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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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Barbarie en Normandie, la Libre Pensée condamne l’assassinat d’un prêtre catholique !

26 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

  

Barbarie en Normandie,

La Libre Pensée condamne l’assassinat d’un prêtre catholique !

C’est avec stupeur et effroi que la Libre Pensée a pris connaissance de l’assassinat d’un  prêtre catholique et des blessures graves occasionnées à l’occasion d’une prise d’otages dans une église de saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen. La Libre Pensée ne peut que condamner ces actes odieux et faire part de sa solidarité humaine avec les victimes.

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne de la manière la plus ferme tous les attentats, assassinats, actes de guerre et de barbarie qui se nourrissent mutuellement pour tenter d’arriver à des guerres civiles alimentées sous des prétextes religieux. De tous côtés, on se  prépare à la guerre des civilisations de triste mémoire.

La Libre Pensée appelle les responsables politiques au plus grand calme afin de ne pas en rajouter dans cette situation dramatique. Il semble de plus en plus évident que la perpétuation de l’état d’urgence,  la militarisation croissante de la société et les opérations extérieures ne règlent en rien le problème des actes de barbarie.

Seul le respect des principes républicains, laïques et démocratiques peut contribuer à trouver les solutions nécessaires pour que ce pays, comme tous les pays,  ne sombre pas dans une nouvelle guerre de religions qui cacherait mal d’autres intérêts inavouables.

Paris, le 26 juillet 2016

Télécharger « Barbarie en Normandie.pdf »

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Lettre aux élus concernés par l'article de HPI (15-21 juillet 2016) “TEMPOREL et SPIRITUEL naturellement associés''

24 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

Lettre aux élus concernés par l'article de HPI (15-21 juillet 2016) “TEMPOREL et SPIRITUEL naturellement associés''

Libre Pensée 04

 

 

 

 

 

                                           à

 

 

Monsieur le Maire du Castellet

 

aux élus du Val de Rancure présents à la bénédiction de l’oratoire

 

à la Rédaction de HPI

 

objet: l'article de HPI (15-21 juillet 2016) “TEMPOREL et SPIRITUEL naturellement associés''

 

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les Elus,

Monsieur le Rédacteur en chef de Haute Provence Info,

 

Des citoyens de votre commune nous ont interpellés suite à l'article “Temporel et Spirituel naturellement associés'' paru dans Haute Provence lnfo du 15-21 juillet 2016.

 

Titre pour le moins provocateur, vous en conviendrez, au moment où la laïcité institutionnelle, c'est à dire la loi de 1905 dite de “séparation des églises et de l'État'', est plus que jamais enfreinte, malmenée, dénaturée, bafouée systématiquement par des élus de la République, ignorant le texte ou bien ouvertement malveillants. Pourtant, n'est-ce pas aux élus de la République, plus que jamais, de montrer l’exemple en ces temps troublés?

 

Une fois de plus, et j’ajoute hélas, l'occasion est donnée à la Libre Pensée, la plus ancienne association laïque de ce pays (1848), de rétablir l'esprit et la lettre de cette loi, en quelque sorte son enfant,  qui a assuré un bon siècle de paix religieuse et civile en France.

 

Tout d'abord, il faut rappeler que l'État et les églises sont séparés. Ce divorce de décembre 1905 après une année de discussions à la Chambre et dans le moindre bourg et hameau reculé, tient en 2 courts articles:

Article 1: La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. 

 

Article 2: La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.  

 

La plupart des édifices religieux et leurs mobiliers, datant d'avant 1905, sont la propriété de l'État, des départements et des communes. Lorsque des travaux d'entretien sont nécessaires, ils sont essentiellement pris en charge par les collectivités publiques.

Aussi, est-il normal et utile que les élus et les représentants de l'État inaugurent ces réalisations. Ces inaugurations publiques, d'ordre républicain, permettent de montrer concrètement, entre autres, que la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'État a permis et permet de sauvegarder le patrimoine français. Elles peuvent être l’occasion de grands discours louant la République et ses bienfaits auprès du peuple.

 

Mais, la fonction publique des élus et des représentants de l'État s'arrête juste avant les rites religieux: bénédiction, procession, messe, office, etc.

