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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
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ALERTE ! Ils sont en train de détruire l’Ecole publique laïque ! Il faut les arrêter ! Posté le24 septembre 2020Auteuradmin

24 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

ALERTE ! Ils sont en train de détruire l’Ecole publique laïque ! Il faut les arrêter !

La Libre Pensée combat depuis toujours pour la défense et le respect de la loi de séparation de décembre 1905 et pour l’abrogation de la loi Debré qui permet chaque année, en détournant près de 12 milliards d’euros, de financer l’enseignement privé catholique !

La Libre Pensée n’est pas indifférente face aux coups de boutoir que les gouvernements font subir à l’Ecole publique. Défendre la laïcité, c’est aussi défendre l’Ecole publique qui en est l’un des piliers.

En cette rentrée 2020, après 3 mois de fermeture et de mesures présentées comme exceptionnelles, la Libre Pensée est amenée à faire un constat et pose la question : que reste-t-il de l’École publique de l’instruction, des enseignements disciplinaires, du baccalauréat ? Qu’est-ce qui a changé ?

Le ministre Blanquer, qui applique la loi de « transformation de la Fonction publique », accélère le transfert des responsabilités vers les collectivités locales. On parle de fonder de nouveaux partenariats avec ces collectivités. La territorialisation de l’école se poursuit.

Vacances apprenantes et 2S2C (sport, santé, culture, civisme)

Le dispositif 2S2C aggrave la confusion entre le scolaire et le périscolaire et, de fait, transforme l’école en garderie municipale. Il tente de remplacer les horaires disciplinaires par des activités périscolaires.

Ainsi, le gouvernement fait entrer des associations et collectivités dans les établissements. Des organismes privés pourraient ainsi sous-traiter ces activités avec des animateurs (sans véritable qualification ni statut). N’est-ce pas là un banc d’essai ?

Ajoutons que le gouvernement n’a prévu aucun moyen supplémentaire pour 2020-2021 alors qu’il y aura 22.484 élèves de plus dans le 2nd degré et que 440 postes d’enseignants seront supprimés ! Dans le même temps, le gouvernement débloque 200 millions pour les « vacances apprenantes ».

L’école à distance… ou une société sans institution scolaire, service public de l’Etat ?

Après le confinement imposé, le ministre Blanquer tente de généraliser le « travail distanciel« . Il n’a rien inventé. Déjà, en 1992, l’article 126 du traité de Maastricht visait à encourager le développement de l’éducation à distance.

Le télé-enseignement présente de nombreux avantages et permet de faire d’énormes économies budgétaires :

  • Les personnels fournissent le matériel, paient l’accès à Internet, le téléphone, le chauffage, etc.
  • Au lieu de travailler avec une classe de 30 élèves selon un horaire défini par son statut et les programmes, un enseignant peut télé-travailler avec plusieurs centaines d’élèves.

De nombreuses entreprises on déjà saisi l’opportunité du numérique et comprit la possibilité de faire de gigantesques profits. Ils n’ont rien à faire de la transmission des connaissances.

Le Ministère a prévu d’organiser des stages de formation sur le numérique dans plusieurs académies. Microsoft a mis la main sur Datasense (plate-forme destinée aux éditeurs et fournisseurs de solutions pour le monde de l’éducation qu’aux écoles et aux enseignants). A quand des « programmes élaborés par ces trusts ?

C’est l’externalisation et l’ubérisation de l’enseignement. Voilà pourquoi Macron- Blanquer veulent casser le statut des enseignants et parlent de la redéfinition du métier.

Réforme du lycée – Parcoursup – Baccalauréat 2021

Le maintien de la réforme du lycée va porter un coup de grâce au baccalauréat.

En 2021, il intègrera une évaluation commune au sein d’un établissement avec contrôle du conseil d’administration dans lequel siègent les élus politique, les associations de parents.

C’est la fin du bac comme diplôme national – 1er grade universitaire – permettant à un lycéen(ne) l’accès à la filière de son choix à l’université. C’est la territorialisation du diplôme.

Parcoursup n’est rien d’autre que le moyen d’empêcher l’accès à l’université pour des milliers de lycéens. Cette année encore, des milliers de lycéens sont sans affectation ou avec des propositions ne correspondant pas à leurs vœux (selon le Ministère lui-même, fin juillet 80.000 lycéens, soit 18%, étaient sans affectation).

