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 LIBRE PENSEE-Fédération des Alpes de Haute Provence (04)
Articles récents

Publié depuis Eklablog

8 Août 2020 , Rédigé par librepensee04

Si ce message ne s'affiche pas correctement consultez-le en ligne

 

Irelp

  Gestionnaire de la Bibliothèque d'Entraide et Solidarité

 

204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris

 e-mail : irelp@laposte.net

Paris, le 8 août 2020,

Vous trouverez  ici quelques éléments relatifs à  l’activité récente de l’IRELP

IALHI
Dans le cadre de la préparation du Congrès virtuel de l’IALHI,  International Association of Labour History Institutions (Association internationale des institutions d’Histoire ouvrière), à laquelle adhère l’IRELP nous avons envoyé comme demandé la contribution suivante (en français et en anglais).

 

 

 

Solidarité
Maureen Healy, historienne et universitaire américaine, a été blessée  sauvagement par les troupes fédérales envoyées par Trump pour réprimer les manifestations populaires à Portland (Oregon).

Nous lui avons envoyé le message suivant :

 

Informed of the aggression of which you were the victim by the federal troops, I allow myself in the name of the IRELP and in my personal name to send you my personal wishes of good recovery and wishes of victory for the demands of justice, equality and emancipation that you defend with millions of American citizens.
Solidarity.


Maureen Healy nous a remerciés et a fait état d’autres messages de soutien reçus.

 

Rappelons la belle devise des militants de Industrial Workers of the World  « An injury to one is an injury to all » ("Une attaque contre un est une attaque contre tous").

 

 

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06 août 1945

7 Août 2020 , Rédigé par librepensee04

La Croix août 1945

''La première bombe atomique

pulvérise

la ville japonaise d'Hiroshima

 

Il s'agit d'une découverte scientifique

d'une portée incalculable"

06 août 1945

_________________________________

 

Albert Camus, éditorial pour Combat (8 août 1945) 

 

6 août 1945..."On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques".

____________________________________________________

6 août 1945...

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Les impasses du projet de loi relatif à la bioéthique

6 Août 2020 , Rédigé par librepensee04

Les impasses du projet de loi relatif à la bioéthique

Le 31 juillet 2020, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture le projet de loi relatif à la bioéthique qui fera ultérieurement l’objet d’un second examen au Sénat. Au regard de la liberté de conscience, de celle de la science et de celle d’utiliser son corps, compte tenu également des demandes qui se font jour dans la société et des conditions à réunir pour stimuler les progrès de la médecine, la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP) considère que le débat parlementaire laisse à ce jour sans réponse satisfaisante des questions ayant trait notamment à la procréation médicalement assistée (PMA), à la gestation pour autrui (GPA) et à la recherche sur l’embryon.

La FNLP se réjouit de l’extension à toutes les femmes de l’accès à la PMA avec donneur. Néanmoins, elle conteste la procédure qui conduira à la détermination de la filiation des enfants nés d’un projet parental des couples de lesbiennes en tant qu’elle reposera non seulement sur l’expression d’un consentement à la PMA avec tiers donneur, comparable à celui exigé par l’article 311-20 du Code civil des couples hétérosexuels recourant à cette technique, mais également sur la reconnaissance conjointe concomitante de l’enfant à naître par les deux femmes. De surcroît, cette reconnaissance fera l’objet d’une mention marginale sur l’acte de naissance de l’enfant, une sorte de stigmate indélébile pour celui-ci.

La FNLP demande, d’une part, l’application aux couples de femmes qui recourront à la PMA avec tiers donneur des règles de détermination de la filiation prévues actuellement pour les couples hétérosexuels faisant appel à cette technique (consentement préalable à la PMA ; filiation maternelle pour la femme qui accouche ; présomption de paternité pour l’homme d’un couple marié ; reconnaissance de l’enfant avant ou après naissance pour l’homme d’un couple non marié), d’autre part, la suppression de toute mention des conditions de leur venue au monde dans les actes de naissance des enfants issus d’une PMA conduite par deux femmes.

De surcroît, demeure interdite la GPA, qui est pourtant, en dehors de l’adoption, la seule voie offerte aux femmes dépourvues d’utérus et aux couples homosexuels masculins de mener à bien un projet parental. Par ailleurs, dans le même temps, le projet de loi, au stade de sa seconde lecture par l’Assemblée nationale, ne règle pas de manière satisfaisante le problème de la transcription à l’état-civil français des actes dressés par des autorités étrangères établissant la filiation des enfants nés d’une GPA légalement menée dans différents pays. Il appartiendra toujours au juge d’apprécier la réalité des faits consignés dans l’acte, au sens de l’article 47 du Code civil, au regard de la loi française et non de la loi étrangère, comme l’avait admis la Cour de cassation dans le dernier état de sa jurisprudence.