Autrement dit, après que soit coupé le ruban tricolore, chacun doit rester dans son registre, les uns repartant avec leurs attributs d'élus ou de représentants de l'État, les autres poursuivant leur chemin spirituel. Sinon, ce serait reconnaître un culte, contrairement à l'article 2 de la loi de 1905.

 

Au regard de ces articles, la loi de 1905 n'a pas été respectée au Castellet, puisque, si l'on en croit HPI, ''C'est en présence des élus du Val Rancure que s'est déroulée la bénédiction de l'Oratoire par le père Joseph Nkongolo Panu.''

 

En l'occurrence, il y a là reconnaissance d'un culte par les élus présents es-qualité à cette bénédiction.

 

Un point de vocabulaire: précisons que l'anticléricalisme évoqué dans l’article de HPI est le refus de l'intervention des églises dans la sphère publique (État, collectivités territoriales). Il faudrait y ajouter: et réciproquement, car l’Etat n’a pas pour sa part à s’immiscer dans les affaires des églises sauf en cas de trouble de l’ordre public. La plus grande liberté étant laissée aux cultes dans la sphère privée ( lieux de culte, la rue, chez soi, l'intimité de chacun. )

 

Monsieur le Maire, HPI vous prête ce propos en guise de commentaire de l'arrêté du 15 mai 1905 pris par le maire Fortuné Brémond, avant la promulgation de la loi de 1905: “...si les arrêtés, les délibérations, les décrets faisaient les lois, c'est surtout la tolérance et la bonne volonté des gens qui font la paix.''

 

N'est-ce pas oublier avec quelque légèreté que la tolérance, le “fait du prince”, privilège du Roy qui pouvait tolérer aujourd'hui ce qu'il pouvait décider de ne plus tolérer demain, est à l’origine des plus atroces injustices, expulsions, persécutions, guerres de religion et autres actes de barbarie qu’a connus notre pays.

Cette tolérance, réclamée à juste titre, par défaut, par le grand Voltaire en son temps, a été heureusement dépassée depuis par les législateurs de 1789, qui l’ont écartée, instituant les prémices de la laïcité en France par l'article 10 de la Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen. (Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.) 

La loi de 1905 des Briand, Buisson et Jaurès, a, quant à elle, couronné (humour!) cet article en donnant à tous les citoyens la jouissance de la plus grande liberté individuelle qui soit: la liberté de penser dont découle le libre exercice du culte de leur choix.

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs, depuis décembre 1905, le “temporel” et le “spirituel'' dont le mariage (concordat, théocratie etc.), appelé de ses voeux, semble-t-il,  par le titre de l’article de HPI, fut historiquement à l’origine des plus grands affrontements civils, ne sont heureusement plus associés. Ils sont séparés pour le bien, le salut et la paix de tous.

Ce que résume toujours parfaitement la formule du grand écrivain et libre penseur Victor Hugo: “L'Etat chez lui, l'église chez elle''.

Encore fallait-il le rappeler.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs, nos salutations laïques et républicaines.

 

Pour la Libre Pensée 04, son président,

Marc Pouyet

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commentaires:

Boulegan vient de réagir à l'article "Lettre aux élus concernés par l'article de HPI (15-21 juillet 2016) “TEMPOREL et SPIRITUEL naturellement associés''" :

réponse à:Rancune tenace?

Il ne s'agit pas de cela. L'affaire est bien plus sérieuse:

Regardez comme l'assassinat d'un prêtre est saisi, l'occasion faisant le larron, par des hommes politiques de droite comme de gauche pour instrumentaliser l'islam en France, aux fins de généraliser le concordat de 1801 à toute la France par le financement public. Sachez, comme il est rappelé en début de blog, que la loi Debré de 1959 détourne chaque année plus de 7 milliards d'euros de fonds publics rien que pour l'enseignement catholique!

Que les élus respectent à la lettre et dans l'esprit les articles 1 et 2 de la loi de 1905 et la république se portera bien mieux!

G.Bruno pour la Libre Pensée 04

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Communiqués FNLP & LDH: Contre la barbarie et pour la levée de l’état d’urgence !

24 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

Contre la barbarie et pour la levée de l’état d’urgence !

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne le sauvage acte terroriste de Nice qui fait plus de 80 victimes et de nombreux blessés. Elle dénonce cette barbarie sans précèdent comme un acte odieux et assure les victimes de sa pleine et entière solidarité dans des circonstances dramatiques.

