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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

IRELP: Nous sommes le jour anniversaire du Rassemblement de Vincennes contre la Loi Debré (19 juin 1960).

19 Juin 2020 , Rédigé par librepensee04

Irelp

  Gestionnaire de la Bibliothèque d'Entraide et Solidarité

 

204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris

 e-mail : irelp@laposte.net

 

 

 

 

 

 

Liaisons

 

 

 

N°2, 19 juin 2020                                                                

 

 

« Je fais le mal, et je suis le premier à brailler »
-  Shakespeare 
 

 

Sur la liberté de conscience

Voici le 2e numéro de Liaisons. Il semble que le premier ait été bien accueilli, au sens que certains de nos lecteurs aient jugé utile de le faire circuler. A dire vrai, l’approbation en circuit fermé ne nous concerne guère. Il ne s’agit pas d’être élogieux entre soi comme Diogène était vertueux en son tonneau. La pensée n’existe que tournée vers l’extérieur.


Une remarque a été faite et nous en comprenons, pensons-nous, la portée. Est-il bien judicieux que cette lettre soit non signée ? Certes, il ne faut pas verser dans la personnalisation mais … Le Conseil d’Administration de l’IRELP du 12 septembre discutera et tranchera. Il y aura peut-être une ou deux lettres avant cette décision mais décision il y aura et vous en connaitrez évidemment la teneur. Plus précisément, vous connaitrez le contenu de la discussion. Parce qu’une décision sans contenu, ma foi, autant envoyer un tambour-major…


Nous sommes le jour anniversaire du Rassemblement de Vincennes contre la Loi Debré (19 juin 1960).


Beaucoup - et c’est normal et ce sont leurs prérogatives - ont expliqué et expliquent beaucoup de choses, très souvent intelligentes. Peut-être même un peu trop. Pour notre part, IRELP, nous ne sommes qu’un Institut de Recherches et nous nous contentons banalement de publier (voire de republier) ici un article constituant un chapitre de Histoire de la Libre Pensée.


Quand Michel Debré prend la parole pour présenter la loi à laquelle il va donner son nom, ses premiers mots sont pour remercier André Boulloche, ministre socialiste, qui avait préparé cette loi avec lui.

 

Nous sommes le jour anniversaire du Rassemblement de Vincennes contre la Loi Debré (19 juin 1960).Clic!

Mais lisons …

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19 JUIN 1960-19 JUIN 2020: DÉCLARATION SOLENNELLE DE LA LIBRE PENSÉE

19 Juin 2020 , Rédigé par librepensee04

https://www.fnlp.fr/2020/06/18/declaration-solennelle-de-la-libre-pensee/

 

DÉCLARATION SOLENNELLE DE LA LIBRE PENSÉE

Comme en 1960 contre la loi Debré
Il faut rassembler le mouvement laïque et les laïques.
Pour s’opposer à toute modification
de la loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905
par le gouvernement Macron/Philippe

Lorsque, en 1959, la loi Debré institutionnalise le financement public des écoles privées dans le cadre de contrats simples ou d’associations, les laïques descendent dans la rue par centaines de milliers et se rassemblent sur la pelouse du bois de Vincennes le 19 juin 1960.

400 000 personnes représentant 10 813 697 citoyens pétitionnaires prononcent le Serment de Vincennes :

« Nous faisons le serment solennel

      • de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation ;
      • de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ;
      • et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse. »

Cette pétition fut signée par la majorité du corps électoral de cette époque, massivement signée aussi dans les départements qui restent toujours soumis au Concordat de 1801 et au statut clérical scolaire d’exception d’Alsace-Moselle. La loi Debré a été une des attaques principales contre la loi de 1905, aujourd’hui menacée, c’est pourquoi la Libre Pensée continue à revendiquer l’abrogation de la loi Debré.

Cette campagne laïque fut menée par la Ligue de l’Enseignement, la FCPE, les DDEN, le SNI et la FEN regroupés dans le CNAL et soutenue par la Libre Penséel’Union rationaliste, la LDH, la CGT, la CGT-FO , l’UNEF, le Grand Orient de France, le Droit Humain, la Fédération nationale des Combattants républicains et les partis PSAUGSParti socialiste SFIOParti Radical et Radical-Socialiste et le PCF.

A l’occasion du 60e anniversaire du Serment de Vincennes du 19 juin 1960
La Libre Pensée propose à l’ensemble du mouvement laïque
une manifestation nationale ou un rassemblement national
pour défendre la loi de 1905 !

Préserver la liberté de conscience en défendant la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

Notre liberté est menacée, nos libertés sont attaquées.

Personne n’a oublié les violences d’État perpétrées dans un passé tout récent contre les « Gilets jaunes », ni plus anciennement contre les élèves-infirmières dont on découvre bien tardivement l’irremplaçable utilité sociale. Dans les deux cas, plus que de
violences policières, nous préférons parler de violences d’État, décidées et couvertes aux plus hauts sommets de l’édifice républicain.

La Libre Pensée défend le droit à toute forme d’expression et de manifestation, d’autant plus légitimes dans un pays marqué par d’intolérables inégalités sociales qui sont elles-mêmes un danger pour la démocratie.