Parcoursup, diplôme local sans valeur, voilà les moyens d’organiser une sélection brutale. Voilà pourquoi le gouvernement a mis en place un dispositif « apprentissage » de 18 à 30 ans et cherche à liquider les LEP au profit des CFA patronaux.

Réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage… ou loi de privatisation ?

Loi Avenir professionnel (2010), « écoles de production« … ce sont des établissements privés (au nombre de 32) considérés comme contribuant à l’emploi des jeunes et reconnus par l’État depuis septembre 2018. En fait, ce sont des écoles-usines. Dans la région lyonnaise, ce son 150 PME qui font leurs commandes à l’école.

Ces écoles qui concernent les lycées professionnels sont créées par les entreprises avec le soutien des chambre de commerce et d’industrie et font travailler les jeunes gratuitement (et sans statut scolaire).

Une école qui instruise, développe l’esprit critique… ou formate les consciences ?

Service national universel, civisme, écoles « Espérance banlieues », un arsenal pour endoctriner.
Même si le gouvernement a rencontré d’énormes difficultés pour la généralisation du SNU, il n’a pas renoncé. Les enseignants seront sollicités pour encadrer au même titre que les militaires. Les internats seront mis à contribution pour héberger les jeunes de 16 ans.

Levées des couleurs, Marseillaise… les jeunes devront réaliser une mission d’intérêt général (au sein d’une maison de retraite, service de pompiers, etc.) Que dira-t-on aux jeunes dans les modules obligatoires « Sécurité, défense et mémoire » ?
C’est l’endoctrinement, la caporalisation de la jeunesse. La place des jeunes n’est pas dans le SNU, mais dans une véritable école, à l’université. Ils veulent étudier, se former pour un vrai travail, un vrai salaire. Ils ne veulent pas du retour des chantiers de jeunesse version Macron. Le SNU doit être abandonné.

Les buts des responsables du dispositif « écoles Espérance banlieues » sont clairs :

  • Reconstruire une unité nationale sur les valeurs morales du catholicisme
  • L’ »éducation civique » insiste sur l’amour de la nation et de la famille. Port de l’uniforme, remise de médailles, salut au drapeau…
    Le sinistre Darcos leur avait accordé un statut d’utilité publique en 2007, ce qui permet d’obtenir des fonds défiscalisés (donc une aide publique).

Ces écoles, soutenues par la BNP Paribas, Auchan, Thalis, Bouygues, la Fondation Bettencourt, Axa et la Société Générale, font l’admiration de Laurent Wauquiez et de François Baroin. Rien d’étonnant !
Nous ne voulons pas de cela. Nous ne sommes plus à l’époque du fascisme et du régime de Vichy !

L’école publique est en danger de mort !

Il appartient à tous ceux qui sont attachés à la liberté de conscience, à la République, à la démocratie et à la laïcité de la défendre.

La Libre Pensée prend toute sa place dans ce combat.

Jacques FassiéMichel EliardQuentin DauphinéFrançois Chaintron et Alain Jouannet.

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Charte de laïcité NON! La laïcité ne doit pas être dévoyée pour nous diviser.

24 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

La laïcité ne doit pas être dévoyée pour nous diviser. 

 Les signataires de ce texte sont tous engagés dans des combats sur différents terrains. Nous sommes tous cependant attachés à la laïcité, donc à la loi de 1905. 

Aussi, nous estimons que l’édifice de libertés de conscience construit au fil du temps et des combats menés par nos ainés, parfois de manière douloureuse, permet aujourd’hui à chacun d’exercer son libre arbitre. Dans ces conditions, nous estimons que toute tentative de modifier la loi de 1905 ou de tordre la laïcité pour en faire un outil de division, ou de suspicion en direction de certains de nos concitoyens ne rentre pas dans le champ du combat pour son renforcement. 

 La Laïcité impose la neutralité à l’Etat et aux institutions de la République vis-à-vis des religions, dont elle n’assure ni le financement ni la promotion. C'est à ces institutions que s’imposent les obligations laïques de neutralité et non aux associations. 

En revanche, les citoyens ont la liberté de conscience, et notamment ont le droit d’avoir leur point de vue sur la laïcité, libre à chacun d’avoir son avis propre. 