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée a signé la déclaration publique d’une centaine d’associations qui s’oppose à la prolongation ad vitam de l’état d’urgence liberticide et antidémocratique.

 

Voici cet appel :

 

ET SIX MOIS DE PLUS !

 

Communiqué du collectif « NOUS NE CÉDERONS PAS ! »

 

Une nouvelle fois, la France vient d’être confrontée à l’horreur des attentats. Face au nombre de victimes, aux circonstances et au mode opératoire choisis, nous ne pouvons que ressentir colère et douleur.

 

La réponse gouvernementale, formulée au soir même de cet acte odieux, consiste à proroger une quatrième fois l’état d’urgence pour une durée d’au moins six mois. Après s’être livrés à une lamentable surenchère sécuritaire et démagogique, les parlementaires ont avalisé à une très large majorité cette prorogation d’un état d’urgence sans fin, aggravé par des dispositions qui accroissent encore les possibilités d’arbitraire ou qui valident des mesures sans rapport avec l’objet du texte

 

Ainsi, les perquisitions administratives vont reprendre et même les enfants deviennent des suspects potentiels puisqu’ils pourront être retenus pendant quatre heures au cours d’une perquisition ! Ces dispositions viendront s’ajouter à celles prévues par la toute récente loi sur la réforme de la procédure pénale, mais aussi par toutes les lois sécuritaires votées depuis une vingtaine d’années.

 

Alors que le dernier rapport parlementaire sur l’état d’urgence a montré la portée limitée d’un régime qui se voulait d’exception, la France va donc s’installer de façon durable dans une situation qui marginalise chaque jour davantage le rôle du juge judiciaire, garant des libertés individuelles, au profit du seul pouvoir exécutif. Nous savons, aujourd’hui, que l’état d’urgence a été utilisé pour autre chose que la lutte contre les actes de terrorisme, notamment pour empêcher des manifestations et assigner à résidence des militants politiques sans que tout cela ait le moindre rapport avec la lutte contre les actes de terrorisme.

 

Plus que jamais, il convient de rappeler qu’il n’y a pas à choisir entre sécurité et liberté, sauf à entrer dans un marché de dupes qui, à terme, ne garantit ni l’une ni l’autre.

 

Depuis le mois de novembre 2015, nous refusons de céder à la peur parce que celle-ci génère amalgames, discriminations et fractures au sein même d’une société légitimement inquiète et traumatisée. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, il convient d’abord de s’interroger sur ce qui, en amont, n’a pas marché. Le pays n’a pas besoin de nouvelles dispositions législatives ou d’une pérennisation de l’état d’urgence. Il doit au contraire se retrouver autour d’une mobilisation citoyenne qui renforce la solidarité, les libertés et les valeurs portées par la démocratie.

 

Paris, le 20 juillet 2016

 

WWW.NOUSNECEDERONSPAS.ORG

* * *

La Fédération nationale de la Libre Pensée partage aussi pleinement le communiqué de la Ligue des Droits de l’homme du 21 juillet 2016. Celui-ci indique :

 

UNE PROCÉDURE D’EXCEPTION POUR UNE LOI D’EXCEPTION

 

Communiqué LDH

 

Les assauts de démagogie qui ont présidé aux débats sur la prolongation de l’état d’urgence ne peuvent dissimuler que les mesures décidées par le Parlement à l’initiative du gouvernement restreignent nos libertés, sans pour autant être un gage d’efficacité dans la lutte contre les actes de terrorisme.

 

La loi prorogeant pour une quatrième fois l’état d’urgence, qui va être adoptée cet après-midi, n’est pas seulement inutile, elle est dangereuse. Elle est dangereuse parce qu’elle pérennise une situation d’exception, parce qu’elle laisse à la discrétion du gouvernement le droit de manifester et accroît les pouvoirs de la police au point de justifier de retenir un enfant pendant quatre heures et de saisir les données personnelles sans réel contrôle puisqu’une nouvelle fois, le juge judiciaire est écarté.

 

Mais cette loi est aussi une atteinte directe au processus démocratique. En y intégrant des modifications pérennes du Code pénal, les parlementaires et le gouvernement ont institué une nouvelle manière de légiférer, dans la précipitation et au mépris de toute règle démocratique. Bien entendu, comme on peut s’y attendre, cette négation des principes du débat parlementaire ne sera pas soumise à l’appréciation du Conseil constitutionnel.