Nous revendiquons l’abrogation de la loi d’urgence « sanitaire » et la liberté de manifester !

Visiblement, le gouvernement n’a pas renoncé à ses contre-réformes réactionnaires. Il entend s’en prendre à nouveau à la loi du 9 décembre 1905 qui garantit la liberté de conscience par l’organisation réelle et effective de la Séparation des Églises et de l’Etat. C’est la liberté des libertés qui est menacée !

Police des Cultes ou Culte de la Police ?

Et dans le même temps, les libertés démocratiques sont remises en cause sur tous les plans. Un carcan totalitaire se met en place pour nous imposer un nouvel ordre social, politique et même sanitaire. Le gouvernement Macron/Philippe propose, dans son projet de révision de la loi de 1905, que l’État puisse dissoudre n’importe quelle association à partir d’une déclaration jugée « dangereuse » d‘un de ses membres. Qui jugera du caractère « terroriste » d’une déclaration ? : la puissance publique qui deviendra alors juge et partie. C’est le retour de la responsabilité collective de sinistre mémoire. Nos libertés sont attaquées !

Raymond Queneau dans son  Traité des Vertus démocratiques disait : « Liberté : en soi, mot non significatif. Il prend un sens en face de sa négation : dans une tyrannie, libre devient significatif. » Nous sommes désormais dans cette situation.

La liberté de conscience ne peut être garantie que par une ignorance de la puissance publique des croyances et des institutions religieuses. L’État doit être neutre en matière métaphysique.

Un État qui dit « crois » ou un État qui dirait « ne crois pas » est un État totalitaire, car il se mêle alors de ce qui ne le regarde pas et qui est le plus précieux à l’Humanité : sa liberté de penser.

Quand le Président de la République en appelle à « la convergence des forces spirituelles », quand il organise des visio-conférences en choisissant « ses » interlocuteurs, il s’ingère dans un domaine spirituel, alors que son action doit rester dans le temporel. Mais comme il a fait faillite dans le Temporel, il essaie de se refaire une virginité politique par le Spirituel

Certains ont couru à la soupe, tant ils avaient soif de reconnaissance et d’avantages. Ils ne s’en sortiront pas grandis. De quel doit (divin ?) le Président de la République peut dire : celui-là peut venir, pas celui-ci ? Quelles compétences « spirituelles » a-t-il pour trier le bon grain spirituel de l’ivraie des croyances ? N’est-ce pas le retour de la formule de la Monarchie d’Ancien-Régime : « Un Roi, une Foi » ?

La Libre Pensée a dit Non !

La Libre Pensée ne se considère pas comme une « autorité spirituelle ». Elle n’a jamais mis personne sur le bûcher, ni proscrit des livres par l’Index ou forcé les consciences par l’Inquisition. Elle se veut indépendante de tous les pouvoirs et ne cherche pas à « influencer » le pouvoir pour obtenir une « reconnaissance » ou des prébendes.

Comme le disait l’Empereur Julien, poursuivi d’une haine multiséculaire par l’Église catholique qui le surnommait « l’Apostat », alors qu’il n’a jamais été chrétien : « Le déclin de Rome était dû à l’extension du christianisme, et l’extension du christianisme due à une usurpation ».

La spiritualité, les spiritualités (il y en a presqu’autant que de convictions), devrait-on dire, ne peuvent être de l’ordre du « politique ». L’être humain n’est pas qu’un tube digestif, dès qu’il pense, fantasme, rêve et réalise, il fait preuve de « spiritualité ». Celle-ci est le produit de l’activité de son cerveau.

La laïcité étant la neutralité des institutions par rapport au domaine de la métaphysique, il ne saurait y avoir de « spiritualité laïque », car la spiritualité est le produit d’une conviction et une conviction ne peut jamais être neutre. Elle a un avis. Autre chose est la spiritualité humaniste qui met l’Homme au centre de sa condition, car c’est refuser toute oppression qui brime l’humain dans son réel.

Mettre les forces spirituelles sous la coupe du gouvernement, c’est du totalitarisme. Car c’est mettre l’esprit des hommes et des femmes sous le boisseau d’une puissance politique.

La « convergence des forces spirituelles » est une tentative néo-concordataire d’embrigader les consciences sous la houlette d’un régime à l’agonie qui veut reprendre la main par un tour de prestidigitateur

Toute organisation du culte musulman par le pouvoir est un Concordat

Cette tentative néo-concordataire puise aux mêmes sources d’ingérence et d’intolérance que de vouloir imposer aux musulmans l’Organisation forcée d’UN Culte musulman. IL n’y a pas UN, mais DES cultes musulmans. Proclamer qu’il faut UN culte, c’est s’ingérer dans le domaine du religieux, c’est la négation pure et simple de la Séparation des Églises et de l’État. C’est alors l’État qui gouverne les consciences et qui fixe le dogme religieux, ce qui est permis et ce qui ne l’est pas en matière de religion. C’est dénier le droit à ceux qui se réclament de l’Islam de s’organiser librement.