 Donc exiger des associations de signer « la charte de la laïcité » élaborée sous la direction de Macron et prévue dans la « loi contre le séparatisme », et de conditionner à ceci l’attribution de subventions, voire pire, d’aller regarder ce qu’elles disent et ce qu’elles font, tout cela n’a rien à voir avec la laïcité. 

 La laïcité, c'est le respect de la liberté de conscience. Comment pourrait-on forcer les consciences en imposant une vision de la société au nom de la laïcité ? Une charte de la laïcité, c'est l'oxymore de la liberté d'expression garantie par l’article 10 de la déclaration des droits de l’Homme de 1789. 

 Le Maire de Montpellier et Président de la Métropole veut que Montpellier soit la première ville à faire signer cette charte de la laïcité aux associations sous peine de leur refuser des subventions. 

 Nous lui demandons instamment de renoncer à ce projet qui viserait à vérifier et contrôler les opinions des citoyens, ce qui n’est ni le rôle ni le but de la laïcité. 

 

Télécharger « lettre ouverte (1).pdf »

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DANS LA PRESSE:

https://www.francebleu.fr/infos/societe/un-collectif-demande-au-maire-de-montpellier-de-renoncer-a-la-charte-de-la-laicite-1600778292

https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-la-charte-de-la-laicite-contestee-par-plusieurs-associations_36276284.html

https://www.midilibre.fr/2020/09/23/pour-les-laics-hors-de-question-de-signer-la-charte-de-la-laicite-9089517.php

https://www.lamuledupape.com/2020/09/23/charte-de-la-laicite-le-militantisme-montpellierain-met-une-gauche-a-delafosse/

https://lepoing.net/le-sherif-delafosse-se-fait-bousculer-sur-la-laicite/

https://jnews-france.fr/un-collectif-demande-au-maire-de-montpellier-de-renoncer-a-la-charte-de-la-laicite 

 

 

 

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Intervention de Pierre Roy, lors de la journée commémorant les 130 ans du monolithe républicain de Villebois dans l’Ain, le samedi 12 septembre 2020

23 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

Intervention de Pierre Roy, président de la Fédération nationale des Associations des Amis des monuments pacifistes, républicains et anticléricaux, lors de la journée commémorant les 130 ans du monolithe républicain de Villebois dans l’Ain, le samedi 12 septembre 2020

 

Clic!--->  Télécharger « Septembres 2020 Il ne faut pas s'étonner[1640].doc »

 

 

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Intervention de Pierre Roy, lors de la journée commémorant les 130 ans du monolithe républicain de Villebois dans l’Ain, le samedi 12 septembre 2020

23 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

Intervention de Pierre Roy, président de la Fédération nationale des Associations des Amis des monuments pacifistes, républicains et anticléricaux, lors de la journée commémorant les 130 ans du monolithe républicain de Villebois dans l’Ain, le samedi 12 septembre 2020

 

Clic!--->  Télécharger « Septembres 2020 Il ne faut pas s'étonner[1640].doc »

 

 

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Intervention de Pierre Roy, lors de la journée commémorant les 130 ans du monolithe républicain de Villebois dans l’Ain, le samedi 12 septembre 2020

23 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

Intervention de Pierre Roy, président de la Fédération nationale des Associations des Amis des monuments pacifistes, républicains et anticléricaux, lors de la journée commémorant les 130 ans du monolithe républicain de Villebois dans l’Ain, le samedi 12 septembre 2020

 

Clic!--->  Télécharger « Septembres 2020 Il ne faut pas s'étonner[1640].doc »

 

 

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Vu sur la 2/Loi de 1905: Toute la Loi! Rien que la loi!

21 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

LOI de 1905

Article 1er : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci après dans l’intérêt de l’ordre public.

