la première guerre mondiale

 

Vu la délibération n°11/188 AC de l’Assemblée de Corse, en date du 29 juillet 2011, portant adoption d’une motion relative au documentaire Fucilati in prima ligna et sollicitant la réhabilitation des soldats corses fusillés pour l’exemple, dont les termes sont tenus pour répétés dans le cadre de la présente résolution ;

Considérant que les Fusillés pour l’exemple de 14-18, les Corses comme ceux de l’Hexagone, de l’Outre-Mer et de l’empire colonial français, ont été condamnés et exécutés dans le cadre de procédures entachées d’arbitraire, relevant d’une justice d’exception et expéditive, ;

Que ces tribunaux militaires étaient composés de juges improvisés, souvent guidés par des préjugés xénophobes ;

Qu’ils faisaient comparaître des accusés en situation de faiblesse et de vulnérabilité psychique et physique, souvent victimes de syndromes traumatiques consécutifs à des bombardements intenses, parlant et comprenant mal le français, et privés des droits attachés à un procès équitable, y compris en temps de guerre ;

Considérant que la réhabilitation effectuée durant l’entre-deux-guerres de quelques victimes parmi lesquelles deux Corses, Joseph Tomasini et Joseph Gabrielli - lequel n’aurait, pour sa part, même pas dû être mobilisé en raison d’une déficience mentale - apparaît comme une mesure partielle et insuffisante ;

Considérant que seule une réhabilitation officielle et collective est conforme à l’exigence de justice des familles des fusillés, et de tout citoyen attaché aux valeurs de justice, d’humanité, et d’équité ;

Considérant que l’Etat n’a donné à ce jour aucune réponse à la première demande en ce sens de l’Assemblée de Corse, en date du 29 juillet 2011 ;

Que ce silence est d’autant plus douloureux et incompréhensible qu’un hommage officiel a été rendu par le Ministre délégué aux Anciens Combattants, en novembre 2012, à un soldat continental injustement passé par les armes, suite à une lettre adressée à l’Elysée en juin 2012 par des collégiens de la région de ce fusillé. 

Considérant qu’après une velléité de règlement individuel des dossiers relevant de choix totalement arbitraires opérés par l’Etat entre les victimes, et a qu’aux termes d’effets d’annonce, de tergiversations et de mesures dilatoires, les autorités de la République ont finalement refusé en 2014 le principe de toute réhabilitation, qu’elle ait lieu après examen au cas par cas par une commission de spécialistes ou sous forme collective, ceci malgré une montée en puissance de la mobilisation sur le sujet, en Corse comme en France continentale.

Considérant que les collectivités de l’île, et singulièrement la Collectivité territoriale de Corse, mais aussi le peuple corse dans son ensemble, se sont fortement mobilisés et impliqués pour obtenir justice, et ce à travers plusieurs initiatives : associations œuvrant sur le sujet, pétition signée par des élus de tous bords et des centaines d’insulaires, motions votées par diverses instances délibératives, inscription en 2013 sur le Monument aux morts de Casabianca, apposition en 2014 à Auddè d’une stèle, publication d’un ouvrage de Frédéric Bertocchini et réalisation d’œuvres audiovisuelles sur le sujet, comme le court-métrage sorti récemment,  Aiò zitelli,  de Jean-Marie Antonini.

Considérant que, malgré le refus de l’Etat de tout règlement de cette question, les insulaires ne se sont pas résignés à mettre un terme à la mobilisation sur le terrain. 

LE CONSEIL EXECUTIF DE CORSE ET L’ASSEMBLEE DE CORSE

Saluent la mémoire de tous les soldats fusillés pour l’exemple, Corses comme de toutes origines et nationalités, et celle des soldats condamnés au bagne ou à la prison dans des conditions constitutives d’injustice et d’arbitraire, ainsi que des victimes disparues dans le cadre d’exécutions extra-judiciaires, individuelles et collectives.

Regrettent le refus persistant de l’Etat de reconnaître ces injustices dont le principe est avéré, ceci alors même que la France est, selon les historiens, la puissance occidentale qui a exécuté le plus grand nombre de ses propres soldats en 14-18.