L’argument est de dire : il faut un interlocuteur musulman à l’État. Cet interlocuteur deviendra donc le « miroir » de l’Etat, il n’y a plus dès lors « Séparation » mais « Identification » d’un culte à l’État. Si l’un est l’image et l’autre le reflet, il y a « réparation du lien entre la religion et l’État » par la construction d’un nouveau système institutionnel qui met les religions sous la coupe de l’État. Cela s’appelle un concordat.

L’accepter pour un culte, c’est l’accepter demain pour tous les cultes.

Voilà le véritable contenu sous-jacent de la volonté présidentielle de réviser la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’Etat !

La révision-trahison macroniste de la loi de 1905 s’avance masquée. Nous la dévoilerons au grand jour face à l’opinion publique laïque.

Bas les masques !
A bas le Néo-Concordat !
Ne touchez pas à la loi de 1905 !

La Fédération nationale de la Libre Pensée s’adresse une nouvelle fois au mouvement laïque dans sa diversité associative, syndicale, politique :
N’est-il pas temps de dire, tous ensemble et clairement : si le gouvernement persiste dans sa volonté de réviser la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat,
Alors nous organiserons une grande marche nationale à Paris pour la défense de la laïcité !

Vincennes, le 19 juin 2020

Partisans de l’unité des laïques pour la défense du principe de Séparation des Églises et de l’état et de la loi de 1905,  nous informons d’un document de la Ligue de l’enseignement sur le Serment de Vincennes : https://memoires.laligue.org/actualite/le-serment-de-vincennes

 

 

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2 COMMUNIQUES FNLP

15 Juin 2020 , Rédigé par librepensee04

2 COMMUNIQUES FNLP

  

 
Aides publiques très généreuses
pour le Consistoire israélite de France

Le 29 octobre 2019, en présence de huit cents personnes, le Président de la République assiste à l’inauguration du Centre européen du judaïsme (CEJ), un ensemble immobilier de près de 5 000 m² édifié dans le périmètre de l’ancienne zone d’action concertée de la porte de Champerret. Celui-ci comprend une synagogue de six cents places, ainsi que deux immeubles affectés aux activités institutionnelles et culturelles du culte israélite. Le Consistoire israélite de Paris et d’Île-de-France y occupe d’ailleurs des bureaux.

Bien que l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la Séparation des Églises et de l’État dispose que « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », en l’espèce, non seulement le Président a fait se pencher à tort la République sur le berceau du CEJ, mais les collectivités publiques ont fait preuve d’une extrême générosité en faveur des promoteurs du centre.

Des aides directes confortables de l’État et de la région

En premier lieu, alors même que les dons des fidèles font déjà légalement l’objet d’un abattement fiscal, soit ici une somme de cinq millions d’euros environ sur les huit versés par des fondations et des mécènes au Consistoire de Paris, l’État aurait accordé au surplus, selon une information publiée dans la rubrique laïcité, tenue par la Ligue de l’enseignement, du journal électronique Médiapart du 10 juin 2020, une aide directe de deux millions d’euros et la région une autre d’un million – probablement au titre des activités présumées « culturelles » comme l’avait fait en son temps Jack Lang pour le musée d’art sacré, désespérément vide, de la cathédrale d’Évry. Néanmoins, une contribution encore plus massive de la Ville de Paris complète celles de l’État et de la région.

Une aide indirecte très importante de la Ville de Paris

En second lieu, en effet, en dépit des maladresses juridiques ayant retardé le dénouement de l’affaire, la Ville de Paris a consenti, sur le fondement des articles L. 251-1 à L. 251-9 du Code de l’habitation et de la construction, un bail à construction très avantageux à l’association consistoriale israélite de Paris (ACIP).

Le projet remonte à 1991 : par une délibération du 27 mai le Conseil de Paris présidé par Jacques Chirac déclasse du domaine public, aux fins de l’aliéner ou d’en donner la jouissance à un tiers par emphytéose, le terrain qui supporte désormais le CEJ. Près de dix ans plus tard, le 29 janvier 2001, cette instance décide de consentir un bail à construction au Consistoire israélite de Paris et d’Île-de-France. Le 22 novembre 2006, en application d’une délibération des 3 et 4 avril précédents, la Ville de Paris signe une promesse de bail à construction avec l’ACIP. Néanmoins, cette promesse ne devient effective qu’en 2013 : la Ville de Paris avait omis de désaffecter la parcelle convoitée à sa destination scolaire. Cette erreur est réparée en 2013 seulement, par un arrêté du 24 juillet, après avis favorable du préfet et du recteur.

Malgré la lenteur de la procédure administrative aboutissant à la conclusion du bail à construction en 2013, les stipulations financières du contrat, d’une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans, demeurent celles initialement prévues en 2006. D’une part, l’ACIP bénéficie d’une franchise de loyer durant la période de réalisation des travaux. D’autre part, la redevance exigée de l’ACIP paraît nettement sous évaluée. Elle s’élève à 50 000 euros par an en prix de base, soit 10 euros du mètre carré bâti. Il s’agit d’un prix d’ami. À titre de comparaison, la Ville de Paris a conçu un dispositif ingénieux d’accession à la propriété dans Paris de familles relativement modestes pour un prix de 5 000 euros le mètre carré seulement.