Article 2 : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

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20 septembre : Journée internationale de la Libre Pensée

21 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

Journée internationale de la Libre Pensée

Le 20 septembre est la Journée internationale de la Libre Pensée. Elle est organisée sur tous les continents.
A cette occasion, vous trouverez ci-joint le Discours qui est prononcé à cette occasion dans les rassemblements organisés par la Libre Pensée
La Libre Pensée est aussi aux avant-postes pour défendre la laïcité. Vous trouverez aussi un article déposé sur le blog de la Libre Pensée de Médiapart qui analyse l’ouvrage « encensé » par tous les antimusulmans du moment, celui de Jean-Pierre Obin
La Libre Pensée appelle à la vigilance laïque et à ne pas lâcher la proie pour l’ombre.
La Libre Pensée

Discours de la Libre Pensée française à l’occasion des rassemblements de la Journée internationale de la Libre Pensée du 20 septembre 2020

Chers amis, chers camarades,

Nous célébrons aujourd’hui la Journée internationale de la Libre Pensée. Je vous rappelle que cette initiative fut prise au deuxième congrès international de l’Association Internationale pour la Libre Pensée, à Mar Del Plata en Argentine en novembre 2011. Depuis, nous n’y avons pas failli.

Le 20 septembre est placé sous les figures tutélaires de Simon Bolivar et Giuseppe Garibaldi, libérateurs de l’Amérique latine. Garibaldi a été surnommé « le héros des deux mondes » en raison de son action en Amérique latine et en Italie.

Le 20 septembre 1870, les troupes italiennes prennent Rome en y pénétrant par la brèche de la Porta Pia (peinture de Carlo Ademollo).

Le 20 septembre 1870, Rome était rattachée à l’Italie. Les troupes italiennes rentrent dans la cité papale par la porte Pia. C’était la fin des états pontificaux, et l’abolition du pouvoir temporel du Pape désormais cantonné dans le domaine privé du Vatican. Il ne faudra rien moins que le fascisme mussolinien pour tenter de faire de cette propriété de l’Église un pseudo-état. Nous savons qu’au contraire de ce que l’on nous affirme çà et là, il n’en est rien, et que les arguties visant à présenter Bergoglio comme un chef d’état ne sont que fadaises. Oui, les papes ont perdu leur pouvoir dit temporel, il est à souhaiter que les Églises perdent le leur partout sur la planète. Les libres penseurs, humanistes et athées du monde entier y œuvrent, tel est le sens de notre célébration d’aujourd’hui.

Mais pour autant, le pouvoir spirituel garde encore une trace non négligeable dans les institutions internationales par la reconnaissance du Saint-Siège, comme observateur, mais davantage encore, à l’OIT comme à l’Unesco où des prêtres sont officiellement responsables.

 

Chers amis, chers camarades,

Ce 20 septembre 1870, en Italie, le Temporel reléguait pour un temps le Religieux à la sphère privée. Aujourd’hui, en France, force est de constater que nous sommes loin du respect de cette séparation entre les Églises et l’État.

Nous nous souvenons tous du discours d’Emmanuel Macron au Collège des Bernardins où il appelait à «réparer le lien entre l’Église et l’État ». Il a été visiblement entendu, puisque nous constatons que depuis les récentes élections municipales, certaines municipalités ont créé, de toutes pièces, des postes d’adjoints aux cultes ou à la spiritualité.

Nous constatons aussi que le nouveau Ministre de l’intérieur ne cesse de se présenter comme le Ministre des cultes, alors que cette fonction a été abolie par la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’État. La nostalgie de la République n’est visiblement plus ce qu’elle était.

Il n’existe plus de Ministère des cultes depuis la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Monsieur Darmanin semble l’avoir oublié… ou ne pas en tenir compte.

Nous vivons une période où les mots n’ont plus guère de sens. C’est ainsi que le mot « laïcité » est employé pour lui faire dire le contraire de ce qu’il veut dire. La laïcité, c’est le respect absolu de la liberté de conscience et d’expression de cette conscience. Dans la sphère publique, les agents des services publics sont tenus à un devoir de neutralité, car ils représentent l’État. Mais chacun est libre dans la sphère privée d’exprimer ses idées et opinions.

Chacun est libre de s’associer avec qui il veut pour promouvoir ses idées. C’est ce qu’on appelle la liberté d’association qui a été instituée par la grande loi de 1901. Aujourd’hui, on entend ce gouvernement dire qu’il faudrait partager sa conception « de la République et de la laïcité » pour percevoir des subventions publiques. C’est le règne de l’argent-roi à tous les niveaux.