Rendent hommage à tous ceux qui, en Corse et ailleurs, depuis des années, se sont mobilisés, ont lutté et luttent encore pour la réhabilitation des fusillés.

Souscrivent à la demande de réhabilitation de ces soldats et souhaite donner à cette décision sa dimension la plus officielle et solennelle.

Prennent acte, pour le regretter, de ce que les plus hautes autorités de l’Etat semblent être hostiles à toute procédure de réhabilitation, alors que d’autres pays comme le Canada, la Nouvelle Zélande et la Grande-Bretagne ont depuis des années engagé une telle démarche ;

Décident en conséquence de ne plus attendre un éventuel texte de loi pour prendre une position déclarative officielle, pour ce qui concerne la Corse et les Corses ;

Déclarent donc solennellement la réhabilitation collective des fusillés insulaires pour l’exemple ;

Espèrent que cette initiative propre à la Corse sera un levier susceptible, au soutien des autres démarches engagées, d’ouvrir une nouvelle étape dans la mobilisation sur le sujet, au-delà de l’île et dans les institutions de la République, pour parvenir à ce que le processus permettant de conduire à la réhabilitation collective de tous les fusillés pour l’exemple de la guerre 1914-1918 soit enfin inscrite dans la loi.


 

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

Sur 700 fusillés pour l'exemple, 639 n'ont toujours pas été réhabilités.

 Les fusillés pour l'exemple ont été condamnés en vertu du code militaire qui imposait aux soldats "l'obéissance sans mouvement ni murmure" (sic général André Bach), ce qui exclut les condamnés à mort de droit communs! 

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!Tardi

 

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

 

 

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

 


INVITATION 11 NOVEMBRE 2019 : JOURNÉE PACIFISTE à CHÂTEAU-ARNOUX!

Délégations pacifistes 04 aux députées 04:

 

Télécharger « LP04 à Mme E Fontaine Domeizel.pdf »

Télécharger « CR délégation à députée 04 02 08 19.pdf »

Télécharger « réponse E F Domeizel.pdf »

 

Télécharger « LP04 à Mme D Bagarry.pdf »

Télécharger « Compte rendu délégation 04 10 19 Digne.doc »

 

Lire la suite

Délégation pacifiste 04/10/19 auprès de Mme Delphine Bagarry, députée

7 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

 

 

 

POUR LA RÉHABILITATION COLLECTIVE

DES 639 FUSILLES POUR L'EXEMPLE 1914-1918!

Délégation pacifiste auprès de Mme Delphine Bagarry, députée

 

Télécharger « cr déleg 04 10 19.pdf »Délégation pacifiste auprès de Mme Delphine Bagarry, députée

 

 

Délégation pacifiste 04/10/19 auprès de Mme Delphine Bagarry, députéeDélégation pacifiste 04/10/19 auprès de Mme Delphine Bagarry, députée

Lire la suite

Colloque International Laïcité et régime des cultes dans les institutions locales en Europe. à Marseille le 12 octobre 2019

7 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

Colloque International 

Laïcité et régime des cultes  

dans les institutions locales en Europe. 

à Marseille le 12 octobre 2019 

21 boulevard Longchamp, 13001 Marseille 

A l’initiative du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée. 

Le Bureau européen de Coordination de la Libre Pensée (AILP) invite tous ceux qui sont intéressés par ce thème important à participer et à s’inscrire à ce colloque international.

Des militants laïques, des juristes, des  Elus  venus de différents pays en Europe débattront des questions qui sont posées à tous les partisans de la laïcité. 

Venez nombreux ! 

Vous trouverez ci-joint le programme détaillé et la fiche d’inscription. 

Amicalement 

 

Michel Godicheau, responsable de la Coordination de la Libre Pensée en Europe 

 

Télécharger « Marseille inscription v2.pdf »

Télécharger « Orateurs et timing du colloque de Marseille.pdf »

Lire la suite

Observer les pratiques policières n'est pas un délit!