Pour parvenir à ce résultat, le foncier nécessaire à l’édification des immeubles fait l’objet d’un bail à construction de quatre-vingt-dix-neuf ans avec les opérateurs dont le loyer incombe aux acquéreurs des logements. Il est fixé à 24 euros par an et par mètre carré bâti, soit 2,4 fois le montant de celui exigé de l’ACIP. Sur la durée du bail et compte tenu de la franchise de loyer, la Ville de Paris consent ainsi une aide indirecte qui peut être estimée à plus de sept millions d’euros.

Un pactole total de dix millions d’euros

En définitive, la somme des aides publiques accordées au Consistoire israélite de Paris et d’Île-de-France, au travers de l’ACIP, ressort à quinze millions d’euros, dont dix millions en violation de la loi du 9 décembre 1905 concernant la Séparation des Églises et de l’État, même si le Conseil d’État a pu juger, en méconnaissance de son article 2, qu’était admissible un loyer d’un euro symbolique pour l’octroi pendant un siècle de droits réels immobiliers à une association musulmane cherchant à construire une mosquée (voir CE, 19 juillet 2011, n° 320796).

Garantir leur pleine liberté de conscience aux individus dans le régime de Séparation impose aux collectivités publiques d’employer l’impôt uniquement pour l’intérêt général et non en faveur d’intérêts religieux particuliers. C’est pourquoi la Fédération nationale de la Libre Pensée interpelle les responsables de ces collectivités :

RESPECTEZ LA LOI DU 9 DÉCEMBRE 1905 !
NE TOUCHEZ PAS À LA LOI DU 9 DÉCEMBRE 1905 !

Paris, le 15 juin 2020

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Justice pour Adama ! Pas de justice pas de paix !

Vous voudrez bien trouver, ci-joint, le dernier communiqué de la Libre Pensée du Rhône.

Justice pour Adama ! Pas de justice pas de paix !

Nous revendiquons l’abrogation de la loi d’urgence « sanitaire » et la liberté de manifester !

Soutien à la manifestation samedi 13 juin à Lyon St-Jean (ancien Palais de Justice) à 14H

Dans de nombreuses villes en France, La Libre Pensée s’associe à Des rassemblements analogues

  

2 COMMUNIQUES FNLP


 

 

 

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CONTRE LE FINANCEMENT PUBLIC DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE A ANNECY

12 Juin 2020 , Rédigé par librepensee04

CONTRE LE FINANCEMENT PUBLIC DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE A ANNECY
 
 

NON AU FINANCEMENT PUBLIC

de la construction d' une UNIVERSITÉ PRIVÉE CATHOLIQUE à Annecy 74

« Fonds publics à l’École Publique, fonds privés à l'école privée »

Appel aux laïques:

Les contribuables soussignés, militants laïques, associatifs, syndicalistes, élus et citoyens :

  • informés par la presse d'un projet de construction d'une Université privée catholique à
    ANNECY qui serait financée à 50 % par des fonds publics
  • informés des détails donnés le 14 novembre à la Maison diocésaine dans une conférence de presse en présence de M. l’Évêque d'Annecy, des responsables de l'enseignement privé et d' élus des collectivités locales
  • informés du montant de l'investissement de 10 millions d'euros, dont la moitié avec des
    fonds publics. Le département de Haute-Savoie s’est engagé à apporter 1,5 million d’euros, l’Agglo d’Annecy 1,5 million d'euros et la Région Auvergne-Rhône-Alpes 2 millions d’euros.

Les soussignés considèrent :

  • qu'il s'agit d'une entorse à la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’État. La loi de 1905 institue la République laïque. Elle garantit la liberté de conscience des citoyens, libres de croire ou de ne pas croire et elle institue la neutralité de l’État dans son article 2 :
    «  La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »
  • que les fonds publics, qui sont le produit de l’impôt donc l'argent des citoyens, doivent être réservés uniquement au financement des services publics qui manquent cruellement de moyens en suivant le principe républicain :
    « Fonds publics à l’École Publique, fonds privés à l'école privée »

Les soussignés estiment :

  • que le besoin d'une Université Publique est reconnu en Haute-Savoie. L’État et les Collectivités doivent consacrer les fonds publics nécessaires pour construire une Université Publique de plein exercice et digne de ce nom.

A chaque rentrée universitaire, des milliers d'étudiants subissent la sélection et une orientation non choisie, et bien souvent restent sans affectation faute de places avec la loi ORE et le dispositif Parcoursup. Les bacheliers hauts-savoyards sont contraints de s'externaliser à Chambéry, Grenoble ou Lyon pour rester dans le service public mais beaucoup renoncent faute de moyens financiers pour leur transport et leur hébergement.

L'Université souffre d'asphyxie budgétaire et manque cruellement de moyens, de postes, de locaux…et de bourses pour les étudiants dont beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté (1 sur 5). L'étudiant de Lyon qui s'est immolé par le feu entraînant la révolte légitime de toute la jeunesse est là pour nous le rappeler.