Il fut une époque où les tenants du Concordat, qui faisait des religions des services publics et des religieux des fonctionnaires, disaient clairement : « Qui paie commande ». C’était le temps du servage intellectuel. La conscience était alors sous le boisseau de la sébile. S’il faut partager les mêmes « valeurs » que ce gouvernement pour percevoir des subventions publiques, où est la démocratie, où est la liberté, où est l’égalité ?

Ils veulent imposer le carcan de la pensée unique où tout le monde doit avoir les mêmes « valeurs », les mêmes idées et les associations doivent dire toutes la même chose. Et si cela ne se fait pas, les kapos télévisuels nous rappellent à l’ordre, en attendant que la répression s’intensifie encore plus.

Sous couvert d’ordre sanitaire, les forces de répression sont partout, tout le temps. On a même vu des policiers rentrer dans des écoles pour vérifier que les enfants portaient bien « comme il faut » le masque. Même sous Vichy, l’École est restée un quasi-sanctuaire, sauf là où on disait « Au revoir les enfants ». On a vu des salariés brutalisés par les forces de répression pour la même raison. Et pendant ce temps-là, le gouvernement s’en donne à cœur joie pour réprimer, interdire, encadrer, nasser les manifestations et les rassemblements de ceux qui osent contester son ordre et sa politique.

On ne parvient à augmenter la somme des libertés dont on jouit qu’à condition de savoir défendre celles qu’on possède déjà. Or, nos libertés sont gravement menacées, comme l’a établi le récent Congrès de la Libre Pensée. Je vous invite à lire attentivement notre nouveau numéro d’Arguments sur les libertés, disponible gratuitement sur notre site internet. Il est éclairant pour voir où nous en sommes arrivés dans la dérive totalitaire.

 

Chers amis, chers camarades,

Dans tous les pays du monde, on a assisté aux mêmes scènes de superstition religieuse où c’était à qui brandirait son gri-gri totémique pour conjurer la COVID 19. Et dans le même temps, les religions et les religieux dérogeaient aux règles sanitaires que les gouvernements imposaient à la population dans son ensemble.

C’est pourquoi, l’Association internationale de la Libre Pensée envisage de rédiger un Livre noir mondial de la pandémie pour examiner en détail les collusions entre religions et États dans cette affaire et de mettre en lumière la répression des uns et les privilèges des autres. Pas un continent n’a été épargné par cette vague obscurantiste.

Nous voulons constituer une gigantesque commission d’enquête à travers tous les pays et les continents.

Nous allons commencer en Europe pour montrer la nocivité des 14 Concordats, dont nous exigeons l’abrogation pure et simple. Nous allons proposer à toutes les associations avec qui nous entretenons des relations amicales et d’actions de se réunir dans le cadre de la campagne européenne contre les concordats pour établir ce constat dans une conférence européenne.
Nous allons aussi nous adresser à nos associations sœurs aux États-Unis pour qu’elles nous informent de ce qui s’est passé et de ce qui se passe encore sur ce continent.

Notre Congrès mondial sur l’Enseignement n’a pu se tenir en ce mois de septembre 2020 comme prévu. Ce n’est que partie remise, il devrait se tenir l’année prochaine sur le même thème et aussi en Espagne.

Nous voulons remettre l’humain au cœur de sa destinée. Nous pensons comme Jacques Prévert :

« La paon fait la roue
Et hasard fait le reste.
Dieu s’assoit dedans
Et l’homme le pousse »

Chers amis, chers camarades,

En ce lieu, évoquons aussi notre combat pour la réhabilitation pleine et entière des Fusillés pour l’exemple de la guerre impérialiste de 1914-1918. C’est un combat majeur de notre association, un combat contre le sabre allié au goupillon. Un combat pour que le soldat reste un citoyen et non un sujet ligoté par l’obéissance dans une institution de non-droit, la « Grande muette », l’armée toute puissante face à l’individu incorporé.

Nous sommes sur le point de faire déposer à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour la réhabilitation collective des Fusillés, par au moins trois groupes parlementaires. Il faudra dans les prochaines semaines se mobiliser pour interpeller tous les Députés de toutes les circonscriptions pour qu’ils votent cette proposition.