La LDH condamne absolument une loi d’exception adoptée par une procédure d’exception

 

Communiqués FNLP & LDH: Contre la barbarie et pour la levée de l’état d’urgence !

Télécharger « Etat urgence 6 mois de plus.pdf »

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La Raison n°613 chez nos abonnés...S'ABONNER EN LIGNE!

10 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

10 juillet 2016
Publications
La Raison n°613 chez nos abonnés

Le numéro de juillet-août de notre revue mensuelle sera bientôt à la disposition de nos abonnés. Pour ne pas manquer ce numéro. Vous pouvez l'acherter en ligne ou le commander dans notre librairie, au auprès des fédérations et groupes de la Liber Pensée

 

 

Extrait de l'éditorial de Jean-Sébastien PIERRE, président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

 

Combat social ici, cléricalisme là

Ce numéro de La Raison couvre les deux mois d’été. Je souhaite donc évidemment à tous nos lecteurs les moments de repos estivaux auxquels chacun aspire après une année de travail ou d’intervention militante bien remplie. Le jeu normal de la préparation d’un mensuel fait que l’actualité lors de sa sortie n’est pas connue de ses rédacteurs. Ces lignes sont écrites en pleine réaction sociale des travailleurs et de leurs organisations contre la «  Loi Travail  » – contre laquelle la Libre Pensée s’est clairement prononcée. Nous avons pris cette position pour les mêmes raisons que tout le monde, face à la régression sociale qu’elle annonce. La Libre Pensée est partie prenante du mouvement social, opposée par principe à l’exploitation de l’homme par l’homme. Nous avons également exprimé notre opposition à la limitation de la liberté d’expression dans le secteur privé qu’elle contient sous la forme frelatée de la « laïcité dans l’entreprise ».

Peut-être, et je le souhaite, cette loi sera-t-elle balayée lorsque vous lirez cet éditorial.

Était-il un meilleur moment pour célébrer la Commune de Paris  ? Notre Secrétaire général David Gozlan l’a rappelé avec force lors du rassemblement au Mur des Fédérés en un Premier mai pas comme les autres. Tout en apportant le salut de notre Fédération nationale aux Confédérations syndicales issues du mouvement ouvrier, actuellement unies dans l’objectif du retrait de la Loi Travail, il a rappelé la gloire des 72 jours de décrets révolutionnaires adoptés par le peuple parisien, préfigurant les conquêtes futures. Les versaillais d’hier et d’aujourd’hui présentent volontiers la Commune comme une aventure isolée, coupée d’un territoire français qualifié de rural. Pourtant, avec la Commune de Paris se déclenchait la Commune de Lyon, l’embrasement du midi agricole et viticole, une véritable crise révolutionnaire que la répression parisienne et les gouvernements réactionnaires des débuts de la IIIe République ne continrent pas sans difficulté. Aujourd’hui, le pavé parisien résonne de la colère ouvrière, des pas de sa jeunesse et de ses organisations. C’est l’esprit de la Commune qui s’exprime.

Du côté de la Calotte, nous ne consacrons pas moins de sept pages à la rubrique  Religions. Notre camarade Francisco Delgado, Président de l’association Europa laica nous communique un  point de vue comparatif sur les mouvements «  Nuits debout  » et «  Podemos  », pour lui fortement empreints de l’influence de l’Église. À Lyon, Barbarin s’obstine, le « bon » pape François le couvre. La ligne ne varie pas d’un iota dans l’Évangile, la justice de Dieu est au-dessus de celle des hommes. Les crimes de l’Église continuent à être tus et protégés. Notre communiqué, reproduit en page 10, réaffirme notre position : devant les crimes pédophiles, d’où qu’ils viennent. La justice doit faire son œuvre, indépendamment de la nature des protections dont peuvent bénéficier les criminels. C’est la Séparation des pouvoirs, c’est la Séparation des Églises et de l’État. On ne peut ignorer, ce nonobstant, que l’Église catholique, qui couvre les crimes sexuels les plus abominables perpétrés en son sein, ose s’ériger en autorité morale pour l’ensemble de la société. Cela fait des siècles que cela dure, comment peut-on encore reconnaître cette vieille institution ultra-réactionnaire comme guide  ? Il n’y a guère, après la parution de l’encyclique Laudato si, le sénateur Europe-Écologie-Les-Verts Le Dantec s’extasiait : « Qu’une autorité morale de ce niveau rappelle à quel point la situation est grave donne de la crédibilité à nos thèses ». Extraordinaire, n’est-ce pas ? (...)