Appel adopté le 9 décembre 2019 (jour-anniversaire du vote de la loi de 1905) par :

– LDH – FOL – Libre Pensée - FCPE – FSU - FO – CGT - Solidaires – UNSA - Sgen-cfdt -

 

 Pour tout contact: 

librepensee74@aliceadsl.fr

https://www.change.org/p/grand-annecy-r%C3%A9gion-aura-d%C3%A9partement-haute-savoie-contre-le-financement-public-de-l-universit%C3%A9-catholique-a-annecy?recruiter=1030718048&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive&recruited_by_id=3de3f9d0-24db-11ea-a5a4-ab5a06c3ce6b

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Déclaration commune du 5 juin 2020

10 Juin 2020 , Rédigé par librepensee04

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Parce que c'est écrit dans un livre ...la damnation de Cham par Noë...!

8 Juin 2020 , Rédigé par librepensee04

 

Parce que c'est écrit dans un livre... La damnation de Cham

Genèse 9:

  1. Les fils de Noé, qui sortirent de l’arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
  2. Ce sont là les trois fils de Noé, et c’est leur postérité qui peupla toute la terre.
  3. Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.
  4. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.
  5. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.
  6. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.
  7. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.
  8. Et il dit :
    Maudit soit Canaan !
    qu’il soit l’esclave des esclaves
    de ses frères !
  9. Il dit encore :
    Béni soit l’Éternel, Dieu de Sem,
    et que Canaan soit leur esclave !
  10. Que Dieu étende les possessions de Japhet,
    qu’il habite dans les tentes de Sem,
    et que Canaan soit leur esclave !
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Liberté...libertés!

28 Mai 2020 , Rédigé par librepensee04

 


“Là où l’homme obéit , sans qu’on le suppose bon, il n’y a ni liberté ni patrie.”  

Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement.”  

St JUST


  


La répression ne fera pas taire le peuple

On connaît tous l’adage populaire et quelque peu trivial : « La démocratie, c’est : cause toujours ; la dictature, c’est : ferme ta gueule ! » Force est de constater que l’on est aujourd’hui en Macronie plus proche de la dictature que de la démocratie.

Chaque jour, les médias, les associations, les syndicats nous apprennent que des militants ont été réprimés dans des rassemblements et réunions publiques, pourtant convoqués. Perquisitions, gardes à vue, défèrements au tribunal : tout un arsenal est mis en place pour intimider et interdire toute contestation de la politique de ce gouvernement.

A Montendre (17), à Toulouse (31), des personnes sont « visitées » par la police, parce qu’elles ont mis une banderole à leur balcon sur le « macronavrius ». A la SNCF à Paris-Est, des représentants syndicaux sont menacés de licenciement et de sanctions pour des actions syndicales. A Montpellier, des Gilets Jaunes sont harcelés par les forces de l’Ordre sur des ronds-points, alors qu’ils respectent les règles sanitaires. Dans le Tarn, en Ardèche, les manifestants sont systématiquement contrôlés par la police et intimidés pour tenter de les dissuader de manifester leur opposition à la politique réactionnaire du gouvernement.

Et pendant ce temps-là…

Les entreprises licencient, les acquis sociaux et syndicaux sont remis en cause, une union « nationale » tente de se former pour essayer d’imposer la plus grande exploitation au nom de la « reprise économique ». Les suppressions de postes dans la Fonction publique, les postes et les lits d’hôpitaux ne sont pas remplacés ; la destruction du service public continue inlassablement.

Le gouvernement parle et il ment, sur les masques, les mesures sanitaires, les tests. Alors, il lui faut faire taire toute opposition, toute critique.

La Libre Pensée exige qu’il soit mis fin à l’état d’urgence dit « sanitaire » et mis un terme aussi à toute forme d’interdiction arbitraire subie par la population.

Un exemple révélateur

Edition web de Paris-Normandie 22/05/2020

Dans son édition du 22 mai 2020, le journal Paris-Normandie nous apprend que Jean Jayer, ancien Secrétaire confédéral de la CGT-Force Ouvrière, ancien membre du CESE, administrateur de la Fédération nationale de la Libre Pensée, a été entendu par la gendarmerie de Bernay à la suite du dépôt d’une plainte par laquelle Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe, députée La République en marche (LREM) de la troisième circonscription du département de l’Eure, demande l’engagement de poursuites contre notre ami pour « entrave concertée avec menace à la liberté d’expression ». Rien que cela.

Le 12 décembre 2019, en présence de Mme Corinne Vignon, députée LREM de la troisième circonscription du département de la Haute-Garonne, co-rapporteur du projet de loi instituant un régime universel de retraite, Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe organise une réunion publique ayant pour objet de présenter le texte du gouvernement afin d’informer la population et de recueillir éventuellement son soutien. Hostile à cette réforme, Jean Jayer informe les membres de son association Liberté-Égalité-Proximité de l’initiative de Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe.

Certains d’entre eux se rendent au lieu de la réunion. Compte tenu du profond rejet de ce projet dans la population, des Gilets Jaunes et des syndicalistes, sans se donner le mot, se retrouvent également à la salle des fêtes de Bernay. Arrive ce qui doit arriver : les opposants au texte sont nettement plus nombreux que ses partisans, à Bernay comme ailleurs. Mal préparée à affronter la contradiction, Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe ne parvient pas à contenir la bronca de la salle et plie bagage au bout de trente minutes. Une leçon qui aurait dû la faire réfléchir.

Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe a subi la dure loi des réunions publiques dans une nation démocratique. De tous temps dans la République, les estrades ont constitué des lieux où soufflent alternativement le vent de l’enthousiasme de la salle, qui soulève l’orateur, et la tempête du public, qui chahute le rhéteur. La liberté d’expression, la fille turbulente de la liberté de pensée, réside précisément dans la passion qui enflamme les préaux d’école. Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe, qui considère que la vie publique doit être un confortable chemin parsemé de roses, l’apprend à ses dépens : la politique n’est pas un bal où l’on danse en souliers vernis sur un parquet ciré.

Au lieu de tirer les enseignements de cet épisode qui ne porte pas à conséquence – personne n’a subi de préjudice, tout au plus une blessure d’amour propre -, Mme Tamarelle-Verhaeghe brandit l’unique réponse du pouvoir en place : elle saisit la justice en espérant voir condamner notre ami Jean Jayer ainsi qu’un candidat d’opposition, M. Pascal Didtsch à l’élection municipale de Bernay, présent lors de la réunion du 12 décembre 2019.

La Libre Pensée apporte son entier soutien à Jean Jayer et Pascal Didtsch et demande le classement sans suite des plaintes contre les intéressés.

Ce cas d’arbitraire en illustre des centaines d’autres. La Fédération nationale de la Libre Pensée s’adresse à l’ensemble du mouvement démocratique, laïque, syndical, ouvrier, aux Elus, aux partis, à tous ceux qui sont attachés à la défense des libertés pour agir ensemble pour défendre la Démocratie. N’est-il pas temps d’agir ensemble pour défendre nos libertés ? La Libre Pensée y est prête.

Ensemble, défendons les libertés démocratiques !

Paris, le 27 mai 2020

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La Raison n°652 – juin 2020- L’éditorial Quo vadis avec le Covid 19 ? Avec vous à la messe, monsieur le Président

26 Mai 2020 , Rédigé par librepensee04

 

La Raison n°652 – juin 2020

L’éditorial

Quo vadis avec le Covid 19 ? Avec vous à la messe, monsieur le Président

Êtes-vous confinés, avez-vous été renvoyés au travail vos enfants ou petits-enfants ont-ils été renvoyés à l’école manu-militari par Blanquer, contre l’avis effaré de la quasi-totalité des syndicats enseignants ? Le vieil homme que je suis sera-t-il libéré un jour, puisque l’échéance de cette délivrance semble être repoussée de jours en jour ? Il n’est pas question, bien sûr, de nier la gravité de la crise sanitaire que nous traversons.

Cependant, le gouvernement a fort à faire pour tenter de gommer son incurie, ses responsabilités et celle des gouvernements précédents dans la gravité qu’elle a prise. Puisque nous sommes, selon lui, en guerre, rappelons la débâcle de 1940, débâcle d’une armée gouvernée par des généraux obtus, mais colossalement imbus de leur personne, qui retardaient d’une guerre et ont mené à l’incarcération de milliers de prisonniers, à la mort de milliers de civils fuyant éperdus l’avancée des troupes nazies. Puis, à l’établissement catastrophique du régime corporatiste, puis fascisant et très clérical de Pétain, alors maréchal.

Ainsi, malgré les expériences chinoises et italiennes la population s’est-elle trouvée dans le plus complet dénuement sanitaire. Manque de lits d’hôpitaux, Macron et ses prédécesseurs les ayant supprimés par milliers au nom de la maîtrise des dépenses de santé, manque – effarant – de masques dont on apprends que les réserves avaient été détruites et non-renouvelées, toujours au nom de cette criminelle « maîtrise », manque de gel hydroalcoolique pour les endroits publics, où il est nécessaire de se rendre, que ce soit pour se nourrir ou pour acheter ses médicaments. Tout a été faite pour que cette crise sanitaire se double d’une crise sociale sous-jacente. On comprend que le gouvernement de Messieurs Macron et Philippe appréhendent le déconfinement tout en aspirant à remettre « la France au travail » dans n’importe quelles conditions.

Dans mon précédent éditorial, j’ironisais sur la faiblesse des opérations de repentance collectives des Églises actuelles par rapport à celles du passé. Elles se rattrapent. Nos pages 22 et 24 en font largement état. Ajoutons à cela quelques manœuvres de la Présidence de la République. Macron a tenté de réunir ce qu’il a nommé « les autorités morales et religieuses » du pays par vidéoconférence. Las, comme le souligne notre communiqué, la Libre Pensée ne s’est jamais considérée comme une « autorité morale ». Il y avait là une sorte de pilarisme, tel que le connait la Belgique, où les laïques sont considérés comme une religion.

Au-delà de cela, Emmanuel Macron appelle « à l’union des forces spirituelles ». Quelle laïcité ! Merci, nous n’en sommes pas. Nous avons appris également que, ni la Ligue de l’Enseignement, ni la Ligue des Droits de l’Homme n’étaient invités à ce rassemblement œcuménique des hommes de bonne volonté. Voilà, au passage, une petite manœuvre destinée à diviser le camp laïque. Nous n’y fume donc pas. Je me permets une nouvelle fois de citer notre communiqué (page 11 et suivantes) : « Comment ne pas voir que l’opération « Tous derrière mon panache blanc élyséen » vise à camoufler l’énorme responsabilité des gouvernements successifs dans les ravages de cette pandémie ? » On en revient toujours là.