7 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

Lire la suite
Publicité

ANELALP Association Nationale des élus locaux Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes : la loi Blanquer aggrave la loi Debré

4 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

ANELALP  Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :  la loi Blanquer aggrave la loi Debré

 

ANELALP

Association Nationale des élus locaux

Amis de la Libre Pensée

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS 

 

Communiqué                                                                     Jeudi 3 octobre 2019

 

200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :

la loi Blanquer aggrave la loi Debré

ANELALP  Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :  la loi Blanquer aggrave la loi DebréL’enseignement catholique (95 % des écoles privées) est aux anges.

Grâce à la loi Blanquer, environ 20 000 élèves supplémentaires de l’enseignement privé confessionnel, âgés de trois à cinq ans, relèveront de la scolarité obligatoire. Ils vont désormais bénéficier de la manne du contribuable et des collectivités locales.  

Cette contrainte de financement des écoles privées, en application de la loi Debré de 1959, ne concernait jusqu’ici que les enfants des écoles élémentaires, à partir du Cours préparatoire (la scolarité obligatoire).

 

Nos communes devront donc supporter pour les écoles maternelles privées les dépenses imposées par la loi Debré, frais de scolarité, dépenses de personnel (ATSEM, surveillance …)

Et combien de millions pour le budget de la République ? 

Toujours en application de la loi Debré, aggravée par la loi Blanquer, quel sera l‘impact financier pour le budget de l’État ? En matière de créations de postes ? De salaires supplémentaires des enseignants du privé ? Car si les collectivités locales paient les frais de fonctionnement, c’est l’État qui va payer les salaires des enseignants supplémentaires des écoles maternelles privées ! Une dépense de plusieurs millions d’euros, qui s’ajouteront aux 7 milliards et demi d’euros pris sur le budget de la Nation et versés annuellement aux établissements privés, à 95% catholiques.

Un « laïque » M. Blanquer ? Non. La laïcité ce n’est pas la chasse aux mamans voilées dans les sorties scolaires. Sa politique est clairement au service de l’Église et de ses œuvres.

À qui va servir la « scolarité obligatoire » dès trois ans ?

La réponse est simple : à la seule école privée confessionnelle.

Car rendre la scolarisation obligatoire à 3 ans n’aura en pratique aucune conséquence sur la scolarisation des enfants de cette tranche d’âge : 97,5 % des enfants de trois ans sont déjà inscrits à l'école maternelle, 98,9 % des enfants de trois à cinq ans.

De plus rien n’obligera les parents de tous les enfants concernés (environ 26000) à les mettre à l’école : l’instruction est obligatoire, mais il n’y a pas d’obligation scolaire, l’instruction pouvant se faire à la maison.

Compensation de l’État ?

Au moment où nos communes voient baisser les dotations de l’État, au moment où la suppression de la taxe d’habitation pourrait remettre en cause la pérennité de nos budgets (là aussi avec des promesses de « compensation »), le gouvernement nous impose une nouvelle aggravation de la loi Debré.

La loi prévoit certes la mise en place d’un accompagnement financier de l’ordre de 50 millions d’euros. Mais toutes les communes ne sont pas concernées, et les collectivités locales savent ce que vaut ce genre d’engagements de compensations, que l’État ne tient pas dans la durée.

La loi Blanquer est bien une nouvelle attaque contre la laïcité et contre nos communes, un dispositif supplémentaire permettant un nouveau détournement d’argent public en faveur des établissements privés, à 95% confessionnels, bafouant, au mépris des principes républicains, de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

L’ANELALP réaffirme son exigence, avec la Fédération Nationale de la Libre Pensée, avec tous les laïques de ce pays :  

Fonds publics exclusivement réservés à l’École publique

Ni loi Debré, ni loi Blanquer ! Abrogation !

 

Pour le bureau de l’ANELALP

Christian Baqué, président. 