Répétons ce que nous avons dit à Chauny dans l’Aisne, le 20 avril 2019, en inaugurant le Monument en hommage aux Fusillés:

« Nous dresserons le tableau exact de ceux qui prendront position ou pas. Et nous saurons nous rappeler au bon souvenir de tous lors des prochaines échéances électorales. Puisque l’Exécutif s’est déshonoré publiquement, nous nous adressons au Législatif qui est censé représenter la volonté du peuple. Nous verrons donc ce qu’il en est réellement. Il y a les mots et il y aura les faits.

Nous ne céderons pas sur cette exigence, car ce que nous voulons en obtenant la réhabilitation collective, c’est la reconnaissance du droit de dire NON à la mort, NON à la guerre, NON à la barbarie militariste.

En rendant justice aux morts du passé, nous voulons sauver les vivants d’aujourd’hui et de demain. »

Autour du 11 novembre 2020, nous organiserons comme d’habitude plus d’une centaine de rassemblements pacifistes devant des monuments pour la Paix et contre la guerre ou dans des lieux symboliques. Cette année, nous ouvrirons nos rassemblements à tous celles et à tous ceux qui agissent avec nous contre l’embrigadement généralisé de la jeunesse à travers le Service National Universel et nous leur donnerons la parole.

Bien entendu, on ne peut clore cette allocution sans évoquer l’objet de tous nos efforts, depuis plus de deux ans, sur le sol de notre pays : une manifestation nationale la défense de la loi de 1905 à l’occasion de la tentative gouvernementale de la réviser gravement.

Lors de notre Congrès national virtuel, nous avons pu mesurer l’engagement de nombre de Fédérations départementales pour son succès. Nous avons reçu l’annonce de soutiens de poids dans le monde associatif, philosophique, syndical et politique.

C’est le mouvement laïque historique qui se reconstitue. C’est le Serment de Vincennes qui revient en mémoire de tous. Et oui, camarades, les rythmes de l’Histoire sont parfois très lents, et, comme l’activité des volcans connaissent de longues phases de silence. Mais le sentiment laïque est toujours présent, et nous avons œuvré patiemment à son réveil. Nous allons tenir cette place indispensable de conscience du mouvement laïque. Camarades, sans exclusive, sans tractations occultes, dans le respect de la personnalité de chacun, traduisons ce mouvement qui se construit dans chacune de nos Fédérations.

Ni dieu, ni maître ! A bas la Calotte ! Vive la Sociale !

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La Libre Pensée reçoit sur France Culture : Littérature, cinéma et crise sociale

16 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

La crise sociale est aujourd'hui un thème central dans la littérature et le cinéma. La Libre Pensée qui entend œuvrer à l’émancipation de l’homme dans tous les domaines, ne pouvait que s’intéresser à cette question devenue cruciale.

Charlot mange sa chaussure. Photo extraite de La ruée vers l'or (1925)Charlot mange sa chaussure. Photo extraite de La ruée vers l'or (1925)

Il est plus fréquent aujourd’hui de rencontrer des jeunes gens, modernes forcément modernes,  se lancer dans la création d’une « start up », miroir aux alouettes, moderne lui aussi, que dans celle d’une revue culturelle. C’est le cas de Marie Gué, de Pierre Polygone et de toute leur équipe de jeunes passionnés de littérature, de cinéma, d’art, à l’origine d’une belle aventure nommée « Zone Critique ».

Zone Critique, c’est aussi, depuis peu, le pari de la pensée. C’est avoir l’audace, contre la modestie qu’exige le relativisme libéral, de démontrer qu’il est (encore) possible d’avoir des Idées. A l’abri de la monotonie du « débat public », des fausses interrogations qu’il suscite et des tristes figures qui l’occupent, faire jour sur les rares espaces où la pensée reprends ses droits. En somme, rechercher partout où il est pratiqué le célèbre mot d’ordre « Sapere Aude » (« Ose savoir ») et œuvrer pour qu’il soit désiré de tous. 

A lire ce qu'écrivent ces jeunes esthètes, le libre penseur que je suis ne peut qu’être séduit. De tous temps, l’art, et en particulier la littérature, a traité de la crise sociale. On pense à Victor Hugo, John Steinbeck, Céline, ou aux contemporains François Bégaudeau ou encore Ken Loach. C’est pourquoi le numéro 1 de la revue papier « Zone Critique » est entièrement consacré à ce thème. Le dialogue entre « Zone Critique » et la « Libre Pensée » s’instaure donc naturellement. 