Les contorsions et les prières publiques du pape et de l’Eglise catholique en diverses contrées du Monde, n’empêchent pas ses ennuis juridiques de se poursuivre. Si l’acquittement du cardinal Pell a pu choquer, voire indigner nombre de victimes de la pédophilie surdéveloppée qui règne dans cette Eglise, notre ami et camarade Keith Porteous Wood, dans une déclaration de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP) nous informe qu’il n’est pas sorti de l’auberge pour autant.

Reflet de l’activité d’une Libre Pensée confinée mais non muselée, vous avez entre les mains un numéro fort copieux et riche en informations. Vous lirez, je pense avec intérêt notre « discours virtuel pour des banquets virtuels » puisque, malheureusement, nos Fédérations n’ont pu inviter nos lecteurs et adhérents à notre traditionnel repas gras du « vendredi-dit-saint ». Je vous souhaite d’avoir pu, en bonne santé, célébrer cette soirée avec vins et cochonnailles en vous gaussant des interdits religieux.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

La couverture

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La Raison n°652 – juin 2020- L’éditorial Quo vadis avec le Covid 19 ? Avec vous à la messe, monsieur le Président

26 Mai 2020 , Rédigé par librepensee04

 

La Raison n°652 – juin 2020

L’éditorial

Quo vadis avec le Covid 19 ? Avec vous à la messe, monsieur le Président

Êtes-vous confinés, avez-vous été renvoyés au travail vos enfants ou petits-enfants ont-ils été renvoyés à l’école manu-militari par Blanquer, contre l’avis effaré de la quasi-totalité des syndicats enseignants ? Le vieil homme que je suis sera-t-il libéré un jour, puisque l’échéance de cette délivrance semble être repoussée de jours en jour ? Il n’est pas question, bien sûr, de nier la gravité de la crise sanitaire que nous traversons.

Cependant, le gouvernement a fort à faire pour tenter de gommer son incurie, ses responsabilités et celle des gouvernements précédents dans la gravité qu’elle a prise. Puisque nous sommes, selon lui, en guerre, rappelons la débâcle de 1940, débâcle d’une armée gouvernée par des généraux obtus, mais colossalement imbus de leur personne, qui retardaient d’une guerre et ont mené à l’incarcération de milliers de prisonniers, à la mort de milliers de civils fuyant éperdus l’avancée des troupes nazies. Puis, à l’établissement catastrophique du régime corporatiste, puis fascisant et très clérical de Pétain, alors maréchal.

Ainsi, malgré les expériences chinoises et italiennes la population s’est-elle trouvée dans le plus complet dénuement sanitaire. Manque de lits d’hôpitaux, Macron et ses prédécesseurs les ayant supprimés par milliers au nom de la maîtrise des dépenses de santé, manque – effarant – de masques dont on apprends que les réserves avaient été détruites et non-renouvelées, toujours au nom de cette criminelle « maîtrise », manque de gel hydroalcoolique pour les endroits publics, où il est nécessaire de se rendre, que ce soit pour se nourrir ou pour acheter ses médicaments. Tout a été faite pour que cette crise sanitaire se double d’une crise sociale sous-jacente. On comprend que le gouvernement de Messieurs Macron et Philippe appréhendent le déconfinement tout en aspirant à remettre « la France au travail » dans n’importe quelles conditions.

Dans mon précédent éditorial, j’ironisais sur la faiblesse des opérations de repentance collectives des Églises actuelles par rapport à celles du passé. Elles se rattrapent. Nos pages 22 et 24 en font largement état. Ajoutons à cela quelques manœuvres de la Présidence de la République. Macron a tenté de réunir ce qu’il a nommé « les autorités morales et religieuses » du pays par vidéoconférence. Las, comme le souligne notre communiqué, la Libre Pensée ne s’est jamais considérée comme une « autorité morale ». Il y avait là une sorte de pilarisme, tel que le connait la Belgique, où les laïques sont considérés comme une religion.

Au-delà de cela, Emmanuel Macron appelle « à l’union des forces spirituelles ». Quelle laïcité ! Merci, nous n’en sommes pas. Nous avons appris également que, ni la Ligue de l’Enseignement, ni la Ligue des Droits de l’Homme n’étaient invités à ce rassemblement œcuménique des hommes de bonne volonté. Voilà, au passage, une petite manœuvre destinée à diviser le camp laïque. Nous n’y fume donc pas. Je me permets une nouvelle fois de citer notre communiqué (page 11 et suivantes) : « Comment ne pas voir que l’opération « Tous derrière mon panache blanc élyséen » vise à camoufler l’énorme responsabilité des gouvernements successifs dans les ravages de cette pandémie ? » On en revient toujours là.

Les contorsions et les prières publiques du pape et de l’Eglise catholique en diverses contrées du Monde, n’empêchent pas ses ennuis juridiques de se poursuivre. Si l’acquittement du cardinal Pell a pu choquer, voire indigner nombre de victimes de la pédophilie surdéveloppée qui règne dans cette Eglise, notre ami et camarade Keith Porteous Wood, dans une déclaration de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP) nous informe qu’il n’est pas sorti de l’auberge pour autant.