La FNLP continue d’exiger la légalisation de la GPA altruiste, c’est-à-dire menée sans but lucratif, de manière à répondre au désir d’enfant des femmes dépourvues d’utérus et des couples homosexuels masculins. Au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989, elle demande également la transcription automatique des actes de naissance des enfants nés d’une GPA légalement menée à l’étranger à l’état-civil français.

En ce qui concerne la recherche sur l’embryon, la FNLP observe que le Sénat, à rebours des modifications qu’il avait introduites dans un sens conservateur en première lecture dans d’autres domaines, avait assoupli les conditions à réunir pour justifier l’autorisation d’une recherche sur l’embryon. Elle constate qu’en deuxième lecture, l’Assemblée nationale rétablit pour l’essentiel le texte initial, dont la FNLP considère qu’il pérennise le carcan juridique imposée à la recherche sur l’embryon depuis 1994, même après l’entrée en vigueur de la loi d’août 2013 substituant, sans portée pratique effective, un régime d’autorisation excessivement encadré au dispositif antérieur d’interdiction avec dérogation institué en 2004.

À cet égard, elle souligne à nouveau le caractère inquiétant de l’introduction dans la loi de l’obligation pour les chercheurs qui solliciteront une autorisation de justifier du respect des « principes fondamentaux énoncés aux articles 16 à 16‑8 du Code civil […] ». En effet, cette disposition offre aux catholiques opposés à toute recherche sur l’embryon un moyen supplémentaire de contester les décisions prises en la matière par l’Agence de la biomédecine et, plus largement, leur ouvre la voie à la revendication d’un statut juridique de l’embryon, qui aurait notamment pour effet de remettre en cause le droit à l’interruption volontaire de grossesse.

Par suite, la FNLP demande l’extension aux programmes de recherche sur l’embryon du simple régime de déclaration des travaux sur les cellules souches embryonnaires humaines que l’Assemblée nationale vient de confirmer. Elle estime également que le législateur doit autoriser, comme son homologue britannique par exemple, la création à des fins de recherche d’embryons non implantables, une mesure qui complèterait utilement la timide avancée qu’apporte le texte en autorisant les chimères (introduction de cellules souches embryonnaires humaines dans un embryon animal).

Paris, le 6 août 2020

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FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE Gestion de la pandémie : La Libre Pensée informe et donne son point de vue

3 Août 2020 , Rédigé par librepensee04

FÉDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Gestion de la pandémie : La Libre Pensée informe et donne son point de vue

l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) vient d’adopter un rapport très intéressants sur la gestion de la pandémie et sur des suites à donner. L’OPECST fait un certain nombre de propositions qui méritent d’être portées à la connaissance du public. La Libre Pensée va demander une entrevue à la Ministre chargée de Lire plus …

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A propos de croix, statues et autres monuments

la Libre Pensée livre son point de vue sur le débat sur la question du maintien ou pas des emblèmes religieux et des statues dans le domaine public. L’actualité est riche en polémique, pas toujours de bonne foi si l’on peut dire, surtout en matière religieuse ou de « mémoire ». Dans la Sarthe à Bazouge-Cré, la Lire plus …

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Alexandra David Néel, libre penseuse

3 Août 2020 , Rédigé par librepensee04

(dont son discours au congrès international de la Libre pensée à Paris  en 1905 qui traita de la Loi de séparation...)  Ce volume réunit en chronologie les écrits féministes, libres-penseurs et libertaires de la jeune Alexandra David-Néel. Ces facettes de la personnalité de l'exploratrice du Tibet -par ailleurs déjà férue de philosophie indienne- restent encore un peu méconnues de ses fidèles. En digne filleule du libre penseur anarchiste Elisée Reclus, l'auteure y révèle déjà une force de conviction tout à fait comparable à celle d'une Madeleine Pelletier* ou d'une Nelly Roussel*, ses contemporaines féministes.  

 

*2 libres penseuses qui ont fait la Libre pensée... n’en déplaise à Jacqueline Lalouette qui les méconnaît toutes formidablement!

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Paris, Lyon, Strasbourg : A propos des cultes et des spiritualités : Comme un petit air de macronisme concordataire !

20 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

Paris, Lyon, Strasbourg : A propos des cultes et des spiritualités : Comme un petit air de macronisme concordataire !

Les élections municipales viennent d’avoir lieu, avec en métropole, un taux d’abstentions record. La République en Marche a subi un revers cinglant et pourtant… Il semble que les anciens et nouveaux Élus empruntent largement à l’arsenal du macronisme.