A lire

ZONE CRITIQUE - Rendre la culture vivante

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La Libre Pensée reçoit sur France Culture : Littérature, cinéma et crise sociale

16 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

La crise sociale est aujourd'hui un thème central dans la littérature et le cinéma. La Libre Pensée qui entend œuvrer à l’émancipation de l’homme dans tous les domaines, ne pouvait que s’intéresser à cette question devenue cruciale.

Charlot mange sa chaussure. Photo extraite de La ruée vers l'or (1925)Charlot mange sa chaussure. Photo extraite de La ruée vers l'or (1925)

Il est plus fréquent aujourd’hui de rencontrer des jeunes gens, modernes forcément modernes,  se lancer dans la création d’une « start up », miroir aux alouettes, moderne lui aussi, que dans celle d’une revue culturelle. C’est le cas de Marie Gué, de Pierre Polygone et de toute leur équipe de jeunes passionnés de littérature, de cinéma, d’art, à l’origine d’une belle aventure nommée « Zone Critique ».

Zone Critique, c’est aussi, depuis peu, le pari de la pensée. C’est avoir l’audace, contre la modestie qu’exige le relativisme libéral, de démontrer qu’il est (encore) possible d’avoir des Idées. A l’abri de la monotonie du « débat public », des fausses interrogations qu’il suscite et des tristes figures qui l’occupent, faire jour sur les rares espaces où la pensée reprends ses droits. En somme, rechercher partout où il est pratiqué le célèbre mot d’ordre « Sapere Aude » (« Ose savoir ») et œuvrer pour qu’il soit désiré de tous. 

A lire ce qu'écrivent ces jeunes esthètes, le libre penseur que je suis ne peut qu’être séduit. De tous temps, l’art, et en particulier la littérature, a traité de la crise sociale. On pense à Victor Hugo, John Steinbeck, Céline, ou aux contemporains François Bégaudeau ou encore Ken Loach. C’est pourquoi le numéro 1 de la revue papier « Zone Critique » est entièrement consacré à ce thème. Le dialogue entre « Zone Critique » et la « Libre Pensée » s’instaure donc naturellement. 

A lire

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La Libre Pensée reçoit sur France Culture : Littérature, cinéma et crise sociale

16 Septembre 2020 , Rédigé par librepensee04

La crise sociale est aujourd'hui un thème central dans la littérature et le cinéma. La Libre Pensée qui entend œuvrer à l’émancipation de l’homme dans tous les domaines, ne pouvait que s’intéresser à cette question devenue cruciale.

Charlot mange sa chaussure. Photo extraite de La ruée vers l'or (1925)Charlot mange sa chaussure. Photo extraite de La ruée vers l'or (1925)

Il est plus fréquent aujourd’hui de rencontrer des jeunes gens, modernes forcément modernes,  se lancer dans la création d’une « start up », miroir aux alouettes, moderne lui aussi, que dans celle d’une revue culturelle. C’est le cas de Marie Gué, de Pierre Polygone et de toute leur équipe de jeunes passionnés de littérature, de cinéma, d’art, à l’origine d’une belle aventure nommée « Zone Critique ».

Zone Critique, c’est aussi, depuis peu, le pari de la pensée. C’est avoir l’audace, contre la modestie qu’exige le relativisme libéral, de démontrer qu’il est (encore) possible d’avoir des Idées. A l’abri de la monotonie du « débat public », des fausses interrogations qu’il suscite et des tristes figures qui l’occupent, faire jour sur les rares espaces où la pensée reprends ses droits. En somme, rechercher partout où il est pratiqué le célèbre mot d’ordre « Sapere Aude » (« Ose savoir ») et œuvrer pour qu’il soit désiré de tous. 

A lire ce qu'écrivent ces jeunes esthètes, le libre penseur que je suis ne peut qu’être séduit. De tous temps, l’art, et en particulier la littérature, a traité de la crise sociale. On pense à Victor Hugo, John Steinbeck, Céline, ou aux contemporains François Bégaudeau ou encore Ken Loach. C’est pourquoi le numéro 1 de la revue papier « Zone Critique » est entièrement consacré à ce thème. Le dialogue entre « Zone Critique » et la « Libre Pensée » s’instaure donc naturellement. 

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