Reflet de l’activité d’une Libre Pensée confinée mais non muselée, vous avez entre les mains un numéro fort copieux et riche en informations. Vous lirez, je pense avec intérêt notre « discours virtuel pour des banquets virtuels » puisque, malheureusement, nos Fédérations n’ont pu inviter nos lecteurs et adhérents à notre traditionnel repas gras du « vendredi-dit-saint ». Je vous souhaite d’avoir pu, en bonne santé, célébrer cette soirée avec vins et cochonnailles en vous gaussant des interdits religieux.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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26 Mai 2020 , Rédigé par librepensee04

 

La Raison n°652 – juin 2020

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Quo vadis avec le Covid 19 ? Avec vous à la messe, monsieur le Président

Êtes-vous confinés, avez-vous été renvoyés au travail vos enfants ou petits-enfants ont-ils été renvoyés à l’école manu-militari par Blanquer, contre l’avis effaré de la quasi-totalité des syndicats enseignants ? Le vieil homme que je suis sera-t-il libéré un jour, puisque l’échéance de cette délivrance semble être repoussée de jours en jour ? Il n’est pas question, bien sûr, de nier la gravité de la crise sanitaire que nous traversons.

Cependant, le gouvernement a fort à faire pour tenter de gommer son incurie, ses responsabilités et celle des gouvernements précédents dans la gravité qu’elle a prise. Puisque nous sommes, selon lui, en guerre, rappelons la débâcle de 1940, débâcle d’une armée gouvernée par des généraux obtus, mais colossalement imbus de leur personne, qui retardaient d’une guerre et ont mené à l’incarcération de milliers de prisonniers, à la mort de milliers de civils fuyant éperdus l’avancée des troupes nazies. Puis, à l’établissement catastrophique du régime corporatiste, puis fascisant et très clérical de Pétain, alors maréchal.

Ainsi, malgré les expériences chinoises et italiennes la population s’est-elle trouvée dans le plus complet dénuement sanitaire. Manque de lits d’hôpitaux, Macron et ses prédécesseurs les ayant supprimés par milliers au nom de la maîtrise des dépenses de santé, manque – effarant – de masques dont on apprends que les réserves avaient été détruites et non-renouvelées, toujours au nom de cette criminelle « maîtrise », manque de gel hydroalcoolique pour les endroits publics, où il est nécessaire de se rendre, que ce soit pour se nourrir ou pour acheter ses médicaments. Tout a été faite pour que cette crise sanitaire se double d’une crise sociale sous-jacente. On comprend que le gouvernement de Messieurs Macron et Philippe appréhendent le déconfinement tout en aspirant à remettre « la France au travail » dans n’importe quelles conditions.

Dans mon précédent éditorial, j’ironisais sur la faiblesse des opérations de repentance collectives des Églises actuelles par rapport à celles du passé. Elles se rattrapent. Nos pages 22 et 24 en font largement état. Ajoutons à cela quelques manœuvres de la Présidence de la République. Macron a tenté de réunir ce qu’il a nommé « les autorités morales et religieuses » du pays par vidéoconférence. Las, comme le souligne notre communiqué, la Libre Pensée ne s’est jamais considérée comme une « autorité morale ». Il y avait là une sorte de pilarisme, tel que le connait la Belgique, où les laïques sont considérés comme une religion.

Au-delà de cela, Emmanuel Macron appelle « à l’union des forces spirituelles ». Quelle laïcité ! Merci, nous n’en sommes pas. Nous avons appris également que, ni la Ligue de l’Enseignement, ni la Ligue des Droits de l’Homme n’étaient invités à ce rassemblement œcuménique des hommes de bonne volonté. Voilà, au passage, une petite manœuvre destinée à diviser le camp laïque. Nous n’y fume donc pas. Je me permets une nouvelle fois de citer notre communiqué (page 11 et suivantes) : « Comment ne pas voir que l’opération « Tous derrière mon panache blanc élyséen » vise à camoufler l’énorme responsabilité des gouvernements successifs dans les ravages de cette pandémie ? » On en revient toujours là.

Les contorsions et les prières publiques du pape et de l’Eglise catholique en diverses contrées du Monde, n’empêchent pas ses ennuis juridiques de se poursuivre. Si l’acquittement du cardinal Pell a pu choquer, voire indigner nombre de victimes de la pédophilie surdéveloppée qui règne dans cette Eglise, notre ami et camarade Keith Porteous Wood, dans une déclaration de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP) nous informe qu’il n’est pas sorti de l’auberge pour autant.

Reflet de l’activité d’une Libre Pensée confinée mais non muselée, vous avez entre les mains un numéro fort copieux et riche en informations. Vous lirez, je pense avec intérêt notre « discours virtuel pour des banquets virtuels » puisque, malheureusement, nos Fédérations n’ont pu inviter nos lecteurs et adhérents à notre traditionnel repas gras du « vendredi-dit-saint ». Je vous souhaite d’avoir pu, en bonne santé, célébrer cette soirée avec vins et cochonnailles en vous gaussant des interdits religieux.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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