Pendant la crise aiguë du Covid19, Emmanuel Macron a tenté de réaliser une union sacrée autour de sa personne sur le thème de « la convergence des spiritualités ». La Fédération nationale de la Libre Pensée a refusé de participer à cette mascarade néo-concordataire, qui a été un échec réel.

Et pourtant…. L’Esprit semble souffler où il veut !

On connaît la définition théologique du « Saint-Esprit »  par Blaise Pascal : sa circonférence est nulle part, son noyau est partout, l’Esprit souffle où il veut. Il semble donc que le Saint-Esprit a soufflé à la mairie de Paris, de Strasbourg et aussi de Lyon.

Ainsi à Lyon, la nouvelle municipalité « verte-gauche» a nommé une adjointe chargée, entre autres choses, de « Droits et égalités, mémoire, culte et spiritualité ».

Ainsi à Paris, l’ancienne et nouvelle municipalité « socialiste-gauche-écologiste » a nommé une adjointe « en charge du patrimoine, de l’histoire de Paris et des relations avec les cultes ».

Ainsi à Strasbourg, la nouvelle municipalité « verte » a nommé une adjointe en charge de « la Tranquillité publique, police municipale, prévention, médiation, gestion des crises, aide aux victimes, relation avec les cultes ». Cette mission n’existait pas auparavant et n’est donc pas le produit du statut d’exception cléricale d’Alsace-Moselle.

Et au même moment, le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en sortant d’une synagogue, se présente comme « Le ministre des Cultes », poste qui a été supprimé depuis l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. Même Pétain n’avait pas osé entre 1940 et 1944.

Et pourtant Gérald Darmanin ose, il parait que c’est même à cela qu’on le reconnaît. Sur le site du ministère de l’Intérieur, il peut s’appuyer sur cette curieuse définition qui date de 2016 (sous François Hollande donc), on peut lire :

« Le ministère de l’Intérieur, ministère des cultes

Le Bureau central des cultes est chargé des relations avec les autorités représentatives des religions présentes en France et de l’application de la loi de 1905 en matière de police des cultes.

L’Etat, depuis la loi de 1905, ne reconnaît aucun culte mais il n’en ignore plus aucun. La non-reconnaissance des cultes ne signifie pas que l’Etat cesse d’entretenir des relations avec les institutions religieuses. L’article 4 de la loi de 1905 prévoit que l’Etat prend en compte l’organisation interne de chacun des cultes dans la mesure où cette organisation n’entre pas en contradiction avec les règles républicaines.

C’est le ministère de l’Intérieur qui est en charge des cultes. Au sein de la sous-direction des libertés publiques, le Bureau central des cultes est chargé des relations avec les autorités représentatives des religions présentes en France et de l’application de la loi de 1905 en matière de police des cultes.

En ne reconnaissant aucun culte, l’Etat traite, en principe, toutes les confessions religieuses de façon égale. L’Etat est neutre vis-à-vis de tous les cultes et aucun texte ne définit ce qu’est une religion ou ce qu’est une secte. »

Chacun pourra apprécier la formule « en principe ». En pratique, Lionel Jospin quand il était Premier ministre avait mis en place une instance de dialogue permanent avec l’épiscopat catholique (cela dure toujours). Les autres cultes n’avaient pas eu la même faveur.
Comme tous les antilaïques, le ministère de l’Intérieur joue sur les mots « reconnaître » et « connaître » pour abuser le chaland. « Reconnaître », c’est ouvrir des droits, comme pour un enfant. « Connaître » relève de la civilité. Si la consonance des mots est proche, le contenu est totalement différent.

La Libre Pensée alerte les militants laïques

Tout ceci ne peut être le produit du hasard. Sous couvert de « spiritualités », on est en train de nous concocter un nouveau concordat « néo-spirituel », qui risque de n’être guère réjouissant pour la laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

La Libre Pensée renouvelle sa proposition au mouvement laïque : Si le gouvernement Macron II persiste dans sa volonté de réviser la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, notamment par le biais de la loi contre le « séparatisme » qu’il annonce, alors il faut organiser une manifestation nationale à Paris.
Ne touchez pas à la loi de 1905 !

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IRELP: ENTRETIEN AVEC PASCAL BONIFACE, DIRECTEUR DE L'IRIS

9 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

Irelp

  Gestionnaire de la Bibliothèque d'Entraide et Solidarité 

204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris 

 e-mail : irelp@lBonjour,


Sur la Chaine YouTube de l'IRELP, vous pouvez prendre connaissance de l’entretien de l’IRELP avec Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS  (Institut de relations internationales et stratégiques)
 

 

Amitiés.

 

Jean-Marc Schiappa

 

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

6 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

Je vous souhaite bonne lecture et un bel été ensoleillé, dans les meilleures conditions possibles.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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Le Sommaire :

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La Raison n°653 – Juillet/août 2020 Posté le5 juillet 2020Auteuradmin L’Editorial du président : Coming out ?