 

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Lettre ouverte de la Libre Pensée A monsieur Jean-Marc Todeschini Secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Défense

10 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

Lettre ouverte de la Libre Pensée  

A monsieur Jean-Marc Todeschini

Secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Défense,

Chargé des Anciens combattants et de la Mémoire :

Allez-vous interdire la

Chanson de Craonne en France ?

 

 

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

 

L’interdiction de la Chanson de Craonne, que vous avez décidée lors des cérémonies commémoratives de la bataille de la Somme le 1er juillet 2016, a scandalisé non seulement les libres penseurs pacifistes et internationalistes que nous sommes, mais, bien au-delà, elle a interrogé de très nombreux citoyens qui considèrent que ce chant appartient au patrimoine le plus populaire de notre pays et le plus digne de respect, parce qu’il est pour ainsi dire consubstantiel à la guerre de 1914-1918.

 

Faut-il rappeler que cette chanson a été en pleine guerre l’objet d’investigations policières, pour en découvrir  alors le parolier et le châtier de façon à lui interdire la récidive, c’est-à-dire en vue de le traduire en Conseil de guerre et d’  obtenir si possible qu’il soit passé par les armes comme « Fusillé pour l’exemple ? »

 

Sommes-nous revenus au temps de la Guerre d’Algérie ? 

 

Vous avez eu des prédécesseurs de triste renommée dans la censure sur le même sujet en pleine guerre d‘Algérie. Quand Stanley Kubrick réalisa son extraordinaire film Les Sentiers de la Gloire, il fut interdit en France pendant des décennies. Y aurait-il un lien inavouable entre l’amnistie des « généraux félons de l’OAS » et l’interdiction de la Chanson de Craonne ? Celui du refus que soit honoré le droit de dire NON à la boucherie ? Celui du refus de la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale ? Celui du refus de la guerre et des massacres ?

 

Faut-il rappeler que cette chanson a connu un immense succès dans les tranchées ?  Cette chanson, vous le savez, n’a rien à voir avec une simple rengaine passée de mode et à laquelle nos contemporains seraient devenus indifférents. Non. Mille fois non. Tout au contraire. Il s’agit d’une chanson pleine d’un sens profond ayant su traduire l’état d’esprit des combattants de la Première guerre mondiale, tant elle est empreinte d’une nostalgie poignante et d’un esprit de révolte contre des ordres absurdes, dont la guerre de 1914-1918 n’a pas manqué, comme la majorité des historiens modernes s’accordent désormais à le dire .

 

Cette chanson a bravé le temps et l’oubli. Il n’est pas excessif de dire qu’elle a pris un caractère symbolique et qu’à elle seule, elle exprime l’immense désespoir et l’immense colère de ces centaines de milliers de jeunes hommes voués à sacrifier, qui leur vie, qui leur intégrité physique, qui leur santé mentale, pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.

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Discours de Nicole Aurigny, vice-Présidente de la Libre Pensée au rassemblement en hommage au Chevalier de la Barre à Abbeville, le 3 Juillet 2016

7 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

Discours de Nicole Aurigny,

vice-Présidente de  la Libre Pensée

Au rassemblement en hommage au Chevalier de la Barre

A Abbeville, le 3 Juillet 2016

 

Discours de Nicole Aurigny,  vice-Présidente de  la Libre Pensée  au rassemblement en hommage au Chevalier de la Barre  à Abbeville, le 3 Juillet 2016A l’initiative du Groupe La Barre de la Libre Pensée d’Abbeville, se tient chaque année un rassemblement et une manifestation en hommage au Chevalier de la Barre, assassiné par la réaction cléricalo-monarchiste et brulé en place publique, le 1er juillet 1766. Une centaine de laïques et de libres penseurs étaient présents à Abbeville le 3  juillet 2016.