ANELALP  Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :  la loi Blanquer aggrave la loi Debré

Télécharger « Loi Blanquer loi Debré.pdf »

 

Lire la suite

ANELALP Association Nationale des élus locaux Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes : la loi Blanquer aggrave la loi Debré

4 Octobre 2019 , Rédigé par librepensee04

ANELALP  Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :  la loi Blanquer aggrave la loi Debré

 

ANELALP

Association Nationale des élus locaux

Amis de la Libre Pensée

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS 

 

Communiqué                                                                     Jeudi 3 octobre 2019

 

200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :

la loi Blanquer aggrave la loi Debré

ANELALP  Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :  la loi Blanquer aggrave la loi DebréL’enseignement catholique (95 % des écoles privées) est aux anges.

Grâce à la loi Blanquer, environ 20 000 élèves supplémentaires de l’enseignement privé confessionnel, âgés de trois à cinq ans, relèveront de la scolarité obligatoire. Ils vont désormais bénéficier de la manne du contribuable et des collectivités locales.  

Cette contrainte de financement des écoles privées, en application de la loi Debré de 1959, ne concernait jusqu’ici que les enfants des écoles élémentaires, à partir du Cours préparatoire (la scolarité obligatoire).

 

Nos communes devront donc supporter pour les écoles maternelles privées les dépenses imposées par la loi Debré, frais de scolarité, dépenses de personnel (ATSEM, surveillance …)

Et combien de millions pour le budget de la République ? 

Toujours en application de la loi Debré, aggravée par la loi Blanquer, quel sera l‘impact financier pour le budget de l’État ? En matière de créations de postes ? De salaires supplémentaires des enseignants du privé ? Car si les collectivités locales paient les frais de fonctionnement, c’est l’État qui va payer les salaires des enseignants supplémentaires des écoles maternelles privées ! Une dépense de plusieurs millions d’euros, qui s’ajouteront aux 7 milliards et demi d’euros pris sur le budget de la Nation et versés annuellement aux établissements privés, à 95% catholiques.

Un « laïque » M. Blanquer ? Non. La laïcité ce n’est pas la chasse aux mamans voilées dans les sorties scolaires. Sa politique est clairement au service de l’Église et de ses œuvres.

À qui va servir la « scolarité obligatoire » dès trois ans ?

La réponse est simple : à la seule école privée confessionnelle.

Car rendre la scolarisation obligatoire à 3 ans n’aura en pratique aucune conséquence sur la scolarisation des enfants de cette tranche d’âge : 97,5 % des enfants de trois ans sont déjà inscrits à l'école maternelle, 98,9 % des enfants de trois à cinq ans.

De plus rien n’obligera les parents de tous les enfants concernés (environ 26000) à les mettre à l’école : l’instruction est obligatoire, mais il n’y a pas d’obligation scolaire, l’instruction pouvant se faire à la maison.

Compensation de l’État ?

Au moment où nos communes voient baisser les dotations de l’État, au moment où la suppression de la taxe d’habitation pourrait remettre en cause la pérennité de nos budgets (là aussi avec des promesses de « compensation »), le gouvernement nous impose une nouvelle aggravation de la loi Debré.

La loi prévoit certes la mise en place d’un accompagnement financier de l’ordre de 50 millions d’euros. Mais toutes les communes ne sont pas concernées, et les collectivités locales savent ce que vaut ce genre d’engagements de compensations, que l’État ne tient pas dans la durée.

La loi Blanquer est bien une nouvelle attaque contre la laïcité et contre nos communes, un dispositif supplémentaire permettant un nouveau détournement d’argent public en faveur des établissements privés, à 95% confessionnels, bafouant, au mépris des principes républicains, de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

L’ANELALP réaffirme son exigence, avec la Fédération Nationale de la Libre Pensée, avec tous les laïques de ce pays :  

Fonds publics exclusivement réservés à l’École publique

Ni loi Debré, ni loi Blanquer ! Abrogation !

 

Pour le bureau de l’ANELALP

Christian Baqué, président. 

ANELALP  Association Nationale des élus locaux  Amis de la Libre Pensée: 200 millions d’euros à payer en plus pour nos communes :  la loi Blanquer aggrave la loi Debré

Télécharger « Loi Blanquer loi Debré.pdf »

 

Lire la suite