6 Juillet 2020 , Rédigé par librepensee04

La Raison n°653 – Juillet/août 2020

L’Editorial du président :

Coming out ?

En cours de déconfinement, ce n’est pas une petite affaire que donner la parole à un prêtre dans les colonnes de La RaisonPierre Vignon, prêtre catholique, accompagne effectivement l’association « La Parole libérée » et plusieurs autres qui demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes d’abus sexuels dans l’Église. Nos lecteurs le constateront aisément, Pierre Vignon ne partage pas, tant s’en faut, toutes les convictions de la Libre Pensée. Il attend beaucoup de la commission Devaux sur laquelle nous avons de très grandes préventions. Sans doute ne partageons-nous pas sa vision très positive de la lettre au peuple de Dieu du pape François. Mais la Libre Pensée n’a jamais demandé à ceux qui font progresser les Lumières d’adhérer à toutes ses positions, pas plus que de faire partie de ses membres. Nous savons travailler avec ceux qui cherchent la vérité, la chose la plus précieuse du monde. La Libre Pensée se réclame de la Raison et de la Science.

Les propos que Pierre Vignon a bien voulu nous confier sont explosifs. Il rappelle comment l’Église est restée sourde à son appel à traiter comme il se devait l’affaire Preynat-Barbarin. Ce qu’il dit du culte du secret dans l’Église est fondamental. Je me permets de citer l’un de ses propos : « Libérer la parole est un fait nouveau dans l’histoire de l’Humanité et ce fait gêne toutes les institutions ». Tout cela méritait et la publication dans nos colonnes et la une de notre revue. Nous en remercions Pierre Vignon.

Dans le même ordre d’idées, notre camarade Keith Porteous Wood, porte-parole de l’AILP poursuit son travail de fond sur les crimes des Églises en posant la question inquiétante : Pourquoi les institutions françaises tolèrent-elles et facilitent-elles les actes pédophiles ? Il dévoile l’étendue du problème dans notre pays laïque. 25 évêques ont été mis en cause et, nous dit l’auteur, la liste est loin d’être complète. Il constate l’incroyable impunité des criminels en soutane et conclut : « La République française semble certainement être revenue à l’époque pré-révolutionnaire, où les princes de l’Église et leurs prêtres pouvaient impunément bafouer le droit civil. »

Vraiment, voilà quatre pages de La Raison qui marquent fortement ce début d’été.

Nul d’entre vous n’a pu manifester dans la rue lors du 1er mai passé. Nos adhérents ont pu entendre et voir par internet le discours de notre Secrétaire général Christian Eyschen qui aurait dû être prononcé, comme chaque année, au Mur des Fédérés. Il est transcrit dans nos colonnes en page 17. Cent-cinquante ans après, l’héritage de la Commune est plus que jamais présent.

Partez-vous en vacances, et si oui, dans quel système de contraintes ? Frontières fermées, trajets limités, familles séparées, triste été en perspective. La parole libérée concerne aussi notre société en voie de déconfinement, dans des conditions aussi chaotiques que celles qui présidèrent au confinement. Les masques ont autant tardé que Grouchy à Waterloo, les tests aussi, et l’on a transformé les écoles, y compris les maternelles, en garderies carcérales. Les enseignants en sont indignés, les parents aussi. Le pouvoir macroniste a durci sa politique répressive. On a vu une habitante de Montendre trainée au tribunal pour avoir affiché le mot de macronavirus sous sa fenêtre. La Ligue des Droits de l’Hommela Libre Pensée et d’autres organisations politiques et démocratiques se sont élevées vigoureusement contre ce retour du crime d’outrage au Roi.

À Toulouse, des manifestants avaient étés poursuivis pour le même motif. À l’Université, une présidente zélée s’est permis de suspendre un professeur de droit, coupable d’avoir organisé un examen trop facile pour ses premières années de licence, alors que l’on sait dans quelles conditions pénibles la majorité des étudiants a pu préparer ses examens dans la période de confinement : restaurants universitaires fermés, cités barricadées, bibliothèques closes, disparition des petits boulots, enseignement à distance improvisé avec les plus grandes difficultés par des enseignants non préparés, ni aidés. Voilà que dans ces conditions, l’indulgence, la bienveillance deviennent des fautes professionnelles. Bien entendu, la Libre Pensée s’est associée aux protestations contre la suspension du professeur Dubois. Ce qui a abouti à sa réintégration. Vous pourrez lire notre communiqué en ce sens dans un prochain numéro.

Je vous souhaite bonne lecture et un bel été ensoleillé, dans les meilleures conditions possibles.

Jean-Sébastien Pierre, Président de la Libre Pensée

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