 

 

 

  «  Citoyennes, citoyens, chers amis, cher camarades,

Un des attendus du jugement qui a amené le Chevalier de La Barre au bûcher était « d’avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le Dictionnaire philosophique du sieur Voltaire. » Et ce livre, nous le savons, fut brûlé en même temps que le Chevalier.

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FRANCE CULTURE: Dominique Dattola Interviewé par David Gozlan, secrétaire général de la Libre Pensée [

7 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

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 Le Dimanche 10 Juillet 2016 à 09:40 
 


Émission : " Divers aspects de la pensée contemporaine "

 

Invité : Dominique Dattola


Interviewé par : David Gozlan, secrétaire général de la Libre Pensée


Réalisation : Dany Journeau


Technique : Pierre Montagné


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  www.les3viesduchevalier.org
AZOTH Studio - Compagnie Cinématographique de Provence & de Partout
Autorisations CNC : Distribution n°03628 / cinedi & Editions Audiovisuelles n° 2071
 Maison de la Vie Associative du Pays d'Aix - Casier n°137
Lou Ligourès, Place Romée de Villeneuve 13090 Aix-en-Provence France

Tél : 00 33 (0)9 82 20 31 87 - Courriel : contact@les3viesduchevalier.org
Site Web AZOTH Studio : http://azothstudio.wix.com/azothstudio
Site du film : Les 3 Vies du Chevalier : www.les3viesduchevalier.org  Réservation Projections DCP en salles de cinéma agréées : http://goo.gl/forms/gL0kJguueP
Vidéoprojections DVD hors salles agréées : ADAV EUROPE Tél. : + 33 (0) 1 43 49 49 58 – distribution@adaveurope.com --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
   
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Bataille de la Somme : 1916 – 2016 443 070 victimes Et toujours 19 Fusillés pour l’exemple non-réhabilités !

4 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

4 juillet 2016
Communiqués
Bataille de la Somme : 1916 – 2016
443 070 victimes
Et toujours 19 Fusillés pour l’exemple non-réhabilités !

Une nouvelle fois, après l’anniversaire de la Bataille de Verdun, le fossoyeur de la Justice pour les Fusillés pour l’exemple de la Guerre de 1914-1918 a commis son forfait de silence pour le 100éme anniversaire du déclenchement de la Bataille de la Somme. Messieurs Hollande, Valls et leur gouvernement se sont faits derechef les complices des assassins.

Chaque cérémonie apporte un peu plus dans l’ignoble. Voici ce que rapporte le Courrier Picard du 3 juillet 2016 : « Couac à Fricourt ce vendredi 1er juillet. Si les 600 à 700 participants retiendront une belle cérémonie hommage aux Allemands, en coulisses les rouages étaient grippés. Le secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini a refusé que soit entonnée la Chanson de Craonne, appel à la grève des soldats contre  ''Tous ces gros qui font la foire (…) feraient mieux de monter aux tranchées pour défendre leur bien, car nous n’avons rien''  ».

LIRE LA SUITE... Télécharger « Bataille de la Somme.pdf »

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Cachez-moi ces grévistes aux armées que "Nous ne saurions voir!"....Un article du Courrier Picard

4 Juillet 2016 , Rédigé par librepensee04

Un article du Courrier Picard sur le lien:

http://www.courrier-picard.fr/region/le-secretaire-d-etat-interdit-la-chanson-de-craonne-ia0b0n808908

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LA CHANSON DE CRAONNE CENSUREE: UNE EMISSION DE FRANCE MUSIQUE

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Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Refrain
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

au Refrain

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

Refrain
Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

 

Cachez-moi ces grévistes aux armées que Nous ne saurions voir!....Un article du Courrier Picard

 

 

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Erich Maria REMARQUE: " L'ENNEMI"

Cachez-moi ces grévistes aux armées que Nous ne saurions voir!....Un article du Courrier PicardLa guerre - La Grande Guerre -, et la vie qui reprend. L'inhumanité des combats, le difficile retour à la vie civile, les souvenirs obsédants. Dans ces six nouvelles qui parurent après son exil aux Etats-Unis, l'auteur de "A l'ouest rien de nouveau" montre à quel point le militarisme et le nationalisme sont des machines à décerveler et à tuer et livre un réquisitoire sans didactisme et sans pathos contre la bêtise et l'inutilité de toutes les guerres.

 

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